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Notre Dame de Paris : Macron en fait vraiment trop !

Notre Dame de Paris : Macron en fait vraiment trop !

 

 

Il  est clair que le chef de l’État devait faire part de sa très grande tristesse après l’incendie du symbole culturel que représente Notre-Dame de Paris. Par contre, il en fait des tonnes à propos de ce sinistre. En effet d’une certaine manière Macron instrumentalise l’incendie de la cathédrale pour n’en faire que le seul sujet du gouvernement. On comprend évidemment que le pouvoir ait  décidé de contribuer à reconstruire l’édifice mais ce n’est ni son métier, ni sa priorité. Or tous les autres sujets économiques politiques et sociaux ont été mis de côté depuis plus d’une semaine. Toute la communication est centrée sur Notre-Dame de Paris. Un conseil des ministres entier a même été consacré à ce sujet. Encore une fois il était logique que cela figure à l’ordre du jour mais pas au point d’occulter la totalité des autres sujets. Pour un peu, Macron qui fait tout dans ce gouvernement se transformerait en chef de chantier. De fait,  les annonces de Macron suite au grand débat sont passées sous le tapis. Pas étonnant car elles ne contenaient pas de mesures très significatives, encore moins de cohérence et de vision. Ce que constate d’ailleurs l’ancien ministre de l’intérieur redevenu maire de Lyon, Gérard Collomb. Après avoir exprimé son émotion, Macron  aurait dû se limiter aux conditions fiscales favorisant les dons. De toute manière,  ces  dons sont déjà largement suffisants puisque près d’un milliard a déjà été recueilli en 24 heures. En réalité,  le pouvoir se sert aussi de la catastrophe de Notre-Dame à des fins politiques. “Chaque euro versé pour la reconstruction de Notre-Dame servira à cela, pas à autre chose”, a déclaré Edouard Philippe lors d’une conférence de presse, à l’Elysée. Ce qui sans doute est faux puisque la somme récoltée dépassera vraisemblablement les besoins et devra être affecté à d’autres monuments“Le projet de loi précisera que les Français qui effectueront un don pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris bénéficieront d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu, de 75% jusqu’à 1.000 euros et de 66% au-delà”, a-t-il ajouté. Le régime normal pour les dons des particuliers est de 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable. Les dispositions fiscales relèvent effectivement de la responsabilité du gouvernement mais certainement pas le processus de gestion de reconstruction y comprise avec des détails architecturaux qui ne sont pas de la compétence du pouvoir mais des architectes des bâtiments de France. Edouard Philippe avait annoncé à l’issue du conseil des ministres qu’un concours d’architecture portant sur la reconstruction de la flèche serait organisé. “Le concours international permettra de trancher la question de savoir s’il faut reconstruire une flèche, la flèche qui avait été pensée par Viollet-le-Duc à l’identique ou s’il faut, comme c’est souvent le cas dans l’évolution du patrimoine, doter la cathédrale Notre-Dame de Paris d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque”, avait-il dit. Concernant la flèche, a poursuivi Stéphane Bern, “c’est plutôt une reconstruction à l’identique mais peut-être qu’il y aura un projet architectural – la question est ouverte, a dit le président”.L’Elysée a précisé par communiqué que “celle-ci ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine, le Président de la République souhaite qu’une réflexion soit menée et qu’un geste architectural contemporain puisse être envisagé”. Bref, des considérations que tout le monde connaît et qui constituent une exploitation politicienne de la légitime émotion des Français. Dernière décision surréaliste : la nomination d’un général pour diriger les travaux de restauration !

 

Eoliennes du « Soleil du Midi » : pas vraiment des lumières !

Eoliennes du «  Soleil du Midi » : pas vraiment des lumières !

 

 

