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Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre de Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre  de  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne, de la problématique nationale et  du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent, il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a apporté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qui l’ enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-,elles, bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à General Electric.

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a porté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qu’il enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-elles bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à Général Electric .

 

POLLUTION : Les grands fleuves européens asphyxiés par le plastique

POLLUTION : Les  grands fleuves européens asphyxiés par le plastique

« 100% des prélèvements d’eau effectués dans les neuf fleuves européens contenaient des microplastiques », indique la fondation Tara Océan: les plastiques provenant de la terre ferme se décomposent rapidement dans les fleuves, avant même d’atteindre le large. Parmi ces microplastiques se trouvent des microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices, mais surtout des minuscules fragments de moins de cinq millimètres.

« Ces microplastiques représenteraient plus de 90% des 5.000 milliards de morceaux de plastiques flottant à la surface de nos océans », estime la fondation Tara Océan, qui a travaillé sur cette mission avec 17 laboratoires de recherche sous l’égide du CNRS.

Les scientifiques ont également observé que ces microplastiques étaient toxiques.

« Certaines matières plastiques relarguent leurs additifs (notamment des perturbateurs endocriniens comme les bisphénols A et les phtalates) », rappelle la fondation Tara.

Ces petits bouts accumulent « des polluants présents dans les fleuves (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds…) et peuvent avoir des effets toxiques sur les organismes qui les ingèrent, ralentissant leur croissance, leur reproduction, en perturbant leur métabolisme et leur système hormonal », selon l’analyse scientifique.

Ces prélèvements seront disséqués pendant 12 à 18 mois en laboratoire, pour tenter de savoir d’où viennent ces plastiques ou encore identifier les bactéries et microorganismes qui participent à leur fragmentation.

L’omniprésence de ces microplastiques « rend impossible le nettoyage des fleuves. Les solutions contre cette hémorragie sont définitivement à terre », relève Romain Troublé, de Tara Océan. La fondation plaide pour une meilleure collecte et recyclage des déchets, une réduction des plastiques à usage unique dont les emballages ou encore une réduction du nombre de résines utilisés et la complexité des additifs. Concernant la France, elle appelle à utiliser le projet de loi pour une économie circulaire pour « rapidement réduire à moyen et long terme les déchets à la source en développant le réemploi et la réparabilité ».

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

C’est devenu une habitude, une sorte de réflexe chez Macron ; chaque fois que ses plans sont contrariés, il pique une colère. Cette fois c’est contre tous les chefs d’État européens qui n’ont pas pu encore se mettre d’accord pour distribuer les postes (notamment : la présidence de la Commission, celle du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, ou encore de la diplomatie de l’Union). Le plus ridicule dans cette affaire c’est que Macron est lui-même responsable de cette incapacité à se décider. En effet Macron s’est notamment opposé aux nominations d’un Allemand à la tête de la commission, il n’est pas chaud non plus pour mettre un Allemand à la tête de la banque centrale européenne. L’Allemagne porte aussi une responsabilité pour s’être opposée à la nomination de Français. De ce fait,  se rabat sur des seconds couteaux mais même ces seconds couteaux sont contestés. Du coup, on pourrait se mettre d’accord sur des personnalités au profil assez transparent en provenance de petits pays. Ce qui s’est passé déjà lors  de la dernière législature quand on a choisi le sulfureux Luxembourgeois Juncker dont les décisions ont grandement fragilisé l’union économique. En cette fois Macron, encore partisan il y a peu d’un élargissement sans condition de l’union européenne, se rend compte un peu tard que cette Europe là et presque ingérable «On ne peut pas être un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider. Il faut une méthode beaucoup plus efficace sur les grands sujets. » Il a par ailleurs taclé les gens continuant à évoquer un « élargissement européen quand on n’arrive pas à se mettre d’accord à 28. » Il a livré quelques éléments des coulisses des négociations. Emmanuel Macron a d’abord glissé: « Il est clair que cet échec est dû aux divisions et à des ambitions personnelles qui n’avaient pas leur place autour de la table. (…) La dynamique collective n’a pas existé, quand on a trop d’agendas cachés on n’y arrive pas. »

Des millions du Fonds européens du développement rural perdus: pourquoi ?

Des millions du Fonds européens du développement rural perdus: pourquoi ?

