Archive pour le Tag 'Sondages'

Réforme des retraites: l’intox des sondages

Réforme des retraites: l’intox des sondages

 

Il est clair que le succès du mouvement du 5 décembre dépendra de la mobilisation des jours suivants. L’arbitre  risque d’être comme d’habitude l’opinion publique. déjà  dans les médias une grosse bataille de sondages plus ou moins bricolés  est engagée . Ainsi certains affirment que le principe de la grève est soutenu par 66 % tandis que d’autres comme le JDD, très proche du pouvoir, affiche des sondages avec à peine une majorité de soutien: seulement 46 %. Et évidemment de souligner une très grosse majorité est favorable à la suppression des régimes spéciaux. BFM fait encore pire en annonçant un sondage avec une baisse de 10 % soutien de l’opinion publique. L’objectif des grands médias soutenus et détenus par les grandes entreprises et les financiers est évidemment de discréditer le plus rapidement un mouvement qui pourrait affecter l’économie. On peut évidemment comprendre les inquiétudes  relatives aux effets négatifs d’une grève sur une économie déjà bien fragile et dans le pipe enregistrera petite progression de 1,2 % en 2009 et encore moins en 2020. La responsabilité en incombe largement au gouvernement qui brutalement à dynamité le consensus autour du long travail de la commission Delevoye avant de se rétracter en évoquant la clause du grand-père puis de se contredire à nouveau en l’excluant. Bref aujourd’hui au gouvernement , personne n’est capable d’indiquer  clairement quelle est la philosophie, l’objectif et les modalités de cette retraite. Pour poser sur le pignon certain grand médias à la solde des financiers sortent des sondages plus ou moins bidonnés. Ainsi selon un sondage IFOP réalisé pour JDD, les Français se disent très largement favorables à une réforme du système de retraites (76%), mais sont seulement 36% à faire confiance au gouvernement pour la mener. Le mouvement du 5 décembre obtient le soutien ou la sympathie de 46% des sondés, tandis que 33% y sont opposés ou hostiles et 21% indifférents.

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye n’a pas la tâche facile compte tenu des contradictions du gouvernement. il  va recevoir les syndicats jusqu’à jeudi. Il rendra ses conclusions vers le 9 ou le 10 décembre au Premier ministre qui précisera le projet d’ici la fin de l’année, avant son passage au Parlement début 2020 pour plusieurs mois de débats. Autant dire que la France s’installe dans une période d’incertitude politique et sociale qui n’est pas favorable à l’économie.

Sondages grève 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondages  grève  5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

La guerre des sondages pour influencer l’opinion se confirme surtout de la part des financiers propriétaires des médias soutenant  de Macron. Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaîne champion du sensationnalisme qui approuve clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre. Le JDD ( journal inconditionnel de Macron)  fait mieux , il titre que les Français sont divisés sur la grève seulement approuvée par 46% !  le sondage le plus diffusé affiche un soutien de 66% à la grève.

 

Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain. D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

 

Grève 5 décembre: une manipulation des sondages ?

Grève  5 décembre: une manipulation des sondages ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM, 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, , 66% soutiennent le mouvement du 5 décembre..

Selon un autre  sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

Elysées Affaires sondages- : l’entourage de Sarkozy devant la justice

Elysées Affaires sondages- : l’entourage de Sarkozy  devant la justice

 

Un nombre incalculable de sondages, des sondages sans appel d’offres et certains sans  rapport avec la présidence de la république. Autant de motifs au renvoi  devant la justice d’anciens collaborateurs de Sarkozy qui commandaient ces consultations et dont on soupçonne qu’ils en ont tiré financièrement profit.

Les faits décrits par les grands médias sont vagues aussi vaut-il mieux se rapprocher de Wikipédia pour comprendre :

 

« Durant le mandat de Nicolas Sarkozy, la présidence de la République commande des sondages, dont certains pourraient intéresser plus le candidat à la présidentielle 2012 que le président en fonction (Par exemple : « Souhaitez-vous que le anticapitaliste fasse cause commune avec le Parti de gauche et le Parti communiste ? » ; « Diriez-vous que le NPA est une menace pour» le PS ? » ) ou avoir été attribués par « favoritisme »7.

Dès le début du quinquennat, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet entre mai 2007 et juillet 2008 signe le contrat avec Politifact, la société de Patrick Buisson7. Dans le détail, les frais se répartissent ainsi:

  • Versement annuel de 1,5 million d’euros à Publifact pour conseil et sondages
  • Versement de 10 000 euros de rémunération mensuelle pour Patrick Buisson
  • Paiement de commandes auprès de Georges Buisson (fils de Patrick Buisson) à hauteur de 300 000 euros
  • Paiement de commandes auprès d’Ipsos pour 1,8 million d’euros, d’OpinionWay et de l’Ifop (société dont l’ex-présidente du MedefLaurence Parisot, est vice-présidente) pour 550 000 euros chacun.

Entre 2008 et 2012, le cabinet Giacometti Perón se voit verser 2,56 millions d’euros par la présidence. Alors que Patrick Buisson est chargé des sondages, le cabinet fondé en 2008 par Pierre Giacometti se voit confier la « stratégie d’opinion ». Le 11 octobre 2011, un ancien membre du cabinet Giacometti Perón précise au Monde que « personne ne se pose la question de rédiger un appel d’offres ». Après le contrôle des comptes de l’Élysée en 2009, les honoraires du cabinet sont revus à la baisse : de 65 780 € mensuels, ils passent à 52 000 puis à 39 600 euros. Cependant le cabinet trouve d’autres contrats au sein du gouvernement Fillon : il travaille avec Rachida Dati sur la réforme judiciaire, sur les interventions publiques d’Éric Besson à l’immigration, et sur les discours des ministres de l’intérieur Brice Hortefeux et Claude GuéantFrançois FillonXavier Bertrand et Laurent Wauquiez auront également recours aux conseils de Giacometti Perón »

En clair Buisson et d’autres profitaient  financièrement des sondages. Évidemment Sarkozy n’était au courant de rien, comme dans l’affaire Bettencourt, comme dans l’affaire du financement de la campagne par la Libye comme dans les quatre ou cinq autres affaires !

