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Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

 

Vacances obligent la plupart des médias reprenne mot pour mot les propos du gouvernement et des institutions à son service pour parler d’un rebond de la croissance française. En réalité il s’agit d’une plantation de l’ordre de 0,5 % par rapport aux prévisions. Par ailleurs la tendance de la croissance se tasse et on s’attend à une croissance à peine supérieure à 1 % en 2023.

 

L’acquis de croissance, c’est-à-dire la progression du Produit intérieur brut (PIB) si la production se stabilisait au niveau de fin juin, de la France pour 2022 atteint désormais « 2,5 % à la fin du deuxième trimestre, au lieu de 1,9 % à l’issue du premier trimestre », détaille l’Insee. Cette révision vient donc conforter la prévision du gouvernement, qui pouvait sembler jusqu’ici un brin optimiste. Bercy table en effet justement pour cette année sur une croissance de 2,5 %, avant un repli à 1,4 % en 2023.

Cinq mois après l’invasion de la Russie en Ukraine, l’économie française a relativement bien résisté à la dégradation de la conjoncture européenne. Mais l’activité pourrait bien marquer le pas, compte tenu des incertitudes géopolitiques sur le Vieux Continent. En effet, l’enlisement du conflit en Ukraine pourrait bien faire des dégâts sur l’économie européenne déjà fragilisée par les multiples vagues de confinement.

Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions économiques de 2022 pour l’Europe, passant de 2,8% au printemps à 2,6% actuellement. « L’économie mondiale fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines [...] Les trois grandes zones économiques – États-Unis, Chine et zone euro – sont au point mort », a indiqué Pierre-Olivier Gourinchas, l’économiste en chef de l’institution, lors d’un point presse.

La croissance française: Léger rebond mais ralentissement en vue

 

 

La croissance française: Léger rebond mais ralentissement en vue

Vacances obligent la plupart des médias reprenne mot pour mot les propos du gouvernement et des institutions à son service pour parler d’un rebond de la croissance française. En réalité il s’agit d’une plantation de l’ordre de 0,5 % par rapport aux prévisions. Par ailleurs la tendance de la croissance se tasse et on s’attend à une croissance à peine supérieure à 1 % en 2023.

 

L’acquis de croissance, c’est-à-dire la progression du Produit intérieur brut (PIB) si la production se stabilisait au niveau de fin juin, de la France pour 2022 atteint désormais « 2,5 % à la fin du deuxième trimestre, au lieu de 1,9 % à l’issue du premier trimestre », détaille l’Insee. Cette révision vient donc conforter la prévision du gouvernement, qui pouvait sembler jusqu’ici un brin optimiste. Bercy table en effet justement pour cette année sur une croissance de 2,5 %, avant un repli à 1,4 % en 2023.

Cinq mois après l’invasion de la Russie en Ukraine, l’économie française a relativement bien résisté à la dégradation de la conjoncture européenne. Mais l’activité pourrait bien marquer le pas, compte tenu des incertitudes géopolitiques sur le Vieux Continent. En effet, l’enlisement du conflit en Ukraine pourrait bien faire des dégâts sur l’économie européenne déjà fragilisée par les multiples vagues de confinement.

Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions économiques de 2022 pour l’Europe, passant de 2,8% au printemps à 2,6% actuellement. « L’économie mondiale fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines [...] Les trois grandes zones économiques – États-Unis, Chine et zone euro – sont au point mort », a indiqué Pierre-Olivier Gourinchas, l’économiste en chef de l’institution, lors d’un point presse.

La crise en vue va-t-elle favoriser la grande restructuration

La crise en vue va-t-elle favoriser la grande restructuration

 

 Les facteurs de crise ne se comptent plus. Pire, ils s’entraînent mutuellement : c’est le fameux cercle vicieux de Nurkse. Pandémie, niveaux d’endettement élevés, guerre en Ukraine, pénuries de matières premières, inflation, hausse des taux d’intérêt… Par Noam Ankri, Avocat associé, Ashurst ; Président de la commission Retournement de Paris Europlace et Chargé d’enseignement à l’université.( dans la Tribune)

 

Pourtant, grâce aux nombreuses aides gouvernementales (prêts garantis par l’Etat (PGE), chômage partiel, assouplissement des réglementations…), on a rarement vu aussi peu de procédures collectives, autrement dit de faillites, que ces deux dernières années. A l’inverse, sur la même période, le marché des fusions-acquisitions a été très dynamique, notamment dans le private equity et y compris encore pendant ce premier semestre 2022 qui a compté plus de 150 LBO réalisés.

Ce sont généralement les indicateurs d’une économie qui se porte bien. Alors, où est cette fameuse crise que tous les analystes ne cessent d’annoncer ?

Certes, les marchés boursiers ont commencé à tousser, avec une baisse généralisée des indices européens sur les six derniers mois. Mais le CAC 40 reste encore au-dessus de son niveau de 2019. De la même façon, on voit le niveau des faillites repartir à la hausse. Encore ici, leur nombre au premier trimestre (près de 10.000, soit +35% par rapport à 2020) restait inférieur à celui constaté en 2019 (environ 14.000).