Pas vraiment une lumière cette société Soleil du midi incapable d’assurer de manière régulière la signalisation du mât de mesure des vents qui annonce l’installation d’un parc d’éoliennes dans le Maine et Loire à Mouliherne. Déjà début mars, la signalisation avait été complètement interrompue pendant 15 jours. La ministre des transports et le préfet avaient été interpellés (1)  sur cette question qui met en cause la sécurité et témoigne du fait que certains petits promoteurs n’ont pas les compétences techniques et la surface financière nécessaire pour assurer la surveillance et le développement de ces installations dans les conditions réglementaires de sécurité. Pourtant la dite société finance cependant  une boite de communication dont l’objet est de convaincre les élus de la pertinence des éoliennes !  De nouveau,  en octobre la signalisation a été défaillante pendant près de trois semaines. Pire, le balisage  du bas du mât était assuré tandis que celui du sommet était éteint. À noter que ce mât et les futures éoliennes sont implantés sur un lieu de passage fréquenté par les liaisons Afrique- France et surtout par les avions de chasse militaire volant à très basse altitude. Une double infraction d’abord relative au balisage obligatoire, ensuite une infraction vis-à-vis de la surveillance de la signalisation : « la réglementation indique  le balisage est surveillé par l’exploitant (télésurveillance ou procédures d’exploitation spécifiques). Celui-ci signale dans les plus brefs délais toute défaillance ou interruption du balisage à l’autorité de l’aviation civile territorialement compétente. ».

 

 

(1)-  Gaston Bessay                              14  mars 2018

Expert consultant international

Ancien membre du conseil  supérieur de l’aviation marchande

 

Madame la Ministre des transports

40, rue du bac

75007 Paris

 

Absence de signalisation lumineuse des éoliennes

 

Madame la Ministre,

Je me permets d’attirer votre attention sur l’absence et/ou  les défaillances de signalisation de certaines éoliennes ou de certains mâts  de mesures du vent. C’est le cas notamment à Mouliherne où la signalisation d’un mât d’une hauteur de 100 m  a été  complètement défaillante pendant une  quinzaine de jours (du 1er au 13 mars). Cela constitue évidemment une infraction grave au code de l’aviation civile et met en danger le trafic aérien particulièrement important  dans cette zone, une zone fréquentée d’une part par l’aviation civile,  d’autre part par les avions militaires de la base aérienne de Tours,  souvent à  très basse altitude pour  ces derniers. Il conviendrait sans doute de rappeler aux préfets, aux maires  et propriétaire de terrains les risques encourus et les responsabilités très graves  engagées. Normalement,  la surveillance de cette signalisation incombe au promoteur et/ou à  l’exploitant de ces installations. Or il se trouve que certains petits promoteurs n’ont pas les compétences techniques et la surface financière nécessaire (quelques milliers d’euros seulement de capital pour couvrir les risques !) pour  assurer la surveillance et  développement de ces installations dans les conditions réglementaires de sécurité.

Coupe du monde : une victoire qui fait vraiment du bien au moral

Coupe du monde : une victoire qui fait vraiment du bien au moral

 

Oui cette victoire fait vraiment du bien au moral. Au-delà de sa dimension sportive elle est l’occasion de partager un moment de joie nationale. En plus,  une victoire sans bavure qui d’ailleurs aurait pu tourner à la correction sans l’erreur gardien quand le score était à quatre buts à un ; à ce moment-là du match ; les Croates étaient complètement assommés et il aurait été possible d’ajouter encore un ou deux buts. Le résultat final de quatre bus à deux traduit toutefois la nette supériorité des français en termes d’efficacité. Évidemment les spécialistes du beau jeu pourront discuter de la qualité de celui de  l’équipe de France. De ce point de vu, e la stratégie des équipes type Barcelone voire le  PSG qui passent leur temps à faire des passes latérales pourrait être mis en cause justement au profit d’une plus grande efficacité. Les Croates ont cependant montré de très grandes qualités techniques aussi de détermination. Il méritait d’être en finale, ils auraient pu aussi gagner avec un peu de chance. La France a donc battu dimanche la Croatie 4-2 en finale de la Coupe du monde de football 2018 à Moscou et s’adjuge la deuxième étoile de championne du monde de son histoire. Les buts ont été marqués en première mi-temps par Mario Mandzukic contre son camp (18e) sur un coup franc d’Antoine Griezmann, Ivan Perisic (28e) pour l’égalisation, Griezmann sur pénalty (main de Perisic dans la surface de réparation) pour redonner l’avantage aux Français (38’).En seconde mi-temps, Paul Pogba a aggravé la marque sur une passe en retrait d’Antoine Griezmann (59e), suivi par Kylian Mbappé (65e), avant que Mario Mandzukic réduise la différence de buts en profitant d’une erreur du gardien Hugo Lloris (69e).Les footballeurs français renouent ainsi avec la victoire sous la baguette de Didier Deschamps, 20 ans après le triomphe de 1998 en France, quand l’entraîneur des bleus était le capitaine de l’équipe victorieuse.

