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Eric Zemmour, un historien qui tord l’histoire au service de ses obsessions

Eric Zemmour, un historien qui tord  l’histoire au service de ses obsessions

 

Le chercheur en relations internationales Benjamin Haddad analyse, dans une tribune au « Monde », la manière dont le candidat d’extrême droite à la présidentielle 2022 envisage la politique étrangère, à la lumière de son ouvrage « Mélancolie française », paru en 2010.

 

Tribune. 

 

Sur quelle lecture de l’histoire de France se fonde la politique étrangère d’Eric Zemmour ? Dans Mélancolie française (Fayard-Denoël), une méditation sur l’histoire diplomatique française parue en 2010, Zemmour dresse un portrait constamment décliniste, et souvent incohérent, de l’histoire de notre pays. Pas de grandeur gaullienne, l’histoire de France de Zemmour est jalonnée d’« échecs » et de « renoncements ». Les dirigeants franhttps://lemonde.sirius.press/articles/3249822/revisionsçais se trompent continuellement de combats, manipulés par leur propre aveuglement et par des dirigeants étrangers perfides, plus intelligents en somme.

Le déclassement n’a pas commencé il y a quarante ans – date à laquelle démarre son Suicide français (Albin Michel, 2014) –, ni en 1940, voire en 1815 ou en 1789. Dans l’œuvre de Zemmour, ce déclassement est inscrit dans l’ADN de notre pays depuis le « désastreux » traité de Verdun de 843, qui a partagé l’éphémère Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne.

Toute l’histoire de France se résume en un échec : l’ambition frustrée de reconstituer cet empire – « Rome », comme l’écrit Zemmour –, sous l’égide de Paris. Mise en échec par des « Carthage » [l’ennemi héréditaire de l’Empire romain] successives, en particulier les puissances maritimes commerciales – l’Angleterre, puis les Etats-Unis –, la France de Zemmour ne parvient jamais à reconstituer ses frontières naturelles et voit le monde se construire sans elle.

Lire Zemmour, c’est découvrir une obsession pour le déclin qui confine à la haine de soi, y compris lors d’épisodes victorieux de notre histoire. Le traité d’Utrecht de 1713, qui acheva la guerre de Succession d’Espagne et mit fin à l’encerclement Habsbourg de la France entre l’Autriche et l’Espagne, qui menaçait notre pays depuis Charles Quint ? Une aubaine pour l’Angleterre, qui émergera de ces divisions continentales comme la puissance dominante des mers.

La première guerre mondiale ? Une erreur : il eût fallu s’allier avec l’Allemagne contre la véritable ennemie, l’Angleterre.

Ce constat l’amène à des considérations stupéfiantes, comparables à sa réhabilitation de Vichy. Il en vient à regretter la victoire française lors de la première guerre mondiale contre une Allemagne qui aurait pu reconstituer l’unité carolingienne de l’Europe face au libéralisme anglo-saxon : « Notre plus grande “erreur” fut sans doute notre victoire héroïque de la bataille de la Marne. Alors nous aurions économisé un million et demi de vies (…). En cas de défaite française dès 1914, pas de révolution russe, pas de fascisme, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs, pas d’intervention américaine en 1917 ou en 1944. La pax germanica aurait régné sur le continent. » A noter que les interventions américaines sont mises au même rang que le nazisme ou la révolution russe…

Sondage Zemmour : début de campagne ratée pour 70 %

 

Selon une étude Odoxa-Backbone Consulting réalisée pour Le Figaro, 70 % des Français considèrent que le début de campagne de Zemmour est raté.

Le constat est d’ailleurs partagé y compris par les populations électorales ciblées par l’essayiste, que ce soit du côté des sympathisants Les Républicains (67%) ou de ceux du Rassemblement national (53%).

Son constat sur la réalité de la France séduit 4 Français sur 10 et parle particulièrement aux sympathisants LR (68%) et RN (71%). Mais ces derniers demeurent plus partagés sur les idées du candidat : 48% les trouvent bonnes, 51% pensent le contraire. Surtout, ils ne le voient pas à l’Élysée et ne lui reconnaissent pas la stature d’un président de la République – 79% pour les sympathisants LR ; 54% pour les sympathisants RN.

Zemmour ment à propos des juifs

La rhétorique dangereuse de Zemmour

 

Ce n’est pas Pétain qui a sauvé les juifs français, c’est la société française qui a « agi comme un garde-fou », rappelle, dans une tribune au « Monde », l’historien Jacques Semelin, qui compare la rhétorique du candidat d’extrême droite à celles des Serbes nationalistes en Bosnie et des idéologues hutu au Rwanda.

