Archive pour le Tag 'L’inflation'

L’inflation fait grimper l’extrême pauvreté

L’inflation fait grimper l’extrême pauvreté </strong>

D’après un rapport du Secours catholique qui se fonde sur les ménages aidés, le nombres de personnes en extrême pauvreté ne cessent de progresser. D’après d’autres rapports, le nombre de personnes en extrême difficulté atteindrait maintenant autour de 20 % en France. ( France Info)

D’après l’association, 69% des ménages rencontrés vivaient sous le seuil d’extrême pauvreté en France en 2021, contre deux ménages sur trois en 2020, environ 66%, soit une légère hausse. Concernant le seuil de pauvreté, en 2021, 93% des ménages rencontrés par le Secours catholique vivaient sous ce seuil contre 92% en 2020. A noter que pour mesurer l’évolution de la pauvreté, la statistique publique étudie les ressources des ménages. On considère comme pauvres, les personnes ayant un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian, 1132 euros en 2020, et comme extrêmement pauvres, celles dont le niveau de vie n’atteint pas 40% du niveau de vie médian, soit 755 euros en 2020.

Le rapport 2022 confirme enfin certaines caractéristiques récurrentes de la pauvreté dans le pays mais pointe tout de même des évolutions. Parmi elles, le Secours catholique souligne tout d’abord le fait qu’il y a plus d’enfants vivant au sein de ménages extrêmement pauvres. L’association parle de 30% d’enfants de moins de 5 ans vivant dans des familles sans ressources. C’est deux points de plus en un an. Le Secours catholique note également une hausse de la précarisation des étrangers : 50% des personnes rencontrées par l’association en 2021 sont étrangères, un chiffre en hausse depuis 10 ans. Autre point marquant, le vieillissement des personnes rencontrées. Même si la majorité des adultes à qui elle a affaire restent jeunes, avec un âge médian de 41 ans, l’association précise que la part d’adultes français de plus de 60 ans est passée de 7% en 2011 à 12% en 2021.

Chaque année, à partir de son enquête statistique annuelle et de ses milliers d’informations collectées, le Secours catholique propose une photographie de l’état de la pauvreté en France, à travers le prisme des personnes qu’il accueille : près d’un million en 2021, contre 770 000 en 2020, une année particulière à cause du Covid qui a contraint l’association à fermer ses locaux pendant un temps. Pour 2022, le Secours catholique se base donc sur ses statistiques d’accueil 2021 pour faire un nouveau bilan et met l’accent cette fois sur le budget des ménages face à l’inflation.
Pour faire face à la situation, l’association rappelle qu’elle « n’a pas pour projet de contribuer à gérer la pauvreté », elle vise « à ce que les personnes en sortent » et appelle donc « à une action publique déterminée pour combattre la pauvreté et ses causes. »

Société-L’inflation fait monter l’extrême pauvreté

Société-L’inflation fait monter l’extrême pauvreté

D’après un rapport du Secours catholique qui se fonde sur les ménages aidés, le nombres de personnes en extrême pauvreté ne cessent de progresser. D’après d’autres rapports, le nombre de personnes en extrême difficulté atteindrait maintenant autour de 20 % en France. ( France Info)

D’après l’association, 69% des ménages rencontrés vivaient sous le seuil d’extrême pauvreté en France en 2021, contre deux ménages sur trois en 2020, environ 66%, soit une légère hausse. Concernant le seuil de pauvreté, en 2021, 93% des ménages rencontrés par le Secours catholique vivaient sous ce seuil contre 92% en 2020. A noter que pour mesurer l’évolution de la pauvreté, la statistique publique étudie les ressources des ménages. On considère comme pauvres, les personnes ayant un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian, 1132 euros en 2020, et comme extrêmement pauvres, celles dont le niveau de vie n’atteint pas 40% du niveau de vie médian, soit 755 euros en 2020.

Le rapport 2022 confirme enfin certaines caractéristiques récurrentes de la pauvreté dans le pays mais pointe tout de même des évolutions. Parmi elles, le Secours catholique souligne tout d’abord le fait qu’il y a plus d’enfants vivant au sein de ménages extrêmement pauvres. L’association parle de 30% d’enfants de moins de 5 ans vivant dans des familles sans ressources. C’est deux points de plus en un an. Le Secours catholique note également une hausse de la précarisation des étrangers : 50% des personnes rencontrées par l’association en 2021 sont étrangères, un chiffre en hausse depuis 10 ans. Autre point marquant, le vieillissement des personnes rencontrées. Même si la majorité des adultes à qui elle a affaire restent jeunes, avec un âge médian de 41 ans, l’association précise que la part d’adultes français de plus de 60 ans est passée de 7% en 2011 à 12% en 2021.

Chaque année, à partir de son enquête statistique annuelle et de ses milliers d’informations collectées, le Secours catholique propose une photographie de l’état de la pauvreté en France, à travers le prisme des personnes qu’il accueille : près d’un million en 2021, contre 770 000 en 2020, une année particulière à cause du Covid qui a contraint l’association à fermer ses locaux pendant un temps. Pour 2022, le Secours catholique se base donc sur ses statistiques d’accueil 2021 pour faire un nouveau bilan et met l’accent cette fois sur le budget des ménages face à l’inflation.
Pour faire face à la situation, l’association rappelle qu’elle « n’a pas pour projet de contribuer à gérer la pauvreté », elle vise « à ce que les personnes en sortent » et appelle donc « à une action publique déterminée pour combattre la pauvreté et ses causes. »

Economie et Société : Une baisse de la consommation alimentaire pour compenser l’inflation

Economie et Société : Une baisse de la consommation alimentaire pour compenser l’inflation

. Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
.
un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

L’inflation fait monter l’extrême pauvreté

L’inflation fait monter l’extrême pauvreté

D’après un rapport du Secours catholique qui se fonde sur les ménages aidés, le nombres de personnes en extrême pauvreté ne cessent de progresser. D’après d’autres rapports, le nombre de personnes en extrême difficulté atteindrait maintenant autour de 20 % en France. ( France Info)

D’après l’association, 69% des ménages rencontrés vivaient sous le seuil d’extrême pauvreté en France en 2021, contre deux ménages sur trois en 2020, environ 66%, soit une légère hausse. Concernant le seuil de pauvreté, en 2021, 93% des ménages rencontrés par le Secours catholique vivaient sous ce seuil contre 92% en 2020. A noter que pour mesurer l’évolution de la pauvreté, la statistique publique étudie les ressources des ménages. On considère comme pauvres, les personnes ayant un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian, 1132 euros en 2020, et comme extrêmement pauvres, celles dont le niveau de vie n’atteint pas 40% du niveau de vie médian, soit 755 euros en 2020.

Le rapport 2022 confirme enfin certaines caractéristiques récurrentes de la pauvreté dans le pays mais pointe tout de même des évolutions. Parmi elles, le Secours catholique souligne tout d’abord le fait qu’il y a plus d’enfants vivant au sein de ménages extrêmement pauvres. L’association parle de 30% d’enfants de moins de 5 ans vivant dans des familles sans ressources. C’est deux points de plus en un an. Le Secours catholique note également une hausse de la précarisation des étrangers : 50% des personnes rencontrées par l’association en 2021 sont étrangères, un chiffre en hausse depuis 10 ans. Autre point marquant, le vieillissement des personnes rencontrées. Même si la majorité des adultes à qui elle a affaire restent jeunes, avec un âge médian de 41 ans, l’association précise que la part d’adultes français de plus de 60 ans est passée de 7% en 2011 à 12% en 2021.

