Archive pour le Tag 'médiatique'

Bolloré et Zemmour : Le phénomène médiatique s’est dégonflé

 Bolloré et Zemmour : Le phénomène médiatique s’est dégonflé

 

Dans son traitement, la campagne présidentielle a été marquée par une surreprésentation des idées d’extrême droite et des télévisions et radios dépendantes du pouvoir politique, estime l’historien du journalisme dans une tribune au « Monde ».

 

 

 

Au soir du premier tour, dans l’heure précédant l’annonce des résultats, CNews a donné l’impression de vouloir manifester une dernière fois son soutien à Eric Zemmour. Aux côtés de Laurence Ferrari étaient en effet rassemblés Louis de Raguenel, Alexandre Devecchio, Eugénie Bastié, Mathieu Bock-Côté et Charlotte d’Ornellas. Les rédactions de CNews et d’Europe 1 avaient ainsi réuni une partie des journalistes qui, malgré son effondrement dans les sondages, ont défendu jusqu’au bout le polémiste d’extrême droite. Rien d’étonnant dès lors à ce que l’ambiance du plateau ait pris des airs de veillée funèbre devant l’imminence de la défaite. Comme mu par un élan de nostalgie, Mathieu Bock-Côté a préféré s’attarder sur la fin de l’année 2021 en rappelant que « la campagne a eu lieu avant la campagne », avec l’émergence de la « surprise Zemmour », avant de s’éteindre au cours des mois suivants.

Le dépit de ces figures de la presse néoréactionnaire ne doit cependant pas cacher l’essentiel : même s’ils ont échoué dans les urnes, Bolloré et Zemmour ont bel et bien gagné une bataille médiatique. A force de marteler les mêmes termes sur CNews ou sur Europe 1, les journalistes de la droite radicale ont réussi à imposer un vocabulaire, des idées et un imaginaire xénophobes. En témoigne le succès de l’expression « grand remplacement », théorie complotiste qui a fini par être reprise non seulement par les autres médias mais par plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Les idées vantées sur CNews ont par ailleurs été représentées au second tour à travers la candidature de Marine Le Pen, qui a obtenu à cette occasion un score inédit pour l’extrême droite.

Bien sûr, la présidente du Rassemblement national a été attaquée pendant des mois sur les antennes du groupe Bolloré, où elle a été décrite comme une femme de gauche trop timorée pour être crédible et comme une dirigeante trop isolée pour être élue. Mais ce discours aura eu un effet paradoxal, celui de recentrer Marine Le Pen et de la délester de la radicalité désormais associée à Eric Zemmour. Les éditorialistes de CNews l’auront ainsi rendue sympathique dans le geste même qui avait pour but de la délégitimer.

Le combat culturel et politique mené par le groupe Bolloré a donc en partie été remporté. Mais comment expliquer l’attitude des médias audiovisuels et d’une partie de la presse écrite, qui ont eux aussi participé à la fabrication du phénomène Zemmour ? Dès la fin de l’été 2021, alors que l’éditorialiste de CNews n’était encore crédité que de quelques points dans les sondages, les chaînes de télévision et les radios ont ainsi donné un écho disproportionné à ses moindres faits et gestes.

Macon–Le Pen : image médiatique assez proche

Macon–Le Pen : image médiatique assez proche

 

 

Selon un sondage Kantar Public – Epoka pour Le Figaro, qui s’intéresse aux traits de personnalités des deux finalistes à l’élection présidentielle, l’une et l’autre apparaissent ainsi déterminés pour 8 Français sur 10, intelligents pour 7 sur 10, et autoritaires pour les deux tiers. Par ailleurs, pour près de 6 Français sur 10, les deux candidats apparaissent courageux.

«Il n’y a pas d’outsider, ce sont deux personnalités qui se ressemblent du point de vue de leur image», décrypte Laure Salvaing, directrice générale de Kantar Public France. «Les deux sont considérés comme des hommes et femmes politiques traditionnels, avec tout ce qu’ils peuvent concentrer comme rejet», analyse-t-elle.

La directrice de l’étude observe que, depuis 2017, «l’image de Marine Le Pen a remonté la pente en matière de compétence et de crédibilité». Dans ce domaine, la candidate du Rassemblement national fait quasiment jeu égal avec le président sortant selon les électeurs. Près d’un Français sur deux estime que le qualificatif s’applique bien pour l’un et l’autre même si Emmanuel Macron (53%) devance la candidate RN (50%).

Les deux prétendants à l’Élysée conservent tout de même des différences caractéristiques aux yeux des Français. Emmanuel Macron se voit reprocher d’être manipulateur par 59% d’entre eux (contre 49% pour Marine Le Pen). Un grief qui lui est plus rapidement associé qu’à la représentante du RN. Le chef de l’État est aussi jugé plus méprisant (53%) que la candidate nationaliste (41%). Sur la capacité d’écoute, Marine Le Pen l’emporte avec 48% des Français qui lui attribuent cette qualité, contre 38% à Emmanuel Macron.

