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Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Perspective Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 ème mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

 

Croissance Europe: grosse panne en vue

Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Europe: grosse panne de croissance en vue

Europe: grosse panne de croissance en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 02 second trimestre0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

Manif pour le terroriste de la préfecture de Paris : l’initiateur en garde à vue.

 

Il faut sans doute être à la fois complètement intoxiqué par le radicalisme et sans doute déséquilibré pour avoir appelé à une manifestation autour’ hui en soutien à l’auteur des crimes de la Préfecture de Paris. En plus avec en arrière pensée, des intentions politiques puisque l’initiateur de cette manifestation (qui ne mérite même pas qu’on indique son nom) se veut être le candidat des banlieues. La preuve, s’il le fallait, de l’ampleur d’un radicalisme dont la nature et la profondeur sont nettement sous estimées. Tout cela sur fond de salafisme, de communautarisme, de pauvreté et de trafic de drogue. Il aura quand même fallu 24 heures pour que le gouvernement et la justice régissent à cette monstrueuse initiative.

Castaner a en effet interdit hier un rassemblement pour l’auteur de l’attaque de la préfecture

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé mercredi qu’un rassemblement de soutien à Mickaël H., l’auteur de l’attaque à la préfecture de police de Paris, prévu jeudi dans le Val-d’Oise, serait interdit.

 

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

 

 

La charge de Macron contre la SNCF, qui a fermé la ligne Saint-Dié - Epinal le 23 décembre 2018, témoigne bien de la relativité de l’autonomie de l’entreprise. En recevant des maires, Macron de manière très démagogique s’est emporté contre la décision de la SNCF. Tout est résumé dans cet incident à savoir que l’entreprise nationale est supposée disposer d’une totale liberté de gestion alors qu’elle est soumise en permanence aux décisions de l’État. Sans doute la ligne en question mérite-t-elle d’être maintenue mais il faut alors en supporter les conséquences financières. C’est aussi de cette manière, c’est-à-dire sous la pression politique que s’est développé, un grand réseau TGV dont certaines lignes sont déficitaires. La vérité c’est que les pouvoirs considèrent la SNCF comme une administration. On objectera à juste titre que cela ne dédouane pas forcément la SNCF pour ses grandes insuffisances en matière commerciale ou de gestion. Alors que le chef de l’Etat s’était engagé, durant un déplacement dans les Vosges effectué en avril 2018, à ce qu’elle reste opérationnelle.

La ligne « Saint-Dié – Epinal rouvrira », a assené M. Macron, et « c’est une bonne mesure de santé publique, parce que j’en ai assez que les gens ne se sentent pas concernés par ce qui est dit, y compris quand le président de la République dit des choses ». Et de poursuivre : « Jusqu’à preuve du contraire, c’est le contribuable, l’actionnaire de la SNCF. Et donc les engagements du président de la République sont aussi ceux des dirigeants de la société. ». Pour tirer les conséquences de cette déclaration particulièrement démagogique autant transformée l’entreprise en administration.

Réforme santé : du bricolage en vue

Réforme  santé : du bricolage en vue

Nécessairement il faut s’attendre à du bricolage concernant la loi santé. Pour résumer, on va surtout concentrer les praticiens et faire appel au médecin étranger. En effet la levée du fameux numerus clausus ne donnera pas de résultats avant 10 ou 12 ans alors que les besoins vont croître notamment du fait du vieillissement de la population. Certes le quota décidé chaque année pour autoriser le volume d’étudiants en médecine va augmenter mais les effets ne se feront pas sentir avant 2030. La politique déjà entamée va donc se poursuivre avec la suppression des petits établissements hospitaliers de toute façon déjà désertés par nombre de spécialistes. On va continuer pour les maternités, les deux tiers ont déjà été supprimés. On va un peu libéraliser la profession de médecin hospitalier pour les autoriser à intervenir aussi dans le privé. Comme le premier ministre l’indiquait on va développer ces maisons de santé dans les territoires défavorisés afin de regrouper les différents praticiens mais cela n’augmente pas pour autant leur nombre et le problème reste entier. Cela d’autant plus que le Premier ministre s’oppose à ce que les jeunes mas médecins effectuent  un temps obligatoire dans les zones tendues En clair, on aura toujours autant de difficultés pendant encore longtemps de trouver un médecin généraliste en zone rurale bien sûr mais aussi à certains moments dans les villes. Quant aux spécialistes les délais seront toujours de un à 10 mois pour obtenir un rendez-vous selon les spécialités et les territoires. On ajoutera quelques rustines pour compléter un système saturé par exemple en apportant un complément de rémunération de 1200 € aux jeunes médecins s’installant en zone tendue. L’idée est aussi d’augmenter la productivité des médecins en particulier grâce au recours à la télémédecine et à des assistants médicaux qui pourraient décharger le praticien de certaines tâches basiques entre parenthèses (prises de tension par exemple). Par contre on ne s’attaque pas à l’évaluation de chaque établissement (dirigé par de nombreux énarques). Pourtant si la médecine a fait des progrès extraordinaires l’organisation elle est toujours cella d’une administration 19 ème siècle.  Le projet qui sera présenté en conseil des ministres par la ministre de la Santé Agnès Buzyn vise à traduire dans la loi le plan « Ma Santé 2022″ esquissé par le président Emmanuel Macron lors d’un discours le 18 septembre dernier. Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), qui regroupent plusieurs hôpitaux à l’échelle des départements, devront partager leurs ressources en praticiens, voire leurs trésoreries et leurs investissements.

