Archive pour le Tag 'syndicats'

Syndicats SNCF : moins de permanents ?

Syndicats SNCF : moins de permanents ?

 

 

 

À la SNCF il y a des permanents officiels dont le temps est totalement consacré aux tâches syndicales. Le nombre de permanents accordés à chaque organisation dépend de sa représentativité. Mais il y a surtout les permanents officieux c’est-à-dire ce qui seront élus à un titre ou à un autre dans une instance représentative du personnel et qui en cumulant les temps accordés à chaque élu deviennent pour beaucoup de permanents officieux. Rien qu’en Ile-de-France, l’entreprise ferroviaire compte 6 CE avec 70 élus plus leurs suppléants et un millier de délégués du personnel titulaire et suppléants et 84 CHSCT où siègent 468 élus, rappelle Les Échos. Mais avec la réforme du code du travail la SNCF comme les autres entreprises va être contraintes de fusionner des instances représentatives du personnel. Du coup le nombre de délégués élus va diminuer et les temps globaux de délégation également. Un obstacle cependant,  comme la SNCF est désormais organisée par branche d’activité la réduction du nombre de représentants du personnel sera moins affectée que si la SNCF était restée une entité juridique unique. Une ordonnance réformant le code du Travail va donc  bouleverser la pratique du dialogue social à la SNCF. Validé par l’Assemblée nationale la semaine dernière, ce texte a acté la fusion au sein du comité social et économique (CSE), des anciens comités d’entreprises (CE), délégués du personnel (DP) et comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Cette fusion fera, par effet de rebond, baisser nettement le nombre d’élus du personnel, notamment dans les entreprises de plus de 3.000 salariés qui compte de multiples instances de par leur organisation en région. À ce titre, la SNCF constitue sans doute un cas d’école avec ses 30 comités d’établissement (CE) et ses 600 CHSCT, au niveau national.  Selon le projet de décret d’application de l’ordonnance, transmis fin octobre 2017 aux partenaires sociaux, une entreprise de 3.000 salariés n’aurait plus que 25 élus dans son CSE, contre 28 auparavant dans ses instances séparées (-3 élus). La différence serait de 10 élus pour une entreprise de 5.250 salariés (29 élus contre 39 avant), de 20 élus pour une entreprise de 8.500 salariés (33 élus contre 53 avant), et de 26 élus pour les entreprises de 10.000 salariés (35 élus contre 61 avant).  Le total des heures dévolues à l’exercice d’un mandat syndical et à la participation aux IRP, représentent 2200 emplois équivalents temps plein, soit 1,5% du total des 150.000 salariés employés par l’entreprise ferroviaire, selon le quotidien économique.

Avenir service public : des syndicats boycottent la concertation

 Avenir service public : des syndicats boycottent la concertation

Des syndicats ont décidé de boycotter la concertation relative à l’avenir du service public. Les syndicats CGT, FO et Solidaires de la fonction publique ont annoncé lundi qu’ils se retiraient des « groupes de travail » sur l’organisation d’une consultation des agents et des usagers concernant les missions de service public, qu’ils qualifient de « mascarade». En fait une nouvelle fois certains syndicats amalgament  le champ du service public, les moyens de l’assumer et les conditions sociales des fonctionnaires. Trois sujets qu’il convient de distinguer. La première priorité est en effet de savoir ce qui relèvent ou pas de l’intérêt général, ensuite de rechercher les moyens les plus efficaces d’assurer ces missions publiques, enfin de discuter des statuts et plu généralement des conditions sociales et non l’inverse. Sinon évidemment on tombe dans le corporatisme habituel. L’amalgame entre défense des fonctionnaires et défense du concept de service public aboutit au poujadisme le plus éculé. Témoin l’argumentaire de ces syndicats : qui contestent «  les  objectifs budgétaires de réduction de la dépense publique » et condamne par avance le  comité d’experts chargé d’identifier des « réformes structurelles et des économies significatives et durables » dans les administrations publiques. Le ministre des Comptes publics chargé de la fonction publique Gérald Darmanin a indiqué que cette grande réflexion commune était pourtant  indispensable en début de quinquennat. « Il s’agit de faire les choses dans le bon ordre: définir d’abord ce vers quoi nous voulons aller, c’est-à-dire réfléchir aux missions, puis allouer ensuite les moyens adaptés à cette ambition », a réaffirmé le ministère. De son côté, la CFE-CGC a annoncé dans un communiqué qu’elle boycottait une réunion prévue lundi au ministère avec les syndicats sur les modalités et le calendrier de la consultation. Pour elle, le gouvernement « s’enlise depuis de longs mois dans une posture rigide de pseudo-dialogue social », qui « dénote un mépris intolérable des agents ». « Ce sur quoi on appelle à la vigilance, c’est sur ce qui suivra », estime en revanche la CFDT, qui entend continuer, comme la FSU et l’Unsa, d’assister aux « réunions d’information » prévues par le gouvernement. « Aucune des actions (consultation, comité d’experts) ne se substitue au dialogue social », a ajouté Mylène Jacquot.

Travailleurs détachés : position commune des syndicats

Travailleurs détachés : position commune des syndicats

 

Le Comité de Dialogue Social Européen et International (CDSEI), qui regroupe la CFDT, la CGT, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC, veulent uen égalité de traitement entre détachés et travailleurs locaux. L‘intersyndicale souhaite notamment que les conventions collectives, absentes de la précédente directive, s‘appliquent aux travailleurs détachés. Ils espèrent aussi une égalité de traitement entre travailleurs dans la définition d‘un salaire minimum. Les syndicats proposent qu‘une durée maximale soit actée mais selon eux, “les débats actuels sur cette durée (6-12 ou 24 mois) sont secondaires car ils oublient le fait que la moyenne des détachements est de toute façon inférieure”. ils souhaitent aussi que les frais de transport, les frais d’hébergement et de nourriture, frais inhérents au détachement, soient “payés au travailleur détaché par son employeur en plus de sa rémunération et au niveau des prix pratiqués dans le pays d’accueil”. Né d‘une directive de 1996, le principe des “travailleurs détachés” permet à des salariés de pays membres de travailler dans un autre pays de l‘Union à titre temporaire et de bénéficier du “noyau dur” des droits en vigueur dans leur pays d‘accueil, dont le salaire minimum. Mais ils paient leurs cotisations sociales dans leur pays d‘origine, ce qui entraîne des accusations de “dumping” social, provoquant un vif débat en France qu‘Emmanuel Macron a pris en compte en réclamant des garanties fortes à ses partenaires. La nouvelle directive sur le détachement des travailleurs pourrait être adoptée fin octobre, avant que la Bulgarie, principale opposante à une révision, ne prenne la présidence de l‘UE le 1er janvier 2018.