Parmi les éventuels bénéficiaires  figurent Claude Guéant, qui fut l’homme de confiance de Nicolas Sarkozy, puis son secrétaire général à l’Elysée et enfin son ministre de l’Intérieur, Patrick Buisson mais également Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de l’ex-chef de l’Etat au début de son quinquennat.

Est également renvoyé l’ancien sondeur Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy à cette époque.

L’ex-président ne risque rien dans ce dossier mais il reste sous la menace de procès dans d’autres affaires toujours en cours d’instruction, en premier lieu celle du financement de sa campagne présidentielle de 2012, dite “affaire Bygmalion”, et celle des écoutes, dans laquelle il est soupçonné d’avoir cherché à obtenir indûment des informations confidentielles sur une enquête alors en cours. Notons que les affaires est appliqué Sarkozy sont discrètement en train d’être enterré depuis le rapprochement avec Macon !

Patrick Buisson a dit son intention de saisir la chambre de l’instruction pour contester son renvoi en correctionnelle. “On a affaire à un juge qui instrumentalise la justice à des fins politiques”, a-t-il dit sur franceinfo, parlant de “discrimination politique”. “Il y a eu, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, 470 prestataires de service. Je suis le seul à être mis en examen et renvoyé en correctionnelle”.

Claude Guéant a déclaré pour sa part à RTL qu’il n’était pas surpris tout en déplorant un “réel acharnement”. “Nous sommes poursuivis parce que nous n’avons pas utilisé la formule de l’appel d’offre, et par conséquent le code du marché public pour commander un certain nombre de sondage. Je voudrais simplement rappeler qu’à cette époque il y avait une tradition selon laquelle l’Elysée ne faisait pas d’appel d’offre pour ces différentes commandes”, a-t-il dit. “J’attends en tout état de cause, sereinement, la décision du tribunal, avec le sentiment, je ne vous le cache pas, d’un réel acharnement.”

L’affaire des sondages, lancée en 2009 par un rapport de la Cour des comptes sur la gestion du budget de la présidence, a pris un tour judiciaire l’année suivante après une plainte de l’association Anticor.

“C’est une affaire qui avance très, très lentement”, a dit à Reuters le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, qui regrette que Nicolas Sarkozy soit “le grand absent” du futur procès. “Notre déception c’est de voir que Nicolas Sarkozy est épargné, protégé par son immunité alors que selon nous certains marchés n’avaient rien à voir avec sa fonction de président. Donc il a été protégé peut-être de manière exagérée”, a-t-il ajouté.

Popularité Macron : le JDD toujours en tête dans les sondages !

Popularité Macron : le JDD toujours en tête dans les sondages

 

 

C’est devenu une habitude chaque fois que Macron enregistre un petit coup de mou, le JDD est là pour tenter  d’infléchir la tendance. Logique,  le JDD, propriété de Bolloré est l’un des plus fidèles soutiens du président de la république. Bolloré avec d’autres évidemment a beaucoup œuvré pour faciliter l’arrivée de Macron (il avait également largement soutenu  Sarkozy (le JDD le défend  aujourd’hui comme un avocat considérant  que les gamelles de l’ancien président de la république sont infondées juridiquement). Le JDD fait  État d’une remontée de Macon à 34 % quand la plupart des autres sondages assis de 30 %. Au-delà des chiffres, il y a le soutien militant du journal et de son rédacteur en chef Hervé Gattegno  qui ne se cache pas d’être un militant macroniste convaincue  compris lorsqu’il intervient sur les chaines  d’information. Déontologiquement, on peut s’interroger sur la ligne éditoriale du journal devenu davantage militante  qu’informative. Pas étonnant que le JDD perde de l’audience en tout cas davantage que ses concurrents. La ligne populiste de ce journal cache de moins en moins le soutien du journal aux gros intérêts financiers.

 

Macron : inquiétude pour les mauvais sondages aux européennes

Macron : inquiétude pour les mauvais sondages aux européennes

 

 

 

À juste titre, Macron s’est plaint de la faiblesse des scores obtenus par la république en marche dans les enquêtes d’opinion relative aux élections européennes. De fait, le score se resserre de plus en plus entre le rassemblement national et la république en marche. Les deux formations sont à peu près au coude à coude avec environ 22 %. Lors du conseil des ministres et du séminaire gouvernemental, Macron a tapé sur la table en sermonnant ses responsables. Il a tenu à faire observer que ce score était même inférieur à son plus mauvais résultat en matière de popularité. Le problème c’est qu’évidemment la campagne électorale peine à démarrer car étouffée par les problèmes franco-français caractérisés par une crise sociale mais aussi politique. Par ailleurs, la tête de liste Loiseau peine à convaincre. Elle manque singulièrement de charisme et d’imagination. En plus récemment, elle a été reprise par une vieille affaire de liste électorale syndicale d’extrême droite sur laquelle elle figurait quand elle était étudiante à Sciences-Po.  Un peu comme au Parlement bien peu de nouveaux responsables parviennent à émerger dans la liste de la république en marche. La plupart apparaissent comme des courtisans, des caciques ou des godillots. Le pire c’est qu’il n’y a pas vraiment de débat entre le front national et la république en marche. Et ce relatif silence sert plutôt les intérêts du rassemblement national qui progresse d’autant plus que Marine Le Pen se fait discrète voir même absente. Un peu le contraire de Macron qui, lui, monopolise la parole partout mais qui ne semble pas en profiter tellement ce délire verbal est maintenant banalisé. Si les sondages devaient se vérifier lors des élections européennes cela signifierait que Macron n’a pas agrandi son socle électoral mais au contraire qu’il l’a affaibli. En clair que la crise politique continue car on ne peut pas réformer un pays avec seulement 22 % des voix.

Macron : des sondages contradictoires et surprenants !