Toutefois, la députée du Pas-de-Calais apparaît plus inquiétante que son adversaire (46%). «Ce reproche lui est assez mécaniquement associé, ce qui montre que la normalisation de son image n’est pas totale», analyse l’étude. Marine Le Pen est également jugée plus souvent agressive (48%) que le président sortant (42%).

Selon le sondage, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour, qui «détiennent en partie les clefs du second tour», se montrent beaucoup plus sceptiques s’agissant de l’honnêteté et la capacité d’écoute des deux finalistes, et sont plus nombreux que la moyenne à leur accoler des défauts. Les deux reproches qui leur sont associés le plus rapidement par les mélenchonistes sont «manipulateur» pour Emmanuel Macron et «agressive» pour Marine Le Pen.

Pour le «match retour» de l’élection présidentielle, «ce que craignent les Français sont la manipulation et le mépris de la part d’Emmanuel Macron. Du côté de Marine Le Pen, c’est l’agressivité», insiste Laure Salvaing. Des aspects de leur personnalité que les candidats chercheront à gommer lors du débat d’entre deux tours.

Zemmour et le dérapage médiatique

Zemmour et le dérapage médiatique

Le traitement par les chaînes de la course à l’Elysée aura été marqué par le poids des émissions d’« infotainment », qui se sont beaucoup concentrées sur le candidat d’extrême droite Eric Zemmour et ses outrances. ( Le Monde)

 

Analyse.

Alors que Léa Salamé et Gilles Bouleau sont en train de vérifier la fiabilité du chronomètre qui rythmera, mercredi 20 avril au soir, l’ultime débat de la campagne électorale, que retiendra-t-on du feuilleton télévisé de l’élection présidentielle de 2022 ? L’impression d’une certaine confusion, sans doute due à la profusion d’émissions proposées par les chaînes de télévision, qui, sommées de se distinguer les unes des autres, ont multiplié les formats susceptibles d’attirer les téléspectateurs.

La tendance n’est pas nouvelle : dans les années 1980-1990, les chaînes cherchaient déjà à renouveler la forme des émissions politiques, partant du principe que la politique, c’est ennuyeux et que cela divise. Mais l’ère de l’ « infotainment », caractérisée par ces rendez-vous mêlant information et divertissement et accueillant les personnalités politiques comme des people, a pris une nouvelle dimension en concentrant son attention sur Eric Zemmour. Cyril Hanouna, chantre du « soft power de l’anti-intellectualisme », selon l’historien et essayiste Stéphane Encel (Ce n’est pas que d’la télé, 2021, éditions David Reinharc), a fait alterner dans « Face à Baba » les confrontations « cash », façon matchs de boxe, et séances de câlinothérapie du candidat de Reconquête !.

Jean-Marc Morandini a promené son ancien collègue de CNews dans Drancy (Seine-Saint-Denis), sa ville d’origine. De son côté, BFM-TV a lancé la saison politique en mettant en scène, dès le mois de septembre, un duel entre Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et son adversaire d’extrême droite, alors que le journaliste du Figaro n’était pas encore candidat.

Lorsque l’Arcom (ex-CSA) a vérifié, début avril, l’équité des temps de parole entre les candidats sur la période du 2 janvier au 7 mars inclus, 11 médias différents (dont CNews, RTL, France Inter, TF1, France 5 et BFM-TV) se sont retrouvés épinglés pour surreprésentation du polémiste d’extrême droite. On concédera aux chaînes d’avoir dû composer avec les moyens du bord et la mauvaise volonté des postulants au fauteuil présidentiel, toujours moins enclins à jouer le jeu du débat démocratique tel que la télévision le pratique.

Entre le refus d’Emmanuel Macron de se rendre à l’émission politique « Elysée 2022 », sur France 2, celui de Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou de s’asseoir devant les micros d’Europe 1, et les tergiversations à n’en plus finir pour monter des débats qui conviennent aux uns sans valoriser les autres et inversement, les candidats aussi méritent de figurer sur le banc des accusés. Comment ne pas déplorer qu’en 2022 l’audiovisuel en soit encore à accepter que le personnel politique choisisse ses contradicteurs et ses intervieweurs ? Comment s’étonner, ensuite, qu’une partie des téléspectateurs en conclue que les dés démocratiques sont pipés, quand Emmanuel Macron et Marine Le Pen, pour une fois bien d’accord, n’ont pas envie qu’Anne-Sophie Lapix coanime l’ultime débat de l’élection présidentielle ? On ne saurait mieux encourager la défiance du public.