Dans les communautés processionnelles territoriales de santé (CPTS), tous les professionnels de santé d’un territoire (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.) devront se mettre en réseau, ce partage de compétences devant permettre de « dégager des marges de temps médical », indique le député La République en Marche Thomas Mesnier, membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et rapporteur du projet de loi. C’est notamment le cas de la « recertification des compétences » visant à obliger les médecins à suivre une formation continue – on ne sera plus médecin à vie. Le statut unique de praticien hospitalier, sujet sensible, sera lui aussi créé par ordonnance. Le but est de permettre aux médecins d’exercer à la fois à l’hôpital public et dans un cabinet privé en ville, pour répondre au souhait des jeunes praticiens. Le concours d’accès serait supprimé « pour faciliter l’entrée dans la carrière », explique le ministère de la Santé Sont également laissés aux ordonnances les 500 à 600 « hôpitaux de proximité » que veut créer le gouvernement et dont la détermination des missions « socle » (de base) suscite de vifs débats. Agnès Buzyn a promis de ne fermer aucun établissement.

EDF : hausse des tarifs en vue

EDF : hausse des tarifs en vue

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si le rapporteur au conseil d’Etat propose la suppression des tarifs réglementaires dit des compteurs bleus d’EDF (Enedis). Il s’agit en fait de faire sauter la réglementation, de libéraliser les prix avec à la clé de fortes augmentations. Des augmentations demandées non seulement par EDF pour boucher ses énormes trous financiers mais aussi par les concurrents d’EDF qui s’estiment lésés. Notons qu’EDF souhaitait bien augmenter les tarifs de l’ordre de 5% par an. Une telle annulation pourrait impliquer plus largement l’extinction de ces tarifs historiques qui sont toujours appliqués à 26,5 millions de foyers et petits professionnels, soit 82 % des clients résidentiels. Le Conseil d’État a toujours le dernier mot en cas de litige entre l’administration et les administrés. Il avait été saisi l’an dernier par Engie et par l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui représente les fournisseurs alternatifs. Ceux-ci considèrent les tarifs réglementés comme une distorsion de concurrence qui nuit aux nouveaux entrants. La décision a été mise en délibéré et devrait être rendue publique ce mois-ci. En général, le Conseil d’État suit les conclusions du rapporteur public. En juillet, il avait d’ailleurs annulé un décret sur les tarifs réglementés du gaz deux semaines après que le rapporteur public les eut jugés contraires au droit européen. La plus haute juridiction administrative estimait qu’il n’était «plus possible de se fonder sur un objectif d’intérêt général» pour justifier leur maintien. Ils doivent disparaître d’ici à 2023.