 

 

Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, RTL et Orangela popularité d’Emmanuel Macron gagne trois points en avril pour passer de 29% à 32%. . Diffusé samedi, un autre sondage OpinionWay fait état, cette fois, d’une baisse de satisfaction des Français, avec une cote de popularité d’Emmanuel Macron qui perd 5 points par rapport au mois de mars et plonge à 27%. Une désaffection qui touche l’ensemble du gouvernement. Il est clair qu’il faut prendre ces sondages avec des pincettes compte tenu de l’environnement électoral. La plupart de ces sondages sont commandés par des médias. Beaucoup d’entre eux détenus par des financiers qui soutiennent Macron à bout de bras et ont permis son élection. La perte de popularité de Macron au cours des mois derniers a beaucoup inquiété ces milieux qui à travers les sondages espèrent imprimer une tendance positive pour le pouvoir. Parmi les meilleurs soutiens de Macron il faut citer le JDD, Paris-Match, Europe 1, Sud-Radio. Bref des médias appartenant à de grands patrons comme Bolloré, Lagardère ou encore des médias comme RTL ou RMC. Bref surtout  des médias populistes mais qui en fait soutiennent Macron en dépit d’une ligne éditoriale faussement contestataire. Si l’on examine vraiment de près la quasi-totalité des sondages depuis des mois, on constate que Macron est englué autour de 30 % voire un peu moins et que les évolutions constatées relèvent surtout de biais méthodologiques….. Ou politiques.

 

Européennes: LFI va créer ses propres sondages

Européennes: LFI va créer ses propres sondages

 

Les insoumis (LFI) sont de plus en plus mécontent des sondages concernant notamment les élections européennes qui, d’après eux, minimisent leur score. Conséquence ils veulent produire leurs propres enquêtes. Les insoumis n’ont sans doute pas complètement tort  d’émettre des critiques à propos de la crédibilité des sondages surtout dans cette période électorale caractérisée par beaucoup d’incertitudes sur fond  de crise sociale. La raison  centrale, c’est qu’à peu près tous les sondages sont commandés par des médias la plupart détenues par des financiers ou sous la tutelle des pouvoirs publics. On a bien vu comment le JDD, Paris-Match encore Europe 1 avait prit l’initiative d’une pseudo remontée de Macron dans les médias en tout début d’année. Pas étonnant car les patrons de ces médias Lagardère et Bolloré sont les plus fervents supporters de Macron. Depuis, la manipulation a fait flop car tous les autres sondages ont démontré que Macron est scotché à 30 % d’opinions favorables et que 70 % condamnent sa politique. L’enjeu des européennes est important pour le pouvoir qui a minima doit apparaître en tête alors qu’il se trouve actuellement à peu près à égalité avec le rassemblement national. Reste à savoir si un sondage produit par un parti politique sera plus crédible que celui des médias contrôlés par des financiers. Pas sûr même si les estimations des sondages paraissent un peu faiblardes pour les : entre sept et 8 %.  «Les sondages ne sont pas réservés aux instituts qui en font leur profession et si un parti se lance en respectant les règles de l’art, pourquoi pas», indique-t-on à la Commission des sondages. À les entendre cependant, «si c’est avéré, ce serait nouveau». Directeur général adjoint de l’institut de sondage Opinionway, Bruno Jeanbart n’est pas plus surpris que cela. «C’est une pratique courante à l’étranger, dans le parti des conservateurs en Grande-Bretagne par exemple, ou aux États-Unis». Il s’étonne plutôt qu’en France, personne ne s’y attelle même si, souligne-t-il, «aux États-Unis, l’expérience montre que les données sont plutôt moins bonnes». Mais Jeanbart se défend des accusations de LFI. «Nous ne sommes pas opaques, toutes nos données sont rigoureusement publiées», dit-il, précisant utiliser «comme à peu près tout le monde, la présidentielle de 2017 pour le redressement et pas les européennes de 2014». Un autre acteur du secteur admet cependant que, contrairement à OpinionWay, «quelques instituts ne publient pas toutes les données brutes des sondages, profitant des failles de la loi votée en 2017». Et il admet, à la suite de LFI, que le premier sondage sur une potentielle liste des «gilets jaunes» aux européennes (publié en décembre) ayant été commandé par LREM, cela peut «éveiller quelques doutes».

Pour Jérôme Sainte-Marie, à la tête de Pollingvox, l’intérêt pour un parti ou un mouvement de faire ses propres sondages en interne est faible. «Financièrement, indique-t-il, cela vous coûte sans doute aussi cher, voire plus cher, que de le confier à une société indépendante, si vous le faites selon les normes». Il y voit surtout «un coup de communication», voir «une fonction psychologique de réassurance». «Je comprends que les sondages soient douloureux pour eux mais ils devraient plutôt, dit-il, s’interroger sur leur stratégie».

SONDAGES Macron : du bidouillage

 

  • Le JDD  set fait une spécialité de soutenir sans condition Emmanuel Macon et remet à la une  la supposée remontée de Macron dans l’opinion. Une remontée dont le JDD avait prie l’initiative à travers un sondage annonçant une remontée de six points. Le journal de Lagardère fait régulièrement le service après-vente de Macron. Pour s’en persuader il suffit d’écouter le rédacteur en chef Hervé Gattégno sur les chaînes d’info continue qui se montre est de loin le plus enthousiaste des macronistes. Tout cela n’est guère déontologique ni même conforme à l’opinion des lecteurs du JDD mais peu importe ; les  grands patrons n’ont pas racheté les journaux pour être objectifs mais pour influencer l’opinion. Aujourd’hui à la une le JDD indique qu’en moyenne dans les différents sondages Macron aurait progressé de trois Points. Première observation, ce résultat est obtenu par division des taux de progression pour faire une moyenne. Or méthodologiquement on ne peut agrégerdes taux de progression. Le JDD note quand même que si la popularité a augmenté de six points dans Paris-Match (journal de Bolloré (autre  grand supporter de Macron), son audience a diminué d’un point dans un sondage de l’institut BVA. Notons aussi qu’il y a encore quelques jours les sondeurs mettaient nettement en tête la liste est la république en marche (autour de 25 %) et le rassemblement national autour de 20 %. Or subitement, les deux partis se retrouvent maintenant à égalité.
  • le baromètre Ifop pour le JDD paru le 17 février, Emmanuel Macron avait légèrement progressé de 1 point à 28%. La progression est plus marquée dans d’autres sondages. (Mais il en avait gaz ni six le mois précédent)
  • Il gagne 6 points dans le baromètre Ifop pour Paris-Match (de 28% à 34%) ;
  • Il croît de 4 points dans le sondage d’Harris Interactive (de 35 à 39%);
  • Il monte de 2 points dans le sondage d’Elabe (de 25 à 27%) et de Kantar (de 22 à 24%);
  • Seul exception, BVA annonce une baisse d’un point d’Emmanuel Macron (de 31 à 30%);
  • Ipsos n’a pas publié de sondage de popularité ce mois-ci.