Symbolisme médiatique et pathologie politique

  • Symbolisme médiatique et  pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Société-Symbolisme médiatique ou la pathologie politique

  • Société-Symbolisme médiatique ou  la pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Symbolisme médiatique ou la pathologie politique

  • Symbolisme médiatique ou  la pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Société-Symbolisme médiatique : la pathologie politique

  • Société-Symbolisme médiatique : la pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Société-Symbolisme médiatique : la pathologie politique de Macron

  • Société-Symbolisme médiatique : la pathologie politique de Macron  
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de distribution  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est souvent que vanité face à un monde de plus en plus complexes donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron méritant sa place dans le grand roman. Ce n’est pas avec l’affaire Benalla ou des gilets jaunes que Macron pourra donner une légitimité à son rôle héroïque dans l’histoire.

Symbolisme médiatique : la pathologie politique de Macron

  • Symbolisme médiatique : la pathologie politique de Macron  
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention. Bref un changement de paradigme moral et ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron méritant sa place dans le grand roman. Ce n’est pas avec l’affaire Benalla ou des gilets jaunes que Macron pourra donner une légitimité à son rôle héroïque dans l’histoire.

Recherche médicale :Une exposition médiatique malsaine

 

Dans une tribune au « Monde », l’épidémiologiste Marcel Goldberg répond à une autre tribune publiée dans notre journal qui critiquait des travaux auxquels il a pris part sur le Covid long. Il estime que les règles habituelles du débat scientifique argumenté ne sont pas respectées.

 

Tribune. 

 

Dans une tribune publiée dans Le Monde du 23 novembre dernier, intitulée « Le Covid long est-il vraiment une maladie imaginaire ? », un groupe composé majoritairement de médecins universitaires met gravement en cause un article publié dans la revue JAMA Internal Medicine qui suggère que les symptômes physiques persistants après une infection par le SARS-CoV-2 pourraient être associés davantage à la conviction d’avoir eu un épisode de Covid-19 qu’à une infection par le coronavirus. Selon les auteurs de cette tribune, l’article « accumule les erreurs méthodologiques », « n’apporte aucune information utilisable sur le Covid long » et empile les « ignorances ».

 

Je suis moi-même un des coauteurs de l’article incriminé, mais ce n’est pas en tant que tel que j’écris aujourd’hui. Je le fais car je suis profondément choqué par la façon dont ces collègues ont jugé bon de faire connaître leurs critiques concernant notre travail. Je ne conteste évidemment pas le fait d’émettre des critiques, même très sévères, sur une recherche. La controverse fait en effet partie inhérente de la démarche scientifique. Elle est source de progrès et d’amélioration des connaissances, nul n’étant à l’abri d’erreurs dans la conduite d’une recherche, et la critique constructive, basée sur des arguments scientifiques, permet souvent de faire avancer les connaissances.

 

Mais il existe dans le monde de la recherche des règles quant à la façon de débattre. Lorsqu’un scientifique formule des critiques sur un article publié, la manière qui fait habituellement consensus est l’envoi d’une « lettre à l’éditeur » de la revue dans laquelle est paru l’article controversé. La revue publie cette critique si elle la juge scientifiquement argumentée et publie la réponse des auteurs de l’article. Ainsi, les lecteurs de la revue peuvent juger de façon transparente des arguments scientifiques exposés par les uns et les autres. J’ajoute que cette procédure est parfois aussi une opportunité pour les auteurs de l’article initial de fournir des données complémentaires qui n’ont pas pu être exposées dans un premier temps en raison des contraintes d’espace imposées par les revues scientifiques.

Ce n’est pas la voie qu’ont choisie les auteurs de cette tribune du Monde qui, contrairement aux règles universellement adoptées par la communauté scientifique, ont préféré utiliser le canal d’un journal destiné au grand public, alors qu’ils sont eux-mêmes des scientifiques inévitablement au fait de ces règles. Je dois dire qu’en plus de quarante ans de recherche, portant sur des sujets parfois très sensibles sur le plan sociétal (amiante, champs électromagnétiques, téléphones portables, notamment), je n’avais encore jamais été confronté de la part de collègues du monde académique à une remise en cause publique des résultats des travaux auxquels j’ai été associé en dehors de toutes les règles de la discussion scientifique.

Spéculation-Tesla: quand la bulle médiatique éclatera

Spéculation-Tesla: quand   la bulle médiatique éclatera

 

On sait évidemment qu’il y a une certaine déconnexion entre la valeur des entreprises et l’estimation qui en est faite à la bourse. Toutefois il y a quand même des fondamentaux qui doivent être pris en compte comme le volume de production, la rentabilité et la situation financière. Rien de tout cela concernant Tesla dont le très médiatique président vent surtout du vent autant pour rouler sur la route que pour aller sur Mars !