Chaque année, à partir de son enquête statistique annuelle et de ses milliers d’informations collectées, le Secours catholique propose une photographie de l’état de la pauvreté en France, à travers le prisme des personnes qu’il accueille : près d’un million en 2021, contre 770 000 en 2020, une année particulière à cause du Covid qui a contraint l’association à fermer ses locaux pendant un temps. Pour 2022, le Secours catholique se base donc sur ses statistiques d’accueil 2021 pour faire un nouveau bilan et met l’accent cette fois sur le budget des ménages face à l’inflation.
Pour faire face à la situation, l’association rappelle qu’elle « n’a pas pour projet de contribuer à gérer la pauvreté », elle vise « à ce que les personnes en sortent » et appelle donc « à une action publique déterminée pour combattre la pauvreté et ses causes. »

Société : Une baisse de la consommation alimentaire pour compenser l’inflation

Société : Une baisse de la consommation alimentaire pour compenser l’inflation

. Pour les moins favorisés qui gagnent par exemple moins de 900 € par mois, les dépenses contraintes peuvent atteindre jusqu’à 80 % du budget. Du coup, le poste consommation alimentaire est fortement réduit.La consommation alimentaire est l’une des principales variables d’ajustement pour compenser l’inflation que subissent les ménages.La baisse de consommation touche surtout les ménages très défavorisés, de l’ordre de 20 % de la population , mais aussi désormais les couches moyennes. D’après l’INSEE, la consommation alimentaire des Français est en recul continu sur les neuf premiers mois de l’année de près de 5%. . Il est plus facile de la réduire que son loyer ou ses abonnements. Ces consommateurs achètent des produits qui coûtent moins cher au kilo, substituent du soja à de la viande, renoncent aux produits sucrés.

Un sondage Elabe ne fait que confirmer le décalage entre le niveau de l’inflation autour de 6 % et l’augmentation du pouvoir d’achat environ de 3%, soit une perte de 3 points , soit au moins 1000 € par an par ménage. Selon un sondage* Elabe pour BFMTV, près des trois quarts d’entre eux (73%) ont déjà le sentiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé (+16 points en un an).

Pas une catégorie de la population ne semble cette fois épargnée. Ce sentiment de dégradation est ressenti tant par les cadres/professions intermédiaires (76%, +22 points) que les employés/ouvriers (73%, +19 points), les moins de 35 ans (67%, +25 points) que les 65 ans et plus (73%, +10 points).

Avec la hausse des prix, l’immense majorité des Français doit ainsi se priver. 85% des personnes interrogées disent devoir « se serrer la ceinture », dont 30% beaucoup et 55% un peu.
De plus en plus de renoncements

Un sentiment partagé par une très large majorité de Français au sein de toutes les catégories de population: 79% des cadres et 91% des catégories populaires se trouvent dans cette situation. Mais ce sont les catégories populaires (41% disent devoir beaucoup « se serrer la ceinture »), les 25-49 ans (41%)
.
un nombre e croissant de Français assure devoir renoncer à des dépenses essentielles. Ainsi, plus d’un tiers a renoncé à acheter certains produits alimentaires (39%, +13 points).

Le succès des marques de distributeurs premier prix mais aussi moyen et haut de gamme, moins chères en moyenne de 30% que les grandes marques, illustre ce souci d’économies et pas seulement dans les catégories sociales les plus modestes. Le moral général des ménages mesuré par l’INSEE est tombé au plus bas depuis dix ans sur fond de dégradation des perspectives économiques .

2023 sera l’année d’une croissance quasi-nulle, voire négative, avec d’inévitables conséquences sur le pouvoir d’achat. Une éventuelle récession coïncidera avec le creux habituel de la consommation qui suit les fêtes de vingt d’années. Michel-Edouard Leclerc dit s’attendre à des achats qui se maintiennent pour décembre avant de plonger après Noël. A l’antenne de RMC le 8 novembre, celui qui fait office de porte-parole de la grande distribution a justifié son pessimisme en arguant d’une « inflation à deux chiffres ».
«
« A l’exception des 20% de ménages modestes qui peuvent connaître des situations très difficile y compris pour se nourrir, il n’y a pas de changement profond des rythmes de consommation, qui sont inscrits profondément dans nos vies, nos habitudes sociales », confirme l’économiste et historien spécialiste de l’inflation Michel-Pierre Chélini qui cite les épisodes d’inflation 1974-1975 et 1981-1983 suivis de rebonds systématiques de la consommation. « Dans les périodes d’inflation depuis 50 ans, il y a éventuellement de la consommation différée face à l’incertitude économique mais pas de destruction de la consommation », conclut-il; Peut-être un peu hâtivement car l’inflation malheureusement risque de durer!

Salaires dans les PME : des hausses très insuffisantes par rapport à l’inflation

Salaires dans les PME : des hausses très insuffisantes par rapport à l’inflation

Alors que l’inflation aura atteint de l’ordre de 6 % au moins en 2022, les augmentations de salaires ne permettront pas globalement de rattraper la hausse des prix. Dans les grandes entreprises et les secteurs très tendus les augmentation moyenne sont de l’ordre de 4 à 5 %. Par contre dans les PME, le rattrapage des salaires doit se contenter d’environ 3 %. Soit une perte sèche de salaires de 3 % au moins.

Il faudrait d’ailleurs relativiser ces rattrapages compte tenu du caractère un peu obsolète de l’indicateur de l’INSEE qui sous-estime l’augmentation des prix de la consommation en raison notamment de l’évolution structurelle de la consommation des ménages.( Par exemple les dépenses contraintes prennent une place de plus en plus importante dans les dépenses des ménages.

D’après le pool d’experts-comptables le Cercle Perspectives, qui a épluché les bulletins de paie de ses clients, les entreprises de moins de 50 salariés ont certes augmenté les salaires au premier semestre 2022, mais pas au point de compenser l’inflation.

Les dix-sept cabinets d’expertise comptable ont épluché plus de 433.000 fiches de paie de leurs clients pour analyser leurs pratiques salariales.

Une enquête du Cercle Perspectives, qui regroupe dix-sept cabinets d’expertise comptable parmi les plus gros (In Extenso, Cogep, Orcom…), et que « Les Echos » dévoilent en exclusivité révèle que les dirigeants de TPE-PME ont accordé une hausse de salaire moyenne de +3,10 % sur le premier semestre 2022.

Pour aboutir à cette donnée, ces professionnels du chiffre, totalisant 350.000 clients, ont passé au peigne fin 433.684 fiches de paie de salariés en faisant un comparatif entre décembre 2021 et juin 2022, avant que les données soient compilées par l’Institut d’études Init.

Réajustement des salaires sur l’inflation : le ministre des finances contre

Réajustement des salaires sur l’inflation : le ministre des finances contre

Le moins que l’on puisse dire c’est que le ministre des finances tient des propos relativement contradictoires en matière de salaire. D’un côté constatant la flambée de l’inflation, il invite les entreprises à engager des discussions pour revaloriser les salaires. Mais d’un autre côté le même ministre s’oppose à une indexation des salaires sur l’inflation.

