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Monde hyper numérique: Vers l’overdose ?

Monde hyper numérique: Vers l’overdose ?

Un papier très intéressant des Echos évoque la problématique de l’envahissement du numérique dans l’économie et au-delà dans la société tout entière. Nous passons déjà en moyenne 40 % de notre vie éveillée devant les écrans. Mais selon Bruno Patino, nous n’avons encore rien vu. Car avec l’intelligence artificielle générative, nous entrons dans l’ère de la propagation exponentielle, la copie infinie et la dissémination illimitée.

Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »
Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Nous sommes tous de grands malades en voie de rémission potentielle. Autant le dire d’emblée : il faut prendre le diagnostic limpide de « Submersion » avec un zeste de philosophie. Le sujet de Bruno Patino – président d’Arte et auteur de « La Civilisation du poisson rouge » (Grasset, 2019) – est « la révolution dans la révolution » : l’émergence des intelligences artificielles génératives dans la société du réseau.

Il traite du déluge d’infos et de signes que nous subissons déjà et qui va forcément s’amplifier avec l’IA, alors que nous nous sentons complètement submergés et épuisés. Ce que Patino appelle le « triomphe possible du calcul permanent », c’est la dictature des algorithmes et l’émergence d’une « société du simulacre » où la liberté de choix est progressivement réduite à la portion congrue. Mais c’est aussi un tableau saisissant de notre apathie face au tsunami de signes alimenté par les nouveaux maîtres de cette société du simulacre (Google, Amazon, Meta ou TikTok…)

« Nous n’avons rien vu venir et nous n’avons encore rien vu », pronostique Bruno Patino. Le flot est devenu déluge. Son débit asphyxie notre capacité de réflexion. Les années 2006-2007 avaient amorcé l’ère de la connexion permanente avec l’invention de l’iPhone (donc du smartphone). Dans une première partie, l’auteur brosse le décor effrayant d’une société de la connexion permanente où nous errons tels des papillons hébétés et affolés en zappant d’application en application.

C’est ce que Patino appelle avec justesse « la routine des nuques baissées », celle des nouveaux esclaves de l’économie de l’attention, obsédés par leur dose quotidienne de dopamine. Le combat a remplacé le débat. La polarisation des échanges règne en maître dans l’« émocratie » triomphante. Le risque devient celui de l’extinction du désir. « Un constat vertigineux peut être dressé : si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Deux chiffres démesurés : en 2023, nous passons en moyenne 40 % de notre vie éveillée sur les écrans et nous sommes 4,7 milliards d’humains à interagir sur les réseaux sociaux. Les poissons rouges sont devenus des oies blanches gavées au numérique : 32.000 heures de programmes disponibles sur Netflix en France, 80 millions de titres en moyenne sur Spotify et 100 millions sur Apple Music…

Or, l’utopie de la liberté du choix illimité conduit à la paralysie ou à l’indécision, comme l’a montré le psychologue Barry Schwartz dans « Le Paradoxe du choix ». L’infobésité engendre l’épuisement. Trop d’informations tue l’information. Cela tombe bien. Car l’économie numérique n’attend que cela : le « soulagement de la délégation ». L’algorithme va nous sauver, assurent les plateformes. L’intelligence artificielle devient notre anxiolytique et notre planche de salut en nous autorisant à… ne plus choisir.

Et ce n’est qu’un début. Car nous entrons désormais dans l’ère de la « propagation exponentielle » où la production infinie vient s’ajouter à la copie infinie et à la dissémination illimitée, « trois fonctions orchestrées par des machines ». Près de 70 ans après l’invention du premier robot conversationnel Eliza en 1966, le « deep learning » (la création de modèles imitant les techniques d’apprentissage du cerveau humain) vient bouleverser le monde du travail et l’univers de la connaissance.

Autant le dire d’emblée : le livre de Bruno Patino donne parfois envie de jeter son smartphone par-dessus bord… ou de le ranger dans la boîte à gants. Mais il est encore moins virulent que celui du philosophe Eric Sadin, « Vie spectrale », paru au même moment chez le même éditeur.

L’un et l’autre s’accordent sur le fait que la société du simulacre menace de saper profondément la confiance dans les médiateurs (médias, plateformes, institutions). Mais là où Bruno Patino mise encore sur un rôle accru des médiateurs et des tiers de confiance pour maîtriser la submersion et « construire le discernement », Eric Sadin ne cache pas ses sérieux doutes sur les moyens de contrer l’impact dévastateur du « tournant injonctif » lié à l’usage systématisé des IA et du robot conversationnel ChatGPT.

