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Intelligence artificielle: au niveau de l’humain ? (Yann Le Cun )

Intelligence artificielle: au niveau de l’humain ?

(Yann Le Cun )

Dans une interview aux Échos, Yann Le Cun analyses les possibilités et les limites de l’IA.  Yann Le Cun  est  responsable de la recherche en intelligence artificielle (IA) de Facebook et professeur à New York University, Yann Le Cun a reçu le prix Turing 2019, équivalent du Nobel d’informatique. Il vient de publier un livre retraçant son parcours et ses travaux.

 

Dans votre livre, vous vous montrez fier des progrès accomplis par l’intelligence artificielle (IA). Mais vous dites aussi qu’elle est loin de l’intelligence d’un rat. Diriez-vous, comme un autre expert français, Luc Julia (*), que l’intelligence artificielle n’existe pas ?

Non ! Ce n’est pas qu’elle n’existe pas, mais il y a une confusion fréquente : quand on voit une machine qui a des compétences surhumaines sur une tâche particulière, on lui attribue les compétences qu’elle aurait si cette intelligence venait d’une personne. Et donc on se dit : « la machine peut nous battre à plate couture au jeu de go, donc elle peut nous battre partout » ou bien « elle peut traduire dans une centaine de langues, donc elle est plus intelligente que n’importe quel humain ». Ce n’est pas vrai, car ces systèmes sont très spécialisés, très étroits.

Ce n’est donc pas la même intelligence que les humains…

Certaines personnes estiment que ce qui caractérise l’intelligence humaine, c’est qu’elle est générale. Je dis dans mon livre que ce n’est pas vrai non plus. L’intelligence humaine est, elle aussi, spécialisée, mais moins spécialisée que l’intelligence artificielle. Je crois à ce qu’on appelle l’intelligence artificielle de niveau humain (« human level intelligence »). Pour moi, il ne fait aucun doute que les machines arriveront tôt ou tard à des niveaux d’intelligence aussi performante et générale que les humains et, probablement, nous dépasseront assez vite.

Et l’intelligence de niveau humain, ce serait quoi ? Qu’une machine soit capable de tenir la conversation que nous avons en ce moment ?

Oui, qu’elle puisse faire toutes les tâches intellectuelles que fait un être humain, à peu près aussi bien, à l’exception de ce qui relève de l’expérience humaine.

Pensez-vous que vous verrez bientôt les machines atteindre ce niveau d’intelligence ?

Je pense que je le verrai un jour, mais pas bientôt. C’est un peu difficile de le dire. Il y a des obstacles qu’il faudra franchir, et certaines personnes ne voient pas ces obstacles et pensent qu’il suffira de prendre les techniques actuelles, et d’avoir plus de données et plus de puissance pour arriver à une intelligence de niveau humain. Je n’y crois pas du tout. Je pense qu’il faudra des progrès conceptuels qui sont du ressort de la science, pas de la technologie.

Quel genre de progrès ?

Pour moi, le premier obstacle à franchir est de permettre aux machines d’apprendre par elles-mêmes, un peu à la manière des enfants ou des animaux. Un enfant acquiert une quantité gigantesque de savoirs sur le fonctionnement du monde simplement par l’observation.

Comme celui d’intelligence artificielle, le terme d’apprentissage automatique (« machine learning », en anglais) est trompeur car une machine n’apprend pas du tout comme un humain…

Absolument. Pour qu’une machine reconnaisse des chaises, des chiens ou des chats, il faut d’abord lui montrer des milliers d’images étiquetées, dans chaque catégorie. Alors qu’un petit enfant auquel on montre trois dessins d’un éléphant saura ensuite reconnaître un éléphant dans une photo. Qu’est-ce qui fait qu’il y parvient sans avoir vu des milliers d’images ? Permettre aux machines d’apprendre de cette manière est d’autant plus important que l’on se lance dans des problèmes complexes : on veut apprendre aux voitures à se conduire toutes seules, par exemple, et cela n’est pas possible avec les méthodes traditionnelles.

Comment faire autrement ?