 

L’entreprise cumule un endettement fou à une très faible production et pourtant sa capitalisation boursière dépasse la totalité de celle produit pourtant seulement 1 million de véhicules à comparer aux 70 millions de tous les autres.

 

Un endettement de 25 milliards auraient eu n’importent quelle autre entreprise automobile ou autre. En réalité la valeur d’hier de Tesla ne repose pas sur la production matérielle de véhicules mais sur la production de déclarations plus ou moins fantaisistes de son PDG. Pour l’instant il est suivi. Reste que la dette tourne toujours autour de 25 milliards que l’entreprise n’avait pas réalisés le moindre bénéfice en 2020 et que la valorisation boursière constitue une énorme bulle si un jour ou l’autre éclatera.

Avec l’annonce de la vente de 100 000 véhicules à Hertz, la capitalisation du constructeur américain de voitures électriques bat un nouveau record à 1085 milliards de dollars. Une valeur boursière cent fois supérieure à celle de Renault (9,15 milliards d’euros vers 16h30, soit 10,6 milliards de dollars)!

La capitalisation de Tesla (qui affiche une capacité annuelle de production d’un million de véhicules) équivaut à celles réunies des allemands Volkswagen (VW, Audi, Porsche, Skoda, Lamborghini, Bentley, Seat, Bugatti, Cupra, Scania, Ducatti, Man), Daimler (Mercedes-Benz, Smart, Maybach, AMG) et BMW (BMW, Mini, Rolls-Royce), des américains General Motors (GMC, Buick, Cadillac, Chevrolet, Hummer) et Ford (Ford, Lincoln), des japonais Toyota (Toyota, Lexus, Scion, Daihatsu, Hino), Nissan (Nissan, Infiniti, Datsun), Subaru et Suzuki, de l’indien Tata (Tata, Jaguar, Land Rover), du chinois Geely (Geely, Volvo, Lotus, Polestar, Proton…), de l’italien Ferrari, du français Renault (Renault, Dacia, Alpine, Lada) et du franco-italien Stellantis (Fiat, Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Vauxhall, Ram et Peugeot). Ces quinze groupes vendaient avant la crise, près de 70 millions de véhicules par an.

Tesla: quand la bulle médiatique éclatera

Tesla: quand   la bulle médiatique éclatera

 

On sait évidemment qu’il y a une certaine déconnexion entre la valeur des entreprises et l’estimation qui en est faite à la bourse. Toutefois il y a quand même des fondamentaux qui doivent être pris en compte comme le volume de production, la rentabilité et la situation financière. Rien de tout cela concernant Tesla dont le très médiatique président vent surtout du vent autant pour rouler sur la route que pour aller sur Mars !

 

L’entreprise cumule un endettement fou à une très faible production et pourtant sa capitalisation boursière dépasse la totalité de celle produit pourtant seulement 1 million de véhicules à comparer aux 70 millions de tous les autres.

 

Un endettement de 25 milliards auraient eu n’importent quelle autre entreprise automobile ou autre. En réalité la valeur d’hier de Tesla ne repose pas sur la production matérielle de véhicules mais sur la production de déclarations plus ou moins fantaisistes de son PDG. Pour l’instant il est suivi. Reste que la dette tourne toujours autour de 25 milliards que l’entreprise n’avait pas réalisés le moindre bénéfice en 2020 et que la valorisation boursière constitue une énorme bulle si un jour ou l’autre éclatera.

Avec l’annonce de la vente de 100 000 véhicules à Hertz, la capitalisation du constructeur américain de voitures électriques bat un nouveau record à 1085 milliards de dollars. Une valeur boursière cent fois supérieure à celle de Renault (9,15 milliards d’euros vers 16h30, soit 10,6 milliards de dollars)!

La capitalisation de Tesla (qui affiche une capacité annuelle de production d’un million de véhicules) équivaut à celles réunies des allemands Volkswagen (VW, Audi, Porsche, Skoda, Lamborghini, Bentley, Seat, Bugatti, Cupra, Scania, Ducatti, Man), Daimler (Mercedes-Benz, Smart, Maybach, AMG) et BMW (BMW, Mini, Rolls-Royce), des américains General Motors (GMC, Buick, Cadillac, Chevrolet, Hummer) et Ford (Ford, Lincoln), des japonais Toyota (Toyota, Lexus, Scion, Daihatsu, Hino), Nissan (Nissan, Infiniti, Datsun), Subaru et Suzuki, de l’indien Tata (Tata, Jaguar, Land Rover), du chinois Geely (Geely, Volvo, Lotus, Polestar, Proton…), de l’italien Ferrari, du français Renault (Renault, Dacia, Alpine, Lada) et du franco-italien Stellantis (Fiat, Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Vauxhall, Ram et Peugeot). Ces quinze groupes vendaient avant la crise, près de 70 millions de véhicules par an.