Sans compter l’ouragan social qu’il risque de provoquer sur un grand nombre de professions. Farouche critique de longue date de la « doxa techno-libérale », Eric Sadin pourfend les manoeuvres pathétiques des régulateurs européens pour parer aux risques et menaces liées à la captation des données personnelles ou aux manipulations de l’information.

Autant de remèdes de fortune dérisoires à ses yeux. Non seulement l’addiction aux écrans n’a fait qu’encourager une « neutralisation sournoise » de nos capacités à agir, mais l’avènement des IA génératives va accélérer cette privation progressive de notre droit naturel à la libre autodétermination.

C’est ce que l’auteur de « La Vie spectrale » – essai critique sur l’effet poudre aux yeux de l’ère du métavers et des IA génératives – décrit comme « la fatigue d’être soi » ou le « devenir-légume » de l’humanité. A chacun sa prophétie.

Société hyper numérique: Vers l’overdose ?

Société hyper numérique: Vers l’overdose ?

Un papier très intéressant des Echos évoque la problématique de l’envahissement du numérique dans l’économie et au-delà dans la société tout entière. Nous passons déjà en moyenne 40 % de notre vie éveillée devant les écrans. Mais selon Bruno Patino, nous n’avons encore rien vu. Car avec l’intelligence artificielle générative, nous entrons dans l’ère de la propagation exponentielle, la copie infinie et la dissémination illimitée.

Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »
Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Nous sommes tous de grands malades en voie de rémission potentielle. Autant le dire d’emblée : il faut prendre le diagnostic limpide de « Submersion » avec un zeste de philosophie. Le sujet de Bruno Patino – président d’Arte et auteur de « La Civilisation du poisson rouge » (Grasset, 2019) – est « la révolution dans la révolution » : l’émergence des intelligences artificielles génératives dans la société du réseau.

Il traite du déluge d’infos et de signes que nous subissons déjà et qui va forcément s’amplifier avec l’IA, alors que nous nous sentons complètement submergés et épuisés. Ce que Patino appelle le « triomphe possible du calcul permanent », c’est la dictature des algorithmes et l’émergence d’une « société du simulacre » où la liberté de choix est progressivement réduite à la portion congrue. Mais c’est aussi un tableau saisissant de notre apathie face au tsunami de signes alimenté par les nouveaux maîtres de cette société du simulacre (Google, Amazon, Meta ou TikTok…)

« Nous n’avons rien vu venir et nous n’avons encore rien vu », pronostique Bruno Patino. Le flot est devenu déluge. Son débit asphyxie notre capacité de réflexion. Les années 2006-2007 avaient amorcé l’ère de la connexion permanente avec l’invention de l’iPhone (donc du smartphone). Dans une première partie, l’auteur brosse le décor effrayant d’une société de la connexion permanente où nous errons tels des papillons hébétés et affolés en zappant d’application en application.

C’est ce que Patino appelle avec justesse « la routine des nuques baissées », celle des nouveaux esclaves de l’économie de l’attention, obsédés par leur dose quotidienne de dopamine. Le combat a remplacé le débat. La polarisation des échanges règne en maître dans l’« émocratie » triomphante. Le risque devient celui de l’extinction du désir. « Un constat vertigineux peut être dressé : si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Deux chiffres démesurés : en 2023, nous passons en moyenne 40 % de notre vie éveillée sur les écrans et nous sommes 4,7 milliards d’humains à interagir sur les réseaux sociaux. Les poissons rouges sont devenus des oies blanches gavées au numérique : 32.000 heures de programmes disponibles sur Netflix en France, 80 millions de titres en moyenne sur Spotify et 100 millions sur Apple Music…

Or, l’utopie de la liberté du choix illimité conduit à la paralysie ou à l’indécision, comme l’a montré le psychologue Barry Schwartz dans « Le Paradoxe du choix ». L’infobésité engendre l’épuisement. Trop d’informations tue l’information. Cela tombe bien. Car l’économie numérique n’attend que cela : le « soulagement de la délégation ». L’algorithme va nous sauver, assurent les plateformes. L’intelligence artificielle devient notre anxiolytique et notre planche de salut en nous autorisant à… ne plus choisir.

Et ce n’est qu’un début. Car nous entrons désormais dans l’ère de la « propagation exponentielle » où la production infinie vient s’ajouter à la copie infinie et à la dissémination illimitée, « trois fonctions orchestrées par des machines ». Près de 70 ans après l’invention du premier robot conversationnel Eliza en 1966, le « deep learning » (la création de modèles imitant les techniques d’apprentissage du cerveau humain) vient bouleverser le monde du travail et l’univers de la connaissance.

