Archive pour le Tag 'Versailles'

Congrès Versailles : mauvais lieu, mauvais moment et mauvais thème

Congrès Versailles : mauvais lieu, mauvais moment et mauvais thème

 

Les institutions prévoient que le président puisse parler devant le Parlement réuni en congrès (Sénat plus assemblée nationale) à fin de rendre compte de sa politique. Un rituel déjà désuet puisqu’il n’est pas prévu qu’un débat ait lieu suite à cette intervention en présence du chef de l’État. La cohérence voudrait qu’on écoute d’abord le point de vue des parlementaires, leurs critiques éventuelles avant que le chef d’État ne s’exprime. C’est le processus adopté dans toutes les organisations un peu démocratique mais pas pour ce congrès qui entretient le rituel désuet d’une certaine monarchie. La plus grande critique qui peut être adressée au président c’est de réunir ce congrès à Versailles symbole suprême de la monarchie et du fossé qui sépare les citoyens de la cour des dirigeants. Il y avait bien d’autres lieux à Paris pour organiser cette petite sauterie au cout par ailleurs exorbitant d’environ 400 000 €. Deuxième point,  On ne peut pas dire que le début des vacances estivales soit le meilleur période  pour diffuser la parole présidentielle. Beaucoup de Français dans le moment présent pensent  à profiter du beau temps, ils seront sans doute plus intéressés par la du monde de foot que par une allocution présidentielle portant notamment sur des aspects institutionnels bien peu mobilisateurs. Macron parlera nécessairement de la modification de la constitution qui ne peut être modifiée sans l’aval du congrès (ou par référendum). Les Français ne sont pas en désaccord avec la réduction du nombre de parlementaires mais pour les autres modifications, c’est un peu du chinois et ce n’est sans doute pas la priorité du moment. Du coup Macron devra rééquilibrer son discours en justifiant sa politique économique et en annonçant sans doute un rééquilibrage social. On peut penser qu’il parlera de pauvreté, sujet qui a fait l’objet d’un rapport dont la diffusion a été reportée. Mais un discours sur la pauvreté sera insuffisant pour témoigner de la volonté du gouvernement d’un véritable  rééquilibrage social. Or ce sont  les sujets majeurs de la période qui plombent  macro et son gouvernement dans les sondages. D’une certaine manière, si macro voulait être entendue, c’est à peu près le seul thème qu’il devrait développer tellement maintenant son image de président des riches lui colle à la peau non sans raison. Le discours intervient en effet alors que la popularité d’Emmanuel Macron chute dans les sondages. La cote du président de la République a perdu six points en juillet par rapport au mois de juin, selon le dernier baromètre de confiance d’Elabe pour les Echos et Radio Classique. Près des trois quarts des Français lui reprochent également d’être un “Président des riches”, selon un sondage Odoxa pour Franceinfo et Le Figaro réalisé les 4 et 5 juillet, une critique régulièrement reprise par l’opposition et renouvelée avec sa décision de reporter la présentation de son plan pour la pauvreté, prévue pour début juillet, à la rentrée. Des voix s’élèvent désormais au sein de son propre parti pour réclamer une politique plus sociale. “J’en appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée et attendue”, a écrit le député LaREM Frédéric Barbier dans une tribune du Monde publiée samedi. “La parole et les intentions ne suffisent plus. Elles doivent laisser place à des actes concrets”, dit-il. “Il manque pour l’instant une véritable colonne vertébrale à un projet social mobilisateur, fédérateur, transformateur pour notre pays”.

Congrès Versailles : le monarque boycotté par LFI

Congrès Versailles : le monarque boycotté par LFI

 

 

La réunion en congrès du parlement est bien entendu une énième opération de com. pour mettre Macron dans la lumière. Première remarque pourquoi à Versailles symbole d’une  monarchie qui ne change pas grand-chose quand elle devient républicaine (les énarques ont remplacé les anciens courtisans et la haute finance la bourgeoisie). Seconde observation, ces symboles de monarchie réhabilitée commence à souler nombre de citoyens qui attendaient un chef d’Etat ouvert et moderne et hérite en fait d’un dirigeant  finalement assez rétro, arrogant et qui s’enivre de son propre parfum. Tout ce cérémonial est complètement désuet ; d’abord la réunion d’un congrès n’est pas utile ; ensuite il pourra t se tenir à Paris et non dans le temple de la monarchie. Il sera surement encore question de la réforme de la constitution comme si c’était la préoccupation majeure dans un environnement où la croissance est menacée notamment par l’environnement géopolitique.  “Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d’écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu’il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l’ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous”, peut-on lire sur le compte Twitter du député LFI Eric Coquerel. Le discours présidentiel de Versailles sera suivi, après le départ du chef de l’Etat, d’un débat sans vote du Parlement.