Tesla: la bulle médiatique éclatera

Tesla:  la bulle médiatique éclatera

 

On sait évidemment qu’il y a une certaine déconnexion entre la valeur des entreprises et l’estimation qui en est faite à la bourse. Toutefois il y a quand même des fondamentaux qui doivent être pris en compte comme le volume de production, la rentabilité et la situation financière. Rien de tout cela concernant Tesla dont le très médiatique président vent surtout du vent autant pour rouler sur la route que pour aller sur Mars !

 

L’entreprise cumule un endettement fou à une très faible production et pourtant sa capitalisation boursière dépasse la totalité de celle produit pourtant seulement 1 million de véhicules à comparer aux 70 millions de tous les autres.

 

Un endettement de 25 milliards auraient eu n’importent quelle autre entreprise automobile ou autre. En réalité la valeur d’hier de Tesla ne repose pas sur la production matérielle de véhicules mais sur la production de déclarations plus ou moins fantaisistes de son PDG. Pour l’instant il est suivi. Reste que la dette tourne toujours autour de 25 milliards que l’entreprise n’avait pas réalisés le moindre bénéfice en 2020 et que la valorisation boursière constitue une énorme bulle si un jour ou l’autre éclatera.

Avec l’annonce de la vente de 100 000 véhicules à Hertz, la capitalisation du constructeur américain de voitures électriques bat un nouveau record à 1085 milliards de dollars. Une valeur boursière cent fois supérieure à celle de Renault (9,15 milliards d’euros vers 16h30, soit 10,6 milliards de dollars)!

La capitalisation de Tesla (qui affiche une capacité annuelle de production d’un million de véhicules) équivaut à celles réunies des allemands Volkswagen (VW, Audi, Porsche, Skoda, Lamborghini, Bentley, Seat, Bugatti, Cupra, Scania, Ducatti, Man), Daimler (Mercedes-Benz, Smart, Maybach, AMG) et BMW (BMW, Mini, Rolls-Royce), des américains General Motors (GMC, Buick, Cadillac, Chevrolet, Hummer) et Ford (Ford, Lincoln), des japonais Toyota (Toyota, Lexus, Scion, Daihatsu, Hino), Nissan (Nissan, Infiniti, Datsun), Subaru et Suzuki, de l’indien Tata (Tata, Jaguar, Land Rover), du chinois Geely (Geely, Volvo, Lotus, Polestar, Proton…), de l’italien Ferrari, du français Renault (Renault, Dacia, Alpine, Lada) et du franco-italien Stellantis (Fiat, Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Vauxhall, Ram et Peugeot). Ces quinze groupes vendaient avant la crise, près de 70 millions de véhicules par an.

Les Etats-Unis confirment leurs oppositions à la Chine mais sans le cirque médiatique de Trump

Les Etats-Unis confirment leurs oppositions à la Chine mais sans le cirque médiatique de Trump

 

 

 

Fondamentalement rien ne va sans doute changer quant au rapport politique et économique entre la Chine et les États-Unis. La forme cependant sera nettement plus policée et du côté des États-Unis on va éviter la provocation. Pour preuve,  cette réunion entre la Chine et les États-Unis qui a permis de faire l’état des divergences entre les deux puissances ;  un constat lucide mais débarrassé des provocations inutiles de Trump. « Nous nous attendions à avoir des discussions directes et difficiles sur un large éventail de questions, et c’est exactement ce que nous avons eu », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, Jake Sullivan, aux journalistes quelques instants après que la délégation chinoise a quitté la salle de réunion de l’hôtel.

Les membres de la délégation chinoise ont quitté l’hôtel sans s’adresser aux journalistes, mais le plus haut diplomate chinois, Yang Jiechi, a déclaré plus tard aux médias d’État chinois que les discussions avaient été constructives et bénéfiques, « mais que, bien sûr, des différences subsistaient. »

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui se tenait aux côtés de Jake Sullivan, a déclaré qu’il n’était pas surpris que les États-Unis aient reçu une « réponse défensive » de la Chine après avoir fait part de leurs préoccupations concernant les violations des droits de l’homme commises par la Chine au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, ainsi que les cyberattaques et les pressions exercées sur Taïwan.

Mais Antony Blinken a déclaré que les deux parties avaient également des intérêts communs sur l’Iran, la Corée du Nord, l’Afghanistan et le changement climatique, et que les États-Unis avaient accompli au cours des réunions ce qu’ils étaient venus faire.

« En ce qui concerne l’économie, le commerce et la technologie, nous avons dit à nos homologues chinois que nous examinons ces questions en étroite consultation avec le Congrès, nos alliés et nos partenaires, et que nous irons de l’avant d’une manière qui protège et fait progresser les intérêts de nos travailleurs et de nos entreprises », a déclaré Antony Blinken.