Autant le dire d’emblée : le livre de Bruno Patino donne parfois envie de jeter son smartphone par-dessus bord… ou de le ranger dans la boîte à gants. Mais il est encore moins virulent que celui du philosophe Eric Sadin, « Vie spectrale », paru au même moment chez le même éditeur.

L’un et l’autre s’accordent sur le fait que la société du simulacre menace de saper profondément la confiance dans les médiateurs (médias, plateformes, institutions). Mais là où Bruno Patino mise encore sur un rôle accru des médiateurs et des tiers de confiance pour maîtriser la submersion et « construire le discernement », Eric Sadin ne cache pas ses sérieux doutes sur les moyens de contrer l’impact dévastateur du « tournant injonctif » lié à l’usage systématisé des IA et du robot conversationnel ChatGPT.

Sans compter l’ouragan social qu’il risque de provoquer sur un grand nombre de professions. Farouche critique de longue date de la « doxa techno-libérale », Eric Sadin pourfend les manoeuvres pathétiques des régulateurs européens pour parer aux risques et menaces liées à la captation des données personnelles ou aux manipulations de l’information.

Autant de remèdes de fortune dérisoires à ses yeux. Non seulement l’addiction aux écrans n’a fait qu’encourager une « neutralisation sournoise » de nos capacités à agir, mais l’avènement des IA génératives va accélérer cette privation progressive de notre droit naturel à la libre autodétermination.

C’est ce que l’auteur de « La Vie spectrale » – essai critique sur l’effet poudre aux yeux de l’ère du métavers et des IA génératives – décrit comme « la fatigue d’être soi » ou le « devenir-légume » de l’humanité. A chacun sa prophétie.

Finances: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !

Finances: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !


Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, du fait du Covid). Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, marqué par les restrictions liées au Covid). Après les superprofits de 2022, ce sont les superprofits du premier semestre 2023 qui sont donc annoncés pour beaucoup d’entreprises. Des résultats qui ne sont pas dus simplement à la performance économique mais aussi à la spéculation sur l’inflation finalement payée doublement par les ménages; par l’augmentation des prix d’une part, par la baisse pouvoir d’achat d’autre part.

Les entreprises françaises du CAC40 se portent très bien : en 2022, grâce aux records du luxe et de l’énergie, elles ont généré 142 milliards d’euros de bénéfices cumulés.

Le chiffre d’affaires de ces entreprises atteint 1.729 milliards d’euros, selon un décompte de l’AFP, en hausse de 19 % sur un an, grâce aux ventes gonflées par l’inflation pour de nombreux groupes. Le bénéfice net recule de 9 % par rapport aux près de 156 milliards de 2021, année marquée par le résultat hors norme de près de 25 milliards de Vivendi en raison d’une cession. En 2022, le géant de médias est même passé dans le rouge, affichant avec 1 milliard d’euros la pire perte du CAC40.

Comme les bénéfices, les reversements aux actionnaires progressent, sous une pluie de critiques reprochant aux entreprises de ne pas verser autant aux salariés, ni d’en faire assez pour le climat. Aucun groupe du CAC40 n’a annoncé baisser son dividende alors que ceux-ci avaient déjà atteint un record en 2022, en France (56,5 milliards d’euros) et dans le monde (1.560 milliards de dollars).

Les résultats pour 2023, l’annonce des résultats confirme la vague de superprofits finalement payée par les ménages

France: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !

France: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !


Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, du fait du Covid). Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, marqué par les restrictions liées au Covid). Après les superprofits de 2022, ce sont les superprofits du premier semestre 2023 qui sont donc annoncés pour beaucoup d’entreprises. Des résultats qui ne sont pas dus simplement à la performance économique mais aussi à la spéculation sur l’inflation finalement payée doublement par les ménages; par l’augmentation des prix d’une part, par la baisse pouvoir d’achat d’autre part.

Les entreprises françaises du CAC40 se portent très bien : en 2022, grâce aux records du luxe et de l’énergie, elles ont généré 142 milliards d’euros de bénéfices cumulés.

Le chiffre d’affaires de ces entreprises atteint 1.729 milliards d’euros, selon un décompte de l’AFP, en hausse de 19 % sur un an, grâce aux ventes gonflées par l’inflation pour de nombreux groupes. Le bénéfice net recule de 9 % par rapport aux près de 156 milliards de 2021, année marquée par le résultat hors norme de près de 25 milliards de Vivendi en raison d’une cession. En 2022, le géant de médias est même passé dans le rouge, affichant avec 1 milliard d’euros la pire perte du CAC40.

