Archive pour le Tag 'médiatique'

Démocratie- La politique réduite à l’apparence médiatique

Démocratie- La politique réduite à l’apparence médiatique

Tous les sondages démontrent que les Français sont le peuple le plus pessimiste d’Europe. Toute la société porte une responsabilité dans la décadence du pays qui concerne des champs politiques très divers comme l’affaiblissement de l’autorité de l’État, l’augmentation des déficits publics et de l’endettement, l’islam radical, la sécurité en général, la drogue, l’affaiblissement du système de santé ou le lamentable niveau de l’école . Cela pour ne citer que les principaux sujets de préoccupation.

 

Encore une fois, tous les acteurs qui font société doivent accepter leur propre responsabilité. D’une certaine manière,  les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Et en France , on préfère et de loin les bavards criards aux responsables clairvoyants et discrets. La plupart des partis sont complètement discrédités à force de réduire la politique à sa seule apparence. Le bla-bla devant une caméra pour donner l’illusion de la conviction et de l’action. Un art dans lequel Macron et la plupart des autres sont passés maîtres grâce notamment à la dialectique verbeuse et creuse des différents instituts politiques dont ils sont les produits ou dont ils s’inspirent.

Tous les partis sont discrédités et le report sur le front national constitue une sorte de refuge des déçus de la politique. Ils sont nombreux à droite comme à gauche. Une gauche surtout composée de bisous nounours qui s’éloignent chaque jour un peu plus des réalités socio-économiques. Et une droite qui se laisse tenter par la démagogie et-ou l’immobilisme. Mais un immobilisme qui concerne à peu près l’ensemble du système politique condamné à parler jusqu’à la nausée mais sans effet sur les transformations et les restructurations faute de courage et de vision. Bref la politique tombée au rang de la télé réalité et à ses décors de papier mâché.

La politique réduite à l’apparence médiatique

La politique réduite à l’apparence médiatique

Tous les sondages démontrent que les Français sont le peuple le plus pessimiste d’Europe. Toute la société porte une responsabilité dans la décadence du pays qui concerne des champs politiques très divers comme l’affaiblissement de l’autorité de l’État, l’augmentation des déficits publics et de l’endettement, l’islam radical, la sécurité en général, la drogue, l’affaiblissement du système de santé ou le lamentable niveau de l’école . Cela pour ne citer que les principaux sujets de préoccupation.

 

Encore une fois, tous les acteurs qui font société doivent accepter leur propre responsabilité. D’une certaine manière,  les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Et en France , on préfère et de loin les bavards criards aux responsables clairvoyants et discrets. La plupart des partis sont complètement discrédités à force de réduire la politique à sa seule apparence. Le bla-bla devant une caméra pour donner l’illusion de la conviction et de l’action. Un art dans lequel Macron et la plupart des autres sont passés maîtres grâce notamment à la dialectique verbeuse et creuse des différents instituts politiques dont ils sont les produits ou dont ils s’inspirent.

Tous les partis sont discrédités et le report sur le front national constitue une sorte de refuge des déçus de la politique. Ils sont nombreux à droite comme à gauche. Une gauche surtout composée de bisous nounours qui s’éloignent chaque jour un peu plus des réalités socio-économiques. Et une droite qui se laisse tenter par la démagogie et-ou l’immobilisme. Mais un immobilisme qui concerne à peu près l’ensemble du système politique condamné à parler jusqu’à la nausée mais sans effet sur les transformations et les restructurations faute de courage et de vision. Bref la politique tombée au rang de la télé réalité et à ses décors de papier mâché.

Politique-Hamas-Israël : une guerre également médiatique

Politique-Hamas-Israël : une guerre également médiatique


« Je te dis que nous livrons une bataille, et que plus de la moitié de cette bataille se déroule sur la scène médiatique. Nous sommes donc engagés dans une bataille médiatique pour gagner les cœurs et les esprits des membres de notre communauté. » Cette citation nous montre à quel point Ayman al-Zawahiri – longtemps numéro deux d’Al-Qaida, puis leader de l’organisation de l’élimination d’Oussama Ben Laden en 2011 jusqu’à son propre assassinat en 2022 par un drone américain – considérait la sphère médiatique comme un champ de bataille à part entière. Et de ce point de vue, la supériorité militaire des États-Unis pourrait être un avantage pour les djihadistes. Une situation que l’on retrouve, mutatis mutandis, aujourd’hui dans le conflit qui oppose Israël au Hamas.

par
Pierre Firode
Professeur agrégé de Géographie, membre du laboratoire Médiations, Sorbonne Université
dans The Conversation

Les propos cités ci-dessus proviennent d’un message envoyé par Al-Zawahiri en 2004, depuis le Pakistan, à Abou Moussab Al-Zarqaoui, le fondateur d’Al-Qaida en Irak (la branche irakienne de l’organisation terroriste), pour l’inciter à mobiliser l’oumma, c’est-à-dire l’ensemble des musulmans, dans un djihad global à l’encontre de ce qu’il considérait être une nouvelle « croisade », menée par la « mécréante » puissance américaine, contre l’islam et ses pratiquants.