Ce qui manque, c’est de permettre à la machine, par un apprentissage autosupervisé, de se construire un modèle du monde. Qu’elle sache prédire que, si elle roule au bord d’un ravin et qu’elle donne un coup de volant, elle va finir au fond, et que ce n’est pas bon. Apprendre un modèle du monde, cela revient à prédire le futur à partir du passé et du présent, et peut-être d’une séquence d’actions que l’on a l’intention de faire. Pouvoir prédire, c’est un peu l’essence de l’intelligence.

Ce qui est étonnant, en lisant votre livre, c’est à quel point vous êtes fasciné par les neurosciences, par la façon dont le cerveau apprend…

C’est une inspiration. Il y a des gens qui disent que l’on peut faire de l’intelligence artificielle sans se référer du tout à l’intelligence humaine. Cela a été un des courants classiques de l’IA, fondé sur la logique, et cela a conduit aux systèmes experts, qui ont montré leurs limites notamment pour l’apprentissage car il faut entrer toutes les données « à la main ». Et puis il y a l’autre approche, qui consiste à essayer de copier ce qui se passe dans le cerveau. Mais là, il y a un autre danger, qui est de reproduire de trop près ce qui se passe, sans en comprendre les principes.

Les réseaux de neurones profonds, que vous avez contribué à inventer, sont particulièrement performants pour la reconnaissance faciale, qui est en train de se répandre partout, parfois de façon inquiétante. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est vrai pour toutes les technologies. Les technologies sont neutres, elles peuvent être utilisées à des fins bénéfiques ou moins bénéfiques. Ce qui fait qu’elles seront principalement utilisées à des fins bénéfiques, c’est la force de nos institutions démocratiques. Ceci dit, si on retourne plusieurs siècles en arrière, personne ne peut contester les bénéfices de l’invention de l’imprimerie, même si elle a permis de disséminer les écrits de Calvin et Luther qui ont causé deux cents ans de persécutions en Europe. C’est vrai que  les systèmes de reconnaissance du visage qui sont utilisés en Chine sont directement inspirés d’un de mes articles sur les réseaux convolutifs publiés en 2014. Mais la même invention sert aussi dans la sécurité routière, pour des systèmes d’aide à la conduite, ou dans l’analyse d’imagerie médicale pour augmenter la fiabilité. Elle sert à beaucoup de choses utiles, y compris chez Facebook pour lutter contre les images terroristes.

 (*) Luc Julia, aujourd’hui responsable de la recherche de Samsung, est à l’origine de Siri, l’assistant vocal d’Apple. Il a publié l’an dernier « L’intelligence artificielle n’existe pas » (First Editions).

« Quand la machine apprend », Yann Le Cun, éditions Odile Jacob, 396 pages, 22,90 euros.

Echec de la bataille climatique (Yann Arthus-Bertrand)

  • Echec de la bataille climatique  (Yann Arthus-Bertrand)
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Interviewé sur Europe 1 à propos des perceptives d’augmentation des climats de 2 à 7° d’ici 2100 le  président de la fondation GoodPlanet Yann-Arthus Bertrand s’est montré résigné, estimant qu’il fallait « avoir le courage d’admettre qu’on a perdu la bataille contre le changement climatique ».

Tout l’été, j’ai été appelé par les radios, les télés pour parler de la chaleur, de la fonte des glaces, des incendies en Sibérie et en Alaska, de l’Amazonie… », déplore le septuagénaire. « On est dans une espèce de déni collectif, on ne veut pas croire ce qui est en train de se passer. C’est toujours de la faute des autres, c’est de la faute du président brésilien, c’est la faute des lobbies, des politiques. Mais par exemple sur l’Amazonie, on déforeste pour le soja, pour nourrir notre agriculture industrielle. L’agriculture intensive française est responsable, en partie, de cette déforestation. »