Pré-sommet Davos à Versailles : Macron champion des sommets !

Pré-sommet Davos à Versailles : Macron champion des sommets !

 

Macron  ne manque jamais une occasion d’organiser un sommet mondial que ce soit sur le climat ou sur n’importe quel thème international. Cette fois ce sera un copier coller de Davos juste avant la réunion officielle afin de vanter l’attractivité de la France. Et pour faire moderne ce sommet sera intitulé : « choses France ». Les patrons internationaux ne se feront pas prier pour goûter à l’excellence de la cuisine française en présence du Premier ministre et éventuellement parler business. Une opération communication sans doute. Destinée davantage  à convaincre les Français eux-mêmes de la grandeur du pays et de son président  que les grands patrons étrangers. Macron  fera évidemment le discours final en tant que jeune patron dynamique de la start-up France. Macron ne manquera pas d’évoquer les réformes positives engagées en France qui devraient être favorable aux investissements. Des réformes nécessaires face aux enjeux de la mondialisation. Il récupérera à son compte la confiance revenue dans les entreprises et le meilleur dynamisme de la croissance même si ces deux aspects sont à mettre aussi au crédit du gouvernement précédent et de la conjoncture mondiale comme le montre une étude de la chambre de commerce américaine.  Selon le baromètre de la Chambre de commerce américaine (AmCham), publié en novembre, 72 % des dirigeants des filiales françaises de groupes américains voient l’avenir de l’économie française de manière très positive, soit un plus haut depuis 18 ans! Mais ce redressement n’est pas que le fait de l’élection d’Emmanuel Macron. Il avait commencé dans la deuxième partie du quinquennat Hollande, grâce notamment au CICE et au pacte de responsabilité, après une entame marquée par le désastre de la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à un million d’euros. Les implantations et les extensions d’entreprises étrangères ont ainsi bondi de 30 % en 2016, à 780 projets, selon l’étude annuelle du cabinet EY…

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux
Il ne faut sans doute pas s’attendre à l’annonce de mesures nouvelles et ou sensationnelles de la part de Macron lors de la réunion du congrès à Versailles. Il s’entrera sans doute son propos sur les principaux enjeux et sur les perspectives ; un rappel des enjeux non seulement nécessaire mais indispensable compte tenus de l’état de la culture française en matière d’économie et de l’attachement particulier du pays à l’étatisme ; un étatisme supposé régler tous les problèmes économiques, sociaux et sociétaux mais dont l’efficacité reste à démontrer si l’on en juge par la faible performance économique du pays, le haut niveau du chômage, le développement des inégalités sociales ou encore l’état de certains quartiers délaissés . Macron va s’attacher à resituer la situation de la France dans son environnement international et notamment européen. Il indiquera ses orientations mais celle-ci sont largement connues et il ne faut pas attendre à de nouvelles annonces. Cela d’autant plus que Macron comme le premier ministre savent très bien que leur action est hypothéquée par l’ampleur du déficit et du coup que certaines mesures devront sans doute être décalées dans le temps. L’urgence sur le plan économique sera d’alléger les dépenses budgétaires pour tenter d’atteindre le fatidique seuil des 3 % de déficit budgétaire et en même temps éviter de faire encore grossir la dette qui va encore progresser pendant un temps notamment du fait de la remontée des taux. Bien entendu Macon au cours de son intervention abordera de nombreux champs d’action mais la priorité visera à moderniser l’économie à fin de favoriser la croissance et l’emploi. Certes l’action du gouvernement dans ce domaine est incontournable mais la responsabilité en incombe tout autant aux acteurs économiques et plus généralement aux citoyens pas simplement consommateurs de démocratie et de progrès mais aussi acteurs de la modernisation. Bref, ce n’est pas seulement l’action du président de la république qui permettra la modernisation du pays, sa performance dans tous les domaines mais aussi celle des Français eux-mêmes dont certains sont englués dans un conservatisme mortel.

 

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

 

 

 

 

Emmanuel Macron envisagerait de réunir le Parlement à Versailles c’est-à-dire les deux chambres à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat. L’objectif serait de repréciser la nécessité des réformes à engager pour redresser notamment l’économie et l’emploi. Le président bénéficie –comme son Premier ministre–d’une très bonne popularité pour le moment (autour de 64 % d’opinions favorables) mais force est de constater qu’il n’a pas encore abordé les sujets qui fâchent en particulier la réforme du code du travail et la fiscalité. Comme il serait sans doute dangereux d’affronter plusieurs dossiers difficiles en même temps, il a été décidé de ne pas toucher au budget par collectif budgétaire en 2017. En d’autres termes de laisser filer le déficit qui dépassera les 2,8 % prévus par le gouvernement pour atteindre au moins 3 %. Les ajustements se feront sans décision législative grâce aux économies réalisées ministère par ministère. Le transfert dans la loi des les actuelles dispositions de l’état d’urgence ne devrait pas poser trop de problème il devrait même obtenir le soutien de la droite. . Le dossier le plus difficile concerne la réforme du code du travail. De ce point de vue le président de la république et le gouvernement auront besoin de tous les appuis  pour faire passer cette transformation difficile que contestent  la plupart des syndicats mêmes les plus réformistes. Du coup Emmanuel Macron pourrait solliciter le congrès pour améliorer le rapport de force en sa faveur. Il sait pour l’instant qu’il jouit d’un bon soutien de l’opinion mais une opinion seulement bienveillante et qui attend des résultats. Sur le dossier de la réforme sociale,  le gouvernement aurait sans doute intérêt à rééquilibrer un peu son projet au profit des salariés et des organisations qui le représentent par exemple en associant davantage les élus pour une meilleure compréhension des stratégies des entreprises. . Le président de la République Emmanuel Macron souhaiterait donc  s’exprimer devant l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis à Versailles. Cette date, «je ne peux pas ni l’infirmer ni la confirmer», a éludé le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, invité dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Emmanuel Macron est le maître des horloges et de son calendrier. S’il y a une annonce sur ce sujet, il la fera en fonction de son tempo», a-t-il répondu. «Ce que je sais c’est qu’Emmanuel Macron a pris cet engagement devant les Français de réunir chaque année le Parlement, c’est-à-dire les deux chambres l’Assemblée nationale et le Sénat, dans ce qu’on appelle le Congrès», a toutefois rappelé le ministre, très proche du chef de l’Etat. «La date, je ne la connais pas. Il y réfléchit en ce moment. Il est important qu’il puisse donner au Parlement le cap» qui est le sien, a ajouté Christophe Castaner.

 

Un hôtel dans le château de Versailles et bientôt Disneyland ?

Un hôtel dans le  château de Versailles et bientôt Disneyland ?

 

Près de 3000 m² de bâtiments seront donc transformés en hôtel à l’intérieur du château de Versailles. L’objectif reconnu par la direction de l’établissement autonome de Versailles est de développer les activités économiques en d’autres termes le business. Bien sûr en plus il s’agira d’un hôtel de luxe réservé aux plus nantis ce qui est conforme aux principes de notre monarchie royale. Pour faire encore davantage de fric on pourrait aussi envisager de créer un nouveau Disneyland. La direction du château de Versailles indique clairement qu’elle souhaite valoriser les espaces. Dès leur pourquoi pas un nouveau Disneyland, des boîtes de nuit et même des McDo à l’intérieur du domaine royal. Et s’il faut attirer encore davantage de monde on pourrait même imaginer la construction d’un stade de foot puisque précisément le PSG cherche à disposer d’un nouveau stade. Pour les gestionnaires de Versailles (dont la gestion est de plus en plus privatisée) il n’y a pas incompatibilité entre culture et fric. À quand des boutiques de merguez et de frites dans la galerie des glaces ? L’Etablissement public du château de Versailles lance un appel d’offre. Objectif : transformer en hôtel haut de gamme un ensemble de trois bâtiments longeant le parterre de l’Orangerie.  Passer sa nuit dans un quatre étoiles à quelques pas de la demeure du Roi Soleil sera peut-être bientôt possible. L’Etablissement public du château de Versailles a lancé un appel d’offre pour transformer en hôtel haut de gamme trois bâtiments longeant le parterre de l’Orangerie : le Grand Contrôle, le Petit Contrôle, et le Pavillon des premières cent marches. Les lieux, inoccupés depuis 2008, représentent en tout, une superficie de 2.800 m2. Ce sont d’anciens locaux administratifs du ministère de la Défense. Les résidents de l’hôtel n’entreront pas via l’entrée principale, comme le faisait Louis XIV, mais par la rue de l’Indépendance américaine. Cependant, une partie des chambres donnera sur l’Orangerie. « Cette démarche« , souligne-t-on de source proche de la direction du domaine de Versailles, « s’inscrit dans la politique de rénovation et valorisation des espaces et d’implantation d’activités économiques dans les monuments historiques, définie depuis plusieurs années par le ministre de la Culture et le secrétaire d’État au Tourisme. » L’association Coordination Défense de Versailles est opposée à cet appel d’offre. Pour son président, Arnaud Upinsky, c’est une atteinte au prestige des lieux : « Ce patrimoine doit rester le patrimoine des Français. Il ne doit pas passer dans le domaine privé, en doit pas servir à faire de l’argent à côté. Un hôtel n’a pas sa place à cet endroit là. »

