Archive pour le Tag 'Zemmour'

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Présidentielle 2022 : Marion Maréchal avec Zemmour ?

Présidentielle 2022 : Marion Maréchal avec  Zemmour ?

 

Il est clair que Marion Maréchal Le Pen ne soutiendra pas Marine Le Pen. Reste à savoir si elle pourrait soutenir Éric Zemmour très proche d’elle sur le plan politique. Une éventuelle adhésion de Marion Maréchal au mouvement de Zemmour précipiterait sans doute la chute de Marine Le Pen et l’éclatement de son parti notamment lors  des législatives. Or c’est sans doute ce second objectif qui est surtout visé par Éric Zemmour : à savoir recomposer l’extrême droite d’abord ensuite établir des liens plus étroits avec la droite classique . Éric zemmour  vise la constitution d’un groupe parlementaire solide avec ou sans l’appui de Marine Le Pen appelée pour lui à disparaître du paysage politique

 «Si je soutiens Éric, ce n’est pas juste pour passer une tête et dire coucou : ça veut dire revenir en politique et donc quitter l’Issep. C’est un vrai choix de vie, une décision lourde», explique Marion Maréchal

Car pourquoi rejoindre un candidat du «camp national» qui tourne autour de 12-13% dans les sondages alors que Marine Le Pen – après une période de mou en septembre-octobre - a repris un certain ascendant politique ? Pour Marion MaréchalÉric Zemmour «a fait beaucoup de progrès dans la posture, le ton, la gravité». Sa décision officielle n’est pas prise mais son cœur balance pour Zemmour

Élection de Biden : Zemmour émet des doutes !

 

Élection de Biden : Zemmour émet des doutes !

 

 

 

Il est clair que Zemmour entretient des relation un peu compliquées avec la démocratie puisque notamment il s’interroge sur la légalité de l’élection du président Biden aux États-Unis. Notons qui n’a pas les mêmes états d’âme  vis-à-vis du président russe (pays où toute opposition et interdite )

Éric Zemmour exprime ses «doutes vis-à-vis de l’élection de Biden ». «Je n’en sais rien, je n’ai pas de preuves, je ne peux pas m’avancer, j’étais à des milliers de kilomètres», commence par expliquer le leader nationaliste.

Selon lui, ce ne serait pas une nouveauté. «J’ai le souvenir que l’élection de John Kennedy en 1960 avait été volée, (…). celle de Georges Bush Junior en 2000 avait été volée», ajoute le candidat à l’élection présidentielle. Lequel prête donc flanc à toutes les théories du complot qui stipulent que l’élite américaine a «volé» l’élection contre le peuple qui aurait majoritairement voté pour Donald Trump. Zemmour qui a l’habitude de rhabiller l’histoire afin qu’elle colle à ses propres convictions y compris complotiste!

S’il était élu à la présidence de la République, Éric Zemmour l’affirme : il traitera avec tout le monde. «Je suis adepte de la realpolitik, c’est-à-dire que je prends les autres États comme ils sont. Je ne fais pas de leçons de morale, je ne juge pas les autres (…). Joe Biden est élu, il est le président des États-Unis, donc je ne connais que Joe Biden», explique-t-il.

Mercato politique : Gilbert Collard rejoint Zemmour

Mercato politique : Gilbert Collard rejoint Zemmour

Gilbert Collard change aussi de maillot. Après le ralliement du député européen Jérôme Rivière, ce mercredi, suivi de près par l’ancien porte-parole de Génération identitaire, Damien Rieu, c’est au tour de l’avocat Gilbert Collard de quitter le Rassemblement national (RN) pour rejoindre Éric Zemmour. Il sera aux côtés de l’essayiste lors de sa réunion publique, ce samedi à Cannes.