Le conseiller d’État chinois Wang Yi, qui a pris part aux réunions, a été cité par la chaîne de télévision chinoise CGTN comme ayant déclaré que la souveraineté de la Chine était une question de principe et qu’il ne fallait pas sous-estimer la détermination de Pékin à la défendre.

Après les remarques préliminaires d’Antony Blinken sur le défi que représente la Chine pour l’ordre international fondé sur des règles, Yang Jiechi s’est emporté dans un discours critiquant la démocratie, la politique étrangère et la politique commerciale des États-Unis.

Sondage Covid-19 : 73 % mécontents de la couverture médiatique

Sondage Covid-19 : 73 % mécontents de la couverture médiatique

 

D’après une étude réalisée par Kantar pour le quotidien, les Français sont relativement mécontents 73 % de la bannière dans la crise sanitaire a été couverte par les médias. L’intérêt des Français pour l’actualité a bondi de 8 points, à 67%, après être tombé l’an dernier à pareille époque à un niveau historiquement bas.

Le deuxième élément important de cette enquête concerne la confiance des Français envers les journalistes. La crédibilité des médias se redresse en effet légèrement pour la deuxième année consécutive, après avoir touché un plus bas absolu en pleine crise des «gilets jaunes», même si elle reste à des niveaux très faibles. La radio arrive toujours en tête : 52% des Français, soit 2 points de plus que l’an dernier, jugent qu’elle diffuse des nouvelles fidèles à la réalité, devant les journaux (+2 points à 48%) et la télévision (+2 points à 42%). Enfin la crédibilité d’internet (mesurée depuis 2005) se requinque plus nettement mais reste encore très basse (+5 points à 28%).

Cependant, interrogés sur le traitement de l’épidémie de Covid-19 dans les médias, les Français se montrent extrêmement partagés. Parmi les principaux reproches : le fait d’avoir donné trop d’importance à des non spécialistes (pour 73% des sondés) et dramatisé les événements (66%). En outre, 58% des Français jugent que les médias ont relayé de fausses nouvelles.

Sondage réalisé du 7 au 11 janvier 2021.

Comme L’ARLESIENNE, la taxe carbone revient à la surface médiatique

Comme L’ARLESIENNE, la taxe carbone revient à la surface médiatique

Comme l’arlésienne, la taxe carbone revient à la surface médiatique. Nombre d’économistes alliés à des écolos militent pour cette fiscalité potion magique pour le climat. Les économistes Géraud Guibert et Christian de Perthuis, spécialistes du climat, estiment, dans une tribune au « Monde » qu’il faut d’urgence relancer le débat public pour une tarification du carbone. L’occasion pour les économistes de glorifier les effets bénéfiques de la fiscalité. Comme si les très grandes évolutions du prix des carburants avaient déjà joué un rôle significatif un jour sur la réduction de la consommation ! À quand une taxe sur l’air pollué expiré par l’homme pour réduire l’impact négatif sur le climat ?

 

« Alors que la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron était censée mieux prendre en compte l’urgence climatique, la question du prix du carbone semble enterrée. Les pouvoirs publics s’apprêtent à botter en touche sur cette question qui fâche.

La convention citoyenne a reporté à plus tard toute décision sur ce point. Dans son rapport annuel, le Haut Conseil pour le climat considère le sujet comme optionnel par rapport à des mesures de nature réglementaire.

Avec un prix des énergies fossiles divisé par deux à la suite du Covid-19, il convient d’être lucide : une grande partie des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie qui vient d’être adoptée risquent de ne pas être atteints. Les priorités d’action rappelées par la convention citoyenne, comme l’accélération de la rénovation énergétique des bâtiments ou le basculement vers le fret ferroviaire, vont buter sur les questions de financement.

Faute de sous-jacents économiques solides, le pays va se cantonner dans l’écologie déclarative. Les changements de comportement requis pour répondre à l’urgence climatique seront à nouveau reportés à plus tard.

La tarification du carbone n’est certes qu’un outil pour réaliser la transition énergétique et d’autres leviers sont à actionner. Mais son rôle est crucial, surtout en période de faiblesse du prix des énergies fossiles.

Prenons l’exemple du fonds Chaleur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui distribue des soutiens aux acteurs territoriaux investissant dans des chaudières au bois ou au biogaz. Dès que la fiscalité carbone s’appliquant au fioul ou au gaz d’origine fossile augmente, l’agence peut augmenter le nombre des opérations à financement constant. C’est pourquoi le gel de la taxe carbone en 2018 a été une mauvaise nouvelle pour ces projets. La chute du prix du pétrole intervenue depuis aggrave la situation. A financement inchangé, le nombre de projets réalisables s’effondre.

Le paradoxe de la situation est qu’il existe une forme de consensus sur l’importance d’un prix du carbone. La plupart des travaux des économistes montrent son efficacité, l’inaction climatique étant beaucoup plus coûteuse.