Au final, la popularité d’Emmanuel Macron se situe dans un intervalle compris entre 24 à 39% de satisfaction, contre 22 à 35% en janvier. Rappelons que les différences d’une enquête à l’autre peuvent relever soit de la méthodologie utilisée par chacun des instituts (mode de collecte, taille et « redressement » de l’échantillon…) et surtout de la question exacte qui est posée. Le JDD pourrait aussi ajouter en fonction du soutien idéologique apporté à Macron !

Européennes : RN ou LREM en tête ? Ou le bidouillage des sondages

Européennes : RN ou LREM en tête ?  Ou le bidouillage  des sondages

 

 

 

Depuis maintenant quelques semaines, on assiste à un grand bidouillage des sondages en vue de sauver la peau d’un pouvoir très déstabilisé. Ainsi les médias du groupe Lagardère ont-ils lancé les premiers l’hypothèse d’une remontée de Macron dans l’opinion publique. Une remontée pour le moins hypothétique puisque les derniers sondages montrent que Macron n’est soutenu que par 24 % des Français. Une «  remontés » de 2 points justes dans la marge d’erreur. Même chose depuis quelques semaines aussi les sondages annoncent que la liste de la république en marche serait en tête autour de 24 % pour les européennes et le rassemblement national autour de 20 %. Une curieuse inversion puisque les scores étaient opposés. Un nouveau sondage montre que le parti d’extrême droite est crédité de 22% et la majorité de 20%, dans une enquête commandée par Les Echos et Radio Classique, qui ne retient pas l’hypothèse d’une liste de “Gilets jaunes”. Le rejet de cette hypothèse est curieux dans la mesure où une liste des gilets jaunes a un potentiel électoral de 10 à 15 %. Il apparaît clairement que la plupart des médias détenus par les financiers sont très inquiets de la dégradation de la popularité de Macron et de la déstabilisation du pouvoir. Du coup faute de pouvoir agir sur le réel, on utilise les vieilles pratiques de l’intox et des sondages bidonnés.  Selon le sondage OpinionWay-Tilder publiée jeudi, le RN  serait  crédité de 22% et la majorité de 20%, dans cette enquête commandée par Les Echos et Radio Classique, qui ne retient pas l’hypothèse d’une liste de “Gilets jaunes”. Les Républicains sont à 12%, La France insoumise et Europe écologie-Les Verts à 8% chacun, Debout la France à 7% et le Parti socialiste à 6%.Les autres listes, dont celles du Parti communiste et des centristes de l’UDI, échoueraient sous le seuil de 5% requis pour obtenir des sièges au Parlement européen.

Cette étude a été réalisée en ligne, du 17 au 25 janvier, auprès d’un échantillon de 1.810 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon plus large de 1.905 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Une majorité de Français ne fait  pas confiance aux médias traditionnels et la crédibilité ne cesse de se dégrader. Pas vraiment étonnant quand on sait que la plupart des médias importants sont  possédés par des financiers dont le seul objectif est d’influencer l’opinion publique. Ce n’est pas par philanthropie ou par intérêt économique que les financiers ont investi la plupart des médias mais pour peser et orienter l’information. La plupart ont d’ailleurs permis à Macron d’accéder au pouvoir et appuie sans réserve sa politique. Exemple de sornette, la croissance du pouvoir d’achat des ménages. Cette croissance atteindrait 1 % en 2018 comme en 2019. Évidemment tout cela calculé à partir du servile instrument de mesure de l’INSEE concernant les prix. On sait en effet que la structure de consommation ne cesse de se déformés. Pour parler simplement les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter entre parenthèses logement, transport, chauffage, assurance, abonnement etc.) Tandis que les dépenses ajustables ce réduisent. Or ce sont justement ces dépenses ajustables qui monétairement évoluent peu alors que le prix des autres s’envole. Cette évolution positive du pouvoir d’achat n’a guère de sens d’où le scepticisme quasi général quant à l’objectivité des médias. Ainsi la confiance des Français dans les médias atteint son plus bas niveau depuis le premier sondage, en 1987, selon cette étude dévoilée jeudi, réalisée début janvier par l’institut Kantar Sofres auprès d’un millier de personnes.  La télévision, média préféré des Français pour s’informer, recueille paradoxalement un niveau de confiance de seulement 38% (-10 points en un an). La radio, le média auquel ils font traditionnellement le plus confiance, en recueille 50% (-6 points). La presse écrite s’effondre aussi à 44% (-8 points), tandis que la confiance des Français dans les informations trouvées sur internet reste à un niveau très bas (25%), proche des niveaux observés en 2005 et 2006. Autre signe de défiance : près de trois-quarts des sondés jugent toujours que les journalistes ne sont indépendants ni du pouvoir politique ni des pressions de l’argent.  »Ce sondage fait apparaître un grand esprit critique », a résumé le directeur de La Croix, Guillaume Goubert, lors d’une table ronde pour analyser ces résultats organisée mercredi. « Ça nous dérange, ça nous secoue, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. ».Car paradoxalement, s’ils s’en méfient de plus en plus, les Français s’intéressent aussi de plus en plus à l’information. Après un pic enregistré à la suite des attentats de 2015, l’intérêt porté à l’actualité avait chuté dramatiquement. Il remonte début 2019, en plein mouvement des « gilets jaunes ». Les deux-tiers (67%) des personnes interrogées déclarent « suivre les nouvelles avec grand intérêt », contre 62% en 2018.L’institut Kantar constate cependant une double fracture, générationnelle et sociale : d’un côté, 74% des plus de 65 ans témoignent d’une appétence moyenne voire grande pour l’actualité ; de l’autre, moins de la moitié des 15-24 ans s’intéresse à l’actualité (50%), tout comme les moins diplômés (51%).Alors que les « gilets jaunes » occupent la une de l’actualité depuis novembre, seul un tiers des Français interrogés se déclarent satisfaits de la couverture médiatique de cet inédit mouvement de contestation. Près de la moitié la juge mauvaise. Les sondés reprochent notamment aux médias en général d’avoir « dramatisé les événements » (67%) et laissé trop de place « à des gens qui expriment un point de vue extrême » (52%).