 

Couches populaires : Le Pen ratisse plus large que Zemmour

Couches populaires : Le Pen ratisse plus large que Zemmour

L’institut Kantar Public a interrogé, pour « Le Monde » et Franceinfo, plus de 1 000 personnes en face à face et à leur domicile, sur l’image qu’ils ont des deux candidats d’extrême droite. Le directeur international des études politiques de l’institut a répondu, lundi, à nos lecteurs.

Tout en étant visible sur les mêmes thèmes, il se peut que Mme Le Pen apparaisse sur ses propositions moins isolée et plus en phase avec les attentes d’un électorat plus large que le sien, et avec des propositions émises par d’autres qu’elle, ce qui la marginalise moins. L’une des hypothèses auxquelles notre baromètre invite est que la candidature et les positions d’Eric Zemmour concourent à faire apparaître Marine Le Pen moins extrémiste. Il est aussi à noter qu’elle a infléchi ses positions sur l’Europe par rapport à 2017, notamment sur la sortie de l’euro, proposition qui n’était pas partagée par ses propres électeurs.Mme Le Pen s’est, par ailleurs, efforcée d’adoucir son image personnelle. De fait, en ce début d’année présidentielle, elle apparaît un peu plus « sympathique et chaleureuse » (pour 33 % des personnes interrogées, contre 29 % l’an dernier). Mais elle reste moins bien perçue qu’au début de sa présidence du RN. En 2014, 40 % des sondés la trouvaient sympathique.

Peut-on dire qu’il y a encore et toujours un plafond de verre pour Marine Le Pen ?

Le plafond de verre s’applique toujours pour l’essentiel. La proportion de sondés qui se disent en accord avec les idées du Rassemblement national, 29 % en ce début d’année, reste en deçà de son maximum (34 % en 2014), et le rejet de Marine Le Pen, dont 50 % considèrent qu’elle représente « un danger pour la démocratie » la distingue du reste des leaders politiques (31 % pensent la même chose d’Emmanuel Macron, et 29 % de Jean-Luc Mélenchon).

A cet égard, notre baromètre montre quelques fissures : la proportion de sympathisants LR qui verraient d’un bon œil des alliances avec le RN (47 % ) augmente de 14 points par rapport à l’an dernier. Et la volonté de lui faire barrage est aussi limitée : seule la moitié des sympathisants de gauche souhaitent un retrait au profit du candidat le mieux placé pour empêcher l’élection d’un député RN dans une circonscription.

Marine Le Pen paie-t-elle toujours son débat manqué de 2017 face à Macron ?

Oui, c’est flagrant lorsque l’on observe l’évolution de son image dans ce baromètre depuis près de dix ans maintenant : Marine Le Pen n’a pas restauré sa crédibilité abîmée lors de sa défaite. Aucune des qualités testées ne lui est attribuée dans les mêmes proportions qu’avant 2017, et la cassure est très nette et s’est produite il y a cinq ans concernant les qualités qui font un bon dirigeant : 65 % la jugent volontaire, alors qu’ils étaient 80 % en 2017, et 52 % capable de prendre des décisions, contre 69 % en 2017.

Sa capacité à ressembler au-delà de son camp s’est aussi détériorée, mais il faut noter que c’était déjà le cas avant la dernière présidentielle. De ce point de vue, la stratégie « seule contre tous » a pu lui porter préjudice. Là où les alliés européens de Mme Le Pen ont pu se porter au pouvoir, notamment en Italie et en Autriche, ou au niveau régional en Espagne, ils l’ont fait en alliance avec la droite classique, et non en opposition frontale.

Mercato politique : Jérôme Rivière (RN) rejoint Éric Zemmour

Mercato politique : Jérôme Rivière (RN)  rejoint Éric Zemmour

Encore un qui a fréquenté pas mal de partis politiques à droite et à l’extrême droite et un dernier ressort le rassemblement national. Cette fois il va signer chez Éric Zemmour.

 

le parlementaire, responsable du groupe Rassemblement national au Parlement européen rejoint le mouvement d’Éric Zemmour ; il  avait déjà quitté, en 2007, l’UMP pour le MPF de Philippe de Villiers, avant de rejoindre le Front national en 2015.

