Archive pour le Tag 'L’inflation'

États-Unis : l’inflation encore en hausse en mars à 3,5%

États-Unis : l’inflation encore en hausse en mars à 3,5%

Le dynamisme surprenant de l’économie américaine alimente évidemment l’inflation. La croissance devrait se situer entre 2 et 2.5% % en 2024 bien au-dessus par exemple de l’activité européenne inférieure à 1 %. Du coup la banque centrale américaine s’interroge à propos de l’échéance d’une baisse des taux. Une échéance qui pourrait être reportée vers la fin de l’année.
L’inflation est une fois de plus repartie à la hausse au mois de mars aux États-Unis, à 3,5% sur un an, contre 3,2% en février, selon l’indice CPI. 

Les États-Unis n’en ont pas fini avec l’inflation. La hausse des prix à la consommation a de nouveau accéléré en mars, atteignant 3,5%, contre 3,2% un mois plus tôt, selon l’indice CPI publié ce mercredi par le département du Travail. Les analystes s’attendaient à une hausse moins marquée. Les marchés ont réagi négativement à l’ouverture de Wall Street, les trois indice reculant dans les premiers échanges, entre 0,94% (Dow Jones) et 1,22% (Nasdaq).

 

États-Unis : maintien des taux d’intérêt?

États-Unis : Inflation encore trop forte

Aux États-Unis, la Fed pourrait être encouragée à décaler dans le temps les baisses des taux d’intérêt en raison d’une part d’un dynamisme économique relativement satisfaisant mais d’une inflation qui ne se réduit pas rapidement et de manière significative. L’objectif d’une inflation de 2 % semble reculer dans le ; pour lutter contre la hausse des prix, certains à la Fed militeraient  plutôt pour un statu quo des taux d’intérêt pour encore une période. Pas de quoi faciliter la tâche d’autres banques centrales en particulier en Europe où malheureusement l’économie, elle, est assez décevante. 

Les responsables de la Fed se demandent quel est le plus grand risque, entre une politique monétaire trop restrictive trop longtemps et un assouplissement trop rapide les empêchant de ramener l’inflation vers leur objectif de 2%.

Certains d’entre eux continuent d’affirmer que des éléments importants tels que les prix de l’immobilier vont commencer à ralentir tandis que « plusieurs » pensent que les gains de productivité vont permettre de soutenir la croissance tandis que l’inflation ralentit.

Les « minutes » de la Fed publiées mercredi laissent toutefois transparaître une inquiétude partagée quant à l’évolution de l’inflation, qui paraissait pourtant bien orientée en début d’année.

« Les participants ont relevé des indicateurs allant dans le sens d’une forte dynamique économique et des données décevantes sur l’inflation ces derniers mois », est-il écrit dans ce compte-rendu, selon lequel les responsables de la Fed ont ainsi besoin de certitudes plus affirmées sur la trajectoire de désinflation avant d’abaisser les taux d’intérêt.

« Certains » responsables ont souligné les risques associés au fait que la politique de la Fed soit « moins restrictive que souhaité, ce qui pourrait renforcer la dynamique soutenant la demande et favoriser une pression à la hausse sur l’inflation », selon ces minutes. Ce type de raisonnement appuie généralement les arguments en faveur d’une hausse de taux.

La Fed a relevé son objectif de taux des « fed funds » de 5,25 points depuis mars 2022 pour combattre l’inflation. Les responsables de la banque centrale américaine s’interrogent maintenant sur le calendrier d’une baisse de taux et leur prochaine réunion de politique monétaire a lieu les 30 avril et 1er mai.

L’indice des prix à la consommation (CPI) publié mercredi a montré que l’inflation avait été plus forte que prévu le mois dernier aux Etats-Unis.

