Archive pour le Tag 'syndicats'

Le Pen aussi chez les sympathisants des syndicats !

Le Pen aussi chez les sympathisants des syndicats !

 

Preuve que les anciens clivages sociologiques sont de moins en moins pertinents, des sympathisants des syndicats traditionnellement opposés à l’extrême droite commencent à voter pour Marine Le Pen. Selon l’enquête réalisée par Harris Interactive à l’issue du 1er tour de la Présidentielle auprès de 6500 personnes inscrites sur les listes électorales, plus d’un sympathisant sur cinq d’un syndicat de salariés a déposé ce dimanche dans l’urne un bulletin Marine Le Pen. Précisément 21%, soit 8 points de plus qu’en 2017.

La percée de la candidate d’extrême droite est particulièrement nette à la CGT où elle a séduit désormais 22% des militants, contre 15% il y a 5 ans, mais également chez FO (31% aujourd’hui, versus 24% en 2017) et à la CFTC (29%, contre 14% le 23 avril 2017). Plus surprenant, Marine Le Pen a également séduit ce dimanche 15% des sympathisants CFDT, soit deux fois plus qu’il y a 5 ans.

Ces résultats interpellent quand on connaît la position des principaux syndicats de salariés, CFDT et CGT en tête dont la lutte contre l’extrême droite fait partie de l’ADN, à l’égard du Rassemblement national

Manif des syndicats gauchistes : une mobilisation insignifiante

Manif des syndicats gauchistes : une mobilisation insignifiante

 

La participation à la grève et aux manifestations du jeudi 27 janvier a été tellement insignifiante que très peu de médias en rendent compte.

« Plus de 150 000 » personnes se seraient mobilisées lors de 170 manifestations et rassemblements, selon la CGT. En faite nettement moins que la moitié.

À Paris , la participation était très faible, quelques milliers de personnes. A Marseille,  2 500, selon la préfecture de police .

A Lyon, environ 1 500 personnes, selon la police, ont aussi défilé dans un froid glacial à la mi-journée, avec des messages comme : « c’est notre travail qui crée les richesses », tandis qu’ils étaient 1 500, selon la police, à Rennes, 2 500, selon les syndicats.

A Lille, plusieurs centaines de personnes se sont également réunies, sous la bruine, tandis qu’à Calais, les manifestants étaient 150 à 200.

A Strasbourg, plusieurs centaines de personnes (600 selon la préfecture, 700 selon les organisateurs) manifestaient aussi dans l’après-midi, et environ 500 à Besançon, derrière une banderole « Notre pouvoir d’achat part en fumée. Ras le bol ! ». Les manifestants étaient quelque 600 à Dijon, tandis qu’en Corse la mobilisation était faible, avec environ 150 personnes à Bastia, selon les autorités.

Les syndicats déplorent qu’il n’y ait eu aucun « coup de pouce » au smic au cours du quinquennat, au-delà des augmentations automatiques, ni de relèvement du point d’indice pour les fonctionnaires. Ils demandent une augmentation du smic et du point d’indice et, plus généralement, de tous les salaires, allocations et pensions de retraite, dans un contexte de forte inflation (+ 2,8 % sur un an en décembre) et de dividendes record.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, est lui aussi favorable à la revalorisation des salaires. « Heureusement qu’il y a eu la puissance publique pour financer l’économie pendant cette période. Le patronat, il faut qu’il comprenne que, maintenant, il faut rendre un peu », a-t-il affirmé jeudi sur Europe 1. Mais le premier syndicat français ne joindra pas ses forces à l’intersyndicale jeudi, car « le fourre-tout ne marche pas ». En outre, la CFDT n’apprécie guère le radicalisme des syndicats gauchistes.

Les syndicats gauchistes encore en grève ce jeudi

Les syndicats gauchistes encore en grève ce jeudi

C’est tout juste si l’appel des syndicats gauchistes pour encore une nouvelle grève ce jeudi a fait l’objet d’une information dans les médias. Et pour cause, la participation risque d’être complètement insignifiante  et même ridicule. D’une certaine manière,  c’est toujours le même scénario assez pitoyable. Le mouvement syndical quand il est uni réussit parfois une mobilisation assez significative puis les syndicats gauchistes décident de renouveler et de renouveler sans cesse la même recette. Résultat tout finit en eau de boudin avec une participation indigne qui insulte le syndicalisme et le tue à petit feu.( Notons que c’est la même stratégie d’échec qui a été choisi dans le milieu hospitalier récemment).

On comprend certes les motifs de mécontentement notamment ceux découlant de la hausse de l’inflation mais ce n’est pas des mouvements ultra minoritaires manipulés par les gauchistes qu’on parviendra à persuader les Français de se lancer dans des stratégies aussi aventureuses que la grève à répétition plus politique que syndicale.

Les syndicats gauchistes auraient décidé de tuer le syndicalisme qu’il ne s’y prendrait pas autrement. D’ailleurs aujourd’hui dans le contexte syndical français, ce sont les syndicats réformistes qui sont devenus majoritaires.

Baisse des tarifs EDF : les syndicats demandent une compensation

Baisse des tarifs EDF : les syndicats demandent une compensation

Les représentants syndicaux des salariés au conseil d’administration d’EDF  réclament que l’Etat compense « intégralement » le coût des mesures de réduction de tarif pour le groupe.