 

Vous vous présentez à la présidence de la République et vous commencez par tromper les Français sur un des points majeurs de l’histoire de France : durant l’Occupation nazie, si beaucoup de juifs n’ont pas été déportés, ce n’est pas grâce à Vichy, mais en dépit de Vichy. Dès 2014, vous vous étiez emparé de cette question jusqu’alors peu travaillée par les historiens : pourquoi une telle proportion de juifs (75 %), et en particulier de juifs français (85 %), ont-ils pu survivre en France ?

Vous qui vous targuez de culture historique, vous ne pouviez pas ignorer ces données, corroborées par plusieurs de mes pairs. Au lieu de cela, vous avez pioché des éléments très contestables chez un auteur peu reconnu par la communauté scientifique, tout en attaquant des historiens aussi rigoureux que Serge Klarsfeld.

Pour faire court, j’évoquerai les exemples du Danemark et de la France : les cas les plus représentatifs de la collaboration d’Etat. Dès 1940, le gouvernement danois, pourtant proche de l’occupant, déclare que Berlin ne peut toucher aux juifs, faisant valoir que ceux-ci font partie intégrante de la communauté nationale. Copenhague s’en tiendra à cette position qui rendra possible le sauvetage des juifs de ce pays.

Pétain, tout au contraire, publie, en 1940 puis en 1941, un premier puis un second statut des juifs, qui les met au ban de la société : il en dénaturalise plusieurs milliers et rend légal l’internement des juifs étrangers dans des camps. Tout est à l’avenant jusqu’à ce que, par étapes successives, le régime en vienne à arrêter des juifs français pour les livrer aux nazis.

Il est vrai que Vichy a d’abord visé en priorité les juifs étrangers, comme l’atteste la tragédie du Vél’d’Hiv. De concert avec l’occupant, les policiers français ont pour mission d’en arrêter au moins 27 000, mais ils en capturent exactement 12 884. Ce sont bien entendu 12 884 de trop, mais que s’est-il passé ? Paris a connu un mouvement de solidarité spontanée envers ces juifs, pour l’essentiel étrangers, grâce à des fuites en provenance de la Préfecture de police. Des milliers d’entre eux ont réussi à échapper aux mailles du filet avec la complicité d’une population choquée qu’on arrête femmes, enfants et personnes âgées. Cette aide est d’autant plus remarquable que la population était traversée par des préjugés xénophobes.

Ce soutien aux juifs étrangers s’exprime à nouveau en zone libre quelques semaines plus tard quand plusieurs hauts prélats catholiques élèvent des protestations, dont la plus connue est celle de l’archevêque de Toulouse, Jules Saliège. Le 23 août 1942, les églises de ce diocèse résonnent de son cri : « Les juifs sont des hommes, les juifs sont des femmes, les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux. » Vous oubliez d’en parler, M. Zemmour, alors que ces mots sont l’honneur de la France au pire moment : celui du génocide.

« JE N’AIME PAS TAPER SUR DES GENS DÉJÀ À TERRE » ( Bayrou à propos de Zemmour)

  »JE N’AIME PAS TAPER SUR DES GENS DÉJÀ À TERRE » ( Bayrou à propos de Zemmour)

Maintenant que Zemmour connaît de grandes difficultés politiques, il est évidemment de bon ton pour la classe politique et les journalistes de frapper l’homme à terre. Certes ces orientations méritent d’être démontées et sa vision contestée même si certains aspects de son constat sont pertinents.

Un jeu dans lequel François Bayrou ne veut pas s’inscrire estimant qu’il n’a pas tapé sur des gens déjà terre.

« C’est plus facile de critiquer les politiques que de s’avancer sur le ring et devenir soi-même un acteur du jeu. Je n’aime pas taper sur les gens qui sont déjà à terre. C’est un moment très difficile pour lui », a estimé le Haut-commissaire au Plan.

 

« Il a choisi des thèmes excessifs et la fébrilité qu’il a montré hier montre qu’il sent lui-même que ces thèmes ne correspondent pas à l’opinion. Il va avoir du mal pour les signatures (des maires) », a analysé François Bayrou.

 

 

Interview Zemmour: Bouleau (TF1) inquisiteur avec Zemmour et passe plat avec Macron

Interview Zemmour: Bouleau (TF1) inquisiteur  avec Zemmour et passe plat avec Macron

 

 

 

 

De l’avis  même d’Alain Duhamel ( qui ne passe pas véritablement pour un extrémiste de droite ! ) exprimé sur LCI hier, la tonalité du journaliste Gilles bouleau avait de quoi heurter lors  de l’interview d’Éric Zemmour. Alain Duhamel a rappelé qu’il ne partageait guère les orientations de Zemmour mais il n’a guère apprécié l’agressivité de Gilles Bouleau  d’ordinaire tellement insignifiant sur TF1. Alain Duhamel a considéré que le journaliste s’était trompé de sujet et n’avait pas fait son travail d’interrogation du candidat Zemmour. Gilles  bouleau s’ést surtout concentré sur le livre récent du polémiste. Effectivement on a connu Gilles bouleau beaucoup plus tolérant voir complice comme l’indiquait d’ailleurs le Figaro après l’interview du 14 juillet 2020.  »

 

« Pendant 44 minutes, Gilles Bouleau et Anne-Sophie Lapix ont interrogé Emmanuel Macron sur la situation sanitaire et économique de la France. ….. les premières minutes ont plutôt été calmes voire plates avec des questions quasiment passe-plat du duo de journalistes ». Il faut dire qu’en e la circonstance Anne-Sophie Lapix qu’on a connu plus mordante a aussi utilisé la condescendante brosse à reluire.