Un double langage qui s’explique sans doute d’abord par le flou de la politique du gouvernement concernant le pouvoir d’achat. Non sans raison le ministre des finances renvoie la responsabilité aux entreprises qui en dernier ressort doivent discuter entre partenaires sociaux. De la même manière, le ministre s’était opposé à la taxation des superprofits et pour désamorcer la question brûlante il appelait donc à des négociations salariales.

D’un autre côté encore, le patron de Bercy doit donner des gages à Bruxelles et montrer son souci de ne pas laisser filer les dépenses comme les salaires pour assurer sur des orientations françaises souvent considérées par certains notamment les Allemands comme très laxiste.

Pour le ministre des finances, l’indexation générale des salaires sur l’inflation alimenterait la spirale inflationniste et générerait une perte de compétitivité et d’attractivité de l’économie française.

« C’est cette spirale inflationniste sans fin dans laquelle nous refusons en responsabilité de rentrer car nous serions perdants sur tous les tableaux », a-t-il ajouté, énumérant une « inflation hors de contrôle » et une perte de compétitivité et d’attractivité.

Le gouvernement demande régulièrement aux entreprises qui le peuvent d’augmenter les salaires et met en avant la revalorisation du Smic pour les plus modestes. Il défend par ailleurs les dispositifs d’intéressement salarié et de primes défiscalisées.

« Je souhaite qu’avec les partenaires sociaux, nous avancions plus rapidement sur notre proposition de dividende salarié, qui doit donner rapidement des résultats concrets. Une entreprise qui distribue des résultats à ses actionnaires doit aussi distribuer à ses employés », a ajouté Bruno Le Maire Qui reprend ainsi les propos du chef de l’État. Le problème c’est que n’a pas encore été réellement mis sur la table la question de la répartition de la richesse entre actionnaires d’entreprises, investissements et salariés. Et le discours de rigueur salariale du gouvernement perd en crédibilité avec l’annonce régulière de superprofits réalisés par les très grandes entreprises justement grâce à l’inflation et la spéculation.

L’inflation repose la question du partage de la richesse

L’inflation repose la question du partage de la richesse

Le nouveau record d’inflation constatée en France en octobre pourrait relancer le débat sur le partage de la richesse et notamment des superprofits. En effet,d’un côté les consommateurs sont affrontés à une augmentation générale des prix alors que leur pouvoir d’achat ne suit pas ( en moyenne le pouvoir d’achat aura sans doute augmenté de l’ordre de 3 % quand la hausse des prix, elle, est de 6%) .

Jusque-là le pouvoir a freiné des quatre fers pour mettre sur la table la question de l’éventuelle taxation des supers bénéfices car l’inflation qui handicape les ménages en général profite à certaines entreprises pour des raisons essentiellement spéculatives. Discrètement, ces entreprises profitent du climat inflationniste général pour ajouter quelques points de hausse qui viennent gonfler les profits sans vraies raisons économiques. Ces entreprises joue un rôle négatif en profitant d’abord de l’inflation, en alimentant ensuite.

La question de la montée de l’inflation va forcément être très discutée d’autant que la taxation n’est pas forcément le meilleur moyen de la gérer. En effet une nouvelle fiscalité dira se noyer dans le trou du budget général de l’État.

Fondamentalement ce qui est en cause, c’est le partage de la richesse produite entre profits, investissements et rémunérations.

L’inflation est repartie à la hausse au mois d’octobre, notamment à cause de la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation, les deux postes de dépenses qui augmentent le plus.

Après deux mois consécutifs de ralentissement, en août et en septembre, la hausse sur un an des prix à la consommation a donc repris son accélération en octobre. Les prix ont augmenté de 6,2% sur un an, d’après des calculs provisoires de l’Insee, publiés vendredi 28 octobre. Si ce taux est confirmé par les résultats définitifs, attendus mi-novembre, il s’agira d’un nouveau record pour l’année 2022, après les 6,1% de hausse des prix relevés en juillet, et d’un niveau inédit depuis 1985 (6,4% en juin cette année-là).

Dans le détail, l’inflation est portée par l’envolée des prix de l’alimentation (+11,8% sur un an) et un rebond des prix de l’énergie (+19,2%). Ce dernier poste de dépenses s’était replié tout au long de l’été ainsi qu’au mois de septembre. Une accalmie que l’Insee avait alors principalement imputé à l’augmentation des remises sur les carburants. Ce ralentissement n’aura donc été que temporaire pour un secteur qui reste le principal moteur de l’inflation.

Une hausse de l’inflation qui repose la question du partage de la richesse

Une hausse de l’inflation qui repose la question du partage de la richesse

Le nouveau record d’inflation constatée en France en octobre pourrait relancer le débat sur le partage de la richesse et notamment des superprofits. En effet,d’un côté les consommateurs sont affrontés à une augmentation générale des prix alors que leur pouvoir d’achat ne suit pas ( en moyenne le pouvoir d’achat aura sans doute augmenté de l’ordre de 3 % quand la hausse des prix, elle, est de 6%) .

Jusque-là le pouvoir a freiné des quatre fers pour mettre sur la table la question de l’éventuelle taxation des supers bénéfices car l’inflation qui handicape les ménages en général profite à certaines entreprises pour des raisons essentiellement spéculatives. Discrètement, ces entreprises profitent du climat inflationniste général pour ajouter quelques points de hausse qui viennent gonfler les profits sans vraies raisons économiques. Ces entreprises joue un rôle négatif en profitant d’abord de l’inflation, en alimentant ensuite.

La question de la montée de l’inflation va forcément être très discutée d’autant que la taxation n’est pas forcément le meilleur moyen de la gérer. En effet une nouvelle fiscalité dira se noyer dans le trou du budget général de l’État.

Fondamentalement ce qui est en cause, c’est le partage de la richesse produite entre profits, investissements et rémunérations.

L’inflation est repartie à la hausse au mois d’octobre, notamment à cause de la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation, les deux postes de dépenses qui augmentent le plus.

Après deux mois consécutifs de ralentissement, en août et en septembre, la hausse sur un an des prix à la consommation a donc repris son accélération en octobre. Les prix ont augmenté de 6,2% sur un an, d’après des calculs provisoires de l’Insee, publiés vendredi 28 octobre. Si ce taux est confirmé par les résultats définitifs, attendus mi-novembre, il s’agira d’un nouveau record pour l’année 2022, après les 6,1% de hausse des prix relevés en juillet, et d’un niveau inédit depuis 1985 (6,4% en juin cette année-là).

Dans le détail, l’inflation est portée par l’envolée des prix de l’alimentation (+11,8% sur un an) et un rebond des prix de l’énergie (+19,2%). Ce dernier poste de dépenses s’était replié tout au long de l’été ainsi qu’au mois de septembre. Une accalmie que l’Insee avait alors principalement imputé à l’augmentation des remises sur les carburants. Ce ralentissement n’aura donc été que temporaire pour un secteur qui reste le principal moteur de l’inflation.

Economie: un choix entre la récession ou l’inflation ?

Economie: un choix entre la récession ou l’inflation ?

