Archive pour le Tag 'Davos:'

A Davos, Macron : un beau discours et après ?

 

A Davos, Macron : un beau discours et après ?

 

D’une certaine manière Macron c’est l’ONU à lui tout seul. Il ne s’est pas contenté d’aborder les questions économiques et financières mais aussi les questions de régulation et les problématiques sociales et sociétales. Bref le coup d’œil d’un généraliste sur les principales pathologies de ce monde. Un discours pertinent, brillant qui a été salué par les participants comme par les grands médias. Le président français n’a pas manqué de valoriser sa politique en France en soulignant l’importance des réformes pour moderniser le pays et changer les mentalités. Il a à nouveau souhaité une plus forte intégration européenne. Un discours qui s’adressait peut-être davantage à Merkel qui a réitéré ses réserves concernant certaines propositions de Macron et en particulier son opposition à la mutualisation des risques et des dettes. Pour faire plaisir à son auditoire, composé aussi de responsables de pays en développement Macron a souligné la nécessité d’une plus grande solidarité internationale aussi  l’obligation morale des entreprises pour accompagner le développement, mieux répartir les richesses pas seulement pour  favoriser le développement économique mais aussi social. Macron s’est montré très mondialiste et libre échangiste mais en soulignant le besoin d’une autorégulation à défaut d’une régulation internationale. Sinon pour lui, les dégâts non contrôlés de la mondialisation favoriseront tous les nationalismes Il n’a pas manqué des thèmes sociétaux fondamentaux comme l’environnement assure mais aussi la santé, la formation, la culture. Un discours de haute tenue qui articule des problématiques économiques, sociales sociétales à l’échelle internationale. Mais il ne s’agit que d’un discours de plus après notamment celui de la Sorbonne. Il y a en effet toujours un fossé entre les intentions surtout celles prononcées dans un milieu on ne prend pas de décision et les actes. De ce point de vue la hauteur du discours de Macon est en décalage avec les réalités françaises dont il est loin d’être le seul responsable évidemment concernant en particulier l’étatisme, le record de fiscalité mondiale et les déséquilibres financiers chronique ( ces derniers ne changent pas beaucoup en 2018). Sur ces trois aspects fondamentaux,  la France n’a guère avancé en dehors de quelques mesures. D’un certain point de vue, on peut considérer que Macron systématise l’utilisation du en même temps. En même temps,  il prononce un discours universitaire de très grande qualité, en même temps il maintient le pays sous la tutelle étatiste voire paternaliste quand il refuse pour l’instant d’associer les travailleurs à la gestion des entreprises comme en Allemagne. Pour Macron le en même temps imposerait de maintenir cette hauteur de discours mais de hausser celle des actes. (Dernier exemple en date l’indépendance de la justice).

 

Pré-sommet Davos à Versailles : Macron champion des sommets !

Pré-sommet Davos à Versailles : Macron champion des sommets !

 

Macron  ne manque jamais une occasion d’organiser un sommet mondial que ce soit sur le climat ou sur n’importe quel thème international. Cette fois ce sera un copier coller de Davos juste avant la réunion officielle afin de vanter l’attractivité de la France. Et pour faire moderne ce sommet sera intitulé : « choses France ». Les patrons internationaux ne se feront pas prier pour goûter à l’excellence de la cuisine française en présence du Premier ministre et éventuellement parler business. Une opération communication sans doute. Destinée davantage  à convaincre les Français eux-mêmes de la grandeur du pays et de son président  que les grands patrons étrangers. Macron  fera évidemment le discours final en tant que jeune patron dynamique de la start-up France. Macron ne manquera pas d’évoquer les réformes positives engagées en France qui devraient être favorable aux investissements. Des réformes nécessaires face aux enjeux de la mondialisation. Il récupérera à son compte la confiance revenue dans les entreprises et le meilleur dynamisme de la croissance même si ces deux aspects sont à mettre aussi au crédit du gouvernement précédent et de la conjoncture mondiale comme le montre une étude de la chambre de commerce américaine.  Selon le baromètre de la Chambre de commerce américaine (AmCham), publié en novembre, 72 % des dirigeants des filiales françaises de groupes américains voient l’avenir de l’économie française de manière très positive, soit un plus haut depuis 18 ans! Mais ce redressement n’est pas que le fait de l’élection d’Emmanuel Macron. Il avait commencé dans la deuxième partie du quinquennat Hollande, grâce notamment au CICE et au pacte de responsabilité, après une entame marquée par le désastre de la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à un million d’euros. Les implantations et les extensions d’entreprises étrangères ont ainsi bondi de 30 % en 2016, à 780 projets, selon l’étude annuelle du cabinet EY…

