Archive pour le Tag 'manipulation'

La manipulation des algorithmes de Facebook pour influencer l’opinion

La manipulation des algorithmes de Facebook pour influencer l’opinion

Jennifer Grygiel, Professeure en information-communication à l’Université de Syracuse , décrypte les manipulations des algorithmes de Facebook pour orienter l’information.

« L’algorithme du fil d’actualités de Facebook détermine ce que les utilisateurs voient sur la plateforme – des memes amusants aux commentaires d’amis. La société met régulièrement à jour cet algorithme, ce qui peut considérablement modifier les informations consommées.

À l’approche des élections de 2020, l’opinion publique craint qu’il n’y ait de nouveau une « ingérence de la Russie», à l’instar de l’élection présidentielle de 2016. Mais ce qui n’attire pas assez l’attention, c’est le rôle que jouent les modifications de l’algorithme de Facebook, intentionnellement ou non, dans ce genre d’ingérence.

Un contrepoint essentiel à la campagne de désinformation en Russie a été le journalisme factuel de sources fiables - qui a touché nombre de leurs lecteurs sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En tant que chercheur et enseignant en médias sociaux, je constate que les modifications apportées à l’algorithme du fil d’actualités de Facebook ont ​​supprimé l’accès des utilisateurs à un journalisme crédible dans la perspective de l’élection de Donald Trump.

Les acteurs politiques savent que Facebook joue un rôle de gatekeeper de l’accès à l’information de plus de 200 millions d’Américains et de deux milliards d’utilisateurs dans le monde. Les actions et les abus perpétrés sur les plateformes ont suscité beaucoup d’inquiétude et de débats publics, notamment sur la quantité de désinformation et de propagande que les Américains ont vue avant les élections. On n’a pas suffisamment parlé de l’effet des changements algorithmiques de Facebook sur l’accès aux informations et la démocratie.

Changer le système

À la mi-2015, Facebook a introduit un changement d’algorithme majeur qui a favorisé les contenus partagés par les amis des utilisateurs plutôt que ceux des médias et des journalistes. Facebook a expliqué que ce changement avait pour vocation d’assurer aux utilisateurs de ne pas manquer les histoires de leurs amis. Mais les données ont montré que l’un des effets de ce changement a été de réduire le nombre d’interactions entre les utilisateurs de Facebook et les médias crédibles.

Quelques mois avant les élections de 2016, un changement d’algorithme encore plus important visant les posts d’amis et des membres de la famille a eu un deuxième impact négatif sur le trafic des éditeurs. Un grand nombre d’éditeurs de presse ont constaté que leur contenu était nettement moins visible pour les utilisateurs de Facebook.

 

Dans mes recherches, je me suis concentrée sur l’engagement sur Facebook auprès des principaux médias lors de l’élection de 2016. Mes conclusions confortent celles des autres : l’algorithme de Facebook a fortement réfréné l’engagement du public auprès de ces éditeurs.

Les données de CrowdTangle, une société de veille des médias sociaux, montrent que le trafic sur Facebook a sensiblement diminué chez CNN, ABC, NBC, CBS, Fox News, le New York Times et le Washington Post après que la société a mis à jour ses algorithmes pour favoriser les amis et la famille en juin 2016.

Cela prouve que l’algorithme a fonctionné conformément à la manière dont il avait été conçu, mais je crains que ce ne soit pas le cas pour les grands éditeurs américains. L’intérêt des électeurs pour l’élection présidentielle était plus élevé en 2016 que dans les deux décennies précédentes et la désinformation était généralisée. Les changements apportés par Facebook ont ​​rendu plus difficile la communication des informations crédibles liées à l’élection des principaux organes de presse reflétant l’ensemble du spectre politique.

Facebook était au courant des problèmes de son algorithme avant même la tenue des élections. Un des ingénieurs de Facebook a signalé ces effets potentiels des modifications de l’algorithme de Facebook en juillet 2015. Trois mois plus tard, le mentor de Mark Zuckerberg, Roger McNamee, tentait également d’alerter Mark Zuckerberg et les dirigeants de Facebook que la plateforme était utilisée pour manipuler des informations concernant les élections.

Juste après les élections, les recherches du journaliste de BuzzFeed Craig Silverman ont montré que les fausses informations électorales avaient sur performé par rapport aux « vraies informations ». Fin 2018, une déclaration officielle de Facebook révélait des problèmes quant à la manière dont son algorithme récompensait un «contenu limite» sensationnel et provocateur, comme beaucoup d’informations hyper-partisanes qui émergeaient avant les élections.

Des recherches plus récentes menées par le Shorenstein Center de Harvard ont montré que le trafic de Facebook a continué de diminuer de manière significative pour les éditeurs après le changement d’algorithme de Facebook en janvier 2018.

 

À ce jour, les recherches sur le fonctionnement de l’algorithme de Facebook ont ​​été limitées par le manque d’accès à son fonctionnement interne exclusif. Il ne suffit pas d’enquêter sur les effets des modifications apportées au fil d’actualités de Facebook. Je pense qu’il est important de comprendre pourquoi cela s’est passé et d’examiner plus directement les décisions commerciales de Facebook et leur incidence sur la démocratie.

Un aperçu récent des processus internes de l’entreprise montre que Facebook commence à comprendre l’étendue de son pouvoir. En juillet 2019, Bloomberg News a révélé que la société avait déployé des logiciels sur sa propre plateforme afin de rechercher des messages décrivant Facebook lui-même de manière potentiellement trompeuse, réduisant ainsi leur visibilité afin de préserver la réputation de la société.

Certains juristes internationaux ont commencé à demander des lois pour protéger les démocraties contre la possibilité que la manipulation algorithmique puisse générer des victoires électorales. Il n’existe aucune preuve que les changements de Facebook avaient des intentions politiques, mais il n’est pas difficile d’imaginer que la société pourrait modifier ses algorithmes à l’avenir si elle le souhaitait.

Pour se prémunir contre ce risque, de nouvelles lois pourraient interdire toute modification de l’algorithme au cours des périodes précédant les élections. Dans le secteur financier, par exemple, des « périodes de calme » précédant les annonces importantes d’entreprises visent à empêcher les efforts de marketing et de relations publiques d’influencer artificiellement le prix des actions.

Des protections similaires pour les algorithmes contre les manipulations des entreprises pourraient aider à s’assurer que les dirigeants de Facebook politiquement actifs et à la recherche de pouvoir- ou de toute autre société ayant un contrôle important sur l’accès des utilisateurs à l’information – ne peuvent pas utiliser leurs systèmes pour façonner l’opinion publique ou le comportement de vote.