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

Pour la a problématique SNCF, tout le monde a son avis comme sur la succession de Johnny Halliday mais sans vraiment connaître l’affaire. Alors le débat très réducteur voir caricatural nourrit les pour et les contre. Pour la SNCF, ce qu’on sait,  c’est qu’il fauta réformer mais quoi ? Là c’est le grand flou. Du coup,  on amalgame la question du statut, la mise en concurrence, le régime juridique de l’entreprise, les petites lignes, l’endettement. Des sujet qui entretiennent certaines interrelations forcément mais pas toujours évidentes pour affirmer que cela va moderniser l’entreprise. Pour tout dire l’analyse est un peu bâclée et la réforme abordée avec confusion et précipitation. On voit mal  ce qui va changer entre le statut d’entreprise nationale de la SNCF et celui de l’actuel EPIC. Notons que la société a déjà été nationale avec un statut de société anonyme avant 1982. Peut-être pour favoriser l’entre l’arrivée d’actionnaires privés. Mais il faudra vraiment du courage à ces derniers compte tenu de la condition d’exploitation du rail sans parler de son endettement. Second élément la question de l’endettement près de 45 milliards. C’est évidemment énorme mais cela résulte surtout de l’accumulation des décisions de l’État qui a imposé le développement de lignes nouvelles TGV alors que la SNCF n’avait pas le premier sou pour les financer. Notons d’ailleurs que le gouvernement ne propose aucun mécanisme d’apurement de cette dette contrairement à ce qu’on fait les Allemands. La question de la rentabilité des petites lignes qui justifieraient leur suppression est évidemment ridicule. On peut et on doit changer le mode d’exploitation de ces lignes. Cependant prendre le prétexte que sur la moitié du réseau ferroviaire seulement 2 % du trafic sont concernés pour justifier la fermeture  ne peut que participer à la désertification de nombre de territoires. Avec un tel raisonnement pourrait fermer 90 % du réseau routier. On oublie évidemment de prendre en compte la dimension d’aménagement du territoire et de développement durable. La mise en concurrence suppose de préciser les conditions exploitation des nouveaux exploitants en particulier concernant les péages et là rien n’est précisé. Quant au statut des cheminots, il est évidemment à revoir mais faire porter tout le pds de la réforme aux nouveaux entrants ne paraît pas particulièrement courageux et équitable. Bref tout cela sent le travail précipité et même bâclé.

Ce qu’a dit vraiment Vauquiez aux étudiants à Lyon

Ce qu’a dit vraiment Vauquiez aux étudiants à Lyon

 

Les propos intégralement retranscrit par Franceinfo méritent la lecture. De vrais propos de bistrot, sur le fond comme sur la forme,  fruit du délire, ou finalement significatif d’une personnalité  nacissique haineuse. Bref tous pourris, sauf moi ! et d’affirmer même que  Macron aurait copié sur Vauquiez en se mettant en bras de chemise. ! Un vrai  mégalo comme quand il affirme avoir travaillé avec sœur Emmanuelle alors qu’il a effectué son stage à l’ambassade du Caire !

Extraits :

« Maintenant, quand on voit Gérald Darmanin, on n’écoute plus du tout ce qu’il dit. C’est plus le budget, c’est plus quoi que ce soit. C’est juste : ‘Tiens, c’est le type qui était avec une call-girl, qui s’est fait ceci cela, c’est vrai, ce n’est pas vrai, etc.’ Donc, le truc est totalement altéré. Et puis, il y a quelque chose qui me trouble beaucoup : c’est quand même l’idée que si on pioche dans la caisse, c’est un problème. Et par contre, la relation aux femmes, ce n’est pas un problème. 

Mais hier, s’est passée la deuxième étape. Quand moi, j’ai sorti ça, j’ai été en minorité à l’intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer parce que je viens de prendre la tête de mon parti. Boum, normalement, je dois être le patron, je leur dis : ‘OK les amis, maintenant, c’est ça la ligne à suivre.’ Je me retourne : il n’y a personne !

Et donc, j’ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit : ‘Non, mais nous, on trouve que c’est bien, il faut qu’il reste. Présomption d’innocence.’ En ayant eu une séance de débat autour de la table avec un certain nombre de responsables de ma famille politique, en les regardant dans les yeux, je me demandais : ‘Il y en a combien qui se disent ‘pourvu que ça ne m’arrive pas !’