Le renforcement de la tarification carbone est une composante majeure du Green Deal européen. Lorsqu’on les fait dialoguer sur des bases solides, les différentes parties prenantes – patronat, syndicat, ONG, élus territoriaux et nationaux – sont capables de trouver des solutions favorisant le nécessaire renchérissement des énergies fossiles. »

 

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

 

Dans une interview publiée ce vendredi sur le site de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas a annoncé que son club allait intenter deux recours suite à la décision de la LFP d’arrêter la saison 2019-2020. L’OL se dirige d’abord vers le Tribunal Administratif de Paris pour proposer une reprise à court terme du championnat. Aussi, le club rhodanien se questionne sur la légitimité des modalités d’arrêt de la compétition. Pour rappel, l’Olympique Lyonnais était classé 8e à l’issue de la 28e journée. Une place qui priverait l’équipe de Coupe d’Europe l’année prochaine.

L’affaire Griveaux: nouvelle ère politique et médiatique en France

L’affaire Griveaux: nouvelle ère politique   et médiatique en France

Jean-Christophe Gallien, docteur en science politique, enseignant à l’Université de Paris-Sorbonne(*), estime qu’une nouvelle ère médiatique et politique s’ouvre avec l’affaire Griveaux . ( La Tribune)

 

Ce que l’on peut raisonnablement qualifier d’Affaire Benjamin Griveaux vient de nous rappeler que l’espace public -et nous en faisons tous l’expérience- s’élargit et se complexifie… Le concept même de vie privée est redéfini par les extensions récentes que nous donnons, presque tous, à la visibilité publique de nos activités personnelles voire intimes.

L’expérience que nous vivons, ou que nous nous apprêtons tous à vivre, nous lance comme des boules dans un incroyable flipper digital de la conversation et de l’information désintermédiée et, surtout, démultipliée dans ses offres narratives. Le résultat est plus que déstabilisant.

Même lorsque l’on pense être immunisé par ses convictions politiques et personnelles, sa compétence médiatique ou professionnelle, construites dans la durée, l’incroyable surgit invariablement au détour de la rue digitale : la suspicion se généralise, on se surprend à hésiter, à mettre en doute une réalité que l’on croyait observer et surtout comprendre.

Nos amis américains qui sont actuellement bombardés par l’incroyable et, je dois l’avouer, extraordinaire dispositif mis en place par les équipes de Donald Trump pour sa stratégie de défense face à la procédure d’Impeachment et désormais de contre-attaque électorale, sont projetés dans un alter monde. Celui de la distorsion permanente, aux émetteurs démultipliés, macro et micro scénarisée. La vérité est de plus en plus complexe à localiser.

Entre cris et chuchotements, entre la puissance d’une saturation médiatique collective massivement délivrée et la précision affective de conversations individualisées positives ou négatives, ils sont tous, qu’ils le veuillent ou non, impactés et surtout bousculés dans leurs fondamentaux les plus profondément enracinés.

Élargissons un peu notre regard: ce qui est à l’œuvre, en termes de communication politique et électorale, loin de nos standards français, pour l’instant, ce sont des stratégies mise en œuvre par de nombreux dirigeants de régimes politiques qualifiés d’illibéraux ou de démocratures.

L’idée centrale, plutôt que d’interdire l’expression des adversaires politiques ou de briser par la force les dissidences, c’est de créer la confusion, l’incertitude et au final l’adhésion à leurs narrations le plus souvent positionnées comme protectrices.

Ils saturent les ondes et surtout tous les tuyaux, ils occupent tous les espaces de la conversation physique et digitale, démultiplient l’exposition à un contenu de marque ou de produit politique individualisé entre histoires positives et négatives.

La vérité n’est plus qu’un concept qui ne rencontre plus les réalités projetées. Le bruit fonctionne comme un dôme protecteur inviolable de la position des leaders émetteurs et les micro-chuchotements personnalisés pour les oreilles de chaque citoyen sèment le doute jusque chez les ennemis et séduisent les incertains. Ces dirigeants ont appris à utiliser la magie politique et le pouvoir conversationnel des médias sociaux.

Notre défi collectif, c’est désormais de refuser le déni du « c’est un accident », de ne pas se cacher derrière la création létale d’une nouvelle ligne Maginot digitale française ou européenne. Notre défi, c’est désormais d’intégrer et de tenter de maîtriser ces mutations irréversibles à l’œuvre au cœur de nos expériences individuelles mais aussi collectives qu’elles soient politiques mais aussi business et diplomatiques. Il n’y a pas d’option. C’est une nouvelle ère, il faut tout faire pour qu’elle demeure démocratique.