 

Puigdemont en garde à vue puis libéré à Bruxelles

Puigdemont  en garde à vue puis libéré à Bruxelles

 

Le feuilleton catalan continu et il risque de durer des semaines en raison de la volonté du gouvernement espagnol d’éliminer définitivement les leaders indépendantistes. Le président catalan destitué Carles Puigdemont et quatre anciens membres de son gouvernement  Catalans s’étaient rendus d’eux-mêmes à la police dimanche matin à Bruxelles.  Ils  ont été laissés en liberté sous condition par un juge d’instruction, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le parquet de Bruxelles. La justice belge doit   prononcer sur l’exécution du mandat d’arrêt, dans les 15 prochains jours.  L‘Espagne avait transmis vendredi ces mandats d‘arrêts à la justice belge. Les cinq dirigeants indépendantistes, arrivés en Belgique il y a une semaine, ont été inculpés pour sédition, rébellion et pour corser l’affaire on a ajouté l’accusation de détournement de fonds publics. Pas sûr que cette volonté délibérée gouvernement espagnol d’assassiner politiquement Puigdemont soit la meilleure manière de favoriser l’apaisement en Catalogne. Encore une fois Puigdemont porte une responsabilité dans la dégradation de la situation car lui aussi a fait preuve d’intransigeance. Pour autant,  il ne mérite sans doute pas les 15 à 30 ans de prison qui sont prévues par Madrid. Politiquement Madrid fait sans doute une erreur car l’acharnement à l’égard de Puigdemont pourrait bien nourrir des ressentiments chez de nombreux catalans à l’égard de Madrid. Témoin le dernier sondage qui montre que les indépendantistes seraient en tête lors des élections du 21 décembre mais sans pas  pour autant atteindre la majorité absolue.  Après la proclamation unilatérale d‘indépendance, Madrid a placé la région sous tutelle, dissout l‘exécutif régional et convoqué des élections anticipées auxquelles Carles Puigdemont a souhaité participer, malgré les poursuites dont il fait l‘objet. Il a appelé samedi à la formation d‘un front uni pour ce scrutin qui aura lieu le 21 décembre afin de poursuivre le combat pour l‘indépendance et de protester contre l‘incarcération d‘anciens membres du gouvernement régional. Selon un sondage publié dimanche par La Vanguardia, les partis indépendantistes sont en tête des intentions de vote, mais pourraient ne pas obtenir la majorité absolue. L‘enquête réalisée par GAD3 auprès de 1.233 entre le 30 octobre et le 3 novembre les créditent de 66 à 69 sièges au parlement régional qui en compte 135. Pour 59% des sondés, les poursuites à l‘encontre de Carles Puigdemont sont injustifiées, mais 69,3% sont convaincus que son arrestation donnerait un coup de pouce électoral à la cause indépendantiste. La participation pourrait atteindre 83%, un record, selon GAD3.

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

 

 

D’après Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, la rencontre avec son homologue italien s’est bien passée. En réalité l’entrevue a été très courte, 20 minutes seulement et le ministre italien est resté sur sa position. Il oppose un refus total à la proposition française visant à un partage 50–50 du capital entre la France et l’Italie. La proposition française sortie récemment du chapeau de créer une sorte d’Airbus de la construction navale n’a guère séduit  les autorités  italiennes. La proposition paraît certes intéressante mais à long terme d’autant qu’elle intégrerait la dimension militaire. Les Italiens ne comprennent pas que la France se soit accommodée pendant longtemps d’un contrôle de l’entreprise par les Coréens et qu’on refuse ce contrôle à un membre de l’union européenne. En outre Italie ne manque pas d’arguments puisque la France au cours des cinq dernières années a pris des participations financières d’un montant de 36 milliards en Italie à comparer aux 3 milliards italiens dans des participations d’entreprises françaises. La position française peut se  comprendre ;  elle vise à protéger une industrie techniquement performante mais c’est une posture qui ne pourra durer d’autant que les Italiens sont des clients importants dans le domaine de la croisière. Au final d’ici quelques mois on aboutira sans doute un compromis qui ne sera pas la nationalisation définitive mais partage du capital permettant à la France de garder une minorité de blocage, cela afin d’éviter d’éventuelles tentations de délocalisation. Pour éviter une situation trop conflictuelle entre les deux pays on a donc choisi de temporiser.  Bruno Le Maire a  essayé de donner des gages: dans un entretien au Corriere della Sera publié ce mardi matin, il soulignait que Paris proposait un accord de propriété de STX à 50-50, mais avec une voix prépondérante de Fincantieri, l’Italien ayant donc «clairement la direction des chantiers navals». «Paris et Rome se donnent jusqu’au 27 septembre pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie» a néanmoins déclaré Bruno Le Maire après l’entrevue. À cette date doit en effet avoir lieu un sommet franco-italien à Lyon. D’ici là, le ministre a souligné que les deux pays se donnent le temps «de négocier un bon accord, solide et durable» sur STX, qui doit également permettre de créer un véritable «airbus naval» dans les domaines civils et militaires.