A l’arrivée, deux semaines après, hier, on a la deuxième révélation, qui est une deuxième affaire. Parce que maintenant, il y a une règle, c’est que tout sort. Et donc, le type, là où il est complètement dingue, c’est qu’il se raconte à lui une belle histoire, il croit qu’il va passer à travers les gouttes. Il pense qu’il est inatteignable. Tout le monde a expliqué que c’était le meilleur, le plus beau, que les députés En marche ! l’idolâtraient, et que c’était le nouveau génie, incarnation du macronisme. Donc, il pense qu’il est intouchable, et qu’il peut faire ce qu’il veut. Sauf qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Et il y a une deuxième affaire qui vient de sortir dans laquelle, à nouveau, il a abusé de faiblesse. Et ça n’est que le début. Et donc, il va tomber. Mais en tombant, le problème, c’est qu’il va éclabousser tout le monde. »

Il évoque également le cas de Gérald Darmanin dans un autre extrait  »Vous regardez Darmanin, vous avez une interview sur franceinfo avec Aphatie, qui est absolument extraordinaire. Mais c’est un monument à regarder, ce truc. C’est du Cahuzac puissance 10. »

« Le type sait très bien ce qu’il a fait, il sait très bien ce qui va arriver. Juste, celui-là, je le commenterai deux secondes, parce que quand même, il est tellement drôle. Ah, non mais c’est génial. Il sait très bien ce qu’il a fait. Vous penserez à moi dans les semaines qui viennent. Mais lui, je ne lui promets pas un grand destin. Parce que ça va faire très mal et ça va devenir l’incarnation de ce qu’a été Cahuzac. » D’après Laurent Wauquiez, le chef de l’Etat s’est inspiré de sa stratégie de communication )« Le président de la République actuel, Macron, lui pour faire cool, il fait comme moi. Il se met en chemise, bras de chemise. Jamais un président ne s’était mis en bras de chemise. »Le président des Républicains a sévèrement critiqué les députés de la majorité. « L’équilibre des pouvoirs. Ça, ça fait vraiment partie d’une illusion. Vous croyez qu’un parlementaire a le moindre pouvoir aujourd’hui ? Vous avez vu les guignols d’En marche !, là ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture et ils doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc, il y a une dictature totale en France. L’alignement entre l’exécutif et le législatif, c’est une vaste foutaise ! » Laurent Wauquiez a été ministre chargé des Affaires européennes de François Fillon lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République. « Nicolas Sarkozy en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoute pour pomper tous les mails, tous les textos et vérifiait ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres. » Le président des Républicains estime que le candidat de son parti à l’élection présidentielle de 2017 a été victime d’un cabinet noir mis en place par Emmanuel Macron. « Objectivement, il [Macron] a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré. Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse, ça, je suis sûr et certain qu’il l’a organisé. Je pense qu’ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition, oui bien sûr. Je n’ai aucun doute que le machin a été totalement téléguidé. »

« Par exemple, est-ce que vous considérez qu’Angela Merkel incarne le pouvoir ? Un peu moins ces temps-ci, mais oui. Vous avez déjà regardé son compte Instagram ? Croyez-moi, pour y trouver du charisme, il faut vraiment se lever de bonne heure ! »

« Par exemple, les associations syndicales recevaient à-peu-près 5 millions d’euros chaque année de la région. La CGT se fait un joli chèque de 3 millions d’euros sur le budget de la région, chaque année. Moi, je les ai reçues et je leur ai dit : ‘Je suis extrêmement attaché à l’indépendance des syndicats. Et donc, comme je ne veux surtout pas que vous dépendiez de moi, et bah, c’est zéro.’ Et le pire, si on est très honnêtes entre nous, c’est que les plus catastrophiques, c’est le Medef et c’est la CGPME [organisations patronales]. Eux, c’est pire que tout. C’est-à-dire, eux, ils n’en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu’ils veulent, c’est encaisser l’argent. »

Laurent Wauquiez n’a pas épargné le Premier ministre canadien. « Deuxième système : c’est Justin Trudeau. Regardez comme c’est sympa. Il n’a pas l’air gentil, le Justin ? (Rires) Hop là ! Qu’est-ce qu’on a derrière ? Regardez-moi ça. Donc lui, en gros, c’est simple : tout ce qui est ‘mainstream’ [littéralement courant dominant en anglais], tout ce qui est bonne pensée, je prends tout. Et donc l’objectif, c’est : ‘Je suis à fond dans tout, tout est nickel, tout ripoliné, il n’y a pas un cheveu qui dépasse, je suis le mec cool, gentil, complètement dans le mainstream du média.’ »