Accord Grèce : une sorte de traité de Versailles

Accord Grèce : une sorte de traité de Versailles

En fait un accord qui d’uen certaine manière ressemble  au traité de Versailles imposé aux allemands en 1919 avec atteinte à la souveraineté, des contraintes financières très fortes avec aussi l’humiliation. En 1919, avec  le  traité de Versailles Allemagne perd des territoires en Europe et tout son empire colonial. Une partie du territoire allemand est occupée et il est coupé en deux parties. L’armée allemande est réduite et en grande partie désarmée. L’Allemagne est déclarée seule responsable de la guerre et doit verser une énorme indemnité de guerre pour payer les réparations des dégâts commis en Belgique et en France. L’Allemagne qui n’a pas été autorisée à négocier les conditions de ce traité le considère comme un diktat. Elle espère l’aménager voire l’annuler dans les années suivant la guerre. (Ce qui sera fait car l’Allemagne ne remboursera jamais la totalité de sa dette). De la même manière la Grèce devra  mettre en œuvre des réformes douloureuses et accepter la tutelle de l’Europe. Certes Athènes a obtenu l’ouverture prochaine de négociations sur un nouveau plan d’aide de 86 milliards d’euros sur trois ans qui lui serait octroyé par le Mécanisme européen de stabilité (MES). Dans l’intervalle, le gouvernement peut espérer un prêt-relais pour honorer les échéances immédiates de sa dette, notamment un prêt de 3,5 milliards d’euros à rembourser le 20 juillet à la Banque centrale européenne (BCE). Mais Pour débloquer l’ouverture de négociations sur un troisième plan d’aide en cinq ans, les députés grecs devront se prononcer d’ici mercredi sur une série de réformes très douloureuses, notamment la hausse de la TVA et la réforme des retraites. L’accord devra ensuite être avalisé par d’autres parlements nationaux de la zone euro, notamment le Bundestag allemand vendredi. La chancelière allemande Angela Merkel a dit qu’elle recommanderait aux députés d’autoriser l’ouverture des négociations si d’ici là la Vouli, le Parlement grec, a approuvé l’accord et adopté les premières mesures du programme. Les Grecs, eux, ont accueilli la nouvelle de l’accord avec des sentiments contrastés, où se mêlent le soulagement et un fort ressentiment, dirigé avant tout contre l’Allemagne qui avait pendant le week-end évoqué une sortie temporaire de la Grèce de l’euro.  Alexis Tsipras, qui va aussi devoir réduire les dépenses publiques et libéraliser le marché du travail, a cependant réussi à éviter, avec le soutien de la France, qu’un fonds regroupant des actifs publics grecs destinés à être privatisés soit domicilié au Luxembourg. Ce fonds, ont précisé plusieurs dirigeants, permettra de rembourser la dette à mesure que les actifs seront cédés. La moitié de sa valeur, soit 25 milliards d’euros, servira aussi à la recapitalisation des banques grecques. La question du rééchelonnement d’une partie de sa dette, qui représente 175% du produit intérieur brut (PIB) du pays, a aussi été entérinée par François Hollande qui a évoqué un allongement des maturités des prêts et des aménagements sur les intérêts.  L’aménagement de la dette suscitait de fortes réticences dans certains pays comme l’Allemagne mais constitue le principal argument d’Alexis Tsipras pour faire accepter par ses compatriotes les nouvelles mesures d’austérité. Il pourra aussi faire valoir un programme d’investissement de 35 milliards d’euros par l’intermédiaire du plan Juncker.

 




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