Nombre d’experts patentés surtout néolibéraux considèrent que le choix du ralentissement de l’économie voire de la récession est préférable au maintien de l’inflation.

Ce qu’oublient cependant ces experts distingués c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas le choix entre récession et inflation mais qu’on risque de subir les deux phénomènes en même temps.

Il est de bon ton d’affirmer que l’inflation est intenable et que pour la contenir il faut sérieusement affaiblir la croissance, développer le chômage et empêcher la spirale salaire prix.

On oublie que la science économique est une science molle en tout cas qui ne peut prétendre à l’exactitude scientifique, elle est soumise à des réactions des acteurs économiques le plus souvent insuffisamment prises en compte. Ainsi par exemple face au phénomène de l’inflation, les ménages ont déjà réagi en réduisant le coût moyen du panier concernant l’alimentation. Le résultat sera une baisse de la consommation et derrière de la croissance.

Une partie de l’inflation sera combattue de cette manière mais l’inflation contrairement encore aux dires des mêmes experts n’est nullement uniquement conjoncturelle, elle est aussi structurelle et va donc s’installer dans le temps. En cause ,la moindre dépendance vis-à-vis de la Chine qui renchérit les coûts de production, le réajustement des monnaies ( notamment la baisse de l’euro), les préoccupations environnementales et l’augmentation générale des matières premières et de l’énergie.

Il n’y aura donc pas à choisir entre récession et inflation. L’économie européenne ( et la moitié environ du monde d’après le FMI) va cumuler les deux. L’inflation en 2023 par exemple sera au moins du même ordre qu’en 2022 voire davantage en fonction de l’évolution de l’environnement géopolitique toujours très instable.

Ceux qui proposent la récession pour lutter contre l’inflation ont en fait un autre objectif : limiter à tout prix l’augmentation du pouvoir d’achat. Or il n’est pas démontré qu’une certaine inflation soit forcément contradictoire avec un développement économique de l’activité. Par contre, une fois la tendance baissière de la croissance installée personne ne sait quand le PIB peut se redresser. La crise peut alors durer plusieurs années .

Brefs certains économistes ont encore besoin de réviser leurs théories.

Le choix entre la récession ou l’inflation ?

Le choix entre la récession ou l’inflation ?

Nombre d’experts patentés surtout néolibéraux considèrent que le choix du ralentissement de l’économie voire de la récession est préférable au maintien de l’inflation.

Ce qu’oublient cependant ses experts distingués c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas le choix entre récession et inflation mais qu’on risque de subir les deux phénomènes en même temps.

Il est de bon ton d’affirmer que l’inflation est intenable et que pour la contenir il faut sérieusement affaiblir la croissance, développer le chômage et empêcher la spirale salaire prix.

On oublie que la science économique est une science molle en tout cas qui ne peut prétendre à l’exactitude scientifique, elle est soumise à des réactions des acteurs économiques le plus souvent insuffisamment prises en compte. Ainsi par exemple face au phénomène de l’inflation, les ménages ont déjà réagi en réduisant le coût moyen du panier concernant l’alimentation. Le résultat sera une baisse de la consommation et derrière de la croissance.

Une partie de l’inflation sera combattue de cette manière mais l’inflation contrairement encore aux dires des mêmes experts n’est nullement uniquement conjoncturelle, elle est aussi structurelle et va donc s’installer dans le temps. En cause la moindre dépendance vis-à-vis de la Chine qui renchérit les coûts de production, le réajustement des monnaies ( notamment la baisse de l’euro), les préoccupations environnementales et l’augmentation générale des matières premières et de l’énergie.

Il n’y aura donc pas à choisir entre récession et inflation. L’économie européenne ( et la moitié environ du monde d’après le FMI) va cumuler les deux. L’inflation en 2023 par exemple sera au moins du même ordre qu’en 2022 voire davantage en fonction de l’évolution de l’environnement géopolitique toujours très instable.

Ceux qui proposent la récession pour lutter contre l’inflation ont en fait un autre objectif : limiter à tout prix l’augmentation du pouvoir d’achat. Or il n’est pas démontré qu’une certaine inflation soit forcément contradictoire avec un développement économique de l’activité. Par contre une fois la tendance baissière de la croissance installée personne ne sait quand le pub peut se redresser. La crise peut alors durer plusieurs années .

Brefs certains économistes ont encore besoin de réviser leurs théories.

Réindustrialisation : Faire de l’inflation des matières premières une opportunité

Réindustrialisation : Faire de l’inflation des matières premières une opportunité

Le contexte inflationniste repose l’équation de la rentabilité. Surtout, ses incidences sur le coût de l’énergie et des approvisionnements ouvrent de nouvelles opportunités pour les PME et ETI : en révisant leurs plans directeurs, elles ont une carte gagnante à jouer à condition de miser sur l’investissement de leurs outils de production. Par Jacques Schaffnit, operating partner chez I&S Adviser.(dans la Tribune)

Indubitablement, les matières premières et l’énergie sont les deux préoccupations centrales des PME et ETI du secteur industriel en ce début d’automne. Et les prévisionnistes s’accordent sur un point : aucun de ces coûts ne reviendra à son niveau d’avant crise à court terme, lié à un phénomène non de pic, mais de plateau qui se ré-élève mois après mois. Par conséquent, les dirigeants d’entreprises industrielles n’ont pas d’autre choix que de retravailler leur plan directeur d’usine à 5 ans. Avec comme objectif de se réinventer.
Les nouveaux paramètres des plans directeurs à 5 ans.

Face à la nouvelle donne de 2022, et, quel que soit le type d’activité industrielle, le plInflation des matières premières, unean directeur doit revoir l’ensemble des coûts et intégrer de nouveaux paramètres : en premier lieu l’inflation qui va peser sur les dépenses à court et à moyen terme ; ainsi que les démarches concourant à faire des économies d’énergie et à décarboner les activités.
Pour cela, un seul mot d’ordre : relancer les investissements. Non seulement ces investissements sont indispensables, mais surtout ils sont devenus inévitables et ne peuvent plus être reportés. Trop d’équipements de production dans les PME sont en effet énergivores et à l’origine de gaspillages. Les industriels doivent profiter de ce momentum pour réaliser les investissements qu’ils n’ont pas faits jusque-là.

La première difficulté pour passer à l’action est de changer la façon dont les dirigeants de PME-PMI préparent et gèrent le développement de leurs activités.
Beaucoup vont notamment devoir accepter de consentir à des dépenses supérieures à celles qu’ils ont l’habitude de s’autoriser en temps de tension économique. Ce qu’ils doivent avant tout percevoir, c’est que c’est non seulement possible, mais aussi qu’ils en sortiront gagnants.
Tout d’abord, investir dans ses usines et ses équipements de production permet des gains et qui plus est, des gains immédiats : baisse de la consommation d’énergie, donc de la facture d’électricité et/ou de gaz ; maintien, voire augmentation de la productivité ; diminution des rebuts grâce aux performances améliorées des machines – ce qui permet de consommer (et donc d’acheter) moins de matières. Par exemple, le dirigeant peut changer ou effectuer des travaux sur ses systèmes de chauffage et d’isolation de ses bâtiments, ajuster sa flotte automobile ou encore remplacer les machines

De plus, il faut distinguer rentabilité industrielle et rentabilité financière. En investissant maintenant, le dirigeant se donne les moyens d’absorber le risque et les hausses prévisibles qui vont peser sur le résultat opérationnel de son entreprise à moyen terme. En effet, l’inflation et les économies permises par les investissements changent le calcul de rentabilité. Si jusque-là, le payback était relativement long à obtenir, ce n’est plus le cas depuis mi-2022 – il est parfois même obtenu en 2 fois moins de temps dans certains cas observés (en passant de 5 ans à 2 ans et demi). Au bout du compte, l’investissement s’avère rentable à court terme et à moyen terme.