Politique-Tous gaullistes: de Zemmour à Hidalgo !

Tous gaullistes: de Zemmour à Hidalgo !

 

La prochaine cérémonie rendant hommage au général De Gaulle verra se réunir à peu près la quasi-totalité du monde politique ,extrême gauche exceptée. De Zemmour à Hidalgo en passant évidemment par les républicains, tous les candidats à l’élection de 2022 seront présents. Aujourd’hui De Gaulle est mis à toutes les sauces et tout le monde s’y réfère ou presque par manque sans doute de repères idéologiques et d’incarnation des valeurs. Même Zemmour sera présent lui qui défend le bilan de Pétain affirmant que ce dernier a sauvé la vie de juifs. Bref on sait que l’histoire sera réécrite chaque jour à la convenance parfois trop souvent de l’instrumentalisation qu’on en souhaite. « Challenges » note le véritable rapt politique du phénomène De Gaulle.

 

« Notre confrère Franz-Olivier Giesbert vient de publier Le sursaut (Gallimard), premier tome brillant d’une trilogie consacrée à l’histoire de la Vème République. Il s’agit d’abord d’une ode au Général de Gaulle. Une fois encore, Giesbert a saisi avant bien d’autres l’air du temps, à nouveau au gaullisme. Puisque « c’était mieux avant », c’était forcément mieux sous la férule du Général, un vrai chef, exclusivement mû par « les intérêts et la grandeur de la France », ce qui laisse entendre que ses successeurs, eux, ne l’étaient pas forcément… Cette façon de raconter l’Histoire politique récente est à la fois simplificatrice et enjolivée. Mais elle n’en est pas moins au cœur de l’actuelle campagne présidentielle. Une campagne où ils sont nombreux à vouloir s’approprier les mannes de de Gaulle. Et parfois cela ressemble à un détournement idéologique, à un rapt politique ». 

Le Pen propose le rassemblement à Zemmour

Le Pen propose le rassemblement à Zemmour

 

 

Marine Le Pen n’a pas fait de cadeau à Zemmour surtout après les incidents de Marseille. Non seulement elle a enfoncé son rival mais d’une certaine manière l’invite à boire le calice jusqu’à la lie en lui proposant le baiser de Judas et le rassemblement.

Pour la cheffe de file du Rassemblement national, Éric Zemmour n’a pas le profil de l’emploi«n’a pas l’air très à l’aise dans cet exercice». Si celui-ci «avait lancé sa candidature sur une promesse qui était celle de pouvoir battre Emmanuel Macron et donc de rassembler plus largement que moi», elle estime que «cette promesse aujourd’hui n’est clairement pas tenue». C’est pourquoi elle appelle le non-candidat à renoncer à sa candidature à la présidentielle. «Il est temps de faire le rassemblement pour pouvoir lancer cette campagne», estime-t-elle.

Elle a ajouté qu’il fallait bien se  »préparer le rassemblement le moment venu, soit avant soit après le premier tour». Un rassemblement qu’elle souhaite d’autant plus que les sondages la placent désormais nettement devant Zemmour,

Pour enfoncer un peu plus Zemmour, Marine Le Pen a évoqué la problématique du nombre de signatures à recueillir pour valider une candidature présidentielle. Marine LE pen  affirme qu’elle dispose d’ores et déjà de 300 signatures ce qui évidemment est loin d’être le cas de Zemmour.

 

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Sondage présidentielles : Le Pen nettement devant Zemmour

Sondage présidentielles   : Le Pen nettement devant Zemmour

Eric Zemmour est seulement  crédité de 12 % des intentions de vote (-1 point) quelque soit le candidat des Républicains, et se voit même devancé d’un point par Xavier Bertrand, selon le sondage PrésiTrack d’OpinionWay pour Les Echos, CNews et Radio Classique, publié jeudi.

 

Marine Le Pen est quant à elle créditée de 19 à 21 % (+1 %) et Emmanuel Macron de 24 à 25 % au premier tour de la présidentielle.