Comme les bénéfices, les reversements aux actionnaires progressent, sous une pluie de critiques reprochant aux entreprises de ne pas verser autant aux salariés, ni d’en faire assez pour le climat. Aucun groupe du CAC40 n’a annoncé baisser son dividende alors que ceux-ci avaient déjà atteint un record en 2022, en France (56,5 milliards d’euros) et dans le monde (1.560 milliards de dollars).

Les résultats pour 2023, l’annonce des résultats confirme la vague de superprofits finalement payée par les ménages

Social: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !

Social: hyper profits du CAC et facture pour les ménages !


Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, du fait du Covid). Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, marqué par les restrictions liées au Covid). Après les superprofits de 2022, ce sont les superprofits du premier semestre 2023 qui sont donc annoncés pour beaucoup d’entreprises. Des résultats qui ne sont pas dus simplement à la performance économique mais aussi à la spéculation sur l’inflation finalement payée doublement par les ménages; par l’augmentation des prix d’une part, par la baisse pouvoir d’achat d’autre part.

Les entreprises françaises du CAC40 se portent très bien : en 2022, grâce aux records du luxe et de l’énergie, elles ont généré 142 milliards d’euros de bénéfices cumulés.

Le chiffre d’affaires de ces entreprises atteint 1.729 milliards d’euros, selon un décompte de l’AFP, en hausse de 19 % sur un an, grâce aux ventes gonflées par l’inflation pour de nombreux groupes. Le bénéfice net recule de 9 % par rapport aux près de 156 milliards de 2021, année marquée par le résultat hors norme de près de 25 milliards de Vivendi en raison d’une cession. En 2022, le géant de médias est même passé dans le rouge, affichant avec 1 milliard d’euros la pire perte du CAC40.

Comme les bénéfices, les reversements aux actionnaires progressent, sous une pluie de critiques reprochant aux entreprises de ne pas verser autant aux salariés, ni d’en faire assez pour le climat. Aucun groupe du CAC40 n’a annoncé baisser son dividende alors que ceux-ci avaient déjà atteint un record en 2022, en France (56,5 milliards d’euros) et dans le monde (1.560 milliards de dollars).

Les résultats pour 2023, l’annonce des résultats confirme la vague de superprofits finalement payée par les ménages

Nouveaux hyper profits pour grandes entreprises et facture pour les ménages

Nouveaux hyper profits pour grandes entreprises et facture pour les ménages !


Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, du fait du Covid). Il y a un an , les bénéfices semestriels progressaient à un rythme supérieur à 25 %, et en 2021 , ils dépassaient de 33 % ceux de 2019 (les entreprises du CAC 40 avaient subi une perte nette au premier semestre 2020, marqué par les restrictions liées au Covid). Après les superprofits de 2022, ce sont les superprofits du premier semestre 2023 qui sont donc annoncés pour beaucoup d’entreprises. Des résultats qui ne sont pas dus simplement à la performance économique mais aussi à la spéculation sur l’inflation finalement payée doublement par les ménages; par l’augmentation des prix d’une part, par la baisse pouvoir d’achat d’autre part.

Les entreprises françaises du CAC40 se portent très bien : en 2022, grâce aux records du luxe et de l’énergie, elles ont généré 142 milliards d’euros de bénéfices cumulés.

Le chiffre d’affaires de ces entreprises atteint 1.729 milliards d’euros, selon un décompte de l’AFP, en hausse de 19 % sur un an, grâce aux ventes gonflées par l’inflation pour de nombreux groupes. Le bénéfice net recule de 9 % par rapport aux près de 156 milliards de 2021, année marquée par le résultat hors norme de près de 25 milliards de Vivendi en raison d’une cession. En 2022, le géant de médias est même passé dans le rouge, affichant avec 1 milliard d’euros la pire perte du CAC40.

Comme les bénéfices, les reversements aux actionnaires progressent, sous une pluie de critiques reprochant aux entreprises de ne pas verser autant aux salariés, ni d’en faire assez pour le climat. Aucun groupe du CAC40 n’a annoncé baisser son dividende alors que ceux-ci avaient déjà atteint un record en 2022, en France (56,5 milliards d’euros) et dans le monde (1.560 milliards de dollars).

Les résultats pour 2023, l’annonce des résultats confirme la vague de superprofits finalement payée par les ménages

Inflation : hyper profits pour grandes entreprises et la facture pour les ménages !

Inflation : hyper profits pour grandes entreprises et la facture pour les ménages !


Les bénéfices des grands entreprises progressent encore 200 au premier semestre 2023.Après les superprofits de 2022, ce sont les superprofits du premier semestre 2023 qui sont donc annoncés pour beaucoup d’entreprises. Des résultats qui ne sont pas dus simplement à la performance économique mais aussi à la spéculation sur l’inflation finalement payée doublement par les ménages; par l’augmentation des prix d’une part, par la baisse pouvoir d’achat d’autre part.

Les entreprises françaises du CAC40 se portent très bien : en 2022, grâce aux records du luxe et de l’énergie, elles ont généré 142 milliards d’euros de bénéfices cumulés.

Le chiffre d’affaires de ces entreprises atteint 1.729 milliards d’euros, selon un décompte de l’AFP, en hausse de 19 % sur un an, grâce aux ventes gonflées par l’inflation pour de nombreux groupes. Le bénéfice net recule de 9 % par rapport aux près de 156 milliards de 2021, année marquée par le résultat hors norme de près de 25 milliards de Vivendi en raison d’une cession. En 2022, le géant de médias est même passé dans le rouge, affichant avec 1 milliard d’euros la pire perte du CAC40.

Comme les bénéfices, les reversements aux actionnaires progressent, sous une pluie de critiques reprochant aux entreprises de ne pas verser autant aux salariés, ni d’en faire assez pour le climat. Aucun groupe du CAC40 n’a annoncé baisser son dividende alors que ceux-ci avaient déjà atteint un record en 2022, en France (56,5 milliards d’euros) et dans le monde (1.560 milliards de dollars).

Les résultats pour 2023, l’annonce des résultats confirme la vague de superprofits finalement payée par les ménages

Avenir secteur Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

Avenir secteur Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

 

 

Au motif que les petites voiture ne dégagent  pas suffisamment de profits, nombres de grandes marques ont décidé de s’orienter vers la voiture électrique hyper connectée mais aussi avec un hyper tarif d’achat. En gros presque le double par rapport à un véhicule thermique. Or il existe encore de nombreuses incertitudes sur la fiabilité de la voiture électrique, sans parler de l’illusion de la voiture autonome. Toyota par exemple mise beaucoup sur la voiture hybride en attendant sans doute l’utilisation de l’hydrogène. De toute manière ,on voit mal comment les usagers des classes moyennes pourraient dépenser 30 000 à 40 000 € pour une automobile quand aujourd’hui ils ne peuvent y consacrer que 15 000 à 20 000 €. Renault a fait à nouveau le pari de la voiture électrique à bas prix  et pourrait bien ramasser la mise comme précédemment avec Daccia..

D’une manière générale le concept de l’automobile demeure une ineptie économique et énergétique. Faut-il rappeler que le nombre moyen de passagers par automobile et de 1,2 soit autour de 100 kg. Et pour cela on construit des véhicules de près d’une tonne pouvant aller de 150 à 200 km/h et consommant en moyenne 6 l aux 100 pour les véhicules thermiques. Et pour les véhicules électriques il faudra compter un point mort de batterie de 300 à 400 kg.

L’industrie automobile entend continuer dans cette erreur stratégique pour maintenir ses profits considérant que la rentabilité de véhicules adaptés réellement à la mobilité, c’est-à-dire plus petits, moins puissants ne dégagent pas une rentabilité suffisante.

Résultat pour l’instant les automobilistes doutent de la pertinence des stratégies des constructeurs et délaissent les véhicules neufs pour les véhicules d’occasion. Ainsi les véhicules neufs auront vu leur immatriculation diminuer de 30 % au cours de l’année 2021 tandis que le marché de l’occasion aura lui progressé de 10 %. On va sans doute alors s’apercevoir que les véhicules anciens peuvent durer de 25 à 50 % de temps supplémentaire par rapport aux critères habituellement retenus.

Avenir Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

Avenir Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

 

 

Au motif que les petites voiture ne dégagent  pas suffisamment de profits, nombres de grandes marques ont décidé de s’orienter vers la voiture électrique hyper connectée mais aussi avec un hyper tarif d’achat. En gros presque le double par rapport à un véhicule thermique. Or il existe encore de nombreuses incertitudes sur la fiabilité de la voiture électrique, sans parler de l’illusion de la voiture autonome. Toyota par exemple mise beaucoup sur la voiture hybride en attendant sans doute l’utilisation de l’hydrogène. De toute manière ,on voit mal comment les usagers des classes moyennes pourraient dépenser 30 000 à 40 000 € pour une automobile quand aujourd’hui ils ne peuvent y consacrer que 15 000 à 20 000 €. Renault a fait à nouveau le pari de la voiture électrique à bas prix  et pourrait bien ramasser la mise comme précédemment avec Daccia..