La seconde difficulté pour les dirigeants de PME-PMI est celle du cash disponible – et donc l’épineuse question de la capacité financière de l’entreprise à investir. Soit l’entreprise a la trésorerie suffisante et dans ce cas, son défi est avant tout d’oser avancer. Soit elle ne l’a pas et s’offre alors à elle différentes options à étudier.
Elle peut par exemple trouver un équilibre intéressant dans les offres de leasing d’équipements de production et matériels d’entreprise proposées par les établissements financiers. Dans ce cas, il y a fort à parier que le gain productif généré avec les nouveaux équipements sera supérieur aux économies réalisées (en premier lieu sur la facture d’énergie), ce qui rend pertinent le modèle de financement des investissements inscrits dans le plan directeur. La PME-PMI aura de surcroît le choix de garder ou non en fin de période les équipements acquis en leasing en se basant sur les bénéfices constatés.
?
La crise énergétique et les tensions sur les matières premières peuvent au bout du compte devenir des vecteurs de réindustrialisation et de modernisation de l’outil productif de la France.
Ce qui a manqué dans beaucoup de nombreuses situations et pendant de trop nombreuses années, c’est l’investissement structure

Jusque récemment encore, rien n’y incitait ni n’y contraignait. Les nouveaux paramètres nés des tensions inflationnistes sur les énergies et les matières premières, en modifiant les logiques de calcul de rentabilité, rendent l’investissement non seulement pertinent d’un point de vue « ROI », mais aussi indispensable pour créer de la valeur et assurer sa pérennité à long terme. Restera alors à faire les bons choix pour projeter son entreprise dans le futur et attirer et fidéliser les compétences clés de demain, sujet sur lequel il est important que le dirigeant ne travaille pas et se fasse épauler idéalement par ceux qui l’ont déjà fait comme les operating partners.
Jacques Schaffnit

Plutôt la baisse de croissance que l’inflation pour la Fed

Plutôt la baisse de croissance que l’inflation pour la Fed

Les États-Unis envisagent maintenant d’une certaine récession et préférerait faire diminuer l’inflation. Une inflation qui dépasse les 8 % et bien au-dessus des taux d’intérêt. Du coup le relèvement des taux directeurs pourrait se poursuivre pour atteindre presque 5 % en 2023. Un relèvement qui nécessairement sera suivi par d’autres banques centrales en raison de la dérive des prix mais aussi du renforcement du dollar et donc de la dépréciation d’autres monnaies comme l’euro par exemple. Selon les minutes publiées mercredi 12 octobre à propos de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), les responsables de l’institution sont bien tombés d’accord sur la nécessité de relever progressivement le taux directeur de la Fed afin de lutter contre l’inflation . Globalement, les responsables qualifient l’inflation de « généralisée » à un niveau « inacceptable ». Ils sont donc prêts à une remontée des taux qui pourrait entraîner une baisse de croissance et un ralentissement du marché de l’emploi. Les responsables constatent d’ailleurs que l’inflation n’a pour l’instant « pas encore répondu » aux hausses du taux directeur décidées pour faire ralentir la hausse des prix.

La dernière réunion de la Fed remonte aux 20 et 21 septembre. Depuis, le président des Etats-Unis a admis le 11 au soir que les Etats-Unis devraient peut-être subir une « très légère récession ». La route à prendre est toutefois délicate. Plusieurs membres de la Fed ont ainsi déclaré qu’il faudrait calibrer le rythme des hausses de taux au plus juste, pour atténuer les effets indésirables pour l’économie. A l’inverse, d’autres ont souligné qu’à prendre des mesures trop timides pour réduire l’inflation, on risquait un coût final supérieur à celui à payer pour une action « ferme ».
Des taux en hausse progressive

Au cours de la réunion, les banquiers centraux américains avaient en tout cas convenu de relever le taux de prêt de référence de 75 points de base pour la troisième fois consécutive, le portant à une fourchette cible de 3 % à 3,25 %. Il s’agissait de la cinquième hausse depuis mars, et de la troisième hausse d’affilée de cette ampleur. Les pressions inflationnistes restent pourtant tenaces.

Le procès-verbal montre en tout cas un comité uni pour ramener l’inflation à l’objectif de 2 %. Pour rappel, après avoir résisté pendant longtemps à toute hausse des taux, la Fed a lancé une campagne de resserrement inédite, en augmentant depuis mars ses taux de 300 points de base et en annonçant d’autres hausses. La Fed prévoit ainsi de relever les taux à 4,4 % d’ici la fin de l’année et à 4,6 % en 2023. La hausse des coûts d’emprunt devrait ralentir la croissance à 1,2 % l’an prochain et faire grimper le taux de chômage à 4,4 % contre 3,5 % en septembre. A fin août, l’inflation à la consommation atteignait 8,3 % sur 12 mois et le nouvel indice CPI pour septembre doit être publié ce matin, les analystes anticipant un léger repli à 8,1 %.

Pouvoir d’achat: L’inflation ralentit en septembre ?

L’inflation ralentit en septembre ?

On peut se demander comment l’INSEE parvient à conclure que l’inflation se réduit en France pour atteindre que 5,6 % au lieu de 10 % en Europe. Cela d’autant plus que la France importe bien davantage qu’elle n’exporte et subit donc l’inflation importée notamment par la hausse du dollar et les autres motifs d’augmentation des prix.

En cause évidemment un indice des prix de l’INSEE obsolète qui ne rend pas compte de la modification de structure de la consommation des ménages très affectés par les hausses considérables de l’alimentation mais aussi des services. Une hausse qui dans l’alimentation atteint souvent 20 % et non 10 % comme indiqué par l’INSEE.

La hausse des prix à la consommation en France aurait ralenti en septembre, à 5,6% sur un an, contre 5,9% en août, selon les données provisoires publiées vendredi par l’Insee.

Ce recul de l’inflation est dû au «ralentissement» de la hausse des prix de l’énergie et des services, explique l’Institut national de la statistique dans un communiqué, tandis que la progression des prix de l’alimentation s’accélère et que celle des produits manufacturés se poursuit à un rythme proche du mois précédent.

Sur la même période, celle des prix de l’alimentation s’affiche à +9,9% en septembre. Les prix des produits frais progressent de 11% sur cette même période, contre +3,5% en août. La hausse des prix des produits manufacturés se poursuit modérément (+3,6% contre +3,5% en août). Enfin, l’indice de hausse des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, augmente de 6,2% sur un an en septembre, contre 6,6% en août. Sur un mois, l’IPCH recule de 0,5%, contre +0,5% le mois précédent.
À VOIR AUSSI – Bruno Le Maire annonce que «l’inflation restera à un niveau élevé» dans les prochains mois, «autour de 6%»

Durcissement probable de la position de la BCE contre l’inflation

Durcissement probable de la position de la BCE contre l’inflation

Il résulte de la dernière réunion de la BCE qu’un durcissement est sans doute à prévoir de la part de la Banque centrale pour lutter contre une inflation qui se maintient un très haut niveau (10%) en moyenne dans l’union européenne. Plusieurs relèvements des taux d’intérêt sont donc à prévoir et prochainement de l’ordre de trois quarts de point.