Davos : trop d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

Davos : trop  d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

 

 

Les responsables traditionnellement tentent d’insuffler de l’optimisme pour rassurer les marchés, les consommateurs et les citoyens. Ce qu’ils ont encore fait à Davos mais avec tellement d’interrogations que finalemenet une possibilité de rechute n’est pas totalement exclue. Pour résumer l’économie mondiale est encore dans le brouillard. Et les tendances risquent d’être contrastées et volatiles tout au long de cette année 2014. « Nous pouvons être prudemment optimistes pour la perspective économique mondiale », a estimé le banquier central du Japon Haruhiko Kuroda.   »D’abord, les Etats-Unis vont probablement croître de 3% ou plus cette année et la suivante. L’Europe est en train de redémarrer, de croître, et le Japon fait aussi des progrès significatifs. Pour les pays émergents comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie, et d’autres, leur taux de croissance va probablement se maintenir à des hauts niveaux ou même accélérer », a-t-il résumé.  Le FMI avait légèrement relevé mardi sa prévision de croissance mondiale pour 2014 (à 3,7 contre 3,6% auparavant) juste avant le début des travaux des quelque 2.500 participants au forum qui se tient chaque hiver dans la petite ville suisse de Davos.  Ils ont notamment débattu de l’état de l’Europe, qui semble sortie de plusieurs années de crise.   »La zone euro dans son ensemble n’est plus au centre de toutes les préoccupations de l’économie mondiale », s’est réjoui le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, estimant que les « pays membres qui ont le plus de succès sont ceux qui ont subi des programmes d’assistances, parce qu’ils ont rempli leur mission », l’Irlande, le Portugal et la Grèce qui « a fait bien mieux que quiconque s’y attendait il y a deux ans, pour être tout à fait franc ».  Mais lors d’un autre débat à Davos mercredi, d’autres intervenants ont estimé que « l’Europe n’est pas de retour », selon les mots d’Axel Weber, président du conseil d’administration de la banque suisse UBS et ancien patron de la banque centrale allemande.  Un des risques soulevés par Christine Lagarde est la « faible probabilité » de déflation, particulièrement en Europe, où l’inflation est « très en dessous » de la cible officielle de près de 2%.  Le président de la BCE, Mario Draghi, lui a immédiatement répondu en répétant sa position: l’inflation est faible et le restera, mais il n’y a pas de risque de déflation, selon lui, précisant « nous sommes prêts à agir au besoin ».  L’autre gros point d’interrogation vient des pays émergents, qui connaissent ralentissements et turbulences provoquées notamment par la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Réserve fédérale américaine. « C’est clairement un nouveau risque à l’horizon », selon Mme Lagarde.  Larry Fink, le patron de BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde (4.324 milliards de dollars sous gestion fin 2013), a tenu à calmer l’excès « d’optimisme », en rappelant la récente chute du peso ou de la livre turque, et estimant que, si l’action des banques centrales avait été salutaire, le danger vient désormais du fait que c’est au pouvoir politique d’agir.   »L’expérience de cette semaine sur les marchés est indicative de ce qui va se passer cette année », a-t-il estimé, prédisant « un monde avec beaucoup plus de volatilité ».   »Pour que l’économie mondiale aille de l’avant », il va falloir que les politiques jouent le jeu, selon lui. « Nous allons dépendre de l’exécution des réformes en Chine, (…) nous allons devoir observer (le Premier ministre, Shinzo) Abe et les réformes au Japon, aux Etats-Unis, et partout ailleurs »   »Cela m’inquiète parce qu’il y a une grande tendance des politiciens à traîner des pieds ».  Pourtant, la veille, c’était le ministre des Finances néerlandais Jeroen Djisselbloem, patron de l’Eurogroupe, qui disait « cela aiderait certainement si quand nous allons de l’avant, le secteur financier ne réagissait pas de manière aussi négative ».

 

Davos : un seul oubli, la croissance !

Davos : un seul oubli, la croissance !

Il y a un an, grands patrons, banquiers et responsables politiques s’interrogeaient sur la survie de la zone euro, les conséquences d’un atterrissage brutal de l’économie chinoise et les chances de reprise durable de l’économie américaine.   »Les choses sont moins pires que l’année dernière », a reconnu du bout des lèvres l’économiste Nouriel Roubini, surnommé Docteur Catastrophe en raison de ses prédictions le plus souvent apocalyptiques.  Mais si l’optimisme est incontestablement revenu, il s’accompagne néanmoins de nouvelles craintes. « Nous sommes tous soulagés aujourd’hui (…) mais nous devrions au contraire être très inquiets ! », a lancé samedi le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria.  Car, a-t-il dit, pratiquement toutes les armes anti-crise ont été utilisées, qu’elles soient budgétaires ou monétaires avec l’injection massive de liquidités par les banques centrales. La BCE a par exemple prêté fin 2011 quelque 1.000 milliards d’euros aux banques européennes.  Plusieurs personnalités ont ainsi exprimé leurs craintes que les gouvernements se reposent sur les banques centrales devenues « héros » de l’économie mondiale. « Les banquiers centraux sont les nouveaux héros, mais il est temps de passer le relais aux gouvernements », a ainsi estimé Anshu Jain, un des principaux responsables de la Deutsche Bank.  C’est aussi le message passé aux responsables politiques par la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Le principe est simple : « do not relax », ne vous reposez pas sur vos lauriers, a-t-elle lancé samedi.   »La Banque centrale européenne ne peut pas faire tout le travail, l’ajustement n’est pas terminé, la lassitude est compréhensible, mais nous devons aller de l’avant », a assuré de son côté le ministre français de l’Economie, Pierre Moscovici, lors d’un débat intitulé: « Zéro croissance, argent facile – la nouvelle norme ? ».   »Il nous faut aussi soutenir la croissance à court terme », a-t-il souligné, sans cacher que l’Allemagne pourrait de ce point de vue jouer un plus grand rôle.  Mais la chancelière allemande Angela Merkel, habituée du Forum de Davos, a surtout réitéré cette semaine les grands principes qui sous-tendent sa politique économique. « La consolidation des finances publiques et la croissance sont les deux faces d’une même médaille », a-t-elle martelé.  Quelques participants ont pourtant mis en garde contre la menace d’instabilité créée par un sentiment d’injustice ou encore le chômage de masse qui ravage plusieurs pays d’Europe.   »Des inégalités trop fortes sont nuisibles à la croissance, elles sont nuisibles à l’ensemble de la société », a averti Mme Lagarde.  Il est peut-être aussi grand temps de penser davantage aux peuples qu’aux banques, a lancé de son côté le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, au risque de dénoter quelque peu à Davos.  En Islande, « nous avons laissé les banques faire faillite et nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché », a-t-il assuré. L’Islande est aujourd’hui « numéro un en termes de succès et de reprise » économiques, « ça devrait être un signal d’alarme pour les institutions financières », a-t-il lancé.

 

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Davos: Soros propose de relancer la croissance

Davos: Soros propose de relancer la croissance

Soros admet qu’on a sans doute sauvé la sphère financière mais pas l’économie et pense qu’il faut maintenant relancer la croissance. Il est toujours aussi difficile de comprendre le fonctionnement des marchés financiers, a reconnu samedi le milliardaire américain George Soros, qui y a pourtant bâti sa fortune, lors d’un débat à Davos dans le cadre du Forum économique mondial. Les théories qui expliquent le fonctionnement de ces marchés se sont effondrées avec la crise de 2008, a-t-il expliqué lors de ce débat.   »Ce qui est dommage … c’est que nous n’avons toujours pas vraiment compris comment fonctionnent les marchés financiers », a reconnu le financier devenu philanthrope et aujourd’hui âgé de 82 ans.   »Nous avons introduit des instruments synthétiques, inventé des produits dérivés dont nous ne comprenons pas vraiment les effets qu’ils peuvent avoir », a expliqué M. Soros, dont la fortune gagnée sur les marchés est estimée par le le magazine Forbes à quelque 19 milliards de dollars.  L’économie mondiale au moment de la crise peut se comparer à une voiture en train de déraper, a-t-il encore expliqué.   »Quand une voiture dérape, vous devez d’abord tourner le volant dans la même direction que le dérapage pour en reprendre le contrôle, sinon vous risquez un tonneau », a-t-il indiqué.  C’est un peu ce qu’ont fait les autorités en injectant des liquidités massives dans l’économie via les banques, afin de soutenir l’activité. Il faut maintenant entrer dans une seconde phase qui consiste à changer de direction et remettre l’économie sur les rails de la croissance.   »Vous reprenez d’abord le contrôle et ensuite vous changez de direction », a-t-il expliqué, reprenant sa métaphore automobile.   »La première phase de cette manoeuvre est pratiquement terminée, mais la seconde phase n’a pas encore commencé », a-t-il ajouté, reconnaissant que le choix du moment pour aborder cette seconde phase était délicat, voire « probablement impossible ».

 

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