 

Jérôme Rivière, le président de la délégation Rassemblement national (RN) au Parlement européen, estime que : «Marine Le Pen n’est pas en situation de gagner l’élection présidentielle. La situation de la France est trop inquiétante pour participer à une campagne présidentielle en étant résigné à un échec.

Sondage Présidentielle : 21 % souhaitent la victoire de Le Pen, 8 % celle de Zemmour

 

Sondage Présidentielle : 21 % souhaitent la victoire de Le Pen, 8 % celle de Zemmour

D’après le sondage Kantar Public pour franceinfo et « Le Monde », la candidate du RN est donc perçue comme moins extrême que l’ancien journaliste. Le nombre de Français qui souhaitent la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle est limité (21 %) mais nettement supérieur à la proportion qui exprime le même souhait s’agissant du polémiste (8 %). Par ailleurs, 29 % des Français jugent probable que Marine Le Pen soit élue présidente de la République, alors que 10 % font le même pronostic pour Éric Zemmour.

La moitié des Français (50 %) considèrent la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen comme « un danger pour la démocratie », contre 62 % pour le candidat de « Reconquête! » Éric Zemmour, selon le baromètre annuel de l’image du Rassemblement national réalisé par Kantar Public pour franceinfo et Le Monde, publié lundi 17 janvier.

À moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, 40 % des Français, soit 9 points de moins qu’en février 2019, considèrent Marine Le Pen comme la représentante d’une « extrême droite nationaliste et xénophobe », alors qu’ils sont 64 % des Français à considérer Éric Zemmour comme tel.

Sur  les idées politiques, la part de Français qui estiment qu’il y a « trop d’immigrés en France » (47 %, +1 point depuis mai 2021) ou « qu’on ne se sent plus vraiment chez soi en France » (39 %, -1 point depuis mai 2021) restent stables et inférieurs aux niveaux observés dans le passé. La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, défendue par Marine Le Pen dans cette campagne, suscite un certain intérêt (53 % sont d’accord), mais la suppression de l’aide médicale d’Etat (32 %) ou la suppression du droit du sol (30 %) convainquent beaucoup moins.

 

Ce sondage a été réalisé en face-à-face, entre le 5 et le 11 janvier, au domicile de 1 016 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur est de 3,1 %.

« Mercato » politique 2022: Guillaume Peltier muté chez Zemmour

« Mercato » politique  2022: Guillaume Peltier muté chez Zemmour

 

Comme football le mercato politique est ouvert avec des mutations de certains responsables. Le dernier en date concerne Guillaume Peltier un habitué des changements de maillots puisqu’il aura été responsable au Front National, puis au MNR mouvement de Maigret puis au MPF mouvement de de Villiers en passant par l’UMP, puis les républicains et nombres de micros partis.

 

Bref l’archétype du mercenaire politique de droite ( il en existe aussi à gauche) qui certes n’aura pas réussi dans les affaires mais qui se sera fait une place en politique depuis maintenant une vingtaine d’années.

 

Et pour être élu ce responsable issu de la région parisienne a labouré le terrain des ploucs : en Touraine puis dans le Loir-et-Cher.

 

 Dernièrement il avait été exclu des organes dirigeants des républicains pour avoir signalé sa proximité avec Robert Ménard le maire de Béziers un autre itinérant de la politique passé lui de l’extrême gauche à l’extrême droite. Et récemment selon les sondages de Le Pen à Zemmour et réciproquement

Zemmour vise surtout la bataille culturelle

Zemmour vise surtout  la bataille culturelle

Le polémiste, candidat à l’élection présidentielle, est particulièrement dangereux, estime l’historien Laurent Joly, car, en lui, l’extrême droite a trouvé pour l’incarner une figure qui est à la fois un tribun, un démagogue et un doctrinaire.( Le Monde)