Pour ce faire, Al-Zawahiri insistait sur la nécessité de déplacer les nouveaux sanctuaires du groupe terroriste des confins ruraux – qui se trouvaient dans les zones tribales et montagneuses de l’Afghanistan et du Pakistan – vers les centres urbains de l’Irak central sunnite. Ce basculement géographique reposait sur un constat stratégique : la ville, dans les conflits contemporains asymétriques, est devenue un véritable catalyseur capable d’alimenter la « guerre médiatique ». Les destructions qui y sont commises par l’ennemi sont plus spectaculaires qu’en zone rurale, la présence de milliers de civils peut faire hésiter l’assaillant au moment de lancer ses attaques, le nombre de victimes collatérales plus élevé, la quantité de photos et de vidéos qui y sont prises est plus importante – autant d’éléments qui permettent de mieux mobiliser les publics lointains contre l’armée qui mène l’offensive.

Ce constat n’a rien perdu de son actualité. Les méthodes de combat adoptées par les actuels leaders militaires du Hamas semblent, à bien des égards, s’inscrire dans la continuité d’une pensée stratégique réfléchie, initialement élaborée au cours des affrontements de ces dernières décennies entre les puissances occidentales (principalement les États-Unis) et les groupes terroristes comme Al-Qaida.

En quoi la filiation idéologique et stratégique entre Al-Qaida et le Hamas peut-elle éclairer le conflit en cours à Gaza ?

Il est difficile de ne pas voir dans les modes opératoires du Hamas mis en œuvre actuellement à Gaza une logique similaire à celle utilisée par Al-Qaida en Irak à Falloujah (une ville située à 70 km à l’ouest de Bagdad, peuplée de quelque 300 000 habitants avant le début des hostilités) en 2004. La deuxième bataille de Falloujah, en novembre 2004, constitue, à cet égard, un cas d’école pour comprendre l’utilisation de l’arme médiatique par des groupes terroristes dans un conflit asymétrique.

Lors de l’opération Al-Fajr lancée en novembre 2004, Al-Qaida a construit son système défensif à Falloujah de façon à alimenter la guerre informationnelle menée contre les États-Unis. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre la concentration des caches d’armes autour des principales mosquées de la ville.

Sur ce document produit par l’armée américaine, peuvent être mis en évidence cinq bastions défensifs, chacun organisé soit autour d’une mosquée stratégique soit autour de l’hôpital universitaire de Falloujah. Un tel dispositif permet aux insurgés de bénéficier de la relative protection de boucliers humains : même si l’essentiel de la population de Falloujah a quitté la ville au moment de l’offensive américaine, les mosquées et l’hôpital universitaire sont des lieux de refuge pour les civils, qui les perçoivent comme des sanctuaires.

En plus de dissuader les Américains de frapper ces positions, les insurgés entendent maximiser, en cas de frappe, les pertes civiles afin d’inonder les médias arabophones d’images de civils irakiens tués. D’autant que la mosquée revêt un caractère sacré ce qui transforme l’opération américaine en une véritable profanation aux yeux des populations musulmanes, en Irak et ailleurs au Proche-Orient. Il s’agit alors pour Al-Qaida en Irak de réveiller chez l’Oumma le « réflexe » du djihad dit « défensif ».

En effet, les stratégies employées par Al-Qaida doivent s’interpréter à l’aune de la théorie des deux djihads développée par Ben Laden, Abdallah Azzam et Al-Zawahiri (les trois principaux stratèges de l’organisation terroriste) :

« Le djihad contre les infidèles est de deux sortes : le djihad offensif, à savoir attaquer les infidèles dans leur pays. […] et le djihad défensif, à savoir expulser les infidèles de nos pays, [qui] est une obligation individuelle, et même le plus important devoir individuel, dans les cas suivants : lorsque les infidèles pénètrent dans l’un des territoires musulmans et y persécutent des frères. »

La lutte contre la profanation des mosquées et pour la protection de populations civiles menacées par des « mécréants » relève pour les théoriciens d’Al-Qaida du djihad dit « défensif ». Or, les stratèges d’Al-Qaida ont parfaitement conscience que ce djihad défensif est beaucoup plus consensuel au sein de l’oumma que le djihad dit offensif, qui ne concerne qu’une infime minorité de musulmans.

L’objectif d’Al-Qaida est donc clair : obliger l’armée américaine à toucher les civils, à profaner des lieux saints, symboles de l’oumma, afin de la rassembler autour du drapeau djihadiste.

Cette stratégie trouve alors un écho évident dans les doctrines actuellement utilisées à Gaza, comme le montre le manuel de guérilla urbaine du Hamas retrouvé par Tsahal lors de l’opération « Bordure protectrice » en 2014. Comme Al-Qaida en Irak, le Hamas a théorisé l’utilisation des boucliers humains pour fédérer les populations musulmanes autour du djihad anti-Israël. L’un des passages de ce manuel, très partiellement mis à disposition des chercheurs par Tsahal, affirme :

« La destruction d’habitations civiles : cette pratique attise la haine des citoyens envers les assaillants [l’armée israélienne] et augmente leur soutien aux forces de résistance de la ville [Hamas]. »

C’est dans cette optique que l’on pourrait comprendre la localisation des forces du Hamas dans le quartier de Shuja’iya, frappé par Tsahal en 2014 lors de l’opération « Bordure protectrice ».

On voit bien à travers ce document fourni par l’armée israélienne que les points de départ de tirs de roquettes sont concentrés dans les espaces les plus densément habités du tissu urbain.