SONDAGES « Lagardère », ça marche : Macron remonte encore !!!!

SONDAGES « Lagardère », ça marche : Macron remonte encore  !!!!

 

La  presse du groupe Lagardère nous ressert le sondage déjà paru la semaine dernière et qui montrerait une remontée de la popularité du chef de l’État en un mois. Dans le JDD et sur Europe 1, on a diffusé un sondage qui montre que la cote de popularité de Macron aurait enregistré un rebond de 4 points. Même chose D’après le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match. Un résultat curieux quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Ce n’est pas la première fois que certains sondages sont un peu bidouillés pour faire remonter la popularité du pouvoir. Cela d’autant plus que ce sondage est commandé par Paris-Match propriété de Lagardère un grand supporter de Macron. Pour preuve l’attitude systématiquement pro Macron du rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno (propriété aussi de Lagardère) sur les plateaux télé. Il est clair que certains milieux financiers qui ont permis à Macron de devenir président s’inquiètent de son décrochage dans l’opinion est aussi de leurs conséquences économiques. D’où parfois des sondages curieux qui brusquement font remonter l’image d’un président. Selonla première enquête menée les 3 et 4 janvier, l’action du chef de l’Etat réunit 28% d’opinions positives, en hausse de cinq points de pourcentage par rapport à décembre, quand seuls 23% de sondés approuvaient son action. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Ce sondage avait été peu repris dans la presse. Du coup rebelote avec la diffusion d’un sondage le 10 janvier avec les mêmes résultats. Et cette fois largement repris, bêtement comme d’habitude, par les grands médias Macon peut vraiment dire merci à Lagardère pour le soutien qu’il lui  apporte à travers des sondages pour le moins sulfureux et en plus contredits par d’autres à la même date au début de janvier.  Dans le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match de début janvier, on constate une remontée de popularité pour le pouvoir. À l’inverse, les Français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’action du gouvernement, 75 % sont mécontents, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 3 janvier.  Un résultat curieux pour l’IFOP quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Une seule explication sans doute,  il s’est passé quelque chose la nuit du 3 janvier puisqu’un  sondage a été réalisé les 2 et 3 janvier et l’autre les 3 et 5 janvier. Ce sont les mêmes résultats qui sont fournis le 20 janvier pour une étude qui aurait été faite le 10 janvier. Quel événement majeur a pu se passer en quelques jours ? Notons les contradictions du JDD :

« Dans le détail, le Président gagne 3 points chez les « plutôt satisfaits » (22%) et 1 chez les « très satisfaits » (5%). Les « plutôt mécontents » augmentent d’un point à 32% quand les « très mécontents » baissent de 5 points à 40%. » Ça fait quand même 72% de mécontents !

Confiance Macron : hausse ou baisse de 2 points ! ou le bricolage des sondages

Confiance Macron : hausse ou baisse de 2 points !  ou le bricolage des sondages

 

 

Il est clair que dans les milieux économiques et financiers, on commence à s’inquiéter sérieusement du discrédit de Macron dans l’opinion publique. Du coup, on pourrait assister à du bricolage de sondages pour faire remonter la popularité du chef de l’État. Par exemple un sondage OpinionWay pour LCI réalisé au lendemain de l’attentat de Strasbourg et au surlendemain des mesures de soutien au pouvoir d’achat annoncées par le président. Le chef de l’Etat est crédité de 31% d’opinions positives dans cette enquête publiée dimanche, soit une progression de deux points de pourcentage par rapport au mois dernier. Peut-être serait-il utile de préciser que la marge d’erreur de ce type d’enquête se situe de 1 à 3 % (ce qui vaut à la hausse comme à la baisse). Un autre sondage, lui fait apparaître une baisse de 2 points. Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Edouard Philippe perd quant à lui 3 points (31%) selon l’IFOP pour le JDD. D’autres sondages lui attribuent entre eux 18 et 20 %. Ce qu’il faut surtout retenir dans tous les sondages c’est la tendance structurelle à la baisse depuis des mois de sorte que si sa légitimité juridique n’est pas en cause, sa légitimité politique, elle, pose maintenant sérieusement question. Les annonces de Macron de lundi dernier n’ont pas modifié cette tendance à la baisse. Pas vraiment étonnant, une majorité de Français ne lui font pas confiance ni dans le domaine social ni dans le domaine économique surtout après son dernier discours relativement flou qui ne remet nullement en cause les cadeaux fiscaux accordés plus nantis et aux entreprises et cela sans aucune garantie que ces capitaux  soient réellement réinvestis en France. Selon le baromètre mensuel de l’Ifop pour le JDD, la cote de popularité d’Emmanuel Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Le chef de l’Etat enregistre une deuxième baisse consécutive, après celle de 4 points en novembre. Il se trouve désormais à un niveau de popularité comparable à celui de François Hollande au même stade de son mandat. Le socialiste recueillait lui un point de moins, à 22% d’opinions favorables. Au total, Emmanuel Macron a perdu 27 points sur la seule année 2018. Dans notre baromètre de janvier dernier, le chef de l’Etat recueillait en effet 50% d’opinions favorables. Depuis avril, il n’est jamais parvenu à regagner des points dans l’opinion, se stabilisant simplement en octobre. Les annonces aux Gilets jaunes, lundi, n’ont pas réussi à endiguer cette tendance : par rapport à novembre, il perd notamment 15 points auprès des commerçants, artisans et chefs d’entreprise. 

Sondages de l’Élysée: encore un procès pour Sarkozy ?