D’une manière générale le concept de l’automobile demeure une ineptie économique et énergétique. Faut-il rappeler que le nombre moyen de passagers par automobile et de 1,2 soit autour de 100 kg. Et pour cela on construit des véhicules de près d’une tonne pouvant aller de 150 à 200 km/h et consommant en moyenne 6 l aux 100 pour les véhicules thermiques. Et pour les véhicules électriques il faudra compter un point mort de batterie de 300 à 400 kg.

L’industrie automobile entend continuer dans cette erreur stratégique pour maintenir ses profits considérant que la rentabilité de véhicules adaptés réellement à la mobilité, c’est-à-dire plus petits, moins puissants ne dégagent pas une rentabilité suffisante.

Résultat pour l’instant les automobilistes doutent de la pertinence des stratégies des constructeurs et délaissent les véhicules neufs pour les véhicules d’occasion. Ainsi les véhicules neufs auront vu leur immatriculation diminuer de 30 % au cours de l’année 2021 tandis que le marché de l’occasion aura lui progressé de 10 %. On va sans doute alors s’apercevoir que les véhicules anciens peuvent durer de 25 à 50 % de temps supplémentaire par rapport aux critères habituellement retenus.

Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

 

Automobile–La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

 

 

Au motif que les petites voiture ne dégagent  pas suffisamment de profits, nombres de grandes marques ont décidé de s’orienter vers la voiture électrique hyper connectée mais aussi avec un hyper tarif d’achat. En gros presque le double par rapport à un véhicule thermique. Or il existe encore de nombreuses incertitudes sur la fiabilité de la voiture électrique, sans parler de l’illusion de la voiture autonome. Toyota par exemple mise beaucoup sur la voiture hybride en attendant sans doute l’utilisation de l’hydrogène. De toute manière ,on voit mal comment les usagers des classes moyennes pourraient dépenser 30 000 à 40 000 € pour une automobile quand aujourd’hui ils ne peuvent y consacrer que 15 000 à 20 000 €. Renault a fait à nouveau le pari de la voiture électrique à bas prix  et pourrait bien ramasser la mise comme précédemment avec Daccia..

La voiture hyper connectée et chère : une erreur stratégique fondamentale

 

 

Au motif que les petites voiture ne dégage pas suffisamment de profits, nombres de grandes marques ont décidé de s’orienter vers la voiture électrique hyper connectée mais aussi avec un hyper tarif d’achat. En gros presque le double par rapport à un véhicule thermique. Or il existe encore de nombreuses incertitudes sur la fiabilité de la voiture électrique, sans parler de l’illusion de la voiture autonome. Toyota par exemple mise beaucoup sur la voiture hybride en attendant sans doute l’utilisation de l’hydrogène. De toute manière on voit mal comment les usagers des classes moyennes pourraient dépenser 30 000 à 40 000 € pour une automobile quand aujourd’hui ils ne peuvent y consacrer que 15 000 à 20 000 €. Renault a fait à nouveau le pari de la voiture électrique a beaucoup et pourrait bien ramasser la mise comme précédemment avec Daccia..

Circulation: Hyper lenteur ou hyper vitesse

Circulation: Hyper lenteur ou hyper vitesse

Le spécialiste de la mobilité Jean Coldefy éclaire les enjeux du débat entre les tenants de l’hypervitesse et ceux de la lenteur pour la gestion de la circulation dans les grandes agglomérations.(Le Monde extrait)

 

Tribune.

Le débat fait rage entre les partisans de la limitation à 30 km/h en ville et ceux qui veulent conserver une vitesse à la voiture. Pour les premiers, il s’agit d’une condition nécessaire à la lutte contre la voiture, source de pollution, de bruit et d’émissions de gaz à effet de serre ; pour les autres, il s’agit de conserver l’accès à la ville. La ville est le lieu des opportunités et permet de densifier les échanges sur un territoire restreint avec une offre importante de culture, de biens et services, d’emplois.

Cet effet d’agglomération a cependant un inconvénient : la congestion. La vitesse a historiquement permis de dédensifier la ville avec des avantages notables : une meilleure répartition des emplois (Paris a ainsi perdu en cinquante ans deux cent mille emplois qui se sont relocalisés en périphéries), des conditions de logement améliorées avec des logements plus grands et moins chers, un accès facilité à la ville.

Si la ressource rare pour les habitants des pays riches que nous sommes est le temps, pour une ville, c’est l’espace public

Alors qu’en 1900 nous parcourions 4 km/j, nous en sommes aujourd’hui à 40 km/j avec toujours une heure de déplacement quotidien soit une multiplication par dix de la vitesse de déplacement. Cette révolution est le résultat d’une multiplication par dix du produit intérieur brut (PIB) par habitant et des progrès techniques, les modes lents ayant été supplantés par des modes rapides, l’augmentation générale des revenus nous ayant permis d’augmenter nos programmes d’activités à travers une démocratisation de la vitesse.

Aujourd’hui, dans une époque d’abondance, la ressource rare, c’est le temps et c’est ce qui explique cette appétence pour la vitesse. La vitesse a permis l’étalement urbain, honni par les partisans de la ville du quart d’heure : ce débat sur la configuration de la ville est le même que celui sur la vitesse. La ville a ainsi toujours été le lieu de la recherche d’un équilibre entre les inconvénients de la vitesse et ceux de la densité.

Cependant depuis vingt ans, les distances parcourues par habitant chaque jour n’augmentent plus : la vitesse a atteint un plafond. Ce n’est donc pas un hasard si un projet comme Hyperloop – un transport à 1 000 km/h dans un tube sous vide – apparaît dans ce contexte : il s’agit pour ses promoteurs de franchir un nouveau seuil et d’améliorer la mobilité en diminuant les temps de parcours. Pourtant Hyperloop, sans parler du coût exorbitant de cette solution, est voué à l’échec parce qu’il néglige le besoin essentiel d’une ville : le débit, c’est-à-dire le nombre de personnes transportées par heure.

Hyper Incendie : Des conséquences très durables

Hyper Incendie : Des conséquences très durables 

 

Le biologiste Romain Garrouste, spécialiste de l’écologie et de l’évolution des insectes, explique, dans une tribune au « Monde », pourquoi le ravage par les flammes du massif des Maures aura des conséquences catastrophiques. (Extrait)

 

Tribune.

 

Depuis lundi 16 août, le massif des Maures (Var) brûle et avec lui l’un des joyaux de la biodiversité méditerranéenne, la plaine des Maures, qui héberge une réserve naturelle unique en Europe : la réserve naturelle nationale de la plaine des Maures. Un incendie d’origine humaine compliqué et difficile à maîtriser dans le contexte climatique hors norme (température de 40 °C, vent apocalyptique) a traversé le massif et continue à brûler le territoire de la réserve, entre Le Cannet-des-Maures, Vidauban et Les Mayons (le village est évacué à l’heure où ces lignes sont écrites).

Aujourd’hui, une nouvelle soirée d’effroi et de tristesse se prépare, les équipes de la réserve sont contraintes de respecter les consignes incendies et les moyens ont été concentrés pour défendre les régions littorales où brûlent des campings et des maisons. Ce qui menace autant d’écosystèmes uniques et précieux que dans la réserve nationale, avec une réserve biologique intégrale gérée par l’Office national des forêts (ONF) au cœur du massif. Un terrible bilan se prépare, entre drames humains intolérables et catastrophes économiques et écologiques. Je connais des gens qui ont perdu leur maison aujourd’hui.

Permettez-moi de réagir viscéralement à cette catastrophe en tant que scientifique engagé dans la gestion de cette réserve et, plus largement, dans la conservation des milieux méditerranéens.

Ici, point de liste d’espèces ni d’indicateurs écologiques, juste le ressenti d’années d’efforts partagés entre les habitants, les gestionnaires et les scientifiques pour trouver l’équilibre difficile de la cogestion, entre conflits d’intérêts multiples et références culturelles éloignées voire disjointes.

Au moment où j’écris ces lignes, nous pleurons la disparition de paysages parmi les plus beaux de France, entre pins à pignons séculaires et chênes hors d’âge, où s’étiraient des vignes et quelques oliveraies, de profondes ripisylves, des dalles de grès rouge presque exotiques. La fierté de toute une région, parcourue par de superbes sentiers, le tout d’une naturalité unique et sauvage.

L’heure était pourtant au bilan de plusieurs années de ce difficile équilibre qui devait amener à de nouvelles orientations et concessions de part et d’autre, tous animés par la passion de ce territoire unique. Tout est remis à zéro, au propre comme au figuré, car la gestion future de cet espace ne pourra être dévolue qu’à un plan de sauvegarde et de restauration écologique. A inventer.

Macron hyper président et adjudant chef de LREM

Macron hyper président  et  adjudant chef de LREM

Macron avait pourtant promis de prendre du recul pour se sortir de cet activisme qui le conduit à intervenir sur tout et partout. La promesse n’aura duré que quelques semaines. Lors de sa  rencontre avec les députés de la république en marche non seulement il a repris la direction du parti mais il a clairement menacé tout le monde y compris ses ministres qu’il entend marquer à la culotte ;  il y aura même  un logiciel d’application pour vérifier tous les jours l’avancée de leur action. Bref,  l’hyper président devient aussi adjudant chef de la république en marche. Ceux  dont l’action ne sera pas satisfaisante seront punis  par des sanctions, des corvées voire des évictions.