 

(Rédigé par Howard Schneider, version française Bertrand Boucey)

L’inflation remet en cause le partage de la richesse

L’inflation remet en cause le partage de la richesse


L’inflation constatée en France depuis deux ans aurait dû relancer le débat sur le partage de la richesse et notamment des superprofits. En effet les consommateurs sont affrontés à une augmentation générale des prix alors que leur pouvoir d’achat ne suit pas .Parallèlement les profits, les dividendes ont atteint des records. Tout cela en grande partie grâce au mécanisme de l’inflation formidable outil anti redistributif. En effet l’inflation se nourrit de la spéculation et permet en même temps une dévaluation de fait du pouvoir d’achat. Une sorte de transfert antisocial parfaitement huilé et légal. 

Jusque-là le pouvoir a freiné des quatre fers pour mettre sur la table la question de l’éventuelle taxation des supers bénéfices car l’inflation qui handicape les ménages en général profite à certaines entreprises pour des raisons essentiellement spéculatives. Discrètement, ces entreprises profitent du climat inflationniste général pour ajouter quelques points de hausse qui viennent gonfler les profits sans vraies raisons économiques. Ces entreprises joue un rôle négatif en profitant d’abord de l’inflation, en alimentant ensuite.

La question de la montée de l’inflation va forcément être très discutée d’autant que la taxation n’est pas forcément le meilleur moyen de la gérer. En effet une nouvelle fiscalité ira se noyer dans le trou du budget général de l’État.

Fondamentalement ce qui est en cause, c’est le partage de la richesse produite entre profits, investissements et rémunérations.

 

L’inflation officielle à 2,3% sur un an

 

L’inflation officielle  à 2,3% sur un an

 

L’INSEE annonce officiellement un ralentissement de l’inflation qui enregistre toutefois une hausse de 2,3 % en février sur un an. Bien évidemment il ne s’agit pas d’une baisse de prix mais d’une hausse plus mesurée . Une tendance toutefois à relativiser car la nature et le volume des achats des Français a profondément évolué témoin d’ailleurs l’assez net  tassement de la consommation. Inversement les dépenses contraintes, elle, comme les assurances par exemple dont les tarifs en moyenne ont évolué de plus 6 % début de l’année, continuent de progresser nettement

En mars, selon les estimations de l’Insee, l’inflation  serait limitée à 2,3 %, après 3 % en février. Au pic du phénomène, il y a un an, les hausses de prix avaient atteint 6,3 %. « Cette baisse de l’inflation serait due au ralentissement sur un an des prix de l’alimentation (+ 1,7 % en mars après + 3,6 % en février), des services, du tabac, de l’énergie et des produits manufacturés », explique l’institut dans un communiqué.

 L’inflation est déjà revenue à 3 % et redescendra bien à 2 % d’ici à 2025 », assurait ainsi récemment François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.

La plupart des lobbys ayant profité de la spéculation considère maintenant qu’on ne reviendra pas au niveau des anciens prix compte tenu du caractère dit structurel de l’inflation.

Sondage Endettement : les Français ne veulent pas payer la facture !

Sondage Endettement : les Français ne veulent pas payer la facture !

Selon l’ enquête Ipsos-« La Tribune Dimanche », les Français (93 %) estiment que la réduction des déficits doit figurer parmi les priorités ou les sujets importants du gouvernement mais préféreraient que l’on baisse des dépenses publiques au lieu d’augmenter les impôts. 

La problématique n’est pas évidente car on ne trouve guère d’unanimité pour supprimer des dépenses de l’État. Les gouvernements successifs sont jugés responsables de l’endettement du pays. Mais les attentes auxquelles ils répondent (protection sociale, services publics…) sont relativisées ainsi que la capacité économique et sociale du pays à les financer. « Les Français se défaussent sur les politiques », observe Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos. Quel parti politique gérerait mieux les caisses publiques que le gouvernement actuel ? Aucun ne convainc profondément l’opinion. Certes, une personne sur trois cite le RN, qui arrive largement devant les autres. Mais cette proportion reflète surtout l’audience actuelle du parti lepéniste et le rejet radical des autres formations par ses sympathisants.