Routiers: accord entre syndicats et patronat

Routiers: accord entre syndicats et patronat

 

Un accord a été trouvé entre les organisations patronales et les organisations syndicales de salariés à propos des primes.  Les primes  de déplacement et de nuit feront désormais partie intégrante des salaires minimaux des routiers, domaine du Code du travail qui, selon les ordonnances, ne peut être négocié qu‘au niveau de la branche. Elles ne pourront donc pas être revues à la baisse par des accords d‘entreprise, comme le craignaient les organisations syndicales, qui réclament le maintien des prérogatives des branches alors que le nouveau Code du travail accorde la primauté aux accords d‘entreprise sur ces thèmes. “C‘est une utilisation habile de la loi. La branche a utilisé le levier dont elle disposait pour reprendre le dessus sur ce thème”, a estimé Virginie Devos, associée au cabinet d‘avocats August Debouzy. Un avis que partage Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “On a une adaptation des accords de branche par rapport aux accords d‘entreprise et c‘est ce que souhaitait le gouvernement”, a-t-il dit à Reuters.  Du côté des gauchistes aussi bien à la CGT qu’à  FO on en tire la conclusion qu’il est possible de contourner les ordonnances. Notons cependant que la rémunération des routiers présente un caractère spécifique eu égard à l’importance des primes. En réalité il serait impossible de recruter des chauffeurs-routiers notamment de longue distance sans l’existence de ces primes. En effet les chauffeurs-routiers seraient rémunérés autour du SMIC. Ces primes sont en réalité un élément constitutif du salaire. Dans d’autres branches,  il est très rare que les primes atteignent une telle somme, il est tout aussi rare  que ces primes constituent un élément déterminant pour le choix d’un métier.  Pour Jean Grosset, directeur de l‘observatoire du dialogue social de la fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, le gouvernement n‘avait effectivement que peu d‘options à sa disposition. “Le fait d‘arriver à un accord entre patronat et salariés, c‘est une réussite de dialogue social. C‘est précisément le message que le gouvernement veut faire passer. Il devait l‘accepter”, a-t-il dit à Reuters. Pour l‘ancien syndicaliste, “il aurait été trop risqué d‘aller à l’épreuve de force” sachant que les organisations syndicales de routiers disposent d’“un moyen de pression terrible” en bloquant les transports.

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

 

Pour satisfaire les gauchistes et les corpos de tout poil les syndicats pourraient se mettre d’accord sur une journée de protestation unitaire, un qualificatif à relativiser dans la mesure où les objectifs des différentes organisations sont différents voire contradictoires. Pour les uns,  il ne s’agit pas de contester les ordonnances relatives au code du travail mais d’exercer une pression préventive dans la perspective des réformes qui vont concerner la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage. Pour d’autres,  évidemment surtout la CGT,  il s’agit de mettre au cœur du mécontentement une réforme du code du travail qui a été contestée avant même d’être connue. On Pourrait aboutir éventuellement à une journée un peu fourre-tout afin de tenter de rassembler les salariés du public comme du privé voire  même les étudiants. Bref il s’agirait d’une action assez baroque et confuse limitée cependant à une journée afin d’éviter les débordements. Une manière aussi de redorer un peu la popularité des syndicats dans les mobilisations récentes ont été relativement catastrophique.  Les organisations syndicales CGT, FO, CFE-CGC et CFTC devraient se réunir lundi pour discuter d‘une éventuelle mobilisation unitaire contre la réforme du Code du travail, ont dit jeudi à Reuters les organisations syndicales. Le président de la CFTC, Philippe Louis, qui se refuse pour l‘instant à appeler à une manifestation contre les ordonnances, a dit à Reuters qu‘il souhaitait surtout aborder la question des prochaines réformes sur la formation professionnelle, l‘apprentissage et l‘assurance chômage. Il doit encore faire approuver cette rencontre avec sa commission exécutive lundi. Il n’était pas encore possible jeudi de confirmer la présence de la CFDT.

Ordonnances : des syndicats à reculons qui ne redorent pas leur image

Ordonnances : des syndicats à reculons qui ne redorent pas leur image

Si effectivement il faut reconnaître que les syndicats se sont très impliqués  dans la négociation aboutissant à la réforme du code du travail,  on peut cependant être étonné de leur réaction après la présentation du texte définitif. En effet,  il fallait s’attendre à une position d’opposition  traditionnelle de la CGT,  on comprend moins bien les réticences des autres syndicats qui ont cependant obtenu de nombreuses avancées. La principale étant sans doute l’enterrement de l’inversion des normes  qui aurait pu prévoir la prédominance de tout accord d’entreprise sur les accords de branche et sur la réglementation nationale du travail. L’opinion publique  se montre plus favorable au texte qui a été présenté sans doute parce qu’elle adhère aux dispositions annoncées permettant en particulier de donner une plus grande liberté de négociation très petites entreprises mais aussi en raison de la méfiance générale à l’égard des syndicats considérés globalement trop archaïques. la vérité dans c’est que cette réforme ne constitue pas une véritable révolution mais plutôt une évolution qui ménage la protection des salariés et la volonté patronat d’obtenir davantage de liberté. L’avancée significative concerne les très petites entreprises. Dès lors  compte tenu du caractère très maîtrisé et finalement équilibré de la réforme, il ne faut guère s’attendre à une mobilisation de masse dans la rue contre le nouveau code du travail. La CGT aura du mal à mobiliser est sans doute encore davantage Mélenchon et les in soumis. Des insoumis qui  prévoyaient déjà un troisième tour social en ubérisant  le mouvement syndical, en contestant la légitimité démocratique de Macron et en nourrissant même l’espoir d’une utopique révolution sociale. Sur le front syndical la principale évolution concerne la nouvelle posture de Force ouvrière qui ne veut pas laisser le monopole du réformisme à la CFDT et qui du coup rompt son alliance traditionnelle avec la CGT Les syndicats ont été reçus jeudi matin à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ils ont pu prendre connaissance du contenu définitif des ordonnances qui doivent mener à une « réforme de transformation profonde », selon les mots d’Emmanuel Macron. A la sortie de cet entretien, leurs dirigeants ont fait part de leur sentiment, avec des points de vue différents. Si Force ouvrière retient du positif, la CFDT et surtout la CGT sont plus sévères. Mais cette dernière sera seule dans la rue le 12 septembre.  »Nous avons fait notre travail », a estimé le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly dans la cour de Matignon. « Il y a ce qu’on a évité, comme négocier sans syndicat dans les entreprises de plus de 300 salariés, et il reste des points de désaccord », a-t-il toutefois fait savoir. « Trois mois de concertation intenses, le rapport de force ne s’est pas exercé dans la rue mais dans les coulisses. On va continuer à se battre sur les décrets. Sur près de 200 pages, il y a peut être des choses que nous n’avons pas vues », a-t-il déclaré. Jean-Claude Mailly a annoncé mercredi que son syndicat ne manifesterait pas lors de la journée d’action prévue le 12 septembre par la CGT. Le syndicat était pourtant dans la rue en 2016 contre la loi Travail, mais il salue cette fois d’une « vraie concertation » avec le gouvernement.

 

Réforme du travail : vers un compromis avec les syndicats ?

Réforme du travail : vers un compromis avec les syndicats ?

 

 

En l’état actuel de la discussion et du projet de loi d’habilitation relatif à la réforme du droit du travail, un compromis semble possible avec les syndicats hormis la CGT qui a d’ailleurs lancé un appel à la grève pour le 12 décembre. Mais nombre de détails restent à préciser.  La CGT avait manifesté son opposition totale à la réforme du code du travail avant même le début de la négociation. Le compromis est souvent cependant possible avec les autres organisations syndicales de salariés car les orientations ne vont pas aussi loin que le souhaiter le patronat mais apportent  cependant davantage de souplesse au droit du travail Le projet de loi d’habilitation est composé de neuf articles, dont cinq portent sur les trois grands blocs de réformes que le gouvernement avait promis de présenter. Il s’agit de la redéfinition de la place des accords de branche par rapport aux accords d’entreprise, la simplification du dialogue social avec la fusion des instances représentatives du personnel (excepté pour les délégués syndicaux) et la sécurisation des relations de travail à travers la mise en place d’un barème encadrant les indemnités prud’homales. D’autres mesures, contestées par les organisations syndicales, s’inscrivent en dehors des trois blocs de réformes et concernent la mise en place de formes particulières de contrats de travail comme les « CDI de projet », un contrat que l’on peut résilier à la fin d’un projet. Le gouvernement entend donc conserver le rôle essentiel de la branche pour la régulation économique et sociale mais de proposer tout de même davantage de capacité d’initiative à l’accord d’entreprise dans les autres domaines. les accords de branche primeraient  impérative sur les accords d’entreprise (les minima conventionnels, les classifications, la mutualisation des financements paritaires, la gestion et la qualité de l’emploi, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes) ; par ailleurs  la branche pourra décider, sans y être obligée, de faire primer son accord sur les accords d’entreprise (la prévention des risques professionnels et de la pénibilité, le handicap, les conditions et les moyens d’un mandat syndical, la reconnaissance des compétences acquises et les évolutions de carrière) ; enfin, des domaines non listés dans les deux précédents pour lesquels la primauté sera donnée à l’accord d’entreprise. Les textes devraient aussi prévoir les indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif et les conditions de la rupture du contrat de travail. Pourrait être aussi abordé le concept de contrat de chantier ou de projet. Comme prévu et libéré fusion des instances représentatives du personnel sauf pour les délégués syndicaux. Mais nombre de détails reste à préciser en particulier sur l’importante question de la responsabilité de la branche et de l’entreprise et sur la consultation des salariés pour un accord d’entreprise.

Education : les syndicats déjà contre tout !

 

 

Education : les syndicats déjà contre tout !

 

Comme d’habitude les syndicats corpo gauchiste font savoir aux nouveaux ministres de l’éducation qu’ils sont contre toute réforme  Il conteste l’urgence des propositions annoncées par Jean-Michel Blanquer et  présenté jeudi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) une série de décrets visant à mettre en place plusieurs mesures dès la rentrée de septembre prochain. « Encore une fois, les enfants, les parents, les enseignants, les agents territoriaux, les élus locaux vont être victimes de choix politiques pris à la va-vite sans négociations », regrette la CGT des Services publics, dans un communiqué. Même son de cloche du côté de la gauche visant association des parents d’élèves FCPE : « Nous ne comprenons pas cette urgence. Il est question de défaire ce qui vient d’être fait », déplore Liliana Moyano, présidente de la FCPE. La représentante des parents d’élèves siège au CSE, qui est une instance uniquement consultative, et compte ne pas voter les décrets du ministre. Pourtant le bilan est dramatique puisque va 20 à 30 % des élèves de CM2 ne maîtrisent pas correctement les fondamentaux.  Plus de 4 millions d’enfants sont scolarisés à l’école élémentaire, la quasi-totalité l’ont d’ailleurs été dès leur troisième anniversaire. L’enseignement y est gratuit est obligatoire, mais son niveau décline depuis plusieurs décennies. En moyenne, sur une même dictée, un élève de CM2 en 2017 fait 8 fautes de plus qu’en 1987. Résultat, selon le Ministère, 38% des élèves ne maitrisent pas les savoirs fondamentaux à leur entrée au collège, même si le phénomène ne touche pas tous les enfants uniformément. En effet, d’après la dernière enquête présentée par le Programme International de Suivi des Acquis (PISA), l’école est aussi le lieu où se creusent les inégalités. L’écart entre les enfants issus des milieux populaires et ceux nés dans un environnement plus favorisé est par ailleurs l’un des plus importants des 72 pays interrogés. Au centre de l’opposition, le calendrier imposé par Jean-Michel Blanquer, alors que la  Le programme d’Emmanuel Macron prévoit notamment d’autoriser les communes à choisir si elles le souhaitent de continuer d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, qui a instauré une semaine de 4,5 jours en primaire. Cependant Le SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles et opposé à la semaine de 4,5 jours, a annoncé qu’il allait voter le décret sur les rythmes scolaires, mais précise que ce vote « ne constitue nullement un blanc-seing à la politique éducative du gouvernement ». « Le SNUipp-FSU n’est pas dupe d’un décret pressé par le calendrier électoral. Il se préoccupe de cette précipitation qui impose aux écoles, aux familles et aux collectivités locales des modifications importantes de la semaine scolaire à trois mois de la rentrée scolaire », déplore le syndicat dans un communiqué. « Ce décret orchestre également un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire sans se préoccuper de la situation de l’emploi de milliers de personnels territoriaux. » En plus de revenir sur les rythmes scolaires, Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi vouloir lancer dès cet été des stages pour les enfants arrivant au collège ainsi que la possibilité pour les collégiens de faire leurs devoirs à l’école après les heures de cours. « On aura recours à des professeurs volontaires payés en heures supplémentaires et à des assistants d’éducation (NDLR : les surveillants) dont le statut évoluera pour qu’ils deviennent de véritables assistants pédagogiques », a-t-il précisé dans le Parisien. Le ministre de l’Education compte aussi créer dès cette année environ 2.000 classes de CP de seulement 12 élèves dans les zones REP+, tout en assurant que « le taux d’encadrement des autres classes ne sera pas dégradé ». Si les syndicats reconnaissent que cette mesure va dans le bon sens, l’agenda du ministre « déstabilise », dit la présidente de la FCPE.