L’inflation moyenne 10 % et la faiblesse des taux d’intérêt portent un coup à l’euro actuellement sur une tendance baissière et maintenant à peu près à égalité en valeur avec le dollar. Un dollar qui bénéficie du soutien de taux d’intérêt plus substantiels. Cela d’autant plus que les perspectives de croissance en Europe ne cessent d’être révisées à la baisse et que la récession semble se préciser plus rapidement que prévu.

Par ailleurs la banque centrale paraît décidé à réduire de manière assez sensible la dimension de son bilan.

Lors de la dernière réunion de la BCE, il a été souligné que le gigantesque bilan de la banque centrale constituait encore, par sa taille, un élément de politique monétaire soutenant l’économie. Et « qu’il était justifié » de rappeler que le Conseil de gouverneurs était prêt « à ajuster l’ensemble de ses instruments pour faire en sorte que l’inflation revienne à son objectif de 2 %. »
Autrement dit, les membres de la BCE ont ouvert la porte à une réduction de son bilan . Christine Lagarde avait pourtant assuré, lors de la conférence de presse, que toute discussion sur ce point était prématurée. Cela pourrait signifier que le « quantitative tightening » (QT) interviendrait plus rapidement qu’attendu.

Lancer un QT ferait immédiatement grimper les taux longs européens, ceux de la dette des Etats. Or ceux-ci ont déjà fortement grimpé depuis le premier tour de vis de la BCE , en juillet. Le taux français à 10 ans et son équivalent allemand ont pris 90 pb. En outre, le risque d’écartement des spreads (écart des taux) entre les pays de la zone euro augmenterait.
Cette perspective ne semble pas effrayer la banque centrale. Au cours des deux derniers mois, selon les chiffres qu’elle a publiés, elle n’a pas racheté de dette italienne dans le cadre des réinvestissements de son programme d’achat d’urgence. Laissant le taux transalpin bondir de 160 pb sur la période.

Supermarchés: les conséquences de l’inflation

Les caissières de supermarché constatent les conséquences de l’inflation

Les employés de la grande distribution observent les scènes de vie quotidienne qui témoignent des angoisses et des stratégies des consommateurs face à l’inflation.( papier du Monde)

« Ah, je n’avais pas vu ce prix-là ! », « Vous vous êtes trompée », « Ça, il faut me l’enlever »… Derrière la caisse du supermarché Casino du Muy (Var), Claudine Cordina – « quarante et un ans de grande distribution » – « entend ça tous les jours de la part des clients ». Et elle leur fait inlassablement la même réponse depuis plusieurs mois : « Vous savez, si je pouvais, je baisserais les prix. » Le pouvoir d’achat des Français ? Leur attitude face à l’inflation ? Ce sont les caissières des grandes surfaces alimentaires qui en parlent le mieux.
De l’autre côté du tapis roulant, ces employées dites « de la deuxième ligne », pendant la crise du Covid-19, sont aux avant-postes face au raz de marée inflationniste. Les clients se plaignent auprès d’elles de l’augmentation du coût de la vie – « Tout est devenu cher », « L’Ukraine a bon dos » – ou de la disparition de certains produits dans le magasin – « La moutarde, ça ne vient pas d’Ukraine. » Ces derniers mois, partout en France, les caissières font un même constat : aussi informés soient-ils, les consommateurs n’en croient pas leurs yeux lorsqu’ils entendent le total à payer.

« Un client sur deux nous dit : “Oh, ça a encore augmenté” ou bien “Vous ne vous êtes pas trompée ?” », raconte Deborath Cabo, 41 ans, qui travaille depuis ses 19 ans dans l’hypermarché Géant La Foux, à Gassin (Var). Même la clientèle de ce magasin non loin de Saint-Tropez, souvent fortunée (touristes, personnel ravitaillant les bateaux…), « regarde désormais deux à trois fois le ticket de caisse pour être certain[e] que je ne me suis pas trompée, explique la caissière. Quand je leur annonce le total, j’ai quasiment systématiquement des commentaires. »

A 760 kilomètres de là, en banlieue de Bourges, au Carrefour Market de Saint-Germain-du-Puy (Cher), la tension est même brutalement montée d’un cran au moment d’un règlement. Mireille Richard est en poste à l’accueil quand une collègue en caisse l’interpelle discrètement : « Des clients vont venir te voir, prévient-elle, car ils trouvent certains prix exorbitants et pensent que je me suis trompée. Ils m’ont insultée, traitée d’incapable, et sont persuadés que j’ai commis une erreur. » Finalement, « je les ai vus regarder longuement leur ticket de caisse, et ils sont partis, raconte Mme Richard. Avec cette hausse des prix, les gens deviennent agressifs, bien plus qu’après le Covid. »

Depuis trente-sept ans qu’elle travaille dans la grande distribution, cette femme de 59 ans « connaî[t] bien les clients » : dans son magasin, « une clientèle plutôt âgée et de classe populaire », qui se retrouve maintenant avec « des pleins de courses de 200 euros, voire 300, alors que, avant, c’était plutôt 150 euros ». Et qui s’émeut que « pour ce prix », ils n’ont « rien dans le caddie, alors qu’il n’y a ni alcool ni viande ». D’ailleurs, une fois leurs achats réglés, « ils s’arrêtent de plus en plus souvent derrière les caisses pour vérifier sur leur ticket ce qui a fait exploser l’addition, car ils n’en reviennent pas ».

Le « juste soin »: Un nouveau concept ?

 

Le « juste soin »: Un nouveau concept ?

C’est un paradoxe et pas des moindres, mis en lumière par les revendications des professionnels, les discours politiques tenus durant la campagne présidentielle, et l’attention des médias : fermeture de lits, fermetures des urgences, postes vacants de médecins et de soignants : tout le débat se concentre sur l’hôpital, comme un retour à contre-temps à « l’hospitalo-centrisme » que l’on croyait disparu depuis des années. Par Christelle Garier-Reboul, Présidente de B. Braun en France. ( dans la Tribune) 
Une contribution qui milite pour une certaine rationalisation des soins entre public et privé. Qui constate que 20 à 30 % des examens ne sont pas toujours nécessaires. Le problème est qu’ils sont autant prescrits par le public que par le privé. Une contribution au parfum corporatiste qui réclame aussi un relèvement du prix des médicaments . NDLR

Du fait de son histoire, notre système de santé, de son organisation et de son financement, a été bâti autour de l’hôpital et se concentre sur le soin aux personnes malades. En dépit de ses vertus, ce système, lui-même malade depuis longtemps, est aujourd’hui inadapté aux défis du temps et peu préparé pour l’avenir.