Sondages de l’Élysée: encore un procès pour Sarkozy ?

 

 

Peut-être pas pour l’instant un procès concernant directement Sarkozy déjà impliqué dans plusieurs autres affaires mais son entourage qui se serait un peu sucré sur la facturation à l’occasion de la facturation des sondages innombrables commandés par l’Élysée entre 2007 et 2012. Le parquet national financier invite donc les  juges d’instruction d’ordonner le renvoi en correctionnelle de l’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant pour « détournements de fonds publics par négligence » et « favoritisme », au bénéfice de Patrick Buisson, ancien conseiller officieux du président, visé lui pour « recel » de ces délits. Il est reproché à ce dernier d’avoir refacturé des sondages à l’Elysée à des « prix exorbitants », via ses sociétés, selon les réquisitions du 6 novembre dont a eu connaissance l’AFP. Plus d’un an après la fin de l’instruction, le ministère public réclame un procès pour six protagonistes au total, dont trois autres ex-collaborateurs de l’Elysée, notamment l’ex-directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, et le politologue Pierre Giacometti. L’enquête, lancée en 2013 après une âpre bataille procédurale, avait été déclenchée par une plainte de l’association anticorruption Anticor, après un rapport accablant de la Cour des comptes en 2009. Notons que ces sondages n’avaient pas par ailleurs respecté les règles de la commande publique. Bref total un petit bénéfice d’un, 4 millions pour la société de Patrick Buisson.

 

Grosse manipulation des sondages

Grosse manipulation des sondages

 

Inutile de tourner autour du pot les instituts de sondages comme les grands médias sont aux mains du pouvoir économique et politique. Le pouvoir dispose par ailleurs d’un puissant levier pour influencer les organismes qui mesurent l’opinion puisque c’est lui qui entretient les sondagistes avec ses commandes. Témoin de cette manipulation, l’interprétation de résultats très partiels qui veulent démonter que l’opinion soutient le gouvernemenet et non les cheminots. La vérité c’est que l’opinion est très partagée que les soutiens aux cheminots se sont renforcés depuis le début du conflit, qu’effectivement les Français souhaitent uen réforme mais aussi que la grève s’arrête le plus tôt possible ; ils sont aussi persuadés que le gouvernemenet ira jusqu’au bout. Pas vraiment de quoi conclure comme Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos dans le JDD, que : «. Les Français considèrent qu’aujourd’hui, les cheminots exercent un travail dont la pénibilité ne justifie pas une grande partie des avantages auxquels ils ont droit en termes de retraite, d’utilisation gratuite de ces transports, mais aussi l’accès à des logements qui peuvent être facilités ou à la médecine, etc. » Décryptage : la retraite est effectivement calculée comme celle des fonctionnaires mais ils sont condamnés à travailler la nuit, les dimanches, à prendre leurs congés en dehors des baux jours ou à s’exiler à des centaines de kms ;  l’utilisation gratuite des transport est surtout utilisée par les cadres dans la pratique ;  il n’y a pas d’accès privilégié aux logements , et pas du tout d’accès privilégié à la médecine. Avec ces fantasmes, le directeur d’IPSOS peut affirmer : «  Pour l’heure, les Français soutiennent la ligne gouvernementale. Ils considèrent que globalement la réforme de la SNCF est justifiée et que globalement les cheminots ont des avantages qui apparaissent malgré tout inconsidérés eu égard à d’autres catégories de la population. Le mouvement reçoit une assise minoritaire dans l’opinion. «  Ce qui s’appelle servir la soupe (il n’est pas le seul) au gouvernement qui passent evidemment de grosses commandes à IPSOS. La vérité est plus complexe et rien n’est joué dans cette bataille de l’opinion. Le directeur d’IPSOS aurait bien fait d’insister sur deux point importants : les sentiments d’inégalité montant dans la société et les dommages collatéraux de ce climat social sur limage de la France et sur l’économie. Aussi sur l’incapacité en France d’intégrer la négociation des les processus d’évolution structurelle.

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

57% des français  ont  une mauvaise opinion du président de la République, soit 4 points de plus qu’en février soit le  score le plus bas  depuis son arrivée à l’Elysée (Enquête exclusive BVA-La Tribune-Orange-RTL) (*).Personne ne peut juridiquement contester la légitimité de Macron.  il faut mettre au crédit de Macron sa volonté de réforme, son dynamisme qui rompt avec le passé, sa détermination surtout dans le domaine économique. Alors pourquoi cette baisse ? Tout simplement parce que cela ne suffit pas et que qu’ président de la république ne peut se comporter comme le parton d’une Start-up qui décide tout et tout seul.  La nette baisse de popularité de Macron justifie qu’on s’interroge sur ses faiblesses. Indéniablement, ce président rompt avec les postures politiques précédentes en refusant notamment le clivage artificiel droit gauche. Son principal atout est sa jeunesse, sa compréhension du monde moderne et sa volonté réformatrice. Pour autant l’intéressé ne manque pas d’insuffisances.

 

1-Une vision trop centraliste

 

Bien que libéral, Macron ne peut se débarrasser de sa vision d’énarque. Du coup,  tout procède de Paris, doit être décidé à Paris et la loi est l’outil suprême de modernisation. Une vision finalement très jacobine.  Macron a notamment raté la décentralisation de la négociation au niveau de l’entreprise que réclamait la CFDT il a aussi manqué la régionalisation car les nouveaux espaces territoriaux sont surtout administrés par les préfets).

 

2-Une vision trop techno

Macron connait la problématique économique et financière. Mais une vision macro économique qui n’est pas articulée avec une approche micro. Ces réformes globales souffrent d’un manque d’adaptation aux réalités économiques et sociales notamment des PME

 

3-un président des riches.

 C’est l’image qui lui colle à la peau du fait qu’il n’a pas su équilibrer les mesures prises en faveur des catégories aisées et des mesures destinées aux moins favorisés. Le dernier exemple en date est évidemment celui de retraité avec les ponctions fiscales de la CSG qui atteignent bien au-delà des catégories aisées.-

 

 

 

4-Un président méprisant  la concertation.