Quant aux solutions avancées par certains scientifiques – des mesures permettant la diminution immédiate des émissions de CO2 -, Yann-Arthus Bertrand estime qu’elles « sonnent un peu faux ». « Cela fait vingt ans qu’on entend ça », souligne-t-il. Et de reconnaître : « Ce n’est pas facile à dire, que l’on va vers une fin du monde si on continue comme ça. On est tellement accro à ce pétrole qui nous fait vivre… C’est la croissance qui paye les écoles auxquelles vont mes petits-enfants, c’est la croissance qui paie les hôpitaux qui vont me soigner bientôt, à 73 ans. C’est la croissance qui nous fait vivre tous. Et cette croissance n’est pas bonne pour l’environnement. On vit dans une espèce de banalité du mal. »

« Le Graal de tout homme politique aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat et préserver les emplois », appuie le photographe. « Je pense que l’écologie arrive loin derrière. L’homme politique a une vision électorale, une vision à court terme, alors que l’écologie, c’est une vision à très long terme. (…) Personnellement, je crois qu’il faut réinventer un nouveau monde. Chaque effondrement, il y a une renaissance après. Il faut s’y préparer. »

 

Les vertus de l’hydrogène (Yann Laval)

Les vertus de l’hydrogène (Yann Laval)  

 

 

Yann Laval, Manager chez IAC Partners, cabinet de conseil en stratégie, souligne les vertus de l’hydrogène comme alternative aux énergies fossiles. Un point de vue intéressant même sil minimise la question de la compétitivité de l’hydrogène et son danger pour l’utilisation par des particuliers.

 

 

« Comparée au charbon et au pétrole, l’électricité produite par les énergies renouvelables est limitée en termes de sociabilité, transportabilité et usabilité, ce qui freine en partie la transition amorcée vers les énergies décarbonées.

L’hydrogène comme vecteur énergétique apparaît aujourd’hui comme l’élément manquant sur la chaîne de valeur, qui, combiné avec d’autres technologies, pourrait faire de la transition énergétique une RÉVOLUTION énergétique.

L’investissement des pays industrialisés dans la filière hydrogène est révélateur de cette tendance (850 M$ investis annuellement par les gouvernements). L’Europe bien que bien placée à l’international, doit renforcer ses investissements dans les infrastructures de production et de transport ainsi que dans le développement de technologies permettant de converger vers des coûts comparables à l’électrique ou au pétrole, grâce aux économies d’échelles.

Pour schématiser, notre modèle énergétique actuel est construit sur une extraction de ressources fossiles de plus en plus rares détenues par un nombre très limité de pays et nécessitant un long acheminement à travers le monde jusqu’à des installations complexes pilotables de manière centralisée.

La transition énergétique vers les énergies renouvelables permet d’alimenter de petites installations locales à partir de ressources elles aussi locales, dont le coût ne dépend d’aucune stratégie ou contexte géopolitique mais dont la disponibilité peut varier en fonction des conditions climatiques (pour le solaire et l’éolien en particulier).

Dans la production, le problème principal ne réside pas dans le fait que le système actuel soit centralisé mais dans le fait que les grandes installations électriques émettent de grandes quantités de CO2.

La réussite de la transition énergétique dépend alors de l’intégration de ces systèmes énergétiques renouvelables et décentralisés.

Le scénario le plus prometteur apparait être un système hybride où coexisteraient un réseau centralisé et des boucles locales de tailles diverses où l’hydrogène aura tout son rôle à jouer :

  • - un moyen stable de stockage sous forme gazeuse afin de pallier à l’intermittence des énergies renouvelables ;
  • - un vecteur de transport d’énergie permettant soit de s’affranchir du réseau électrique dans certaines zones non desservies, soit de bénéficier d’un tampon pour réguler les variations de demande du réseau. Dans la mobilité, les évolutions technologiques de la batterie lui ont permis d’augmenter ses performances et ainsi être intégrée par l’ensemble des constructeurs automobiles dans leurs gammes.

La batterie souffre néanmoins d’inconvénients majeurs pour en faire la seule solution de substitutions aux énergies fossiles :

  • - le poids, qui la rend incompatible avec les véhicules de transport de charge lourde ;
  • - la durée de charge (40 minutes en charge rapide jusqu’à une demi-journée en charge domestique) et la faible autonomie (les batteries électriques se déchargent rapidement) ;
  • - le cout élevé, même si les premiers déploiements permettent de premières économies d’échelle ;
  • - la nécessité de mise en place d’un nouveau réseau d’alimentation sur le territoire ;
  • - mais surtout un problème de puissance installée des réseaux.

Ici aussi, les solutions électriques à hydrogène n’entrent pas en compétition avec les véhicules électriques à batterie, mais viendraient plutôt en complément de l’offre déjà existante : les deux technologies présentent des caractéristiques qui les rendent complémentaires.

La plus faible densité énergétique des batteries les rend plus adaptées à la conduite urbaine tandis que l’hydrogène, avec une meilleure densité énergétique convient mieux aux grandes distances et aux véhicules plus lourds. Le marché devrait donc se développer en priorité dans ce dernier segment, notamment dans les transports publics.

La généralisation de l’hydrogène comme principal vecteur énergétique ne représente pas seulement un défi technologique et industriel mais aussi et surtout un défi politique et social. La position qu’occupera l’hydrogène, d’ici 25 à 30 ans, dans notre paysage énergétique dépend de la volonté du pouvoir politique.

La politique active de l’Allemagne porte sur différentes applications allant de la voiture aux transports publics en passant par l’énergie. La France a présenté le 1er juin 2018 son Plan de Déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique avec pour objectif d’accélérer les premiers déploiements industriels de l’hydrogène décarboné pour en faire un pilier de la transition énergétique à moyen terme.

L’Europe, jusqu’ici majoritairement favorable aux batteries, prend conscience de la valeur de l’hydrogène dans la transition énergétique. Les états membres doivent maintenant aller au-delà des initiatives nationales et s’engager ensemble vers l’hydrogène, catalyseur de la transition vers un système énergétique décarboné. »

 

Inondations et changements climatique sont liés (-Yann Wehrling,)

Inondations et changements climatique sont liés (-Yann Wehrling,)

Ce que déclare -Yann Wehrling,  porte-parole du MoDem, conseiller de Paris et d’Ile-de-France  dans une interview au JDD. «

« Les décisions et les changements de comportements tardent. Le fait est que la réalité « palpable » du changement climatique ne se manifeste pas clairement. Tout cela reste encore assez théorique et lointain. Le changement climatique n’a pas la même visibilité qu’une étendue de déchets, qu’une marée noire ou qu’une pollution chimique d’un cours d’eau. D’ailleurs, quand de tels événements se produisent, causant des drames humains, choquant les opinions publiques, détruisant des milieux naturels, les décisions sont prises plus rapidement et plus fortement. Bien entendu, au sujet des inondations, il faut dénoncer les erreurs faites par le passé en matière d’urbanisme et d’imperméabilisation des terres qui font que les pluies sont moins absorbées par les sols et ruissellent plus rapidement dans des cours d’eau qui, par voie de conséquence, sortent de leurs lits. A ce sujet d’ailleurs, tirons-nous bien les bonnes leçons? Quand on voit ces artificialisations se poursuivre inlassablement, on peut malheureusement en douter. Mais une autre question se pose : assumons-nous réellement le lien entre le changement climatique et des événements tels que, par exemple, les actuelles inondations? Lien qui pourrait pourtant accélérer les prises de décisions. Il est en effet frappant d’entendre les scientifiques interrogés par les médias quand de tels événements surviennent. Une canicule, une tempête, les actuelles inondations… Tous ces événements font défiler les spécialistes dans les colonnes des journaux, sur les antennes de radios et de télévision. Mais à la question de savoir si ces phénomènes ont un lien avec le changement climatique, invariablement leur réponse est la même : « On ne peut pas le dire avec certitude. » Par pitié, amis scientifiques, prenez vos responsabilités! Vous ne pouvez pas d’une part, chaque année, lors des conférences climatiques internationales (les COP) rendre des rapports alarmistes, et d’autre part, quand des accidents climatiques surviennent, continuer de tenir des propos d’une prudence telle qu’ils distillent une petite musique qui crée, de fait, un doute, doute qui n’a en réalité pas d’autre conséquence que de repousser à plus tard les véritables décisions. Bien sûr, personne ne vous demandera jamais de tordre votre rigueur scientifique, mais que vous en coûterait-il de dire, après le très convenu et très rigoureux « on ne pas le dire avec certitude » un propos supplémentaire qui serait : « … Mais c’est très très probable, les changements climatiques en cours ne feront que multiplier les inondations »

 

JDD

 

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Officiellement Yann Barthès quitte de lui-même Canal+ et abandonne la présentation du Petit journal. Un petit journal menacé depuis un moment par Bolloré considérant que l’émission était un peu trop subversive. Il faut ajouter que les audiences  des émissions en clair du soir de Canal+ ne cessent de dégringoler en matière d’audience. Le Grand journal par exemple a vu le nombre de téléspectateurs diminuer de plus de la moitié en un an. Enfin le nombre d’abonnés à Canal régresse régulièrement. Du coup Canal affiche des pertes financières importantes qui ont même amené Bolloré à envisager la fin de la chaîne. La dégradation de l’audience n’est pas nouvelle mais elle s’est accentuée depuis que Bolloré est devenu patron de la chaîne et a imposé  une nette remise en ordre de la ligne éditoriale. Du coup,  il n’est guère étonnant que Yann Barthès ait  anticipé son départ avant sans doute d’être viré. Yann Barthès a donc annoncé qu’il allait quitter Le Petit Journal, l’émission satirique culte de Canal+ qu’il animait depuis 2011, et dont il présentera la dernière le 23 juin.  «Je ne présenterai plus Le Petit Journal la saison prochaine. Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi [la société de production de l'émission] une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures», a-t-il déclaré. Contactée, la direction de Bangumi a précisé avoir informé la direction de Canal+ du départ de Yann Barthès il y a deux semaines. Le Petit journal bénéficiait pourtant d’une meilleure audience que le grand journal mais il a subi la dégradation de son aînée. , cette baisse des audiences s’accompagne d’une nette baisse des revenus pour la chaîne cryptée. Sur le site de la régie publicitaire du groupe, on peut ainsi voir que les prix publics (et avant négociations) des espaces publicitaires ont baissé de plus de 30% sur un an. Trente secondes de publicité à 20h05, soit à la fin de l’émission sont facturées 12.300 euros par la chaîne pour la semaine du 25 janvier contre 18.400 euros il y a un an. Une baisse de 33%. Signe de son dépassement, l’émission phare de Canal+ coûte désormais moins cher aux annonceurs que Le Petit Journal de Yann Barthès qui facture, lui, la même publicité à 20h35 à 17.800 euros.  Pire, Le Petit Journal, l’autre émission star de Canal, dont les bons chiffres ne semblaient pas se démentir est entraînée dans la spirale. D’après des chiffres Médiamétrie, l’émission perd en effet 500.000 téléspectateurs sur un an et passe à 4,9% de part d’audience en janvier 2016 contre 6,5 à la même période un an plus tôt. Les explications sont là encore multiples mais la première d’entre elle vient des mauvais scores du Grand Journal. « On peut logiquement penser » que la faiblesse du Grand Journal influe sur les audiences, explique un professionnel des médias. En cause le développement des missions du même type, la croissance d’Internet, aussi surtout le recadrage de la ligne éditoriale par Bolloré qui considère la chaîne trop marquée à gauche est trop critique notamment sur les thèmes sociétaux, économiques ou politiques. Du coup la question l’existence même de Canal+ va se reposer en raison des graves déséquilibres financiers de la chaîne et des interrogations qui se posent concernant la diffusion des les émissions sportives. Aujourd’hui environ la moitié des abonnés à Canal+ sont le fait des amateurs de football ; or la chaîne a perdu les droits de diffusion du football anglais au profit de Beijing. Par les matchs du foot anglais sont les plus regardées au monde. En conclusion, le recadrage politique de Canal+ ajoutait à la perte de diffusion du foot anglais pourrait bien avoir la peau de la chaîne. La preuve sans doute que le management d’un grand média d’information par un grand capitaine d’industrie aux méthodes musclées n’est pas forcément le mieux adapté




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