« (…) nous demandons à l’Etat actionnaire de compenser intégralement le coût du soutien provisoire demandé à EDF » pour limiter la hausse des prix de l’électricité, ajoutent-ils, jugeant que « d’évidence, EDF vend à perte » sa production électrique nucléaire.

« Nous refusons que ce soit le Groupe EDF qui assume, seul, encore et toujours, les risques de marché alors que c’est aussi lui seul qui assume tous les risques industriels. »

À noter qu’aux difficultés financières d’EDF s’ajoutent des problèmes d’entretien qui paralyse plusieurs réacteurs Actuellement, sur les 56 réacteurs du parc nucléaire français, cinq sont ainsi à l’arrêt à cause de problèmes de corrosion identifiés ou soupçonnés sur un circuit de sécurité, plus autant à l’arrêt pour d’autres raisons.

Ces cinq réacteurs représentent à eux seuls environ 12% de la capacité nucléaire française. Cela a conduit EDF à revoir en baisse sa prévision de production nucléaire jeudi soir. Ces arrêts non prévus accroissent un peu plus la tension sur la sécurité d’approvisionnement électrique cet hiver en France, alors que la disponibilité du parc est déjà faible avec au total 10 réacteurs arrêtés.

À noter que plusieurs sont également liés au report d’entretien de certaines centrales du fait de la crise sanitaire.

SNCF: Nouvelles grèves des syndicats pour tuer l’entreprise et le service public

SNCF: Nouvelles grèves des syndicats pour tuer l’entreprise et le service public 

 

 

 

La SNCF est évidemment engluée dans une situation économique , financière et concurrentielle  inextricable. En clair, elle ne cesse de perdre des parts de marché sur tous les créneaux, accuse une crise financière sans fin et se trouve maintenant affrontée à une concurrence anarchique ( réciproquement la SNCF va concurrencer les autres réseaux des pays étrangers !).

C’est encore le moment choisi par les syndicats pour appeler à une nouvelle grève pendant les vacances de Noël.

En fait, les syndicats sont engagés dans une fuite en avant gauchiste pilotée par Sud rail. Un mouvement qui va concerner essentiellement les agents de conduite et les contrôleurs et qui évidemment va porter une nouvelle atteinte à l’image d’une entreprise complètement cangrenée par la gréviculture , le gauchisme et l’irresponsabilité.

On voudrait tuer définitivement l’entreprise et le service public  qu’on ne s’y prendrait pas autrement avec comme horizon un jour une société recroquevillée sur quelques activités que le corporatisme irresponsable n’aura encore pas réussi à étrangler complètement.

Cette grève en pleine période pandémique va surtout porter atteinte à l’intérêt des usagers. Le paradoxe c’est que parallèlement la SNCF est engagée dans la voie d’une libéralisation qui va autoriser la concurrence pour la circulation des TGV et permettre à cette concurrence de pénétrer largement les TER via les appels d’offres.

Les syndicats font la démonstration de leur incompétence même à conduire un mouvement syndical dans l’intérêt des cheminots, de l’entreprise et des clients. L’histoire retiendra sans doute qu’ils ont largement contribué à saboter leur outil de travail, à le déconsidérer et à persuader les pouvoirs publics de tuer progressivement une entreprise ingérable.

Le gauchisme syndical a déjà largement favorisé la disparition du transport ferroviaire de messagerie, puis la quasi extinction du transport de fret ; il pourra se glorifier d’avoir largement participé à l’extinction du transport SNCF de personnes

 

 

Nouvelles grèves des syndicats pour tuer la SNCF

 

Nouvelles grèves des syndicats pour tuer la SNCF

 

 

La SNCF est évidemment engluée dans une situation économique , financière et concurrentielle  inextricable. En clair, elle ne cesse de perdre des parts de marché sur tous les créneaux, accuse une crise financière sans fin et se trouve maintenant affrontée à une concurrence anarchique ( réciproquement la SNCF va concurrencer les autres réseaux des pays étrangers !).

C’est encore le moment choisi par les syndicats pour appeler à une nouvelle grève pendant les vacances de Noël.

En fait, les syndicats sont engagés dans une fuite en avant gauchiste pilotée par Sud rail. Un mouvement qui va concerner essentiellement les agents de conduite et les contrôleurs et qui évidemment va porter une nouvelle atteinte à l’image d’une entreprise complètement cangrenée par la gréviculture , le gauchisme et l’irresponsabilité.

On voudrait tuer définitivement l’entreprise qu’on ne s’y prendrait pas autrement avec comme horizon un jour une société recroquevillée sur quelques activités que le corporatisme irresponsable n’aura encore pas réussi à étrangler complètement.

Cette grève en pleine période pandémique va surtout porter atteinte à l’intérêt des usagers. Le paradoxe c’est que parallèlement la SNCF est engagée dans la voie d’une libéralisation qui va autoriser la concurrence pour la circulation des TGV et permettre à cette concurrence de pénétrer largement les TER via les appels d’offres.

Les syndicats font la démonstration de leur incompétence même à conduire un mouvement syndical dans l’intérêt des cheminots, de l’entreprise et des clients. L’histoire retiendra sans doute qu’ils ont largement contribué à saboter leur outil de travail, à le déconsidérer et à persuader les pouvoirs publics de tuer progressivement une entreprise ingérable.