. Plus qu’un avertissement, le locataire de l’Élysée les a carrément menacés d’un remaniement, dans le huis clos du séminaire gouvernemental. «Si vous ne changez pas, je vous change», a-t-il asséné. Au mitan de son quinquennat, Emmanuel Macron s’agace du manque de visibilité de sa politique sur le terrain. «Vous avez deux mois pour donner du sens à ce que vous faites, le communiquer et suivre l’exécution des réformes», a-t-il ordonné. …

 

Car le sommet de l’exécutif s’est doté d’un tableau de bord accessible via une application mobile pour suivre l’avancement des réformes clés. «Le message est passé avec netteté et clarté», sourit une secrétaire d’État. «Le président de la République et le premier ministre veulent voir où on en est des changements dans la vie quotidienne des Français. La réforme doit arriver sur la table de salon de Mme Michu», abonde-t-elle. L’outil interne de suivi est également décliné sur un site Internet, à destination des Français.

 

Emmanuel Macron n’en est pas resté là. Le président de la République s’est invité à la rentrée des parlementaires de la majorité, lundi soir, dans les jardins du ministère des Relations avec le Parlement. Le chef de l’État a débuté son intervention d’une quarantaine de minutes en réitérant son soutien au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, mis en examen jeudi, qui se tenait à ses côtés. Surtout, Emmanuel Macron a évoqué le projet de loi bioéthique, «texte de tous les dangers» et décliné les «quatre priorités» de «l’agenda de réalisation»: «le travail, l’écologie, les retraites et le régalien». Le problème évidemment c’est que d’une part la crédibilité de Macron est clairement hypothéquée par environ 70 % de l’opinion qui n’adhère pas à sa politique économique et sociale, d’autre part par les affaires, comme celle de Richard Ferrand qui après celle de Rugy, qui  posent une lourde hypothèque sur son image et celle  de son entourage.

 

 

 

 

« Pas d’explication pour les terroristes de l’hyper cacher » ( Valls)

 

 

 

Comme Michel Onfray, le philosophe,  Manuel Valls ne peut s’empêcher de tomber dans la simplification voir la caricature quand il affirme ce samedi qu’il ne pouvait y avoir d’ »explication » possible aux actes des jihadistes qui « déchirent ce contrat qui nous unit », lors d’un hommage aux victimes un an après l’attaque de l’Hyper Cacher. Pour Manuel Valls se laisser aller à la  tentation d’expliquer c’est déjà excuser. Certes on comprend bien que Manuel Valls refuse qu’on trouve des excuses aux auteurs des attentats. Pour autant s’interdire de rechercher des explications c’est  ajouter l’obscurantisme des uns à l’obscurantisme des autres. « Pas  d’excuses aux ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser », a déclaré le Premier ministre lors d’une cérémonie du souvenir des quatre victimes de l’attaque de l’Hyper-cacher porte de Vincennes le 9 janvier 2015. Après les attaques du 13 novembre, Manuel Valls avait déjà expliqué qu’ »aucune excuse sociale, sociologique et culturelle » ne devait être cherchée aux auteurs d’attentats. Cette posture martiale et simplificatrice de Manuel Valls ne fait guère avancer la réflexion sur les facteurs explicatifs (multiples et complexes) du phénomène de terrorisme dont les deux auteurs sont français ou européens. D’une certaine façon cette dialectique simplificatrice ne peut servir qu’aux extrêmes (à gauche comme à droite) qui recherchent uniquement des bouc-émissaires en renonçant à toute tentative de réflexion. Pour continuer dans le même simplisme Valls aurait pu déclarer : non seulement expliquer, c’est déjà excuser  mais aussi que penser c’est aussi pardonner ! Bref le slogan martial pour faire office de pensée «Rien ne peut expliquer que l’on tue à des terrasses de cafés! Rien ne peut expliquer que l’on tue dans une salle de concert ! Rien ne peut expliquer que l’on tue des journalistes et des policiers ! Et rien ne peut expliquer que l’on tue des juifs ! Rien ne pourra jamais expliquer! », a lancé Manuel. Valls, sous les applaudissements. « Nous avons subi un acte de guerre. C’est une véritable guerre qui nous a été déclarée. Nous devrons l’affronter et la gagner », a-t-il assuré.




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