La tendance négative est néanmoins bien installée et elle pourrait durer, ce qui inquiète profondément les investisseurs. Conséquence directe de cette inquiétude, le marché des financements internationaux est quasiment à l’arrêt : depuis le début de la guerre en Ukraine, on a observé un nombre très faible de nouveaux CLOs et les émissions d’obligations high yield ont été largement inexistantes. Or, de nombreuses entreprises dont la dette financière arrive bientôt à maturité comptaient sur ces outils pour se refinancer.

Des dossiers de cette nature arrivent déjà. Pour les plus chanceuses, ce refinancement pourra se faire, mais à des taux d’intérêts bien plus élevés qu’auparavant. Pour les autres, une restructuration de leur dette s’imposera.

Parmi cette dette figurera souvent un ou plusieurs PGE, ce qui entraînera pour les PGE les plus importants une discussion avec l’Etat quant aux termes de cette restructuration, notamment à travers le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI). Ce dernier vient d’ailleurs de fêter ses 40 ans et Bruno Le Maire y a rappelé à cette occasion que la politique du « quoi qu’il en coûte » était bien derrière nous. Traduction si besoin était : il n’y aura plus d’aides financières de l’Etat.

Il faut enfin et surtout s’inquiéter de l’inflation.

S’agissant de l’énergie d’abord, les prix atteignent des sommets. Par exemple, le mégawatt-heure (MWh) d’électricité est passé d’environ 35€ il y a deux ans, à 90€ il y a un an, pour atteindre environ 555€ aujourd’hui, soit une augmentation de plus de 500% sur la dernière année et de plus de 1400% en deux ans ! Les praticiens constatent déjà un nombre significatif de dossiers d’entreprises qui sont étranglées par le coût de l’électricité et qui entendent renégocier celui-ci. Aucun secteur n’est épargné.

D’autres secteurs subissent une inflation plus ciblée, notamment les céréaliers, exposés à la pénurie de blé, ou encore le secteur de l’automobile, exposé à la pénurie des composants, sans compter les entreprises exposées au marché russe qui ne peuvent plus faire grand-chose sans encourir de sanctions.

Les entreprises commencent donc bien à souffrir de difficultés profondes. Si la description qui précède n’est que le résultat de nos observations de praticien, la question reste de savoir si nous sommes juridiquement bien équipés pour traiter ces difficultés.

Les outils juridiques pour accompagner les restructurations sont nombreux, qu’il s’agisse de procédures de prévention, comme la conciliation ou le mandat ad hoc, ou de procédures collectives, comme la sauvegarde, la sauvegarde accélérée, le redressement judiciaire, etc.

Ces dernières ont récemment évolué de façon très significative avec la transposition en droit français de la directive européenne 2019/1023 du 20 juin 2019 par l’ordonnance 2021-1193 du 15 septembre 2021, entrée en vigueur le 1er octobre de la même année.

Avec cette transposition, un certain équilibre entre créanciers et débiteurs a été restauré dans les procédures collectives, avec une approche plus financière et plus conforme à celle de nos voisins européens et anglo-saxons. Par exemple, au-dessus d’un certain seuil de chiffre d’affaires et/ou d’employés (apprécié au niveau consolidé), il n’est plus possible pour une société d’imposer en sauvegarde un rééchelonnement de ses créances à 10 ans sans le consentement de ses créanciers. Avant la transposition, cette possibilité était l’épouvantail des investisseurs, tant décriée à l’occasion des récentes sauvegardes des sociétés Rallye ou Comexposium. A l’inverse, le droit de véto dont disposaient les créanciers obligataires qui leur permettait de refuser un plan de restructuration qui ne leur était pas favorable, alors même qu’il serait voulu par l’ensemble des autres partenaires de l’entreprise, a été supprimé. En effet, les créanciers sont désormais classés en fonction de la séniorité de leur créance, ce qui n’était pas le cas avant. Par ailleurs, il faut citer l’instauration de la désormais célèbre application forcée interclasses, qui permet au débiteur et à ses créanciers seniors d’effacer, sous certaines conditions, une dette qui aurait perdu sa valeur, voire de diluer ses actionnaires. La première illustration significative de ce nouveau régime est en cours dans le dossier Pierre & Vacances où, entre autres, un PGE a été intégralement converti en actions. Nul doute que cet exemple sera utilisé dans d’autres restructurations à venir.