Le gauchisme syndical a déjà largement favorisé la disparition du transport ferroviaire de messagerie, puis la quasi extinction du transport de fret ; il pourra se glorifier d’avoir largement participé à l’extinction du transport SNCF de personnes

 

 

Manif du 5 décembre des syndicats gauchistes : une participation ridicule

Manif du 5 décembre des syndicats gauchistes : une participation ridicule

 

 

 

Une nouvelle fois les syndicats gauchistes comprenant La CGT, la FSU, Solidaires et Force ouvrière, d’une part, et l’Unef, l’UNL, la Fidl et le MNL, d’autre part,

n’ont réussi à mobiliser qu’environ 80 000 personnes d’après le ministère de l’intérieur, le double d’après leurs propres chiffres. De toute façon, une participation insignifiante qui a rarement fait l’objet d’un compte rendu dans les médias. Ou comment dévaloriser encore un peu plus un syndicalisme rongé par l’individualisme tout autant que par des organisations complètement irresponsables.

 

Des organisations qui se complaisent dans les mouvements ultra minoritaires et qui discréditent chaque jour un peu plus le rôle qu’elle devrait pourtant. À noter que les syndicats majoritaires en France aujourd’hui à savoir la CFDT, la CFTC, l’UNSA et la CGC ont refusé de s’associer à cette journée fourre-tout  qui mélange les salaires, l’emploi, les retraites, le service public et les revendications catégorielles. Bref comme déjà depuis des années pour ces organisations, un syndicalisme de contestation dont le but n’est pas d’obtenir des résultats concrets pour les salariés. Si cette manifestation avait pour objet de montrer publiquement la grande faiblesse mouvement social actuelle alors elle a atteint son but.

 

Manif du 5 décembre des syndicats gauchistes : une participation ridicule

 

Manif du 5 décembre des syndicats gauchistes : une participation ridicule

 

 

 

Une nouvelle fois les syndicats gauchistes comprenant La CGT, la FSU, Solidaires et Force ouvrière, d’une part, et l’Unef, l’UNL, la Fidl et le MNL, d’autre part,

n’ont réussi à mobiliser qu’environ 80 000 personnes d’après le ministère de l’intérieur, le double d’après leurs propres chiffres. De toute façon, une participation insignifiante qui a rarement fait l’objet d’un compte rendu dans les médias. Ou comment dévaloriser encore un peu plus un syndicalisme rongé par l’individualisme tout autant que par des organisations complètement irresponsables.

 Des organisations qui se complaisent dans les mouvements ultra minoritaires et qui discréditent chaque jour un peu plus le rôle qu’elle devrait pourtant. À noter que les syndicats majoritaires en France aujourd’hui à savoir la CFDT, la CFTC, l’UNSA et la CGC ont refusé de s’associer à cette journée fourre-tout  qui mélange les salaires, l’emploi, les retraites, le service public et les revendications catégorielles. Bref comme déjà depuis des années pour ces organisations, un syndicalisme de contestation dont le but n’est pas d’obtenir des résultats concrets pour les salariés. Si cette manifestation avait pour objet de montrer publiquement la grande faiblesse mouvement social actuelle alors elle a atteint son but.

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

 

La confiance dans les syndicats remonte mais il y a encore des progrès à faire ! Selon Le baromètre annuel sur le dialogue social réalisée en juin par le Cevipof, le laboratoire de recherche de Sciences Po, fait ressortir un léger regain de confiance inédit pour les syndicats. En effet, 4 salariés sur 10 affirment leur faire «très confiance» ou «plutôt confiance». Un niveau qui dépasse le record atteint en 2010, en pleine mobilisation contre la réforme Woerth des retraites, et les scores de la précédente décennie (28 % en 2013 et 29 % en 2017). À noter quand même qu’une majorité exprime toujours sa défiance envers les syndicats, qui demeurent en «queue de peloton» des organisations peu appréciées, ne devançant d’une courte tête que les médias, les réseaux sociaux et les partis politiques.

5 octobre : une journée de mobilisation par les syndicats d’extrême-gauche

5 octobre : une journée de mobilisation par les syndicats d’extrême-gauche

Ce sont surtout les syndicats d’extrême-gauche qui participeront à une journée de mobilisation le 5 octobre à l’initiative de la CGT. On retrouvera en particulier FO, de FSU, de Solidaires (Sud) et des organisations de jeunesse (Unef, UNL, Fidl, MNL) . Par contre les syndicats réformistes n’y participeront pas notamment la CFDT premier syndicat de France, la CFTC et la CGC

Les principales revendications seront assez générales et devraient couvrir notamment l’emploi, la protection sociale et la défense des droits d’une jeunesse particulièrement fragilisée par la crise et les salaires. Une sorte de journée fourre-tout à caractère autant politique que syndical.

La guerre des syndicats de magistrats contre Dupond-Moretti

La guerre des syndicats de magistrats contre Dupond-Moretti 

 

Le professeur de droit Olivier Beaud estime que la mise en examen du garde des sceaux met en lumière « la volonté quasi-impérialiste des magistrats de contrôler la vertu des gouvernants »(Le Monde extrait).

 

Tribune. 