 

Chez les Républicains, Xavier Bertrand obtient 13 %, Valérie Pécresse 11 % et Michel Barnier 9 %, tandis qu’à gauche Jean-Luc Mélenchon est à 9 %, Yannick Jadot à 8 % et Anne Hidalgo à 5/6 %.

 

Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait avec 56 % (-2) contre 44 % (+2) pour Marine Le Pen.

 

Seules 6 % des personnes interrogées estiment qu’Eric Zemmour, qui n’a pas déclaré sa candidature, sera élu président le 24 avril contre 14 % pour la présidente du Rassemblement national (RN) et 43 % pour le président sortant.

A ce stade, 48 % des sondés disent s’intéresser à la campagne tandis que 50 % ne le sont pas encore. Les enjeux de la présidentielle sont le pouvoir d’achat pour 52 % d’entre eux (-2 points), la protection sociale (50 %, +2), puis la sécurité (44 %, +3).

 

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

 

Sondage réalisé du 15 au 17 novembre en ligne, auprès d’un échantillon de 1.454 personnes inscrites sur listes électorales, issu d’un échantillon de 1.521 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur entre 1,1 et 2,6 points.

Sondage 2022 : soudain Zemmour s’écroule !

 Sondage 2022 : soudain Zemmour s’écroule !

 

Il y a encore quelques jours, plusieurs instituts de sondage plaçaient Zemmour devant Le Pen. Mais d’un coup dans le sondage d’Opinion Way  pour les Échos, le polémiste s’écroule. Non seulement ils se retrouve largement derrière Marine Le Pen mais aussi derrière le candidat des républicains.

Même avec la marge d’erreur, Eric Zemmour apparaît surtout très loin de menacer Marine Le Pen, créditée de 19 % à 21 % des voix (en hausse d’un point), et Emmanuel Macron, à 24-25 %. « Sa dynamique est interrompue. C’est un avertissement », analyse Bruno Jeanbart, le vice-président d’OpinionWay. « Il y a une forme de lassitude. Le phénomène Eric Zemmour n’est plus un phénomène. Il ne suffit plus, en soi, à centrer la campagne autour de lui », poursuit-il, jugeant la période « compliquée » pour lui.

Seuls 20 % des Français l’estiment « capable de gouverner le pays de 2022 à 2027 ». Contre 34 % pour Marine Le Pen  .A peine 6 % des personnes interrogées pensent qu’Eric Zemmour sera élu à l’Elysée, quand Marine Le Pen est à 14 % (en hausse de 2 points).

Le problème des sondages est à la fois politique et méthodologique. Politique car ces enquêtes sont commandées par des grands médias détenus par des financiers qui ont intérêt selon les cas à pousser ou au contraire à enfoncer tel ou tel candidat. Le second problème et méthodologique puisqu’en réalité de leur de 50 % de la population n’est pas certaine d’aller voter. Les échantillons ne sont donc pas représentatifs .

Il est probable que dans les semaines et les mois à venir on assistera à de fortes variations des sondages correspondants à la pression de certains intérêts économiques et financiers.

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Tous gaullistes: de Zemmour à Hidalgo !

Tous gaullistes: de Zemmour à Hidalgo !

 

La prochaine cérémonie rendant hommage au général De Gaulle verra se réunir à peu près la quasi-totalité du monde politique ,extrême gauche exceptée. De Zemmour à Hidalgo en passant évidemment par les républicains, tous les candidats à l’élection de 2022 seront présents. Aujourd’hui De Gaulle est mis à toutes les sauces et tout le monde s’y réfère ou presque par manque sans doute de repères idéologiques et d’incarnation des valeurs. Même Zemmour sera présent lui qui défend le bilan de Pétain affirmant que ce dernier a sauvé la vie de juifs. Bref on sait que l’histoire sera réécrite chaque jour à la convenance parfois trop souvent de l’instrumentalisation qu’on en souhaite. « Challenges » note le véritable rapt politique du phénomène De Gaulle.

 

« Notre confrère Franz-Olivier Giesbert vient de publier Le sursaut (Gallimard), premier tome brillant d’une trilogie consacrée à l’histoire de la Vème République. Il s’agit d’abord d’une ode au Général de Gaulle. Une fois encore, Giesbert a saisi avant bien d’autres l’air du temps, à nouveau au gaullisme. Puisque « c’était mieux avant », c’était forcément mieux sous la férule du Général, un vrai chef, exclusivement mû par « les intérêts et la grandeur de la France », ce qui laisse entendre que ses successeurs, eux, ne l’étaient pas forcément… Cette façon de raconter l’Histoire politique récente est à la fois simplificatrice et enjolivée. Mais elle n’en est pas moins au cœur de l’actuelle campagne présidentielle. Une campagne où ils sont nombreux à vouloir s’approprier les mannes de de Gaulle. Et parfois cela ressemble à un détournement idéologique, à un rapt politique ». 