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été étonné en apprenant qu’une étudiante avait passé les concours des écoles de commerce après des prépas littéraires.  »C’est vrai ? C’est Valérie [Pécresse] qui avait mis ça en place ? Ah, le nombre de conneries qu’elle peut faire ! »Le maire de Bordeaux n’a pas été épargné non plus. Sa gestion de la ville a été épinglée. « Alain Juppé, qui est une personnalité éminemment respectable, il a totalement cramé la caisse. A Bordeaux, il a fait des miracles. Bordeaux est géniale, c’est très bien gérée, mais il a fait exploser les impôts et il a fait exploser la dépense publique et il a fait exploser l’endettement.

Moi, ma conviction, c’est que quand vous faites ça, vous n’avez, à l’arrivée, plus aucune forme de crédit. Parce que si vous êtes de droite, et que vous voulez dire aux gens : ‘Si vous me faites confiance, moi, je n’augmente pas les impôts, je lutte contre le gaspillage de l’argent public et je remets de l’ordre dans mes finances’, bah commencez par le faire dans vos responsabilités. Et qu’on puisse commencer à vous faire confiance. »Laurent Wauquiez prédit un avenir sombre et violent dans les années à venir. « On parlera beaucoup d’enjeux de sécurité. Je ne suis pas un adepte de la thèse du complot, mais je pense qu’il est assez vraisemblable que dans les trois à quatre ans, ça va péter très très mal et très très dur. »

Laurent Wauquiez a fait une remarque qui laisse entendre qu’il savait que ses propos allaient, éventuellement, être rendus public. « Si j’ai la moindre interface qui sort par le moindre élève, là, pour le coup, ça se passera très mal. Si on veut que ce lieu soit un lieu de liberté, il faut que tout ce que je dise reste entre nous. Donc pas de tweets, pas de posts sur les réseaux sociaux, pas de transcription de ce que je dis. Parce que sinon, ça ne peut tout simplement pas être un espace de liberté. Et ce que je vais vous sortir, ce sera juste le ‘bullshit’ que je peux sortir sur un plateau médiatique », prévient-il. Et de poursuivre : « La caractéristique quand on est un élu, surtout dans le monde actuel, c’est que tout ce que vous dites, à tout moment, peut être utilisé, repris, et déformé contre vous. En gros, dans ma vie politique, dès que j’ai plus de deux personnes autour de moi, il faut toujours que je me dise que tout ce je dis va sortir. »

Concurrence : des gendarmes pas vraiment indépendants

Concurrence : des gendarmes pas vraiment indépendants

 

Des régulateurs pas vraiment indépendants compte t tenu d’une part des conditions de nomination de leurs membres,- sous influence de l’État et des entreprises-, d’autre part des conditions  de financement de ces organismes de régulation sous tutelle financière de l’État.  Les autorités administratives chargées de réguler certains secteurs économiques – l’Arcep (télécoms), l’Arafer (transports) ou encore la CRE (énergie) – ont encore du chemin à parcourir pour affirmer leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et des entreprises, selon un rapport publiée mercredi par le Conseil d’analyse économique (CAE), rattaché à Matignon. « La France a des progrès à faire, tant sur la pratique de déontologie, l’indépendance des autorités, que sur la nomination de ses membres », affirment les deux auteures de cette note, remise mardi au Premier ministre, Edouard Philippe. Une véritable indépendance vis-à-vis de l’Etat supposerait de «mettre fin à la tutelle budgétaire des autorités de régulation », suggèrent Maya Bacache-Beauvallet et Anne Perrot, respectivement membre et correspondante du CAE. Les deux expertes proposent aussi de  »revoir les procédures de nomination des présidents et des membres des collèges des régulateurs », et considèrent que l’exemple récent de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui avait lancé en juin un appel à candidatures inédit, « va dans le bon sens ». Les gendarmes de l’économie doivent par ailleurs s’armer pour faire face aux entreprises qu’ils sont censés contrôler. Mais  »le recrutement des profils nécessaires » se heurte à l’écueil de rémunérations « généralement peu attrayantes par rapport à celles qui ont cours chez les opérateurs régulés ». La question se pose aussi du regroupement de certains organismes de régulation.

LREM : pas vraiment démocratique ?

 LREM : pas vraiment démocratique ? 