 

Le président a largement affaibli toute opposition politique ; dans ce domaine pour l’instant, l’horizon est complètement dégagé. Par contre dans les champs sociaux et sociétaux, Macron utilisent la même stratégie du bulldozer en marchant sur le ventre des corps intermédiaires y compris du Parlement. D’ailleurs le gouvernement ne parle pas de négociation mais de concertation à chaque réforme. En gros, les interlocuteurs convoqués ne sont pas là pour modifier une orientation mais pour être informé éventuellement faire part de contre propositions  mais dont il ne sera pas tenu compte.

 

5-Un président des villes, pas des champs

 

Elevé  au lait  anglo-saxon (avec des expressions anglaises en toutes circonstances pour manifester cette modernité), pétri de technologie d’information et nourri de cultures hyper urbaines,  Macron ne  voit le développement de la France qu’à travers les grandes métropoles. Cela accentue la désertification du  territoire. La crise de l’agriculture, la suppression des bureaux de poste, des petits hôpitaux, des lignes SNCF, la limitation de vitesse idiote à 80 km/h partout et surtout l’objectif général de super Métropolisation font émerger un mécontentement grandissant dans les petites villes et les zones rurales

 

6- Un président politiquement hors-sol

 

Dernière faiblesse celle qui consiste pour Macron à adopter davantage une posture de monarque républicain que d’un président  d’Etat démocratique. Macron décide seul et de tout. Il ne tolère aucune contestation au sein du gouvernement ou au sein de la majorité parlementaire. Son parti en marche est une illusion. Ce parti n’a aucun rôle, aucune structure, aucune fonction de proposition. De ce fait,  le pouvoir central manque de retour de l’opinion locale, d’où des  orientations  trop technocratiques. Macron et son gouvernement doivent  non seulement entendre mais écouter les critiques, les sujétions, les propositions sinon il court le risque de retomber lourdement et aussi vite qu’il est monté au zénith.

 

7- un président condescendant

 

Le président est sans doute un bon technicien de l’économie mais sa dimension sociétale et affective manque d’épaisseur. Le président n’est pas un praticien de l’introspection. Bref, il est un peu trop sûr de lui d’autant qu’il s’enivre un peu de son propre parfum. Il a tendance à prendre le français moyen avec une certaine condescendance  et il adopte un profil donneur de leçons un peu limite. Un défaut général chez les techno d’en Marche qui ont un peu tendance à considérer qu’ils ont  seuls raison et que les autres ne comprennent rien.

 

La réussite de Macron et de son gouvernement est un impératif sinon il est vraisemblable que la France sera livrée en cas d’échec aux extrémistes et autres populistes. C’est rendre service à Macron et à la France que de souhaiter que son gouvernement reprenne contact avec la terre. La baisse de popularité et les résultats d’élections partielles constituent un rappel à l’ordre de la réalité.

 

 

Contestation sociale : Macron tient bon….. Mais pas dans les sondages

Contestation sociale : Macron tient bon….. Mais pas dans les sondages

 

Il toujours de bon ton pour un gouvernemenet de déclarer qu’il n’est pas impressionné par la mobilisation sociale ou par les baisse de popularité dans les sondages. Reste qu’il devra quand même en tenir compte. Macron dispose indiscutablement de la légitimité juridique par contre on ne peut se passer de la légitimité politique. Or il faut rappeler que Macron a été élu avec la même ambigüité que ses prédécesseurs. Chirac n’a pas été élu par adhésion à son programme mais par rejet  de  Jean Marie Le Pen, Hollande n’a pas été élu sur ses propositions mais par rejet de Sarkozy. Macron  a aussi été choisi par rejet de Marine Le Pen. Sans doute un quart des Français adhéraient réellement à ses propositions. D’où la nécessite de faire avec les acteurs économiques et sociaux, c’est à dire de tenir compte de leurs positions.   “Ces contestations ne sont pas de nature à conduire le gouvernement à revenir sur les engagements qui ont été pris durant la campagne et sur ce qui a d’ores et déjà commencé à être mis en œuvre”, a cependant  déclaré Macron  lors d’une conférence de presse à Bruxelles au côté d’Angela Merkel. Prié de dire quel serait l’impact des mouvements sociaux sur sa capacité à réformer l’Europe, le président français a déclaré après un Conseil européen : “l’impact n’existe pas”. Sans doute une inflexibilité de jeunesse chez celui qui jusque-là marchait un peu sur les nuages  mais qui devra redescendre sur terre, c’est à dire accepter des compromis car pour changer uen pays il convient toujours mieux, comme en Allemagne, de rechercher l’adhésion des acteurs. Pour preuve Darmanin commence à lâcher. Certes, il a confirmé le gel du point d’indice mais a concédé qu’ “Il y a des agents dans la fonction publique qui sont payés correctement et d’autres qui sont effectivement mal payés”, a-t-il dit sur Europe 1 en évoquant un “rattrapage” pour les infirmières ou les agents de catégorie C (la plus basse).

”.

Rappel du 11 février-Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Rappel du 11 février-Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

 

Publié le 11 février, 2018 dans politique0 CommentaireTags : attentionauxbaisseenmacronpopularitéprochainssondages.

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

 

 

Un article du 11 février qui annonçait la baisse constatée  le 18 janvier.