La géographie des planques témoigne d’une même logique de boucliers humains. Ces planques sont concentrées autour de deux zones résidentielles d’habitat collectif où les combattants du Hamas se cachent sous les étages occupés par des populations civiles.

À la différence d’Al-Qaida, le Hamas ne cherche pas a priori à susciter des vocations djihadistes, mais plutôt à soulever la rue arabe, à la radicaliser afin de fragiliser les régimes arabes partenaires d’Israël et d’isoler un État hébreu soucieux de normaliser ses relations avec ses voisins.

Les stratèges d’Al-Qaida ont d’ailleurs théorisé la vocation du djihad palestinien à saper la légitimité des régimes arabes en paix avec Israël (à commencer par l’Égypte, depuis les accords de Camp David de 1978). Comme l’écrit Al-Zawahiri en décembre 2001 :

« L’occasion qui s’offre au mouvement djihadiste de conduire l’oumma vers le djihad pour la Palestine est plus grande que jamais, car tous les courants laïcs qui faisaient de la surenchère sur la cause palestinienne et rivalisaient avec le mouvement islamique pour la direction de l’oumma dans cette cause se sont découverts, aux yeux de l’oumma, en reconnaissant le droit à l’existence d’Israël, en engageant des pourparlers et en se conformant aux décisions internationales. »

Le djihad défensif pour la Palestine doit donc participer, selon Azzam et Al-Zawahiri, à la lutte contre les « ennemis proches » (les « régimes arabes impies » comme l’Égypte) et déboucher sur une insurrection de la rue arabe contre ces régimes dont ce même djihad révélera, pour Azzam, la « soumission » aux « croisés judéo-chrétiens ».

Ainsi, le recours aux boucliers humains et l’implantation des groupes terroristes dans des espaces densément peuplés s’inscrivent dans un projet stratégique clairement assumé dès la création d’Al-Qaida : rassembler l’oumma autour d’un djihad pensé comme la défense d’un Dar-Al-Islam (terre des musulmans) « persécuté », « occupé » et « humilié » par une puissance dite « mécréante ».

Dans cette optique, l’essentiel du combat djihadiste se mène sur le « champ de bataille médiatique » où l’asymétrie militaire entre fort et faible profite aux faibles et aboutit à ce que Jean Paul Chagnollaud appelle la « défaite du vainqueur ». Cette expression résume parfaitement l’échec des Américains, sur le temps long, dans leur opposition à Al-Qaida en Irak de 2004 à 2011, et pourrait synthétiser l’issue du conflit actuel à Gaza entre Israël et le Hamas.

Sciences-Recherche académique : Trop soumise à la vulgarisation médiatique

Sciences-Recherche académique : Trop soumise à la vulgarisation médiatique

 

Dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Hugo Hellard, docteur en astrophysique,  s’inquiète de l’incitation à la publication massive d’articles scientifiques, qui va à l’encontre même de la démarche académique, et appelle à réorienter la politique de la recherche.

 

On peut évidemment comprendre et même souhaiter que les résultats de la recherche puissent être vulgarisés d’abord dans la communauté scientifique puis, selon la nature, diffusés dans l’opinion. Reste que la médiatisation n’est pas l’objet prioritaire car le risque est de favoriser la course au lectorat au détriment de la production de connaissances. NDLR 

 

La recherche académique mondiale perd en efficacité, légitimité et responsabilité. Les incitations sous-jacentes à la publication de masse ont un impact négatif sur nos sociétés et sur les producteurs du contenu : les chercheuses et chercheurs eux-mêmes. Dans un monde où la compréhension désintéressée de nos écosystèmes est vitale pour relever les défis de l’urgence climatique, il est grand temps de donner aux chercheurs les moyens de travailler de manière indépendante, efficace et pertinente dans un environnement professionnel sain, tout en assurant une transmission des connaissances au public sous une forme compréhensible et accessible.

La crise sanitaire a ramené au premier plan la recherche académique, de la compréhension du virus responsable du Covid-19 au développement de plusieurs vaccins. Cette course au vaccin a aussi été le théâtre du système pervers sur lequel la recherche académique est actuellement construite : l’incitation à la production rapide et à la publication massive d’articles scientifiques. Il n’aura échappé à personne certaines rétractations d’articles, initialement publiés dans plusieurs journaux scientifiques prestigieux, comme The Lancet. Le site Retraction Watch résume dans cette page l’ensemble des articles scientifiques retirés dont le sujet portait sur le Covid-19.

Retirer un article n’a rien de mauvais en soi, car aucun article ne prétend présenter « la vérité », mais seulement des éléments permettant de s’en approcher. Aucun résultat scientifique n’est définitif. La pluralité des réponses apportées permet de mettre à disposition des éléments pour affiner l’analyse, trouver de potentielles erreurs, ou encore proposer de nouvelles approches, afin d’obtenir des conclusions qui s’approchent le plus de « la réalité ». C’est là le cœur du processus scientifique qui, par définition, se veut itératif et précis, donc long comparativement à la soif d’immédiateté ambiante.