Michel-Édouard Leclerc justifie l’inflation

 Michel-Édouard Leclerc justifie l’inflation

 

La grande gueule de la distribution aura tout dit et le contraire à propos de l’inflation. D’abord il en a reporté la responsabilité sur les industriels puis il a annoncé des baisses de prix qui ne sont jamais intervenus et maintenant il justifie l’inflation considérant que les prix ne pourront pas revenir au niveau de 2019 ; en clair, il faut maintenir les prix à un haut niveau c’est-à-dire une augmentation de l’ordre de 25 % en trois ans.

La vérité c’est que les industriels et les distributeurs ont aussi profité de la conjoncture pour ajouter illégitime.

Au début de l’année, il voulait «casser la gueule à l’inflation » mais les prix augmentent toujoursInvité du Grand Jury RTL-Le Figaro-M6 ce dimanche, le président du comité stratégique du groupe Leclerc, Michel-Édouard Leclerc a expliqué qu’on ne «reviendra jamais aux prix de 2019.» Alors que l’indice des prix à la consommation a augmenté de «21% en deux ans dans l’alimentaire», le représentant du numéro un des hyper et supermarchés en France dénonce un cycle inflationniste spéculatif. «Dans cette inflation, la moitié a servi à reconstituer les marges des grandes entreprises» a-t-il indiqué, citant un rapport de l’inspection générale des finances. Et d’accuser aussi la transition écologique  »…cela va coûter plus cher de produire en France. On ne reviendra jamais en arrière.» Dorénavant, les industriels vont avoir «des amortissements plus aléatoires.»

Et de renvoyer la responsabilité aux industriels »… les débouchés de l’agriculture française, ce n’est pas la distribution, c’est la restauration, ce sont les grossistes… Qui ne sont pas soumis à la loi Egalim.»

Etats-Unis : l’inflation en hausse … Et baisse des taux repoussée ?

Etats-Unis : l’inflation en hausse 

L’inflation persiste et même progresse aux États-Unis repoussant sans doute à plus loin les perspectives de diminution des taux d’intérêt . En effet, la hausse des prix à la consommation a donc été de 3,2% le mois dernier sur un an contre 3,1% en janvier, selon l’indice CPI publié mardi par le département du Travail.  De quoi refroidir l’enthousiasme des partisans d’une baisse des taux d’intérêt non seulement de la banque centrale américaine mais aussi d’autres banques centrales comme la banque centrale européenne.

 

Ce regain d’inflation ne constitue pas une bonne nouvelle pour les taux d’intérêts américains.En effet, la banque centrale américaine, la Fed, qui mène la lutte contre l’inflation, se réunit la semaine prochaine, les 19 et 20 mars. Elle devrait peu se réjouir de cette évolution défavorable et la a perspective d’une baisse des taux pourrait être en effet repoussée en juin

D’autant qu’après avoir relevé ses taux depuis mars 2022, jusqu’à 5,25%-5,50%, elle envisage désormais de les abaisser, ce qui devrait rendre le crédit plus accessible, et redonner un peu de marge de manœuvre financière aux ménages et aux entreprises. Tout rebond des prix risque donc de retarder le moment auquel les taux commenceront à baisser. L’inflation a été réduite des deux tiers depuis son sommet à 9,1% en juin 2022. Mais elle reste trop élevée pour la Fed, qui vise désormais les 2%, objectif qu’elle pense atteindre en 2026.

 

Priorités des Français : l’inflation et le pouvoir d’achat en tête

Priorités des Français : l’inflation et le pouvoir d’achat en tête

 

 

La hausse des prix et la baisse concomitante du pouvoir d’achat sont toujours les priorités des Français. De quoi s’étonner quand on annonce régulièrement, en tout cas les organismes officiels, que le pouvoir d’achat a augmenté. Le problème évidemment c’est que la plupart des indicateurs de mesure du pouvoir d’achat sont obsolètes.

 

On assiste en effet depuis deux ans à une grande modification des comportements des ménages qui transforment la nature et le volume de leurs achats. Cela souvent sous la contrainte de la hausse des produits alimentaires. Au total des contraintes qui en faites 80 % du pouvoir d’achat avec autour de 25 % pour le logement, 25 % pour l’alimentaire, 15 % pour le transport pour l’achat de biens et services indispensables.  L’INSEE et d’autres prennent en compte la baisse de produits que les Français achètent peu ( Textile par exemple) ou pas du tout Mais sous-estiment les dépenses quasi obligatoires.

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, l’inflation (44 %) et le pouvoir d’achat (43 %) sont, de très loin, les enjeux qui compteront le plus dans le vote des électeurs le 9 juin prochain. Viennent ensuite les questions de sécurité (34 %), de protection sociale (31 %) et d’immigration (29 %). Avec seulement 13% de Français qui estiment que la guerre en Ukraine constitue un enjeu du suffrage à venir, la question ukrainienne n’apparaît qu’en neuvième position des préoccupations des Français.

 

Priorités des Français : l’inflation et le pouvoir d’achat en tête

Priorités des Français : l’inflation et le pouvoir d’achat en tête

 

 

La hausse des prix et la baisse concomitante du pouvoir d’achat sont toujours les priorités des Français. De quoi s’étonner quand on annonce régulièrement, en tout cas les organismes officiels, que le pouvoir d’achat a augmenté. Le problème évidemment c’est que la plupart des indicateurs de mesure du pouvoir d’achat sont obsolètes.

 

On assiste en effet depuis deux ans à une grande modification des comportements des ménages qui transforment la nature et le volume de leurs achats. Cela souvent sous la contrainte de la hausse des produits alimentaires. Au total des contraintes qui en faites 80 % du pouvoir d’achat avec autour de 25 % pour le logement, 25 % pour l’alimentaire, 15 % pour le transport pour l’achat de biens et services indispensables.  L’INSEE et d’autres prennent en compte la baisse de produits que les Français achètent peu ( Textile par exemple) ou pas du tout Mais sous-estiment les dépenses quasi obligatoires.

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, l’inflation (44 %) et le pouvoir d’achat (43 %) sont, de très loin, les enjeux qui compteront le plus dans le vote des électeurs le 9 juin prochain. Viennent ensuite les questions de sécurité (34 %), de protection sociale (31 %) et d’immigration (29 %). Avec seulement 13% de Français qui estiment que la guerre en Ukraine constitue un enjeu du suffrage à venir, la question ukrainienne n’apparaît qu’en neuvième position des préoccupations des Français.

 

Intox : « les salaires ont progressé davantage que l’inflation »

Intox : « les salaires ont progressé davantage que l’inflation »

Les Échos, journal sérieux mais forcément proche des intérêts patronaux reprend à son compte des affirmations mensongères émanant du ministère du travail. Ce dernier affirme que les salaires ont progressé plus vite que l’inflation en moyenne en 2023 en France.

La première critique fondamentale c’est que le ministère du travail se fonde sur l’indice des prix à la consommation pour mesurer l’évaluation des salaires. Un indice complètement obsolète compte tenu de la déformation de la nature des achats des ménages et plus généralement des charges mais aussi compte tenu du changement ( parfois forcé) du comportement des consommateurs. La vérité c’est que la hausse des prix en 2023 a été plus proche de 10 % que de 3,6 % comme l’affirme l’INSEE.

Les calculs du ministère du travail relèvent du bricolage politique et méthodologique. Ainsi d’après le ministère du travail, le salaire horaire de base des ouvriers et employés aurait gagné 0,5 % de pouvoir d’achat l’an dernier, contre 0,2 % pour le salaire mensuel de base, selon les données provisoires publiées par le ministère du Travail ce vendredi. Les cadres ont, eux, continué à perdre du pouvoir d’achat sur leur salaire de base.

Toujours d’après le ministère du travail, ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation : les prix à la consommation pour l’ensemble des ménages et hors tabac ont augmenté de 3,6 % entre fin décembre 2022 et fin décembre 2023. Cela représente un gain de pouvoir d’achat sur un an de 0,5 % pour le SHBOE et de 0,2 % pour le SMB.

Notons aussi la supercherie méthodologique qui consiste à utiliser deux fois les augmentations obtenues en 2023 : d’une part pour calculer l’évolution du pouvoir d’achat de l’an passé mais qu’on reprend aussi pour indiquer l’augmentation du pouvoir d’achat en 2024 !

Le raisonnement global repris sans état d’âme par les Échos avait déjà été effectué de la même manière par le Figaro. Objectif commun évidemment : décourager la revendication salariale.

Menaces géopolitiques : des conséquences sur la croissance et l’inflation

Economie et Menaces géopolitiques : des conséquences sur la croissance et l’inflation


Ngozi Okonjo-Iweala, de l’OMC a évoqué à davos « l’aggravation des tensions géopolitiques, les disruptions qu’on voit en mer rouge, sur le canal de Suez, le canal de Panama », comme facteurs de déception potentielle cette année concernant la croissance et l’inflation .

2024 pourrait donc finalement être plus morose qu’escompté pour l’économie mondiale. À l’occasion d’une réunion au Forum économique mondial de Davos, la secrétaire générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est dite « moins optimiste » pour le commerce mondial cette année. Ngozi Okonjo-Iweala a notamment évoqué « l’aggravation des tensions géopolitiques, les disruptions qu’on voit en mer rouge, sur le canal de Suez, le canal de Panama », comme facteurs de déception potentielle cette année.

Parmi les conflits qui inquiètent le monde, celui touchant la mer rouge inquiète, en effet, particulièrement. Et pour cause, environ 12% du commerce mondial transite par cette zone. Mais, depuis la mi-novembre, les attaques Houthis ont contraint de nombreuses compagnies maritimes à éviter la zone, et à emprunter la route la plus longue autour de la pointe de l’Afrique, au prix d’un surcoût du transport et de délais plus longs d’acheminement.

Menaces géopolitiques : des conséquences sur la croissance et l’inflation

Menaces géopolitiques : des conséquences sur la croissance et l’inflation


Ngozi Okonjo-Iweala, de l’OMC a évoqué à davos « l’aggravation des tensions géopolitiques, les disruptions qu’on voit en mer rouge, sur le canal de Suez, le canal de Panama », comme facteurs de déception potentielle cette année concernant la croissance et l’inflation .

2024 pourrait donc finalement être plus morose qu’escompté pour l’économie mondiale. À l’occasion d’une réunion au Forum économique mondial de Davos, la secrétaire générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est dite « moins optimiste » pour le commerce mondial cette année. Ngozi Okonjo-Iweala a notamment évoqué « l’aggravation des tensions géopolitiques, les disruptions qu’on voit en mer rouge, sur le canal de Suez, le canal de Panama », comme facteurs de déception potentielle cette année.

Parmi les conflits qui inquiètent le monde, celui touchant la mer rouge inquiète, en effet, particulièrement. Et pour cause, environ 12% du commerce mondial transite par cette zone. Mais, depuis la mi-novembre, les attaques Houthis ont contraint de nombreuses compagnies maritimes à éviter la zone, et à emprunter la route la plus longue autour de la pointe de l’Afrique, au prix d’un surcoût du transport et de délais plus longs d’acheminement.

Social-Quel rattrapage des salaires sur l’inflation ?

Quel rattrapage des salaires sur l’inflation ?


De quoi surprendre, pour la première fois en deux ans, les hausses de salaires (même sans les primes) observées entre fin juin 2022 et fin juin 2023, auraient été supérieures à celles des prix, selon la Dares ( Pour l’ensemble de l’année 2023, On retrouvera sans doute les mêmes conclusions quand les chiffre seront disponibles). Même son de cloche chez les experts au service des grands intérêts financiers qui s’expriment dans les médias. Sur cette période d’un an, le « salaire mensuel de base » des salariés a grimpé, en moyenne, de 4,6 % quand les étiquettes n’ont évolué que de 4,4 % (hors tabac). La différence reste très maigre, puisque l’écart ne serait que de 0,2 %.