Les procédures françaises de prévention, devenues des modèles du genre au niveau européen, ont quant à elles un fonctionnement qui n’a quasiment pas été touché par l’ordonnance de transposition. Elles demeurent néanmoins l’outil privilégié des restructurations, mettant en avant une approche amiable et négociée, sous l’égide d’un professionnel compétent nommé par le tribunal et, pour les dossiers les plus importants, l’égide également du CIRI. Ces procédures permettent dans une grande majorité des cas de trouver une sortie satisfaisante pour tous. Protégée par une obligation de confidentialité, l’activité des entreprises concernées souffre moins que lors d’une procédure collective, publique par nature. De plus, en conciliation (et désormais également en sauvegarde et en redressement judiciaire), l’accès à de nouveaux financements est aidé par la mise en place d’un privilège dit d’argent frais qui permet au nouveau prêteur d’être protégé en cas de nouvelle défaillance. L’ordonnance de transposition a néanmoins eu un effet indirect, voulu, sur ces procédures car elle en a profondément bouleversé la dynamique de négociation. En effet, la perspective, en cas d’échec de la négociation, d’une application forcée interclasses ou de l’impossibilité d’imposer, ou à l’inverse de bloquer, un plan ont modifié les équilibres.

Il est ainsi indispensable de parfaitement comprendre et anticiper les subtilités du nouveau régime (même en l’absence de jurisprudence à ce stade) pour correctement négocier les dossiers de restructuration qui commencent déjà à arriver.

Elections Législatives: une claque pour Macron et changement de gouvernement en vue

Elections Législatives: une claque  pour Macron et changement de gouvernement en vue

Un papier de Challenge souligne l’humiliation subie par le chef de l’État, un fait sans précédent sous la Ve République ; en effet le chef de l’État ne retrouve même pas son score du premier tour des présidentielles. Du coup, il devrait être contraint pour obtenir une majorité à l’assemblée de passer des alliances avec les Républicains. Et il pourrait être amené à changer du gouvernement d’autant que la première Ministre n’a pas réussi  à marquer de son empreinte la vie politique

 

Ce n’est pas une bérézina. Quoiqu’il arrive, le 20 juin, au lendemain du second tour des élections législatives, le parti présidentiel devrait disposer du premier groupe au Parlement. Avec une courte majorité. Ou pas. Dans le premier cas, il sera à la merci de ses alliés du Modem ou d’Horizons. Dans le deuxième cas, il devra faire appel à des supplétifs, sans doute des élus LR. Emmanuel Macron pourra alors bénéficier des services de l’agent recruteur Nicolas Sarkozy. Dans les deux hypothèses le président se prépare à des jours difficiles. Le voilà placé sous tutelle, dès le début de son deuxième quinquennat. Ce n’est pas glorieux.

Pas une bérézina, donc, mais une gifle, une claque, une baffe… Quelque chose d’humiliant. Administré par plus fort que soi. Qui vous laisse un peu chancelant. Il est vrai que le score est humiliant. 25,2% contre 25,6% contre pour la Nupes au dernier décompte de 21h30. Même s’il s’agit de quelques déciles, se faire doubler par une coalition brinquebalante bricolée en deux temps trois mouvements au lendemain de la présidentielle, et dirigée par un homme fantasque, est pour le moins mortifiant, pour Emmanuel Macron. Surtout quand on se souvient qu’en 2017, au lendemain de son élection, il avait 350 députés sur 577.

LIRE AUSSIRetrouvez les temps forts de la soirée électorale

 

Des ballotages difficiles en vue

Jamais, jamais dans l’histoire de la Vème République, au lendemain d’une victoire à la présidence de la République, le parti présidentiel n’a été défait. A force de ne rien dire, de peur de donner des arguments à leurs adversaires, les macronistes ont disparu de l’écran politique. Le catenaccio (du mot italien verrou), tactique de jeu utilisée en football pour bloquer l’attaque adverse, ne fonctionne que si l’équipe à des bases défensives solides. Or qu’y avait-il de solide dans cette équipe? La réforme des retraites? Oui, mais non, peut-être pas 65 ans. Réduire les déficits? Oui, mais en faisant des chèques énergie, des chèques pouvoir d’achat, en revalorisant l’indice des traitements de la fonction publique… Réformer les institutions  Oui certainement mais en réunissant un nouvel organe consultatif pas encore constitué. Rien n’a été verrouillé, en somme. Par peur de heurter ou l’électorat de gauche ou l’électorat de droite. Le résultat est là.

Pas une bérézina, donc, mais une gifle car nombre de personnalités de premier plan comme Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologiste, Clément Beaune, ministre des Affaires européennes, Ricard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, ou Christophe Castaner, président du groupe LREM doivent affronter un ballotage difficile. Jean-Michel Blanquer, étoile du premier quinquennat a, lui, été éliminé sèchement dès le premier tour.

 

Certes, Gabriel Attal, Olivier Véran, Gérald Darmanin, Olivier Dussopt, Frank Riester, tirent bien leur épingle du jeu. Et le second tour peut réserver des surprises. Mais si au second tour, le président n’obtient pas la majorité, il devra repenser son gouvernement, car il sera difficile de rallier des élus Républicains, avec une Première ministre venue du PS.

Choc pétrolier en vue

 Choc pétrolier en vue

 

Le baril de pétrole à 150 dollars (voire plus) prochainement, une hypothèse de plus en plus probable estime un papier de la Tribune. Les consommateurs peuvent déjà ressentir les prémices avec un carburant qui atteint les deux euros par litre.