« Penelope Fillon ? Jamais vue à l’assemblée » (Jean-Louis Debré)

« Penelope Fillon ? Jamais vue à l’assemblée  » (Jean-Louis Debré)

 

Jean-Louis Debré, ancien premier ministre, ancien président de l’assemblée, ancien président du conseil constitutionnel sans doute le plus proche de Jacques Chirac affirme n’avoir jamais vu Penelope Fillon au Parlement où elle était supposée assurer un poste d’assistante de François Fillon. Pire, Jean-Louis Debré a salué le travail du canard enchaîné. Une claque supplémentaire pour Fillon déjà en pleine déconfiture. Depuis qu’il a quitté son poste de président du Conseil constitutionnel en mars 2016, Jean-Louis Debré sort de sa réserve et ne mâche pas ses mots lorsqu’il a un message à faire passer, usant parfois d’humour. Invité de Salut les terriens, le 11 févier, l’homme politique a été fidèle à lui-même. Interrogé par Thierry Ardisson pour savoir si celui qui a été président de l’Assemblée nationale entre 2002 et 2007, a souvent vu Penelope Fillon il a répondu dans un sourire : « À mon âge je n’ai plus la mémoire des gens que je ne vois pas« . L’ancien ministre ne s’est pas arrêté là affirmant : « Je ne connais pas les 577 collaborateurs des députés, surtout ceux qui ne viennent pas« . Thierry Ardisson a ensuite estimé que sans Mediapart et le Canard enchaîné (qui ont révélé plusieurs volets dans l’affaire Fillon, ndlr), « on aurait l’impression du République exemplaire ». Une réflexion qui a fait réagir Jean-Louis Debré. « La République s’est construite parce qu’il y avait des journaux satiriques l’Assiette au beurreLe Charivari, qui ont été des aiguillons qui ont empêché un certain nombre de déraillements« , a-t-il estimé. L’ancien soutien d’Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre a également salué le travail du Canard enchaîné. « Aujourd’hui, le Canard enchaîné a joué un rôle important pour éviter que lorsqu’on est au pouvoir, on abuse du pouvoir ». (Info RTL)

Brexit : turbulences monétaires et économiques en vue

Brexit : turbulences monétaires et économiques en vue

 