 

Laurent Joly est historien, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il a publié une dizaine d’ouvrages sur Vichy, l’extrême droite et l’antisémitisme en France, dont une synthèse qui a fait date : L’Etat contre les juifs. Vichy, les nazis et la persécution antisémite (Grasset, 2018). Dans son dernier livre, La Falsification de l’histoire : Eric Zemmour, l’extrême droite, Vichy et les juifs (Grasset, 140 pages, 12 euros), il montre comment le candidat polémiste construit, dans la plus pure tradition de l’extrême droite française depuis plus d’un siècle, un projet politique de persécution des étrangers et de suspension des libertés, quitte à en passer par une révision mensongère de l’histoire de Vichy.

Vous notez, dès le début de votre livre, qu’« Eric Zemmour n’a rien inventé », alors que son discours est perçu, par ses adversaires comme par ses partisans, comme étant en rupture radicale avec le discours politique traditionnel. Que voulez-vous dire ?

Qu’Eric Zemmour reprend le flambeau d’une vieille tradition de l’extrême droite française, née au tournant du XXe siècle de la convergence de deux tendances. D’une part, celle, remontant à la contre-révolution royaliste, du rejet de la République, de ses institutions et de ses valeurs – l’égalité, les droits de l’homme, l’individualisme –, et, d’autre part, celle du « nationalisme ethnique », dans le sillage de l’affaire Dreyfus. Le terme apparaît pour la première fois en 1910 sous la plume du journaliste Henri Clouard (1889-1974), un disciple de Maurice Barrès (1862-1923) et Charles Maurras (1868-1952) [deux figures du nationalisme français] : c’est l’idée que l’appartenance à la nation est fondée sur des déterminismes raciaux, ethniques, culturels.

On retrouve les mêmes thèmes, les mêmes termes, de façon parfois étonnante. Cela vaut la peine de citer Barrès, qui écrivait en 1900 [dans Le Journal: « Avec une apparence de paix, la France est en guerre civile (…). L’abaissement de notre natalité, l’épuisement de notre énergie (…) déterminent l’envahissement de notre territoire et de notre sang par des éléments étrangers qui aspirent à soumettre les éléments nationaux (…). Aujourd’hui, parmi nous, se sont glissés de nouveaux Français que nous n’avons pas la force d’assimiler (…) et qui veulent nous imposer leur façon de sentir. Ce faisant, ils croient nous civiliser ; ils contredisent notre civilisation propre. Le triomphe de leur manière de voir coïnciderait avec la ruine réelle de notre patrie. » A l’époque, ces « nouveaux Français » sont les juifs ; aujourd’hui, ce sont les musulmans…

Zemmour ,Le Pen, Mélenchon contre l’Europe mais pour l’euro !

Zemmour ,Le Pen, Mélenchon contre l’Europe mais pour l’euro !

 

 Il y a évidemment quelque chose de paradoxal à entendre les critiques acerbes de Zemmour, Le Pen et de Mélenchon qui n’ont pas de mots assez durs pour condamner l’Europe. Le seul problème et pas des moindres c’est qu’aucun n(ose maintenant s’attaquer et même parler de la monnaie unique qui constitue pourtant l’axe central de la construction européenne. Il est vrai qu’en 2017 l’attaque frontale contre l’euro n’avait pas réussi politiquement et pour cause la majorité des Français veulent conserver cette unique monnaie unique qui nous garantit contre les dévaluations successives enregistrées précédemment le franc.

Certes l’Europe n’est pas sans défauts elle souffre en particulier justement d’une insuffisance de contenu politique dans nombre de secteurs régaliens. D’une manière générale, elle se limite trop aux dimensions économiques et financières. La protection de son économie est aussi insuffisante en particulier face à la pénétration chinoise.

La multiplication des discours eurosceptiques aurait pu en faire douter, mais la cote d’amour de l’euro est toujours aussi forte. Selon un baromètre annuel de la Commission européenne,auprès d’un échantillon représentatif de 17.500 citoyens des 19 pays de la zone euro, deux tiers des sondés (64 %) jugent que la monnaie unique est « une bonne chose » pour leur pays. Un niveau équivalent au sommet déjà atteint l’an passé. Les avis négatifs, avec seulement un sondé sur quatre jugeant que l’euro est une « mauvaise chose », atteignent à l’opposé un point bas historique.

Sur fond de Brexit ou encore de crise avec l’Italie, ce sondage vient ainsi confirmer une forme de résurgence du sentiment européen face aux difficultés qui fragilisent l’UE. Il fait écho à un autre baromètre de la Commission, qui notait en mai dernier que 67 % des citoyens européens pensent que leur pays tire profit de l’appartenance à l’UE, un autre record historique.

En France, ce taux atteint 59 % mais 29 % des sondés sont encore opposés à la monnaie unique et commune.Il est vrai que la culture économique et financière de la France n’atteint pas les hauts sommets parmi les pays européens. Le cas de l’Italie est intéressant à l’aune de ses rebondissements politiques. En un an, à rebours de la bascule d’un gouvernement europhile à un gouvernement eurosceptique, le soutien à l’euro y a bondi de 12 points pour redevenir majoritaire (57 %). Globalement, l’étude relève que le soutien à l’euro est plus fort chez les jeunes, chez les plus qualifiés et chez les personnes en emploi.

 

Sondage présidentielle : Pécresse devant Le Pen et Zemmour

Sondage présidentielle : Pécresse devant Le Pen et Zemmour

D’après un sondage IPSOS pour le Monde réalisé du 7 au 13 décembre Valérie Pécresse  avec 17 %passe devant Marine Le Pen et Eric Zemmour, tous deux à 14,5%. Plus loin, l’écologiste Yannick Jadot et le LFI Jean-Luc Mélenchon sont également au coude à coude à 8,5% dans cette troisième étude mensuelle. Dans le détail, la candidate LR gagne 1,5 point aux dépens d’Emmanuel Macron et d’Eric Zemmour, et prend un point chez Marine Le Pen et même un demi-point à gauche, précise l’étude.

Elle confirme également que de nombreuses incertitudes persistent à moins de quatre mois du scrutin du 10 et 24 avril. L’abstention reste ainsi à un niveau très élevé, avec 61% des personnes interrogées qui se disent certaines d’aller voter en avril, soit 9 points de moins qu’en décembre 2016. Le sondage démontre aussi que près d’un tiers des électeurs (30%) ont changé d’avis au cours des deux derniers mois, renforçant la volatilité à l’approche du scrutin, 47% des personnes interrogées estimant que leur choix peut encore changer.

 

Zemmour, symbole de notre impuissance

 Zemmour, symbole de notre impuissance 

 

Au-delà de l’accablement que constitue la candidature du polémiste d’extrême droite, celle-ci nous oblige, estime le philosophe Adbennour Bidar, dans une tribune au « Monde », à sortir de l’impuissance, à agir et à rassembler contre ce qui menace la démocratie : la tentation de la haine.

 

Tribune.

La candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle est une mauvaise nouvelle pour notre pays. Elle pourrait seulement nous accabler, nous tous qui tenons à une France fraternelle, mais en réalité elle nous convoque. Elle fait devoir à tous les humanistes et tous les démocrates de notre pays de se lever et de se rassembler contre ce qui menace là, je veux dire la tentation de la haine.

Non, Eric Zemmour n’est pas « un candidat comme un autre », il est la trahison de tous nos idéaux fondateurs autant qu’une injure à la France d’aujourd’hui. La trahison de notre vocation de pays d’accueil, non pas de toute la misère du monde mais de toutes celles et ceux qui sont venus vers nous parce qu’ils ont fui la guerre, les massacres, la misère économique, et auxquels notre destin, notre grandeur ont toujours été d’ouvrir les bras pour les accueillir dans notre peuple qui, je le rappelle, n’a jamais été un peuple de sang mais toujours un peuple de valeurs partagées, ce peuple universel de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.

Notre peuple d’aujourd’hui, si multiculturel, si multiethnique, ne signe pas ainsi, monsieur Zemmour, la mort de la France mais tout au contraire un nouvel accomplissement de son destin à réunir des femmes et des hommes de toutes origines, couleurs, religions dans la fraternité des mêmes droits et devoirs. Et si nous n’y réussissons pas, s’il y a en France aujourd’hui tant de violences, de désordres, d’insécurités, ce n’est pas qu’il y a trop d’étrangers ou de musulmans, c’est que nous, Français, ne sommes plus à la hauteur de nous-mêmes ! C’est que nous, Français, ne savons ou ne voulons pas voir toutes et tous nos concitoyens musulmans qui font chaque jour la preuve d’une parfaite participation à notre vie nationale sans renier leur islam mais en démontrant par cet exemple que non, islam n’est pas islamisme ! C’est que nous, Français, ne savons plus faire de la promesse républicaine le bénéfice de toutes et de tous, sans privilèges ni discriminations ! C’est que nous, Français, ne savons plus transmettre nos valeurs ni faire d’elles une réalité vivante, sensible par toutes et tous comme un bien commun tangible, concret, qui fait aimer la France ! C’est que nous, Français, ne savons plus vaincre la pauvreté, le déclassement, ni la perte d’identité ou encore la séduction exercée par l’idéologie islamiste, parce que nous ne sommes plus du tout assez forts, assez dotés de puissance vitale et d’énergie spirituelle !

Le CSA complice de Zemmour sur Cnews

 Le CSA complice de  Zemmour sur Cnews

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a permis à CNews de devenir une chaîne d’opinion en laissant la télévision de Vincent Bolloré faire fi de toutes les conventions de la TNT, déplore Joseph Daniel, ancien membre de l’instance de contrôle des médias, dans une tribune au « Monde »

 

Tribune.

 

Le 8 septembre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a demandé aux médias audiovisuels de décompter les interventions d’Eric Zemmour. L’intéressé, qui – vieille tactique de l’extrême droite – adore se poser en victime, avait écrit en réponse : « Censure : le CSA prend désormais le relais des juges. » Il était pourtant passé depuis longtemps du rôle de chroniqueur à celui d’acteur du débat politique.

Le CSA avait déjà, en mars, condamné la chaîne CNews à 200 000 euros d’amende après que le polémiste a [en septembre 2020] fulminé à l’antenne contre les mineurs étrangers : « Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont. Il faut les renvoyer. » Propos, écrit à juste titre le CSA, « de nature à inciter à la haine envers les mineurs étrangers isolés, et [qui] ont véhiculé de nombreux stéréotypes particulièrement infamants à leur égard, de nature à encourager des comportements discriminatoires ».

Parce qu’il a sanctionné certains des propos les plus intolérables du polémiste, doit-on dire : « bravo le CSA, courageux et lucide rempart du pluralisme » ? Il porte, hélas, une lourde responsabilité dans le processus qui a porté le phénomène Zemmour. Alors que la chaîne de Vincent Bolloré subvertissait mois après mois le cadre juridique dans lequel elle était autorisée à exercer, le Conseil semble avoir préféré regarder ailleurs, ou avoir baissé les bras devant une dérive qu’il ne savait comment éviter : la transformation d’une chaîne d’information en continu en une chaîne d’opinion. C’est-à-dire une chaîne ne se contentant pas de rendre compte du débat politique ou de l’organiser, mais y participant en tant qu’acteur à part entière.

Un point d’histoire : le 23 octobre 2002, à la suite d’examens minutieux des candidatures et d’auditions publiques, le CSA – dont j’étais membre à l’époque – a autorisé trois chaînes d’information à être distribuées sur la télévision numérique terrestre (TNT) : LCI (groupe TF1), BFM-TV (groupe NextRadioTV) et i-Télé, devenue CNews (groupe Canal+).

Parce qu’il s’agissait de ressources hertziennes rares (contrairement à celles du câble, du satellite ou des radios), ce choix était forcément très limité, ce qui impliquait d’autant plus la neutralité politique des chaînes retenues. En en autorisant trois, on pouvait concilier le pluralisme interne à chaque chaîne – assuré par les règles auxquelles elle s’est engagée – et le pluralisme externe, avec la spécificité des différentes équipes et de leurs formules éditoriales. Par exemple, telle chaîne pouvait mettre plus l’accent sur les analyses et débats en plateau, telle autre sur les reportages de terrain, beaucoup plus coûteux. Mais il s’est toujours agi d’autoriser des chaînes d’information continue. Rien, dans les conventions conclues avec i-Télé devenue CNews, n’autorisait à faire dériver une chaîne d’information vers une chaîne d’opinion. Donc à installer, sur les fréquences rares de la TNT, reçues gratuitement par tous les foyers, l’équivalent d’une chaîne TV-Valeurs actuelles ou TV-Figaro, pas plus que TV-L’Obs ou TV-L’Humanité.

POLITIQUE- Mercato amoureux : de Villiers passe de Macron à Zemmour

POLITIQUE- Mercato amoureux :  de Villiers passe de Macron à Zemmour

Quand  Macron est parvenu au pouvoir de Villiers n’a pas eu de mots assez aimables pour souligner les grandes qualités du président de La république. De Villiers a même laissé entendre qu’il était un des rares à chuchoter à l’oreille du chef de l’État et que ce dernier l’écoutait. Mais progressivement la liaison amoureuse a eu tendance à s’affaiblir en même temps que l’échec de la politique de la majorité. Du coup, de Villiers vient de trouver les mêmes qualités chez Zemmour et lui apporte son soutien considérant sa liaison avec Macron comme une erreur de post jeunesse;  un transfert politique qui ne changera sans doute pas grand-chose dans les équilibres car il y a longtemps que Villiers ne représente rien 

Notons quand même que de Villiers a attendu que le meeting de Zemmour soit un succès de participation avant d’apporter son soutien officiel à l’intéressé

Alors que l’ancien député européen et fondateur du Puy du Fou ne s’était pas rendu au premier meeting d’Éric Zemmour, il l’accompagne ce samedi en Arménie et lui manifeste un ferme soutien.

Philippe de Villiers clarifie ses prises de position. L’ancien député européen a ostensiblement affiché son soutien à Éric Zemmour ce samedi. Les deux hommes se sont retrouvés à l’aéroport Charles de Gaulle, échangeant sourires complices et accolades sous l’oeil attentif des caméras.

Le fondateur du Puy-du-Fou ne s’était pas rendu au premier meeting du candidat d’extrême droite, le 5 décembre dernier, une absence remarquée alors que l’ancien polémiste peine à rassembler des figures connues autour de sa candidature. « Ceux qui ont cru qu’il y avait, de ma part, un retrait, se sont trompés », rétorque Philippe de Villiers.

« Plus je regarde Éric, plus je me dis: ce qu’il défend, c’est ce pourquoi je vis, c’est ce pourquoi je souffre. Il défend la civilisation » a-t-il déclaré,

 Le problème c’est que Philippe de Villiers était aussi dithyrambique vis-à-vis de Macron en juin 2018.

 

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

 

 

 

Après ces remarques très acerbes sur le président de la république, Zemmour réitère et déclare «Emmanuel Macron, c’est exactement ce que j’ai voulu dire. Il est le grand vide. C’est un adolescent qui se cherche, on a l’impression d’un type qui n’est pas fini, on a l’impression de quelqu’un qui n’a les idées claires sur rien».

 Une déclaration dans la ligne de ce qu’il a déclaré lors de son premier meeting à Villepinte «La personne, Emmanuel Macron, ne nous intéresse pas, parce qu’elle est fondamentalement inintéressante. Trouvez-moi un seul Français dans le pays qui puisse expliquer la pensée d’Emmanuel Macron. Il n’y en a aucun, pas même lui. Personne ne sait qui il est, parce qu’il n’est personne». En réponse ,le porte-parole du gouvernement évoquele manque de sang-froid d’Éric Zemmour, qui se présente comme «quelqu’un qui dit que la France doit être maître de son destin, mais qui a parfois du mal à être maître de lui-même», en rappelant la séquence du doigt d’honneur du candidat, lors d’un déplacement chahuté à Marseille.

Présidentielles- «Les contradictions de Zemmour».

Présidentielles- «Les  contradictions de  Zemmour».

Par Laurent Fary dans l’Opinion 

«En convoquant jusqu’à la caricature l’Appel du 18 juin, Eric Zemmour sera-t-il parvenu à capter l’autorité du général de Gaulle ?»

 

Eric Zemmour est candidat à l’élection présidentielle. L’objet audiovisuel qu’il a publié sur les réseaux sociaux pour officialiser ce dont plus personne ne doutait ne révèle aucune surprise sur le fond. Les fidèles du polémiste y retrouveront tous ses thèmes de prédilection, de l’immigration au déclin de la France en passant par la menace islamiste et le « grand remplacement ».

La forme, en revanche, interroge. Qu’un candidat « se réfère à » ou « se réclame de » est classique ; mais qu’il mime – au sens théâtral du terme – la personnalité censée l’inspirer est inédit. En convoquant jusqu’à la caricature l’Appel du 18 juin, sera-t-il parvenu à capter l’autorité du général de Gaulle ? A coup sûr, en tout cas, il aura pris le risque – première contradiction – de réduire ce moment à un simple exercice de com’ déclinant en version vidéo les sujets, les raisonnements et les thèses répétés à l’envi depuis de nombreuses années.

. Etonnant, dans ces conditions, que le même puisse regretter sur TF1 de n’avoir pas été interrogé sur son « projet politique ». Comme si le néo-candidat critiquait déjà son propre mode opératoire…

Invité du 20 Heures, Eric Zemmour a également assuré que ce n’était plus « le journaliste, l’écrivain » qui s’exprimait, mais bel et bien l’aspirant à la fonction suprême. Pourquoi, dans ces conditions, parsemer sa vidéo d’images issues du « tour de France » de promotion de… son livre ? En communication, on parle « d’incongruence ». En politique, c’est une contradiction, la seconde, puisque le candidat n’a d’autres ressources, pour asseoir sa légitimité, que d’appeler à la rescousse l’auteur à succès.

Reste une troisième contradiction. La moins visible mais la plus intéressante, puisqu’elle renvoie à la seule promesse innovante de cette vidéo. Eric Zemmour y dénonce en voix off ces juges qui « substituent leur férule juridique au gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». A l’image, le marteau du magistrat frappe le pupitre au moment du verdict. Ce symbole généralement positif – la justice qui s’accomplit – devient ici emblématique de ce qui frustre. Dès 2018, Eric Zemmour le proclamait : « Toute action politique doit être sous la surveillance du juge. Donc, ça rend impossible l’action politique ». A la fin de cette même vidéo, l’orateur conclut par un vibrant « Vive la République et surtout, vive la France ». Formule étonnante par laquelle la République devient optionnelle…

 L’Etat de droit condamné, la République relativisée, au cœur d’un film totalement singulier dans sa conception. Un nouveau registre annonciateur d’un nouveau régime ? Pour le coup, on aurait aimé que la question lui fût posée, tant la communication fonctionne ici par petites touches « suggestives », contrastant avec le style de celui qui revendique un discours toujours direct.

 

Laurent Fary est conseiller en communication politique, directeur du département des affaires publiques de l’agence Epoka.

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