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Union Zemmour – Le Pen : le mariage de la carpe et du lapin

Union  Zemmour – Le Pen : le mariage de la carpe et du lapin

Robert Ménard, champion du slalom politique ( il a commencé comme trotskiste*) a organisé le week-end dernier une rencontre entre Éric Zemmour et Marine Le Pen pour les inciter à unir leur destin. Une occasion évidemment pour Robert Ménard qui n’a pas inventé la poudre de montrer son séant aux caméras à défaut d’un système cérébral élaboré. Robert Ménard a déjà changé quatre fois de position sur le sujet. Il a d’abord considéré que la candidature de Zemmour était condamnable. Ensuite il s’est rapproché de Zemmour progressivement en fonction des progrès du polémiste dans les sondages. Maintenant il prône sinon l’amour partagé au moins l’union contrainte. Encore une proposition ridicule de Robert Ménard . On voit mal quel serait l’intérêt de ce mariage de la carpe et du lapin.

 

*Robert Ménard dabord  est proche des milieux anarchistes, puis trotskistes, et milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), de 1973 à 1979. Il s’inscrit par la suite au Parti socialiste, qu’il rejoint via le courant du CERES, l’aile gauche du PS ; il sera délégué du CERES pour la fédération de l’Hérault au congrès de Metz (6 au 8 avril 1979). Il démissionne du PS six mois après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, se disant stupéfait par tous ceux « qui se précipitaient sur les places » ( wikipedia)

Pour Marine Le Pen, s’allier c’est renoncer définitivement à une candidature à la présidentielle et en même temps menacer son héritage du parti voire de la fortune du père. Le rassemblement national demeure en effet d’abord une affaire économique et politique familiale. Ensuite politiquement pour Marine Le Pen ce serait renoncer à tous les efforts qu’elle a entrepris depuis plusieurs années pour rendre présentable son parti. Elle a pour cela gommé nombreux d’aspérités au point d’être très proche de certains responsables des républicains.

 De son côté, Éric Zemmour n’a rien à gagner ni d’un mariage d’amour ni d’un mariage de raison. D’abord sur le fond, il est en désaccord total avec l’amortissement idéologique de Marine Le Pen. S’il devait se remarier ce serait sans doute avec Marion Maréchal, la nièce et non la tante . Sur le plan personnel, Éric Zemmour considère par ailleurs qu’en plus des faiblesses idéologiques, Marine Le Pen cumule les insuffisances intellectuelles. En clair, elle n’aura jamais la capacité de prétendre sérieusement à la magistrature suprême.

 Les deux candidats de l’extrême droite vont donc continuer leur chemin séparément jusqu’au premier tour. Ce n’est qu’au second tour qu’un rapprochement de type électoral est envisageable. Mais le perdant des deux candidats pourra alors dire adieu à toutes perspectives de carrière présidentielle. Dans cette arène politique, c’est par la mort que se terminera la joute.

Appel d’enseignants pour Zemmour

Appel d’enseignants pour Zemmour

 

Un appel évidemment très politique mais qui se fonde sur la réalité de la décomposition d’un système de formation.

 

L’école républicaine, telle que la concevait la tradition française, a cessé d’exister. L’alliance des libéraux de droite et des libertaires de gauche, comme l’écrivait Éric Zemmour dans son Suicide français, aura eu sa peau. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les airs qu’on fredonne avec contentement au ministère de Jean-Michel Blanquer : autonomie des établissements, discrimination positive, inclusivité, et même multiculturalisme…

L’essor des établissements privés – à qui l’on ne reprochera pas d’avoir voulu préserver une forme d’excellence au milieu du marasme général – dit bien en revanche que cette nouvelle école est avant tout une école de la relégation sociale, du renoncement à la transmission et de l’idéologie post-républicaine, mélange de catéchisme victimaire et de propagande progressiste. En attendant que la vague woke et sa cancel culture, venue d’outre-Atlantique avec ses bâillons et ses autodafés virtuels, emporte ce qui reste…

 

L’école française avait pourtant été le lieu d’une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les « hussards noirs », jeunes soldats de la République dont l’écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée…

 

L’école française avait pourtant été le lieu d’une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les «hussards noirs», jeunes soldats de la République dont l’écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée : instruire le peuple, permettre aux plus méritants de s’élever, et surtout, faire aimer la France. Les murs mêmes de cette école matérialisaient un espace sacré qui aurait dû, pour reprendre les mots de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale en 1936, «rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas».

Il y a de quoi écarquiller les yeux lorsque l’on songe que, l’année dernière, en France, notre collègue Samuel Paty a été décapité pour blasphème à la sortie de son collège. Lui était resté fidèle à cet esprit des Lumières qu’on s’empresse sans cesse d’invoquer, surtout contre le christianisme et l’héritage catholique de la France, pour l’oublier aussitôt face à l’obscurantisme islamique qui interdit à une partie de nos élèves de s’assimiler à notre communauté nationale et à notre imaginaire républicain. Les hussards d’aujourd’hui ne portent plus l’habit noir, mais sont en deuil.

On a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd’hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.

 

Quel professeur n’est pas dépité par la faiblesse du niveau de ses élèves ? Les scores soviétiques du brevet et du baccalauréat, véritables mensonges d’État, ne changent rien à ce que chacun constate dans ses classes et que toutes les études internationales confirment : nous avons décroché, complètement, et le niveau de maîtrise des savoirs fondamentaux s’est effondré. Où sont donc à présent les universitaires bien-pensants qui, à travers des publications aux titres galiléens, comme «Et pourtant ils lisent !» ou bien «Le Niveau monte», renvoyaient l’expérience douloureuse de milliers d’enseignants à une forme d’obscure myopie réactionnaire ?

Quel professeur n’a pas subi l’inanité des innovations pédagogiques ? Elles devaient mettre l’élève au centre de l’école afin qu’il façonne lui-même son savoir : il façonne très bien lui-même son ignorance, tandis que l’enseignant joue le rôle d’animateur scolaire. L’abandon, par dogmatisme, de la méthode syllabique dans l’apprentissage de la lecture, ou de l’enseignement explicite de la grammaire, a également contribué à l’émergence d’un nouvel illettrisme. Les copies, même celles des élèves censés être les meilleurs, à l’université ou en classe préparatoire, en portent les stigmates. Comme le résume Éric Zemmour, on a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd’hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.

Quel professeur n’a pas constaté, dans sa pratique, les échecs désastreux du collège unique ? Qui ignore encore que l’hétérogénéité des classes est telle que la différence de niveau conduit automatiquement au nivellement vers le bas ? Ou qu’un seul élève peut empêcher le cours de se dérouler, l’exclusion étant quasiment interdite ? Là encore, on sacrifie la réalité aux principes par égalitarisme, alors qu’une approche pragmatique des parcours permettrait de ne plus faire subir à ces élèves une scolarité pour laquelle ils ne sont pas adaptés et qu’ils font payer à leurs camarades et à leur enseignant.

Quel professeur enfin n’est pas révolté par le délitement du cadre scolaire et l’explosion de la violence dans les établissements ? Qui n’a pas été témoin de l’impuissance des directions face à la judiciarisation des conseils de discipline et à l’injonction constante du « pas de vagues » des circulaires rectorales ? Rappelons une évidence : une atmosphère studieuse et apaisée est la condition sine qua non de la réussite de nos élèves, en particulier des plus faibles.

C’est pourquoi nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s’y résignent pas.

Nous, instituteurs, professeurs du secondaire et du supérieur, assistants d’éducation, PsyEN, CPE, chefs d’établissement, appelons de nos vœux une grande réforme de l’Éducation nationale fondée sur le mérite, l’excellence, et l’autorité. Nous croyons que l’élection présidentielle de 2022 est une occasion décisive pour la mettre en œuvre. Éric Zemmour a eu le courage, ces vingt dernières années, malgré les aveuglements et les dénis, de dénoncer publiquement ce que nous dénonçons ici ; il semble bien être le seul ayant la capacité et la volonté d’incarner cette politique et de la mettre en œuvre.

Nous portons le projet d’une école de l’excellence pour tous, en fonction des capacités et de la singularité de chacun. Le rétablissement de l’exigence et de l’autorité, dans les filières générales comme dans les filières professionnelles, en est la première condition : aucun élève doué ou méritant ne doit plus craindre de s’engager dans la voie qui lui convient.

Nous appelons l’ensemble de nos collègues, et plus largement encore tous ceux qui n’ont pas renoncé à la grandeur intellectuelle de la France et de ses élites, au prestige de ses métiers, et à l’école républicaine qui en est la matrice, à s’investir dans la campagne pour une candidature d’Éric Zemmour, et à porter celui-ci jusqu’à la victoire.


Zemmour ou Le Pen au second tour ?

Zemmour ou Le Pen  au second tour ?

Un sondage Harris Interactive publié mercredi donne le polémiste au second tour face à Emmanuel Macron. Qu’il soit opposé à Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou Michel Barnier, Éric Zemmour est crédité de 17 à 18% d’intentions de vote. Dévoilée ce jeudi, une étude d’opinion de BVA pour RTL et Orange voit plutôt Marine Le Pen devancer le polémiste de trois points au premier tour. De quoi lui permettre d’affronter l’actuel chef de l’État au second.

Sondage 2022 : Zemmour au second tour

 Sondage 2022 : Zemmour au second tour

 

Un sondage Harris Interactive réalisé pour Challenges place Éric Zemmour en capacité de se qualifier pour le second tour face à Emmanuel Macron. Il récolterait entre 17 et 18% des intentions de vote, selon le candidat de la droite face à lui. La semaine dernière, le même institut de sondage créditait déjà le polémiste de 17% des intentions de vote.

Emmanuel Macron fait toujours la course en tête en récoltant 24%. Marine Le Pen récolte, elle, au premier tour, la troisième place avec 15%. Sans la présence du polémiste, l’actuel président est crédité de 25 à 28% selon les hypothèses tandis que Marine Le Pen recueillerait entre 26 et 27% d’intentions de vote et se qualifierait ainsi pour le second tour.

Du côté des Républicains, Xavier Bertrand est au coude-à-coude avec la candidate du RN en récoltant 14% à 15% des intentions de vote selon le scénario.

Dans l’éventualité d’un second tour Macron-Zemmour, le président sortant récolterait 57% contre 43% pour le polémiste.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

 

De toute évidence médias et experts politiques sont déboussolés par la montée de Zemmour qui selon la dernière enquête serait maintenant deuxième position et atteindrait entre 17 et 18 pour cent.

 

Les experts, les médias et les partis politiques sont complètement désarçonnées par ce phénomène. Pour se rassurer, il ne cesse d’accumuler les faux arguments. Ainsi au début on a considéré que le phénomène Zemmour constituait une bulle médiatique qui allait rapidement éclater. Ensuite que la montée dans les sondages serait contredite dès que Zemmour passerait à autre chose que son obsession sur les questions migratoires. Enfin que Zemmour était incapable de faire la moindre proposition dans d’autres champs que l’immigration notamment en matière économique.

Le problème c’est que Zemmour n’est pas plus mauvais que d’autres dans ce domaine. Par exemple concernant la politique énergétique,  il a plutôt remis les pendules à l’heure face aux  élucubrations de certains écolos bobos. Dans beaucoup d’autres domaines économiques notamment en matière de réindustrialisation, il propose de développer des politiques garantissant une meilleure souveraineté et soutenant l’emploi.

 

Certes certaines propositions peuvent paraître encore floues voire contradictoires  ( quelles conséquences par exemple sur la quasi sortie de l’Europe en matière de monnaie, de pouvoir d’achat et de dette).  Le problèm, e c’est que les adversaires de Zemmour ne sont guère plus clairs sur ces questions et pour l’instant aucun des candidats n’a été capable de faire une analyse à la hauteur des faiblesses structurelles de la France et encore moins de dégager une vision pour le redressement du pays dans les domaines économiques.

 

Pour l’essentiel, les candidats se limitent à faire des promesses à toutes les catégories sociales se comportant ainsi davantage ensyndicaliste qu’en gérant des intérêts supérieurs de la nation. C’est sur la grande nullité des candidats à la présidentielle que prospère Zemmour. En outre et peut-être surtout Zemmour rompt avec le discours stéréotypé de type ENA adopté par toute la classe politique. Un discours abscons, scientiste qui masque une double incompétence technique et culturelle.

 

Zemmour n’obtiendra peut-être pas le Nobel de l’économie mais ses concurrents sont d’une nullité crasse qui offre  un chemin royal au polémiste. Zemmour n’est sans doute pas un canon de beauté politique, loin s’en faut, mais il soutient la comparaison dans ce domaine avec les autres leaders politiques tellement peu sexy.

 

Harris Interactive, dans une enquête exclusive pour le magazine Challenges*, estime qu’il arriverait deuxième du premier tour. Éric Zemmour obtiendrait en effet 17% des suffrages (18 si le candidat de la droite est Michel Barnier), derrière Emmanuel Macron (entre 24 et 27% selon le candidat de droite) mais devant Marine Le Pen (entre 15 et 16%).

Vient ensuite Marine Le Pen, puis Xavier Bertrand, dans l’hypothèse où il serait le candidat de la droite (là aussi, LR n’ayant pas encore désigné son candidat officiel, il ne s’agit que de suppositions).

Jean-Luc Mélenchon recueillerait 11% des voix, contre 6% pour Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV). Dans l’hypothèse où le candidat de la droite serait Valérie Pécresse ou Michel Barnier, il ou elle arriverait au même niveau ou derrière Jean-Luc Mélenchon. Dans l’hypothèse où Eric Zemmour se hisserait au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait à 55% des suffrages.

Si on s’intéresse au profil des sondés qui répondent voter pour Éric Zemmour, 30% d’entre eux avaient voté Marine Le Pen au premier tour en 2017, 31% François Fillon, 6% Emmanuel Macron et 3% Jean-Luc Mélenchon. Les hommes sont sur-représentés dans l’électorat potentiel du polémiste à la droite de la droite (21%), tout comme les plus de 50 ans (20%), les catégories aisées (18%) et les inactifs (18%). Par ailleurs, les sondés qui penchent pour Éric Zemmour sont 75% à se dire « sûrs » de leur choix.

*Enquête réalisée en ligne du 1er au 4 octobre 2021, sur un échantillon de 1.310 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1.062 personnes inscrites sur les listes électorales. La méthode des quotas et le redressement ont été appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur

L’islam de Éric Zemmour: thèse erronée ?

L’islam de Éric Zemmour: thèse erronée ?

 

Par Mezri Haddad, philosophe et premier candidat musulman qualifié par le CNU, maître de conférences en théologie catholique. (Le Monde, extrait)

TRIBUNE -

 

Soutenir que les islamistes sont les musulmans les plus conséquents avec eux-mêmes, comme le fait le quasi-candidat à l’Élysée, est un raisonnement faux et, par ailleurs, une erreur politique, estime le philosophe, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco.

«Personne n’a jamais tout à fait tort. Même une horloge arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour», enseigne la sagesse chinoise. En d’autres termes, dans l’ensemble des discours ou des écrits d’Éric Zemmour, tout n’était pas fallacieux. Tant s’en faut. Si choquantes soient-elles pour les tenants de l’islamisme modéré, pour les apôtres de l’islamo-gauchisme, pour les ayatollahs du communautarisme, pour les talibans du multiculturalisme et pour les grands prêtres de la bien-pensance, les thèses de Zemmour étaient à la fois factuelles et apodictiques.

Depuis une vingtaine d’années, à l’instar de quelques autres intellectuels ou journalistes non-conformistes, l’horloge zemmourienne indiquait l’heure exacte plus de deux fois par jours! Et pour cause: elle n’était pas à l’arrêt, elle fonctionnait impeccablement et sonnait régulièrement le tocsin. Mais nul n’y prêtait attention, les protagonistes politiques de droite comme de gauche préférant vivre dans l’aveuglement, l’autisme, l’atemporalité

2022: Jean-Marie Le Pen soutiendrait Eric Zemmour

Jean-Marie Le Pen soutiendrait  Eric Zemmour

En déclarant qu’il soutiendrait Eric Zemmour , Jean-Marie Le Pen donne évidemment un autre coup de poignard dans le dos à sa fille Marine. Il n’est pas certain que cette déclaration soit de nature à faire baisser Marine Le Pen  dans les sondages mais elle peut par contre déstabiliser un peu plus un appareil du front national actuellement très bousculé. Jean-Marie Le Pen justifie son soutien à Éric Zemmour par le fait que l’organisations frontiste a perdu en chemin les positions extrémistes qui étaient les siennes notamment dans le champ sociétal.

Selon une enquête Ipsos pour Le Parisien publiée vendredi soir, Éric Zemmour – crédité de 15% d’intentions de vote - dépasse Xavier Bertrand et se retrouve à un point seulement du second tour de l’élection présidentielle 2022. «Marine a abandonné ses positions fortifiées et Eric occupe le terrain qu’elle a quitté», juge le père, en froid avec sa fille depuis 2015.

«C‘est l’opportunisme de Jean-Marie Le Pen. Il ne nous a pas habitués à ça. Dire que si Éric Zemmour est mieux placé que Marine Le Pen, il le soutiendra, c’est se plier à l’exercice des sondages. Je pensais que Jean-Marie Le Pen aurait pris sa décision en fonction des idées et du programme de chacun», a déploré l’ancien trésorier du RN Wallerand de Saint-Just auprès de BFMTV . «Il n’est pas étonnant que Jean-Marie Le Pen veuille soutenir Éric Zemmour: c’est quelqu’un qui tient beaucoup de propos irresponsables», a-t-il ajouté.

Zemmour : le franc-parler face à la dialectique « bla-bla » de l’ENA

Zemmour : le franc-parler face à la dialectique « bla-bla » de l’ENA

Bien entendu ce qui caractérise Zemmour, c’est son extrémisme et sa radicalité. Mais le fait qu’il intéresse autant les Français tient peut-être à autre chose à savoir qu’il porte un discours complètement décapé -souvent provocateur- qui s’oppose totalement à la dialectique bla-bla de l’ENA qui a contaminé l’ensemble du personnel politique.

Certes, tous les responsables ne sont pas diplômés de l’ENA mais la plupart des partis sont cependant sous tutelle des élèves de la grande école d’administration française. Une école qui a aussi fourni non seulement des responsables politiques à tous les échelons mais aussi des ministres et des présidents de la république. Du coup depuis des dizaines d’années, le système politique a adopté ce langage incompréhensible de l’ENA qui consiste essentiellement à noyer la problématique dans un flot de paroles qui se veut technocratique mais qui est seulement scientiste.

La réalité, c’est que les produits de l’ENA sont à peu près incompétent en tout mais ils abritent cette in compétence derrière des discours complètement abscons qui peuvent endormir les auditoires les plus velléitaires. Malheureusement ,ce langage a été adopté par tout le petit monde politique y compris par tous ceux qui n’ont pas fréquenté la célèbre école. Les médias eux-mêmes se sont convertis à cette langue qui permet d’occulter le vide complet de la pensée dans tous les domaines socio-économiques et sociétaux.

Zemmour, lui, appelle un chat un chat et même y voit un félidé sauvage aussi dangereux qu’un tigre.

En clair, Zemmour a surtout l’avantage de nommer des faits réels partagés par sans doute une majorité de Français même si ensuite ces mêmes Français n’adhèrent pas aux analyses caricaturales qu’en  tire l’intéressé et encore moins aux mesures radicales irréalistes qu’il  propose. Pour affronter Zemmour, il faudra se débarrasser des oripeaux de ce langage énarchique  dépassé. Pour preuve Mélenchon qui n’est pas lui-même sans culture et sans radicalité, s’est aussi trouvé parfois bousculé dans le débat qui l’a opposé à Zemmour.

Sondage 2022 : Zemmour prend surtout des voix à Le Pen (Dominique Reynié, professeur à Sciences Po )

Sondage 2022 : Zemmour prend surtout des voix à Le Pen (Dominique Reynié, professeur à Sciences Po )

Les chiffres sont sans appel d’après le dernier sondage, Zemmour progresse de 5 % qu’il prend à peu près totalement à Marine Le Pen qui ,elle, perd 5 %.

 

Les écarts se resserrent nettement. Eric Zemmour atteint les 13% en se rapprochant dangereusement de Marine Le Pen, selon Harris Interactive pour Challenges. « Cette enquête est pleine d’intérêt, estime dans l’Opinion le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié. Elle annonce une configuration problématique. On observe que la baisse de Le Pen profite à Zemmour et pas aux Républicains. Il y a un transfert de l’électorat de Le Pen vers Zemmour. »

Pour expliquer cette dynamique, Dominique Reynié ajoute : « Zemmour offre à une droite dure orpheline de chef, un chef. Et du côté du Rassemblement national, il offre le retour du visage d’une extrême droite classique, celle de Jean-Marie Le Pen, que les électeurs historiques n’arrivent pas à oublier. »

Désigné sur le fil face à Sandrine Rousseau lors de la primaire des écologistes, Yannick Jadot, quant à lui, va devoir rassembler. « C’est une victoire assez serrée, au terme d’un débat déraisonnable, confirme Dominique Reynié. Yannick JadoLes chiffres sont sans appel, d’après le dernier sondage Zemmour atteint 15 % des voix, il gagne 5 % qu’il prend à Le Pen qui en perd autant.t s’est laissé enfermer dans la radicalité de Sandrine Rousseau. Il peut servir de point d’arrivée d’électeurs socialistes déçus par la candidature d’Anne Hidalgo mais il aura du mal à tenir un discours cohérent. »

Du côté des Républicains, il faudra attendre le 4 décembre pour connaître le candidat de la droite. Un retard à l’allumage qui pourrait porter préjudice au parti de Christian Jacob : « Il y a une somme d’erreurs importantes commises par Les Républicains, ajoute Dominique Reynié, comme ce processus de désignation interminable ou encore l’exclusion des centristes. La droite se retrouve obligée de regarder passer le train car elle n’a pas de leader, pas même d’accord clair sur la procédure de désignation. Et même ceux entrés dans la compétition ne font pas entendre de propositions nouvelles, puissantes, pour peser sur le débat ! »

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Record d’audience du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV (3,8 millions de téléspectateurs) et sur les autres médias où passe le polémiste..

Lors du «  Grand Rendez-vous » CNews-Europe1-Les Echos, dont Eric Zemmour était l’invité dimanche dernier, l’émission, animée par Sonia Mabrouk depuis la rentrée, a rassemblé 557 000 téléspectateurs, soit deux fois plus que la semaine précédente avec Jordan Bardella (223 000), et plus de trois fois plus qu’avec la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, le 5 septembre (146 000).

 Sur LCI, Ruth Elkrief a reçu lundi soir « l’ex-chroniqueur pas encore candidat », avec à ses côtés l’essayiste Alain Minc et le journaliste économique François Lenglet, l’émission a rassemblé 460 000 téléspectateurs en moyenne entre 20 h 35 et 22 h 30, représentant 2,1 % de part d’audience auprès des 4 ans et plus. Score supérieur au premier et au second tour de la primaire écolo diffusés sur la même chaîne les 8 et 22 septembre derniers (respectivement 199 000 et 265 000 téléspectateurs), audiences pourtant honorables.

Selon les données fournies par la chaîne, l’émission « Face à l’Info »de CNews  rassemblait en moyenne 690 000 téléspectateurs (3,3 % de part d’audience) et 681 000 les deux premières semaines de septembre, quand le polémiste était encore à l’antenne. Depuis son départ, l’émission ne s’est pas écroulée, même si l’on note un léger recul avec une moyenne de 592 000 personnes devant leur écran.

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat  sur BFM.
 

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

 Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

 « Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Zemmour: Cocktail de culture, de rhétorique et mauvaise foi idéologique

Zemmour:   Cocktail de culture, de  rhétorique et mauvaise foi  idéologique

Le phénomène Zemmour constitue en quelque sorte un révélateur des faiblesses intellectuelles du monde politique actuel. Pour parler vulgairement, le personnel politique actuel est assez peu « sexy ». Ils sont nombreux à vouloir prendre le pouvoir mais bien peu disposent du charisme, de la culture et d’une vision de l’avenir. Pour preuve , à fin de cacher les insuffisances d’analyse et de perspectives, la plupart des candidats jouent aux syndicalistes en proposant des relèvements de salaire comme si c’était le rôle premier du président de la république.

Dans ce domaine,  Macron mène le bal avec sa politique du chéquier. Les autres prétendants à la magistrature suprême le suivent. On voit ainsi Hidalgo proposer le doublement des salaires des enseignants ou encore Sandrine Rousseau, la gauchiste, annoncer une sorte de salaire universel de 850 €. Chaque candidat presque tente donc de satisfaire des revendications très catégorielles faute de pouvoir proposer des orientations structurelles  crédibles.  Zemmour, lui,  s’engouffre sur le terrain sociétale pudiquement ignoré par une sociologie politique qui évidemment ne vit pas les difficultés des couches populaires.

Le succès de Zemmour tient aussi à sa personnalité. D’abord l’intéressé n’est pas sans culture quand la plupart des autres sont complètement imprégnés de l’anti culture de l’ENA : soit qu’ils en proviennent, soit qu’ils l’ imitent. Résultat une espèce de discours pseudo scientifique qui donne l’apparence du sérieux mais ne repose sur aucune pertinence ou presque. Voire à cet égard les évolutions du discours de Macron depuis 2017. Le même reproche peut être fait à nombre de responsables dont le discours évolue en fonction des sondages.

La supériorité relative de ZEMMOUR  provient aussi De l’utilisation d’une sorte de rhétorique marxiste  qui vise en permanence à démonter l’adversaire par une supériorité intellectuelle supposée. On a pu vérifier que les affirmations statistiques de Zemmour lors du débat avec Mélenchon étaient  pour le moins spécieuses. Mais Zemmour les utilise avec une telle assurance qu’il parvient à déstabiliser ses adversaires. Statistiques, citations littéraires et historiques et rhétorique  marxiste donnent ce sentiment de suffisance qui impressionne les adversaires de Zemmour d’autant qu’ils sont très faibles   eux-mêmes en matière de connaissances des réalités sociales, économiques, et sociétales.

Zemmour présente enfin la particularité d’opérer des raccourcis brutaux pour retomber sur ses pieds idéologiques. Bref une caricature d’analyse qui chute inévitablement sur les obsessions du polémiste.

 Cela d’autant plus que certains aspects qui évoquent ne sont pas sans fondement même s’ils sont instrumentalisés et  déformées.

On aura d’ailleurs noté au cours du débat Mélenchon-Zemmour, le leader de l’extrême gauche était un peu noyé dans toutes les notes qu’on lui avait lui préparées. Zemmour par contre ne disposait ni de papier ni de stylo.( Discrètement il consultait quand même les messages de son Smartphone). Le tribun Mélenchon , qui n’est pas lui-même sans culture  s’est trouvé un peu déstabilisé à plusieurs reprises par le polémiste. Pour affronter le polémiste, il faudrait d’abord que les futurs adversaires comprennent la réthoriqu  qu’ utilise Zemmour et disposent d’un socle intellectuel et politique un peu plus consistant.

Sondage Zemmour : le moins aimé

Sondage Zemmour : le moins aimé

D’après étude Odoxa Dentsu-Consulting parue ce mardi à  six mois de la présidentielle, Emmanuel Macron reste apprécié et soutenu par 42% des Français qui voient en lui un «bon président». Selon Gaël Sliman, président de l’institut, c’est même «un score de popularité bien meilleur que ceux qu’enregistraient ses deux derniers prédécesseurs à pareille distance de l’élection».

Ceci étant une cote de popularité à sept mois des élections n’a pas forcément beaucoup de signification quant à ta son rapport au futur résultat de 2022

Le polémiste Éric Zemmour est en revanche au bas du classement. Classé treizième parmi les personnalités politiques qui suscitent le plus d’adhésion (19%), il est aussi l’une des figures les plus décriées. Quelque 59% des sondés déclarent ainsi éprouver du «rejet» à son égard. Davantage que Jean-Luc Mélenchon (54%) et Marine Le Pen (52%).

Mélenchon-Zemmour: Un nationalisme partagé

Mélenchon-Zemmour: Un nationalisme partagé

 par Gilles Savary, Ancien député, dans l’Opinion (extrait)

«​ Quelque prévention ou préjugé que l’on nourrisse à l’égard de ces deux personnalités, elles ont incontestablement nourri un débat politique de haute volée »

 A s’en tenir à la réputation où les confinent leurs frasques et leurs outrances, rien n’inclinait à passer la soirée avec Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour. Pourtant, un zapping intempestif sur leur débat de jeudi dernier sur BFMTV a dû en piéger plus d’un, tellement il détonnait avec les codes politiques habituels. Quelque prévention ou préjugé que l’on nourrisse à l’égard de ces deux personnalités, elles ont incontestablement nourri un débat politique de haute volée.

D’abord, parce qu’il a fendu l’armure du politiquement correct et de ses postures convenues. Ensuite, parce qu’il s’est affranchi des inhibitions idéologiques qui coupent la classe politique des ressentiments populaires. Enfin, parce qu’il a opposé deux visions d’une France déboussolée, départies des fatalismes gestionnaires pragmatiques.

L’un et l’autre se sont inscrits dans la filiation de vieux héritages politiques qui sommeillent dans le cerveau reptilien national.
D’un côté, un nationalisme messianique, nostalgique de la Révolution française, de l’autre un nationalisme ethno-culturel, habité par l’héritage chrétien. Les deux passéistes, l’un croyant encore à la mission civilisatrice universelle d’une France « créolisée » matinée de marxisme, mais largement démythifiée par son passif colonial, l’autre à celle d’une France pétainiste et illibérale, claquemurée dans une nostalgie ethnique. Les deux abhorrant les influences libérales anglo-saxonnes et européennes, sans tout à fait réaliser que nous n’avons plus ni les moyens d’un empire, ni l’autorité morale des conventionnels.

. Il ne manquait à ce débat d’idéologues, nourri de références littéraires profuses, que le regard du monde qui nous entoure, qui aurait sans doute trouvé confirmation des doutes profonds qui taraudent la France d’aujourd’hui. Mais incontestablement, il a donné à réfléchir sur les angoisses françaises, comme rarement un débat politique depuis bien longtemps. On en retiendra, en creux, qu’entre ces deux visions théologiques, il manque cruellement à nos partis de gouvernement un récit sur l’avenir de la France justifiant leurs options. Car Mélenchon comme Zemmour entonnent un petit refrain de repli et de souveraineté nationale qui est dans l’air du temps et fait peu de cas de notre incapacité à assurer seuls, dans un monde irrémédiablement compétitif, la pérennité de notre niveau de vie, de notre modèle social et de notre sécurité.

Ce n’est pas la planification, chère à Mélenchon, qui assure la résistance américaine face à la Chine et aux bouleversements de la hiérarchie mondiale, mais les Gafa issus de son libéralisme économique. Quant à Orban, modèle de Zemmour, que serait-il sans les fonds européens et la corruption dont il pourrit son pays au prix d’un musellement des contre-pouvoirs ?

L’un et l’autre épousent les illusions de la démocratie référendaire que l’Allemagne a rayée de sa Constitution pour se prémunir d’un nouveau cauchemar nazi. L’un et l’autre sont conformes à leurs caricatures : Mélenchon en romantique d’une dictature populaire et Zemmour, plus grave et plus dangereux, en anti-musulman obsessionnel, digne de l’antisémitisme d’avant-guerre. Du pain bénit pour Macron, tellement ils parasitent et fracturent à gauche et à droite, mais qui ne doit pas l’exonérer d’éclairer les Français d’un sens collectif, d’une vision d’avenir pour la France.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

Zemmour: culture, dialectique et mauvaise foi

Zemmour:   culture, dialectique et mauvaise foi

Le phénomène Zemmour constitue en quelque sorte un révélateur des faiblesses intellectuelles du monde politique actuel. Pour parler vulgairement, le personnel politique actuel est assez peu « sexy ». Ils sont nombreux à vouloir prendre le pouvoir mais bien peu disposent du charisme, de la culture et d’une vision de l’avenir. Pour preuve , à fin de cacher les insuffisances d’analyse et de perspectives, la plupart des candidats jouent aux syndicalistes en proposant des relèvements de salaire comme si c’était le rôle premier du président de la république.

Dans ce domaine,  Macron mène le bal avec sa politique du chéquier. Les autres prétendants à la magistrature suprême le suivent. On voit ainsi Hidalgo proposer le doublement des salaires des enseignants ou encore Sandrine Rousseau, la gauchiste, annoncer une sorte de salaire universel de 850 €. Chaque candidat presque tente donc de satisfaire des revendications très catégorielles faute de pouvoir proposer des orientations structurelles et sociétales crédibles. zemmour, lui,  s’engouffre sur le terrain sociétale pudiquement ignoré par une sociologie politique qui évidemment ne vit pas les difficultés des couches populaires.

Le succès de Zemmour tient aussi à sa personnalité. D’abord l’intéressé n’est pas sans culture quand la plupart des autres sont complètement imprégnés de l’anti culture de l’ENA : soit qu’ils en proviennent, soit qu’ils l’ imitent. Résultat une espèce de discours pseudo scientifique qui donne l’apparence du sérieux mais ne repose sur aucune pertinence ou presque. Voire à cet égard les évolutions du discours de Macron depuis 2017. Le même reproche peut être fait à nombre de responsables dont le discours évolue en fonction des sondages.

La supériorité relative de ZEMMOUR  provient aussi de la dialectique spécifique qu’il utilise. En réalité une sorte de dialectique marxiste qui vise en permanence à démonter l’adversaire par une supériorité intellectuelle supposée. On a pu vérifier que les affirmations statistiques de Zemmour lors du débat avec Mélenchon été pour le moins spécieuses. Mais Zemmour les utilise avec une telle assurance qu’il parvient à déstabiliser ses adversaires. Statistiques, citations littéraires et historiques et dialectique marxiste donnent ce sentiment de suffisance qui impressionne les adversaires de Zemmour d’autant qu’ils sont très FAIBLES  eux-mêmes en matière de connaissances des réalités sociales, économiques, et sociétales.

Zemmour présente enfin la particularité d’opérer des raccourcis brutaux pour retomber sur ses pieds idéologiques. Bref une caricature d’analyse qui chute inévitablement sur les obsessions de Zemmour.

 Cela d’autant plus que certains aspects qui évoquent ne sont pas sans fondement même s’ils sont instrumentalisés ET déformées.

On aura d’ailleurs noté au cours du débat Mélenchon Zemmour, le leader de l’extrême gauche était un peu noyé dans toutes les notes qu’on avait lui préparer. Zemmour par contre ne disposait ni de papier ni de stylo.( Discrètement il consultait quand même les messages de son Smartphone). Le tribun Mélenchon qui n’est pas lui-même sans culture s’est trouvé un peu déstabilisé à plusieurs reprises par le polémiste. Pour affronter le polémiste, il faudrait d’abord que les futurs adversaires comprennent la dialectique qu’ utilise Zemmor et disposent d’un socle intellectuel et politique un peu plus consistant.

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Le grand vide politique face à Zemmour

Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat hier sur BFM.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

« Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Sondage 2022: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Sondage 2022: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient en tête au premier tour de la présidentielle, le président sortant (23%) devançant la présidente du RN (18%), tandis que le polémiste Eric Zemmour recueillerait 11%, selon un sondage Harris Interactive pour Challenges publié mardi.

Les chiffres pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, stables sur une semaine, sont les mêmes quel que soit le candidat de droite (Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse) ou écologiste (Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau) testés, hormis dans une configuration Jadot/Pécresse où Marine Le Pen monterait à 19%, selon la 14e vague de ce sondage. Eric Zemmour – testé dans tous les cas de figure, alors qu’il n’a pas encore annoncé sa candidature – gagne de son côté un point sur une semaine, à 11%. À droite, Xavier Bertrand recueillerait 14% (stable par rapport à la semaine précédente) si Yannick Jadot est le candidat des Verts (15% si c’est Sandrine Rousseau).

Yannick Jadot serait à 6% et Sandrine Rousseau à 2%. Valérie Pécresse obtiendrait, elle, 12% (-1 point). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) recueillerait 2% quel que soit le scénario. À gauche, Jean-Luc Mélenchon est donné à 11% dans tous les scénarios, Anne Hidalgo à 7% (si Jadot est candidat) ou 8% (si c’est Sandrine Rousseau qui est candidate), Arnaud Montebourg à 2% (si Jadot candidat) ou 4% (si Rousseau candidate), Fabien Roussel (PCF) à 3%. Au second tour, 55% des personnes interrogées voteraient pour Emmanuel Macron, 45% pour Marine Le Pen. Concernant les reports de voix, 39% des électeurs ayant voté pour Xavier Bertrand voteraient pour Emmanuel Macron au second tour, 28% pour Marine Le Pen, et 33% voteraient blanc, nul, ou s’abstiendraient.

Ceux d’Eric Zemmour au premier tour se reporteraient à 62% sur Marine Le Pen tandis que 29% ne s’exprimeraient pas. À gauche et chez les écologistes, les électeurs du premier tour hésiteraient fortement entre voter Emmanuel Macron et s’abstenir: ceux de Yannick Jadot se reporteraient à 37% vers Emmanuel Macron mais 61% s’abstiendraient ou voteraient nul, ceux de Jean-Luc Mélenchon choisiraient Emmanuel Macron à 32% mais s’abstiendraient à 48%, et ceux d’Anne Hidalgo voteraient à 48% pour le président sortant mais 42% s’abstiendraient. Des sondages qui sont cependant à prendre avec une grande prudence car l’échéance électorale présidentielle est encore loin. Les résultats des sondages risquent encore d’évoluer quand les candidats seront effectivement déclarés sans parler d’événements conjoncturels difficilement prévisibles qui pourraient peser sur la campagne.

Sondage Présidentielle: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Sondage Présidentielle: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient en tête au premier tour de la présidentielle, le président sortant (23%) devançant la présidente du RN (18%), tandis que le polémiste Eric Zemmour recueillerait 11%, selon un sondage Harris Interactive pour Challenges publié mardi.

Les chiffres pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, stables sur une semaine, sont les mêmes quel que soit le candidat de droite (Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse) ou écologiste (Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau) testés, hormis dans une configuration Jadot/Pécresse où Marine Le Pen monterait à 19%, selon la 14e vague de ce sondage. Eric Zemmour – testé dans tous les cas de figure, alors qu’il n’a pas encore annoncé sa candidature – gagne de son côté un point sur une semaine, à 11%. À droite, Xavier Bertrand recueillerait 14% (stable par rapport à la semaine précédente) si Yannick Jadot est le candidat des Verts (15% si c’est Sandrine Rousseau).

Yannick Jadot serait à 6% et Sandrine Rousseau à 2%. Valérie Pécresse obtiendrait, elle, 12% (-1 point). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) recueillerait 2% quel que soit le scénario. À gauche, Jean-Luc Mélenchon est donné à 11% dans tous les scénarios, Anne Hidalgo à 7% (si Jadot est candidat) ou 8% (si c’est Sandrine Rousseau qui est candidate), Arnaud Montebourg à 2% (si Jadot candidat) ou 4% (si Rousseau candidate), Fabien Roussel (PCF) à 3%. Au second tour, 55% des personnes interrogées voteraient pour Emmanuel Macron, 45% pour Marine Le Pen. Concernant les reports de voix, 39% des électeurs ayant voté pour Xavier Bertrand voteraient pour Emmanuel Macron au second tour, 28% pour Marine Le Pen, et 33% voteraient blanc, nul, ou s’abstiendraient.

Ceux d’Eric Zemmour au premier tour se reporteraient à 62% sur Marine Le Pen tandis que 29% ne s’exprimeraient pas. À gauche et chez les écologistes, les électeurs du premier tour hésiteraient fortement entre voter Emmanuel Macron et s’abstenir: ceux de Yannick Jadot se reporteraient à 37% vers Emmanuel Macron mais 61% s’abstiendraient ou voteraient nul, ceux de Jean-Luc Mélenchon choisiraient Emmanuel Macron à 32% mais s’abstiendraient à 48%, et ceux d’Anne Hidalgo voteraient à 48% pour le président sortant mais 42% s’abstiendraient. Des sondages qui sont cependant à prendre avec une grande prudence car l’échéance électorale présidentielle est encore loin. Les résultats des sondages risquent encore d’évoluer quand les candidats seront effectivement déclarés sans parler d’événements conjoncturels difficilement prévisibles qui pourraient peser sur la campagne.

Covid-France : toujours le reflux

L’épidémie continue de refluer en France, où 8594 malades sont toujours hospitalisés ce mardi – contre 8845 lundi – dont 503 arrivés depuis la veille. 1744 patients sont également traités en soins intensifs, contre 1805 la veille. La mortalité était toutefois en hausse ce mardi puisque 152 patients sont morts du Covid-19 ce mardi, contre 91 lundi, portant le bilan à 89.407 morts depuis le début de la pandémie dans les hôpitaux français. 7851 nouveaux cas ont également été détectés ce mardi, contre 1515 la veille et 10.327 mardi dernier.

Sur le front des vaccinations, 50.151.392 personnes ont reçu au moins une injection (soit 74,4%% de la population totale) et 47.752.252 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 70,8% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France.

Débat Mélenchon – Zemmour : en combien de rounds ?

Débat  Mélenchon – Zemmour : en combien de rounds ?

 

Jeudi 23 septembre vers 21 heures se déroulera un débat sans doute sulfureux entre Mélenchon et Zemmour sur la chaîne BFM. On peut d’ores et déjà prévoir que le débat sera très animé au point même qu’on n’est pas certain que la discussion puisse aller au-delà du nombre de rounds prévus.

 

Il y aura  nécessairement des événements de caractère théâtral pour attirer l’attention médiatique au moins pendant quelques jours. Mélenchon en a sérieusement besoin car il stagne dans les sondages autour de 10 %. De son côté, Zemmour va profiter de l’occasion pour surfer sur la vague médiatique qui le porte actuellement. Bref, il est clair que ce débat de jeudi sera l’événement politique de la semaine voire même du mois.

Tout oppose en effet ces deux personnalité qui certes ont sans doute peu de chances comme candidat aux présidentielles mais qui peuvent largement influencer les thèmes de la campagne des autres candidats.  On plaint par avance les animateurs qui n’auront sans doute pas leurs mots à dire dans cet affrontement. L’intérêt résidera aussi dans le fait que ces deux candidats des extrêmes ne manquent pas de culture. Le leader de la France insoumise et l’essayiste débattront «des grands sujets d’actualité qui sont au cœur de la campagne présidentielle : sécurité, économie, santé, écologie, immigration, société…»a précisé BFMTV ce dimanche, alors qu’Éric Zemmour n’a toujours pas annoncé officiellement sa candidature.

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