 

Sans surprise, Eric Dupond-Moretti, actuel garde des sceaux, a été mis en examen, vendredi 16 juillet, par la Cour de justice de la République (CJR) pour prise illégale d’intérêts du fait d’actes commis dans l’exercice de ses fonctions. Les médias ont plutôt tendance à présenter l’affaire comme si l’actuel ministre était le « méchant » gouvernant qui s’acharnerait sur les « bons » magistrats en faisant mener sur eux – c’est-à-dire des membres du Parquet national financier (PNF) – des enquêtes administratives, ou en diligentant des poursuites disciplinaires afin d’assouvir une sorte de vengeance personnelle. Selon cette version commune, l’actuel ministre se trouverait pris dans un conflit d’intérêts, dont la traduction pénale serait la prise illégale d’intérêts. Cette thèse vient d’être avalisée par la commission d’instruction de la CJR.


En réalité, on peut lire les faits de façon opposée, ce qu’on va faire ici. Alors qu’il était encore avocat, M. Dupond-Moretti a fait l’objet d’un « espionnage » de la part du PNF pour la seule raison qu’il était le collègue et l’ami de l’avocat de Nicolas Sarkozy. Obsédé par l’idée de trouver la « taupe » qui aurait informé l’ancien président de la République qu’il était écouté dans l’affaire « Bismuth », les magistrats du PNF ont décidé de rechercher les coups de téléphone (au moyen des fadettes) que donnaient tous les amis ou collègues avocats de Me Herzog.

Les avocats ont bel et bien été « espionnés » pour une affaire à laquelle ils étaient totalement étrangers. Le rapport de l’inspection générale de la justice n’a certes pas conclu à l’illégalité de la procédure envers ces avocats, mais a énuméré une série impressionnante de dysfonctionnements de la part du PNF dont l’image ne ressort pas grandie d’un tel rapport.

Faut-il rappeler que, dans un Etat de droit, même si on est un magistrat, on n’espionne pas des avocats, sauf exceptions très précises ? Ce mépris des droits des avocats par certains magistrats en dit long sur la situation faite en France aux droits de la défense et à la profession d’avocat.

Il ressort d’une telle lecture des faits que M. Dupond-Moretti, ainsi que tous les autres avocats, a été la victime d’un zèle excessif de certains magistrats. Mais, à la différence des autres avocats, il a osé porter plainte contre de tels agissements. C’est seulement plus tard qu’il a été nommé ministre. On ne voit pas pourquoi il aurait refusé d’être garde des sceaux au seul motif de ce différend avec le Parquet national financier ni pourquoi un avocat ne pourrait pas devenir le garde des sceaux. Robert Badinter l’a été, pourquoi pas M. Dupond-Moretti ?

Réforme d’EDF : une campagne d’information auprès des maires par les syndicats

Réforme d’EDF : une campagne d’information auprès des maires par les syndicats

 

Les syndicats s’opposent à l’éclatement reprises en trois nouvelles sociétés. Ils craignent en particulier la privatisation dEnedis.  En France, la distribution de l’électricité est un service public sous monopole. Enedis est ainsi le gestionnaire de 95% du réseau de distribution d’électricité français. Mais il n’est pas le propriétaire de ce réseau. Celui-ci appartient aux collectivités locales, qui en concèdent la gestion à Enedis. L’entreprise régulée a ainsi la charge, via des contrats de concession, d’exploiter, de développer et d’entretenir plus d’un million de kilomètres de lignes électriques.

Dans  le futur EDF imaginé par l’exécutif et la direction du groupe, Enedis serait logé dans un EDF Vert, nouvelle entité dont une partie minoritaire du capital (environ 35%) serait privatisée. Pour les instances représentatives du personnel, cette opération mènera inévitablement à « la privatisation d’Enedis et à la financiarisation de la distribution de l’électricité ».

Elles craignent un traitement à deux vitesses et une remise en cause de la péréquation tarifaire. Modèle solidaire qui assure un traitement et un prix identiques pour un client qui habite une zone rurale (où les coûts de raccordement et d’acheminement sont plus élevés) et pour un client qui réside dans une grande métropole.

Assurance chômage : mise en cause au Conseil d’État par les syndicats

Assurance chômage : mise en cause au Conseil d’État par les syndicats

 

 

Les syndicats vont déposer ensemble un recours devant la justice administrative contre le décret du 30 mars. «On n’a pas rédigé de recours commun car chaque organisation a sa ligne, mais nos avocats iront symboliquement ensemble pour montrer notre opposition commune. Ce n’est pas l’ultime espoir mais on compte beaucoup dessus», affirme Michel Beaugas (FO).

 

Les syndicats déposeront à la fois un référé suspension et une saisine sur le fond. Les juges auront un mois pour se prononcer sur la suspension et éventuellement ensuite quatre mois pour examiner le fond. Pour étayer leurs recours, les syndicats ont fait tourner les ordinateurs en multipliant les «cas types» de «ruptures d’égalité» entre demandeurs d’emploi générées par la modification au 1er juillet du calcul du salaire journalier de référence (SJR), le cœur de la réforme.

 

«Comme il y a déjà eu une annulation de cette mesure en novembre par le Conseil d’État et une rectification par le gouvernement derrière, on a été obligés d’approfondir, on a bien gratté le décret», résume Michel Beaugas.