Le respect de ce processus scientifique est essentiel pour comprendre « correctement » notre monde et respecter ses écosystèmes riches et divers. Malheureusement, la recherche académique est construite sur un système incitant à bafouer ce processus, pourtant garant de la construction saine du socle de connaissances communes. Les chercheuses et chercheurs du monde se trouvent aujourd’hui exclus et à la merci des trois parties prenantes du marché de la connaissance : les organismes de financement de la recherche (publics ou privés), les bibliothèques universitaires et les institutions de recherche (comme le CNRS en France).

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

La réunion de Borne avec les syndicats relève de la pure communication. En effet la première ministre n’avait strictement rien à dire de nouveau à propos de la réforme des retraites. Elle a fait comme d’habitude une longue introduction sur l’intérêt du dialogue social. Le problème c’est qu’elle refuse de négocier sur les retraites. Ce qui a justifié le départ des syndicats.Il ne pouvait évidemment rien sortir de positif de la rencontre avec une Première ministre en sursis et par ailleurs prisonnière de l’ entêtement de Macron qui ne veut rien entendre de la colère concernant la réforme des retraites.

Élisabeth Borne a tenté sans doute un dernier geste envers les syndicats pour sauver sa place. Ainsi elle invite l’intersyndicale a participé à un débat sans vrai mandat du président la république et sans ordre du jour. On connaît évidemment déjà le résultat. Les syndicats ont évidemment parlé de retraite et de leur refus de 64 ans et la première ministre de son côté a rappelé que la réforme suit son chemin démocratique jusqu’au conseil constitutionnel. Et l’on va vaguement évoquer d’éventuelles chantiers sociaux dont la plus grande responsabilité n’incombe d’ailleurs pas à l’État . Bref un vrai dialogue de sourds. Borne va vouloir parler d’avenir qu’elle n’a plus ! Et les syndicats vont souhaiter parler du présent que veut ignorer Borne.

Un nouvel échec première ministre qui s’est pourtant pourtant félicitée de la réunion ! Bref une manipulation médiatique.

Conclusion, la première ministre veut encore montrer qu’elle existe. Et les syndicats qui ont participé à la réunion ont montré de leur côté qu’elle ne sert à rien

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

La réunion de Borne avec les syndicats relève de la pure communication. En effet la première ministre n’avait strictement rien à dire de nouveau à propos de la réforme des retraites. Elle a fait comme d’habitude une longue introduction sur l’intérêt du dialogue social. Le problème c’est qu’elle refuse de négocier sur les retraites. Ce qui a justifié le départ des syndicats.Il ne pouvait évidemment rien sortir de positif de la rencontre avec une Première ministre en sursis et par ailleurs prisonnière de l’ entêtement de Macron qui ne veut rien entendre de la colère concernant la réforme des retraites.

Élisabeth Borne a tenté sans doute un dernier geste envers les syndicats pour sauver sa place. Ainsi elle invite l’intersyndicale a participé à un débat sans vrai mandat du président la république et sans ordre du jour. On connaît évidemment déjà le résultat. Les syndicats ont évidemment parlé de retraite et de leur refus de 64 ans et la première ministre de son côté a rappelé que la réforme suit son chemin démocratique jusqu’au conseil constitutionnel. Et l’on va vaguement évoquer d’éventuelles chantiers sociaux dont la plus grande responsabilité n’incombe d’ailleurs pas à l’État . Bref un vrai dialogue de sourds. Borne va vouloir parler d’avenir qu’elle n’a plus ! Et les syndicats vont souhaiter parler du présent que veut ignorer Borne.

Un nouvel échec première ministre qui s’est pourtant pourtant félicitée de la réunion ! Bref une manipulation médiatique.

L’intersyndicale est donc invitée aujourd’hui à Matignon. Le gouvernement veut reprendre le dialogue rompu après le retour au 49.3 pour passer la réforme des retraites et l’embrasement social qui a suivi. L’exécutif ne semble pourtant pas ouvert à la discussion sur la réforme des retraites. Le Conseil constitutionnel a de son côté annoncé qu’il rendrait ses décisions sur le texte en principe le 14 avril.

Reste à savoir sur quel sujet les discussions porteront. Si Matignon a confirmé l’invitation, l’ordre du jour n’est pas connu. Cela constitue une pratique assez inhabituelle. Mais pour le pouvoir l’important est de faire semblant de montrer sa bonne volonté en invitant les syndicats à parler même de n’importe quoi. Une sorte de piège dans les syndicats ne pourront se sortir que s’il dénonce l’absence total de pouvoir de la première ministre et la manipulation médiatique de la rencontre.

Les syndicats ne pouvaient pas ne pas répondre à cette invitation puisqu’à plusieurs reprises ils avaient demandé à être reçus.

Mais l’exécutif maintient que le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans s’appliquera. Par la voix d’Olivier Véran son porte-parole, le gouvernement a encore écarté à l’issue du Conseil des ministres mardi, l’hypothèse d’une pause dans l’application de la réforme.

Conclusion, la première ministre veut encore montrer qu’elle existe. Et les syndicats qui ont participé à la réunion ont montré de leur côté qu’elle ne sert à rien

Recherche académique : Trop soumise à la vulgarisation médiatique

Recherche académique : Trop soumise à la vulgarisation médiatique

 

Dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Hugo Hellard, docteur en astrophysique,  s’inquiète de l’incitation à la publication massive d’articles scientifiques, qui va à l’encontre même de la démarche académique, et appelle à réorienter la politique de la recherche.