Sondage 2022: Zemmour devant Le Pen

Sondage 2022: Zemmour devant Le Pen

 

L’écart est mince mais l’hypothèse de Zemmour devant Le Pen  au premier tour devient possible . Pendant Pour la première fois Zemmour ne devance Le Pen que d’un point c’est-à-dire dans la marge d’erreur. De cette campagne, le baromètre IFOP-Fiducial pour LCI et Le Figaro place le pas-encore-candidat au second tour. Dans l’hypothèse d’une candidature de Xavier Bertrand à droite, il devancerait Marine Le Pen (17 contre 16%). L’essayiste reste en revanche loin derrière le président Emmanuel Macron qui domine ses concurrents avec 25% des intentions de vote.

Chez les républicains, Xavier Bertrand, apparaît comme le mieux placé à droite (13%). ll ferait mieux que l’ex-commissaire européen, Michel Barnier (10%), ou la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (9%). Un premier débat entre les cinq candidats aura lieu ce lundi soir sur LCI. La gauche, elle, est marginalisée autour de 25 %.

Aucun candidat de gauche ne parvient en revanche à dépasser la barre des 10%. Jean-Luc Mélenchon est donné à 8,5%, devant le candidat écologiste Yannick Jadot (7%) et la socialiste Anne Hidalgo (5%). L’ancien ministre de François Hollande, Arnaud Montebourg, est de son côté promis à 2,5%, au même niveau que Nicolas Dupont-Aignan, le candidat de Debout la France. Les deux devancent de peu le communiste Fabien Roussel à 2%.

Le piège identitaire de Zemmour» –(Aurélien Véron)

Le piège identitaire de Zemmour» –(Aurélien Véron)

 

« A l’instar de la gauche intersectionnelle, la droite identitaire essentialise les gens en fonction de critères religieux, ethniques ou d’orientation sexuelle », écrit Aurélien Véron ( L’Opinion)

 

 

Plus personne ne doute du sérieux de la candidature d’Eric Zemmour. Son émergence rapide du rang de polémiste à celui de candidat possible du second tour de la présidentielle ne doit rien au hasard. Il a élaboré une stratégie robuste avec ses alliés bien en amont. Le directeur éditorial de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune, avait déjà annoncé la couleur en 2015 avec son livre Une élection ordinaire.

Ensuite, Eric Zemmour rassure des Français en pleine crise existentielle. Il s’adresse à leurs émotions plutôt qu’à leur raison. En réponse à la colère et au sentiment d’humiliation de citoyens désorientés, son récit offre une fierté retrouvée. Enfin, il aborde des inquiétudes bien réelles et soulage un électorat anxieux par un discours aussi radical qu’une baguette magique. Pourtant, le candidat Zemmour se contente de s’attaquer aux effets d’une crise dont il ignore volontairement les causes.

Eric Zemmour profite de l’hypertrophie identitaire contemporaine. La téléréalité, les émissions populaires et les réseaux sociaux ont érigé en héros des temps modernes des inconnus dépourvus de talent mais suffisamment hauts en couleur pour que le grand public s’identifie à eux.

Dans le rejet croissant des élites, nous acceptons de moins en moins l’écart entre la valeur que nous nous attribuons et celle que la société nous renvoie. Chacun en est venu à exiger non seulement son quart d’heure de célébrité, mais aussi une reconnaissance par la société de sa propre valeur comme équivalente, voire supérieure à celle d’un capitaine d’industrie, d’un prix Goncourt ou d’un Nobel de physique.

Cette dissolution de la hiérarchie traditionnelle du talent et du mérite nourrit la défiance à l’égard de la science et du savoir qu’on retrouve chez les Gilets jaunes et les opposants au passe sanitaire. Elle alimente aussi un sentiment d’injustice et son corollaire, l’attente victimaire de réparation. Ces revendications identitaires sont le moteur du populisme. A l’instar de la gauche intersectionnelle, la droite identitaire essentialise les gens en fonction de critères religieux, ethniques ou d’orientation sexuelle. Ces deux faces d’une même mécanique séparatiste substituent leurs hiérarchies respectives des identités à l’universalisme républicain.

Fractures. Eric Zemmour aborde néanmoins de vraies inquiétudes collectives autour des fractures territoriales, culturelles et économiques. 61% des Français estiment qu’on « ne sent plus chez soi » (étude Fondation Jean-Jaurès & Institut Montaigne, septembre 2021). Mais il cherche à imposer l’impact migratoire au premier rang en gommant les bouleversements dus à la mondialisation, au choc de la pandémie et à l’angoisse environnementale. Son approche de l’immigration ignore ses succès et ses influences positives sur la France pour se focaliser exclusivement sur la ghettoïsation de quartiers entiers où l’intégration s’est enrayée.