Après le Brexit  il faut évidemment s’attendre à de fortes turbulences à la fois dans le champ monétaire mais aussi économique. Conséquence immédiate un vendredi noir pour les bourses avec une possible chute de l’ordre de 10 % par exemple pour le CAC 40 à Paris. À l’annonce du résultat la livre a enregistré une baisse de 8 %. Il faudra s’attendre à de fortes turbulences pendant une assez longue période sur les marchés des changes. Il est même vraisemblable que les banques centrales seront condamnées à prendre des mesures d’exception pour éviter un effondrement excessif de la livre. Sur les autres places boursières la chute devrait également être proche de 10 %. En cause surtout des incertitudes économiques qui vont s’inscrire dans la durée. Première question Quid de l’avenir de  la place financière de Londres véritable centre névralgique financier de l’union économique européenne qui comprend notamment 1500 établissements financiers dont l’objectif est de réguler les opérations financières sur le marché européen. Des transferts de services financiers pourraient s’opérer vers la place de Paris et vers la place de Francfort. Les turbulences seront surtout liées au climat d’incertitude qui va régner pendant de longs mois pour la renégociation des relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’union européenne. En attendant,  C’est une chute historique. La livre britannique est tombée sous la barre de 1,34 dollar ce vendredi, au plus bas depuis début 1985. La livre a perdu plus de 10% par rapport au dollar et la bourse de Tokyo a plongé de 7,8%. Le 24 octobre 2008, à l’aube de la crise financière mondiale, les marchés ont enregistré une variation de 6,52%. La livre s’était pourtant envolée au-dessus de 1,50 dollar à la fermeture des bureaux de vote britanniques, alors que le vent semblait tourner vers la victoire des partisans du maintien. Les Bourses européennes sont attendues en baisse de 7% à 8% voir 10 %. Les résultats meilleurs qu’attendu en faveur du Brexit ont fait souffler un vent de panique sur les places boursières asiatiques. La réaction des marchés a été immédiate: la monnaie britannique, qui est retombée d’abord sous 1,45 dollar, puis 1,40, a poursuivi sa chute à 1,3466 dollar, au plus bas depuis 1985. Elle baissait aussi face à l’euro qui s’élevait jusqu’à 81,96 pence, contre 76,02 quelques heures plus tôt.  Parallèlement, le yen, valeur refuge, flambait: le dollar chutant à 99,04 yens, du jamais vu depuis novembre 2013, contre 106,84 yens auparavant, et l’euro à 109,60 yens, contre 122,01 yens. «Les investisseurs oscillent entre espoir et désespoir, au fur et à mesure que sont égrenés les résultats», a commenté à l’AFP Hideyuki Suzuki, analyste chez SBI Securities à Tokyo. «Après le mouvement de confiance initial, nous allons peut-être revenir à plus de réalisme, responsable d’une certaine frilosité sur les marchés», a de son côté estimé pour l’agence Bloomberg Jeremy Stretch, responsable de la stratégie des changes à la banque canadienne CIBC à Londres. Les bookmakers, qui donnaient plus de 90% de chances au «Remain» à la clôture des bureaux de vote jeudi soir, ont revu leurs cotes à la baisse, à 66%, avant de miser au milieu de la nuit sur une victoire du Brexit. Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays et au-delà, un Brexit serait dommageable à plus long terme, ont prévenu les grandes institutions financières internationales, du FMI à l’OCDE. De nombreux prix Nobel d’économie estiment qu’un Brexit provoquerait une grave récession et de force incertitudes. Nouriel Roubin, économiste reconnu pour avoir prédit l’effondrement du marché boursier en 2008, estimait notamment qu’un Brexit entrainerait un sévère choc de confiance pour les entreprises et les consommateurs.

 

(Avec Reuters)

Loi Travail : suspension des amendements et 49-3 en vue

Loi Travail : suspension des amendements et 49-3 en vue

 

Deux raisons à la suspension de l’examen des l amendements d’abord la montagne de modifications proposées environ 5000 dont la majorité par la gauche elle-même ! Ensuite et surtout l’introuvable majorité parlementaire pour voter le texte. D’où ce matin la rencontre de dernière chance entre les députés socialistes récalcitrants, dont les frondeurs, et le Premier ministre. Une suspension assez rare qui constitue une sorte de mise entre parenthèse provisoire de l’assemblée nationale qui n’avait déjà pas besoin de cet artifice pour être discréditée. Pour renforcer les troupes et obtenir une majorité, Valls proposerait une espèce d’amendement hybride confirmant le pouvoir de négociation au sein de l’entreprise mais avec avis consultatif des branches pour satisfaire ceux qui défendent  le principe de la hiérarchie ancienne des normes. Bref un truc bâtard est complexe qui ne change pas l’esprit actuel de la loi en discussion. La ministre du travail a donc suspendu l’examen  de sa loi après avoir constaté. .. qu’elle n’avait pas de majorité suffisante. L’utilisation de cette « réserve des votes », sorte de mini 49-3, est une procédure rarissime : « Je n’ai jamais rien vu de tel ! Quelle image déplorable », grogne André Chassaigne, patron des quinze députés Front de gauche, à l’origine de 2 305 amendements (sur 4 640). Un signe de « fébrilité », a jugé le centriste Francis Vercamer. Alors même que l’article 2, la partie la plus explosive de la loi, qui est supposé donner la primauté aux accords d’entreprise sur les accords de branche et casus belli pour FO et la CGT, n’est même pas encore examiné. C’est lui qui est accusé par les syndicats, les frondeurs du PS et au-delà de favoriser le « dumping social » et qui concentre l’essentiel des amendements de suppression ou de modification. Ce matin, quinze députés PS, y compris des frondeurs, doivent être reçus à Matignon pour tenter de trouver un compromis autour de la dernière proposition du rapporteur de la loi, Christophe Sirugue. Son idée : que les branches (syndicales) donnent « un avis a priori » sur les accords négociés dans l’entreprise « sans pour autant que ce soit la branche qui écrive l’accord d’entreprise ».

 

‘Avec le Parisien)

Suppression du foot sur canal ? et perte d’abonnés en vue

 

 

Décidément depuis que Bolloré dirige Canal+ tout va mal pour la chaîne qui après les déboires d’audience et d’abonnement vient de connaître une cruelle déception avec la perte du championnat anglais de football. Ce championnat anglais de foot diffusé chaque semaine constituait l’attraction principale de la chaîne en matière de sport. Il faudra donc se contenter de l’insipide championnat de France de foot de la ligue 1 et  encore pas tous les matchs. Reste à savoir maintenant comment Altice  le groupe qui a arraché les droits de diffusion du foot anglais va diffuser les matchs.  Le groupe européen de télécoms et de médias Altice a pour l’instant confirmé jeudi avoir acquis les droits de diffusion de la Premier League en France pour les trois prochaines saisons, infligeant un nouveau coup dur à Canal+ qui diffusait jusque-là le championnat anglais de football. Selon une source au fait du dossier, le groupe dirigé par le magnat des télécoms Patrick Drahi va débourser autour de 300 millions d’euros pour s’offrir la compétition reine du football européen. Il coiffe au poteau la filiale de Vivendi qui dépensait 65 millions d’euros par an pour proposer à ses abonnés le championnat le plus regardé mais aussi le plus cher avec ses stars emblématiques Wayne Rooney (Manchester United), Eden Hazard (Chelsea) et Sergio Aguero (Manchester City).  Altice s’impose ainsi comme l’invité surprise du duel qui opposait jusque-là Canal+ et les qataris de beIN Sports, pour l’acquisition de droits sportifs.   »C’est un peu la surprise. Personne ne les avait vu venir », explique une autre source au fait du dossier. Dans le détail, Altice sera le diffuseur exclusif de la compétition pour la France et Monaco et son co-diffuseur pour le Luxembourg, la Suisse et Andorre. Le contrat signé avec la Premier League porte sur les trois prochaines saisons (2016-2019) à compter d’août 2016 et permettra à Altice de diffuser le championnat sur n’importe quel support (télévision, mobile, internet …).  Pour la société qui a récemment procédé à une vague d’acquisitions dans les télécoms et les médias, l’acquisition des droits du championnat anglais s’inscrit dans sa stratégie de convergence entre les tuyaux et les contenus. « Les clients fixes et mobiles d’Altice et de ses entités en France et à Monaco pourront regarder en direct, partout, sur n’importe quel support et en « 4K » la totalité des 380 matches entre les meilleures équipes anglaises », commente la société dans un communiqué. Dans son communiqué, Altice, qui contrôle le numéro deux français des télécoms Numericable-SFR, ne précise pas sur quel support les futurs matches seront diffusés. Mais plusieurs options s’offrent au groupe de Patrick Drahi qui détient notamment la discrète chaîne de télévision Ma Chaine Sport distribuée par Numericable-SFR et sur le satellite par CanalSat, propriété de Canal+. Le groupe de Patrick Drahi est également en passe de mettre la main sur le groupe de médias NextRadioTV qui contrôle entre autres BFMTV, RMC et RMC Sport et il a récemment lancé une plateforme internet de vidéos à la demande par abonnement baptisé « Zive ».nSigne de ses ambitions dans le sport, le groupe de télécoms, qui avait déjà acheté des droits de diffusion pour des compétitions de rugby et de basket en France, a choisi récemment le footballeur star Cristiano Ronaldo pour incarner sa marque. Patrick Drahi inflige un sérieux camouflet au numéro un de la télévision payante en France Canal+, dont le sport constitue le principal produit d’appel avec le cinéma. La filiale de Vivendi devait déjà faire face à la concurrence des chaînes beIN Sports, qui lui ont chipé plusieurs compétitions vedettes grâce à la puissance financière du Qatar. »C’est une nouvelle mauvaise nouvelle pour Canal+ qui va encore perdre des abonnés », commente un trader en poste à Paris.

Attentats : Six personnes placées en garde à vue

Attentats : Six personnes placées en garde à vue

Six personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, dont le père, un frère et quatre personnes de l’entourage d’un kamikaze identifié sur le site du Bataclan, a-t-on appris dimanche de sources judiciaire et policière.  Une source proche de l’enquête a par ailleurs confirmé l’information d’Europe 1 selon laquelle la voiture de marque Seat utilisée par l’un des commandos avait été retrouvée à Montreuil.  Lors d’une conférence de presse samedi soir, le procureur de Paris François Molins avait annoncé que l’un des assaillants du Bataclan avait été formellement identifié.  Il est connu de la justice pour des délits de droit commun mais n’a jamais été incarcéré. Il a fait l’objet d’une fiche « S » en 2010 pour radicalisation mais n’a jamais été impliqué dans des filières djihadistes, avait précisé le procureur de Paris. (Reuters)

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Cette  arrestation très musclée et très médiatisée ne s’imposait certainement pas dans la forme ; certes la violence Air France est inadmissible, elle doit être condamnée. Pour autant il n’était pas nécessaire pour le gouvernement comme pour la justice de sur-réagir. Cela d’autant plus qu’on dispose de l’enregistrement vidéo et de témoignages qui permettent d’identifier les auteurs. Au-delà des actes de débordement se pose surtout la question de la stratégie des acteurs. Une stratégie de la direction parfaitement maîtrisée lorsque Spinetta était aux commandes, au moins en ce qui concerne la négociation. Pour le reste on peut largement discuter des orientations économiques de la compagnie. Côté syndical on s’est sans doute trop habitué à la protection dont a longtemps bénéficié Air France par parenthèse qui a largement contribué à tuer toutes les compagnies concurrentes françaises. Aujourd’hui concurrencée par des acteurs étrangers Air France a du mal à s’adapter à cette à ce nouvel environnement. Du coup la radicalité fait office de stratégie syndicale, une stratégie syndicale en outre nourri de corporatisme. Ce qui saurait  justifier les violences mêmes si effectivement certains à gauche ont  raison de noter que certains patrons voyous sont traités avec beaucoup plus d’égards. Cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre ont donc été interpellés tôt lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue, une procédure dénoncée par la CGT et l’extrême gauche. Un sixième salarié qui était recherché s’est présenté dans la matinée aux autorités après avoir été contacté, et a également été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policières et judiciaires. Ces six individus ont été identifiés grâce aux images vidéo des violences, dont ils sont considérés comme les principaux auteurs. Le directeur des ressources humaines d’Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l’annonce de 2.900 suppressions de postes.  Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. Trois autres cadres ont été molestés et deux vigiles blessés, dont l’un a sombré brièvement dans le coma. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d’entreprise (CCE) et violences en réunion. Des faits passibles en théorie d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.

Air France licenciements en vue

Air  France licenciements en vue  

« Face à l’impossibilité de signer des accords permettant, au sein d’Air France, la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », écrit le groupe qui précise que les membres du conseil, qui comprend des représentants du gouvernement français et du personnel, ont voté à l’unanimité. Ce plan, dont les détails seront présentés lors d’un Comité central d’entreprise lundi prochain, prévoit une réduction de l’activité de la compagnie française en 2016 et 2017.  Air France avait déjà annoncé le 4 septembre qu’elle risquait de devoir réduire de 10% son réseau long-courrier d’ici 2017, entraînant des suppressions de postes, dont des licenciements secs, si elle ne parvenait pas à mettre en œuvre le plan Perform 2020, qui vise à améliorer sa compétitivité.

UberPop : garde à vue des dirigeants

UberPop : garde à vue des dirigeants

 

 

Deux raisons sans doute qui ont motivé cette garde à vue, d’abord et surtout la banalisation dut travail au noir que voulait promouvoir cette société dans le secteur des taxis. Ensuite aussi le mépris affiché vis-à-vis des lois nationales et l’arrogance de dirigeants pétris de culture américaine  et de business modèle de voyous. L’organisation des taxis mérite certes d’être sérieusement revue mais pas à la manière sauvage de UberPop. N’oublions pas que c’est la puissance publique qui a organisé la rareté avec le contingentement des licences qui de ce fait ont pris des valeurs démentielles. C’est donc à l’Etat de réguler et progressivement de supprimer la valeur de ces licences ( comme cela a été faiat dans le transport de marchandises avec les licences précédemment payantes également).  La police judiciaire parisienne a placé ce lundi les deux dirigeants d’Uber France en garde à vue, dans le cadre d’une enquête sur l’application UberPop, interdite en France.  Après les chauffeurs de taxi la semaine dernière, la police s’attaque à UberPop. La police judiciaire parisienne a placé les deux dirigeants d’Uber France en garde à vue ce lundi, dans le cadre d’une enquête ouvert en novembre 2014.Le directeur général Thibaud Simphal et le directeur pour l’Europe de l’Ouest Pierre-Dimitri Gore Coty sont entendus par la police ce lundi. Au mois de mars, le siège d’Uber France à Paris, avait été perquisitionné. Des ordinateurs et des téléphones, ainsi que des documents avaient été saisis.  Le service UberPop est illégal en France et la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 a même renforcé les sanctions possibles contre l’application. L’enquête de la police judiciaire parisienne vise également des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue« .  Uber conteste depuis plusieurs mois cette loi, qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC). La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, pour faire annuler cette loi.

 

Campagne Sarkozy : Guéant en garde à vue

Campagne Sarkozy : Guéant en garde à vue

Guéant encor en garde à vue , cette fois pas pour les primes qu’il s’est octroyé indûment au ministère de l’intérieur mais pour la vente de Deux tableaux à 500 000 euros en provenance d’un généreux bienfaiteur qui pourrait  être Libyen ( via un avocat malaisien). Des tableaux dont la valeur pourrait en fait ne pas dépasser 30 000 euros au maximum dont en plus Guéant doit justifier la propriété. On sait par ailleurs que Sarkozy largement dépassé l’enveloppe autorisée pourra campagne de 2012, il fallait nécessairement trouver des financements extérieurs non identifiables si possible. Les différentes affaires qui concernent  Guéant ne l’empêche cependant pas de s’exprimer sur tout et sur rien , sans complexe et visiblement sans remord, sans doute pour vanter les mérites et les vertus des représentants de la république.   L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a donc été placé en garde à vue vendredi. Il est entendu dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en avril 2013 sur un possible financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Claude Guéant était toujours en garde à vue vendredi soir à la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre ; sa garde à vue devrait même être prolongée samedi matin. L’ancien ministre de l’Intérieur avait été interpellé à son domicile tôt dans la matinée. Il est entendu dans le cadre de l’enquête ouverte depuis avril 2013 sur les soupçons quant à un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Les enquêteurs de l’office central de lutte contre la corruption ne comprennent toujours pas d’où viennent ces 500.000 euros déposés en mars 2008 sur le compte de Claude Guéant. Selon nos informations, celui qui a été le bras droit de Nicolas Sarkozy pendant dix ans continuerait en garde à vue à expliquer qu’il s’agissait pour l’essentiel du produit de la vente de deux tableaux de peintres flamands qui appartenaient à sa femme et qu’il aurait vendus à un homme malaisien. L’argument  n’avait pas convaincu les experts en 2013 au moment de cette découverte, vu la valeur estimée des tableaux. Et les doutes sont les mêmes aujourd’hui pour les policiers. L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a été placé en garde à vue vendredi. Il est entendu dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en avril 2013 sur un possible financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Ces personnes ont été interpellées par le Raid dans la nuit, en région parisienne. Une source judiciaire parle d’un « possible soutien logistique » apporté aux tueurs – des armes et des véhicules. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine.  Ces derniers jours, les enquêteurs ont multiplié les filatures –  des personnes repérées à partir d’ADN et d’écoutes téléphoniques réalisées dans l’entourage des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly. Qui sont-elles ? Des délinquants ou des terroristes ? Les sources sont assez contradictoires… Toujours est-il que 12 personnes sont actuellement en garde à vue ce vendredi matin. Ces neuf hommes et trois femmes ont été interpellés dans la nuit par le Raid en Ile-de-France. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine. Ces 12 personnes vont être interrogées sur le « possible soutien logistique » qu’ils auraient fourni aux tueurs, notamment des armes et des véhciules, selon une source judiciaire.

Terrorisme- Dieudonné en garde à vue

Terrorisme- Dieudonné en garde à vue

Le polémiste Dieudonné a été placé en garde à vue mercredi matin, dans le cadre de l’enquête ouverte lundi pour apologie du terrorisme. L’humoriste controversé avait publié sur sa page Facebook un message, avant de l’effacer, indiquant qu’il se sentait « Charly Coulibaly », du nom du terroriste qui a exécuté au moins quatre personnes, à Vincennes, vendredi. Un traitt d’humour sans doute qui n’est pas seulement noir mais débile et  sanglant. Une nouvelle provocation de la part d’un humoriste pathétique devenu la voix du prosélytisme  anti juif.

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