 

On peut évidemment comprendre et même souhaiter que les résultats de la recherche puissent être vulgarisés d’abord dans la communauté scientifique puis, selon la nature, diffusés dans l’opinion. Reste que la médiatisation n’est pas l’objet prioritaire car le risque est de favoriser la course au lectorat au détriment de la production de connaissances. NDLR 

 

La recherche académique mondiale perd en efficacité, légitimité et responsabilité. Les incitations sous-jacentes à la publication de masse ont un impact négatif sur nos sociétés et sur les producteurs du contenu : les chercheuses et chercheurs eux-mêmes. Dans un monde où la compréhension désintéressée de nos écosystèmes est vitale pour relever les défis de l’urgence climatique, il est grand temps de donner aux chercheurs les moyens de travailler de manière indépendante, efficace et pertinente dans un environnement professionnel sain, tout en assurant une transmission des connaissances au public sous une forme compréhensible et accessible.

La crise sanitaire a ramené au premier plan la recherche académique, de la compréhension du virus responsable du Covid-19 au développement de plusieurs vaccins. Cette course au vaccin a aussi été le théâtre du système pervers sur lequel la recherche académique est actuellement construite : l’incitation à la production rapide et à la publication massive d’articles scientifiques. Il n’aura échappé à personne certaines rétractations d’articles, initialement publiés dans plusieurs journaux scientifiques prestigieux, comme The Lancet. Le site Retraction Watch résume dans cette page l’ensemble des articles scientifiques retirés dont le sujet portait sur le Covid-19.

Retirer un article n’a rien de mauvais en soi, car aucun article ne prétend présenter « la vérité », mais seulement des éléments permettant de s’en approcher. Aucun résultat scientifique n’est définitif. La pluralité des réponses apportées permet de mettre à disposition des éléments pour affiner l’analyse, trouver de potentielles erreurs, ou encore proposer de nouvelles approches, afin d’obtenir des conclusions qui s’approchent le plus de « la réalité ». C’est là le cœur du processus scientifique qui, par définition, se veut itératif et précis, donc long comparativement à la soif d’immédiateté ambiante.

Le respect de ce processus scientifique est essentiel pour comprendre « correctement » notre monde et respecter ses écosystèmes riches et divers. Malheureusement, la recherche académique est construite sur un système incitant à bafouer ce processus, pourtant garant de la construction saine du socle de connaissances communes. Les chercheuses et chercheurs du monde se trouvent aujourd’hui exclus et à la merci des trois parties prenantes du marché de la connaissance : les organismes de financement de la recherche (publics ou privés), les bibliothèques universitaires et les institutions de recherche (comme le CNRS en France).

Décès d’Elizabeth II : Ras-le-bol de l’enflure médiatique

Décès d’Elizabeth II : Ras-le-bol de l’enflure médiatique

 

« Ce n’est plus seulement de l’information qui déferle sur les écrans de télévision et dans la presse. C’est un déluge d’hommages dégoulinant d’amour de la reine [...], à se demander si la Terre entière n’est pas devenue monarchiste, regrette Daniel Leburgue. Je déplore [...] que « Le Monde » se soit laissé emporter par cette « lilibeth mania » anesthésiante. »

 

Bien sûr que la mort d’une reine qui a traversé tant d’années d’histoire est un événement mondial qu’il faut relater, ainsi que la manière dont les populations réagissent à cet événement. Il est aussi important de parler du nouveau roi et de la façon dont la monarchie britannique, la plus en vue de toutes les monarchies constitutionnelles qui existent encore, fonctionne.

Mais ce n’est plus seulement de l’information qui déferle sur les écrans de télévision et dans la presse. C’est un déluge d’hommages dégoulinant d’amour de la reine, parfois sirupeux, à se demander si la Terre entière n’est pas devenue monarchiste, fascinée, tel le papillon attiré par la lumière, par les fastes clinquant dont la défunte semblait incarner à elle seule une image absolue et définitive. Cette image fait rêver les foules crédules par la beauté, le protocole fastueux, les supposées merveilleuses actions durant son règne et le supposé rôle important et fantastique joué dans le monde par la défunte.

Le Monde se devait bien sûr de rapporter les événements, mais… De là à proposer de suivre en direct l’allocution du nouveau roi, de là à envoyer trois mails par jour pour suivre plus ou moins en direct ce qui se passe à la cour royale, de là à en rajouter en relatant en détail, avec un déluge de photos toujours souriantes de « sa Gracieuse Majesté » à tous les âges de la vie, toutes sortes d’épisodes qui ont émaillé les soixante-dix ans de règne d’Elizabeth II, n’est-ce pas aller au-delà de l’information et de l’oraison funèbre ? Peut-on comparer le rôle mondial d’Elizabeth II à celui de Mikhaïl Gorbatchev, qui vient lui aussi de mourir ? L’un est anecdotique alors que l’autre a une autre dimension historique.

Fallait-il toutefois aller à la rescousse pour tenter d’expliquer, via des spécialistes de la monarchie britannique, la « lourde charge » d’un monarque alors qu’il est dénué de tout pouvoir politique. Forcément, il y aura toujours des « spécialistes » qui, venus de ce fonds de commerce que sont les potins de la cour britannique, vous expliqueront le rôle important du monarque.