Il est vrai que la concentration excessive d’immigrés nord-africains et subsahariens et de leurs descendants dans des cités délabrées est un drame pour l’ensemble du pays. Coupées de l’influence française, leurs valeurs et leurs cultures importées ont repris le dessus avec la place dominante de la famille étendue, la défiance à l’égard des inconnus, le statut de la femme et des coutumes parfois incompatibles avec les nôtres. La déscolarisation et le chômage de masse ont achevé le travail de désintégration sociale. Les trafics et l’islamisme ont comblé le vide laissé par un Etat défaillant et une économie en panne.

Notre crise identitaire collective provient d’abord du fait que notre modèle économique et social est inadapté aux enjeux de la mondialisation et des révolutions en cours

Ni la fermeté préconisée à juste titre dans la répression des violences urbaines et des trafics, ni la lutte nécessaire contre l’islamisme ne changeront la trajectoire de notre pays. Pas plus qu’un frein à l’immigration. Notre crise identitaire collective provient d’abord du fait que notre modèle économique et social est inadapté aux enjeux de la mondialisation et des révolutions en cours. Le poids des normes et règlementations, des charges sociales, des taxes et de la bureaucratie a tout simplement et bloqué le développement de nos entreprises moyennes et intermédiaires à fort potentiel.

Nous avons perdu la plupart de nos industries. L’ascenseur social est en panne depuis plus de vingt ans avec un niveau scolaire PISA en chute libre. Les classes moyennes souffrent d’un vrai déclassement tandis que notre pays s’appauvrit avec une dette qui approche les 115 % du PIB.

En fin de compte, que propose le candidat Zemmour ? Antilibéral assumé, il défend le rôle central de l’Etat dans tous les domaines, y compris économiques. En bon charlatan, il préconise l’élixir à l’origine même de la déliquescence de notre pays. Nous devons lui rappeler que l’identité ne se décrète pas, pas plus qu’elle se fabrique sur le dos de victimes sacrificielles.

C’est un processus long qui repose sur une dynamique économique, culturelle et sociale favorable. L’urgence consiste par conséquent à remettre en marche les rouages de la prospérité, et par là même de l’intégration. En le prenant à contrepied sur ce terrain, la droite a une belle occasion de revenir au centre du débat avec une thérapie économique choc capable de redresser le pays.

Aurélien Véron est conseiller de Paris, porte-parole du groupe Changer Paris (Républicains, centristes et indépendants), et conseiller métropolitain.

 

Supprimer le permis à points: La démagogie criminelle de Zemmour

Supprimer le permis à points: La démagogie criminelle de Zemmour

 

Un nouveau dérapage de Zemmour  qui propose de supprimer le permis à points. Une mesure évidemment totalement démagogique quand on sait que cette disposition a notamment permis une chute assez significative de la sécurité routière. Certes elle ne saurait être le seul moyen de répondre totalement à la problématique mais elle constitue un moyen dissuasif de déroger aux règles de circulation

 

En 2019, 3 498 personnes ont été tuées sur les routes de France (y compris outre-mer) (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière – données définitives) soit +0,3 % par rapport à 2018. Ce résultat doit néanmoins être mis en perspective avec la division par deux du nombre de tués entre 2000 et 2010 et la baisse de – 18,1 % depuis 2010. La réduction du nombre des victimes sur nos routes est pour partie liée à l’activité de contrôle des forces de l’ordre combinée au dispositif du permis à points instauré en 1992.

Le système du permis à points en France a été institué par la loi n° 89-469 du 10 juillet 1989 relative à diverses dispositions en matière de sécurité routière et en matière de contraventions. Il est entré en vigueur le 1er juillet 1992, quand l’insécurité routière provoquait plus de 9 000 morts chaque année. Il a largement contribué à réduire le nombre de tués (et deux blessés) à environ 2500 morts en 2020.
Le permis à points constitue un instrument privilégié du dispositif de prévention et de lutte contre la sécurité routière.

 

. En réponse à ces mesures contraignantes, le non-candidat propose de supprimer le permis à points, «parce que ça ne sert à rien».

La rhétorique Zemmour

La  rhétorique Zemmour

 

Indéniablement, l’ascension de Zemmour dans les sondages constitue un événement assez inédit. Dans les médias, beaucoup d’abord considéraient  cette  progression commun phénomène passager, une sorte de bulle électorale qui devait éclater comme celle de Balladur ou de Chevènement. La persistance de la tendance oblige désormais certains politistes à considérer que cette envolée cessera sitôt que Zemmour déclarera officiellement sa candidature. Beaucoup pensent aussi que Zemmour  manifeste une grande faiblesse programmatique en dehors de la question migratoire. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’il n’a aucun programme. Seul l’avenir permettra d’évaluer la pertinence de ces appréciations. On peut cependant aborder la question fondamentale de la rhétorique de Zemmour. Cette rhétorique présente plusieurs caractéristiques :

–la clarté expression

–l’énoncé de faits indiscutables et partagés par l’opinion publique

–la généralisation outrancière voire caricaturale de ces faits

- la réduction des facteurs explicatifs de tous les phénomènes à la question migratoire

–des orientations radicales et irréalistes.

