La dette de la France vers de nouveaux sommets
Le débat sur la situation financière de la France est assez surréaliste. On s’oppose à quelques économies qui représentent des dizaines de millions quand il faut affronter un mur de la dette qui atteint 113 % du PIB soit 3100 milliards!
La dette publique française avait passé le cap des 100 milliards d’euros en 1981, celui des 1 000 milliards en 2003, puis celui des 3 000 milliards en 2023. Elle a encore progressé de 203 milliards d’euros en 2024, pour atteindre 3 305 milliards à la fin décembre, selon le chiffrage dévoilé, jeudi 27 mars, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
La hausse de 2024 se révèle encore plus significative une fois la dette rapportée à l’activité économique. En 1974, l’endettement de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale se limitait à 14,5 % du produit intérieur brut (PIB). Année après année, les déficits budgétaires continus l’ont fait s’envoler jusqu’à 114,9 % en 2020, au moment de la crise du Covid-19 et du « quoi qu’il en coûte », quand l’Etat a desserré les cordons de la bourse pour éviter une récession. La dette s’est ensuite un peu tassée durant trois ans. Mais elle est repartie de plus belle en 2024, passant de 109,8 % à 113 % du PIB en douze mois, selon l’Insee. Un niveau record, hors période de crise ou de guerre.
Bref faute de compréhension et de prise de conscience de la gravité de la situation financière tant par l’opinion publique que par les responsables politiques, la France s’oriente doucement vers le défaut ( la faillite) et la mise sous tutelle par le fonds monétaire international.Une hypothèse vraisemblable d’ici quelques années. À moins qu’on prenne enfin conscience que tous les acteurs économiques sans exception doivent contribuer à l’effort de redressement. Un effort de redressement financier mais aussi de production de richesses car la France ne travaille pas assez en moyenne sur toute la durée de leur vie professionnelle