Loi sécurité : les syndicats déjà contre

la loi sécurité : les syndicats déjà contre

 

Le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, dénonce le texte destiné à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, transmis au Conseil d’Etat, et qui doit être présenté en conseil des ministres le 21 juin. Il critique dans un communiqué un « monstre juridique » et promet une opposition « sans faille » à ce texte, qui dote selon lui l’exécutif de « pouvoirs exorbitants ». Des critiques déjà émises lors des reconductions de l’état d’urgence sous le quinquennat de François Hollande. Le dispositif prévu par le gouvernement vise à assurer la sécurité à l’expiration, le 1er novembre, de l’état d’urgence. L’article 3 du projet permet notamment au ministre de l’Intérieur et donc aux préfets, pour prévenir des actes de terrorisme, d’assigner des personnes à résidence et de les contraindre à déclarer leurs identifiants pour tout moyen de communication électronique, sans passer par un juge. La seule obligation est d’en informer le procureur de Paris. « Ces mesures sont plus larges que ce qui existe déjà dans l’état d’urgence », souligne Virginie Duval. « Le fait d’avoir à déclarer ses identifiants et signaler tout déplacement hors d’un périmètre déterminé sans qu’un juge doive l’autoriser n’existe même pas dans le cadre d’un contrôle judiciaire. » Elle dénonce également le fait que le procureur de la République de Paris soit ramené au rang d’ »alibi » dans le cas des perquisitions administratives, un avis partagé par le SM. Le porte-parole de La République en Marche (LREM), le mouvement d’Emmanuel Macron, en passe selon les sondages d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, a admis jeudi sur BFM TV qu’une partie des dispositions en principe prises dans le cadre de l’état d’urgence seraient banalisées. « Pas la totalité de l’état d’urgence mais il y a des dispositions dont on peut considérer qu’il n’est pas forcément utile d’être sous format état d’urgence pour pouvoir les appliquer », a déclaré ce proche du chef de l’Etat. Il a confirmé qu’assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte, établissement de zones de protection et de sécurité pourraient être décidées par les préfets et le ministère de l’Intérieur sans contrôle d’un juge, dans le cadre de la lutte anti-terroriste. »Ce sera dans le projet de loi qui sera débattu au Parlement », a dit Benjamin Griveaux, candidat de LREM aux élections législatives des 11 et 18 juin. « Le juge judiciaire n’intervient pas mais vous avez un contrôle du conseil d’Etat et du juge administratif. Le conseil d’Etat est aussi le juge des libertés publiques », a-t-il fait valoir. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait assuré mercredi que l’exécutif préserverait un « Etat de droit fort dans (ses) principes », tout en garantissant « chaque jour, chaque heure, le meilleur niveau de sécurité » pour les Français. Le projet de texte a « un seul objectif » avait-il dit : « Renforcer notre arsenal législatif de droit commun mais en ciblant précisément (…) l’objet de nos attentions : la lutte contre le terrorisme ».

Réformes sociales : bataille de calendrier entre le gouvernement et les syndicats

Réformes sociales : bataille de calendrier entre le gouvernement et les syndicats

 

La bataille du calendrier fait rage entre le gouvernement et les syndicats. Un gouvernement qui veut aller vite et décider au cours de l’été pour éviter l’enlisement dans la contestation gauchiste. De leur côté,  les syndicats jounen t la montre. , François Asselin ( président des petits patrons), a dit s’être fait préciser le calendrier par Edouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors de leur rencontre. « Loi d’habilitation dans le courant de l’été pour, au mois de septembre, aboutir sur la ratification des ordonnances », a-t-il dit aux journalistes à l’issue de leur entretien. Craignent de perdre une partie de leurs prérogatives notamment avec la possibilité de référendum Avant lui, les dirigeants de la CFDT et de la CGT avaient demandé au Premier ministre et à la ministre de poursuivre la discussion au moins jusqu’à fin septembre, ce qui semble incompatible avec une ratification des ordonnances à ce moment. « La CFDT a une nouvelle fois dit qu’il lui fallait du temps de concertation et que ce n’était pas pour gagner du temps, que ce n’était pas dilatoire. Mais il nous semble qu’il faut laisser jusqu’à fin septembre pour discuter », a dit le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant à lui déclaré, à propos des discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux : « Il faut largement que ça aille au-delà de l’été, c’est-à-dire le 21 septembre, largement ». L’exécutif souhaite, par des ordonnances, donner plus de portée aux accords de branches et d’entreprises, plafonner les indemnités prud’homales et réformer – voire fusionner- les instances représentatives des salariés. Les réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle seraient discutées à l’automne. Au sein des entreprises et la version des normes. Par ailluers il y aurait un  moratoire sur les obligations des entreprises liées au compte pénibilité.

Sondage Code du travail : 52 % pour une négociation avec les syndicats

Sondage Code du travail : 52 % pour une négociation avec les syndicats

 

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération publié mercredi. près de 39% souhaitent que le président « agisse rapidement » mais 52% d’entre eux préfèrent qu’il « prenne le temps de négocier avec les partenaires sociaux. » Les Français sont majoritairement favorables à la composition du nouveau gouvernement. Près de 62% d’entre eux considèrent qu’il « représente mieux l’ensemble des Français que les précédents gouvernements », et 52% estiment qu’il est « équilibré entre ministres de gauche, de droite et du centre ».