Plusieurs acteurs du marché pétrolier prévoient une hausse des cours, qui évoluent ces derniers jours au-dessus des 120 dollars, en raison d’une offre mondiale qui peine à répondre à la demande, qui pourrait reculer en fin d’année.

Ce pronostic sombre n’est pas formulé par n’importe qui, mais par Jeremy Weir, PDG de Trafigura, l’un des plus importants négociants de matières premières au monde, en particulier de pétrole.

Un tel niveau constituerait une hausse de quelque 22% par rapport au cours actuel du Brent, qui évoluait en fin de matinée au-dessus des 123 dollars le baril, tandis que celui de WTI se situait sous les 122 dollars.

« Nous sommes dans une situation critique », a-t-il indiqué lors d’un débat organisé mardi par le Financial Times. Selon lui, l’embargo des pays occidentaux sur les importations de pétrole en provenance de la Russie, imposé en réponse à son invasion de l’Ukraine en février, est venu exacerber les tensions sur une offre limitée « en raison d’années de sous-investissement ». Ces prix élevés pourraient entraîner « une destruction de la demande probablement à la fin de l’année », prévoit le PDG de Trafigura.

Il n’est pas le seul à voir cette hausse dans sa boule de cristal. Dans une note adressée à leurs clients, les experts de la banque américaine Goldman Sachs ont révisé à la hausse leurs projections de cours moyen du Brent pour le troisième trimestre de 125 à 140 dollars.

 

Environnement–Décroissance: une vue de l’esprit

Environnement–Décroissance:   une  vue de l’esprit

.

 

 

Jean-Hervé Lorenzi , fondateur du Cercle des économistes et président des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence considère que la décroissance est une pure vue de l’esprit.(Dans l’opinion)

 

Cette crise ( de l’énergie) remet-elle en cause les politiques de transition énergétique ?

Tout dépend de quoi l’on parle. La forte activité créée par les dépenses de rénovation thermique des bâtiments fait que c’est du gagnant-gagnant. Par contre, une hiérarchie va s’imposer dans les énergies : le charbon est le plus polluant, suivi du pétrole, puis du gaz. C’est pour cela qu’il faut reprendre le nucléaire : une énergie propre et décarbonée pour laquelle je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas trouver de solution pour les déchets d’ici à un siècle. Il faut donc relancer les travaux sur les réacteurs de quatrième génération (projet Astrid) capables de régénérer des matières fissiles utilisées pour produire de l’électricité et lancer la construction de nouveaux EPR.»

Dans le cadre de la présidentielle, vous organisez un débat sur la croissance et la décroissance. Cet épisode énergétique ne nous met-il pas face à nos contradictions, entre fin du mois et fin du monde…

Le paradoxe, c’est qu’avec le chèque énergie ou le chèque carburant, on se retrouve à subventionner une énergie dont on cherche parallèlement à baisser la consommation. Je vois trois approches dans les années qui viennent : ceux qui croient en une croissance naturelle, ce qui est la pensée honnête de beaucoup d’industriels. C’est ce que j’appelle la croissance continue. Vous avez ensuite les tenants d’une croissance modifiée. Elle suppose des transformations très profondes de l’offre qui nécessiteront énormément d’argent : 45 milliards d’euros d’investissement sur les cinq prochaines années pour la décarbonation directe par exemple. C’est ce que j’appelle la croissance transformée. Et puis, il y a les décroissants, qui jouent sur l’offre plutôt que sur la demande. Une école très ancienne : au XVIIIe déjà, Malthus prônait d’avoir moins d’enfants. La théorie de la décroissance a ressurgi avec le rapport Meadows en 1972, Les Limites à la croissance (dans un monde fini) et se concrétise aujourd’hui dans les luttes contre le nucléaire — qui est une absurdité par rapport à la décarbonation — et la voiture — dans une logique de bien-pensance mainstream.

La décroissance est une impasse ?

Ces trois approches soutiennent des positions politiques sur des problèmes environnementaux. Il y a un rejet hypocrite, mais très fort, de la croissance du passé. Et il y a une expression sur la réduction de la demande qui ressemble à une leçon de catéchisme. Une espèce de négation de la réalité de ce qui est une société. La décroissance est en contradiction absolue avec le fait que nous allons passer de 7,5 à 10 milliards d’habitants en trente ans. Les décroissants défendent des positions centrées sur les biens individuels, je m’intéresse aux biens communs : manger, nourrir, se loger. Avec 2,5 milliards d’humains en plus, la décroissance est une pure vue de l’esprit.

Voyez-vous un risque de stagflation, comme dans les années 1970 ?

Je n’y crois pas. La situation sera extrêmement différente selon les pays en fonction de la démographie, qui est une question majeure. Nous avons la chance d’avoir en France une jeunesse nombreuse. On a des tas de signes de la vitalité du pays, comme le montre le succès de la French Tech par exemple. On a, en revanche, une éducation au fond du trou. Ce qui veut dire que nous avons de fortes marges de progression pour améliorer notre croissance potentielle.

Décroissance: une vue de l’esprit

 Décroissance:   une  vue de l’esprit

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Jean-Hervé Lorenzi , fondateur du Cercle des économistes et président des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence considère que la décroissance est une pure vue de l’esprit.(Dans l’opinion)

 

Cette crise ( de l’énergie) remet-elle en cause les politiques de transition énergétique ?

Tout dépend de quoi l’on parle. La forte activité créée par les dépenses de rénovation thermique des bâtiments fait que c’est du gagnant-gagnant. Par contre, une hiérarchie va s’imposer dans les énergies : le charbon est le plus polluant, suivi du pétrole, puis du gaz. C’est pour cela qu’il faut reprendre le nucléaire : une énergie propre et décarbonée pour laquelle je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas trouver de solution pour les déchets d’ici à un siècle. Il faut donc relancer les travaux sur les réacteurs de quatrième génération (projet Astrid) capables de régénérer des matières fissiles utilisées pour produire de l’électricité et lancer la construction de nouveaux EPR.»

Dans le cadre de la présidentielle, vous organisez un débat sur la croissance et la décroissance. Cet épisode énergétique ne nous met-il pas face à nos contradictions, entre fin du mois et fin du monde…

Le paradoxe, c’est qu’avec le chèque énergie ou le chèque carburant, on se retrouve à subventionner une énergie dont on cherche parallèlement à baisser la consommation. Je vois trois approches dans les années qui viennent : ceux qui croient en une croissance naturelle, ce qui est la pensée honnête de beaucoup d’industriels. C’est ce que j’appelle la croissance continue. Vous avez ensuite les tenants d’une croissance modifiée. Elle suppose des transformations très profondes de l’offre qui nécessiteront énormément d’argent : 45 milliards d’euros d’investissement sur les cinq prochaines années pour la décarbonation directe par exemple. C’est ce que j’appelle la croissance transformée. Et puis, il y a les décroissants, qui jouent sur l’offre plutôt que sur la demande. Une école très ancienne : au XVIIIe déjà, Malthus prônait d’avoir moins d’enfants. La théorie de la décroissance a ressurgi avec le rapport Meadows en 1972, Les Limites à la croissance (dans un monde fini) et se concrétise aujourd’hui dans les luttes contre le nucléaire — qui est une absurdité par rapport à la décarbonation — et la voiture — dans une logique de bien-pensance mainstream.

La décroissance est une impasse ?

Ces trois approches soutiennent des positions politiques sur des problèmes environnementaux. Il y a un rejet hypocrite, mais très fort, de la croissance du passé. Et il y a une expression sur la réduction de la demande qui ressemble à une leçon de catéchisme. Une espèce de négation de la réalité de ce qui est une société. La décroissance est en contradiction absolue avec le fait que nous allons passer de 7,5 à 10 milliards d’habitants en trente ans. Les décroissants défendent des positions centrées sur les biens individuels, je m’intéresse aux biens communs : manger, nourrir, se loger. Avec 2,5 milliards d’humains en plus, la décroissance est une pure vue de l’esprit.

Voyez-vous un risque de stagflation, comme dans les années 1970 ?

Je n’y crois pas. La situation sera extrêmement différente selon les pays en fonction de la démographie, qui est une question majeure. Nous avons la chance d’avoir en France une jeunesse nombreuse. On a des tas de signes de la vitalité du pays, comme le montre le succès de la French Tech par exemple. On a, en revanche, une éducation au fond du trou. Ce qui veut dire que nous avons de fortes marges de progression pour améliorer notre croissance potentielle.

Hirak Algérie: un leader en garde à vue

Hirak Algérie: un leader en garde à vue

 

L’opposant algérien Karim Tabbou, figure du mouvement pro-démocratie du Hirak, a été placé en garde à vue mercredi 28 avril au soir à Alger à la suite d’une plainte déposée par un officiel, a indiqué son avocat Me Ali Fellah Benali. Karim Tabbou, 47 ans, sera présenté jeudi devant un procureur, a précisé l’avocat, cité sur les réseaux sociaux.

 

Karim Tabbou, emprisonné de septembre 2019 à juillet 2020, est un visage très populaire de la contestation antirégime depuis le début du Hirak il y a plus de deux ans. Sa garde à vue s’inscrit dans un climat de répression accrue contre des militants, des opposants politiques et des journalistes à l’approche des élections législatives convoquées par un pouvoir impopulaire.

Etats-Unis : scission en vue du parti républicain

Etats-Unis : scission en vue du parti républicain

Une scission du parti républicain est probable car nombre de responsables de ce parti n’acceptent  plus l’hypocrisie qui consiste encore à soutenir Trump. Des dizaines d’anciens responsables républicains, qui considèrent le parti comme peu disposé à s’opposer à l’ancien président Donald Trump et à ses tentatives de saper la démocratie américaine, sont en pourparlers pour former un parti séparatiste de centre-droit, quatre personnes impliquées dans les discussions a déclaré à Reuters.

L’agence de presse cite parmi les participants un ancien membre du Congrès et plusieurs anciens responsables du Département de la sécurité intérieure. Pour Evan McMullin, ancien directeur politique de l’association des républicains à la Chambre des représentants, « de larges pans du Parti républicain se radicalisent et menacent la démocratie américaine. Le parti doit à nouveau s’engager à respecter la vérité, la raison et les idéaux des Pères fondateurs, ou il y aura clairement besoin de quelque chose de neuf ».

Au final on pourrait trouver un peu comme en France une sorte d’éclatement des forces de droite et de gauche avec pour chacun un pôle extrémiste.

Crise sanitaire : Macron navigue à vue

 

 

 

En quelques jours le gouvernement a complètement changé encore de stratégie. Alors que pour l’instant il se complaisait dans une stratégie dite progressive en faite de contingentement de la vaccination, d’un coup il a décidé d’ouvrir les verrous et finalement de faire avec beaucoup de retard ce que font la plupart des autres pays à savoir la plus grande campagne de vaccination possible. Le chef de l’État incarne ce changement perpétuel de stratégie que le ministre de la santé essaye vainement d’expliquer. Macon reconnaît à demi-mot ses hésitations et ses changements de position : «

 

le chef de l’État a reconnu – avec «beaucoup d’humilité» – qu’il travaillait «à la fois en anticipation, (mais aussi) en gestion». «Nous tenons, plusieurs fois par semaine, des réunions. Nous prenons des décisions. Elles sont importantes (…)», a-t-il rappelé, soulignant que ces arbitrages avaient «vocation à être clarifiés chaque jeudi», lors de la désormais traditionnelle conférence de presse de Jean Castex et Olivier Véran. Le chef du gouvernement et le ministre de la Santé devraient d’ailleurs faire de nouvelles annonces lors de ce prochain rendez-vous hebdomadaire, qui interviendra quinze jours après le Nouvel An, événement suspecté d’avoir relancé la circulation du virus.

 

 

Résultat, «face à ce virus qui évolue comme évolue le vivant», le président de la République a affirmé que son action était «éclairée par la science». Cela implique, certes, «des changements» de stratégie «d’une semaine à l’autre». Mais cela n’empêche pas, selon lui, de conserver du «pragmatisme» et de la «clarté». «Je gère la crise chaque jour. Le matin ; le midi ; le soir. C’est mon obsession», a enfin indiqué Emmanuel Macron. Une manière de répondre aux très vives critiques qui le visent depuis le lancement raté de la campagne vaccinale en France. Un faux départ qui l’a contraint à rectifier rapidement le tir. Et à convoquer de plus en plus de réunions, dont le très attendu Conseil de défense prévu mercredi. Un conseil qui va encore se traduire par une grande fébrilité en généralisant seulement le couvre-feu à 18 heures pour tout le monde avant peut-être de changer encore de position d’ici huit ou 15 jours.

Terrorisme Nice: une dizaine de personnes en garde à vue

Terrorisme Nice: une dizaine de personnes en garde à vue

 

 

De toute évidence, le tunisien auteur du terrible assassinat dans la cathédrale Notre-Dame à Nice aurait bénéficié de complicités. Déjà six personnes avaient été placées en garde à vue, quatre autres personnes notamment de la région parisienne ont été aussi placées en garde à vue pour des soupçons de liens avec l’auteur de la tuerie. Notons que le criminel est venu spécialement France pour commettre cet attentat en passant par l’Italie. Connaissant peu les lieux, il a sans doute bénéficié de soutiens islamistes. Le terroriste ancien délinquant s’est converti à l’islamisme radical pour combattre son accoutumance à l’alcool et à la drogue. Bref,  le profil type du djihadiste qui tue des personnes innocentes pour donner un sens à une vie lamentable au nom de la religion. Bref le retour de la barbarie.

Attentat de Paris : cinq nouvelles gardes à vue

 Attentat de Paris : cinq nouvelles gardes à vue

Il est possible que les les auteurs de l’attentat récent de Paris dont l’un est un  pakistanais de 18 ans , l’autre un algérien  aient instrumentalisé pour commettre des crimes précisément près de l’ancien local de Charlie hebdo. Les intéressés n’ont pas découvert tout seul le lieu de l’ancien siège social ( le nouveau est gardé secret). Cinq hommes ont donc été placés en garde à vue vendredi après l’attaque à l’arme blanche qui s’est produite en fin de matinée devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, a dit une source judiciaire à Reuters.

Ces nouvelles gardes à vue s’ajoutent à celles de deux hommes, dont le principal suspect de l’attaque, annoncées en début d’après-midi. Elles ont été effectuées à Pantin (Seine-Saint-Denis) lors d’une perquisition au domicile supposé de l’auteur présumé de l’agression, qui a fait deux blessés.

La France manque de masques en vue du déconfinement

La France manque de masques en vue du déconfinement

Pour résumer, les besoins totaux pour une utilisation générale à  l’heure du déconfinement sont estimés à 600 millions par semaine alors que la France n’est capable de produire que 20 millions. Autant dire que le pays va dépendre quasi totalement des importations, ce qui explique particulièrement la durée du confinement. Dans le détail, les besoins sont évalués à 376 millions d’usages hebdomadaires pour les « secteurs à déconfiner en priorité » et à 600 millions pour « une utilisation plus globale ». L’ »usage » (en masques par semaine) est, en langage administratif, l’unité de mesure des besoins pour une personne qui en utilise deux par jour, cinq jours en moyenne. Le document précise qu’il faudra définir « un équipement minimal (2 à 6 masques) ».

« Au démarrage, le nombre d’unités disponibles sera nettement insuffisant pour donner plus d’un ou deux masques à chaque personne », s’inquiète le secrétariat d’État, qui est chargé au gouvernement du dossier des masques en tissu. Tout en se voulant rassurant : « La production et les importations continueront de s’accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes. » Ce constat d’un risque de pénurie temporaire étant fait, Bercy propose donc d’augmenter « encore la production en France » et de rechercher « de nouveaux producteurs étrangers pour diversifier [notre] risque fournisseur ».

Le document dresse aussi un état des lieux des besoins en masques chirurgicaux et FFP2 : 60 à 70 millions chaque semaine pour les secteurs de la santé et du social et les Ehpad ; 12 millions pour d’autres services publics et certaines entreprises. Les comparer au volume de la production en France permet de mesurer l’état de dépendance du pays. La note de Bercy estime en effet mi-avril que « la production française de masques à la norme pourrait s’élever à : 11,4 millions de masques chirurgicaux et 6,8 de FFP2″. S’il est atteint, ce volume restera insuffisant – d’où le recours à des importations massives.

Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 ème mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

 

Croissance Europe: grosse panne en vue

Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Europe: grosse panne de croissance en vue

Europe: grosse panne de croissance en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 02 second trimestre0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

 

Il faut sans doute être à la fois complètement intoxiqué par le radicalisme et sans doute déséquilibré pour avoir appelé à une manifestation autour’ hui en soutien à l’auteur des crimes de la Préfecture de Paris. En plus avec en arrière pensée, des intentions politiques puisque l’initiateur de cette manifestation (qui ne mérite même pas qu’on indique son nom) se veut être le candidat des banlieues. La preuve, s’il le fallait, de l’ampleur d’un radicalisme dont la nature et la profondeur sont nettement sous estimées. Tout cela sur fond de salafisme, de communautarisme, de pauvreté et de trafic de drogue. Il aura quand même fallu 24 heures pour que le gouvernement et la justice régissent à cette monstrueuse initiative.

Castaner a en effet interdit hier un rassemblement pour l’auteur de l’attaque de la préfecture

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé mercredi qu’un rassemblement de soutien à Mickaël H., l’auteur de l’attaque à la préfecture de police de Paris, prévu jeudi dans le Val-d’Oise, serait interdit.

 

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

 

 

La charge de Macron contre la SNCF, qui a fermé la ligne Saint-Dié - Epinal le 23 décembre 2018, témoigne bien de la relativité de l’autonomie de l’entreprise. En recevant des maires, Macron de manière très démagogique s’est emporté contre la décision de la SNCF. Tout est résumé dans cet incident à savoir que l’entreprise nationale est supposée disposer d’une totale liberté de gestion alors qu’elle est soumise en permanence aux décisions de l’État. Sans doute la ligne en question mérite-t-elle d’être maintenue mais il faut alors en supporter les conséquences financières. C’est aussi de cette manière, c’est-à-dire sous la pression politique que s’est développé, un grand réseau TGV dont certaines lignes sont déficitaires. La vérité c’est que les pouvoirs considèrent la SNCF comme une administration. On objectera à juste titre que cela ne dédouane pas forcément la SNCF pour ses grandes insuffisances en matière commerciale ou de gestion. Alors que le chef de l’Etat s’était engagé, durant un déplacement dans les Vosges effectué en avril 2018, à ce qu’elle reste opérationnelle.

La ligne « Saint-Dié – Epinal rouvrira », a assené M. Macron, et « c’est une bonne mesure de santé publique, parce que j’en ai assez que les gens ne se sentent pas concernés par ce qui est dit, y compris quand le président de la République dit des choses ». Et de poursuivre : « Jusqu’à preuve du contraire, c’est le contribuable, l’actionnaire de la SNCF. Et donc les engagements du président de la République sont aussi ceux des dirigeants de la société. ». Pour tirer les conséquences de cette déclaration particulièrement démagogique autant transformée l’entreprise en administration.

Réforme santé : du bricolage en vue

Réforme  santé : du bricolage en vue

Nécessairement il faut s’attendre à du bricolage concernant la loi santé. Pour résumer, on va surtout concentrer les praticiens et faire appel au médecin étranger. En effet la levée du fameux numerus clausus ne donnera pas de résultats avant 10 ou 12 ans alors que les besoins vont croître notamment du fait du vieillissement de la population. Certes le quota décidé chaque année pour autoriser le volume d’étudiants en médecine va augmenter mais les effets ne se feront pas sentir avant 2030. La politique déjà entamée va donc se poursuivre avec la suppression des petits établissements hospitaliers de toute façon déjà désertés par nombre de spécialistes. On va continuer pour les maternités, les deux tiers ont déjà été supprimés. On va un peu libéraliser la profession de médecin hospitalier pour les autoriser à intervenir aussi dans le privé. Comme le premier ministre l’indiquait on va développer ces maisons de santé dans les territoires défavorisés afin de regrouper les différents praticiens mais cela n’augmente pas pour autant leur nombre et le problème reste entier. Cela d’autant plus que le Premier ministre s’oppose à ce que les jeunes mas médecins effectuent  un temps obligatoire dans les zones tendues En clair, on aura toujours autant de difficultés pendant encore longtemps de trouver un médecin généraliste en zone rurale bien sûr mais aussi à certains moments dans les villes. Quant aux spécialistes les délais seront toujours de un à 10 mois pour obtenir un rendez-vous selon les spécialités et les territoires. On ajoutera quelques rustines pour compléter un système saturé par exemple en apportant un complément de rémunération de 1200 € aux jeunes médecins s’installant en zone tendue. L’idée est aussi d’augmenter la productivité des médecins en particulier grâce au recours à la télémédecine et à des assistants médicaux qui pourraient décharger le praticien de certaines tâches basiques entre parenthèses (prises de tension par exemple). Par contre on ne s’attaque pas à l’évaluation de chaque établissement (dirigé par de nombreux énarques). Pourtant si la médecine a fait des progrès extraordinaires l’organisation elle est toujours cella d’une administration 19 ème siècle.  Le projet qui sera présenté en conseil des ministres par la ministre de la Santé Agnès Buzyn vise à traduire dans la loi le plan « Ma Santé 2022″ esquissé par le président Emmanuel Macron lors d’un discours le 18 septembre dernier. Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), qui regroupent plusieurs hôpitaux à l’échelle des départements, devront partager leurs ressources en praticiens, voire leurs trésoreries et leurs investissements.

Dans les communautés processionnelles territoriales de santé (CPTS), tous les professionnels de santé d’un territoire (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.) devront se mettre en réseau, ce partage de compétences devant permettre de « dégager des marges de temps médical », indique le député La République en Marche Thomas Mesnier, membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et rapporteur du projet de loi. C’est notamment le cas de la « recertification des compétences » visant à obliger les médecins à suivre une formation continue – on ne sera plus médecin à vie. Le statut unique de praticien hospitalier, sujet sensible, sera lui aussi créé par ordonnance. Le but est de permettre aux médecins d’exercer à la fois à l’hôpital public et dans un cabinet privé en ville, pour répondre au souhait des jeunes praticiens. Le concours d’accès serait supprimé « pour faciliter l’entrée dans la carrière », explique le ministère de la Santé Sont également laissés aux ordonnances les 500 à 600 « hôpitaux de proximité » que veut créer le gouvernement et dont la détermination des missions « socle » (de base) suscite de vifs débats. Agnès Buzyn a promis de ne fermer aucun établissement.

EDF : hausse des tarifs en vue

EDF : hausse des tarifs en vue

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si le rapporteur au conseil d’Etat propose la suppression des tarifs réglementaires dit des compteurs bleus d’EDF (Enedis). Il s’agit en fait de faire sauter la réglementation, de libéraliser les prix avec à la clé de fortes augmentations. Des augmentations demandées non seulement par EDF pour boucher ses énormes trous financiers mais aussi par les concurrents d’EDF qui s’estiment lésés. Notons qu’EDF souhaitait bien augmenter les tarifs de l’ordre de 5% par an. Une telle annulation pourrait impliquer plus largement l’extinction de ces tarifs historiques qui sont toujours appliqués à 26,5 millions de foyers et petits professionnels, soit 82 % des clients résidentiels. Le Conseil d’État a toujours le dernier mot en cas de litige entre l’administration et les administrés. Il avait été saisi l’an dernier par Engie et par l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui représente les fournisseurs alternatifs. Ceux-ci considèrent les tarifs réglementés comme une distorsion de concurrence qui nuit aux nouveaux entrants. La décision a été mise en délibéré et devrait être rendue publique ce mois-ci. En général, le Conseil d’État suit les conclusions du rapporteur public. En juillet, il avait d’ailleurs annulé un décret sur les tarifs réglementés du gaz deux semaines après que le rapporteur public les eut jugés contraires au droit européen. La plus haute juridiction administrative estimait qu’il n’était «plus possible de se fonder sur un objectif d’intérêt général» pour justifier leur maintien. Ils doivent disparaître d’ici à 2023.

 

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