D’un côté, les besoins de santé évoluent et l’ensemble des acteurs de la santé s’accorde à dire que l’enjeu est au moins autant le soin prodigué en tant qu’acte curatif, que la gestion préventive de la santé, qui prend une place croissante comme réponse à nos enjeux sanitaires, comme en témoigne le nouvel intitulé du ministère de la Santé et de la Prévention. Dans le même temps, les pratiques et les technologies médicales, ainsi que le développement du numérique ouvrent les champs des possibles, notamment l’accélération de la prise en charge ambulatoire pour répondre à la recherche d’efficience des établissements et de la pertinence des soins des patients.

Or cette pertinence des soins, qui doit s’ériger en priorité des futures politiques de santé publique, n’est aujourd’hui ni une réalité, ni une priorité. Pilier du plan « Ma Santé 2022 », cet axe de travail a été perdu pendant la crise sanitaire alors même que 20 à 30% des actes réalisés n’auraient pas, d’un point de vue médical, une grande pertinence.

Si l’on met en regard le fait que les décideurs publics ont construit depuis 20 ans une stratégie de régulation des prix par le volume, à la fois pour les offreurs de soins (hôpitaux et cliniques via la T2A) et pour leurs fournisseurs – industrie du médicament et dispositif médical le constat est imparable : il faut changer !

Aujourd’hui, le système n’est vertueux ni pour l’hôpital, qui est incité à « capter » les patients et à optimiser la cotation T2A, son mode majeur de rémunération, ni pour le médecin de ville, la rémunération à l’acte demeurant majoritaire. Un système qui finalement met en concurrence les acteurs plutôt qu’il ne les incite à collaborer.

Pourtant, ce système obsolète doit être réinventé en plaçant au cœur des enjeux économiques, sanitaires et du financement le critère du « juste soin ». D’un point de vue médical, c’est celui qui est accepté et utile pour le patient. D’un point de vue économique, c’est celui qui engage de manière raisonnée les comptes publics et les complémentaires santé sans alourdir le reste à charge des patients. D’un point de vue éthique et professionnel, c’est celui qui rémunère de manière juste les professionnels et les industriels sans qui la prise en charge de qualité serait impossible.

Pour répondre au développement de ce « juste soin », et rompre avec la logique de pré carré qui prévaut jusqu’à aujourd’hui et nuit à l’efficience de notre système, nous appelons de nos vœux à la création d’une communauté d’intérêts en santé. Cette communauté est rendue possible du fait des aspirations nouvelles des professionnels et des solutions technologiques, notamment numériques qui donnent à voir de nouvelles pratiques collaboratives. Néanmoins, soyons clairs : on ne peut pas coopérer si le développement d’activité de l’un se fait au détriment des autres acteurs.

Nous sommes convaincus que travailler à l’amélioration de la pertinence des soins, c’est dégager une marge de manœuvre supplémentaire pour financer un système de santé plus juste, qui redonne du sens au travail de chacun. Travailler à l’amélioration de la pertinence des soins, c’est aussi proposer une démarche où le patient est forcément gagnant, en matière d’accès aux soins et en qualité de prise en charge. Enfin, il est aussi question de mettre en place une démarche dans laquelle les produits de santé sont rémunérés à leur juste prix, en intégrant la valeur de leur apport, qu’il soit technologique, médical, socio-économique ou environnemental.

Face à une crise sans précédent du secteur de la santé et au moment où s’installe la nouvelle Assemblée nationale et où le Gouvernement s’apprête à lancer une grande concertation en santé, nous formulons le vœu que soit enfin questionnées la pérennité et la performance du financement actuel du soin et de la santé. Collectivement, nous pouvons agir en faveur d’un système vertueux qui place le « juste soin » au cœur des décisions et des investissements.

C’est tout le système de financement de la santé qu’il faut réformer.

Les industriels que nous sommes sont prêts à ces bouleversements. Nous avons d’ailleurs commencé à nous transformer pour mieux répondre à ce nouveau cadre de pensée et d’action. Encore faut-il que les décideurs publics s’en saisissent.

Les causes de l’inflation

 

Les causes de l’inflation

Il existe deux bibles traitant du miracle. La bible des chrétiens et celle de Hume. La 1re bible nous parle d’un gars qui marcha sur l’eau. La 2e bible nous dit que c’est probablement un bobard. Quant à Grigori Perelman, le serial génie russe, il expliquera que tout jeune il cherchait à calculer la vitesse à laquelle Jésus devait marcher sur l’eau pour ne pas tomber dedans. Une manière de réconcilier le mythe avec les lois de la nature. Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste (Dans la Tribune)

 

Un article intéressant sur les facteurs explicatifs de l’inflation mais qui n’insiste pas sur l’extrême générosité des politiques accommodantes des banques centrales qui ont inondé le monde d’argent presque gratuit. Avec aujourd’hui une correction que payent  ménages et épargnantsNDLR

Et l’inflation alors ? Nous avons passé près de 40 ans d’inflation entre 1 et 2%, et soudainement nous voilà à 4%, puis 5%, et aujourd’hui 8% voire 10% pour certains. Avons-nous affaire à un miracle ? Simple hasard ou implacable nécessité ? David Hume, l’un des pères fondateurs de l’empirisme (version sceptique) adoptera une approche très minimaliste permettant de trancher entre plusieurs interprétations d’un fait clivant :

L’inflation est-elle un miracle ? Une première réponse retient le divin comme cause nécessaire et suffisante à l’inflation, puisque les lois de la nature seraient inaptes à expliquer le fait. Si l’on retient cette définition exigeante du miracle, l’inflation ne peut pas être qualifiée de miracle. En effet, l’inflation n’a pas eu recours au divin ou au surnaturel pour jaillir de nulle part. L’inflation a seulement augmenté parce qu’il s’est produit un déséquilibre abyssal entre d’un côté l’offre de biens confinée (Crise Covid) puis confisquée (conflit ukrainien) et rationnée (crise climatique), et de l’autre côté la demande maintenue à flot par les autorités (quoi qu’il en coûte).

Nul recours au divin dans cette histoire, juste de la mécanique : quand l’offre est inférieure à la demande, alors les prix montent ; quand l’offre est vraiment inférieure à la demande, alors les prix s’envolent. L’inflation n’est pas un miracle, juste un problème d’offre – demande, surtout d’offre d’ailleurs et si peu de demandes. À ce sujet, il faudrait cesser de nous bassiner avec les chèques Biden. Ils ont probablement mis un peu de beurre dans les épinards des Américains, mais pas de quoi transcender son Homme. Davantage de pouvoir d’achat, oui ; mais pas de super – pouvoir d’achat. Les chèques Biden sont un détail dans l’histoire de l’inflation américaine. D’une manière générale, les politiques de soutien des différents pays expliquent à la marge les différences d’inflation entre ces mêmes pays. Car le gros de l’accélération de l’inflation s’explique surtout et partout par la pénurie de l’offre. Là encore, le miracle n’est pas convoqué.

