Archive pour le Tag 'L’overdose'

Sondages politiques : l’overdose

Sondages politiques : l’overdose

 

 

Chaque semaine livre en France sa ration de sondages concernant des présidentielles qui n’auront pas lieu avant six mois. À ce rythme d’ici le premier tour, il faudra avaler environ une centaine de sondages.

Des sondages qui peuvent être intéressants pour prendre la température socio-politique un moment donné mais qui ne sont nullement prédictifs. Par contre,  ils peuvent influencer l’opinion publique.

Ce n’est sans doute pas un hasard si nombre de sondages sont commandés par des médias proches de grands groupes financiers et du pouvoir actuel.

Il convient de relativiser les chiffres des sondages concernant le premier tour d’élection présidentielle qui n’auront lieu qu’en avril 2022. L’une des premières raisons e t que nous ne connaissons pas encore les quatre à cinq candidats sérieux, c’est-à-dire ceux qui peuvent avoir une chance d’obtenir un soutien significatif.

La seconde raison tient au  fait que nous ne sommes pas à l’abri d’un événement conjoncturel social, économique ou géopolitique qui viendrait modifier l’environnement politique.

La troisième raison, c’est que ces sondages sont assez approximatifs et qu’ils évitent d’indiquer que la marge d’erreur est d’environ de 4 points; de quoi changer évidemment l’hypothèse de la qualification au second tour.
Enfin les hypothèses de second tour sont encore plus discutables que celles concernant le premier tour.

Les sondages ne sont sans doute pas à condamner totalement mais ils ont tendance à ce substituer aux analyses médiatiques et aux partis politiques. Bref le quantitatif approximatif se substitue au qualitatif.

 Le journaliste Guillaume Daret explique, sur le plateau du 20 Heures, que « 193 sondages ont été commandés en 2002. Dès 2012, ça va bondir, 409 sondages, puis 560 en 2017, quasiment trois fois plus en quinze ans. Le record sera probablement battu cette année. » Ces sondages doivent-ils faire la légitimité d’une candidature ?

Présidentielle : l’overdose des sondages

Présidentielle : l’overdose des sondages

 

Chaque semaine livre en France sa ration de sondages concernant des présidentielles qui n’auront pas lieu avant six mois. À ce rythme d’ici le premier tour il faudra avaler environ une centaine de sondages.

Des sondages qui peuvent être intéressants pour prendre la température socio-politique un moment donné mais qui ne sont nullement prédictifs. Par contre,  ils peuvent influencer l’opinion publique.

Ce n’est sans doute pas un hasard si nombre de sondages sont commandés par des médias proches de grands groupes financiers et du pouvoir actuel.

Il convient de relativiser les chiffres des sondages concernant le premier tour d’élection présidentielle qui n’auront lieu qu’en avril 2022. L’une des premières raisons es t que nous ne connaissons pas encore les quatre à cinq candidats sérieux, c’est-à-dire ceux qui peuvent avoir une chance d’obtenir un soutien significatif.

La seconde raison tient au  faite que nous ne sommes pas à l’abri d’un événement conjoncturel social, économique ou géopolitique qui viendrait modifier l’environnement politique.
La troisième raison, c’est que ces sondages sont assez approximatifs et qu’ils évitent d’indiquer que la marge d’erreur est d’environde 4 points; de quoi changer évidemment l’hypothèse de la qualification au second tour.
Enfin les hypothèses de second tour sont encore plus discutables que celles concernant le premier tour.

Les sondages ne sont sans doute pas à condamner totalement mais ils ont tendance à ce substituer aux analyses médiatiques et aux partis politiques. Bref le quantitatif approximatif se substitue au qualitatif.

 

Le journaliste Guillaume Daret explique, sur le plateau du 20 Heures, que « 193 sondages ont été commandés en 2002. Dès 2012, ça va bondir, 409 sondages, puis 560 en 2017, quasiment trois fois plus en quinze ans. Le record sera probablement battu cette année. » Ces sondages doivent-ils faire la légitimité d’une candidature ?

Démocratie–L’overdose des sondages

DémocratieL’overdose des sondages

 Pour Maxime Sbaihi directeur général du think tank libéral GénérationLibre: 

« Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément » ( dans l’Opinion, extrait)

 

tribune

Vouloir jauger et prédire les comportements électoraux relève davantage de la voyance que de la science. Les sondages ont souvent tort, ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous de la présidentielle de 1995, de celle 2002 et bien sûr du Brexit en 2016. Ce qui est nouveau, c’est leur rythme de publication. En France, les sondages présidentiels ont été multipliés par trois en l’espace de quinze ans. La Commission des sondages en a recensé 193 pour l’élection présidentielle de 2002, 293 pour celle de 2007, 409 en 2012 et 560 en 2017. Une tendance quasi-exponentielle qui risque de battre un nouveau record pour 2022 et promet de nous bombarder de centaines d’enquêtes à venir sur nos (prétendues) intentions de vote.

Au lendemain des élections régionales, les mêmes journalistes ayant dénoncé les égarements des sondeurs se sont d’ailleurs empressés de commenter les nouveaux sondages présidentiels fraîchement sortis. Ils peuvent être légitimement considérés comme une information utile, quoique méthodologiquement fragile, sur l’état de l’opinion publique mais ils sont bien plus que sa simple photographie. Mis côte à côte, ils se déplient dans un album photo qui raconte une histoire, écrit le narratif journalistique d’une élection et oriente le débat public. Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément.

«Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent», ironisait Coluche

Trop de sondages nuisent-ils à la démocratie ? Face à leur boulimie médiatique, on est en droit de se poser la question. En plus de pirater le débat d’idées, rejouer toutes les semaines un match Macron-Le Pen ne risque-t-il pas de lasser l’électeur jusqu’à le dégoûter ? Cette fatigue citoyenne est un danger bien réel que beaucoup de pays prennent au sérieux en imposant une période dite de « black-out » interdisant la publication de sondages en amont de l’élection. Une étude menée en 2017 sur 133 pays révèle ainsi que 60 % d’entre eux imposent une période de silence aux sondeurs avant une élection. Les deux tiers des pays européens le font, à l’image du Luxembourg et de l’Italie où elle dure respectivement une et deux semaines.

En France, ce genre d’interdiction existe aussi mais depuis 1977 elle ne dure que quelques heures, de la veille à la clôture du scrutin. Pourquoi ne pas l’élargir à quelques jours, voire semaines ? « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent », ironisait Coluche. Laissons-les savoir ce qu’ils veulent sans être pourchassés de spéculations quotidiennes sur qui va peut-être voter quoi. A l’approche du scrutin, accordons aux électeurs le silence propice à la prise de décision. Offrons-nous un court répit pour pouvoir exercer notre liberté d’expression dans les urnes sans être harcelés jusqu’à l’isoloir par celle des sondeurs. Les bénéfices de ce suspense républicain pourraient même convaincre certains abstentionnistes de se réapproprier l’élection. Qui sait ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank libéral GénérationLibre.

Politique–L’overdose des sondages

Politique–L’overdose des sondages

 Pour Maxime Sbaihi directeur général du think tank libéral GénérationLibre: 

« Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément » ( dans l’Opinion)

 

 

Le mauvais scénario entretenu par une flopée de sondages s’est dégonflé comme baudruche sous le soleil marseillais. La région Paca a tourné le dos au Rassemblement National et sera présidée par Renaud Muselier après sa victoire haut la main face à Thierry Mariani au second tour des élections régionales. Les sondeurs se sont (encore) trompés, surestimant aussi le score du RN en Ile-de-France où Jordan Bardella a dû se contenter d’un ridicule 11 % au premier tour.

Vouloir jauger et prédire les comportements électoraux relève davantage de la voyance que de la science. Les sondages ont souvent tort, ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous de la présidentielle de 1995, de celle 2002 et bien sûr du Brexit en 2016. Ce qui est nouveau, c’est leur rythme de publication. En France, les sondages présidentiels ont été multipliés par trois en l’espace de quinze ans. La Commission des sondages en a recensé 193 pour l’élection présidentielle de 2002, 293 pour celle de 2007, 409 en 2012 et 560 en 2017. Une tendance quasi-exponentielle qui risque de battre un nouveau record pour 2022 et promet de nous bombarder de centaines d’enquêtes à venir sur nos (prétendues) intentions de vote.

Au lendemain des élections régionales, les mêmes journalistes ayant dénoncé les égarements des sondeurs se sont d’ailleurs empressés de commenter les nouveaux sondages présidentiels fraîchement sortis. Ils peuvent être légitimement considérés comme une information utile, quoique méthodologiquement fragile, sur l’état de l’opinion publique mais ils sont bien plus que sa simple photographie. Mis côte à côte, ils se déplient dans un album photo qui raconte une histoire, écrit le narratif journalistique d’une élection et oriente le débat public. Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément.

«Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent», ironisait Coluche

Trop de sondages nuisent-ils à la démocratie ? Face à leur boulimie médiatique, on est en droit de se poser la question. En plus de pirater le débat d’idées, rejouer toutes les semaines un match Macron-Le Pen ne risque-t-il pas de lasser l’électeur jusqu’à le dégoûter ? Cette fatigue citoyenne est un danger bien réel que beaucoup de pays prennent au sérieux en imposant une période dite de « black-out » interdisant la publication de sondages en amont de l’élection. Une étude menée en 2017 sur 133 pays révèle ainsi que 60 % d’entre eux imposent une période de silence aux sondeurs avant une élection. Les deux tiers des pays européens le font, à l’image du Luxembourg et de l’Italie où elle dure respectivement une et deux semaines.

En France, ce genre d’interdiction existe aussi mais depuis 1977 elle ne dure que quelques heures, de la veille à la clôture du scrutin. Pourquoi ne pas l’élargir à quelques jours, voire semaines ? « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent », ironisait Coluche. Laissons-les savoir ce qu’ils veulent sans être pourchassés de spéculations quotidiennes sur qui va peut-être voter quoi. A l’approche du scrutin, accordons aux électeurs le silence propice à la prise de décision. Offrons-nous un court répit pour pouvoir exercer notre liberté d’expression dans les urnes sans être harcelés jusqu’à l’isoloir par celle des sondeurs. Les bénéfices de ce suspense républicain pourraient même convaincre certains abstentionnistes de se réapproprier l’élection. Qui sait ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank libéral GénérationLibre.

L’overdose des sondages

L’overdose des sondages

 Pour Maxime Sbaihi directeur général du think tank libéral GénérationLibre: 

« Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément » ( dans l’Opinion)

 

 

Le mauvais scénario entretenu par une flopée de sondages s’est dégonflé comme baudruche sous le soleil marseillais. La région Paca a tourné le dos au Rassemblement National et sera présidée par Renaud Muselier après sa victoire haut la main face à Thierry Mariani au second tour des élections régionales. Les sondeurs se sont (encore) trompés, surestimant aussi le score du RN en Ile-de-France où Jordan Bardella a dû se contenter d’un ridicule 11 % au premier tour.

Vouloir jauger et prédire les comportements électoraux relève davantage de la voyance que de la science. Les sondages ont souvent tort, ce n’est pas nouveau. Souvenons-nous de la présidentielle de 1995, de celle 2002 et bien sûr du Brexit en 2016. Ce qui est nouveau, c’est leur rythme de publication. En France, les sondages présidentiels ont été multipliés par trois en l’espace de quinze ans. La Commission des sondages en a recensé 193 pour l’élection présidentielle de 2002, 293 pour celle de 2007, 409 en 2012 et 560 en 2017. Une tendance quasi-exponentielle qui risque de battre un nouveau record pour 2022 et promet de nous bombarder de centaines d’enquêtes à venir sur nos (prétendues) intentions de vote.

Au lendemain des élections régionales, les mêmes journalistes ayant dénoncé les égarements des sondeurs se sont d’ailleurs empressés de commenter les nouveaux sondages présidentiels fraîchement sortis. Ils peuvent être légitimement considérés comme une information utile, quoique méthodologiquement fragile, sur l’état de l’opinion publique mais ils sont bien plus que sa simple photographie. Mis côte à côte, ils se déplient dans un album photo qui raconte une histoire, écrit le narratif journalistique d’une élection et oriente le débat public. Les sondages ne font certes pas l’élection mais ils l’influencent forcément.

«Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent», ironisait Coluche

Trop de sondages nuisent-ils à la démocratie ? Face à leur boulimie médiatique, on est en droit de se poser la question. En plus de pirater le débat d’idées, rejouer toutes les semaines un match Macron-Le Pen ne risque-t-il pas de lasser l’électeur jusqu’à le dégoûter ? Cette fatigue citoyenne est un danger bien réel que beaucoup de pays prennent au sérieux en imposant une période dite de « black-out » interdisant la publication de sondages en amont de l’élection. Une étude menée en 2017 sur 133 pays révèle ainsi que 60 % d’entre eux imposent une période de silence aux sondeurs avant une élection. Les deux tiers des pays européens le font, à l’image du Luxembourg et de l’Italie où elle dure respectivement une et deux semaines.

En France, ce genre d’interdiction existe aussi mais depuis 1977 elle ne dure que quelques heures, de la veille à la clôture du scrutin. Pourquoi ne pas l’élargir à quelques jours, voire semaines ? « Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent », ironisait Coluche. Laissons-les savoir ce qu’ils veulent sans être pourchassés de spéculations quotidiennes sur qui va peut-être voter quoi. A l’approche du scrutin, accordons aux électeurs le silence propice à la prise de décision. Offrons-nous un court répit pour pouvoir exercer notre liberté d’expression dans les urnes sans être harcelés jusqu’à l’isoloir par celle des sondeurs. Les bénéfices de ce suspense républicain pourraient même convaincre certains abstentionnistes de se réapproprier l’élection. Qui sait ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank libéral GénérationLibre.




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