Or aujourd’hui, dans un monde où le monarque constitutionnel n’a pas de pouvoir politique et où le soi-disant pouvoir politique est lui-même devenu trop souvent un vassal du pouvoir économique détenu par les grandes entreprises mondialisées et le monde de la finance, la monarchie n’est qu’une belle potiche clinquante n’ayant qu’un rôle de communication, fait d’apparats, de réceptions luxueuses et de paillettes qui entretiennent des nostalgies et des rêves désuets, comme s’il s’agissait d’une série encore plus réussie que Downtown Abbey, avec l’avantage qu’elle est sans fin et réelle, et non une fiction…

Je regrette que Le Monde, et il n’est hélas pas le seul organe de presse que je critique, se soit transformé en une sorte d’annexe de GalaParis-MatchPoint de Vue, etc., qui font rêver d’habitude les midinettes en mal de Cendrillon ou de châteaux en Espagne, pour participer à la résurgence de la nostalgie des fastes monarchiques.

Nous vivons depuis plusieurs décennies une période de régression de la démocratie et des valeurs républicaines. Elle s’accompagne en même temps de la montée de l’obscurantisme, qui se manifeste par un regain religieux fondamentaliste et/ou par le rejet de la science et du rationalisme. La montée de populismes mensongers et de dictatures est désormais basée sur la manipulation de l’esprit des populations via les moyens de communication principalement numériques qui renvoient les bonnes vieilles dictatures à l’ancienne par coup d’État militaire au rang de moyens de conquête révolus et dépassés.

Ces fossoyeurs des démocraties républicaines s’accommoderaient volontiers du retour du désir monarchique (comme on le voit au Brésil, par exemple) agissant comme une drogue anesthésiante de populations réduites au rang d’objets manipulés, et non plus de sujets de « Majestés » pas aussi gracieuses que l’image qu’on veut leur donner. Je déplore donc profondément que Le Monde se soit laissé emporter par cette « lilibeth mania » anesthésiante à laquelle nous assistons et participe ainsi à encore moins de défense et promotion de la République, déjà fissurée de toutes parts. Trop, c’est trop.

Daniel Leburgue.

Un article du présent site précédent tentait d’expliquer cette sorte de mélancolie monarchique.

D’une certaine manière, les reines et rois d’Angleterre illustrent   la tentation monarchique qui apparaît de temps en temps dans le monde et en particulier en France.

La France qui après avoir initié la révolution a réussi à concilier la démocratie avec les principes monarchiques.

Dans le monde moderne ( à l’exception donc des pays à régime autocratique), la France fait un peu exception avec un système politique très centralisé et très monarchique. En fait, un seul homme oriente et dirige : le président. Autour de lui, une vaste cour constituée essentiellement d’un clergé spécialisé et formé dans les instituts de formation politique ( Sciences-po, ENA etc.).

En France une fois pénétrée la cour monarchique, on sort difficilement de cet environnement politique qui par ailleurs entretient des liens ambigus avec les puissances économiques et financières.

En comparant la France et l’Angleterre, on peut se légitimement se demander quel est le régime le plus monarchique.

La tentation monarchique est largement entretenue en France par le relatif échec du système démocratique dont se détournent désormais une grosse majorité des citoyen. En cause, la lourdeur des institutions et le fait que la démocratie est largement appropriée par des professionnels et-ou  anciens fonctionnaires. Dans la plupart des autres pays, les responsables battus aux élections disparaissent du paysage politique ; pas en France, où les résurrections et reclassements  sont toujours possibles.

Consciemment ou inconsciemment, les Français rêvent d’un retour d’un roi ou d’une reine, pour le faste sans doute, le retour à l’histoire et l’illusion de la grandeur que cela confèrerait  au pays.

Macron encore plus que d’autres a bien compris les ambiguïtés démocratiques françaises. Il a bien essayé de restaurer la grandeur monarchique passée mais sans grand succès. Si la reine d’Angleterre a pu apparaître un peu comme aussi la reine de France, Macron, lui, n’a jamais pu être considéré comme la reine d’Angleterre. Une sorte d’injustice car cette posture lui conviendrait mieux que celle d’un président de la république française.

Bolloré et Zemmour : Le phénomène médiatique s’est dégonflé

 Bolloré et Zemmour : Le phénomène médiatique s’est dégonflé

 

Dans son traitement, la campagne présidentielle a été marquée par une surreprésentation des idées d’extrême droite et des télévisions et radios dépendantes du pouvoir politique, estime l’historien du journalisme dans une tribune au « Monde ».

 

 

 

Au soir du premier tour, dans l’heure précédant l’annonce des résultats, CNews a donné l’impression de vouloir manifester une dernière fois son soutien à Eric Zemmour. Aux côtés de Laurence Ferrari étaient en effet rassemblés Louis de Raguenel, Alexandre Devecchio, Eugénie Bastié, Mathieu Bock-Côté et Charlotte d’Ornellas. Les rédactions de CNews et d’Europe 1 avaient ainsi réuni une partie des journalistes qui, malgré son effondrement dans les sondages, ont défendu jusqu’au bout le polémiste d’extrême droite. Rien d’étonnant dès lors à ce que l’ambiance du plateau ait pris des airs de veillée funèbre devant l’imminence de la défaite. Comme mu par un élan de nostalgie, Mathieu Bock-Côté a préféré s’attarder sur la fin de l’année 2021 en rappelant que « la campagne a eu lieu avant la campagne », avec l’émergence de la « surprise Zemmour », avant de s’éteindre au cours des mois suivants.