 

« Il semble que les services de l’Élysée soient aujourd’hui très attentifs même aux signes les plus légers de l’évolution de l’opinion publique. Certes l’amélioration économique est patente  mais elle est surtout ressentie pour l’instant par les chefs d’entreprise et les experts. Le ressenti de nombre de Français est différent car ils ne connaissent ils ne perçoivent pas de changement significatif en matière d’emploi et surtout concernant le pouvoir d’achat qui devient la préoccupation première. Cela d’autant plus que nombre de prix notamment de services ont augmenté depuis le 1erjanvier. Le mécontentement gagne donc doucement mais sûrement d’autant que certains conflits symboliques n’ont pas forcément été gérés avec la plus grande efficacité. Le gouvernement pense avoir mis fin habilement à ces conflits mais il a souvent fabriqué des mécontents. Le gouvernement a perdu un certain crédit auprès de certains retraités mais d’une manière plus générale des couches moyennes. ; Le pire peut-être c’est que si la vision économique est à peu près claire, par contre la perspective sociale est assez floue. Les dernières élections partielles de députés ont montré le recul de la république en marche. Un recul lié à l’environnement général mais aussi au manque d’implantation locale d’un parti qui n’existe qu’au plan national de manière très centralisée. Les prochains sondages pourraient donc confirmer l’érosion de la popularité de Macon et du gouvernement Les hôpitaux Selon un sondage BVA, Macron, Édouard Philippe et LREM  étaient  en baisse. En cause sans doute, la gestion  approximative de certains conflits et la décision concernant Notre dame des landes .Avec 47% de « bonnes opinions », le chef de l’État perd la moitié de ses gains enregistrés fin 2017 et 48% (+3) des Français interrogés ont désormais une « mauvaise opinion » de lui. Selon BVA, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a notamment entraîné une forte baisse de popularité d’Emmanuel Macron auprès des habitants de l’ouest de la France. La chute est encore plus sévère pour le Premier ministre, qui perd 7 points à 45% et retrouve sensiblement son niveau du mois d’octobre. 48% (+4) des personnes interrogées ont désormais une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe en tant que chef du gouvernement, selon cette enquête pour La Tribune et Orange.  Nicolas Hulot (39%, -1), Xavier Bertrand (35%, +3) et Alain Juppé (33%, =) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Bruno Le Maire (31%, +3), François Baroin (30%, -2) et Jean-Yves Le Drian (29%, -5). Quatre Français sur dix (41%, -6) ont par ailleurs une bonne opinion de La République en Marche, pourtant en net recul. Les Républicains perdent 2 points à 27%, La France insoumise (27%), Debout la France (25%) et le Front national (24%) sont stables et le Parti socialiste perd 2 points à 16%. »

 

*Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1.101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Il semble que les services de l’Élysée soient aujourd’hui très attentifs même aux signes les plus légers de l’évolution de l’opinion publique. Certes l’amélioration économique est patente  mais elle est surtout ressentie pour l’instant par les chefs d’entreprise et les experts. Le ressenti de nombre de Français est différent car ils ne connaissent ils ne perçoivent pas de changement significatif en matière d’emploi et surtout concernant le pouvoir d’achat qui devient la préoccupation première. Cela d’autant plus que nombre de prix notamment de services ont augmenté depuis le 1er janvier. Le mécontentement gagne donc doucement mais sûrement d’autant que certains conflits symboliques n’ont pas forcément été gérés avec la plus grande efficacité. Le gouvernement pense avoir mis fin habilement à ces conflits mais il a souvent fabriqué des mécontents. Le gouvernement a perdu un certain crédit auprès de certains retraités mais d’une manière plus générale des couches moyennes. ; Le pire peut-être c’est que si la vision économique est à peu près claire, par contre la perspective sociale est assez floue. Les dernières élections partielles de députés ont montré le recul de la république en marche. Un recul lié à l’environnement général mais aussi au manque d’implantation locale d’un parti qui n’existe qu’au plan national de manière très centralisée. Les prochains sondages pourraient donc confirmer l’érosion de la popularité de Macon et du gouvernement Les hôpitaux Selon un sondage BVA, Macron, Édouard Philippe et LREM  étaient  en baisse. En cause sans doute, la gestion  approximative de certains conflits et la décision concernant Notre dame des landes .Avec 47% de « bonnes opinions », le chef de l’État perd la moitié de ses gains enregistrés fin 2017 et 48% (+3) des Français interrogés ont désormais une « mauvaise opinion » de lui. Selon BVA, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a notamment entraîné une forte baisse de popularité d’Emmanuel Macron auprès des habitants de l’ouest de la France. La chute est encore plus sévère pour le Premier ministre, qui perd 7 points à 45% et retrouve sensiblement son niveau du mois d’octobre. 48% (+4) des personnes interrogées ont désormais une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe en tant que chef du gouvernement, selon cette enquête pour La Tribune et Orange.  Nicolas Hulot (39%, -1), Xavier Bertrand (35%, +3) et Alain Juppé (33%, =) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Bruno Le Maire (31%, +3), François Baroin (30%, -2) et Jean-Yves Le Drian (29%, -5). Quatre Français sur dix (41%, -6) ont par ailleurs une bonne opinion de La République en Marche, pourtant en net recul. Les Républicains perdent 2 points à 27%, La France insoumise (27%), Debout la France (25%) et le Front national (24%) sont stables et le Parti socialiste perd 2 points à 16%.

*Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1.101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Sondages : Quelle réformes pour la démocratie?

Sondages : Quelle réformes pour la démocratie?

Selon une enquête ViaVoice ,  ils sont   77 %  en faveur  une mesure obligeant  les élus à débattre d’un sujet ou à étudier une proposition de loi si une pétition a recueilli un nombre très important de signatures ». . Les Français interrogés sont aussi massivement nombreux (69 %) à souhaiter qu’une pétition puisse obliger à organiser un référendum si elle obtient un nombre important de signatures.  Interrogés sur des mesures qui figurent dans les projets du gouvernement, qui ambitionne de réformer les institutions en 2018, les sondés ont majoritairement approuvé la diminution du nombre de parlementaires (72 %), le non-cumul des mandats dans le temps (69 %) et l’introduction de la proportionnelle dans les assemblées élues (56 %). L’intégration du vote blanc dans les suffrages exprimés est aussi approuvée par les sondés (à 72 %). La confiance des Français dans la démocratie de leur pays s’est nettement améliorée selon cette étude : les sondés étaient 30 % à juger qu’elle fonctionnait bien en avril 2014, puis 36 % en septembre 2016 et 54 % fin décembre 2017. « De minoritaires, ils sont devenus majoritaires », insiste Aurélien Preud’homme, qui souligne que la progression est plus forte chez les 18-34 ans (voir page 10). « C’est le début d’un renversement de la perception des Français de leur démocratie »,

 

 

* Etude réalisée par Viavoice et financée par la Fondation Jean Jaurès et La Revue Civique. Interviews effectuées en ligne du 22 au 28 décembre 2017.

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