 

Un décret qui a créé des inégalités notamment en matière de périodes d’indemnisation inhabituelles (activité partielle, congés maternité, maladie…). Pour éviter ces «effets non voulus», la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a rédigé un peu à la va-vite un décret rectificatif qui prévoit de compter ces périodes «comme si le salaire avait été à son niveau habituel». Une prise en compte qui juridiquement semble assez fragile.

Si le gouvernement ne renonce pas, «l’une des dernières réformes du quinquennat s’attaquera donc aux travailleurs précaires, en réduisant leurs droits et en fragilisant leur situation sociale», ont dénoncé dans une tribune au Monde plusieurs responsables syndicaux et associatifs, dont Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT).

Surmonter l’antagonisme entre actionnaires et syndicats

Surmonter l’antagonisme entre actionnaires et syndicats

 

Philippe Latorre est cofondateur d’un fonds dédié aux PME françaises, et aujourd’hui conseil en particulier auprès des salariés. Il cosigne avec Christian Pierret l’essai Le nouveau contrat sociall’entreprise après la crise.

Les entreprises devraient, selon vous, être le lieu privilégié du renouveau de la société. L’Etat a-t-il perdu ce rôle ?

Les crises des Gilets jaunes et du coronavirus ont paradoxalement vu naître une demande pour plus d’Etat. La solution aux inégalités que les Gilets jaunes dénonçaient devait venir de l’Etat, censé les protéger, et non des entreprises où sont créées les richesses. La focale s’est déplacée. Ce ne sont plus les usines qui sont occupées comme en 1968, mais les ronds-points du domaine public. La pandémie de coronavirus a vu les Etats occuper le devant de la scène par les financements importants qu’ils maîtrisent. Il est pourtant indéniable que l’Etat est peu à peu évincé sur le plan économique et politique par des entreprises internationales qui font aujourd’hui société. Des Gafam hyperpuissants à la PME locale, l’entreprise voit son rôle et sa place évoluer dans les débats de société : inégalités, climat, innovation, santé… Les défis auxquels elles sont confrontées dépassent le seul sujet du résultat net et de l’intérêt des actionnaires financiers ou familiaux. Ce n’est plus au Parlement que se forment, se transforment et s’opposent les seuls conflits structurants des sociétés en mouvement, mais dans les entreprises. Elles se transforment en objet politique.

Quelle place pour l’Etat dans ce nouveau paradigme ?

Il faut trouver un nouvel équilibre entre les deux. L’entreprise ne doit pas décider de tout. Sa responsabilité, et celle de ses dirigeants, est de se consacrer à sa stratégie, ses clients et aux relations avec ses salariés. Tout cela dans le respect des lois qui encadrent son activité. L’État doit, de son côté, se plier à la logique d’objectifs et de résultats pour restaurer l’efficacité de son action. Il doit ensuite jouer son rôle d’arbitre en imposant des contraintes capables de faire bouger les lignes publiques et privées. C’est particulièrement vrai concernant les sujets environnementaux, sanitaires ou de libre concurrence. Sinon, les entreprises vont s’arroger des responsabilités complétées par une communication adaptée qui leur donneront une légitimité pour respecter des contraintes toutes relatives là où l’Etat aurait dû leur imposer des normes obligatoires. L’Etat et les entreprises doivent parvenir à un compromis et devenir partenaires dans une sorte d’hybridation culturelle qui permettra à la norme étatique d’être traduite par l’éthique de l’entreprise.

«Il faut que la France parvienne à surmonter cet antagonisme qui oppose depuis trop longtemps syndicats et actionnaires»

Les entreprises sont de plus en plus attendues sur le sujet de la RSE ou de l’ESG. Si le « E », les thématiques environnementales, sont de plus en plus traitées, peut-on dire la même chose du « S », le volet social ?

Les thématiques sociales restent traitées à l’échelle de l’égalité hommes-femmes, du handicap… Même s’il s’agit d’un progrès fondamental, elles laissent de côté d’autres sujets tout aussi essentiels : le partage de l’argent et du pouvoir. Ils sont pourtant plus que jamais d’actualité dans un contexte de crise qui touche durement les salariés. Premiers visés par les plans sociaux et la flexibilité imposée par la situation, ils n’obtiendront aucun des avantages des actionnaires ou des dirigeants lors de la reprise de la croissance. Cette reconnaissance, seules les entreprises, qui créent la richesse à laquelle ils contribuent, sont en mesure de leur offrir. Leur place nouvelle dans la société s’accompagne de devoirs et de responsabilités. Elles doivent devenir « cohésives », associer les salariés au capital de la société et leur redonner du pouvoir par l’accès à la gouvernance. Il faut que la France parvienne à surmonter cet antagonisme qui oppose depuis trop longtemps syndicats et actionnaires.

Pourquoi qualifiez-vous de « rupture » cette idée de l’actionnariat partagé dans les entreprises, alors que la France en est leader européen avec près de 110 milliards d’euros de capital détenu par les salariés ?