 

Billet originellement publié en anglais sur The Conversation et republié sur Méta-Media avec autorisation. Version également disponible en français sur The Conversation.

 

 

 

La manipulation des algorithmes de Facebook pour influencer l’opinion

Jennifer Grygiel, Professeure en information-communication à l’Université de Syracuse , décrypte les manipulations des algorithmes de Facebook pour orienter l’information.

« L’algorithme du fil d’actualités de Facebook détermine ce que les utilisateurs voient sur la plateforme – des memes amusants aux commentaires d’amis. La société met régulièrement à jour cet algorithme, ce qui peut considérablement modifier les informations consommées.

À l’approche des élections de 2020, l’opinion publique craint qu’il n’y ait de nouveau une « ingérence de la Russie», à l’instar de l’élection présidentielle de 2016. Mais ce qui n’attire pas assez l’attention, c’est le rôle que jouent les modifications de l’algorithme de Facebook, intentionnellement ou non, dans ce genre d’ingérence.

Un contrepoint essentiel à la campagne de désinformation en Russie a été le journalisme factuel de sources fiables - qui a touché nombre de leurs lecteurs sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En tant que chercheur et enseignant en médias sociaux, je constate que les modifications apportées à l’algorithme du fil d’actualités de Facebook ont ​​supprimé l’accès des utilisateurs à un journalisme crédible dans la perspective de l’élection de Donald Trump.

Les acteurs politiques savent que Facebook joue un rôle de gatekeeper de l’accès à l’information de plus de 200 millions d’Américains et de deux milliards d’utilisateurs dans le monde. Les actions et les abus perpétrés sur les plateformes ont suscité beaucoup d’inquiétude et de débats publics, notamment sur la quantité de désinformation et de propagande que les Américains ont vue avant les élections. On n’a pas suffisamment parlé de l’effet des changements algorithmiques de Facebook sur l’accès aux informations et la démocratie.

Changer le système

À la mi-2015, Facebook a introduit un changement d’algorithme majeur qui a favorisé les contenus partagés par les amis des utilisateurs plutôt que ceux des médias et des journalistes. Facebook a expliqué que ce changement avait pour vocation d’assurer aux utilisateurs de ne pas manquer les histoires de leurs amis. Mais les données ont montré que l’un des effets de ce changement a été de réduire le nombre d’interactions entre les utilisateurs de Facebook et les médias crédibles.

Quelques mois avant les élections de 2016, un changement d’algorithme encore plus important visant les posts d’amis et des membres de la famille a eu un deuxième impact négatif sur le trafic des éditeurs. Un grand nombre d’éditeurs de presse ont constaté que leur contenu était nettement moins visible pour les utilisateurs de Facebook.

 

Dans mes recherches, je me suis concentrée sur l’engagement sur Facebook auprès des principaux médias lors de l’élection de 2016. Mes conclusions confortent celles des autres : l’algorithme de Facebook a fortement réfréné l’engagement du public auprès de ces éditeurs.

Les données de CrowdTangle, une société de veille des médias sociaux, montrent que le trafic sur Facebook a sensiblement diminué chez CNN, ABC, NBC, CBS, Fox News, le New York Times et le Washington Post après que la société a mis à jour ses algorithmes pour favoriser les amis et la famille en juin 2016.

Cela prouve que l’algorithme a fonctionné conformément à la manière dont il avait été conçu, mais je crains que ce ne soit pas le cas pour les grands éditeurs américains. L’intérêt des électeurs pour l’élection présidentielle était plus élevé en 2016 que dans les deux décennies précédentes et la désinformation était généralisée. Les changements apportés par Facebook ont ​​rendu plus difficile la communication des informations crédibles liées à l’élection des principaux organes de presse reflétant l’ensemble du spectre politique.

Facebook était au courant des problèmes de son algorithme avant même la tenue des élections. Un des ingénieurs de Facebook a signalé ces effets potentiels des modifications de l’algorithme de Facebook en juillet 2015. Trois mois plus tard, le mentor de Mark Zuckerberg, Roger McNamee, tentait également d’alerter Mark Zuckerberg et les dirigeants de Facebook que la plateforme était utilisée pour manipuler des informations concernant les élections.

Juste après les élections, les recherches du journaliste de BuzzFeed Craig Silverman ont montré que les fausses informations électorales avaient sur performé par rapport aux « vraies informations ». Fin 2018, une déclaration officielle de Facebook révélait des problèmes quant à la manière dont son algorithme récompensait un «contenu limite» sensationnel et provocateur, comme beaucoup d’informations hyper-partisanes qui émergeaient avant les élections.

Des recherches plus récentes menées par le Shorenstein Center de Harvard ont montré que le trafic de Facebook a continué de diminuer de manière significative pour les éditeurs après le changement d’algorithme de Facebook en janvier 2018.

 

À ce jour, les recherches sur le fonctionnement de l’algorithme de Facebook ont ​​été limitées par le manque d’accès à son fonctionnement interne exclusif. Il ne suffit pas d’enquêter sur les effets des modifications apportées au fil d’actualités de Facebook. Je pense qu’il est important de comprendre pourquoi cela s’est passé et d’examiner plus directement les décisions commerciales de Facebook et leur incidence sur la démocratie.

Un aperçu récent des processus internes de l’entreprise montre que Facebook commence à comprendre l’étendue de son pouvoir. En juillet 2019, Bloomberg News a révélé que la société avait déployé des logiciels sur sa propre plateforme afin de rechercher des messages décrivant Facebook lui-même de manière potentiellement trompeuse, réduisant ainsi leur visibilité afin de préserver la réputation de la société.

Certains juristes internationaux ont commencé à demander des lois pour protéger les démocraties contre la possibilité que la manipulation algorithmique puisse générer des victoires électorales. Il n’existe aucune preuve que les changements de Facebook avaient des intentions politiques, mais il n’est pas difficile d’imaginer que la société pourrait modifier ses algorithmes à l’avenir si elle le souhaitait.

Pour se prémunir contre ce risque, de nouvelles lois pourraient interdire toute modification de l’algorithme au cours des périodes précédant les élections. Dans le secteur financier, par exemple, des « périodes de calme » précédant les annonces importantes d’entreprises visent à empêcher les efforts de marketing et de relations publiques d’influencer artificiellement le prix des actions.

Des protections similaires pour les algorithmes contre les manipulations des entreprises pourraient aider à s’assurer que les dirigeants de Facebook politiquement actifs et à la recherche de pouvoir- ou de toute autre société ayant un contrôle important sur l’accès des utilisateurs à l’information – ne peuvent pas utiliser leurs systèmes pour façonner l’opinion publique ou le comportement de vote.

 

Billet originellement publié en anglais sur The Conversation et republié sur Méta-Media avec autorisation. Version également disponible en français sur The Conversation.