 

La clarté d’expression

Depuis des années,  la rhétorique des énarques a gagné l’ensemble des milieux politiques ou presque. Rien d’étonnant à cela car la plupart des partis sont maintenant noyautés par les élèves de l’ENA ( et les salles d’attente que constituent les nombreux instituts d’études politiques). En outre et surtout, le monde politique a adopté le langage abscons de l’énarchie qui dissimule derrière une approche scientiste à la fois un manque de compétence technique et un manque de connaissance des réalités socio-économiques. Pour parler simplement,  la dialectique énarchique vise surtout à ne pas trancher et en endormir l’interlocuteur. Rien d’étonnant à cela car l’ENA au départ est surtout destinée à former des préfets et non des dirigeants politiques. Zemmour , lui aussi, est un produit de Sciences-po mais il s’est débarrassé des oripeaux langagiers des clercs de la politique. Il parle clair et y compris jusqu’au simplisme voire à la caricature. Mais tout le monde y trouve son compte précisément les populistes qui ne veulent pas s’encombrer d’analyse complexe mais aussi les plus évolués qui apprécient les références historiques et littéraires de Zemmour qui donnent un crédit pseudo scientifique un discours un peu brutal et trop simplifié. Le grand avantage de Zemmour, c’est de parler comme on s’exprime dans la vraie vie sans périphrase, sans  contour inutile. Enfin Zemmour n’hésite pas à emprunter à la rhétorique marxiste qui utilise la terreur du vocabulaire pour disqualifier l’adversaire:  » c’est faux, vous avez tort, vous n’avez rien compris, je vais vous expliquer ! » Ou quand l’anathème remplace l’argument!

Des  fait indiscutables

La rhétorique de Zemmour s’appuie au départ sur des faits indiscutables : exemple le déclin économique, l’immigration incontrôlée ou encore l’écroulement de notre système de formation. Sur l’aspect le plus controversé par ses adversaires à savoir l’immigration incontrôlée et la mise en cause de la laïcité, un récent sondage a montré que plus de 60 % des Français partageaient cette inquiétude. Nombre d’observateurs tentent de minimiser l’ampleur et la nature de ces craintes. D’après eux, seulement quelques quartiers seraient concernés en France. Certainement des quartiers dont ils ignorent tout et dans lesquels ils n’ont pas résidé, ni eux, ni leurs familles ni leur entourage. Or pas moins sans doute  1000 quartiers sont contaminés par l’insécurité, la drogue et le changement sociologique et sociétal. Les métropoles, les grandes villes mais aussi les villes moyennes sont concernées. Contester ces faits réels ne fait que renforcer la crédibilité du discours de Zemmour.

Une généralisation outrancière

La technique de Zemmour consiste à partir de faits réels mais de les amplifier et de les généraliser. Ainsi par exemple parle-t-il de guerre civile ou de dictature. Une sémantique complètement exagérée et une méthodologie grossière. S’il faut effectivement reconnaître des insuffisances, des déclins, des faiblesses, on ne peut cependant en conclure que le pays connaît une forme de libanisation, d’affrontements guerriers et de dictature. Même si par exemple les outrances de l’éco féminisme gagnent du terrain ( plus généralement la cancel culture ou le wokisme) ; il s’agit encore surtout d’un phénomène à la fois élitiste et marginal. Une idéologie à contester mais qui est loin d’avoir aboli les valeurs traditionnelles majoritaires dans la société. Des thèses portées par des gauchistes comme Sandrine Rousseau, écolo bobo qui n’a même pas été capable d’être élue représentante d’Europe écologie les Verts. Un parti qui de toute manière ne recueillera qu’autour de 10 % des suffrages aux présidentielles et encore. Zemmour se refuse à faire des analyses pertinentes du type coût bénéfice, avantages inconvénients, progrès et régression.

La réduction de tous à la question migratoire

Avec Zemmour, les sujets peuvent varier mais le facteur explicatif est unique à savoir l’immigration. Qu’il s’agisse de thèmes sociétaux, économiques, sociaux, politiques, ou culturels tout est imputable à la question migratoire. Certes l’absence de maîtrise de ces flux est responsable de faiblesses et même de régression mais on ne saurait lui imputer la responsabilité de toutes nos insuffisances. Un exemple celui du poids de l’État et de la fonction publique. Le nombre de fonctionnaires est loin d’être totalement dicté par la problématique migratoire. C’est une maladie bien française qui confond intérêt général, outil du service public et statut des institutions et des personnels. De la même manière, l immigration n’est pas responsable du noyautage des institutions et des partis politiques par les élèves de l’ENA. De même, pour  le manque de compétitivité et de productivité de la population active du pays.