Ce chiffre est plus modeste qu’il n’y paraît. La participation est en réalité concentrée dans quelques très grandes entreprises ou celles où l’Etat est actionnaire. Les PME et ETI familiales associent peu : sur les 250 LBO réalisés chaque année en France, une dizaine seulement associe les salariés. L’actionnariat salarié se réduit donc à celui des entreprises du CAC40. Notre ambition dépasse de beaucoup un simple élargissement de ce système. Il nous faut nous inspirer de ce qui se fait de mieux aux Etats-Unis où le capital est très partagé, et dans les pays scandinaves ou en Allemagne où jusqu’à 30% à 50% des membres des conseils sont des salariés. L’actionnariat partagé doit être généralisé aux ETI et PME, afficher un objectif volontariste avec 12% minimum de capital partagé et au moins un ou deux représentants pour les entreprises de plus de 500 salariés. Il ne s’agit pas seulement de partager de la valeur, mais du pouvoir. Les salariés ont beaucoup de choses à apporter à leurs entreprises : s’ils en ont les compétences, il y a un vrai intérêt. Cela suscitera de l’engagement, donnera du sens à leur travail, tout en permettant au débat politique de reprendre des couleurs et au débat économique d’être meilleur. Le curseur du pouvoir doit passer plus loin de l’Etat, et plus près de l’entreprise.

Moins d’Etat, plus d’entreprise… Le slogan n’est pas neuf. Qu’est ce qui changerait dans le compromis que vous proposez ?

Notre démarche va au-delà d’un congrès du Medef ou du refrain gaulliste « capital travail ». On se place dans une logique sociale-démocrate rénovée. Il nous faut revenir à l’essence de la Constitution française qui, reprenant le préambule de la Constitution du 1946, propose l’instauration d’une « démocratie économique et sociale », en affirmant que « tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises ». Les actionnaires oscillent encore beaucoup entre crainte et paresse sur ces sujets. Les actionnaires financiers restent pragmatiques. Ils voient que tout cela est dans le sens de l’histoire, et si cela permet de consolider un business plan ou de sécuriser un projet, ils en deviendront les promoteurs.

Comment analysez-vous la révocation d’Emmanuel Faber, PDG de Danone, première « entreprise à mission » cotée au monde ?

On a encore peu de recul sur l’impact de son départ. Il faudra attendre la prochaine assemblée générale pour apprécier la manière dont la nouvelle direction va se positionner sur le sujet de la RSE et de l’entreprise à mission. Le profit à court terme sera-t-il vainqueur ou bien la révocation d’Emmanuel Faber n’est-elle qu’un ajustement par rapport à un dirigeant, considéré par ailleurs défaillant, qui ne remet pas en cause le projet d’entreprise à mission ? Il est toujours difficile de cerner l’instrumentalisation de la RSE par les dirigeants. Danone a par exemple commencé à publier en 2019 un bénéfice net par action (BNPA) décarboné. Une initiative à saluer et séduisante pour les investisseurs. Elle fait certes baisser le bénéfice par action en 2019 de 3,89 à 2,39 euros mais elle transforme une faiblesse en force. Car si les actionnaires jugent le bénéfice de Danone insuffisant par rapport à celui de ses concurrents, ils pourront apprécier la progression de celui ajusté du coût carbone dans un groupe qui accomplit des efforts pour réduire son empreinte et se présenter en modèle mondial. Si intérêt de l’entreprise et lutte généreuse pour le climat ne sont pas incompatibles, on trouve parfois des contradictions. Il ne faut cependant pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Même si le rapport Notat-Senard a été très édulcoré avec la loi Pacte, les débats qu’il pose vont contribuer à la construction du futur. Les discours autour de la RSE et de l’ESG sont une étape importante. Ils posent les jalons de l’évolution vers une entreprise plus cohésive en familiarisant les esprits des jeunes générations qui accéderont plus tard à des postes de dirigeants à ces idées, essentielles pour le renouveau d’un contrat social en phase avec son époque.

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Dans une tribune au « Monde », Hervé Desbrosses, ancien délégué syndical d’EDF, reproche aux syndicats qui contestent la restructuration de l’électricien de ne pas proposer de solution aux problèmes rencontrés par l’entreprise.

Tribune.

 

Depuis des mois, sur fond de négociations entre le gouvernement et la Commission européenne, les médias relatent le projet de restructuration d’EDF, le projet Hercule, qui alimente un conflit social entre les organisations syndicales et la direction du groupe. A l’approche d’un possible épilogue entre l’Etat français et la Commission européenne, quels enseignements peut-on tirer de ce conflit entre les quatre organisations syndicales représentatives et la direction d’EDF ?

Pour mieux se faire entendre, les organisations syndicales réunies en intersyndicale s’opposent radicalement à ce projet, mais le front uni se referme, tel un piège, sur les syndicats les plus progressistes qui la composent. Or, il serait utile qu’au moins une d’entre elles propose sa vision du contexte actuel et apporte ses solutions pour l’entreprise, en dehors de tout procès d’intention instruit par une intersyndicale parfois peu nuancée.

Aussi légitime qu’elle soit pour ses opposants, la contestation au projet ne peut être l’unique posture pour des organisations syndicales, elles doivent aussi énoncer des alternatives plausibles à la réforme proposée par la direction ou, à tout le moins, l’amender. Or il n’en est rien à ce jour. L’avenir du syndicalisme ne se trouve-t-il pas dans des positions étayées et une vision équilibrée de l’économie et du social ?