 

 

 

L’affaire Carlos Ghosn : une manipulation du patron de Nissan

L’affaire Carlos Ghosn : une manipulation du patron de Nissan

 

La presse révèle aujourd’hui ce dont on pouvait se douter à savoir que l’arrestation de Carlos Ghosn visait surtout à empêcher l’intégration totale de Nissan dans le groupe Renault. Certes comme on l’a souvent répété ici le patron de Renault n’est pas sans reproche. Comme beaucoup de patrons, il a un peu confondu son portefeuille avec la caisse de son groupe. Il a sollicité tous les moyens pour augmenter ses revenus et ses rémunérations accessoires. Une attitude qui a d’ailleurs créé un conflit entre le pouvoir politique et l’intéressé. Observons toutefois que Carlos Ghosn a aussi été sollicité par Ford qui lui proposait le double de la rémunération de Renault. Sans doute peut-on considérer à juste titre ces revenus comme tout à fait excessifs et insupportables mais c’est le lot dans la plupart des pays. Carlos Ghosn est loin d’être le seul responsable de cette situation qui est surtout liée au fait  que les patrons d’entreprises souvent plus proches des intérêts des actionnaires de leurs salariés voir de leur entreprise. Lors d’une rencontre avec  un patron de Renault,  le directeur général de Nissan a avoué qu’il avait bien mis en place une machination en transmettant des preuves contre son propre patron au gouvernement japonais afin  d’empêcher l’absorption de Nissan (actuellement Renault est seulement majoritaire dans le capital de Nissan) dans le groupe Renault. Dommage que l’État français ait  lâché lamentablement Carlos Ghosn en raison des différents déjà évoqués. Carlos Ghosn et Renault ne méritaient pas une telle humiliation. Faut-il rappeler que Carlos Ghosn a d’abord redressé Renault puis Nissan enfin constitué le premier groupe constructeur d’automobiles. Pour le moins dans cette affaire le gouvernement français a fait preuve d’une grande

Attentat déjoué en novembre ou manipulation ?

Attentat déjoué en novembre ou manipulation ?

 

Il est pour le moins curieux qu’on apprenne seulement au début de ce mois de mars qu’un attentat aurait été déjoué en novembre. L’interrogation se nourrit du fait qu’il y a une sorte d’assimilation en tout cas de lien entre le mouvement des gilets jaunes et ce prétendu attentat. Au vu même des motifs d’inculpation le terme attentat paraît un peu inapproprié certes il est sans doute vraisemblable que quelques abrutis plus ou moins politisés aient parlé d’  actions violentes dans la perspective du mouvement des gilets jaunes. Castaner  de ce point de vue est un habitué des manipulations, des amalgames et des analyses à gros sabots. “Quelques jours avant le 17 novembre et le début du mouvement des ‘Gilets jaunes’, un groupe s’était constitué et s’était intitulé ‘Ça va saigner le 17’. C’était une attaque terroriste, nous l’avons neutralisée”, a déclaré Christophe Castaner sur France 2, sans autres précisions. Les termes attaquent terroriste voir attentat paraissent en la circonstance un peu démesuré. Ce dont convient d’ailleurs la justice qui pense qu’il s’agissait surtout de menaces verbales mais que l’intention de passer à l’acte est loin d’être démontrée prouvée. A l’époque, des sources proches de l’enquête avaient révélé que quatre candidats présumés au djihad, mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placés en détention, avaient envisagé de passer à l’action ce samedi-là. L’un d’eux avait écrit dans un SMS adressé à sa fiancée “ça va saigner le 17”, avaient précisé ces sources. Trois de ces hommes avaient été interpellés à Saint-Etienne par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire. Le quatrième, déjà incarcéré, avait aussi été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 31 août par le parquet de Paris, ainsi qu’un cinquième homme, également déjà en détention. “Cette enquête vise des velléités de départ et l’évocation imprécise d’un projet de passage à l’acte violent”, avait alors expliqué une source judiciaire, qui restait cependant prudente quant à l’hypothèse d’une action envisagée pour le 17 novembre, jugeant le projet de passage à l’acte “très imprécis”.

Grand débat : la manipulation permanente de Macron

Grand débat : la manipulation permanente de Macron

 

Il est clair que Macron ne se situe pas dans une démarche de grand débat mais dans une démarche de campagne électorale avec les artifices habituels qui consistent notamment à enfumer son auditoire. Première observation son public  est savamment choisi. On veut donner l’impression qu’il s’agit de gens ordinaires en réalité les participants ont été sélectionnés en tolérant seulement une petite dose de contradicteurs. Pas étonnant la réunion d la Drôme  était organisée par un ministre ! Trois exemples de la rhétorique sulfureuse de Macron. Quand un  intervenant lui parle de la disparité fiscale faisant allusion aux paradis fiscaux à l’intérieur même de l’UE,  Macron glisse doucement sur le terrain social pour regretter les disparités qui faussent la concurrence. Des disparités qui existent évidemment mais qui n’ont rien à voir avec la question posée. Autre exemple la question de la dévalorisation du patrimoine dans les territoires économiquement très défavorisés. Macon prend l’exemple du TGV pour souligner au contraire les plus-values que provoque l’arrivée du TGV. Il évoque la taxation possible de cette plus-value. Ensuite il parle d’une vague mutualisation entre les plus-values et les moins values. On se demande bien par quel mécanisme et dans quelle ampleur quand on sait que dans les zones défavorisées le prix de l’immobilier a perdu 50 % en 10 ans. Que vient faire le TGV dans cette affaire ? Autre exemple encore celui de la défense de l’administration. Quand un intervenant pose la question du coût de cette administration, des sureffectifs et de cette énorme technocratie qui en faite gouverne le pays, Macron se lance dans l’éloge  de quelques hauts fonctionnaires exemplaires qui pourraient gagner beaucoup plus dans le privé. Encore une manière de dévier fondamentale du poids de la cathédrale administrative qui étouffe la compétitivité et la liberté. Bref c’est la manipulation permanente classique dans les campagnes électorales où l’essentiel est d’enfumer les participants. Notons aussi les conditions du débat On  permet aux participants de poser une question pendant une minute seulement alors que le président va s’octroyer le temps de 10 à 15 minutes pour disserter sur la réponse. Au passage glissant discrètement d’un sujet à un autre et finissant toujours sur un propos qui fait l’unanimité ou presque mais qui peut n’avoir pas grand-chose à voir avec le thème initial abordé

Sondage Ifop: Rebond de Macron ou manipulation ?