Radicalisme et irréalisme des propositions

Face à ce qu’il appelle le grand remplacement Zemmour propose la rémigration. Notons cependant que depuis qu’il perce dans les sondages, il a beaucoup adouci son orientation en parlant maintenant de contrôle de l’immigration. Il s’est évidemment aperçu du caractère irréaliste de son orientation. De la même manière en matière économique, les analyses de Zemmour conduiraient au retrait de l’union européenne  et à l’abandon de l’euro. On voit mal en effet l’Union européenne nous accorder les bénéfices économiques notamment monétaires sans en respecter les règles. Du coup dans ce domaine aussi Zemmour s’est aperçu de l’outrance de ses préconisations. Il maintient sa critique radicale de l’Europe mais fais-lui « en même temps » en proposant que la France demeure dans l’Union et conserve l’euro.

 

En conclusion, il serait temps que les adversaires de Zemmour se mettent à la hauteur de l’efficacité de la rhétorique du polémiste. Le bla-bla énarchique est de ce point de vue obsolète. Mais on ne pourra combattre Zemmour qu’ avec davantage de clarté mais aussi davantage de pertinence et de détermination. Pour déconstruire le discours de Zemmour il faut d’abord en comprendre la logique mais lui opposer aussi une vision crédible, partagée et compréhensible. Bref il faudra pour cela des adversaires de Zemmour plus forts, plus crédibles  que lui sur le fond comme sur la forme. Pour l’instant ceux qui se sont affrontés à lui ce sont plutôt grillés  les ailes y compris  un Mélenchon qui ne manque pourtant pas de culture,  de bagout et d’outrances.

 

GRB

Éric Zemmour : une coalition hétéroclite d’oppositions

Éric Zemmour : une coalition hétéroclite d’oppositions

 

Les nouveaux leaders populistes ne visent pas à unir autour du plus petit dénominateur commun mais à surexciter les passions du plus grand nombre possible de groupuscules pour les additionner, analyse, dans une tribune au « Monde », Giuliano da Empoli, politiste et dirigeant du think tank Volta, à Milan.

 

Tribune.

« En matière politique, les possibles ne sont pas infinis, mais beaucoup plus larges que l’on croit. » Sa longue fréquentation du laboratoire italien a appris à l’historien Patrick Boucheron à manier avec prudence les innombrables soubresauts de la politique dont il a l’habitude de retracer l’histoire dans ses livres.

Au contraire, les observateurs qui considèrent le presque candidat Eric Zemmour comme « trop extrême », ou « trop clivant » pour aspirer au second tour de la présidentielle ou même à l’Elysée, paraissent avoir oublié que, au sud des Alpes, un mouvement fondé par un comique et un webdesigner est toujours le premier parti au Parlement.

Il fut un temps où le jeu démocratique avait une tendance centripète. A cette époque, le candidat qui voulait réunir une majorité devait s’adresser à l’électeur moyen avec des messages modérés, vers lesquels pouvait converger le plus grand nombre d’électeurs possible. Au niveau des médias, c’était le temps du « Journal de 20 heures », des tribunes politiques et du silence électoral.

Aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. Une nouvelle génération de leaders nationaux-populistes a importé en politique la logique des grandes plates-formes Internet, qui ne s’intéressent pas à la véracité ou à la cohérence de l’ensemble des contenus qu’elles véhiculent, mais uniquement à l’impact immédiat qui se traduit en clics et en likes. Et qui récompensent les contenus les plus incendiaires, pénalisant systématiquement la fadeur des modérés.

 

Pour ces nouveaux entrepreneurs politiques, le jeu ne consiste plus à unir les gens autour du plus petit dénominateur commun mais, au contraire, à surexciter les passions du plus grand nombre possible de groupuscules pour ensuite les additionner. Afin de conquérir une majorité, ils ne cherchent pas à converger vers le centre, mais bien à enflammer les extrêmes, parce qu’ils savent que, à certains moments, il arrive que des minorités intolérantes fassent l’histoire.

Comme l’a bien vu l’auteur du Cygne noir (Les Belles Lettres, 2012), Nassim Nicholas Taleb, une minorité intolérante est totalement inflexible et ne peut changer d’idée, tandis qu’une partie significative du reste de l’opinion est plus malléable. Si les conditions sont favorables et que le prix n’est pas trop élevé, cette dernière peut décider de s’aligner sur la minorité intolérante et le basculement peut s’opérer à une vitesse incroyable, comme cela fut le cas en Italie à l’occasion de la fermeture des ports décrétée par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, en juin 2018.

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