Un récent article du Figaro indique que des centaines de millions pourraient être perdus en provenance de l’Europe. La France est dotée par l’Europe de 700 millions d’euros pour le développement rural sur une durée de cinq ans. Le plan va bientôt se terminer mais pour l’instant 28 millions seulement ont été consommés. Une situation paradoxale alors que les élus locaux ne cessent de se plaindre du manque de moyens financiers. Les aides financières européennes doivent contribuer à soutenir des initiatives de développement local des rires territoire ruraux. Il s’agit de contribuer financièrement à la mise en œuvre de projets économiques et sociaux au sens large susceptibles de redynamiser des zones caractérisées par une certaine désertification économique et démographique. Le problème c’est que si les élus en général sont surtout sensibilisés au financement des grands projets notamment d’infrastructures telles que les routes, les ronds-points, les salles polyvalentes, les équipements sportifs et autres. Bref tout ce qui peut s’afficher électoralement même si le lien avec le développement économique est approximatif voire complètement absent. Dans la plupart des territoires ruraux, l’idée même de développement économique et la grande absente des gens orientations. On s’intéresse en faite surtout au domaine administratif en tout cas à des champs d’activité relevant de la responsabilité des administrations ou des entreprises. Pour parler clair, les collectivités locales se sont transformées en administrations au lieu de se consacrer à l’animation et la mise en valeur des forces économiques sociales et culturelles. Pour simplifier à l’extrême ce qui intéresse surtout les collectivités locales c’est le hard, le béton, le goudron le bâtiment et les normes administratives. Une grande confusion des rôles car les administrations et les entreprises concernées sont beaucoup plus compétentes que les élus locaux pour gérer les normes des différents domaines d’intérêt général. Enfin les élus locaux des milieux ruraux ont souvent des difficultés à intégrer les rigueurs méthodologiques pour l’évaluation des projets. La culture générale et de se répartir de façon officieuse les moyens financiers entre les différentes collectivités sans grande rigueur scientifique. Notons enfin l’ambiguïté d’une décentralisation encore virtuelle puisque l’État conserve encore des responsabilités qui complexifient les processus pour l’attribution de ces financements européens comme l’indique le Figaro : »Depuis 2014, la gestion des fonds européens dans la sélection des projets et la mise en place de leurs phases administratives et juridiques, a été confiée aux régions. Mais c’est l’État qui conserve l’autorité de paiement, bien que les régions aient à l’époque réclamé la régionalisation du paiement des aides européennes. «Tant que l’État n’a pas reçu d’ordre, l’argent ne peut pas être versé», précise le président de Leader France..«C’est la raison pour laquelle, pour la future PAC (Politique agricole commune), il faut absolument un décroisement des aides total, une simplification, une clarification. Parce que si nous continuons comme cela, les mêmes causes produiront les mêmes effets et les projets ne seront pas payés», a indiqué Didier Guillaume ce jeudi.

Emplois fictifs d‘ assistants parlementaires européens : du cirque aussi

Emplois fictifs d ‘ assistants parlementaires européens : du cirque aussi

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En plus des irrégularités qui auraient été constatées dans la campagne résidentielle de Mélenchon, les insoumis sont aussi soupçonnés pour des emplois fictifs d’assistants parlementaires européens. Il ne s’agirait pas vraiment d’emplois fictifs mais de supposés détournements d’objets de ces assistants. En clair on reproche aux insoumis comme à d’autres d’utiliser des assistants parlementaires européens au service de leur parti. La réalité évidemment ce qu’il est bien difficile de savoir quand ces  assistants traitent de questions européennes ou de questions françaises tellement les problématiques désormais liées. En outre,  leur localisation n’a pas plus d’importance que celle des députés européens eux-mêmes ;  la plupart n’habitent pas près du Parlement européen. Qui ne les empêche pas assumer leurs responsabilités. Tout cela relève aussi du cirque juridico politique. D’autres partis sont également mis en cause pour les mêmes raisons à savoir le Rassemblement national, le MoDem, le parti socialiste en plus des insoumis. Avec le même raisonnement on pourrait accuser la plupart des députés français d’emplois fictifs pour les assistants de l’assemblée ou du Sénat sous le prétexte qu’ils ne résident  pas à Paris mais en province. Première observation, le fait de résider à Paris ne prouve en rien que l’assistant parlementaire ne travaille pas sur des questions locales concernant la circonscription de l’élu. Inversement rien ne prouve qu’un assistant résidant en province ne prépare pas les dossiers du Parlement. Dernière observation,  l’extrême difficulté d’identifier ce qui relève du travail au service d’un parti politique et ce qui relève du travail parlementaire.

 

Etats-Unis: Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Etats-Unis:  Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Des sanctions américaines vont bien sûr toucher L’Iran mais finalement autant les européens. Comme c’était prévisible,  les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran seront aussi lourdement punies notamment lors de leurs échanges avec les Etats-Unis. Du coup comme le commerce des européens avec les Etats-Unis est notoirement plus essentiel que celui avec l’Iran, beaucoup comme Total par exemple vont préférer se retirer de l’Iran. En outre compte tenu de l’imbrication des processus de production, nombre de production européennes qui contiennent des éléments américains seront touchés (les AIRBUS par exemple).  Ceux qui continuent de commercer avec l’Iran seront sanctionnés, a donc averti le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ces menaces interviennent alors que les signataires européens de l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, s’efforcent de maintenir l’accord en vie et de trouver des solutions pour conserver leur accès au marché iranien en dépit du retrait américain. S’adressant directement aux dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie américaine a dressé une liste de 12 conditions que la République islamique devra remplir si elle veut bénéficier d’un allègement du régime de sanctions qui la visent. Parmi ces conditions figure son retrait intégral du champ de bataille syrien. Les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront “les plus dures de l’Histoire”, a-t-il promis, prophétisant qu’une fois adoptées, l’Iran devra “se battre pour maintenir son économie en vie”. Quant aux Iraniens, ils subiront les représailles américaines s’ils s’aventurent à reprendre leur programme nucléaire, prévenu Mike Pompeo. “Nos demandes à l’Iran ne sont pas déraisonnables: renoncez à votre programme (…). S’ils venaient à décider de revenir en arrière, de reprendre l’enrichissement, nous serions parfaitement prêts à y répondre”, a-t-il dit sans plus de détails. “L’Amérique veut faire plier l’Iran et le contraindre à accepter leurs exigences illégales (…). Ses propos montrent que l’Amérique cherche certainement à ce que le régime change en Iran”, a dit un haut responsable iranien. .

La Pologne choisit les Patriot américains….avec les fonds européens

La Pologne choisit les Patriot américains….avec les fonds européens

La Pologne continue de faire bande à part en choisissant des équipements militaires américains et non européens. Le tout sans doute avec en partie des fonds européens. La Pologne est en effet le pays qui a bénéficié au cours de ces dernières années des fonds européens les plus importants. En tout cas, cette décision polonaise n’est pas de nature à renforcer la politique de défense de l’UE, ni à réchauffer les relations avec Paris. On se souvient du conflit à propos de Whirlpool d’Amiens,  laissant 290 ouvriers français au chômage, Macron avait alors déclaré « Dans les trois mois qui suivront mon élection, il y aura une décision prise sur la Pologne. Je mets ma responsabilité sur la table sur ce sujet, a-t-il prévenu. On ne peut pas avoir un pays qui joue des écarts fiscaux sociaux au sein de l’Union européenne et qui est en infraction avec tous les principes de l’Union. » En l’état actuel des réglementations européennes, aucune sanction ne peut être prise à l’encontre d’un Etat membre sur la base des différences fiscales et du coût du travail. C’est pourquoi M. Macron a mis en avant les atteintes du gouvernemenet  polonais très conservateur par rapport aux principes démocratiques de l’UE, les rapports entre la France et Varsovie s’étaient  evidemmenet dégradés  quand la Pologne a  décidé de rompre brutalement, en octobre 2016, les négociations d’un contrat d’armement de 3 milliards d’euros avec le groupe Airbus. Il faudrait aussi ajouter l’affaire des travailleurs détachés qui a opposé la France et la Pologne. La décision concernant l’armement ne va pas arranger le climat déjà délétère entre les deux pays.  « Les accords d’offset pour le programme Wisla sont signés. Le transfert des technologies (…) renforcera les capacités de l’industrie polonaise de défense. C’est le dernier pas avant la signature du contrat pour la livraison du système Patriot », a déclaré la Pologne. Selon la télévision publique TVP Info, ce contrat porterait sur deux batteries et 208 missiles sol-air et son prix se situerait entre 1 et 1,3 milliard d’euros. Toutefois, l’Agence américaine de coopération pour la défense et la sécurité (DSCA) a estimé en novembre 2017 que l’ensemble de cette opération s’élèverait au total à 10,5 milliards de dollars.

Dette comparées des Etats européens

Dette comparées des Etats européens

 

En 2016, la dette (comparable) des 28 Etats membres se porte à 83,5% du PIB. Celle de la zone euro équivaut quant à elle à 89,2% du PIB. Entre 2014 et 2015, l’endettement a diminué de 0,6 point dans toute l’UE, et de 0,9 point dans la zone euro. Individuellement, cinq pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100% du PIB. Il s’agit de la Grèce (179%), de l’Italie (132,7%), du Portugal (132,6%), de Chypre (107,8%) et de la Belgique (105,9%). Entre 2010 et 2014, le niveau d’endettement public par rapport au PIB a fortement augmenté dans de nombreux pays européens, mais la tendance générale est à la baisse depuis 2015. Seuls huit pays affichent une légère hausse de leur dette publique entre 2015 et 2016. A l’inverse, 12 Etats membres sur 28 demeurent sous le seuil de 60% du PIB fixé par le Pacte de stabilité et de croissance. C’est notamment le cas de Malte, qui atteint pour la première fois ce seuil depuis 1999. Les niveaux de dette publique les plus bas se trouvent en Estonie (9,5%), au Luxembourg (20%), en Bulgarie (29,5%) et en République tchèque (37,2%). En France, la dette publique est supérieure à celle de la moyenne de l’Union européenne et de la zone euro, et s’élève à 96% du PIB en 2016. Elle était à 95,6% un an auparavant et 94,9% en 2014. Le pays s’approche ainsi progressivement de la barre des 100%. En 2016, dix-sept Etats membres ont enregistré une baisse de leur ratio de dette publique par rapport au PIB à la fin 2015, et onze autres une hausse. Les plus fortes baisses de ratio ont été observées en Irlande (-8,5 points), en Hongrie (-3,2 points) ou encore aux Pays-Bas (-4,3 points). Les hausses les plus marquées se situent en Grèce (+4,4 points), en Lituanie (+3,1 points) ou au Portugal (+2,9 points).

 

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

La Commission européenne a épinglé mercredi six pays dont la France estimant que leurs prévisions budgétaires pour 2018 présentaient « un risque de non-conformité » avec les règles européennes. Selon Bruxelles, les budgets présentés par ces pays -France, Italie, Belgique, Portugal, Autriche et Slovénie- sont susceptibles de s’éloigner des objectifs qui leur avaient été fixés.  Concernant la France, la Commission pointe du doigt  »un écart important » entre le budget qui lui a été présenté et « la trajectoire d’ajustement requise » pour atteindre son objectif d’assainissement des finances publiques. Elle souligne également que le niveau de la dette française -96,9% du PIB en 2018- dépasse de loin le seuil des 60% prévu dans les traités. La France   reste avec l’Espagne le seul pays de la zone euro encore sous le coup d’une « procédure de déficit excessif », qui peut aboutir à des sanctions et des amendes -même si cela ne s’est encore jamais produit. Pour en sortir, elle doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui est le cas pour l’instant, puisque la Commission anticipe un déficit à 2,9% à la fois en 2017 et en 2018 -même si un « risque » demeure sur ces chiffres.  Dans son analyse de mercredi, Bruxelles anticipe que la France sortira de cette procédure au printemps, ce qui la contraint dès lors à respecter des objectifs bien plus poussés en 2018 que cette seule règle des 3% de déficit. Il lui est en effet demandé de réduire son déficit structurel, c’est-à-dire le déficit calculé sans les effets de la conjoncture économique, à hauteur de 0,1% de PIB. Or, selon les calculs de Bruxelles, ce déficit structurel va s’accroître. Seuls six pays parmi les dix-neuf ayant adopté la monnaie unique sont en conformité totale avec les règles européennes: l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, la Finlande et les Pays-Bas. Pour les autres (Estonie, Irlande, Chypre, Malte, Slovaquie et Espagne) les projets de budget sont jugés « globalement conformes ». La Grèce, toujours sous le coup d’un plan d’aide à cause de sa dette, n’est pas concernée par ces prévisions budgétaires.

Trump : opinions négative pour 86% des européens

Trump : opinions négative pour 86% des européens

 

 

86 % des Européens ont une opinion négative de Trump. Les Français sont encore plus sévères avec 90 %. De quoi sans doute faire réfléchir Marine Le Pen  qui a largement soutenu la posture de Trump au point de s’en imprégner. Les Européens étaient les trois quarts à avoir une mauvaise image du président américain nouvellement élu. Aujourd’hui, leur jugement s’est encore détérioré, 86% des Européens partagent une opinion négative concernant l’occupant de la Maison-Blanche – une dégradation de dix points en un an -, selon un sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une enquête réalisée en France du 31 octobre au 2 novembre et auprès d’un échantillon d’Européens, en septembre dernier. Les Français font toujours partie de ceux qui rejettent le plus Donald Trump qui recueille auprès d’eux 90 % d’opinions défavorables, en progression de neuf points par rapport au début de l’année. Un score comparable à celui des Allemands (à 90% défavorables, + sept points). Les Espagnols sont les plus «hostiles» à Trump dans la classe européenne (92%, + 12 points). Même les Italiens, pourtant relativement moins défavorables au président américain (avec 69% de mauvaises opinions au début de l’année), rejoignent le peloton européen: 76% expriment un avis défavorable à son encontre, une progression de 17 points! Au hit-parade de l’impopularité, Donald Trump arrive en tête, surclassant Vladimir Poutine de 11 points (75% d’avis défavorables), sauf en Grande-Bretagne où le chef du Kremlin recueille 82% d’opinions négatives (contre 80% à Trump). L’écart est massif avec Emmanuel Macron et Angela Merkel qui enregistrent respectivement 55 et 57% de bonnes opinions en Europe. Même les sympathisants du Front national, qui ont sérieusement penché  pour ce président «anti-establishment», se montrent désormais très «durs», le jugeant «dangereux» (pour 61% d’entre-deux), «agressif» (79%) et «incompétent» (73%). Le FN reste relativement le parti le moins défavorable à Donald Trump mais il se rapproche des autres formations. Parce qu’elle est la plus «clivante», Marine Le Pen est pour les Français la personnalité politique qui leur fait le plus penser à Donald Trump. La comparaison avec la présidente du Front national ne s’arrête pas là. «Comme pour le président américain, il était mis au crédit de Marine Le Pen de parler librement. On en a vu ses limites lors du débat de l’entre-deux tours. La parole tranchée n’est pas tout, il faut aussi de la compétence», observe Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa.

 

Sécurité : les maires européens invités à Nice

Sécurité : les maires européens invités à Nice

 

 

 

 

Il faut se féliciter de l’initiative de Christian Estrosi, maire de Nice qui invite les maires des grandes villes européennes à réfléchir sur les meilleurs moyens d’assurer la sécurité. On le sait ce terrorisme n’a pas de frontières, il affecte toutes les régions du monde et la réponse ne peut être contenue uniquement dans les limites d’un État. La dimension internationale du djihadisme implique aussi une réplique internationale à la hauteur de l’enjeu. Lors des derniers attentats, on a bien vu les connexions par exemple qui existent entre les actes criminels perpétrés en France, en Allemagne en Belgique et en Espagne. On pourrait ajouter il serait utile d’associer aussi les autorités de plusieurs pays arabes qui fournissent de forts contingents aux réseaux criminels. Le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, invite donc  ses homologues de grandes cités européennes à venir dans sa ville en septembre discuter avec le commissaire européen à la Sécurité, Julian King, de la lutte contre le terrorisme. Nice a été le 14 juillet 2016 la première ville européenne visée par un attentat meurtrier au camion ou à la voiture bélier, comme celui qui a fait au moins 13 morts jeudi à Barcelone. Christian Estrosi a déclaré à des journalistes qu’il inviterait « un grand nombre » de maires européens à Nice les 28 et 29 septembre pour parler avec Julian King de l’évolution des législations nationales et européennes en matière de sécurité. « Beaucoup m’ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents », a déclaré l’ancien ministre, pour qui les règles européennes ne doivent pas être un frein aux mesures que les maires peuvent vouloir prendre pour sécuriser leur ville. « Ce sont les maires désormais, on le voit à Berlin, Londres, Paris, Nice, Barcelone, Stockholm, qui sont les premiers confrontés à cette violence (…) mais qui pourtant ne sont pas ceux qui participent aux grandes réformes nationales et européennes », a-t-il expliqué. « Et puis nous avons besoin de moyens. »

Les expatriés européens du Royaume-Uni dans le brouillard

Les expatriés européens du Royaume uni dans le brouillard

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Theresa May n’a guère éclairé de manière favorable le sort qui sera réservé aux 3 millions d’Européens actuellement au Royaume-Uni. Certes la Première ministre britannique a bien indiqué qu’elle n’entendait pas exiger leur retour surtout pour ceux qui sont présents depuis cinq ans mais elle n’a guère précisé les droits de ces expatriés après le brexit. Du coup,  les propositions très vagues de la première ministre britannique ont été accueillies par les autres Européens de manière très froide. Peut-être était-il impossible à Theresa May d’en dire davantage tellement sa position politique est fragile depuis la perte de majorité par les conservateurs. Cela prouve également le caractère relativement mal préparé des positions britanniques sur à peu près tous les sujets. Theresa May a déclaré vendredi matin que sa proposition visant à garantir les droits des Européens établis au Royaume-Uni après le Brexit était « très équitable et très sérieuse » mais ses pairs se sont montrés plus sceptiques, le Premier ministre belge Charles Michel parlant d’une offre « particulièrement vague ». Le sort des quelque trois millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande-Bretagne – et du million de Britanniques installés sur le continent – est l’une des priorités des négociations sur les modalités du divorce qui ont officiellement débuté lundi. « Je veux donner à tous les citoyens de l’UE qui sont au Royaume-Uni, qui ont construit leur vie et leur foyer au Royaume-Uni l’assurance que nul n’aura à partir », a déclaré la Première ministre britannique à son arrivée pour la seconde journée du Conseil européen à Bruxelles, un an jour pour jour après le référendum du 23 juin 2016 qui vu les Britanniques opter à 52% pour une sortie de l’UE. Ceux qui justifieront alors d’une présence d’au moins cinq ans se verront proposer un nouveau statut qui leur garantira les mêmes droits que les Britanniques en matière de santé, d’éducation, de prestations sociales et de retraite. Ceux dont la présence sera inférieure à cinq ans pourront rester le temps nécessaire pour arriver à cette durée. Une période de grâce qui devrait être de deux ans permettra en outre de faire en sorte « que personne ne se retrouve au bord du précipice », a-t-elle poursuivi, ajoutant que la réciprocité pour les expatriés britanniques dans l’UE était « essentielle ».  « J’ai été heureuse de pouvoir exposer hier soir ce qui constitue une offre très équitable et très sérieuse pour les citoyens de l’UE qui vivent au royaume uni ». Theresa May souhaite par ailleurs la réciprocité. « Ma première impression, a continué Tusk, est que la proposition britannique est en deçà de nos attentes et qu’elle risque d’aggraver la situation des ressortissants. Mais il incombera à notre équipe de négociateurs d’analyser la proposition ligne après ligne, lorsque nous aurons reçu le document ».L’eurodéputé allemand Manfred Weber, président du groupe conservateur PPE (Parti populaire européen), a estimé que l’imprécision de la proposition de May était « assez préoccupante pour le reste des négociations ». »Il semble que le gouvernement britannique n’a toujours aucune idée de ce à quoi il veut parvenir », a-t-il ajouté, estimant que le Royaume-Uni, à la suite des élections législatives du 8 juin qui ont privé May de sa majorité à la Chambre des communes, était devenu une « île dans le chaos ».

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Ce vendredi 28 avril, les ministres européens des Affaires étrangères sont réunis à Malte pour discuter des relations avec la Turquie. Le 26 avril, le commissaire Johannes Hahn avait rencontré les eurodéputés sur cette question. À l’ouverture du débat, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a enjoint la Turquie de respecter les droits fondamentaux, qui sont à la base de la construction européenne.  Il a souligné que « l’Europe [n'était] pas un continent islamophobe et qu’elle ne [fermait] pas la porte à la population turque ». Le député allemand Manfred Weber (CSU), dirigeant du Parti populaire européen (PPE) déclarait ainsi : « Il est temps de changer notre relation avec la Turquie. Une pleine intégration du pays dans l’UE n’est pas réaliste. Nous devons mettre fin à cette hypocrisie. » De nombreux eurodéputés ont fait part de leurs préoccupations concernant la façon dont le référendum turc, qui soutenait l’extension des pouvoirs présidentiels, a été organisé. Ils ont qualifié ce référendum d’« injuste ». D’après eux, il est temps de réévaluer les relations entre l’UE et la Turquie et d’ouvrir un nouveau chapitre. Si certains eurodéputés n’envisage pas que la Turquie puisse devenir un membre à part entière de l’UE, d’autres pensent qu’il suffirait de suspendre les négociations afin de laisser au pays la possibilité de changer le cours des événements. Kati Piri, une députée néerlandaise (PvdA) qui surveille de près la situation en Turquie, a critiqué l’idée de donner plus de pouvoir à Recep Tayyip Erdoğan. D’après certains critiques, une telle mesure mettra la démocratie en péril et étouffera la liberté d’expression en Turquie. « Avec une telle constitution, la Turquie ne pourra jamais devenir membre de l’UE. Il est donc inutile de continuer les discussions sur l’intégration. Si les changements constitutionnels entrent en vigueur tels quels, l’UE devrait officiellement suspendre les pourparlers d’adhésion », a indiqué l’eurodéputée du groupe S&D. D’autres membres du Parlement ont partagé son point de vue, affirmant que l’UE devait à présent forger une relation différente avec la Turquie en matière de commerce, de sécurité et d’immigration. « Ce sera peut-être une relation plus complexe, mais au moins elle sera plus honnête. Plus prudente. Plus critique. Elle se concentrera davantage sur la coopération et non plus sur l’objectif lointain d’une adhésion à l’UE », a déclaré pour sa part Syed Kamall, un conservateur britannique (CRE). Kati Piri a précisé qu’il n’y aurait aucune suspension tant que la « constitution autoritaire » n’entrerait pas en vigueur, soit après les prochaines élections turques, en 2019. D’après des représentants politiques à Bruxelles, le président turc pourrait faire entrer les réformes en vigueur rapidement pour augmenter ses pouvoirs, même s’il a assuré qu’il n’en était pas question pour l’instant. La plupart des législateurs européens ont reconnu que la candidature de la Turquie à l’adhésion européenne devrait seulement être suspendue et pas complètement annulée.

Le système de détournement des fonds européens par le Front National

Le système de détournement des fonds européens par le Front National

Dans un courrier paru dans le monde les deux juges en charge de l’enquête sur le détournement des fonds européens démontent le système de financement du Front National Selon ce courrier, cité par Le Monde, les investigations menées à ce stade sur une partie des collaborateurs des 24 députés européens du FN « permettent de constater l’absence totale de tout travail d’assistant parlementaire et au contraire un travail effectif au profit du Front national en France ». Les deux magistrats évoquent également dans leur lettre des documents découverts dans le bureau du trésorier du FN, Wallerand de Saint Just. Ces documents révèlent « la volonté du FN de réaliser de substantielles économies au détriment du Parlement européen par la prise en charge par celui-ci de salariés du parti au titre d’assistants parlementaires », écrivent-ils, selon Le Monde. Selon Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke, « des notes manuscrites saisies, attribuées à Wallerand de Saint Just (font) le lien entre le nombre de députés européens FN et un certain nombre de recettes pour le parti ». Les deux juges réitèrent leur volonté d’entendre Marine Le Pen, candidate du FN à l’élection présidentielle, qui affrontera le 7 mai au second tour l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Le Monde avait déjà publié en mars un document aux mains de la justice, dans lequel Wallerand de Saint Just s’inquiète d’une hausse des dépenses du FN auprès de Marine Le Pen. Document dont le Front national a contesté l’interprétation qu’en a faite Le Monde. Le Parlement européen estime désormais à près de cinq millions d’euros le préjudice potentiel qu’il a subi dans cette affaire du 1er avril 2012 au 1er avril 2017.

Les dirigeants européens pour Macron

Les  dirigeants européens pour Macron

Soulagements quant à l’avenir de l’Europe de la part des principaux dirigeants de l’union européenne qui apportent  leur soutien à Macron.

« Bonne nouvelle qu’Emmanuel Macron ait réussi avec sa politique pour une Union européenne forte et une économie sociale de marché. (Je lui souhaite) le meilleur pour les deux semaines à venir. »

Gut, dass @EmmanuelMacron mit seinem Kurs für eine starke EU + soziale Marktwirtschaft Erfolg hatte. Alles Gute für die nächsten 2 Wochen.

— Steffen Seibert (@RegSprecher) 23 avril 2017

L’ancien président du Parlement européen et challenger de la chancelière pour les législatives de septembre, Martin Schulz (SPD), a de son côté déclaré à la presse son espoir de voir Emmanuel Macron l’emporter largement le 7 mai prochain face à Marine Le Pen,  »la candidate anti-européenne et ouvertement raciste ». « Nous ne pouvons pas sous-estimer la mobilisation nécessaire pour faire en sorte que Macron gagne aussi le second tour [...] C’est ce qui doit se produire à présent », a-t-il poursuivi. Martin Schulz avait officiellement apporté son soutien au candidat socialiste Benoît Hamon. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a félicité dimanche soir Emmanuel Macron, donné en tête du premier tour de l’élection présidentielle en France, et lui a souhaité le meilleur pour le second tour, le 7 mai, face à Marine Le Pen, a rapporté son porte-parole.

« Juncker a félicité Emmanuel Macron pour son résultat au premier tour et lui a souhaité le meilleur pour le second tour », a écrit Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, sur Twitter.

.@JunckerEU a félicité @EmmanuelMacron pour son résultat au premier tour et lui a souhaité bon courage pour la suite. #Presidentielle2017

— Margaritis Schinas (@MargSchinas) 23 avril 2017

L’ancien ministre de l’Economie a également reçu le soutien de Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, sorte de ministre des Affaires étrangères de l’UE. « Voir les drapeaux de la France et de l’UE saluant le résultat d’Emmanuel Macron montre l’espoir et l’avenir de notre génération », a déclaré l’italienne qui, à 43 ans, appartient à la même génération que le prétendant à la présidentielle française (39 ans). Enfin, le ministre italien de l’Economie Pier Carlo Padoan a salué lundi la victoire d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle française. « C’est une bonne nouvelle que Macron ait remporté le premier tour [...] car il a un programme très fort en faveur de l’Europe et des marchés », a-t-il souligné sur l’antenne de CNBC. Évoquant la situation en Italie, Padoan a trouvé « inquiétant » le poids et la prolifération des partis eurosceptiques dans la Péninsule. Pour autant, le ministre italien a émis de sérieux doutes sur leur capacité à obtenir et gagner un référendum sur la sortie de l’Europe. « Je reste confiant dans le fait que le programme de réformes mis en oeuvre par le gouvernement fera consensus et que ce risque sera ainsi évité », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

 

Curieusement le ministère du travail fait savoir que la durée effective de travail dépasse déjà 39 heures par semaine sans doute pour désamorcer le débat à propos des 35 heures. Reste que la France est le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Pour une Mise à l’écart immédiat des journaux députés et fonctionnaires européens (Laurent Bigorgne)

Pour une Mise à l’écart immédiat des journaux députés et fonctionnaires européens (Laurent Bigorgne)

 

 

 

La mesure proposée par Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, peut paraître brutale mais elle est pourtant cohérente car comment pourrait-on admettre que des euro- députés et fonctionnaires britanniques  puissent être membres des institutions européennes qui vont décider du départ du Royaume uni et surtout du nouvel éventuel accord commercial. De ce point de vue la démission récente du commissaire britannique est, elle, cohérente (amis Cameron va sans doute le remplacer).  La mise à l’écart des députés et fonctionnaires britanniques européens s’imposent d’autant plus que les négociations relatives au nouveau traité commercial seront particulièrement ardues. On voit mal ses députés et fonctionnaires défendre alternativement les deux points de vue qui vont s’affronter celui du Royaume-Uni d’un côté, celui de l’union européenne de l’autre. Extrait de l’interview de Laurent Bigorre dans Challenges :

Point  Après le Brexit, vous exigez la mise en réserve immédiate de tous les eurodéputés et fonctionnaires européens britanniques. Pourquoi ?

Il faut être ferme et clair. Les Britanniques ont choisi de sortir de l’Union Européenne, qui va être amputée d’un pays qui a apporté des choses très positives, l’innovation, la recherche… Mais désormais les britanniques ont les deux pieds en dehors. Et ils ne peuvent pas avoir autant d’avantages en sortant qu’en restant. Il faut des mesures rapides qui évitent les conflits d’intérêt : les commissaires européens, fonctionnaires et eurodéputés britanniques doivent être mis en réserve car ils ne peuvent plus exercer leurs fonctions. Il serait insupportable que des élus ou fonctionnaires britanniques s’expriment ou prennent des décisions sur des sujets qui ne les concernent plus. Par ailleurs, le Royaume Uni ne doit pas présider l’Union, comme cela est prévu, au deuxième semestre 2017. Cela peut paraître évident. Mais comme rien n’est prévu précisément pour organiser la sortie d’un Etat membre de l’Union, autant le rappeler.

Faut-il permettre aux britanniques de continuer à avoir accès au marché unique ?  

S’ils veulent accéder au marché unique, ils doivent en payer le prix et contribuer au budget européen qui garantit le bon fonctionnement de ce marché. C’est le cas de la Norvège, qui ne fait pas partie de l’Union mais accède à son marché en contribuant au budget. Mais sans avoir son mot à dire sur son utilisation. En sortant, les Britanniques se privent de participer aux décisions de l’Europe. Et s’ils veulent bénéficier de ses avantages, ils doivent en payer le prix.

Face à la finance britannique, comment l’Union Européenne doit-elle réagir ?

Elle doit remettre en cause le « passeport européen » dont bénéficient les banques d’outre-manche, qui leur permet d’avoir une activité dans tous les pays de l’Union à partir de leur siège. Les britanniques ne doivent pas pouvoir jouer au passager clandestin, en intervenant dans le marché des services financiers sans être obligé de respecter toutes les régulations que les Européens s’imposent. Par ailleurs, les membres de la zone euro doivent absolument récupérer les chambres de compensation, ces organismes traitant les transactions financières en euros et basés Londres. A la clé, il y a des dizaines de milliards d’euros à récupérer.

Vous incitez la France et l’Allemagne à relancer la construction de la zone euro. Peut-on y croire ?

Il faut espérer que cet épisode renforce le couple franco-allemand, qui en a bien besoin, en renouant la confiance entre les deux pays. Les Allemands reprochent aux Français de ne pas faire les réformes et les Français reprochent aux Allemands de ne pas être solidaires pour relancer l’économie de la zone euro. Les deux pays doivent absolument prendre des initiatives, qui renforcent la zone euro, par exemple en allant au bout de l’Union Bancaire, et profitent aux populations, comme l’assurance chômage européenne, préconisée par Jean Tirole, le prix Nobel d’Economie. C’est la seule façon de sortir de cette crise par le haut et de relancer le projet européen.

 

 

Sondage : les Européens pour le maintien des Britanniques dans l’union européenne

Sondage : les Européens pour le maintien des Britanniques dans l’union européenne

 

Un sondage TNS montre que les européens sont favorables au maintien des Britanniques dans l’union européenne même s’ils s’interrogent  sur les résultats finaux de la consultation ; une consultation qui montre que l’opinion  britannique serait légèrement favorable au Brexit. Les Européens se montrent clairement favorables à ce que les Britanniques demeurent au sein du «club» des Vingt-Huit. Le sondage réalisé par TNS durant la deuxième quinzaine de mai dans neuf pays de l’UE (auprès d’un échantillon d’environ 1000 personnes de 18 ans et plus) montre que ce sentiment a même progressé sensiblement en France (+ 6%) et en Pologne (+ 10%) par rapport à une précédente enquête réalisée par cet institut, en avril dernier. Le sondage souligne toutefois un décalage entre le souhait et le pronostic, principalement au Royaume-Uni, qui figure dans le panel. Dans l’opinion britannique, très partagée sur la question, le camp du Brexit a pris un léger avantage: ils sont 41% à «souhaiter personnellement que le pays reste membre de l’UE», contre 43% qui préféreraient le voir sortir. En revanche, quant au résultat final, 43% des Britanniques «pensent que les électeurs voteront au référendum pour le maintien» dans l’UE, en progression de 3  points par rapport à avril dernier. Seuls 26 % des Britanniques appelés à voter pronostiquent que leur pays rompra les amarres avec l’UE. Hors Royaume-Uni, deux tiers des Européens estiment que les Britanniques ne doivent pas partir. L’Allemagne est le pays où ce sentiment est le plus fort – 79 % des Allemands souhaitent que le Royaume-Uni reste membre de l’UE et ils étaient déjà 78 % sur cette ligne en avril. «Les Allemands expriment ainsi leur attachement à l’Europe et le poids qu’ils y ont. Ils ne veulent pas la voir se déliter», estime Édouard Lecerf, directeur politique et opinion du groupe TNS.  Récemment encore, la France était le pays où le Brexit était le plus fortement envisagé. Les Français ont abandonné leur scepticisme: 57 % basculent désormais vers un pronostic favorable au maintien en l’état de l’UE, en progression de 9 points depuis le sondage d’avril. Également, en termes de pronostic, les Allemands amplifient cette tendance: ils sont 12 % de plus, soit 59 % au total, à anticiper le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Polonais, Luxembourgeois, Finlandais et Danois sont sur cette même ligne, estimant majoritairement que le non au Brexit l’emportera le 23 juin. «Les Européens, parce qu’ils ne le souhaitent pas, n’arrivent pas à croire que les Britanniques puissent sortir de l’UE, ce qui provoquerait une sorte de sidération», analyse Édouard Lecerf. Deux pays font toutefois exception, les Pays-Bas et la République tchèque, où les populations se partagent à parts égales lorsqu’il s’agit de parier sur un résultat. Au Pays-Bas, 39 % des personnes sondées estiment que le Royaume-Uni sortira de l’UE (38 % n’y croient pas). L’opinion néerlandaise reste manifestement marquée par la victoire du non au récent référendum sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine, un événement dont les eurosceptiques ont fait leur miel. Ce même courant eurosceptique est également fort en République tchèque, où l’opinion envisage un Brexit à hauteur de 44 %, contre 43 % qui voient les Britanniques rester dans l’Union. Au total, les Européens estiment qu’il est plus intéressant pour eux d’être dans l’UE que le contraire. À part les Pays-Bas, ils ne souhaitent pas qu’un référendum sur ce sujet soit organisé chez eux. Mais si tel était le cas, le oui à l’UE l’emporterait, selon TNS.

 

(Avec le Figaro)

 

Marchés boursiers européens : nouveau coup de mou

Marchés boursiers européens : nouveau coup de mou

 

 

La BCE a réussi un exploit avec ses annonces ….à faire baisser les bourses. Il faut dire que Draghi en choisissant l’immobilisme n’a guère fait preuve d’audace. Autant dire qu’avec de telles annonces l’Europe risque de s’enfoncer durablement dans la croissance molle d’autant que la politique budgétaire, la politique investissement et la politique salariale sont aussi gelées. Si très prochainement la FED décide d’un relèvement des taux, le coup pourrait être fatal pour la croissance européenne, une croissance déjà très vacillante.  Les Bourses européennes ont donc  encore baissé vendredi après les lourdes pertes de la veille provoquées par des annonces de la Banque centrale européenne (BCE) qui ont déçu les investisseurs. La décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de maintenir sa production à un niveau élevé a pesé sur la tendance, l’indice du secteur pétrolier reculant de 2,18% dans le sillage des cours du brut, avec un repli de plus de 2% pour le brut léger américain, qui se rapproche du seuil de 40 dollars le baril. À Paris, le CAC 40 a perdu 15,42 points, soit 0,33%, à 4.714,79 points après sa chute de plus de 3,5% la veille. L’indice parisien perd 4,37% sur la semaine. À Francfort, le Dax a cédé 0,34% et à Londres, le FTSE 0,59%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a abandonné 0,35% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,38%.L’indice parisien a brièvement effacé ses pertes après la publication de chiffres de l’emploi aux Etats-Unis meilleurs que prévu, qui ouvrent un peu plus la porte à une hausse de taux de la Réserve fédérale dans moins de deux semaines, mais l’effet n’a pas duré.

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