Sondage Ifop: Rebond de Macron ou manipulation

 

 

La cote de popularité de Macron aurait enregistré un rebond de cinq points d’après le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match. Un résultat curieux quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Ce n’est pas la première fois que certains sondages sont un peu bidouillés pour faire remonter la popularité du pouvoir. Cela d’autant plus que ce sondage est commandé par Paris-Match propriété de Lagardère un grand supporter de Macron. Pour preuve l’attitude systématiquement pro Macron du rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno (propriété aussi de Lagardère) sur les plateaux télé. Il est clair que certains milieux financiers qui ont permis à Macron de devenir président s’inquiètent de son décrochage dans l’opinion est aussi de leurs conséquences économiques. D’où parfois des sondages curieux qui brusquement font remonter l’image d’un président. Selon cette enquête menée les 3 et 4 janvier, l’action du chef de l’Etat réunit 28% d’opinions positives, en hausse de cinq points de pourcentage par rapport à décembre, quand seuls 23% de sondés approuvaient son action. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron.

Le sondage a été réalisé en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1.014 personnes.

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Gilets jaunes : éviter le danger de la manipulation politique

Le  risque de manipulation politique et évident en raison de l’état de structuration du mouvement. À juste titre les gilets jaunes de base  se méfient  par dessus tout de ces leaders plus ou moins auto désignées qui profitent  de l’occasion pour s’offrir un retour médiatique voire politique. Aucune  organisation n’échappe à ce bilais démocratique. Il y en a toujours qui sont prêts à détourner à leur profit l’objet social d’un mouvement. Le gouvernement lui-même est plein de ces responsables qui ont slalomé entre différents courants associatifs et politiques pour parvenir enfin à décrocher un portefeuille ministériel. Ou un poste en vue est bien rémunéré. Mais c’est autre chose que d’être manipulé. On se demande par exemple qui sont les auteurs de ces appels à manifester à Paris à deux endroits différents alors que la majorité des gilets jaunes préfet veut rester sur  place pour des questions matérielles, d’efficacité aussi de sécurité. En interne, il est toutefois sans doute nécessaire de structurer le mouvement d’abord au niveau départemental puis au niveau national cela pour éviter que les revendications et les actions partent dans tous les sens y compris parfois de manière contradictoire. La question des délégations qui rencontrent les pouvoirs publics  est un autre problème qui peut être réglé avec des délégations tournantes ou en partie tournante. Par ailleurs,ces délégations doivent avoir un mandat clair qui consiste seulement à ,exposer les revendications et leur justification. Les propositions des pouvoirs publics ne doivent être acceptées qu’après avoir été soumise au instance décentralisées et aux groupes locaux. Le problème c’est que la plupart des responsables des gilets jaunes n’ont guère d’expérience politique voir sociale et que le risque est grand qu’il se fasse endormir ou récupérer par les marchands de discours soporifique des oligarques  du pouvoir.

Bitcoin : soupçon de manipulation aux Etats-Unis

Bitcoin : soupçon de manipulation aux Etats-Unis

. La CFTC, l’autorité américaine de régulation des marchés à terme et des produits dérivés, a adressé une injonction (subpoena) à Bitstamp, Coinbase, itBit et Kraken, quatre des principales bourses de monnaies virtuelles. Dans celle-ci, elle leur demande de lui fournir des données sur des transactions portant sur des échanges d’instruments financiers permettant de spéculer sur la hausse ou la baisse du bitcoin (futures), révèle le Wall Street Journal. La CFTC, qui a autorisé fin 2017 ces échanges donnant une légitimité au bitcoin, a eu recours aux gros moyens pour forcer ces plateformes à lui communiquer des informations dont elle a besoin pour son enquête. Au départ, les plateformes n’ont pas voulu se plier à la demande du régulateur, affirme le journal. La CFTC et le ministère de la Justice (DoJ) ont ouvert en mai une enquête criminelle sur des manipulations potentielles des cours du bitcoin. Les autorités soupçonnent des traders de « spoofing », une pratique de marché visant à placer de faux ordres et à les retirer rapidement. Ces ordres non exécutés font bouger les prix des actifs dans une direction bénéfique pour les traders voulant exécuter l’ordre d’un client, ou les prix des contrats à terme dans une direction favorable aux traders qui doivent clôturer des positions. Le « spoofing » a été rendu illégal par la loi de régulation financière Dodd-Frank, adoptée en 2010 pour éviter une nouvelle crise financière. Les devises virtuelles sont particulièrement volatiles: le bitcoin a par exemple frôlé le seuil de 20.000 dollars l’unité lors d’une ascension folle en décembre, avant de chuter brutalement. Outre leur volatilité, les régulateurs s’inquiètent de l’absence de régulation existant sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies, ce qui en fait des actifs prisés de trafiquants souhaitant blanchir de l’argent sale.

Grosse manipulation des sondages

Grosse manipulation des sondages

 

Inutile de tourner autour du pot les instituts de sondages comme les grands médias sont aux mains du pouvoir économique et politique. Le pouvoir dispose par ailleurs d’un puissant levier pour influencer les organismes qui mesurent l’opinion puisque c’est lui qui entretient les sondagistes avec ses commandes. Témoin de cette manipulation, l’interprétation de résultats très partiels qui veulent démonter que l’opinion soutient le gouvernemenet et non les cheminots. La vérité c’est que l’opinion est très partagée que les soutiens aux cheminots se sont renforcés depuis le début du conflit, qu’effectivement les Français souhaitent uen réforme mais aussi que la grève s’arrête le plus tôt possible ; ils sont aussi persuadés que le gouvernemenet ira jusqu’au bout. Pas vraiment de quoi conclure comme Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos dans le JDD, que : «. Les Français considèrent qu’aujourd’hui, les cheminots exercent un travail dont la pénibilité ne justifie pas une grande partie des avantages auxquels ils ont droit en termes de retraite, d’utilisation gratuite de ces transports, mais aussi l’accès à des logements qui peuvent être facilités ou à la médecine, etc. » Décryptage : la retraite est effectivement calculée comme celle des fonctionnaires mais ils sont condamnés à travailler la nuit, les dimanches, à prendre leurs congés en dehors des baux jours ou à s’exiler à des centaines de kms ;  l’utilisation gratuite des transport est surtout utilisée par les cadres dans la pratique ;  il n’y a pas d’accès privilégié aux logements , et pas du tout d’accès privilégié à la médecine. Avec ces fantasmes, le directeur d’IPSOS peut affirmer : «  Pour l’heure, les Français soutiennent la ligne gouvernementale. Ils considèrent que globalement la réforme de la SNCF est justifiée et que globalement les cheminots ont des avantages qui apparaissent malgré tout inconsidérés eu égard à d’autres catégories de la population. Le mouvement reçoit une assise minoritaire dans l’opinion. «  Ce qui s’appelle servir la soupe (il n’est pas le seul) au gouvernement qui passent evidemment de grosses commandes à IPSOS. La vérité est plus complexe et rien n’est joué dans cette bataille de l’opinion. Le directeur d’IPSOS aurait bien fait d’insister sur deux point importants : les sentiments d’inégalité montant dans la société et les dommages collatéraux de ce climat social sur limage de la France et sur l’économie. Aussi sur l’incapacité en France d’intégrer la négociation des les processus d’évolution structurelle.