Plusieurs objections, la première est d’ordre méthodologique: le ministère du travail parle en effet de salaires de base. Il s’agit sans doute des salaires théoriques des conventions collectives mais sans doute par des salaires réels qui exigeraient le recueil de données beaucoup plus conséquentes et plus conformes à la réalité.

La seconde objection est celle relative à la mesure de l’inflation. On sait que cette inflation est largement sous-estimée du fait du glissement régulier des dépenses contraintes vers le haut. En clair, le pouvoir de consommation des ménages et de plus en plus contraints par les dépenses incontournables.

Dans le détail des dépenses de logement représentent environ 25 % du budget, l’alimentation 25 % également, le transport 15 % les autres biens et services 15 % soient au total 80 % .

On assiste notamment depuis la guerre en Ukraine à une importante évolution de la structure des dépenses des ménages. Ainsi l’inflation réelle est plus proche de 10 % que de 4,6 % et par exemple les dépenses alimentaires ont enregistré une hausse plus proche de 20 % que de 10 %. De toute manière le salaire réel en 2023 est encore plus faible qu’en 2022.

Cela en effet en raison de l’envolée des prix de l’alimentaire et de l’énergie. Deux postes qui ne cessent de prendre une part plus importante dans la structure des dépenses des ménages. Une modification qui rend par ailleurs obsolète la mesure officielle de l’évolution des prix à la consommation.

Les gains très théoriques de pouvoir d’achat diffèrent selon les secteurs de l’économie. Ils auraient atteint 0,3 % dans l’industrie et 0,2 % dans le secteur tertiaire. En revanche, les salariés du secteur de la construction ont continué à perdre de l’argent avec une diminution de leur rémunération réelle de 0,3 %.

Face à un choc sur les prix, les entreprises ajustent en général les salaires avec retard. Mais la dynamique est bel et bien enclenchée, alors que la valse des étiquettes s’avère un peu moins vive qu’auparavant. Dans sa dernière note de conjoncture de juin, l’Insee anticipait que le salaire moyen progresse de 5,1 % sur toute l’année 2023 dans le secteur privé, alors que l’inflation annuelle moyenne ne serait que de 5 %. Ce chiffre comprend toutefois les primes exceptionnelles et non pas uniquement le salaire de base.

Le fait que les salaires évoluent désormais plus vite que les prix ne veut toutefois pas dire que les pertes de pouvoir d’achat encaissées depuis le retour de l’inflation ont été effacées. Loin de là. En juin, l’Insee avait calculé que, en moyenne sur l’année 2023, le salaire réel resterait 1,3 % plus faible qu’en 2022.

Quel rattrapage des salaires sur l’inflation ?

Quel rattrapage des salaires sur l’inflation ?


De quoi surprendre, pour la première fois en deux ans, les hausses de salaires (même sans les primes) observées entre fin juin 2022 et fin juin 2023, auraient été supérieures à celles des prix, selon la Dares . Même son de cloche chez les experts au service des grands intérêts financiers qui s’expriment dans les médias. Sur cette période d’un an, le « salaire mensuel de base » des salariés a grimpé, en moyenne, de 4,6 % quand les étiquettes n’ont évolué que de 4,4 % (hors tabac). La différence reste très maigre, puisque l’écart ne serait que de 0,2 %.

Plusieurs objections, la première est d’ordre méthodologique: le ministère du travail parle en effet de salaires de base. Il s’agit sans doute des salaires théoriques des conventions collectives mais sans doute par des salaires réels qui exigeraient le recueil de données beaucoup plus conséquentes et plus conformes à la réalité.

La seconde objection est celle relative à la mesure de l’inflation. On sait que cette inflation est largement sous-estimée du fait du glissement régulier des dépenses contraintes vers le haut. En clair, le pouvoir de consommation des ménages et de plus en plus contraints par les dépenses incontournables.

Dans le détail des dépenses de logement représentent environ 25 % du budget, l’alimentation 25 % également, le transport 15 % les autres biens et services 15 % soient au total 80 % .

On assiste notamment depuis la guerre en Ukraine à une importante évolution de la structure des dépenses des ménages. Ainsi l’inflation réelle est plus proche de 10 % que de 4,6 % et par exemple les dépenses alimentaires ont enregistré une hausse plus proche de 20 % que de 10 %. De toute manière le salaire réel en 2023 est encore plus faible qu’en 2022.

Cela en effet en raison de l’envolée des prix de l’alimentaire et de l’énergie. Deux postes qui ne cessent de prendre une part plus importante dans la structure des dépenses des ménages. Une modification qui rend par ailleurs obsolète la mesure officielle de l’évolution des prix à la consommation.

Les gains très théoriques de pouvoir d’achat diffèrent selon les secteurs de l’économie. Ils auraient atteint 0,3 % dans l’industrie et 0,2 % dans le secteur tertiaire. En revanche, les salariés du secteur de la construction ont continué à perdre de l’argent avec une diminution de leur rémunération réelle de 0,3 %.

Face à un choc sur les prix, les entreprises ajustent en général les salaires avec retard. Mais la dynamique est bel et bien enclenchée, alors que la valse des étiquettes s’avère un peu moins vive qu’auparavant. Dans sa dernière note de conjoncture de juin, l’Insee anticipait que le salaire moyen progresse de 5,1 % sur toute l’année 2023 dans le secteur privé, alors que l’inflation annuelle moyenne ne serait que de 5 %. Ce chiffre comprend toutefois les primes exceptionnelles et non pas uniquement le salaire de base.

Le fait que les salaires évoluent désormais plus vite que les prix ne veut toutefois pas dire que les pertes de pouvoir d’achat encaissées depuis le retour de l’inflation ont été effacées. Loin de là. En juin, l’Insee avait calculé que, en moyenne sur l’année 2023, le salaire réel resterait 1,3 % plus faible qu’en 2022.

L’inflation va reprendre à cause des attaques Houtils en mer Rouge

L’inflation va reprendre à cause des attaques Houtils en mer Rouge

Instrumentalisée par l’Iran les outils ont installé un climat d’insécurité en mer Rouge en attaquant les bâtiments militaires mais aussi civils. Du coup la plupart des armements ont décidé de faire le tour de l’Afrique. Ce qui va augmenter les délais de transport vers l’Europe d’environ deux semaines. Un surcoût logistique qui va venir gonfler une inflation qui est encore loin d’être maîtrisée.

La mer Rouge est une voie de communication très important par laquelle passe environ 40 % du commerce international.

Notons qu’en même temps l’Iran et les outils punissent l’Égypte des grandes ressources retirées du canal de Suez.

Tension extrême en mer Rouge. Face à la multiplication des attaques des rebelles houthis du Yémen -soutenus par l’Iran-, les compagnies maritimes renoncent les unes après les autres à passer par cette voie stratégique par laquelle transite 40% du commerce international. Et plus précisément celle du détroit de Bab el-Mandeb, qui relie l’océan Indien, via le Golfe d’Aden, à la mer Rouge, mais aussi le Canal de Suez. Ce samedi, au lendemain de la décision Les armateurs de Maersk et d’Hapag-Lloyd , l’armateur français CMA CGM et l’ italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC) ont décidé de ne plus emprunter la mer Rouge

« La situation continue de se détériorer et les inquiétudes en matière de sécurité augmentent », affirme CMA CGM pour justifier sa décision.

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Pour rappel, les Houtis ont prévenu qu’ils viseraient des navires naviguant au large des côtes du Yémen et ayant des liens avec Israël, en riposte à la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Ces dernières semaines, plusieurs missiles et drones ont été abattus par des navires de guerre américains et français qui patrouillent dans la zone.

Le Royaume-Uni avait annoncé fin novembre l’envoi du navire de guerre HMS Diamond dans le Golfe pour répondre à des « préoccupations croissantes » sur la sécurité des routes commerciales maritimes dans la zone.

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