Le dépit de ces figures de la presse néoréactionnaire ne doit cependant pas cacher l’essentiel : même s’ils ont échoué dans les urnes, Bolloré et Zemmour ont bel et bien gagné une bataille médiatique. A force de marteler les mêmes termes sur CNews ou sur Europe 1, les journalistes de la droite radicale ont réussi à imposer un vocabulaire, des idées et un imaginaire xénophobes. En témoigne le succès de l’expression « grand remplacement », théorie complotiste qui a fini par être reprise non seulement par les autres médias mais par plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Les idées vantées sur CNews ont par ailleurs été représentées au second tour à travers la candidature de Marine Le Pen, qui a obtenu à cette occasion un score inédit pour l’extrême droite.

Bien sûr, la présidente du Rassemblement national a été attaquée pendant des mois sur les antennes du groupe Bolloré, où elle a été décrite comme une femme de gauche trop timorée pour être crédible et comme une dirigeante trop isolée pour être élue. Mais ce discours aura eu un effet paradoxal, celui de recentrer Marine Le Pen et de la délester de la radicalité désormais associée à Eric Zemmour. Les éditorialistes de CNews l’auront ainsi rendue sympathique dans le geste même qui avait pour but de la délégitimer.

Le combat culturel et politique mené par le groupe Bolloré a donc en partie été remporté. Mais comment expliquer l’attitude des médias audiovisuels et d’une partie de la presse écrite, qui ont eux aussi participé à la fabrication du phénomène Zemmour ? Dès la fin de l’été 2021, alors que l’éditorialiste de CNews n’était encore crédité que de quelques points dans les sondages, les chaînes de télévision et les radios ont ainsi donné un écho disproportionné à ses moindres faits et gestes.

Macon–Le Pen : image médiatique assez proche

Macon–Le Pen : image médiatique assez proche

 

 

Selon un sondage Kantar Public – Epoka pour Le Figaro, qui s’intéresse aux traits de personnalités des deux finalistes à l’élection présidentielle, l’une et l’autre apparaissent ainsi déterminés pour 8 Français sur 10, intelligents pour 7 sur 10, et autoritaires pour les deux tiers. Par ailleurs, pour près de 6 Français sur 10, les deux candidats apparaissent courageux.

«Il n’y a pas d’outsider, ce sont deux personnalités qui se ressemblent du point de vue de leur image», décrypte Laure Salvaing, directrice générale de Kantar Public France. «Les deux sont considérés comme des hommes et femmes politiques traditionnels, avec tout ce qu’ils peuvent concentrer comme rejet», analyse-t-elle.

La directrice de l’étude observe que, depuis 2017, «l’image de Marine Le Pen a remonté la pente en matière de compétence et de crédibilité». Dans ce domaine, la candidate du Rassemblement national fait quasiment jeu égal avec le président sortant selon les électeurs. Près d’un Français sur deux estime que le qualificatif s’applique bien pour l’un et l’autre même si Emmanuel Macron (53%) devance la candidate RN (50%).

Les deux prétendants à l’Élysée conservent tout de même des différences caractéristiques aux yeux des Français. Emmanuel Macron se voit reprocher d’être manipulateur par 59% d’entre eux (contre 49% pour Marine Le Pen). Un grief qui lui est plus rapidement associé qu’à la représentante du RN. Le chef de l’État est aussi jugé plus méprisant (53%) que la candidate nationaliste (41%). Sur la capacité d’écoute, Marine Le Pen l’emporte avec 48% des Français qui lui attribuent cette qualité, contre 38% à Emmanuel Macron.

Toutefois, la députée du Pas-de-Calais apparaît plus inquiétante que son adversaire (46%). «Ce reproche lui est assez mécaniquement associé, ce qui montre que la normalisation de son image n’est pas totale», analyse l’étude. Marine Le Pen est également jugée plus souvent agressive (48%) que le président sortant (42%).

Selon le sondage, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour, qui «détiennent en partie les clefs du second tour», se montrent beaucoup plus sceptiques s’agissant de l’honnêteté et la capacité d’écoute des deux finalistes, et sont plus nombreux que la moyenne à leur accoler des défauts. Les deux reproches qui leur sont associés le plus rapidement par les mélenchonistes sont «manipulateur» pour Emmanuel Macron et «agressive» pour Marine Le Pen.

Pour le «match retour» de l’élection présidentielle, «ce que craignent les Français sont la manipulation et le mépris de la part d’Emmanuel Macron. Du côté de Marine Le Pen, c’est l’agressivité», insiste Laure Salvaing. Des aspects de leur personnalité que les candidats chercheront à gommer lors du débat d’entre deux tours.

Zemmour et le dérapage médiatique

Zemmour et le dérapage médiatique

Le traitement par les chaînes de la course à l’Elysée aura été marqué par le poids des émissions d’« infotainment », qui se sont beaucoup concentrées sur le candidat d’extrême droite Eric Zemmour et ses outrances. ( Le Monde)

 

Analyse.