___
(*) Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Enseignant à l’Université de Paris la Sorbonne
Président de j c g a et Directeur de Zenon7 Public Affairs
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

 

Procès Mélenchon : du cirque médiatique

Procès  Mélenchon : du cirque médiatique

 

 

 

Le procès Mélenchon relève le procès Mélenchon relève du cirque médiatique voire du grand guignol. Une opération largement soutenue par l’intéressé lui-même mais aussi par les pouvoirs publics (via le parquet). On ne peut parler en effet parler de rébellion dont est accusé Mélenchon. Certes la réaction de Mélenchon a été verbalement violente mais n’a jamais constitué une voie de fait. En outre,  la perquisition n’a pas respecté les règles, on ne pouvait notamment empêcher Mélenchon d’assister à l’opération. Cette affaire relève du théâtre politique mais la pièce est sans intérêt et les acteurs particulièrement mauvais quand ils sur jouent  des postures tragiques qui relèvent en fait de la comédie. La  faute en revient  tout autant à Mélenchon qu’à l’avocat Dupont Moretti qui défendait les gens intérêt des pouvoirs publics.  Le duel que se livrent l’avocat Dupont Moretti et Mélenchon relèvent davantage du théâtre que de la justice.  C’est même une spécialité des intéressés que de surjouer leur rôle. Mais la prestation sonne assez faux. On peut évidemment discuter de l’accusation de rébellion concernant Mélenchon mais ce dernier  en rajoute en  permanence des couches pour finalement se faire un peu plus détesté par l’opinion publique. Même chose côté Dupont  Moretti qui théâtralise en permanence ses déclarations tant pendant les procès que devant les médias. Il fallait l’entendre quand il considérait que Balkany était une victime expiatoire. Évidemment, il n’y croyait pas une seconde sans doute et cela ce ressentait dans l’excès de ses propos. Mélenchon procède aussi ainsi. Récemment interviewé sur BFM il n’a cessé de mêler les propos politiques, les déclarations grandiloquentes, les coups  d’œil appuyés et l’humour douteux pour  obtenir la complicité des journalistes. Les deux personnages ne se rendent sûrement pas compte à quel point l’outrance qui les caractérise discrédite en même temps la pertinence de propos juste qu’ils peuvent parfois  tenir. Les deux ne sont pas sans qualités, bien au contraire, mais leur duel relève de la comédie ordinaire comme la plupart de leurs autres déclarations. Le cocktail politique, justice et théâtre aboutit à un breuvage imbuvable. La peine proposée de 3 mois de prison avec sursis parait particulièrement démesurée. Compte tenu des faits, la sanction aurait dû être symbolique mais l’enflure du parquet tout autant que celle de Dupont Moretti et de Mélenchon ont fait monter en mayonnaise de la tragi-comédie médiatique.

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

 

 

 

Preuve que la démocratie est sans doute malade c’est qu’elle permet à des individus médiatiquement connus d’accéder pouvoir sans aucune expérience. La vague du dégagé ce n’est pas étranger à ce phénomène. Souvent les électeurs votent davantage exclure que pour soutenir. C’est le cas en France et dans nombre de pays ainsi pour la France les derniers présidents de la république ont davantage été élus par Roger de Le Pen que par adhésion à leurs propres idées. D’où cette ambiguïté car les nouveaux élus se croient alors investis pour mettre en œuvre leurs orientations. Des orientations rapidement rejetées par l’opinion publique. En France les orientations de Macon sont rejetées par 65 à 70 % de l’opinion. Pourtant Macon joue de sa légitimité pour imposer ses mesures contestées et par ailleurs assez inefficace si l’on en juge par exemple par les résultats concernant la croissance et l’emploi Elu triomphalement président de l’Ukraine en avril, Volodymyr Zelensky, ancien humoriste novice en politique, avait dissous aussitôt l’assemblée, qui lui était très hostile. Pari réussi : son parti arrive largement en tête des législatives anticipées ce dimanche avec 43,9 % des voix, un score record, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes. Rien ne dit que le nouveau président mènera une politique contre-productive mais l’inverse n’ont plus. On s’est par exemple que 30 à surtout été élu du fait de sa posture médiatique ; pour l’instant il ne fait pas preuve d’une très grande compétence sans parler le propos irresponsable susceptible d’alimenter des conflits. En Italie aussi c’est l’humoriste Bepe Grillo qui a permis le basculement politique. D’une manière générale la politique et gangrène est par cette obsession médiatique avant les actions mais malheureusement aussi pendant l’exercice des mandats. La représentation des choses prend le pas sur la réalité. De ce point de vue Macon, qui a fait du théâtre ne se prive pas d’affirmer presque chaque jour sa présence en écrasant au passage son gouvernement, ses députés et son parti. Poutine ne s’y prend pas autrement avec la dictature en plus. Même chose pour Erdogan et d’autres pays. En France si Mimi Mathis ou Michel Drucker décidé brusquement d’être candidat, ils auraient peut-être des chances d’être élus !

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol