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Guerre Ukraine : Macron pour le plan de paix de Zelensky

Guerre Ukraine : Macron pour le plan de paix de Zelensky

Emmanuel Macron a «réaffirmé son attachement au plan de paix en 10 points proposé par le président Zelensky et lui a assuré qu’il soutiendrait cette initiative sur la scène internationale lors des prochains événements diplomatiques», a indiqué l’Élysée.

Extrait du plan de pais de Zelensky:
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1 — Radiation et sécurité nucléaire
La Russie doit immédiatement retirer tous ses combattants du territoire de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia. La centrale doit être immédiatement transférée sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique et du personnel ukrainien. La connexion normale de la centrale au réseau électrique doit être rétablie immédiatement afin que rien ne menace la stabilité des réacteurs.
Il en va de même pour les menaces folles d’armes nucléaires auxquelles les responsables russes ont recours. Il n’y a et ne peut y avoir aucune excuse au chantage nucléaire.
2 — Sécurité alimentaire
Nous avons déjà lancé l’initiative Grain From Ukraine… L’Ukraine peut exporter 45 millions de tonnes de nourriture cette année. Et une partie importante de celle-ci doit se diriger vers ceux qui souffrent le plus.
Chaque pays peut se joindre à nous avec une contribution spécifique et devenir un co-créateur de la victoire contre la faim et la crise alimentaire.
3 — Sécurité énergétique
Environ 40 % de nos infrastructures énergétiques ont été détruites par les frappes des missiles russes et des drones iraniens utilisés par les occupants.
Un objectif connexe de cette terreur est d’empêcher l’exportation de notre électricité vers les pays voisins, ce qui pourrait considérablement les aider à stabiliser la situation énergétique et à réduire les prix pour les consommateurs.
Je remercie tous nos partenaires qui ont déjà aidé l’Ukraine en lui fournissant des systèmes de défense aérienne et de défense antimissile. Cela nous permet d’abattre certains des missiles russes et des drones iraniens… Je leur demande d’augmenter leur aide respective.
Des restrictions de prix sur les ressources énergétiques russes devraient être introduites. Si la Russie essaie de priver l’Ukraine, l’Europe et tous les consommateurs d’énergie dans le monde de la prévisibilité et de la stabilité des prix, la réponse à cela devrait être une limitation forcée des prix à l’exportation pour la Russie.
4 — Prisonniers et déportés
Des milliers de nos concitoyens — militaires et civils — sont en captivité chez les Russes. Ils sont soumis à des tortures brutales.
En outre, nous connaissons par les noms des 11 000 enfants qui ont été déportés de force en Russie. Ils ont été séparés de leurs parents en pleine connaissance de cause.
Ajoutez à cela des centaines de milliers d’adultes déportés… et des prisonniers politiques — des citoyens ukrainiens qui sont détenus en Russie et dans le territoire temporairement occupé, en particulier en Crimée.
Nous devons libérer toutes ces personnes.
5 — Charte des Nations unies et intégrité territoriale de l’Ukraine
Nous devons rétablir la validité du droit international – et cela sans aucun compromis avec l’agresseur. Car la Charte des Nations Unies ne peut être appliquée de manière partielle, sélective ou selon son bon vouloir.
La Russie doit réaffirmer l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans le cadre des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations unies et des documents internationaux contraignants applicables. Il ne s’agit pas de négociations.
6 — Troupes russes et hostilités
La Russie doit retirer toutes ses troupes et formations armées du territoire de l’Ukraine. Le contrôle de l’Ukraine sur toutes les sections de la frontière de notre État avec la Russie doit être restauré. Cela entraînera une cessation réelle et complète des hostilités.
7 — Justice
Le monde devrait approuver l’établissement du Tribunal spécial concernant le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine et la création d’un mécanisme international pour compenser tous les dommages causés par cette guerre. Une compensation aux dépens des actifs russes est nécessaire, car c’est l’agresseur qui doit tout faire pour rétablir la justice qu’il a violée.
Nous avons déjà proposé une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU concernant un mécanisme international de compensation des dommages causés par la guerre russe. Elle a été approuvée. Nous vous demandons de la mettre en œuvre.
Nous préparons également la deuxième résolution — sur le Tribunal spécial. Nous vous conjurons d’y adhérer et de la soutenir.
8 — Protection immédiate de l’environnement
Des millions d’hectares de forêt ont été brûlés par les bombardements. Près de 200 000 hectares de nos terres sont contaminés par des mines et des obus non explosés.
Je remercie tous les pays qui nous aident déjà à déminer. Il est urgent d’augmenter le nombre d’équipements et d’experts pour ces opérations.
Des fonds et des technologies sont également nécessaires pour la restauration des installations de traitement des eaux.
9 — Prévention de l’escalade
L’Ukraine n’est membre d’aucune alliance. Et la Russie a pu déclencher cette guerre précisément parce que l’Ukraine est restée dans la zone grise — entre le monde euro-atlantique et l’impérialisme russe.
Nous devrions organiser une conférence internationale pour cimenter les éléments clés de l’architecture de sécurité d’après-guerre dans l’espace euro-atlantique, y compris les garanties pour l’Ukraine. Le principal résultat de la conférence devrait être la signature du Pacte de sécurité de Kiev. (Le Pacte de sécurité de Kiev de neuf pages publié en septembre appelle les pays occidentaux à fournir des « ressources politiques, financières, militaires et diplomatiques » pour renforcer la capacité de Kiev à se défendre).
10 — Confirmation de la fin de la guerre
Lorsque toutes les mesures anti-guerre seront mises en œuvre, lorsque la sécurité et la justice commenceront à être rétablies, un document confirmant la fin de la guerre devra être signé par les parties. Les États prêts à prendre l’initiative de telle ou telle décision peuvent devenir parties à cette convention.

Politique-Rencontre Zélensky-Macron: très tiède

Politique-Rencontre Zélensky-Macron: très tiède

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la rencontre du président français et du président de l’Ukraine s’est déroulé dans une ambiance très tiède. Pourtant, Macron n’a cessé de gesticuler pour se rapprocher physiquement de Zelensky lors des photos officielles.

Et de multiplier à l’outrance les poignées de main et les tapes dans le dos.

Une attitude que ne semblait pas apprécier particulièrement le président de l’Ukraine.

Évidemment, il y a le contentieux après la déclaration de Macron qui avait affirmé à plusieurs fois « qu’il ne fallait pas humilier la Russie ». Mais il y a aussi le présent surtout nourri de propos bienveillants pour l’Ukraine mais peu suivis  d’effet en matière de fourniture d’armement. Preuve encore cette annonce de Macron de fournir six canons supplémentaires ; une véritable aumône quand les Russes en disposent de centaines.

Et pour l’avenir ce curieux statut qui serait attribué à l’Ukraine comme candidat immédiat à l’union européenne. Un artifice sémantique qui ne change strictement rien au délai nécessaire entré dans l’Union à savoir au moins 10 ans voir 15 ans.

La vérité c’est que le président français n’avait pas grand-chose de nouveau a apporté est sans doute ne le souhaitait-il pas. Une rencontre relevant surtout de la communication et qui laisse en l’état l’isolement de l’Ukraine face à la Russie. Il paraît en effet de plus en plus clair que les Européens en majorité souhaiteraient bien que Ukraine sacrifie une partie de son territoire pour calmer Poutine. Bref l’esprit Munich quoi qui gagne une Europe  politiquement fatiguée et résignée.

Rencontre Zélensky-Macron: très tiède

Rencontre Zélensky-Macron: très tiède

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la rencontre du président français et du président de l’Ukraine s’est déroulé dans une ambiance très tiède. Pourtant, Macron n’a cessé de gesticuler pour se rapprocher physiquement de Zelensky lors des photos officielles.

Et de multiplier à l’outrance les poignées de main et les tapes dans le dos.

Une attitude que ne semblait pas apprécier particulièrement le président de l’Ukraine.

Évidemment, il y a le contentieux après la déclaration de Macron qui avait affirmé à plusieurs fois « qu’il ne fallait pas humilier la Russie ». Mais il y a aussi le présent surtout nourri de propos bienveillants pour l’Ukraine mais peu suivis  d’effet en matière de fourniture d’armement. Preuve encore cette annonce de Macron de fournir six canons supplémentaires ; une véritable aumône quand les Russes en disposent de centaines.

Et pour l’avenir ce curieux statut qui serait attribué à l’Ukraine comme candidat immédiat à l’union européenne. Un artifice sémantique qui ne change strictement rien au délai nécessaire entré dans l’Union à savoir au moins 10 ans voir 15 ans.

La vérité c’est que le président français n’avait pas grand-chose de nouveau a apporté est sans doute ne le souhaitait-il pas. Une rencontre relevant surtout de la communication et qui laisse en l’état l’isolement de l’Ukraine face à la Russie. Il paraît en effet de plus en plus clair que les Européens en majorité souhaiteraient bien que Ukraine sacrifie une partie de son territoire pour calmer Poutine. Bref l’esprit Munich quoi qui gagne une Europe  politiquement fatiguée et résignée.

Ukraine : Poutine pris au piège d’une rencontre avec Zelensky

Ukraine : Poutine pris au piège d’une rencontre avec  Zelensky

 

D’après les négociateurs ukrainiens, les conditions sont suffisantes pour une rencontre Zelensky-Poutine.

Une belle nouvelle évidemment si cela peut déboucher sinon sur un accord au moins sur un arrêt des combats.
Reste qu’il s’agit d’ores et déjà d’une véritable claque pour Poutine qui avait nié l’existence de l’Ukraine et la légitimité de son président considéré comme un un clown voie comme un drogué voir .

De son côté, l’Ukraine montre ainsi son sens des responsabilités et remet aussi à niveau la posture politique de son président.
Une couleuvre qui sera difficile à avaler pour Poutine qui a toujours affiché le plus grand mépris vis-à-vis des dirigeants de l’Ukraine.

Le seul fait d’envisager une rencontre Zelensky-Poutine témoigne de la défaite du dictateur russe.

Pour preuve des difficultés à se résoudre un jour à une rencontre, Poutine envoie des seconds couteaux dans les négociations pour ne pas se compromettre. Mais des seconds couteaux suffisamment importants pour d’ores et déjà engager des négociations incontournables si Poutine ne veut pas faire plonger la Russie dans une crise politique et économique encore plus dramatique.

Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine mardi à Istanbul ont été «substantiels» et ouvrent la voie à une rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky pour mettre fin au conflit qui a débuté il y a plus d’un mois, ont estimé les négociateurs des deux camps après trois heures de discussions.

A l’issue de ces négociations qui se tenaient au palais de Dolmabahçe à Istanbul, le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, a fait état de «discussions substantielles» et dit que les propositions «claires» de l’Ukraine en vue d’un accord allaient être «étudiées très prochainement et soumises au président» Vladimir Poutine.

Il a estimé qu’un sommet entre Poutine et Zelensky serait possible en cas d’accord pour mettre fin aux hostilités. Depuis le début de l’invasion russe le 24 février, Moscou avait toujours écarté cette proposition de Kiev.

Signe que les discussions ont avancé, le vice-ministre de la Défense russe Alexandre Fomine a annoncé que Moscou allait «réduire radicalement (son) activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv», dans le nord du pays, les négociations sur un accord sur la neutralité de l’Ukraine «entrant dans une phase pratique».

 

Le président Zelensky, …..l’anti Macron

Le président Zelensky, …..l’anti Macron 

Le président ukrainien est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine, accusant par contraste le caractère ridicule et narcissique des figures classiques du pouvoir, estime la philosophe Sandra Laugier, dans une tribune au « Monde ».

Un président ukrainien à comparer évidemment à Macron qui se vautre lui dans la posture du monarque condescendant NDLR

 

Tribune.

 

« Show me a hero and I’ll write you a tragedy » (« Montrez-moi un héros, et je vous écrirai une tragédie »). Ce mot de l’écrivain américain F. Scott Fitzgerald (1896-1940) a une étrange actualité avec l’émergence d’un acteur de série télévisée, Volodymyr Zelensky, héros de la série Serviteur du peuple (2025-2019) où il incarne un homme ordinaire, Vassili Goloborodko, professeur d’histoire-géo, accédant un peu par accident à la présidence de l’Ukraine, et qui en 2019, au moment où débute la 3e saison de sa série, « réalise » ce scénario. Porté par un parti politique qui porte le nom même de la série, il est alors effectivement élu président de son pays.

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une série TV rejoint le réel. Les séries TV ont désormais une telle place dans la vie des spectateurs qu’elles sont, non seulement selon l’expression consacrée « un miroir de la société », mais aussi agissent sur le monde, précisément par ce mode sériel de l’attachement au héros identifié à l’acteur.

On se souvient que l’acteur Martin Sheen, qui incarnait le mythique président Bartlet dans la classique The West Wing, était si populaire en 2000 qu’un sondage NBC le plaçait loin devant George W. Bush et Al Gore pour la présidentielle.

 

La série culte 24 Heures chrono, dont chaque épisode de la saison raconte une heure de la vie d’un agent antiterroriste, a démarré au lendemain du 11 septembre [2001], alors qu’elle avait été programmée et filmée bien avant. The Handmaid’s Tale anticipait les attaques redoutables de la présidence Trump contre les droits des femmes. La Casa de Papel a offert des mots d’ordre et des sons aux mobilisations de ces dernières années. Homeland, dans sa saison 5 écrite en 2014, mettait en scène des cellules djihadistes européennes et était diffusée en France pendant les attentats de novembre 2015.

Il faut revoir aujourd’hui Chernobyl, alors que les centrales nucléaires sont bombardées en Ukraine et ne répondent plus au téléphone ; et les splendides saisons 4 et 5 du Bureau des légendes, sous emprise russe.

Mais l’acteur Martin Sheen n’a jamais été président des Etats-Unis, ni l’excellent Dennis Haysbert, même s’il a habitué son public à un président noir en incarnant de façon prémonitoire David Palmer dans 24 Heures.

 

Zelensky, lui, est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine. Jamais l’impact d’une série sur la vie réelle n’a été aussi direct. Il est d’ailleurs remarquable que Serviteur du peuple soit une production ukrainienne, mettant clairement en évidence la globalisation de la production des séries. C’est une série non américaine qui a offert au futur président ukrainien le rôle de sa vie et l’a vu passer du « soft power » au pouvoir, même si Serviteur du peuple est imbibée de culture démocratique américaine.

Zelensky, un président citoyen …à comparer à Macron !

Zelensky, un président citoyen …à comparer à Macron !

Le président ukrainien est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine, accusant par contraste le caractère ridicule et narcissique des figures classiques du pouvoir, estime la philosophe Sandra Laugier, dans une tribune au « Monde ».

Un président ukrainien à comparer évidemment à Macron qui se vautre lui dans la posture du monarque condescendant NDLR

 

Tribune.

 

« Show me a hero and I’ll write you a tragedy » (« Montrez-moi un héros, et je vous écrirai une tragédie »). Ce mot de l’écrivain américain F. Scott Fitzgerald (1896-1940) a une étrange actualité avec l’émergence d’un acteur de série télévisée, Volodymyr Zelensky, héros de la série Serviteur du peuple (2025-2019) où il incarne un homme ordinaire, Vassili Goloborodko, professeur d’histoire-géo, accédant un peu par accident à la présidence de l’Ukraine, et qui en 2019, au moment où débute la 3e saison de sa série, « réalise » ce scénario. Porté par un parti politique qui porte le nom même de la série, il est alors effectivement élu président de son pays.

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une série TV rejoint le réel. Les séries TV ont désormais une telle place dans la vie des spectateurs qu’elles sont, non seulement selon l’expression consacrée « un miroir de la société », mais aussi agissent sur le monde, précisément par ce mode sériel de l’attachement au héros identifié à l’acteur.

On se souvient que l’acteur Martin Sheen, qui incarnait le mythique président Bartlet dans la classique The West Wing, était si populaire en 2000 qu’un sondage NBC le plaçait loin devant George W. Bush et Al Gore pour la présidentielle.

 

La série culte 24 Heures chrono, dont chaque épisode de la saison raconte une heure de la vie d’un agent antiterroriste, a démarré au lendemain du 11 septembre [2001], alors qu’elle avait été programmée et filmée bien avant. The Handmaid’s Tale anticipait les attaques redoutables de la présidence Trump contre les droits des femmes. La Casa de Papel a offert des mots d’ordre et des sons aux mobilisations de ces dernières années. Homeland, dans sa saison 5 écrite en 2014, mettait en scène des cellules djihadistes européennes et était diffusée en France pendant les attentats de novembre 2015.

Il faut revoir aujourd’hui Chernobyl, alors que les centrales nucléaires sont bombardées en Ukraine et ne répondent plus au téléphone ; et les splendides saisons 4 et 5 du Bureau des légendes, sous emprise russe.

Mais l’acteur Martin Sheen n’a jamais été président des Etats-Unis, ni l’excellent Dennis Haysbert, même s’il a habitué son public à un président noir en incarnant de façon prémonitoire David Palmer dans 24 Heures.

 

Zelensky, lui, est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine. Jamais l’impact d’une série sur la vie réelle n’a été aussi direct. Il est d’ailleurs remarquable que Serviteur du peuple soit une production ukrainienne, mettant clairement en évidence la globalisation de la production des séries. C’est une série non américaine qui a offert au futur président ukrainien le rôle de sa vie et l’a vu passer du « soft power » au pouvoir, même si Serviteur du peuple est imbibée de culture démocratique américaine.

Zelensky: Appel au boycott et aux manifestations dans le monde entier

Zelensky: Appel au boycott et aux manifestations dans le monde entier 

 

 

Comme attendu,  le président ukrainien a renouvelé à l’occasion de son intervention face au Parlement français son souhait d’un soutien encore plus significatif à la résistance face à l’envahisseur russe. Le président souhaite notamment des aides militaires plus substantielles ; il appelle en outre un boycott total des entreprises occidentales présentes en Russie.

Zellensky qui demande aussi une solidarité morale et citoyenne vis-à-vis de l’Ukraine partout dans le monde

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel enflammé aux citoyens du monde entier à manifester contre l’invasion de son pays par la Russie, un mois jour pour jour après son commencement. «Allez-y avec des symboles ukrainiens pour défendre l’Ukraine, pour défendre la liberté, pour défendre la vie!», a lancé Zelensky dans la nuit de mercredi à jeudi via un message vidéo en anglais. «Retrouvez-vous sur les places, dans la rue, montrez-vous et faites-vous entendre!» «Exprimez-vous, manifestez depuis vos bureaux, vos maisons, vos écoles et vos universités, manifestez au nom de la liberté »

Zelensky, un président citoyen

 Zelensky, un président citoyen  

Le président ukrainien est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine, accusant par contraste le caractère ridicule et narcissique des figures classiques du pouvoir, estime la philosophe Sandra Laugier, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

« Show me a hero and I’ll write you a tragedy » (« Montrez-moi un héros, et je vous écrirai une tragédie »). Ce mot de l’écrivain américain F. Scott Fitzgerald (1896-1940) a une étrange actualité avec l’émergence d’un acteur de série télévisée, Volodymyr Zelensky, héros de la série Serviteur du peuple (2025-2019) où il incarne un homme ordinaire, Vassili Goloborodko, professeur d’histoire-géo, accédant un peu par accident à la présidence de l’Ukraine, et qui en 2019, au moment où débute la 3e saison de sa série, « réalise » ce scénario. Porté par un parti politique qui porte le nom même de la série, il est alors effectivement élu président de son pays.

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une série TV rejoint le réel. Les séries TV ont désormais une telle place dans la vie des spectateurs qu’elles sont, non seulement selon l’expression consacrée « un miroir de la société », mais aussi agissent sur le monde, précisément par ce mode sériel de l’attachement au héros identifié à l’acteur.

On se souvient que l’acteur Martin Sheen, qui incarnait le mythique président Bartlet dans la classique The West Wing, était si populaire en 2000 qu’un sondage NBC le plaçait loin devant George W. Bush et Al Gore pour la présidentielle.

 

La série culte 24 Heures chrono, dont chaque épisode de la saison raconte une heure de la vie d’un agent antiterroriste, a démarré au lendemain du 11 septembre [2001], alors qu’elle avait été programmée et filmée bien avant. The Handmaid’s Tale anticipait les attaques redoutables de la présidence Trump contre les droits des femmes. La Casa de Papel a offert des mots d’ordre et des sons aux mobilisations de ces dernières années. Homeland, dans sa saison 5 écrite en 2014, mettait en scène des cellules djihadistes européennes et était diffusée en France pendant les attentats de novembre 2015.

Il faut revoir aujourd’hui Chernobyl, alors que les centrales nucléaires sont bombardées en Ukraine et ne répondent plus au téléphone ; et les splendides saisons 4 et 5 du Bureau des légendes, sous emprise russe.

Mais l’acteur Martin Sheen n’a jamais été président des Etats-Unis, ni l’excellent Dennis Haysbert, même s’il a habitué son public à un président noir en incarnant de façon prémonitoire David Palmer dans 24 Heures.

 

Zelensky, lui, est devenu le « showrunner » du destin de l’Ukraine. Jamais l’impact d’une série sur la vie réelle n’a été aussi direct. Il est d’ailleurs remarquable que Serviteur du peuple soit une production ukrainienne, mettant clairement en évidence la globalisation de la production des séries. C’est une série non américaine qui a offert au futur président ukrainien le rôle de sa vie et l’a vu passer du « soft power » au pouvoir, même si Serviteur du peuple est imbibée de culture démocratique américaine.

Appel de ZELENSKY au parlement français

Appel de ZELENSKY au parlement français

Le président ukrainien va lancer un nouvel appel au parlement français un peu coincé entre son désir de paix et les valeurs de solidarité. Inutile de tourner autour du pot, la France, comme d’autres pays européens, -ou même ailleurs -subit d’une certaine manière la terreur de Poutine. Du coup, les intéressés manifestent une solidarité limitée et un soutien militaire aussi discret qu’insuffisant. On craint évidemment les représailles de Poutine.

Du côté de l’échiquier politique des extrêmes comme à gauche on dénonce les va-t-en-guerre qui veulent davantage d’engagements de l’Europe et de la France en particulier. Une posture qui n’est pas sans rappeler de la part des mêmes l’attitude omplice vis-à-vis du pacte germano soviétique en octobre 1939.

Le Pacte germano-soviétique était un accord signé le 23 août 1939 entre l’Union soviétique et l’Allemagne nazie, respectivement représentées par le ministre des Affaires étrangères soviétique Vyacheslav Molotov et le ministre des Affaires étrangères allemand Joachim von Ribbentrop. Le traité incluait un renoncement à la guerre entre les deux pays. En plus de dispositions de non-agression, le traité contenait un protocole secret divisant plusieurs pays d’Europe orientale entre les deux parties.

L’Ukraine ne veut pas seulement limiter les dégâts. Selon les services de renseignements américains, un début de contre-attaque a été observé. « Ils se défendent avec intelligence, agilité, créativité dans des endroits qu’ils pensaient importants à défendre. Et nous voyons maintenant, en particulier dans le Sud près de Kherson, qu’ils ont essayé de reprendre du territoire », a déclaré le porte-parole du Pentagone John Kirby selon des propos relayés par CNN.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce  les « conditions inhumaines » dans la ville de Marioupol, qu’il décrit comme étant « sous des bombardements constants ». « Depuis plus d’une semaine, nous essayons d’organiser des couloirs humanitaires fiables pour les habitants de Marioupol. Et presque toutes nos tentatives, malheureusement, sont entravées par les occupants russes » Dans une allocution diffusée sur les réseaux sociaux ce mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme que son pays « continuera à travailler pour pousser la Russie à la paix. » « Nous continuons à travailler à différents niveaux pour pousser la Russie à la paix. Jusqu’à la fin de cette guerre brutale. Les représentants ukrainiens travaillent sur les négociations, qui se poursuivent pratiquement tous les jours. C’est très difficile. Parfois honteux. Mais pas à pas, nous avançons. »

En France on s’interroge sur l’ampleur du soutien à apporter en tentant d’équilibrer solidarité et paix avec le risque d’avoir à la fois le déshonneur et la guerre.Ce que ne manquera pas de rappeler le président Zelensky.

Marioupol :Ville martyre mais Zelensky refuse de céder

Marioupol :Ville martyre mais Zelensky  refuse de céder

 

le ministre russe de la Défense a proposé de «baisser les armes» Marioupol à condition de «céder» la ville. Kiev s’y est formellement opposé.

 

Zelensky , Le président ukrainien, refuse de capituler et de céder la ville martyre de Marioupol  aux trois quarts détruite. «Marioupol fera partie de la liste des villes dans le monde qui ont été complètement détruites par la guerre, comme Guernica, Stalingrad, Grozny, Alep…», a le consul général de Grèce à Marioupol, Manolis Androulakis.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé un nouvel «acte de terreur» après le bombardement d’une école de Marioupol, ville au Sud-Est du pays, devenu un effroyable théâtre de guerre. 

«Je suis prêt à des négociations avec Vladimir Poutine. Je suis prêt depuis les deux dernières années et je pense que sans négociations, on n’arrêtera pas la guerre», a déclaré Volodymyr Zelensky dans un entretien diffusé par CNN.

Dans la foulée, le ministre russe de la Défense a proposé de «baisser les armes» Marioupol à condition de «céder» la ville. Kiev s’y est formellement opposé. «Une solution pourra être trouvée mais elle ne peut pas entraver la souveraineté de l’Ukraine», a poursuivi le président ukrainien.

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Adhésion à l’Otan: Zelensky prêt à un compromis

Adhésion à l’Otan: Zelensky prêt à un compromis

 

«S’agissant de l’Otan, j’ai tempéré ma position sur cette question il y a déjà un certain temps, lorsque nous avons compris» que «l’Otan n’était pas prête à accepter l’Ukraine», a  déclaré le président ukrainien dans cette interview diffusée lundi soir. «L’Alliance a peur de tout ce qui est controversé, et d’une confrontation avec la Russie», a-t-il déploré. Il a ajouté ne pas vouloir être le président d’un «pays qui implore à genoux» pour une telle adhésion.

Le président Poutine a aussi reconnu peu avant d’engager son invasion deux «républiques» séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine en guerre depuis 2014 avec les forces de Kiev. Il réclame maintenant que leur indépendance soit aussi reconnue par l’Ukraine.

Interrogé sur cette exigence russe, le président Zelensky s’est dit sur ABC ouvert au dialogue. «Je parle de garanties de sécurité. Je pense que s’agissant de ces territoires temporairement occupés», «qui n’ont été reconnus que par la Russie», «nous pouvons discuter et trouver un compromis sur l’avenir de ces territoires», a-t-il expliqué.

Zelensky : les Occidentaux ne tiennent pas leurs « promesses »

Zelensky : les Occidentaux ne tiennent pas leurs  « promesses »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mardi les « promesses » non tenues des Occidentaux pour protéger l’Ukraine des attaques russes, notamment celles venant des forces aériennes russes. « Cela fait treize jours qu’on entend des promesses. Treize jours qu’on nous dit qu’on nous aidera dans le ciel, qu’il y aura des avions, qu’on nous les livrera », a-t-il déclaré ce jour dans une vidéo publiée sur Telegram. « Mais la responsabilité pour cela repose aussi sur ceux qui n’ont pas été capables de prendre une décision en Occident depuis 13 jours. Sur ceux qui n’ont pas sécurisé le ciel ukrainien des assassins russes », a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, les Etats-Unis « travaillent activement » sur un accord avec la Pologne pour l’envoi d’avions de chasse à l’Ukraine afin de combattre l’invasion russe, a déclaré dimanche le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken lors d’une visite en Moldavie. Selon des médias, la Pologne pourrait en vertu de cet accord remettre à l’Ukraine ses avions de combat de fabrication soviétique MIG-29 que les pilotes ukrainiens connaissent bien, et les États-Unis fourniraient ensuite à Varsovie des chasseurs F-16 à la Pologne pour les remplacer.

Mais la Pologne n’est pas nécessairement d’accord avec la proposition américaine. « La Pologne n’enverra pas ses avions de chasse en Ukraine et n’autorisera pas non plus l’utilisation de ses aéroports. Nous apportons une aide significative dans de nombreux autres domaines », ont écrit les services du Premier ministre sur Twitter dimanche.

Si l’aide aérienne n’est pas encore apportée aux Ukrainiens, du matériel militaire est arrivé en masse sur le théâtre des opérations. Les Etats-Unis ont débloqué plus d’un milliard de dollars d’aide militaire à l’Ukraine sur l’année écoulée et de nombreux pays européens fournissent à Kiev des lance-roquettes antichars, mais aussi des missiles anti-aérien Stinger, des blindés, du carburant, des munitions, des fusils d’assaut, des rations de campagne, pour permettre à l’armée ukrainienne de résister.

Zelensky: « SI L’UKRAINE TOMBE, TOUTE L’EUROPE TOMBERA »

Zelensky: « SI L’UKRAINE TOMBE, TOUTE L’EUROPE TOMBERA »

Le pronostic du président ukrainien paraît particulièrement pessimiste. Peu d’experts européens adhèrent à cette vision très sombre. Reste que personne ne peut accéder à l’imaginaire fou d’un Poutine coupé depuis plusieurs années des réalités sociales et politiques dans son bunker de dictateur

Un appel lancé à ses voisins européens. Le président Volodymyr Zelensky s’est brièvement exprimé ce vendredi, neuf jours après le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Après avoir observé une minute de silence aux soldats morts puis aux civils touchés par le conflit, il s’est adressé aux pays européens et à leurs populations.

« Je vous demande de ne pas être silencieux, de sortir dans la rue, de soutenir l’Ukraine, nos efforts et nos combats. Si l’Ukraine ne tient pas, l’Europe ne tiendra pas », a-t-il déclaré. « Si nous tombons, toute l’Europe tombera ».

« Soutenez notre liberté, parce que cette victoire ce n’est pas seulement contre les militaires russes, c’est la victoire du bien contre le mal », a également estimé Volodymyr Zelensky.




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