Facebook : intox et manipulation

Facebook : intox et manipulation

Nombre d’utilisateurs de réseaux dits sociaux parce qu’ils échangent des photos de chats, de chiens surtout d’eux-mêmes répandent leur vie personnelle sur des réseaux comme Facebook qui, lui, exploite ses données pour faire de la pub,  du businesses voire de la politique. Ainsi les accros d’internet sont manipulés à leur insu. 87 millions internautes auraient ainsi été victimes de manipulations et de trafics de données. La firme Cambridge Analytica a récupéré, via un questionnaire psychologique auquel ont répondu 270.000 personnes, les données de 87 millions – selon le nouveau chiffre annoncé par Facebook – de leurs amis, en 2014. Cela a permis à la société britannique de se constituer une précieuse base de données avant d’être embauchée par l’équipe de campagne de Donald Trump.  Pourtant le succès de Facebook et autres ne se dément jusque là en dépit de la médiocrité des contenus ou peut être à cause de cela. Les Français eux reconnaissent cette nullité même si en fouillant dans la botte de foin, on parvient aussi à trouver des infos intéressantes et pertinentes. Pour les Français, c’est un peu comme à  la Samaritaine, on n’y trouve un peu tout,  le meilleur et le pire.  Pour preuve certains  sites et autres forums sont considérés comme des vecteurs d’intox. . Les réseaux sociaux sont particulièrement visés par les internautes, une critique justifiée dans la mesure où dominent souvent les avis partisans, les informations approximatives voire  la manipulation. Pas étonnant dans la mesure les sites constituent un véritable maquis de quelque 5 millions d’émetteurs. Sur ces 5 millions sans doute à peine quelques centaines présentent  sans doute un intérêt. Ceci étant les Français considère que globalement Internet constitue une source d’information utile.

Usage d’Internet en France

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • 93% ont un mobile, 65% un smartphone, 82% un ordinateur, 40% une tablette
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications
  • 60% des Français ont effectué au moins un achat en ligne en 2016
  • 25% utilisent Internet pour leur recherche d’emploi
  • 56% sont inscrits sur au moins un réseau social
  • En moyenne, on passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux

 

Selon la 6e édition du baromètre publié par l’Acsel (association de l’économie du numérique)  et La Poste, trois Français sur quatre n’ont pas confiance dans les informations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Si 75% des Français disent avoir confiance dans les informations des sites de médias en ligne traditionnels, ils ne sont plus que 32% pour celles trouvées sur les forums, et ce chiffre tombe à 25% pour les informations circulant sur les réseaux sociaux. Seule une minorité de personnes estime que les informations trouvées sur Facebook, Twitter ou encore LinkedIn sont neutres (27%) et fiables (29%). Près de neuf Français sur dix (86%) estiment cependant qu’Internet leur permet d’avoir accès à une diversité de points de vue. Au total, 85% des Français utilisent désormais Internet (contre 70% en 2009), et parmi eux, près de 9 sur 10 se connectent quotidiennement.

 

Volkswagen : une nouvelle enquête pour manipulation d’informations

Volkswagen : une nouvelle enquête pour manipulation d’informations

Cette fois il ne s’agit pas d’une enquête judicaire sur la tricherie des émissions mais d’une enquête sur les manipulations des informations. Manipulation destinées à soutenir les cours boursiers du groupe<  Les enquêteurs s’efforcent de vérifier le contenu d’un communiqué publié par Volkswagen le 9 décembre 2015, soit trois mois après le début du scandale, pour déterminer s’il n’y a pas eu manipulation de marché. Dans ce communiqué, VW écrivait que, au vu de ses propres investigations, la consommation de carburant, et donc les émissions de dioxyde de carbone, avaient été sous-évaluées sur 36.000 véhicules au plus, soit bien moins qu’une première estimation du constructeur communiquée cinq semaines auparavant évoquant environ 800.000 véhicules. Cette première estimation avait amené Volkswagen à estimer l’impact de cette annonce sur son bénéfice à 2 milliards d’euros. Dans le communiqué de décembre 2015, le constructeur assurait en outre n’avoir trouvé aucune preuve de modification illicite des données d’émission de CO2, une déclaration qui avait eu un caractère apaisant sur les marchés. Volkswagen a confirmé cette perquisition mais a refusé de s’exprimer

Sondage popularité : baisse de Macron et manipulation confirmée

Sondage popularité : baisse de Macron et manipulation confirmée

9 points en moins pour Macron et 13 pour Edouard Philippe d’après l’IFOP* en mars. Un sondage qui contredit totalement celui des Echos qui indiquait  que  Macron  regagnait 3 points en mars dans un sondage Elabe ; cela grâce paraît-il à l’annonce sur la SNCF. Ce que titrait en tout cas les Échos et repris par de nombreux autres médias « Macron regagnent… grâce à son annonce sur la SNCF » ! Le journal économique par ailleurs très pertinent dans son domaine d’activité n’a pas hésité pas à manipuler. En clair,  nombre de médias de droite n’ont pas apprécié la baisse de Macron au cours des derniers mois. Notons d’ailleurs que cette baisse a été peu commentée. . Bien sûr la France a besoin de réformes, bien sûr Macron a raison sûr de nombreux points même s’il confond vitesse et précipitation, même s’il fait des erreurs, même s’il  abuse de la communication et fait aussi du vent. . Mais ce n’est pas une raison pour instrumentaliser des sondages et pour justifier le maintien inconditionnel au président de la république. Sa baisse est  pourtant  confirmée très nettement avec le sondage IFOP, dernier en date.  Avec 44% de réponses positives, le président de la République perd un total de 9 points en deux mois et retrouve son niveau du mois de novembre. 55% (+4) des personnes interrogées n’approuvent pas son action. Si Emmanuel Macron « défend bien les intérêts de la France à l’étranger » pour 68% (-9) des Français, ils ne sont plus que 45% (-6) à considérer qu’il mène « une bonne politique économique », selon cette enquête pour Paris Match  En pleine période d’annonce des réformes, le Premier ministre est aussi en net recul, avec 46% (-4) des Français qui approuvent son action et 53% (+4) d’un avis contraire. Édouard Philippe a perdu un total de 13 points d’approbation en deux mois et retrouve lui aussi son niveau de novembre, après une embellie fin 2017. Pour 56% (-8) des personnes interrogées toutefois, Édouard Philippe « dirige bien l’action de son gouvernement » et il « inspire la confiance » à 44% (-7) d’entre elles. La France insoumise (34%, -3) reste la formation « qui incarne le mieux l’opposition au président de le République » aux yeux des Français, devant Les Républicains (27%, +1), le Front national (23%, +3) et le Parti socialiste (11%, +3).

*Enquête réalisée en ligne et par téléphone du 1er au 3 mars auprès de 1.500 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,2 à 2 points.

Sondage popularité : baisse de Macron et manipulation confirmée

Sondage popularité : baisse de Macron et manipulation confirmée

9 points en moins pour Macron et 13 pour Edouard Philippe d’après l’IFOP* en mars. Un sondage qui contredit totalement celui des Echos qui indiquait  que  Macron  regagnait 3 points en mars dans un sondage Elabe ; cela grâce paraît-il à l’annonce sur la SNCF. Ce que titrait en tout cas les Échos et repris par de nombreux autres médias « macro regagnent… grâce à son annonce sur la SNCF » ! Le journal économique par ailleurs très pertinent dans son domaine d’activité n’a pas hésité pas à manipuler. En clair,  nombre de médias de droite n’ont pas apprécié la baisse de Macron au cours des deux derniers mois. Notons d’ailleurs que cette baisse a été peu commentée. . Bien sûr la France a besoin de réformes, bien sûr Macron a raison sûr de nombreux points même s’il confond vitesse et précipitation, même s’il abuse de la communication et fait aussi du vent. . Mais ce n’est pas une raison pour instrumentaliser des sondages et pour justifier le maintien inconditionnel au président de la république. Sa baisse est  pourtant  confirmée très nettement avec le sondage IFOP, dernier en date.  Avec 44% de réponses positives, le président de la République perd un total de 9 points en deux mois et retrouve son niveau du mois de novembre. 55% (+4) des personnes interrogées n’approuvent pas son action. Si Emmanuel Macron « défend bien les intérêts de la France à l’étranger » pour 68% (-9) des Français, ils ne sont plus que 45% (-6) à considérer qu’il mène « une bonne politique économique », selon cette enquête pour Paris Match  En pleine période d’annonce des réformes, le Premier ministre est aussi en net recul, avec 46% (-4) des Français qui approuvent son action et 53% (+4) d’un avis contraire. Édouard Philippe a perdu un total de 13 points d’approbation en deux mois et retrouve lui aussi son niveau de novembre, après une embellie fin 2017. Pour 56% (-8) des personnes interrogées toutefois, Édouard Philippe « dirige bien l’action de son gouvernement » et il « inspire la confiance » à 44% (-7) d’entre elles. La France insoumise (34%, -3) reste la formation « qui incarne le mieux l’opposition au président de le République » aux yeux des Français, devant Les Républicains (27%, +1), le Front national (23%, +3) et le Parti socialiste (11%,+3).

*Enquête réalisée en ligne et par téléphone du 1er au 3 mars auprès de 1.500 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,2 à 2 points.

Sondage popularité de Macron : hausse mais manipulation !

Sondage popularité de Macron : hausse mais  manipulation !  

Après avoir perdu quatre points en février, Macron en  regagnerait 3 en mars dans le sondage Elabe ; cela grâce paraît-il à l’annonce sur la SNCF. Ce que titre en tout cas les Échos et repris par de nombreux autres médias « macro regagnent… grâce à son annonce sur la SNCF » ! Le journal économique par ailleurs très pertinent dans son domaine d’activité n’hésite pas à manipuler des résultats toujours difficiles à interpréter. En clair,  nombre de médias de droite n’ont pas apprécié la baisse de Macron au cours des deux derniers mois. Notons d’ailleurs que cette baisse a été peu commentée. Comment peut-on conclure que c’est l’annonce de la réforme de la SNCF qui fait remonter Macron dans les sondages de popularité. On pourrait tout autant attribuer cette remontée aux prises de position du gouvernement sur l’agriculture et à la visite de macro au salon. Certes la réforme de la SNCF est nécessaire mais pas avec une telle précipitation et un tel flou. Mais les médias de droite saluent toutes les mesures qui peuvent humilier les syndicats (qui ne sont pas sans reproche) ou les catégories sociales considérées comme trop corpos. Y compris en interprétant des sondages sans grand scrupule. Bien sûr la France a besoin de réformes, bien sûr Macron  en raison sûre de nombreux point. Mais ce n’est pas une raison pour instrumentaliser des sondages et pour justifier le maintien inconditionnel au président de la république. Emmanuel Macron et Edouard Philippe connaissent donc un rebond dans l’opinion, selon un dernier sondage de l’institut Elabe, pour Les Echos. En un mois, ils remontent tous les deux de trois points selon ce baromètre, et retrouvent sensiblement leur niveau du début de l’année. Le sondage a été réalisé après les annonces du gouvernement sur la réforme de la SNCF.  Avec 41% des personnes interrogées qui lui font confiance « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », le chef de l’Etat inverse la tendance après une chute de 4 points en février. Il est notamment en hausse auprès des 35 à 49 ans (+13), des classes moyennes (+7) et populaires (+8). Une majorité de Français (52%, -4) continue toutefois à ne pas lui faire confiance, selon cette enquête pour Les Echos et Radio classique diffusée jeudi. Le Premier ministre connait la même embellie, avec 37% (+3) des Français qui lui font confiance, 51% (-3) d’un avis contraire, et retrouve son niveau de janvier. L’ensemble des baromètres mensuels des autres instituts, réalisés pour la plupart avant les annonces lundi sur la réforme de la SNCF, donnent au contraire l’exécutif quasi-systématiquement en baisse. Nicolas Hulot (40%), au centre d’une polémique sur des accusations de violences sexuelles, reste en tête des personnalités dont les Français ont une image positive, malgré une chute de 5 points en un mois. Il devance Alain Juppé (36%, -1) et Jean-Yves Le Drian (31%, +1). Bruno Le Maire perd trois points à 22% et Laurent Wauquiez trois points également à 15%.

 

Sondages code du travail : manipulation ?

Sondages code du travail : manipulation ?

 

Selon la sensibilité plus ou moins populistes des grands médias, on titre : les Français sont opposés à la loi travail. Inversement selon la sensibilité plus ou moins moderniste d’autres grands médias titrent : les Français approuvent la loi. La vérité c’est que les Français sont en fait assez partagés même une majorité se dégage approuvée les mesures qui permettent de donner davantage de liberté à la négociation dans l’entreprise. Deux exemples de sondages un peu contradictoire celui de Harris Interactive pour RMC et celui de Doxa le Figaro et France Info. Pour RMC, près de six Français sur dix (58%) se disent opposés aux ordonnances sur la réforme du Code du travail présentées jeudi par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié vendredi. À l’inverse le sondage au Doxa réalisé pour le Figaro et France Info affirme que 52 % des Français soutiennent la réforme du code du travail. Ce n’est pas un soutien massif à la réforme mais les Français semblent légèrement pour. Sans doute parce qu’il ne s’agit pas non plus d’une véritable révolution sociale. En effet la fameuse inversion des normes qui devait donner tout le pouvoir aux entreprises par rapport disposition des branches et par rapport à la réglementation nationale a été mise de côté mais ce n’est pas un rejet non plus sans doute parce que les syndicats ne bénéficient pas dans l’l’opinion d’une image très moderniste. Pour les petites entreprises au moins les Français font davantage confiance aux dialogues locaux qu’à l’intervention syndicale. Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting réalisé pour Le Figaro et Franceinfo, réalisé auprès de 995 personnes les 30 et 31 août, les Français sont majoritairement favorables à la réforme du Code du travail. Précisément, 52% d’entre eux estiment qu’une telle réforme favoriserait l’emploi et l’activité économique des entreprises. Dans le détail, quatre des cinq mesures principales des ordonnances présentées ce jeudi par Édouard Philippe (dialogue social dans les entreprises, élargissement du CDI de projet, ouverture de la possibilité de négocier un accord d’entreprise sans les syndicats, référendum d’entreprises à l’initiative de la direction, inversion de la hiérarchie des normes) suscitent une franche adhésion des personnes sondées (de 61% à 71% d’avis positif). L’emblématique recentrage du dialogue social vers l’entreprise tant décrié par les syndicats d’opposition, est ainsi approuvé par 61% des sondés, et un sympathisant de gauche sur deux. Si une légère majorité de Français approuve la réforme du code du travail c’est sans doute aussi parce qu’ils considèrent que la France est irréformable et que les nouvelles orientations permettent quand même une évolution. D’une certaine manière, macro, n’a pas réalisé la grande révolution qu’il promettait mais il a su mettre le curseur au bon endroit d’abord pour empêcher un mouvement social de protestation significatif et en même temps pour montrer quand même sa volonté réformatrice surtout vis-à-vis des petites entreprises proches des Français et qui représente 80 à 90 % de l’emploi en France. Pour 60% des Français, le gouvernement ira jusqu’au bout. Ils sont 57% (de 87% pour les sympathisants En Marche! À 46% pour les proches du FN) à approuver sa déclaration, la semaine dernière, sur les Français qui «détestent les réformes».

Manipulation des taux : amendes pour Deutsche Bank et JPMorgan

Manipulation des taux : amendes  pour Deutsche Bank et  JPMorgan

 

Comme de nombreuses autres banques notamment la BNP et la Société générale Deutsche Bank et JPMorgan Chase & Co ont accepté de verser 148 millions de dollars (127 millions d’euros) au total, dans le cadre d’un accord avec les autorités de la concurrence américaines visant à clore le dossier des manipulations des taux d’intérêt yen Libor et Euroyen Tibor. Ces accords préliminaires, qui stipulent que Deutsche Bank versera 77 millions de dollars et JPMorgan 71 millions de dollars, doivent encore être approuvés par un juge. L’année dernière, Citigroup et HSBC ont conclu des arrangements similaires et accepté de s’acquitter respectivement de 23 millions de dollars et de 35 millions de dollars. Des investisseurs, dont le fonds de pension des professeurs de Californie et le fonds Hayman Capital Management LP, avaient accusé plus d’une vingtaine de banques de s’être associées pour manipuler notamment les taux d’intérêt yen Libor et Euroyen Tibor de 2006 jusqu’à au moins 2010. Deutsche Bank et JP MOrgan ne reconnaissent aucun acte répréhensible ni responsabilité en souscrivant à ce règlement, peut-on lire dans les documents déposés vendredi au tribunal de Manhattan.

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

Manipulation de changes : Une amende de 350 millions de dollars pour BNP Paribas

 

.La banque française a écopé mercredi d’une amende de 350 millions de dollars aux Etats-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, suite à un accord trouvé avec la justice américaine. La somme est largement inférieure à l’amende record de 8,9 milliards de dollars infligée à l’établissement en 2014 pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l’Iran. « La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’Etat de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York.  Elle explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque. Un des traders impliqués « a explicitement baptisé le groupe  »cartel » dans ses échanges, et appelé le reste des cambistes avec lesquels il était de connivence pour manipuler le prix du rand sud-africain  »Domination ZAR » d’après le symbole de cotation du rand qui est Zar », détaille le régulateur. Ces cambistes élaboraient ensemble, via les forums de discussion, des simulations de courtage sur les devises, s’entendaient pour pousser artificiellement le taux de référence d’une monnaie et encaissaient ainsi des bénéfices indus, déplore encore le DFS. Une des tactiques consistait par exemple à gonfler artificiellement la valeur du rand sud-africain pendant les échanges à New York. En 2014, BNP Paribas avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de neuf milliards de dollars aux Etats-Unis et avait plaidé coupable pour régler son litige concernant la violation d’embargos économiques américains.

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

 

Après de longues années de discussions, les économistes de tous les pays se sont mis d’accord pour faire évoluer la comptabilité nationale. Une changement qui répond au doux nom de Système européen de compte 2010 (SEC 2010). Et celui-ci entre en vigueur jeudi matin, lors de la présentation par l’Insee des chiffres du PIB (produit intérieur brut) au premier trimestre. Le premier changement concerne la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D). Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces dernières étaient considérées comme des consommations intermédiaires, rentrant dans la fabrication des biens et services produits, mais ne participant pas directement à la formation du PIB. C’est fini. Les dépenses de R&D seront désormais comptabilisées comme des investissements, qui rentrent eux, dans le calcul du PIB. « Il en résultera une révision substantielle à la hausse du niveau du PIB », explique l’Insee. En revanche, « l’évolution dans le temps du PIB, c’est-à-dire la croissance, et le diagnostic sur la conjoncture actuelle, eux, ne changeront pas », souligne un statisticien. Autre évolution, les achats de bases de données et d’équipements militaires vont aussi être considérés comme des investissements. En ce qui concerne les administrations publiques, les crédits d’impôts seront comptabilisés comme des dépenses pour l’Etat alors qu’auparavant, ils étaient considérés comme un manque à gagner. « Ce nouveau traitement relève les dépenses publiques et les recettes publiques », note l’Insee. Et le versement des soultes par des entreprises publiques à l’Etat sera désormais étalé dans le temps. Des changements, anecdotiques, vont aussi affecter les sociétés financières mais n’auront qu’un faible impact.

La manipulation chez Hollande, une seconde nature (Mélenchon)

La manipulation chez Hollande, une seconde nature (Mélenchon)

 

« Un bilan consterné ». L’anniversaire des deux ans de l’élection de François Hollande amène Jean-Luc Mélenchon à un constat amer. Le coprésident du Parti de Gauche lui reproche l’ensemble de sa politique. « Je connaissais François Hollande idéologiquement, je savais qu’il était éloigné de l’idée de départ du socialisme », déplore Jean-Luc Mélenchon. Pis, le candidat à la présidentielle de 2012 considère que le Président « mène une politique économique de droite ». Il ajoute : « On pouvait penser qu’il était social-démocrate, il ne l’est pas ». Au rang des griefs viennent s’ajouter des critiques concernant l’ensemble de la méthode du chef de l’Etat. « Il dit des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Il y a toujours eu de la manipulation en lui, c’est une seconde nature ». Et Jean-Luc Mélenchon de rappeler le jour où François Hollande s’était fait passer pour un homme de droite, en 1983, et d’affirmer que le président de la République a écrit « un livre de Max Gallo » : « J’ai toujours connu cette duplicité ».

 

Française des Jeux : manipulation du hasard !

Française des Jeux : manipulation du hasard !

Gérard Colé, un ancien PDG de la Française des Jeux,  accuse à son tour l’entreprise d’avoir trompé les joueurs. Selon lui, l’égalité des chances pour les jeux de grattage n’a jamais existé. Il va donc dans le même sens que Robert Riblet, un ingénieur à la retraite toujours en procès contre l’entreprise. ce dernier avait affirmé en 2006 que la répartition des tickets gagnants n’était pas due au hasard. La répartition des tickets gagnants des jeux de grattage se fait par livrets. Or, dans trois livrets sur quatre, il n’existerait qu’un seul gros lot, quelques gains dérisoires, tous les autres sont perdants. Sauf qu’une fois le gros lot remporté, les autres tickets continueraient d’être vendus comme si de rien n’était. Cette version, c’est celle que soutient Robert Riblet depuis 2006. Toujours en guerre contre l’entreprise, l’ancien ingénieur a été débouté au civil, faute de preuves.  Gérard Colé s’est dit « consterné » par cette décision et c’est ce qui l’aurait décidé à parler. Selon l’ancien PDG de la Française des Jeux de 1989 à 1993, les arguments de Robert Riblet « sont fondés » et ce serait des milliers de joueurs qui auraient été « lésés« . La technique, dont il assure qu’il l’ignorait du temps où il était à la tête de l’entreprise, aurait en effet permis « de faire rejouer et de doper le chiffre d’affaires des courtiers, des détaillants et de la FDJ« . Il accuse même certains buralistes d’en avoir profité et d’avoir encaissé eux-mêmes les lots les plus importants.

Cahuzac : toujours le doute malgré la manipulation

Cahuzac : toujours le doute malgré la manipulation

Cahuzac se défend bien, il sait que UBS ne peut donner d’attestation de bonne conduite ‘(secret bancaire) ; dès lors le refis de répondre d’UBS constitue pour Cahuzac la preuve de sa bonne foi ; En faiat une grosse manipulation car seule une procédure judicaire (qui ne sera pas entamée) pourrait contraindre la banque à répondre. En outre le ministre précise bien qu’il n’a pas de compte à son nom, ce qu’on peut facilement croire car en général on utilise un pseudo ou une couverture pour ce genre d’opérations.  Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a annoncé mercredi avoir entamé une démarche pour demander à UBS de certifier qu’il n’a jamais détenu de compte dans cette banque suisse, afin de « clouer définitivement le bec » du site Mediapart qui l’accuse du contraire. Dans une note publiée mercredi sur son blog, il reproduit toutefois une lettre de l’Union des banques suisses (UBS) affirmant ne pas établir, « par principe », de « confirmations négatives », sans se référer au cas particulier du ministre.  Mediapart accuse Jérôme Cahuzac d’avoir détenu un compte bancaire caché chez UBS en Suisse, clôturé en 2010 et dont les avoirs ont été transférés, via des montages complexes, à Singapour.  Le ministre a porté plainte pour diffamation et dément de nouveau mercredi. « Je redis que je n’ai jamais ouvert ou possédé de compte à la banque UBS, en Suisse ou ailleurs à l’étranger. Jamais », écrit-il sur son blog.  Plusieurs médias ont estimé qu’il lui suffisait, pour faire taire les accusations, de demander à UBS de certifier qu’il n’avait jamais été son client, par une démarche qui permettrait à un particulier de demander la levée du secret bancaire le concernant.  Jusqu’ici, l’entourage du ministre expliquait qu’il s’y refusait car, en tant qu’ »homme d’honneur », il ne lui revenait pas d’apporter les preuves à sa décharge.   »Il ne m’appartient pas d’apporter la preuve qu’une allégation, que je conteste de la manière la plus ferme et constante qui soit, est fausse », déclare Jérôme Cahuzac.  Mais il a changé d’avis car, dit-il, il « ne souhaite rien tant que clouer définitivement le bec des calomniateurs ».  Le ministre a fait contacter UBS pour connaître « ses pratiques en matière de levée du secret bancaire et de lettres de confirmation négative », c’est-à-dire attestant qu’un particulier n’a pas de relation avec elle. Il l’a fait pour l’instant « de façon anonyme » pour « être traité comme n’importe quel citoyen », assure-t-il.  La banque a répondu le 13 décembre à l’avocat mandaté par Jérôme Cahuzac. « Nous devons vous informer que, par principe, nous n’accédons pas à ce type de requête et n’établissons pas de confirmations négatives’, invoquant le secret bancaire », explique dans un courrier un conseiller juridique d’UBS.  Rien dans la loi suisse ne prévoit ce genre de cas.  Interrogée début décembre par l’AFP, UBS a apporté des réponses contradictoires, mais a finalement confirmé qu’il était bien possible pour un particulier d’obtenir de la banque la preuve qu’il n’y détient aucun compte.   »Si la demande est formulée officiellement par la personne à la banque, alors c’est bien possible », a affirmé un porte-parole d’UBS dans un courriel adressé à l’AFP le 10 décembre.  Cette réponse ne correspond pas à celle faite à l’avocat de Jérôme Cahuzac.  Interrogée de nouveau mercredi, la banque n’a pas fait de commentaire.

« 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol