Archive pour le Tag 'grande'

L’industrie : la grande absente des DISCOURS DE MACRON

L’industrie : la grande absente des DISCOURS DE MACRON

Il est symptomatique que l’industrie soit régulièrement absente des discours de Macron. Pourtant depuis des années, notre secteur industriel ne cesse de se déliter et la balance commerciale témoigne de cet affaiblissement progressif. Alors que l’Allemagne, pays fortement industrialisés, enregistre chaque année un excédent de l’ordre de 250 milliards, la France, elle, connaît un déficit annuel de leur de 60 milliards. La situation pourrait être encore plus dramatique s’il n’y avait pas la vente de matériel de transport et en particulier des Airbus pour limiter la casse. Dans les discours officiels et chez Macron en particulier, la priorité est donnée aux services, au développement du numérique et aux startups. Évidemment un vue un peu restreinte du panorama économique.  Depuis des années, les pouvoirs publics ont abandonné toute stratégie de redynamisation du secteur industriel et même consenti parfois à brader notre potentiel à des entreprises étrangères.  Dernière catastrophe en date, celle de l’usine de Ford Aquitaine qui concerne près de 800 salariés et de leur de 2000 personnes avec la sous-traitance. Une usine que Ford veut fermer et dont elle empêche même la reprise par un éventuel successeur. Il faut dire que depuis déjà longtemps le mot stratégie, filière et encore davantage plan est tabou en France. La régulation est laissée aux seuls marchés. Avec un tel raisonnement on n’aurait jamais pu développer et réussir Airbus par exemple.  comme on ne peut pas raisonner globalement, de manière trop générale et trop verticale, il conviendrait bien sûr de reprendre une réflexion stratégique sur les forces et les faiblesses de notre industrie par secteur et de conclure cette réflexion par la définition d’axes stratégiques encourageants la recherche, le développement et notamment l’exportation. Certes les données macro-économiques ne peuvent être négligées mais d’autres facteurs doivent être pris en compte pour comprendre et au-delà soutenir l’industrie. On notera que le mot industrie est absent du discours de Macron. Par ailleurs qu’aucun ministre n’est spécifiquement responsable de ce champ d’activité.

Produits chimiques : la grande tricherie

Produits chimiques : la grande tricherie

Alerte par un organisme officiel allemand  sur les tricheries relatives à l’utilisation de produits chimiques. Les pathologies dues à des produits chimiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après l’exposition. Dans le cas des cancers professionnels, ils peuvent apparaître 10, 20, voire 40 ans après l’exposition. Les produits chimiques présentent des dangers pour les personnes, les installations ou l’environnement : intoxications aiguës, asphyxie, incendie, explosion, pollution… Ils peuvent aussi provoquer des effets plus insidieux, après des années d’exposition du travailleur à de faibles doses, voire plusieurs années après la fin de l’exposition. Ces dangers immédiats et différés doivent être pris en compte dans le cadre d’une même démarche de prévention des risques chimiques

La nature des effets des produits chimiques sur la santé dépend de plusieurs paramètres :

  • caractéristiques du produit chimique concerné (toxicité, nature physique…)
  • voies de pénétration dans l’organisme (respiratoire, cutanée ou digestive)
  • mode d’exposition (niveau, fréquence, durée…)
  • état de santé et autres expositions de la personne concernée (pathologies existantes, prise de médicaments, consommation d’alcool ou de tabac, expositions environnementales…).

Ces effets peuvent apparaître :

  • en cas d’exposition à un produit chimique sur une brève durée (intoxication aiguë) : brûlure, irritation de la peau, démangeaison, convulsion, ébriété, perte de connaissance, coma, arrêt respiratoire…
  • après des contacts répétés avec des produits chimiques, même à faibles doses, (intoxication chronique) : eczéma ou asthme, silicose, cancer (mésothéliome …), insuffisance rénale, troubles de la fertilité…

Les pathologies dues à des produits chimiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après l’exposition. Dans le cas des cancers professionnels, ils peuvent apparaître 10, 20, voire 40 ans après l’exposition.

 

Le rapport de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) et de l’Agence allemande pour l’environnement (UBA) estime qu’un  tiers (32%) des 1814 substances chimiques, dont plus de 1.000 tonnes par an sont produites ou importées en Europe depuis 2010, violent allègrement les lois européennes qui visent à protéger les usagers et l’environnement.

 

PMA : la grande hypocrisie

PMA : la grande hypocrisie

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat sur la PMA révèle une très grande hypocrisie dans un pays écartelé entre les valeurs judéo-chrétiennes et les principes de laïcité. Le débat se situe en effet sur le terrain théorique de la morale et des principes. Comme souvent en France, la discussion fait souvent l’objet d’une caricature en réduisant la PMA à un droit pour les femmes homosexuelles qui nous pourrait conduire ensuite qu’à la GPA. Il y a cependant une différence de taille entre les deux puisque la GPA suppose l’aliénation des droits filiaux d’une tierce personne et en quelque sorte la location d’un corps. Difficile  de comprendre par exemple la récente décision du conseil d’État (dont on peut se demander quel est la compétence en ce domaine !). Refuser d’accorder une procréation médicalement assistée (PMA) à deux lesbiennes n’est pas contraire au principe d’égalité devant la loi, estime en effet  le Conseil d’État dans une décision consultée mardi par l’AFP. La plus haute juridiction administrative juge dans cet arrêt rendu vendredi que «la différence de traitement (…) entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe (…) n’est pas contraire au principe d’égalité».

Pour les juges, «le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général». Un vrai charabia juridique qui ressemble à celui des médecins de Molière, le latin en moins. La réalité c’est qu’aujourd’hui la PMA est accessible à tous plus exactement à ceux qui en ont les moyens financiers. Chaque jour des dizaines et des dizaines de femmes sont inséminées de manière artificielle dans des officines belges et espagnoles. Des établissements qui se sont spécialisés dans ce commerce lucratif qui repose sur l’hypocrisie des responsables français avec souvent le soutien discret de gynécologue français. Contrairement à ce qui est annoncé le projet n’est pas d’ouvrir la PMA à tous car la France veut encore réglementer en fixant des conditions de régime matrimonial ou encore d’âge. Ainsi par exemple une femme mariée n’aura pas droit à la PMA si son mari est trop âgé, par contre si elle est célibataire qu’elle divorce ce droit lui sera ouvert. Évidemment ces conditions seront contournées et on va continuer de recourir aux officines notamment belges et espagnoles dans des conditions de suivi médical qui ne sont pas toujours optimales. On se demande bien ce que les hautes institutions connaissent de ses réalités qu’il s’agisse du conseil d’État ou du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui a rendu la semaine dernière un nouvel avis favorable à l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules. Le gouvernement doit déposer un projet de loi bioéthique dans ce sens avant la fin de l’année, en vue d’un débat au Parlement début 2019.

 

Onu : la grande solitude de Macron

Onu : la grande solitude de  Macron

 

C’est avec un discours interminable de 45 minutes que Macron a tentés de convaincre sur un ton volontariste, autoritaire et même colérique. En prenant le contre-pied du président américain, il a tenté d’incarner l’opposition à Trump. Malheureusement sans convaincre car ni la Russie, ni l’Inde ni les Chinois ne sont prêts à le suivre sur toutes ces propositions. Voir par exemple la manière dont la France est aujourd’hui écartée des discussions sur l’Iran. Après s’être un peu ridiculisé il y a quelques mois avec Trump, Macron se fait désormais le principal opposant du président américain dans son discours de l’assemblée générale des Nations unies. Macron dénonce en particulier la destruction du multilatéralisme qui ne peut conduire qu’au nationalisme voire à la guerre Emmanuel Macron a pris le contre-pied mardi de Donald Trump en s’en critiquant, lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, la “loi du plus fort” et l’unilatéralisme qui conduisent selon lui directement “au repli et au conflit». Moins d’une heure après la prise de parole de son homologue américain qui a confirmé le retrait des Etats-Unis de plusieurs instances internationales, le chef de l’Etat français a défendu le multilatéralisme et les “règles communes”.“La loi du plus fort, la tentation pour chacun de suivre sa propre loi : cette voie, celle de l’unilatéralisme, nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous, au détriment de chacun”, a-t-il souligné devant une centaine de chefs d’Etat et de gouvernements.

Après avoir annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de celui sur le programme nucléaire iranien de 2015, le président américain a officialisé en juin le départ de Washington du Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Donald Trump n’a également pas mâché ses mots contre l’Otan et l’OMC. Le problème pour Macon c’est qu’il est relativement isolé non seulement sur la scène intérieure mais aussi sur la scène internationale ou sans doute a-t-il voulu là aussi en faire trop en tout cas en dire trop sans que les actes concrets suivent. Sur l’Iran par exemple la France et maintenant marginalisée mais aussi sur le conflit israélo-palestinien, sur le Yémen. Sans parler de la mise entre parenthèses des propositions de Macon concernant l’union européenne Sur le climat on n’en reste surtout à des paroles et même la France n’est pas cohérente avec les objectifs qu’elle défend au plan international. Bref, le ton un peu colérique de Macon explique sans doute, comme en politique intérieure, toutes les frustrations du président français qui peine à incarner le renouveau politique

Prélèvement à la source : la grande trouille du gouvernement

Prélèvement à la source : la grande trouille du gouvernement

 

Paradoxe Macron  convient d’affirmer encore une fois avec beaucoup de maladresse et de mépris que les Français étaient des gaulois réticents face aux réformes. Or un récent sondage démontre que 64 % des Français se déclarent favorables à ce prélèvement automatique. Pourtant maintenant c’est le gouvernement qui donne l’impression de reculer non pas tellement pour des questions techniques même si celle-ci existent mais surtout du fait de l’impact de la ponction fiscale sur les salaires qui pourrait alimenter encore un peu plus l’impopularité du gouvernement et surtout de Macron. Bref le gaulois réfractaire au changement aujourd’hui c’est Macron qui a la trouille de créer dans le pays un choc que psychologique vis-à-vis du pouvoir d’achat. Un pouvoir d’achat déjà entamé du premier semestre et qui a tué la croissance de la consommation des ménages et au-delà du PIB.

La confusion autour de l’avenir de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019 s’est accentuée samedi, Gérald Darmanin évoquant pour la première fois samedi matin l’éventualité d’un “arrêt” de cette réforme avant de tempérer ses propos quelques heures plus tard. La confusion autour de l’avenir de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019 s’est accentuée samedi, Gérald Darmanin évoquant pour la première fois samedi matin l’éventualité d’un « arrêt » de cette réforme avant de tempérer ses propos quelques heures plus tard. 

Iran : la grande explication avec les extrémistes

Iran : la grande explication avec les extrémistes

 

En Iran il est rare que le président soit auditionné par le président Parlement ce sera pourtant le cas à la fin du mois car la situation économique du pays devient particulièrement difficile. Par exemple la monnaie iranienne a perdu la moitié de sa valeur en quatre mois, du coup l’inflation s’envole pour les produits importés et le pouvoir d’achat est gravement atteint. Il se pourrait que les extrémistes en profitent pour demander un durcissement de la politique économique mais aussi culturelle. Bref un retour au nationalisme religieux qui enfoncerait sans doute le pays encore davantage avec des risques démocratiques en plus très sérieux.  C’est la première fois que le parlement convoque ainsi Hassan Rohani, président modéré, qui est pressé par les « durs » du régime de réformer son gouvernement Quelques heures plus tard, le vice-président iranien en charge des relations avec le parlement, Hosseinali Amiri, a annoncé via l’agence Irna « qu’aucune date n’avait été fixée » pour une telle intervention devant les élus. Cette tension politique résulte de la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 et de rétablir des sanctions contre l’Iran. Les sanctions américaines imposées en août visent le commerce de l’or et des métaux précieux, les achats de dollars sur les marchés et l’industrie automobile. Donald Trump a dit qu’il imposerait un nouveau train de sanctions en novembre en visant les exportations pétrolières iraniennes.

 

 

Trump : grande gueule et ventre mou en Russie

Trump : grande gueule et ventre mou en Russie

 

La visite de Trump à été particulièrement critiqué aux Etats-Unis. Pour tout dire, on se demande bien ce qu’est allé faire Trump en Russie. On pourraiat même penser qu’il est allé chercher une bénédiction internationale. Celui qui n’a pas pris de pincettes pour critiquer ses alliés de l’OTAN ou encore Theresa May à complètement shunté les questions sensibles relatives aux ingérences russes. Des ingérences  y compris aux Etats-Unis lors de la camapgne électorale. En fait,  c’est à demander si effectivement Trump n’a pas en effet bénéficié de la campagne de désinformation de la Russie lors de cette campagne. Une affaire à suivre qui fait l’objet dune enquête ‘un procureur spécial. De novelles révélations sont attendue pour savoir si Trump était personnellement impliqué dans cette aide de Poutine. Après les protestations sur la mollesse manifestée par Trump devant Poutine, nombre de voix se sont élevées aux Etats Unis y compris dans le parti de Trump. Du coup, comme souvent Trump a fait machine arrière.  Donald Trump s’est employé mardi à faire retomber la tempête suscitée par sa conférence de presse de lundi au sommet d’Helsinki, au cours de laquelle il n’avait pas demandé à Vladimir Poutine des comptes sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 et avait pris pour argent comptant le démenti du président russe. Donald Trump a assuré mardi, plus de 24 heures après la conférence de presse en question, que sa langue avait fourchée. “J’ai dit le mot ‘serait’ au lieu de ‘ne serait pas’”, a assuré le président à la presse à la Maison blanche. “La phrase aurait dû être: ‘Je ne vois pas de raison pour laquelle ce ne serait pas la Russie” (qui se serait immiscée dans l’élection américaine), a dit Trump mardi.

Trump a ajouté qu’il avait entièrement confiance dans les agences de renseignement américaines et qu’il acceptait leurs conclusions, à savoir qu’il y avait eu ingérence de la Russie. Donald Trump, qui a eu de nombreuses occasions de contester publiquement Poutine à Helsinki, a salué lors de la conférence de presse le démenti ferme apporté par Poutine à une éventuelle ingérence russe. Trump a affirmé que l’information sur ces ingérences lui avait été fournie par le chef de la CIA, mais qu’il n’avait aucune raison de la croire. “Le président Poutine a été extrêmement ferme et affirmatif dans son démenti aujourd’hui”, avait ajouté Donald Trump. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré mardi que le Sénat pourrait envisager de nouvelles sanctions contre la Russie, et il a mis en garde Moscou contre toute ingérence dans les élections de mi-mandat en novembre. S’adressant à la presse au lendemain de la conférence de presse de Trump à Helsinki, Mitch McConnell a assuré que les Etats-Unis soutenaient l’Otan et que les pays de l’Union européenne étaient des amis des Etats-Unis, ce qui, a-t-il ajouté, n’est pas le cas de la Russie. Il faisait écho à de récentes déclarations de Donald Trump qui a présenté l’Union européenne comme un ennemi des Etats-Unis sur le plan commercial.

Fiscalité du numérique : la grande division en Europe

Fiscalité du numérique : la grande division en Europe

 

 

Le commissaire essaye de faire le grand écart entre les pays favorable à la taxation forfaitaire des Gafa et autres et ceux qui y sont opposés. En réalité c’est la grande division sur ce sujet d’autant que certains pays bénéficient de retours financiers des sièges sociaux.

Le commissaire européen Pierre Moscovici appelle au compromis parce qu’actuellement il y a ceux qui sont opposée aux taxations des GAFA et autres  (et qui en profitent comme l’Irlande) et ceux qui la réclament comme la France. En fait pour l’instant la discussion est bloquée. Moscovici  s’est déclaré vendredi « ouvert au compromis » avec les Etats membres de l’UE pour parvenir à un accord sur sa proposition de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires sans  attendre qu’une solution mondiale soit trouvée pour agir en Europe. « Je suis d’accord qu’il faille travailler dans le cadre de l’OCDE et dans celui du G20″, a-t-il expliqué. « Mais si nous attendons encore quelques années, nous allons nous retrouver avec un gruyère européen où un certain nombre d’Etats membres auront mis en place leurs propres taxes, pendant que d’autres continueront à développer des pratiques d’attractivité qui creuseront encore le fossé au sein du marché intérieur », a-t-il prévenu. Mais  L’idée est loin de faire l’unanimité au sein des 28 États membres de l’Union européenne. Derniers contestataires en date : la Suède, la Finlande et le Danemark. Les ministres des Finances des trois pays nordiques ont manifesté ce vendredi 1er juin leur opposition au projet de taxation des géants du numérique présenté fin mars par la Commission européenne. Il se décompose en deux volets : une approche juridique, en définissant la « présence numérique » des entreprises, et une approche budgétaire, avec une taxe provisoire de 3% sur les revenus générés en Europe. L’objectif de la Commission est d’instaurer cette taxe d’ici fin 2018.

« Une taxe sur les services numériques s’écarterait des principes fondamentaux de l’impôt en ne s’appliquant qu’au chiffre d’affaires – sans prendre en compte le fait de savoir si le contribuable réalise un bénéfice ou non », écrivent la ministre suédoise des Finances Magdalena Andersson et ses collègues du Danemark et de la Finlande, Kristian Jensen et Petteri Orpo, dans un communiqué commun, rapporte Reuters.

 « L’idée que les entreprises du numérique puissent se détourner de l’Europe n’a pas de sens, notamment parce que nous représentons un marché de 500 millions d’utilisateurs », affirmait à La Tribune Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, en marge d’une visite du salon VivaTech la semaine dernière. Selon ses estimations, la taxe pourrait générer entre 5 à 8 milliards d’euros pour le budget européen. Un « montant substantiel mais qui n’est pas confiscatoire », estimait Pierre Moscovici. . La Commission européenne propose donc une définition juridique de la présence numérique, qui viendra s’ajouter à la présence physique. En l’absence de présence physique, une entreprise sera imposable sur ses activités numériques.

 

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire,  c’est que c’est la grande pagaille quand s’exprime les principaux ministres sur l’avenir des aides sociales. D’après les uns il faut en diminuer le cout global, pour d’autres diminuer le nombre d’allocations, pour d’autres enfin simplifier mais sans diminuer. Darmanin a tout dit sur ce sujet, le contraire également. En fait ce qui préoccupe le gouvernement, c’est de savoir où trouver les 71 milliards d’économie pour maitriser la dérive des dépenses. En effet même si l’équilibre améliore concernant le budget 2017, c’est surtout dû aux rentrées fiscales en hausse et pas du tout à la baisse des dépenses. Cette  impression de grande confusion au sein du gouvernement vient sans doute qu’on mélange à peu près tout y compris des prestations qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi on ne peut vouloir regrouper des allocations chômage, adulte handicapée, minimum vieillesse, aide au logement avec les dépenses de la sécurité sociale. Chaque champ mérite une analyse préalable approfondie même si effectivement des liens existent entre les différentes aides. Il est évident que la France ne brille pas par la simplicité de ses procédures dans le domaine social ou autre.  En outre,  on ne systématise pas l’évaluation permanente des orientations pour en vérifier l’efficacité. On a plutôt tendance à rajouter des couches de complexité à la complexité. La difficulté est aussi d’ordre méthodologique car pour mesurer l’efficacité d’une disposition,  il faudrait disposer d’une référence sans existence de la disposition et  pour exactement la même période. Ce qui peut légitimement inquiéter dans l’hypothèse du gouvernement,  c’est que parallèlement on parle de droits de l’homme pauvre comme si cette question pouvait se résoudre par la mise en place dune sorte de socle social, une sorte de retour du concept vaporeux de revenu universel. La couverture sociale française est relativement généreuse par rapport à d’autres pays comparables mais elle constitue une sorte d’amortisseur de crise qui évite ou en tout limite les grandes fractures sociales voire sociétales.  Après on ne doit pas s’interdire simplifier et surtout d’évaluer sur la base d’analyse précise et pas sur des moyennes qui masquent les disparités donc les réalités. ; Enfin si les préoccupations de Bercy pour mieux maîtriser les budgets ne peuvent être rejetées d’un revers de main, il convient aussi de prendre en comte le caractère sociétal d’une politique sociale, celui qui permet  de maintenir une certaine solidarité et une unité nationale. Bref il n’est pas interdit de compter quant il s’agit de dépenses sociales mais en  sachant qu’on compte des situations humaines.

 

Carrefour, grande distribution, Lemaire recevra en mai, en juin ou à la St GLIN-GLIN !

Carrefour,  grande distribution, Lemaire recevra en mai, en juin ou à la St  GLIN-GLIN !

 

 

  •  Pour toute réponse à la crise de Carrefour qui va licencier 2400 personnes, Darmanin, ministre du budget a déclaré : La direction de Carrefour essaie de comprendre ce qui se passe dans cette révolution numérique de la consommation et de la logistique», avec le développement de géants comme Amazon ou Alibaba, a défendu le ministre. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, rencontrera à ce sujet «en mai ou juin» les dirigeants de la grande distribution, a-t-on indiqué à Bercy. Bref, il s’agit pour le gouvernement d’accompagner le changement plutôt que de bloquer des mutations inévitables. Une attitude attentiste  qui témoigne aussi du désarroi du gouvernemenet vis-à-vis de l’énorme révolution en cours dans la distribution et qui risque d’ubériser l’économie française.  L’accord entre Monoprix et Amazon est typique de la naïveté de certains décideurs y compris du gouvernement. En effet l’accord prévoit qu’Amazon va favoriser la vente de produits distribués par Monoprix. Première observation, ce qui intéresse Amazon ce sont moins les produits que le portefeuille client. Une fois maitrisé Amazon ne va pas se priver de vendre d’autres marchandises que celles  de Monoprix y compris en substituant aux produits Monoprix des produits d’autres fournisseurs. .  Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer une sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  profits !

Maternité de Mayotte : la plus grande de France !

Maternité de Mayotte : la plus grande de France !

 

La maternité de Mayotte  “fait plus de 10.000 naissances par an, c’est deux fois plus (…) que la plus grosse maternité d’Ile-de-France”, a observé Benjamin Griveaux dans le cadre du “Grand Rendez-vous” Europe 1-Les Echos-CNEWS. “70%” des nourrissons “sont issus de parents étrangers – pour être clair venant des Comores pour l’immense majorité d’entre eux». Mayotte compte pourtant 185 000 habitants avec des clandestins qui représentent e plus le tiers de la population.  “Nous réfléchissons (…) à un statut extraterritorial pour la maternité à Mayotte qui permettrait de faire que les naissances qui se passent dans cette maternité ne permettent pas obligatoirement d’obtenir la nationalité française”, a-t-il expliqué. En visite début mars à Mayotte, où doit se tenir une élection législative partielle les 18 et 25 mars, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a dénoncé “un détournement total du droit du sol et du regroupement familial” et plaidé pour une adaptation du droit du sol à la situation particulière du département.  Le gouvernement réfléchit donc  à “un statut extraterritorial” pour la maternité de Mayotte, la première de France en termes de naissances, afin qu’une admission en son sein ne permette pas automatiquement d’obtenir la nationalité française, a déclaré dimanche son porte-parole, Benjamin Griveaux. Mayotte, dans l’océan Indien, est en proie à une vive contestation sociale depuis le 20 février. Habitants et élus protestent contre l’insécurité dans l’archipel, notamment aux abords des établissements scolaires, et réclament des moyens pour ce département le plus pauvre de France (26% chômage). Les Mahorais sont par ailleurs confrontés à une immigration massive en provenance des Comores voisines où le niveau de vie est encore inférieur à celui de Mayotte. Nombreuses sont les mères comoriennes qui gagnent le département illégalement afin d’y accoucher dans de bonnes conditions à l’hôpital de Mamoudzou.

La crise de la grande distribution (Marc Filser)

La crise de la grande distribution  (Marc Filser)

 

 

Marc Filser, directeur du centre de recherche en marketing à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Dijon analyse la crise de la grande distribution dans la Tribune.

 

 

Quels distributeurs vous semblent le mieux répondre aux nouvelles exigences des consommateurs ?

MARC FILSER - Dans le palmarès OC & C [des enseignes préférées des consommateurs ndlr], Amazon est premier, suivi de Picard puis de Grand Frais. Il s’agit d’un pure player et de deux enseignes de niches très spécialisées qui apportent une vraie expérience au consommateur. Picard offre des produits très hédoniques, très gratifiants. De son côté, Grand Frais taille des croupières aux rayons fruits et légumes des grandes surfaces parce qu’il apporte une vraie valeur ajoutée : de très bons produits, et beaucoup de personnel au mètre carré pour vous renseigner. Les enseignes qui ont le plus à craindre d’Internet, ce sont des magasins qui sont des sortes d’entrepôts dans lesquels le consommateur ne trouvera jamais tout le choix auquel il s’attend.

Les hypermarchés sont-ils donc les plus menacés ?

L’hypermarché se porte mal depuis bien plus longtemps que l’existence d’Internet. À l’origine, la promesse de l’hypermarché, c’était « tout sous le même toit ». Leur modèle économique a commencé à souffrir quand les grandes surfaces spécialisées se sont développées, notamment dans le bricolage et le textile.

Le consommateur en 2018 cherche avant tout à s’appuyer sur la consommation pour construire son identité, se différencier. Ce n’est pas en hypermarché qu’il va trouver de quoi se différencier. S’il n’y a pas la profondeur du choix, il ira dans des magasins spécialisés – où il peut toucher les produits – et sur Internet. Sur l’alimentaire, l’hypermarché se trouve aussi concurrencé par des enseignes comme Lidl, qui est monté en gamme avec la promesse prix en plus.

Quelles enseignes offrent une expérience nouvelle aujourd’hui ?

Je trouve Søstrene Grene extraordinaire. Cette enseigne danoise de décoration a une politique d’implantations massives en Europe. En France, elle est présente au Forum des Halles à Paris et commence à s’attaquer à la province. Søstrene Grene signifie les « soeurs Grene ». Elle explique qu’en 1973, deux soeurs danoises, ne trouvant pas les produits dont elles avaient besoin pour la maison, se sont mises à en fabriquer. Les magasins, de petites surfaces très attractives, racontent l’histoire des produits. Ça, c’est du marketing expérientiel.

Il y a aussi Leroy Merlin, très expérientiel dans les secteurs décoration et bricolage. L’enseigne arrive en outre à proposer du multicanal assez convaincant : vous pouvez préparer l’achat sur Internet, réserver les produits.

Dans l’alimentaire, outre Picard et Grand Frais, ce que fait Monoprix, en essayant de proposer des parcours clients les plus fluides possible, est intéressant. Le cauchemar des détaillants, c’est le passage en caisse. Beaucoup de monde fantasme aujourd’hui devant Amazon Go (magasin sans caisses). C’est un modèle très séduisant sur le plan technologique mais qui coûte une fortune et qui sera sans doute difficile à déployer à grande échelle à court terme.

Vous avez travaillé sur la dimension affective des actes d’achat, comment intervient-elle encore lors des achats ?

J’ai récemment dirigé une thèse portant sur le souvenir de l’expérience en magasin. Des consommateurs sortant d’enseignes spécialisées – à plus fort contenu émotionnel que des généralistes – étaient interrogés juste après leur visite, à nouveau au bout de deux semaines puis après deux mois.

Résultat : ce qui reste, ce sont les interactions avec les produits et avec le personnel. C’est une bonne nouvelle pour les magasins physiques, parce que cela n’existe pas sur Internet. Si un magasin veut renforcer son impact à long terme auprès des consommateurs, il faut qu’il améliore la théâtralisation du point de vente, que le personnel de vente joue un rôle actif pour accompagner le consommateur.

Les données sont-elles vraiment le nouveau nerf de la guerre dans le commerce ?

C’est le credo du moment. Il y a probablement beaucoup de ressources à tirer de la manipulation des données. Si les distributeurs français exploitent intelligemment leurs cartes de fidélité, ils pourraient améliorer l’efficacité de leurs actions promotionnelles. La loi les y incitera peut-être. On orientera peut-être les budgets promotionnels vers des actions ciblées. Économiquement, cela aurait du sens, parce qu’aujourd’hui les promotions lourdes permettent aux acheteurs habituels d’acheter moins cher. Il y a peu de conquêtes de nouveaux acheteurs, ce qui est une aberration. Ensuite, il y a les modèles prédictifs. Aux États-Unis, Target serait capable d’identifier dans sa base clientèle des femmes enceintes en corrélant des données sur les achats effectués. Peut-être arriverons-nous à cela. Cela nécessite une structure des bases de données colossale. Cela pose aussi de redoutables problèmes. La Cnil [Commission nationale informatique et libertés, ndlr]risque de regarder cela d’un oeil très critique.

Le consommateur a-t-il vraiment repris le pouvoir, comme le disent certaines enseignes ?

Il en a toujours eu ! Son premier pouvoir, c’est le pouvoir d’achat. Maintenant, si un leader d’opinion poste des commentaires sur une enseigne sur Facebook ou Twitter, cela aura de l’impact. Concernant la publicité ciblée, si elle répond aux besoins du consommateur, ce n’est pas mal. Par exemple, il pourrait être intéressant, au lieu de recevoir dans sa boîte aux lettres un catalogue de 80 pages de promotions qui finira au recyclage, d’avoir un SMS qui prévient, deux ans après l’achat, qu’il serait temps de changer les filtres de son aspirateur. Là où ça va être une révolution culturelle, pour les agences de communication comme pour les marques et les enseignes, c’est qu’il va falloir envisager un mode de consommation totalement différent.

La Grande Récré nouvelle victime d’Amazon

La Grande Récré nouvelle victime d’Amazon

Emplois menacés et  Nouvelle preuve de l’ubérisation en cours par Amazon  d’une  partie de l’économie française. L’intermédiation d’Amazon condamne progressivement les circuits habituels de distribution et surtout met aussi les producteurs et industriels  en situation de plus grande dépendance. Ainsi la Grande Récré, numéro deux de la distribution de jouets en France, va se placer en cessation de paiement, a indiqué à l’AFP, hier lundi 5 mars, une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro. Le phénomène n’est pas isolé, comme le prouvent les exemples tout récents du distributeur de jouets Toys « R » Us et celui d’articles électroniques Maplin au Royaume-Uni. Ils ont été placés mercredi 28 février sous administration judiciaire, illustrant les difficultés du commerce physique et mettant en péril près de 5.500 emplois. La mesure la plus sévère concerne la filiale britannique de Toys « R » Us, placée en liquidation, qui pourrait perdre l’ensemble de ses 105 magasins et 3.200 salariés au Royaume-Uni. Le distributeur américain Toys « R » Us a été placé sous le régime des faillites aux États-Unis depuis septembre déjà. En France, la direction du groupe Ludendo, contactée lundi par l’AFP, n’a pas fait de commentaires sur cette information de mise en cessation de paiement. Mais il semble que des difficultés commerciales et financières seraient à l’origine de cette situation. Fondé en 1977 le groupe français Ludendo, dont l’enseigne phare est La Grande Récré, est spécialisé dans le commerce des jeux, des jouets, de la fête et des loisirs pour l’enfant et la famille.  Ludendo compte parmi les grands du secteur en Europe, avec près de 400 magasins dans le monde, 2.500 collaborateurs directs et 100 franchisés. En 2016, son chiffre d’affaire sous enseignes a dépassé les 500 millions d’euros.

Amazon va ubériser la grande distribution et l’économie française

Amazon va ubériser la grande distribution et l’économie française

Déjà puissant sur de nombreux produits hors alimentaire, Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Par exemple, Système U poursuit des discussions sur une éventuelle alliance avec Amazon, a déclaré mercredi le président du groupement de commerçants indépendants.  Un tel accord permettrait à Amazon d‘avoir accès à la centrale d‘achat de Système U, mise en commun avec celle d‘Auchan, une nécessité pour le service “Prime Now” de livraison express d‘Amazon qui doit trouver des accords d‘approvisionnement qui lui ont été jusqu‘ici refusés. L‘accord pourrait aussi voir Système U offrir ses produits de marque propre sur le site d‘Amazon. Les manoeuvres d‘approche d‘Amazon témoignent des ambitions du géant américain du e-commerce dans l‘alimentaire et obligent les distributeurs à accélérer leur transformation digitale. Leclerc, numéro un de la distribution alimentaire en France, avait déclaré à Reuters en octobre 2017 avoir été approché par l‘américain et n‘avait pas exclu de nouer des partenariats avec lui. Face aux ambitions d‘Amazon, les distributeurs ont décidé d‘accélérer le pas dans le digital. Auchan s‘est allié au chinois Alibaba, Casino au britannique Ocado et Carrefour a noué une alliance en Chine avec Tencent et annoncé un plan d‘investissement de 2,8 milliards d‘euros pour rattraper son retard dans le e-commerce. Leclerc a quant à lui annoncé pour les prochains mois un service de vente à domicile à Paris.  Dans quelques semaines, Alexa, l’assistant vocal intelligent d’Amazon, devrait arriver en France. Ce majordome virtuel parlera français. Et ses déclinaisons lui permettront demain d’être également présent dans les voitures et sur les smartphones. Selon le site spécialisé dans la high-tech Tom’s Guide, il pourrait débarquer en avril. L’appareil sphérique promet de changer notre quotidien comme celui des 30 millions de foyers américains qui s’en seraient équipés ces trois dernières années. Echo Plus (l’assistant le plus complet vendu 149 dollars, soit 120 euros, aux Etats-Unis) offre toutes les fonctionnalités : commande vocale pour obtenir des réponses, passer un appel, écouter de la musique, faire des commandes d’épicerie ou encore interagir avec des objets connectés chez soi. En France, l’enceinte Google Home (Google Assistant), lancée en début 2017, a pris de l’avance, celle d’Apple (Home Pod) est attendue au printemps. Avec Alexa, Amazon resserre la toile de son écosystème. « Ce sera une tête de gondole chez le consommateur, estime Emmanuel Vivier, cofondateur du Hub Institute. Ils vont accumuler des data de malade sur leurs clients! » Avec le risque de créer des réactions de rejet. « La France, ce n’est pas les Etats-Unis, les gens ont assez peur du côté intrusif, explique Arieh Ghnassia, expert en commerce numérique. Il faudra du temps pour que les consommateurs l’adoptent. Mais cela marchera. ». Et Amazon s’investit aussi avec la m^me technologie, les mêmes supports commerciaux dans l’audiovisuel.

 

Plus grande convergence fiscale franco Allemande (Merkel)

Plus grande convergence fiscale franco Allemande (Merkel)

Les mesures protectionnistes de Trump auront deux conséquences pour les entreprises. D’abord on va rechercher une plus grande convergence entre la France et l’Allemagne, voire au plan européen comme l’a déclaré Merkel. Ensuite on va encore abaisser le taux d’imposition notamment sur les bénfices. En effet les meures Trump pourrait bien contaminer le champ mondial et conduire à un bing bang fiscal qui s’il n’est pas réalisé en Europe affecterait la compétitivité du vieux continent. La France est le pays qui s’est le moins impliqué, si bien qu’elle est désormais celle qui présente le taux facial d’impôt sur les sociétés le plus élevé du Vieux continent, à plus de 33%. Le gouvernement a donc annoncé une baisse de l’IS à 28%, dans un premier temps (sur 2017 et 2018) pour les petites et moyennes entreprises (PME), puis pour toutes les entreprises d’ici à 2020. De son côté, quelques mois après le vote choc du Brexit au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de Theresa May menace de faire chuter son taux à 10%, soit deux fois moins qu’actuellement, alors qu’il a déjà beaucoup diminué ces dernières années. Les taux des impôts sur les sociétés sont très différents d’un pays à l’autre, allant de 12,5% des bénéfices en Irlande à 34,4% en France (33,3% de taux normal plus la contribution sociale pour les plus grandes entreprises), d’après les chiffres compilés par l’OCDE.   La réforme fiscale promulguée fin décembre par le président Donald Trump ramène en effet  le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés de 35% à 21%, ce qui a entraîné des contestations au sein du bloc communautaire. Les Européens craignent que cela n’empire la concurrence fiscale à travers le monde. C’est pourquoi les Etats membres de l’UE, dont l’Allemagne et la France, espèrent améliorer leur coopération fiscale pour rendre leur marché plus compétitif. “Nous avons décidé, avec plus d’importance qu’auparavant, d’accélérer le projet d’assiette commune pour l’impôt sur les sociétés avec la France”, a dit la chancelière allemande dans un podcast vidéo. « Cela signifie que quand nous aurons décidé avec la France de la base imposable d’imposition sur les sociétés, nous étudierons également les réalités qui se jouent aux Etats-Unis”, a-t-elle ajouté.

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

 

Il n’est pas certain que la manière dont s’y prend le gouvernement pour traiter de la question SNCF se révèle la plus productive. En effet, le gouvernement à choisi de s’appuyer sur un rapport, celui de Spinetta relativement partiel et provocateur. Certes certains éléments de la problématique sont indiscutables la SCNF est plus généralement le rail sont mal en point en France. Faute de transformation, la SNCF est condamnée à disparaître à terme. En cause de grandes déficiences en matière de gestion. Le pouvoir ne peut toutefois s’exonérer de ses responsabilités vis-à-vis de la dette qu’il a lui-même provoqué en imposant des lignes nouvelles à une entreprise qui n’avait pas le premier sou pour financer ses investissements. Comme souvent les facteurs explicatifs de cette situation sont complexes et les responsabilités multiples. Mais le gouvernement a choisi de prendre à témoin l’opinion publique en agitant le chiffon rouge sur les aspects qui ne sont même pas pertinents. Exemple quand on affirme qu’il faut supprimer les petites lignes qui représentent 45 % du réseau mais seulement 2 % de la clientèle. Avec un tel raisonnement il faudrait supprimer les trois quarts des routes secondaires. En outre on fait l’impasse grave d’un autre mode d’exploitation de ces petites lignes grâce à la décentralisation et à la privatisation. Bref la prise en compte de la politique des transports est absente, comme celle de l’aménagement du territoire ou du développement durable. Autre mesure symbolique, l’hypothèse d’une suppression statut des cheminots. Un statut qui doit forcément évoluer et même forcément se réduire au sûr et a mesure retraite. Mais pourquoi aborder d’entrée comme l’a fait hier Darmanin la question des conditions sociales. C’est la même erreur que fait  le gouvernement concernant la réforme de l’État, il organise un débat à l’envers. La première question qui se pose est celle du champ de l’intérêt général.  en l’occurrence pour la SNCF, la définition de la nature et du champ spatial de son activité. La seconde question concerne les moyens d’assurer cet intérêt général avec ou sans la SNCF, avec la concurrencee. Ce n’est qu’ensuite on peut aborder sereinement les questions sociales. quel STATUT, quelles catégories et à quelles conditions. En fait le gouvernement semble montrer qu’il veut régler cette question à la hussarde et pas nécessairement dans le bon ordre Pour l’instant l’opinion publique est attentiste sur ce dossier mais le risque est que s’agglomère au mécontentement des cheminots d’autres mécontentement surtout si la négociation s’engage aussi MAL.

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

La réforme de l’État (et des collectivités territoriales)  est sans doute la transformation la plus prioritaire pour le pays. Deux raisons à cela d’abord le cout de la fonction publique qui ne cesse de progresser et explique largement le record du monde de prélèvement obligatoire en France. En effet,  il y a le coût direct lié aux frais de fonctionnement et d’investissement mais surtout cela secrète une culture bureaucratique qui tue la compétitivité, l’initiative et même la liberté. Avec plus de 10 000 lois plus de 100 000 décrets (chacun portant en moyenne une vingtaine de dispositions),  il y a de quoi assommer n’importe quelle économie, n’importe quelle société. Bien entendu ; l’État doit assurer ses missions régaliennes centrales et même renforcer leurs conditions d’exercice (par exemple police, justice, défense) pour autant, il n’est pas nécessaire de faire effectuer des activités sans réel intérêt général par l’administration et ses fonctionnaires. Les opposants à toute réforme de l’État ont jusqu’à leur toujours réussi à empêcher toute évolution grâce au sulfureux  amalgame entre missions de service public, statut juridique de l’opérateur de ces services et statut social du personnel. Normalement le gouvernement doit en ce début d’année demandée une réactivation des travaux du comité CAP 22 qui doit faire des propositions pour cette réforme de l’État  Le comité CAP22 comprend 34 membres dont la moitié d’anciens énarques. On y trouve, selon une récente analyse de Mediapart, de nombreux experts qui figuraient déjà dans la commission Attali réunie en 2008 par Nicolas Sarkozy, ainsi que plusieurs membres de l’Institut Montaigne connu pour ses publications ultralibérales. Il y a aussi des hauts fonctionnaires dont beaucoup ont eu des fonctions importantes dans le privé. Y figurent également des dirigeants d’importantes entreprises privées et de start-up. Le comité doit remettre un rapport fin mars 2018.