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1.006 personnes interrogées en ligne du 19 au 22 mai.

Réforme sociale: Macron compte sur la faiblesse des syndicats

Réforme sociale: Macron compte sur la faiblesse des syndicats

D’une certaine manière macro compte sur la faiblesse des syndicats pour réaliser rapidement ses réformes sociales notamment celle du code du travail. Il est vrai que les syndicats ne représentent plus grand-chose (à peine 7 % des salariés sont syndiqués en France )  mais on aurait tort  de ne pas donner précisément en contrepartie de nouvelles perspectives pour associer les syndicats à la gestion comme cela se pratique en Allemagne avec la cogestion. Sinon le risque est grand de faire resurgir en France le gauchisme qui pourrit les relations sociales. Le président veut présenter durant l’été un projet de loi d’habilitation pour pouvoir, par ordonnances, simplifier le droit du travail, décentraliser la négociation sociale en donnant plus de place aux accords majoritaires d’entreprises et de branches, et encadrer les décisions des prud’hommes. Des promesses de campagne vues comme autant de casus belli par certains syndicats, qui avaient mené en 2016 une longue bataille dans la rue contre la réforme du droit du travail menée par le gouvernement de François Hollande. Il souhaite, dans un second temps, réformer l’assurance chômage pour que tous les travailleurs puissent en bénéficier et pour donner plus de place à l’Etat dans son pilotage, une idée que les syndicats voient aussi avec méfiance. Si le Medef souhaite que la réforme du droit du travail soit mise en œuvre le plus rapidement possible, la CGT a promis de s’y opposer si l’exécutif restait sourd à ses revendications. « Si le gouvernement veut passer en force ou ne prend pas en compte les dispositions qu’on a mises sur la table, il y aura de la colère et aussi des mobilisations », a déclaré son secrétaire général, Philippe Martinez, lundi sur Europe 1. Le nouveau président français a fait de la réforme du droit du travail une priorité du début de son quinquennat, au même titre que la relance de la construction européenne. « Le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues, l’initiative sera encouragée », a-t-il promis lors de son premier discours de président de la République, le 14 mai. Le président et ses proches revendiquent le fait que les entreprises doivent parfois détruire des emplois et qu’il faut donc que les responsables politiques cessent de vouloir systématiquement tenter de sauver les postes sous la pression des syndicats et des médias. Plutôt que de préserver des emplois qui seraient condamnés, ils jugent qu’il faut à la fois favoriser la création d’autres emplois et protéger davantage les personnes, notamment en améliorant le système de formation professionnelle.

Opel : Les syndicats allemands prêts à discuter avec PSA

Opel : Les syndicats allemands prêts à discuter avec PSA

 

 

Pragmatiques comme d’habitude les syndicats allemands se disent prêts à discuter avec PSA qui envisage de racheter le constructeur Opel. De son côté la chancelière allemande ne s’oppose pas à ce rachat mais fort logiquement souhaite que l’emploi soit préservé outre-Rhin. Une attitude évidemment constructive qui nous change des conflits systématiques et interminables en France lors de telles restructurations. Dans les activités sont surtout situés en Allemagne. Les représentants des salariés d’Opel, la branche européenne du groupe automobile américain General Motors, sont prêts à avoir des discussions « constructives » avec PSA si le constructeur français rachète Opel et sa marque britannique Vauxhall, ont-ils déclaré vendredi. « La base de ces discussions (…) doit être une reconnaissance et une application sans équivoque des accords existants pour l’ensemble des sites d’Opel-Vauxhall », ont déclaré les comités d’entreprise allemand et européen et le syndicat IG Metall dans un communiqué commun, ajoutant que les accords chez Opel sont valables bien au-delà de 2020. Parallèlement, une porte-parole du ministère de l’Economie allemand a déclaré qu’il y avait eu des discussions entre les patrons de GM et de PSA et le gouvernement. « Je peux confirmer qu’il y a eu des discussions », a-t-elle dit, sans autres précisions, lors d’un point de presse habituel. Elle a ajouté que les discussions entre GM et PSA en étaient à un stade avancé et, interrogée sur les garanties pour l’emploi en Allemagne, a dit qu’il revenait aux dirigeants et aux syndicats de s’entendre à ce sujet. La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré pour sa part que Berlin ferait tout son possible pour préserver les emplois et les sites de production en Allemagne. « Avec Opel, les négociations sont en cours. Le gouvernement a engagé un processus de coordination », a-t-elle dit à la presse à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, à Berlin. « Nous ferons tout ce que nous pouvons sur le plan politique pour préserver les emplois et les sites en Allemagne. » A Paris, le secrétaire d’Etat français à l’Industrie, Christophe Sirugue, a dit que les gouvernements français, britannique et allemand prévoyaient de rester en contact quotidien pour suivre le dossier.

Des syndicats trop politisés (Macron)

Des syndicats trop politisés (Macron)

 

Macron n’a sans doute pas complètement tort de considérer que les syndicats, en tout cas les confédérations, sont trop politisés aussi trop éloignés  des réalités du terrain. Ceci étant l’amalgame est quand même un peu grossier, voire démagogique. Il est en effet de bon ton de discréditer  les différentes institutions. C’est d’autant plus facilement  qu’elles ne manquent  pas de défauts et pour certaines sont gravement malades. Pour autant il faudrait distinguer aujourd’hui en France de grands courants syndicaux très différents avec d’un côté des syndicats corpos et-où gauchistes dont  la stratégie se résume à la contestation permanente à peu près sur tout ; de l’autre un courant réformiste qui ne cesse de s’affirmer et qui prend en compte l’intérêt des salariés en participant à la construction de compromis. Cette  tendance devrait rapidement devrait devenir majoritaire dans le pays. Les organisations syndicales comme toute institution sont des superstructures parfois lourdes et qui en ont les défauts. De ce point de vue les méthodes d’audit et d’évaluation sont encore peu utilisées au sein des organisations syndicales. Se pose aussi la question du profil des représentants souvent bien mal formés aux questions économiques qui se  réfugient  dans la contestation pour masquer leurs insuffisances à aborder des enjeux complexes. Il y a aussi la responsabilité patronale, au plan national surtout. Des patrons  qui ont  tendance à adopter une attitude assez condescendante à l’égard des syndicats et réduisent  le débat social à des sujets anecdotiques. Enfin l’étatisme en France c’est-à-dire qui renvoie toutes les questions au sommet des pyramides institutionnelles et qui  limite le champ des responsabilités dans l’espace social. De ce point de vue la loi qui va permettre de décentraliser nombre de questions au plan local va sans doute constituer une rupture avec la logique traditionnelle du débat centralisé en France L’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a  donc jugé dimanche qu’en France les syndicats faisaient « trop de politique » et notamment que les confédérations nationales n’avaient pas « un débat au plus près du terrain ».   »Je veux un dialogue social plus vivant, car en France on parle aujourd’hui beaucoup de dialogue social mais on a des syndicats qui au fond, font trop de politique » a affirmé M. Macron sur TF1.  Et de poursuivre: « Parce que qui est fort au niveau du syndicalisme ? Les confédérations nationales qui bloquent, qui rentrent dans un débat politique comme on l’a vu sur la loi Travail et qui du coup n’ont pas un débat au plus près du terrain », d’après lui. « Pourquoi je crois au modèle à l’allemande, à un dialogue social au niveau de l’entreprise et de la branche? Parce que je veux qu’au plus près du terrain, on trouve les bons compromis », a souligné l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée.

Loi travail : nouvelle action des syndicats gauchistes néandertaliens

Loi travail : nouvelle action des syndicats gauchistes néandertaliens

 

Bien que la mobilisation devienne de plus en plus insignifiante, pour ne pas dire ridicule,  les syndicats gauchistes néandertaliens s’entêtent  à multiplier les actions contre la loi. Une loi certes conduite de manière lamentable par le gouvernement mais dont certains aspects sont cependant positifs puisqu’ils permettent la décentralisation de la négociation entre partenaires sociaux. Ce que redoutent évidemment les syndicats étatistes encore nourris de l’idéologie communiste. Le plus délirant dans cette affaire c’est que ce sont surtout les fonctionnaires et les salariés du secteur nationalisé non concernés par la loi travail qui vont manifester. Les organisations impliquées dans cette protestation voudraient discréditer définitivement le syndicalisme il ne s’y prendrait pas autrement. Les opposants à la loi El Khomri ont donc appelé à une nouvelle mobilisation pour la 14e fois depuis mars. L’aérien sera le secteur le plus perturbé. Les opposants à la loi travail sont en grève jeudi et manifestent pour la 14e fois depuis mars. À Paris, ils se réuniront à partir de 14 heures depuis la place de la Bastille jusqu’à celle de la République avec en tête les leaders de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL pour qui ce texte surfe sur une logique de «dumping social». En province, plus d’une centaine de manifestations et de rassemblements sont également prévus. Les organisateurs souhaitent rassembler beaucoup de monde. Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a dit samedi à la Fête de l’Humanité, souhaiter «une grosse mobilisation», mais le mouvement semble s’essouffler. Lors de la précédente journée, le 5 juillet, au moment des vacances scolaires, à peine 30.000 personnes s’étaient mobilisées. Des appels à la grève ont été lancés dans la fonction publique, à la Poste, à la SNCF, à la RATP, chez Air France, chez les intermittents du spectacle ou encore les contrôleurs aériens. • À la RATP, l’impact sera limité. Par sécurité, la RATP fermer les stations sur le parcourt du défilé: les stations Bastille, Chemin Vert, SB-Froissart, Filles du Calvaire et République dès 10h du matin. La SNCF indique également que • Relayés à la SNCF par trois syndicats, la mobilisation n’entraînera pas la perturbation du trafic, la SNCF prévoit «un trafic normal». Des préavis couvrant l’ensemble du groupe public ont été déposés par la CGT-cheminots et SUD-rail, du mercredi soir au vendredi matin, ainsi que par FO sur un périmètre plus restreint.

 

Air France : La grève des syndicats corpos coûtera 100 millions

Air France : La grève des syndicats corpos coûtera 100 millions

 

Sans doute une nouvelle fois une grève inutile par des syndicats corpos complètement incapables de prendre en compte l’évolution de l’environnement économique du secteur aérien. Une grève mortifère qui s’ajoute à bien d’autres et conduira inévitablement un jour ou l’autre à la disparition de l’entreprise ou à sa délocalisation. Cette grève coûtera « autour de 90 millions d’euros, une somme extrêmement importante, c’est en gros la valeur d’un avion long-courrier », a dit Frédéric Gagey sur France Info, jugeant que le mouvement aura touché 180.000 passagers. La grève déclenchée en plein chassé-croisé estival par deux syndicats représentatifs d’hôtesses et de stewards, l’Unsa-PNC et le SNPNC, vise à protester contre un nouvel accord collectif devant entrer en vigueur le 1er novembre. Air France a envoyé un courrier aux trois syndicats représentatifs d’hôtesses et stewards (Unsa-PNC, SNPNC et Unac) pour leur proposer de reprendre les discussions « courant août », a indiqué le porte-parole de la compagnie, confirmant une information de l’AFP. « Nous y sommes favorables. Notre objectif est de parvenir à la signature d’un accord », a déclaré à Reuters Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC, précisant que le syndicat ne souhaitait pas reconduire la grève. Air France a également indiqué avoir proposé aux syndicats de maintenir l’accord actuel jusqu’en février 2017 afin de se donner quatre mois de plus pour parvenir à un accord.

 

(Avec Reuters)

Loi travail: un clivage de plus en plus important entre syndicats réformistes et radicaux

Loi travail: un clivage de plus en plus important entre syndicats réformistes et radicaux

Le clivage entre syndicats réformistes et syndicats radicaux était déjà évident mais avec la loi travail cette opposition devient sans doute définitivement inconciliable. Reste à savoir quelle stratégie risque de triompher auprès de l’opinion publique. Une opinion publique certes opposée de façon assez majoritaire au texte initial mais qui en même temps souhaite un changement assez fondamental en matière de dialogue social y compris concernant la loi travail.  La CGT a estimé par la voix de son numéro un Philippe Martinez que la mobilisation contre le projet de loi travail et la journée de grève prévue le 31 mars sont « plus que jamais d’actualité ». Le secrétaire général de la centrale syndical a dénoncé les « effets d’annonce » du gouvernement et annoncé que son syndicat allait   »discuter avec les autres organisations (syndicales) pour pouvoir concrétiser ce rendez-vous important » du 31 mars. Le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly a une nouvelle fois réclamé lundi le retrait du projet de loi réformant le code du travail, n’étant pas satisfait par les modifications au texte présentées par Manuel Valls.  »Je viens de confirmer au Premier Ministre, au nom de FO, faute de suspension, la demande de retrait du projet de loi », a indiqué sur son compte Twitter le patron de Force ouvrière, alors que la réunion des partenaires sociaux à Matignon était toujours en cours.  Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a salué les annonces de Manuel Valls de réécriture du projet de loi travail, « potentiellement » porteur de « progrès pour les jeunes et les salariés », à la sortie de la réunion de Matignon.  »Si les annonces se manifestent dans l’écriture du projet de loi, la CFDT considère que nous avons fait avancer ce texte », a-t-il ajouté. La centrale va se prononcer sur ces annonces lors de son bureau national « mercredi et jeudi », a-t-il précisé. La présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert, s’est réjouie sur Twitter du fait que « l’unité de toutes les organisations syndicales permet(te) le retrait du barème d’indemnisation des prud’hommes qui devient indicatif ».  »L’unité syndicale réformiste fait bouger les lignes », ajoute-t-elle dans un autre message sur Twitter, « mais (ce n’est) pas tout pour CFE-CGC » qui réclame le « retrait du référendum » d’entreprise. La centrale syndicale a déclaré qu’elle déciderait le 21 mars si le projet de loi Travail « a suffisamment bougé ». L’Unef, premier syndicat étudiant de France, appelle les « jeunes à continuer la mobilisation. »  »Est-ce que ce gouvernement avec ce projet de loi travail a répondu aux aspirations des jeunes? On est profondément convaincus que non. Évidemment, on appelle les jeunes à continuer cette mobilisation », a déclaré William Martinet de l’Unef. Alexandre Leroy, président de la Fage, deuxième syndicat étudiant, a pour sa part jugé que la nouvelle mouture permettait « la poursuite du dialogue » et n’a pas appelé à la mobilisation.

(Avec AFP)

«Il faudrait que les syndicats soient au service de l’intérêt général» (Agnès Verdier-Molinié)

 «Il faudrait que les syndicats soient au service de l’intérêt général» (Agnès Verdier-Molinié)

Dans une interview au Figaro Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP, think thank flingue les syndicats considérant qu’ils ne sont pas au service de l’intérêt général. Une critique cinglante qui n’est pas sans fondement mais quand même un peu caricaturael quand on connaît le peu d’intérêt du patronat pour une véritable concertation. La vérité c’est que les syndicats sont condamnés à adopter des postures le plus souvent protestataire par faute d’objet social du syndicalisme. En effet du fait de l’absence de transparence des stratégies économiques des entreprises, les syndicalistes n’ont d’autre choix que de se réfugier dans l’opposition systématique. L’absence de transparence et de volonté de concertation nourrissent l’ignorance, l’incompétence et le corporatisme. De ce point de vue le patronat a les syndicats qui méritent et fêtent émerger des représentants du personnel au profil essentiellement contestataire.

 

LE FIGARO. – Y-a-t-il des syndicats plus enclins que d’autres à réformer le marché du travail français?

Agnès VERDIER-MOLINIÉ. - Parler de syndicats réformistes en France est assez difficile. Il y a plutôt les tenants du blocage systématique que sont FO et la CGT et les tenants du blocage moins systématique que sont la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT. Mais au final, où est la différence? Si on écoute la CFDT et la CFTC sur le projet de loi El Khomri, on ne fait pas du réformisme mais de la réformette. Les soi-disant réformistes ne veulent pas du barème des indemnités prud’homales, ils ne veulent pas des nouvelles modalités du licenciement économique, ils ne veulent pas plus de liberté pour l’employeur sur l’organisation du travail et la flexibilité des horaires (qui marche si bien en Allemagne). Bref, les «réformistes» ne veulent rien de ce qui pourrait avoir un impact et rendre plus flexible le marché du travail et faire baisser la peur de l’embauche. Tout de même, accordons aux «réformistes» leur accord en faveur du référendum d’entreprise et de la consultation des salariés. Mais… à une condition, comme l’explique très bien Laurent Berger, que le référendum «ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires». Si on suit les réformistes, ça va bouger, c’est sûr mais seulement d’un millimètre.

 

Cette situation de blocage que l’on rencontre actuellement pour la loi travail nous révèle-t-elle quelque chose du syndicalisme à la française?

Cette situation démontre une représentation syndicale à bout de souffle. Elle semble terrorisée par des employeurs qui pourraient demander directement l’avis des salariés et se passer d’elle. N’oublions pas que moins de 5% des salariés du privé sont syndiqués. Pire, selon un sondage Opinionway de 2015, deux-tiers des Français considèrent que les syndicats ne sont «pas représentatifs». Et 54% qu’ils ne sont «pas utiles». Moins de 50% des Français leur font confiance pour négocier et gérer les organismes paritaires et les deux tiers des Français ne se sentent proches d’aucun syndicat.

 

«Si leur positionnement reste le même, les prochaines années verront le syndicalisme français uberisé car il n’est plus du tout en phase avec les évolutions contemporaines

Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP

On ne peut donc pas dire que nos syndicats soient plébiscités! L’opinion publique sent confusément que nos syndicats sont plus les tenants de l’immobilisme et du statu quo. Dans toutes les réformes, ils défendent leurs rentes sectorielles et les font même jouer les unes contre les autres: les régimes spéciaux publics contre les avantages acquis des salariés du privé, les retraites publiques contre les retraites privées etc. Les bastions qui gagnent sont toujours les mêmes. Si leur positionnement reste le même, les prochaines années verront le syndicalisme français «uberisé» car il n’est plus du tout en phase avec les évolutions contemporaines: flexibilité et anticipation plutôt que passéisme et immobilisme.

 

Avez-vous des propositions pour réformer le syndicalisme?

A la Fondation iFRAP, nous proposons aux les gouvernements et responsables politiques en général d’être vaillants face aux syndicats. Nous souhaiterions qu’ils soient moins faibles et qu’ils cessent de les ménager systématiquement. Pourquoi avoir ajouté, sous la droite, avec Gérard Larcher à la fin janvier 2007, l’article L.1 qui dispose que: «Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l’emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l’ouverture éventuelle d’une telle négociation.» Nous nous sommes liés, en connaissance de cause, à la capacité de blocage de syndicats. La solution pour en sortir? Passer à côté et adopter, avec le soutien des Français, les mesures de réforme. Cela passe par des référendums à la fois au niveau des entreprises (y compris et surtout à l’initiative de l’employeur) et au niveau national. Cela passe par une vraie transparence de la gestion (et cogestion) paritaire totalement opaque aujourd’hui. Cela passe aussi par la construction d’un nouveau syndicalisme, vraiment réformiste et représentatif, avec la mise en place d’un chèque syndical qui aboutirait à ce que plus de Français soient syndiqués mais mieux syndiqués. Enfin apparaîtraient des syndicats au service de l’intérêt général qui nous manquent tant aujourd’hui.

 

Loi travail : les modifications demandées par les syndicats réformistes

Loi travail : les modifications demandées par les syndicats réformistes

 

 

La ligne de partage est claire entre les syndicats ;  il y a les syndicats réformistes qui souhaitent des modifications assez substantielles de la loi et les syndicats plus révolutionnaires qui souhaitent le retrait pur et simple du projet. Des syndicats qui semblent donc diviser pour l’instant mais il n’est pas certain que le gouvernement consent à accorder les modifications assez significatives notamment sur la question centrale des licenciements. demandées par les réformistes et du coup ces derniers pourraient rejoindre dans la contestation les syndicats plus gauchistes. Dans une déclaration commune, les syndicats réformistes à savoir la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) demandent notamment le retrait de l’article plafonnant les indemnités prud’homales pour licenciement abusif. Ces syndicats réclament aussi la réécriture de l’article définissant les conditions des licenciements économiques et l’abandon de la disposition faisant du territoire national le périmètre d’évaluation de ces conditions. Ces deux articles sont considérés par le Medef, principale organisation patronale française, comme des éléments clefs de la réforme du Code du travail. Les syndicats contestataires, sept en tout réunis au siège de la CGT à Montreuil, près de Paris, ont de leur côté appelé jeudi à des grèves et à des manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait du projet. Michèle Biaggi, de FO, a admis la division syndicale. « Avec la CFDT, on est diamétralement opposés », a-t-elle dit. Mais Fabrice Angei, de la CGT, a estimé que les syndicats étaient « divisés » mais « pas opposés ». « Une fois que le gouvernement aura sorti son projet, l’unité syndicale sera beaucoup plus forte que la division », a-t-il dit. Plus d’une vingtaine d’organisations de jeunes, dont l’Unef, pourtant proche du Parti socialiste au pouvoir, ont déjà appelé à une journée d’action nationale dès le 9 mars. Les réformistes disent au contraire vouloir jouer le jeu de la concertation permise par le report au 24 mars de l’examen en conseil des ministres de ce texte, qui renforce notamment la place des accords d’entreprises dans l’organisation du travail, même s’ils appellent à des « rassemblements » le 12 mars. « Il y a des gens qui jouent sur l’émoi général. D’autre ont une démarche plus constructive. Ce qui est négatif doit changer. Et il faut garder, voire conforter ce qui est positif », a dit le secrétaire général de l’Unsa, Luc Bérille. La numéro 2 de la CFDT, Véronique Descacq, a cependant souligné que l’attitude des syndicats réformistes dépendrait in fine de la réponse gouvernementale : « Si le gouvernement nous envoie promener (…) évidemment on se mobilisera. » Parmi leurs revendications, les cinq réformistes demandent l’application du droit actuel en l’absence d’accord majoritaire d’entreprise, notamment pour les astreintes et le fractionnement du repos. Ils récusent également l’idée qu’un employeur puisse imposer unilatéralement des forfaits en jours. Ils insistent sur le rôle régulateur « incontournable de la branche » en cas d’absence d’accord d’entreprise et demandent un renforcement du compte personnel d’activité (CPA) censé réunir les droits de tout actif pendant sa carrière.

Syndicats : 65% des Français ont une mauvaise opinion

Syndicats : 65% des Français ont une mauvaise opinion

 

Le résultat qui montre que les Français ont une mauvaise opinion des syndicats ne constitue pas en soi une grande surprise puisqu’il existe tout au plus 8 % de salariés syndiqués en France. À la faiblesse du taux de syndicalisation il faut ajouter la multitude de syndicats : les grandes confédérations, les syndicats corpos et les organisations gauchistes. Pourtant d’après le même sondage les Français considèrent que les syndicats sont utiles plus exactement pourraient l’être. En cause peut-être d’abord le fait qu’en France la concertation entre partenaires sociaux est réduite à pas grand-chose, des consultations souvent formelles mais pas de vrais dialogues, de vraies transparences et de vraies négociations. Du coup faute d’objets social réel, les syndicats font émerger des responsables au profil essentiellement contestataire bien incapable de comprendre les enjeux économiques, financiers, sociaux, technologiques, environnementaux et sociétaux. La responsabilité incombe aussi au fait  que la fonction syndicale n’est pas valorisée, du coup ce ne sont pas les meilleurs qui accèdent aux responsabilités mais souvent les plus corpo et les plus radicaux sans parler de ceux qui font carrière dans les responsabilités syndicales (finalement comme les politiques). Les deux tiers des Français (65%) auraient une « mauvaise opinion » des organisations syndicales, selon un sondage de l’institut Odoxa publié dimanche 28 février dans Le Parisien – Aujourd’hui en France. 59% des sondés ont confié qu’ils ne faisaient plus confiance aux syndicats pour défendre les intérêts des salariés. « C’est sans doute là encore un signe du désaveu des syndicats en tant qu’instances les plus représentatives des attentes et des besoins des salariés », a commenté Gaël Slima, le président d’Odoxa. Et les griefs des Français envers les instances représentatives des salariés seraient nombreux : trop politisées (77%), pas suffisamment efficaces (73%), trop nombreuses (68%),pas assez ouvertes au dialogue (64%) ou courageuses (62%). Paradoxalement, la majorité des personnes interrogées affirment que les syndicats sont cependant utiles (56%). Pour la première fois depuis 2013, les principaux syndicats se sont réunis en intersyndicale pour discuter du projet de loi El Khomri à la fin du mois de janvier. Comme le révèle cette enquête, la gestion de l’épineuse réforme du Code du travail va certainement constituer un moment charnière l’avenir des organisations syndicales en France.

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