 

Le mouvement en marche a désormais ses frondeurs, signe peut-être qu’il est plus démocratique qu’on ne le dit. Mais en l’état,  force est de constater qu’ En marche n’est pas un vrai parti. Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement un ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais,  c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la République en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti. Car  frondeurs se disent peu écoutés et même méprisés. Les fondateurs du collectif « Les marcheurs en colère », qui revendiquent plus de 9.000 adhérents, disent avoir recueilli 534 « faits probants » qui montrent « des dérives » de la part de certains membres sur le terrain, a déclaré jeudi à Reuters la porte-parole du collectif, Tiphaine Beaulieu. Parmi les témoignages recueillis, l’adhérente du parti dit noter « des conflits d’intérêt » et « des jeux corporatistes ». Elle fait mention de questions « d’ordre éthique » et « d’ordre légal », sans pour autant donner d’exemples spécifiques « pour ne pas nuire au processus de médiation ».

« République en marche » : pas vraiment un parti

 

« République en marche » : pas vraiment un parti

Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti.

Chômage : pas vraiment une baisse

Chômage : pas vraiment une baisse

 

 

En dépit des 11 000 chômeurs en moins de catégorie A enregistrés en juin, le chômage ne baisse pas vraiment en France. D’abord parce que 11 000 chômeurs sur ,5 millions  représentent une évolution marginale. Ensuite parce qu’il est de tradition que les chômeurs s’inscrivent moins à pôle emploi pendant les vacances d’été. Enfin parce que les évolutions observées uniquement par mois n’ont pas beaucoup de signification. Seule l’observation sur longue période présente un caractère de pertinence. De ce point de vue,  on observe depuis un an une très légère baisse de 1 % des chômeurs de catégorie A la croissance des chômeurs ayant des petits boulots. L’évolution du chômage et conforme à l’environnement économique. La croissance demeure encore trop faible pour faire diminuer de manière significative le chômage. Certes la conjoncture s’améliore un peu, surtout la confiance des patrons mais pas au point de les décider à procéder à des embauches importantes. Les incertitudes sont encore trop grandes tant  au plan international au plan national ;  pas étonnant si on constate une diminution de seulement 0,3 % du nombre  de chômeurs de catégorie a en juin ; ce  nombre d’inscrits à Pôle emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 10.900 le mois dernier pour s’établir à 3.483.200. Mais en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi tenus de rechercher un emploi, même s’il n’a pas enregistré d’évolution significative (1.800 personnes supplémentaires en juin), a malgré tout inscrit un nouveau record, à 5.562.600 (5.865.700 en incluant les départements d’Outre-mer, également stable sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A en France métropolitaine recule de 1,0% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,2%. Malgré une évolution en dents de scie, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a reflué en 2016, les effectifs diminuant de plus de 100.000 personnes non seulement pour la seule catégorie A, mais aussi pour les catégories A, B et C associées. Mais sur les six premiers mois de l’année, les effectifs de la catégorie A ont progressé de 16.100 personnes et ceux de l’ensemble des chômeurs tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) ont augmenté de près de 100.000 personnes et ont donc quasiment effacé le recul de l’an dernier. A la différence de l’évolution irrégulière du nombre d’inscrits à Pôle emploi, le taux de chômage calculé par l’Insee selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui permet les comparaisons internationales, est orienté à la baisse depuis le printemps 2015. Pour les trois premiers mois de 2017, il s’est établi à 9,3% de la population active en France métropolitaine et à 9,9% en incluant les départements d’Outre-mer, au plus bas depuis l’automne 2012. Les chiffres du deuxième trimestre seront publiés le 17 août.

Foot PSG Ludogorets : un match nul, vraiment nul, indigne

Foot PSG Ludogorets : un match nul, vraiment nul, indigne

 

 

Après la déroute à Montpellier où le PSG a perdu 3 à 0,  l’équipe parisienne a dû se satisfaire d’un match nul face à une modeste équipe bulgare. Certes on objectera que le PSG a manqué de chance avec innombrables occasions de buts ratés mais il y a de nombreux motifs d’inquiétudes quant à l’avenir de cette équipe. Comme d’habitude le PSG s’est assuré la maîtrise du jeu mais s’est montré incapable de concrétiser pour prendre l’avantage. En cause la malchance mais aussi la maladresse chronique des attaquants l’engagement des parisiens n’était pas au rendez-vous et le match pas vraiment à la hauteur d’une compétition internationale. Une sorte de mauvais match de ligue 1. À noter aussi la très grande fébrilité de la défense aussi de nombreuses défaillances individuelles avec un Thiago Motta le plus souvent absent à la condition physique indigente. Meunier  jouant le plus souvent à contre-courant, Di Maria complètement hors de forme. Bref tout est à revoir dans cette équipe : l’engagement, l’adresse et le repli défensif.  Avec une telle prestation l’avenir du PG est très hypothéqué en ligue des champions mais il n’est guère assuré aussi en ligue 1.