Bitcoin : bientôt la grande correction

Bitcoin : bientôt la grande correction

Quel centime en 2009 mais 16 000 dollars ce jeudi ! Voila l’évolution du dollar qui monte plus haut que les cieux. Une crypto monnaie qui ne représente cependant qu’environ 270 milliards à comparer aux 80 000 milliards de la monnaie fiduciaire. En dépit des avantages évidents du taux monnaie concernant la réduction des coûts de transaction financière l’évolution du cours du bitcoin est évidemment surréaliste et la correction sera sévère Car l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. « Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, déclarent l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers.  Vendredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif”. Le bitcoin est retombé autour de 11.000 dollars lundi après avoir atteint la veille un nouveau record à près de 11.800, alors qu‘il s’échangeait autour de 10.000 dollars début 2017.Notons que le bitcoin valait seulement quelques centimes en 2009 ! le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes. Après avoir franchi les barres des 12.000, 13.000 et 14.000 dollars mercredi, la crypto-monnaie la plus célèbre vient de dépasser ce jeudi le seuil des 15.000 puis des 16.000 dollars. Ainsi, en l’espace d’un peu plus de 24 heures, la devise numérique a vu son prix progresser de plus de 35% portant sa capitalisation au-dessus des 270 milliards de dollars. Au premier abord, ces chiffres impressionnent. Pourtant, le bitcoin et les crypto-monnaies en général, restent des actifs « marginaux » quand on les compare aux autres classes d’actifs. En effet, alors que beaucoup d’investisseurs espèrent voir le bitcoin remplacer pièces et billets dans les années à venir, on voit mal la crypto-monnaie se substituer à la monnaie fiduciaire. En effet, la capitalisation du bitcoin ne représente aujourd’hui que 3,4% de la valeur de tous les billets et pièces en circulation dans le monde. Et même si l’on englobe le reste des crypto-monnaies, soit 400 milliards de dollars en tout, elles ne représentent encore « que » 5,3% de la masse monétaire fiduciaire totale.

Simplification administrative : la grande illusion

Simplification administrative : la grande illusion

 

Comme les gouvernements précédents, Darmanin  le ministre du budget joue les illusionnistes  pour donner l’impression d’une grande réforme des procédures administratives. En réalité, il s’attaque surtout à la forme et non pas au fond. En clair, r il maintient la cathédrale réglementaire et se propose seulement de substituer le numérique au papier et d’autoriser les administrés à contester les décisions des fonctionnaires. Pourtant la simplification des procédures constitue certainement un enjeu au moins aussi important que la fiscalité. Le précédent gouvernement avait déjà pris  quelques centaines de mesures mais la ou il en faudrait des dizaines de milliers. Première observation dans beaucoup de cas il ne s’agit pas de simplification mais de changement de support, l’informatisation s’introduit dans les procédures sans rien changer sur le fond. En fait,  il ne s’agit pas d’une véritable révolution car il faut prendre en compte que les dispositions réglementaires découlent en France de 10 500 lois et d’environ 130 000 décrets sans parler des circulaires et autres arrêtés. Dans chaque décret on impose en moyenne autour d’une vingtaine de contraintes, du coup entreprises et particuliers sont soumis à des millions d’obligations surtout si on ajoute les dispositions prises de la responsabilité des collectivités territoriales. Bref, la France est le royaume des procédures. Pas étonnant, il y a de l’ordre d’un million de fonctionnaires inutiles qui pour des motifs existentiels ne cessent d’alimenter l’ingénierie administrative. Et les politiques (qui viennent souvent du milieu administratif) sont incapables de contrôler cette boulimie procédurière. Avec Hollande,   450 mesures de simplification ont donc été prises, qui ont permis aux particuliers et aux entreprises d’économiser quelque 2,2 milliards d’euros, avait dit Manuel Valls, en s’appuyant sans doute sur l’étude scientifique du patron de bistrot où il prend son café le matin. Darmanin, lui, veut surtout changer l’état d’esprit, rétablir la confiance entre l’administration et les administrés. Il offre  même la possibilité aux entreprises de réclamer un contrôle pour leur délivrer un label de conformité aux règles. Pas sûr que les chefs d’entreprise se précipitent  sur cette offre d’autant que les contrôleurs habilités à vérifier dans les entreprises sont innombrables et qu’ils interviennent dans des champs différents, pour des motifs parfois contradictoires. La vraie réforme aurait été celle qui aurait visé à supprimer au moins la moitié des dispositions administratives actuelles et en même temps de supprimer ces fonctionnaires qui s’autoalimentent  et se reproduisent grâce à la boulimie des textes administratifs.

Grande manif à Barcelone

 

Sans doute plusieurs centaines de milliers de manifestants à Barcelone pour protester contre l’emprisonnement d’anciens membres du gouvernemenet régional. En fait,  la position radicale du gouvernement central de Madrid favorise l’identité catalane. Certes les indépendantistes ne sont pas sans responsabilité dans cette crise mais le Premier ministre espagnol et son gouvernement ne cessent  de jeter de l’huile sur le feu. Les deux grandes associations catalanes favorables à l‘indépendance avaient donc appelé la population à participer à cette manifestation, sous le slogan “Liberté pour les prisonniers politiques!” Huit ex-ministres du gouvernement régional et les chefs de file de ces deux grandes associations sont toujours en détention pour sédition. Jeudi, le Tribunal suprême d‘Espagne a remis en liberté sous caution la présidente du parlement catalan, l‘indépendantiste Carme Forcadell, et quatre autres membres du parlement catalan. Un cinquième député a été libéré sans avoir à verser de caution.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol