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Un manque de crédibilité de la politique migratoire (Manfred Weber)

Un manque de crédibilité de la politique migratoire ((Manfred Weber)

 

Nous avons ainsi besoin d’une politique de retour effective qui dit clairement, et sans tabou, estime Manfred Weber député allemand au Parlement européen dans l’Opinion

 

Cette semaine, la Commission devrait enfin dévoiler sa réforme du paquet asile et migration. Cette réforme, le Parlement européen l’attend depuis cinq ans. Cinq longues années durant lesquelles nous avons vu se multiplier les drames en mer Méditerranée et assister aux tentatives vaines visant à régler la situation.

L’exécutif européen est attendu sur ce texte et devra prouver qu’il a su apprendre des errements du passé. A cet effet, j’espère tout d’abord que cette nouvelle mouture prendra en compte la réalité de ces chiffres : environ 60 % des demandes d’asile sont rejetées. Nous avons ainsi besoin d’une politique de retour effective qui dit clairement, et sans tabou, le besoin de renvoyer chez elles les personnes qui séjournent illégalement en Europe et celles qui ne peuvent bénéficier d’une protection.

La protection de nos frontières extérieures a aussi pâti d’un réel manque de considération. Avec mes collègues du groupe PPE, nous le répétons depuis des années : il faut davantage de moyens financiers et humains pour l’agence Frontex, avec au moins le déploiement de 9 000 gardes-frontières et garde-côtes supplémentaires pour 2022. C’est un impératif si nous voulons sécuriser les frontières et lutter efficacement contre les réseaux de passeurs qui profitent de la misère humaine. Plus que de vagues orientations, nous comptons sur des initiatives concrètes, crédibles et courageuses.

Evidemment, la gestion des flux migratoires ne peut être que du seul ressort de la Commission. Les Etats ont une responsabilité à prendre et sont coupables de bien des griefs injustement imputés à Bruxelles. Certes, comme nous avons pu le constater, une répartition obligatoire des réfugiés par quotas ne fonctionne pas. Néanmoins, il n’est plus possible de laisser des Etats comme la Grèce ou Chypre en première ligne pendant que d’autres continuent de donner des leçons d’humanisme sans pour autant s’impliquer directement dans la gestion des crises.

Il faut pousser les pays à « jouer collectif » en faisant en sorte notamment que chacun, sans exception, participe au financement de la politique migratoire européenne

Solidarité. Certains dirigeants rechignent à adhérer à cette idée de solidarité, et pourtant, le tragique incendie du camp de Mória constitue bien un problème européen. De même que les camps de réfugiés situés au Liban ou ailleurs. Ainsi, développer la responsabilité de chaque Etat doit passer par trois changements majeurs. En premier lieu, il est impératif de revoir le règlement de Dublin afin d’élaborer un système permettant d’étudier les demandes d’asiles au départ des destinations et non à l’arrivée. En second lieu, il faut pousser les pays à « jouer collectif » en faisant en sorte notamment que chacun, sans exception, participe au financement de la politique migratoire européenne.

Enfin, si nous souhaitons freiner les départs, il nous faut développer des partenariats ambitieux avec les pays d’origine, avec pour objectif d’encourager l’essor de leur économie. C’est une gageure pour offrir aux jeunes des pays, notamment africains, des opportunités d’avenir.

Le Parlement européen a adopté sa position sur la politique migratoire en 2017 et attend toujours, en plus de la réforme de la Commission, un signal des Etats membres. De notre côté, au groupe PPE, nous avons eu de cesse de défendre ce principe : être ouverts et justes avec ceux qui ont besoin de protection et ceux qui souhaitent venir travailler en toute légalité, fermes avec les candidats qui ne sont pas éligibles à l’accueil et intraitables avec les trafiquants qui exploitent les personnes vulnérables. Ne gâchons pas cinq années de plus pour nous montrer à la hauteur de l’enjeu.

Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE).

 

Bitcoin : une monnaie spéculative pour Axel Weber (UBS)

Bitcoin : une monnaie spéculative pour Axel Weber (UBS)

Le président du conseil d’administration de la banque suisse UBS Axel Weber, ancien patron de la Deutsche Bank estime que le  principal problème est qu’en l’absence de banque centrale et d’un émetteur contrôlant la fourniture de bitcoins, la valeur est uniquement déterminée par la demande ce qui conduit à d’ »énormes fluctuations de prix dans les deux sens ». Aussi, la banque UBS a décidé de conseiller de manière explicite à ses clients de ne pas investir dans la monnaie virtuelle, a dit M. Weber, soulignant que la banque ne la considérait pas comme « valable et durable ». Pour protéger les investisseurs qui ne tiennent pas compte de l’avis de la banque, « les  régulateurs sont nécessaires », a conclu le président de l’UBS. Quelques centimes en 2009 mais environ 19000 dollars aujourd’hui ! Voila l’évolution du dollar qui monte plus haut que les cieux. Une crypto monnaie qui ne représente cependant qu’environ 270 milliards à comparer aux 80 000 milliards de la monnaie fiduciaire. En dépit des avantages évidents du taux monnaie concernant la réduction des coûts de transaction financière l’évolution du cours du bitcoin est évidemment surréaliste et la correction sera sévère Car l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. « Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, ont aussi déclaré  l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers.   Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif”.Notons que le bitcoin valait seulement quelques centimes en 2009 ! Le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes. la devise numérique atteint  pour une capitalisation autour de 300  milliards de dollars. Ces chiffres impressionnent. Pourtant, le bitcoin et les crypto-monnaies en général, restent des actifs « marginaux » quand on les compare aux autres classes d’actifs. En effet, alors que beaucoup d’investisseurs espèrent voir le bitcoin remplacer pièces et billets dans les années à venir, on voit mal la crypto-monnaie se substituer à la monnaie fiduciaire. En effet, la capitalisation du bitcoin ne représente aujourd’hui que 3,4% de la valeur de tous les billets et pièces en circulation dans le monde. Et même si l’on englobe le reste des crypto-monnaies, soit 400 milliards de dollars en tout, elles ne représentent encore « que » 5,3% de la masse monétaire fiduciaire totale.




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