Peut-on dire quand même que l’inflation est une forme de miracle ? Il s’agirait d’un miracle moins clinquant, moins exigeant que celui invoquant le divin. Le miracle dont il serait question ici invoquerait seulement la plausibilité du fait, sa vraisemblance. Dans notre cas, l’inflation était improbable, mais elle s’est réalisée, donc l’inflation serait une forme de miracle. Effectivement, l’inflation était improbable, juste de la poisse en vérité, la résultante d’une mauvaise série comme on en a jamais connu. Pensez donc : quelle était la probabilité pour qu’une crise sanitaire mondiale oblige la planète à se mettre en apnée pendant près de 2 ans, et plus encore si l’on pense à la Chine et sa politique de tolérance zéro ? Quelle était la probabilité pour qu’une crise géopolitique majeure vienne de nouveau frapper aux portes de l’Occident, et plus encore si l’on pense à la Chine et ses vues sur Taïwan ? Certes, la probabilité pour qu’une crise climatique génère des catastrophes ici et là semblait déjà plus élevée.

Bref, l’inflation n’était pas impossible, mais largement improbable puisqu’elle supposait la réalisation quasi – conjointe des 3 catastrophes précitées. Rien ne prédisposait le monde à dévier de sa trajectoire pépère, touchant les dividendes de la paix et du progrès, le meilleur restait à venir. Sauf qu’il y eut déviation(s) : la déviation sanitaire, la déviation ukrainienne, et la déviation climatique. Ce type de déviation imprévisible a un autre nom popularisé par Lucrèce dans son livre sur « la nature des choses » (livre II) : le clinamen. Lucrèce explique que le clinamen décrit la manière dont les atomes chutant en ligne droite sont amenés à se cogner de manière imprévisible, et briser ainsi leur trajectoire, exerçant une forme de « liberté arrachée au destin ». Il était pourtant inconcevable que cela fut, mais cela fut. En l’absence de clinamen, le monde aurait probablement continué son long fleuve tranquille, et l’inflation aurait continué de ramper entre 1 et 2 % des années durant probablement, rappelant du même coup une autre forme de miracle : comment l’inflation a-t-elle pu rester si faible, si longtemps, malgré tout l’argent injecté par les autorités dans le système ? Un mystère au moins aussi profond que celui dont est nimbée l’inflation sauvage aujourd’hui.

En conclusion de cet article qui se veut récréatif, l’inflation serait donc un miracle. Pas un miracle du même type que la bilocation de la vierge marie, mais un miracle du même type que celui qui gagne au loto deux fois successivement. Le souci avec l’invraisemblable c’est qu’il habite au même étage que l’illusion d’optique. Cette remarque n’est pas anodine pour nos Banquiers centraux qui voient l’inflation, mais ne la croient pas, comme s’ils doutaient d’une inflation trop élevée pour être honnête. Conséquence, on peut avoir l’impression que les Banquiers centraux montrent les dents, mais ne mordent pas vraiment.

La décision de la BCE insuffisante pour faire reculer l’inflation ?

La décision de la BCE insuffisante pour faire reculer l’inflation ?

 

Curieusement, le président de la Bundesbank prévoit que l’Allemagne pourrait tomber en récession dès le troisième trimestre et toute l’année 2023. Et il recommande d’augmenter encore les taux d’intérêt. L’inflation allemande devrait en effet dépasser les 10 % pour l’année. Si un relèvement des taux d’intérêt paraît encore souhaitable au regard de cette inflation reste que procéder de manière excessive et brutale pourrait contribuer à tuer pour assez longtemps la croissance. La Bundesbank comme les banques centrales devraient sans doute réexaminer leur stratégie monétaire et économique au-delà des dogmes habituels. NDLR

Selon Joachim Nagel, le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande « Si la situation inflationniste demeure comme elle est, d’autres étapes significatives vont devoir être franchies ».

« Nous avons des indications montrant que l’inflation se répand dans de nombreux domaines » de l’économie, a ajouté Joachim Nagel. Le patron de la banque centrale allemande a estimé que le taux d’inflation en Allemagne pourrait atteindre un niveau « supérieur à 10% » sur un an au mois de décembre, période qui devrait à ses yeux constituer l’apogée de la poussée inflationniste actuelle.

La Bundesbank parlait jusqu’ici d’un taux de 10% dans les derniers mois de l’année et a ainsi encore un peu noirci son pronostic. L’inflation devrait à ses yeux décélérer en 2023, mais M. Nagel a estimé qu’elle devrait rester « au-dessus de 6% » l’an prochain, soit un niveau « beaucoup trop élevé ».

Dans ces conditions, une poursuite du resserrement du coût du crédit en zone euro est incontournable, a dit le patron de la banque centrale allemande, malgré l’impact négatif que cette politique risque d’avoir sur la croissance.

 

 

BCE : une hausse des taux finalement modeste au regard de l’inflation

BCE : une hausse des taux finalement modeste au regard de l’inflation

 

Certains journaux qualifient d’ historique la hausse des taux de zéro trois quart de point de la BCE décidée hier. Une hausse sans doute inédite mais qu’il faut mettre en correspondance avec l’inflation qui devrait atteindre autour de 8 % dans la zone euro en 2022. Or les taux d’emprunt  sont passés de 1 % en moyenne à environ 2 % actuellement. Il pourrait donc atteindre de l’ordre de 3 %, ce qui serait encore très loin d’une inflation qu’on espère à 8 %. Le problème est que la hausse est tendancielle et risque d’influencer négativement investisseurs et consommateurs avec des conséquences suffisamment néfastes sur la croissance.

La Banque centrale européenne (BCE) a  donc annoncé une hausse de ses taux directeurs d’une ampleur inédite (0,75 point), jeudi 8 septembre. Une première pour la gardienne de la monnaie unique qui tente de faire face à une inflation record, à 9,1% sur un an en août dans la zone euro. La BCE, longtemps rétive à une augmentation de ses taux d’intérêt, avait déjà annoncé une hausse surprise de 0,5 point en juillet.

En réhaussant ses taux directeurs, la BCE va provoquer par exemple une augmentation des taux des prêts immobiliers, ce qui signifie que ceux et celles qui achètent un bien paieront plus cher pour rembourser leur emprunt. 

En augmentant ses taux directeurs, la BCE rend l’argent plus cher pour les banques commerciales, qui se fournissent en liquidités auprès de l’institution. Les banques répercutent donc ensuite cette hausse sur leurs clients.

En augmentant ses taux directeurs, et donc le coût des emprunts, la BCE cherche à ralentir l’économie de la zone euro. « Cela va coûter plus cher d’emprunter, de souscrire à des prêts immobiliers et ça va réduire la demande. Il sera par exemple plus difficile d’emprunter pour une voiture neuve », explique à franceinfo Baptiste Massenot, professeur d’économie à la Toulouse Business School. Le spécialiste estime que la BCE devrait « réussir son pari, car le marché de l’immobilier devrait se casser la figure ». Il entrevoie même une possible  »baisse des prix de l’énergie ».

En augmentant ses taux et en réduisant la demande, la BCE risque de fortement ralentir la consommation alors que la croissance de la zone euro est déjà faible. C’est ce risque de récession qui avait freiné cette année l’action de l’institution européenne, alors que les autres grandes banques centrales amorçaient un cycle de hausse des taux. Mais, pour Baptiste Massenot, la BCE n’avait pas vraiment le choix : « Elle ne peut pas faire grand-chose face à ce choc d’offre, elle doit choisir entre la peste et le choléra. Soit elle baisse l’inflation, mais avec un risque de récession, soit elle laisse filer l’inflation et le coût de la vie augmente très fortement ».

 

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