Cette synthèse entre efficacité économique et protection sociale, quelle organisation l’endossera pour réunir les 70 % à 80 % de salariés silencieux ces dernières semaines à leurs collègues grévistes, mais dont tous sont dans l’attente d’un véritable projet pour le groupe auquel ils sont fortement attachés ?

Le constat est pourtant clair : sous-rémunération de la production nucléaire, endettement endémique, investissements importants à réaliser, décrochage possible par rapport aux concurrents sur les relais de croissance actuels et à venir… : ce sont ces constats qui s’imposent, alors qu’EDF est incontestablement un fleuron industriel et le plus à même d’accompagner la centaine de pays visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les solutions profitables pour l’entreprise et les salariés seraient évidemment d’augmenter le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), qui est resté inchangé depuis près de dix ans et qui représente un quart du volume de la production annuelle d’EDF. Tout aussi profitable serait un accord avec la Commission européenne visant à solder le contentieux des concessions hydrauliques en les arrimant définitivement au groupe.

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

Nouveaux dispositifs de chômage partiel : le non du patronat et des syndicats

Nouveaux dispositifs de chômage partiel : le non du patronat et des syndicats

l’Etat ne veut rembourser aux employeurs que 85% des sommes versées aux salariés (au lieu de 100% durant le confinement). Par ailleurs l’Etat et l’Unedic prendraient en charge 90% des sommes versées aux salariés qui ne travaillent plus qu’à 60%. De dispositifs rejetés unanimement par les patrons

A partir de septembre, le chèque sera moins important. Lors de leurs discussions avec le ministère du Travail, cette semaine, les partenaires ­sociaux ont vu rouge. Ils comptent alerter Emmanuel Macron, qui devrait les rencontrer le 19 juin.

Deux nouveaux outils sont sur sa table : le premier a vocation à remplacer le dispositif d’activité partielle actuel et à aider les entreprises dont le plan de charge est affecté ponctuellement. En cas de difficultés passagères, elles pourront être soutenues pour une durée de trois mois, renouvelable trois fois. Mais l’Etat ne les couvrirait plus qu’à hauteur de 80%. Soit un reste à charge de 20%. Les entreprises paieraient des cotisations, ce qui n’était pas le cas avant. Les salariés, eux, ne toucheraient plus que 72% de leur rémunération nette (contre 84% aujourd’hui), et ce jusqu’à 4,5 smics.

« Le gouvernement se dit qu’en étant moins généreux des deux côtés il luttera contre les effets pervers du chômage partiel, souligne un syndicaliste. Sauf que c’est des licenciements économiques qu’il va récolter! » Devant l’Association des journalistes de l’information sociale, tous les partenaires sociaux ont pointé, jeudi, les risques consécutifs de hausse du chômage et de paupérisation. « Baisser l’indemnisation des salariés, c’est une folie », a dénoncé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Second dispositif qui suscite l’ire des syndicats : l’ »activité réduite pour le maintien en emploi ». L’ »Arme », selon son acronyme, mise sur la flexibilité du travail pour passer un cap difficile. En cas de baisse d’activité atteignant jusqu’à 40% maximum, l’Etat et l’Unedic prendraient en charge 90% des sommes versées aux salariés qui ne travaillent plus qu’à 60%. Les entreprises devront donc sortir les 10% restants… Les travailleurs percevraient 84% de leur salaire net. Bref au total salaire pourrait durer par exemple pendant deux ans

 

 

Prime automobile Allemagne : le SPD et les syndicats allemands s’opossent

Prime  automobile Allemagne : le SPD et les syndicats allemands s’oposent

D’un certain point de vue l’Allemagne connaît déjà les contradictions du jour d’avant et du jour d’après avec l’opposition entre les syndicats qui veulent privilégier la vente de voitures classiques et le SPD lui qui est hostile à l’encouragement des véhicules diesels et essence. Une problématique qu’on retrouvera sans doute dans de nombreux pays dans la mesure où la transition entre l’avant et l’après parer particulièrement complexe et ne peut s’inscrire dans le temps après examen détaillé de chaque filière. Des responsables syndicaux ont critiqué l’hostilité du SPD envers une prime à l’achat pour les véhicules diesel et essence. La formation de gauche, très proche du mouvement syndical, a bloqué cette mesure lors des négociations du plan de relance de 130 milliards d’euros. Les représentants des salariés craignent des conséquences pour l’emploi.

Jörg Hoffmann condamne un positionnement « guidé par la démoscopie ». En effet, la nouvelle direction du SPD défend une adaptation de sa politique industrielle aux enjeux climatiques. Elle entend ainsi reconquérir un électorat séduit par les écologistes. Les Verts allemands dépassent le SPD depuis plusieurs mois déjà dans les sondages d’intention de vote. Le verdissement de la ligne du SPD fait l’objet de controverse en interne depuis plusieurs années déjà. Quand il était vice-chancelier et président du parti entre 2013 et 2017, Sigmar Gabriel avait appelé ses troupes à « ne pas être plus écologistes que les Verts ». Il a bloqué nombre de mesures nuisant à l’emploi minier.

La dispute sur la prime pour l’automobile n’est pas le premier accroc entre le SPD et le monde syndical, très proche allié de la social-démocratie. En libéralisant le marché du travail, l’agenda 2010 de Gerhard Schröder avait conduit à une première crise profonde entre les deux grandes composantes de la gauche allemande.

Réouverture des écoles : pas sérieux pour les syndicats

Réouverture des écoles : pas sérieux pour les syndicats

Il paraît évident que l’annonce par le président de la république concernant crèches, écoles, collèges et lycées qui rouvriront « progressivement » à partir du 11 mai, correspond surtout à un objectif économique. Mais sûrement pas un objectif sanitaire car on sait que si les enfants sont peu atteints par le Coronavirus, ce sont les principaux vecteurs de transmission. Il paraît curieux donc de rouvrir les écoles et dans le même temps de laisser les cafés, les restaurants et autres lieux de rassemblement fermé. Autre contradiction le faite que l’enseignement supérieur, lui, ne reprendra pas avant l’automne,.

Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, cette annonce d’une réouverture progressive a été dictée par « l’envie de lutter contre les inégalités sociales et d’aider à la reprise du travail ». Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a à de nombreuses reprises évoqué le risque de voir se creuser les inégalités en raison de la fermeture des écoles.

« C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles, alors que l’on sait que c’est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précaution, ça paraît être en contradiction totale avec le reste », a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

« Il va y avoir une forte incompréhension de la part des enseignants, on a l’impression d’être sacrifié sur l’autel de l’économie », a-t-elle dit. « Reprendre dans un mois, comme si de rien n’était, ce n’est pas possible, car il n’y aura pas plus de gens immunisés, les enfants vont être ensemble à l’école, sans gestes barrière possibles, et ensuite aller dans les familles, chez les grands-parents, cela ne paraît pas du tout raisonnable », a ajouté Francette Popineau.

Coronavirus: Quatre syndicats de PSA pour un accord de crise

Coronavirus: Quatre syndicats de PSA pour  un accord de crise

L’accord de PSA préfigure sans doute les accords qui seront passés non seulement dans l’automobile mais dans l’ensemble de l’économie. Il s’agit évidemment de renforcer les mesures sanitaires mais aussi d’adapter le calendrier y compris en limitant le nombre de jours de congés pendant l’été et en convertissant des congés pour compenser le manque à gagner des jours de chômage partiel. Il est clair que plus le confinement va s’étaler et plus la mise en cause des congés d’été sera posée. Une réserve toutefois: le secteur automobile en plus de la crise sanitaire  affronte  une crise structurelle caractérisée par une très forte baisse de la demande. La réduction des périodes de congé pour l’ensemble des salariés court de l’été pourrait peser aussi sur la demande. Force ouvrière, la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC ont décidé de parapher l’accord qui restera en vigueur jusqu’au 31 octobre prochain.

“Cet accord (…) illustre la qualité du dialogue social dans notre groupe, qui permet de protéger la santé et la sécurité des salariés, tout en préservant la pérennité de l’entreprise”, a déclaré le directeur des ressources humaines de PSA, Xavier Chéreau, cité dans un communiqué.

La CGT a décidé de son côté de ne pas signer le texte. Dans un tract, le syndicat dénonce un “hold-up sur les congés payés d’été” des salariés, estimant que le groupe devrait faire plutôt appel aux intérimaires, et regrette que les actionnaires ne participent pas à l’effort collectif en renonçant à tout ou partie de leur dividende.

Contrairement à d’autres grands groupes du secteur, PSA a maintenu sa proposition de verser 1,1 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires, qui devront se prononcer le 25 juin prochain en assemblée générale sur ce point.

L’accord qui entre en vigueur immédiatement comporte un volet sur des mesures sanitaires renforcées afin de garantir la sécurité des sites industriels lorsque le travail reprendra. Toutes les usines européennes d’assemblage de véhicules et les activités commerciales de PSA sont à l’arrêt depuis le 16 mars.

“Cette démarche adaptée à la diversité des environnements de travail de chacun des sites de PSA en France permet de préparer les conditions garantissant la préservation de la santé des salariés”, peut-on lire dans le document que Reuters a pu consulter.

Plusieurs syndicats ne veulent pas entendre parler d’un redémarrage des usines avant que le pays n’ait passé le pic de l’épidémie ou qu’il ne soit entré dans la phase du déconfinement.

L’accord prévoit aussi un dispositif de solidarité permettant de compléter la rémunération des salariés en chômage partiel grâce au prélèvement de jours de congés chez ceux qui bénéficient d’un maintien de leur salaire, ainsi qu’à une contribution volontaire du groupe.

PSA pourra également adapter son calendrier de travail “aux évolutions difficilement prévisibles du marché automobile”, avec une liberté sur chaque site dans la programmation des congés, notamment pendant la période estivale.

Conformément aux ordonnances du gouvernement, le constructeur pourra imposer la prise de six jours de congés pendant la période d’activité partielle à compter de la signature de l’accord.

Chaque usine pourra aussi limiter exceptionnellement la prise de congés pendant l’été, habituellement une période calme dans la production de véhicules.

Les sites d’assemblage disposeront ainsi d’une souplesse pour rattraper le retard accumulé depuis la mi-mars, à condition que la demande pour les voitures qu’ils produisent soit au rendez-vous et que chaque salarié bénéficie d’au moins deux semaines de vacances – 12 jours ouvrables consécutifs – entre le 1er juillet et le 31 août.

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