Chômage : pas vraiment une inversion

Chômage : pas vraiment une inversion

Le chômage a certes diminué pour 66 000 personnes en septembre mais il avait augmenté de 52 000 en août pour la catégorie A. En fait le chômage fait du yo-yo. Certes il y a une légère tendance à la création nette d’emplois mais insuffisante pour absorber le solde démographique. En outre il faut prendre en compte que pour le A, B et C  le chômage a augmenté de 1 % sur un an. Par ailleurs depuis 2012 le chômage aura progressé depuis de plus de 600 000. À noter également la progression des petits boulots recensés en catégorie B et C. Avec le tassement économique en 2017,  il faudra compter environ 90 000 chômeurs en plus. On ne peut donc parler d’une inversion du chômage. Le ministère du Travail recense 617 000 chômeurs supplémentaires en catégorie A depuis l’élection de François Hollande. L’Unedic table sur une baisse de 124.000 chômeurs en catégorie A en 2016. Si on s’y fie, d’ici à la fin de l’année, le nombre de demandeurs d’emploi devrait donc encore diminuer de 30.000. La suite est moins réjouissante. Selon l’Unedic, les listes de Pôle emploi grossiraient de 79.000 nouveaux inscrits en catégorie A l’année prochaine.

Foot : PSG et OM : un match vraiment nul

Foot : PSG et OM : un match vraiment nul

 

Encore un match vraiment nul de la part du PSG. Un mach nul (0-0) sur le plan du résultat mais nul surtout sur le plan du contenu. Comme d’habitude Paris s’est assuré la maîtrise du ballon mais de manière complètement inefficace. Une possession de balle qui ne sert strictement à rien, soit du fait d’un jeu trop latéral, soit en raison de la maladresse récurrente des attaquants. Le PSG donne  l’impression non pas de livrer des matchs de compétition mais des prestations d’entraînement. Il faut dire qu’en face le jeu de l’OM était pitoyable uniquement axé sur la défense sans aucun tir dans le but adverse pendant toute la partie. De quoi vraiment dégoûter le spectateur d’une ligue 1 déjà insipide. Avec un tel jeu il est probable que Paris n’ira pas loin cette année en coupe d’Europe. Le nouvel entraîneur n’a pas réussi à imprimer sa marque à Paris ;  le jeu du PSG c’est du Blanc mais en pire ! À noter qu’un joueur était hors de forme depuis plusieurs matchs de Di Maria ;  conclusion : le Parc des Princes s’est ennuyé ferme. Le PSG et l’OM se sont séparés sur un match nul et vierge (0-0) d’une tristesse infinie, dimanche soir en clôture de la 10e journée de Ligue 1. Rudi Garcia, pour ses débuts sur le banc phocéen, obtient ainsi un point au parfum de victoire, qui permet à son équipe de grimper à la 11e place, à égalité avec Lyon (13 pts). . Les Parisiens, en dépit d’une outrageuse possession de balle, ont eu un mal fou à se créer des brèches dans la muraille marseillaise. La défense de l’OM a pourtant failli céder dans les dernières minutes. Mais Edinson Cavani, seul face au but, a manqué sa reprise après un centre de Matuidi (83e).  Le buteur uruguayen s’était auparavant créé deux autres opportunités de marquer, à chaque fois de la tête après des coup-francs de Di Maria (34e) et Lucas (83e), là aussi sans succès. Hormis ces rares frissons, le Parc des Princes, pourtant à nouveau bruyant, n’a rien à eu se mettre sous la dent, ou presque.