Alors que Léa Salamé et Gilles Bouleau sont en train de vérifier la fiabilité du chronomètre qui rythmera, mercredi 20 avril au soir, l’ultime débat de la campagne électorale, que retiendra-t-on du feuilleton télévisé de l’élection présidentielle de 2022 ? L’impression d’une certaine confusion, sans doute due à la profusion d’émissions proposées par les chaînes de télévision, qui, sommées de se distinguer les unes des autres, ont multiplié les formats susceptibles d’attirer les téléspectateurs.

La tendance n’est pas nouvelle : dans les années 1980-1990, les chaînes cherchaient déjà à renouveler la forme des émissions politiques, partant du principe que la politique, c’est ennuyeux et que cela divise. Mais l’ère de l’ « infotainment », caractérisée par ces rendez-vous mêlant information et divertissement et accueillant les personnalités politiques comme des people, a pris une nouvelle dimension en concentrant son attention sur Eric Zemmour. Cyril Hanouna, chantre du « soft power de l’anti-intellectualisme », selon l’historien et essayiste Stéphane Encel (Ce n’est pas que d’la télé, 2021, éditions David Reinharc), a fait alterner dans « Face à Baba » les confrontations « cash », façon matchs de boxe, et séances de câlinothérapie du candidat de Reconquête !.

Jean-Marc Morandini a promené son ancien collègue de CNews dans Drancy (Seine-Saint-Denis), sa ville d’origine. De son côté, BFM-TV a lancé la saison politique en mettant en scène, dès le mois de septembre, un duel entre Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et son adversaire d’extrême droite, alors que le journaliste du Figaro n’était pas encore candidat.

Lorsque l’Arcom (ex-CSA) a vérifié, début avril, l’équité des temps de parole entre les candidats sur la période du 2 janvier au 7 mars inclus, 11 médias différents (dont CNews, RTL, France Inter, TF1, France 5 et BFM-TV) se sont retrouvés épinglés pour surreprésentation du polémiste d’extrême droite. On concédera aux chaînes d’avoir dû composer avec les moyens du bord et la mauvaise volonté des postulants au fauteuil présidentiel, toujours moins enclins à jouer le jeu du débat démocratique tel que la télévision le pratique.

Entre le refus d’Emmanuel Macron de se rendre à l’émission politique « Elysée 2022 », sur France 2, celui de Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou de s’asseoir devant les micros d’Europe 1, et les tergiversations à n’en plus finir pour monter des débats qui conviennent aux uns sans valoriser les autres et inversement, les candidats aussi méritent de figurer sur le banc des accusés. Comment ne pas déplorer qu’en 2022 l’audiovisuel en soit encore à accepter que le personnel politique choisisse ses contradicteurs et ses intervieweurs ? Comment s’étonner, ensuite, qu’une partie des téléspectateurs en conclue que les dés démocratiques sont pipés, quand Emmanuel Macron et Marine Le Pen, pour une fois bien d’accord, n’ont pas envie qu’Anne-Sophie Lapix coanime l’ultime débat de l’élection présidentielle ? On ne saurait mieux encourager la défiance du public.

Symbolisme médiatique et pathologie politique

  • Symbolisme médiatique et  pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Société-Symbolisme médiatique ou la pathologie politique

  • Société-Symbolisme médiatique ou  la pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Symbolisme médiatique ou la pathologie politique

  • Symbolisme médiatique ou  la pathologie politique 
  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.

Société-Symbolisme médiatique : la pathologie politique

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  • La représentation des choses prenant le pas parfois sur la réalité, certains en politique , notamment Macron, en déduisent qu’on peut s’affranchir du traitement du réel pour se mobiliser uniquement sur l’apparence.
  • Sans doute la pathologie politique la plus partagée y compris par un président de la république qui faute d’idéologie et de vision claire se satisfait d’empiler des symboles susceptibles de structurer sa propre histoire. Difficile en effet de décrypter ce que peut être le macronisme, une espèce de patchwork ou d’auberge espagnole dominée par des convictions libérales teintées de progressisme et de disruption  plus tapageurs que concrets.
  •  Dès lors , pour masquer la confusion et le vide, le recours au symbolisme médiatique devient incontournable. Ce qui compte, c’est n’est pas l’acte en tant que tel mais l’image qui en sera retranscrite médiatiquement. L’apparat compte davantage même que le pouvoir d’autant que la capacité d’agir n’est parfois  que vanité face à un monde de plus en plus complexe donc de plus en plus difficile à faire évoluer positivement et surtout rapidement.
  • La politique n’est plus le sujet mais l’effet de miroir que peut proposer son intention.
  • Bref un changement de paradigme  ontologique.
  • Les politiques conseillés par des publicistes n’ignorent pas que les capacités cognitives sont grandement affectées par l’utilisation excessive des supports numériques qui affectent, en tout cas diminuent, la profondeur de lecture et l’ouverture d’esprit. Ils recourent donc volontiers au symbolisme schématique qu’impose la mémorisation médiatique.
  • Ce n’est pas un hasard si Macron multiplie les occasions de commémoration à tout bout de champ pour tenter de s’insérer dans ce roman national dont il souhaite être l’un des héros entre Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle. Quitte d’ailleurs à élaborer des relations douteuses entre des événements contemporains et des faits historiques non contestés. Le problème , c’est que l’histoire, la vraie celle écrite par des historiens, aura du mal à isoler un événement significatif de Macron justifiant sa place dans l’histoire.
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