 

Débat Trump –Clinton : match nul, vraiment nul

Débat Trump –Clinton : match nul, vraiment nul

 

Un débat qui se conclut par un match nul vraiment nul puisque consacré pour l’essentiel à des attaques personnelles. Une vraie caricature de confrontation à la télévision pourtant dans l’une des plus grandes démocraties du monde. C’est tout juste s’il a été possible d’aborder d’autres sujets comme la Syrie,l’immigration, la santé ou l’environnement. De quoi vraiment s’interroger sur le support médiatique que constitue la télévision car inévitablement le spectacle tourne au cirque et les sujets de fond sont traités de manière caricaturale et superficielle. Un débat qui dans la forme pourrait bien inspirer la primaire de la droite en France. Droite où on voit ce multiplier aussi les attaques personnellss. Le format de ces émission sert peu la cause démocratique. . Le récent débat avec Juppé sur France 2 a démontré à cet égard les limites de l’exercice. La faute aussi aux animateurs et aux intervenants qui visiblement n’étaient pas à la hauteur ce jour-là. Pendant plus de 90 minutes, Hillary Clinton et Donald Trump se sont donc écharpés à l’université Washington de Saint-Louis, dans le Missouri, lors du deuxième débat télévisé. Et c’est le républicain qui lancé les hostilités pour tenter de sauver sa campagne, en attaquant Bill Clinton sur ses frasques sexuelles. Chose rare dans l’histoire politique américaine, Donald Trump a même promis d’envoyer sa rivale en prison s’il était élu à la Maison-Blanche. Dans la tourmente après la divulgation par le Washington Post d’une vidéo dans laquelle on le voir tenir des propos obscènes à l’endroit des femmes, le magnat de l’immobilier a opté pour un affrontement personnel. « Je n’en suis pas fier, je me suis excusé auprès de ma famille et des Américains », a-t-il lancé en évoquant la vidéo. Mais il a aussitôt rebondi sur les frasques supposées de Bill Clinton, « bien pires« , selon lui. Le républicain affirme en effet que l’ancien président avait « abusé des femmes ». Durant ce débat d’une extrême violence, toutes les polémiques ont été évoquées. Affaire des e-mails d’Hillary Clinton, drame de Benghazi ou gaffe de la démocrate sur les électeurs « pitoyables » de Trump.  »Si je gagne, je vais donner l’ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu’il n’y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées« , a-t-il lancé.  Hillary Clinton ne s’est pas non plus privée d’user de critiques personnelles. La démocrate est bien évidemment revenue sur la vidéo dans laquelle son rival tient des propos machistes, mais également sur son mépris envers les minorités. Pour preuve, son altercation avec les parents du soldat Khan, un musulman tué en Irak. On a tout juste effleuré quelques questions essentielles comme la Syrie, la santé ou encore l’environnement et encore avec une brutalité très théâtrale.

Foot France Biélorussie : un match vraiment nul

Foot France Biélorussie : un match vraiment nul

 

 

L’équipe de France retombe dans ses travers avec un résultat nul face à une équipe de Biélorussie insignifiante ; un résultat nul comme le contenu. En fait un match qui ressemblait à une séance d’entraînement où la France maîtrisait  le ballon en permanence mais sans inquiéter le but adverse ou en se montant d’une maladresse extrême. Pour résumer pas de rythme, pas d’engagement ou alors aucune efficacité. Comme l’avant-centre Giroux qui est à l’équipe de France ce que Cavani est au PSG : un joueur généreux mais aux pieds carrés. Avec en plus un entraîneur Didier Deschamps qui s’inspire sans doute des méthodes de coaching de Laurent Blanc en roupillant sur le banc alors qu’il était évident au bout d’un quart d’heure maximum qu’on devait accélérer le rythme. Les Bleus n’ont donc pas réussi à faire la différence pour leur premier match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, face à la Biélorussie (0-0), à Borisov. Après une première période passable, où les Bleus où une possession stérile, ils ont réussi à prendre le dessus sur la Biélorussie en seconde période. Alors que les Bleus ont eu plusieurs occasions de but, ils n’ont pas réussi à concrétiser entre maladresse, malchance et les superbes arrêts du gardien Harbarnow. L’équipe de France ne prend donc qu’un point ce soir, mais rien d’encore alarmant pour cette équipe qui a montré de belles choses mais qui a cruellement manqué d’efficacité devant le but. Prochain match face à la Bulgarie, en France, au mois d’octobre.

Les notes de Pierre menez de Canal

Mandanda (non noté) : C’est impossible de lui mettre une note puisqu’il n’a rigoureusement rien eu à faire. Il a été spectateur privilégié du match.

Sidibé (6) : Un peu prudent en début de match, il s’est enhardit. Très rassurant sur le plan défensif, il a essayé de porter le danger en ajustant quelques centres. Il a beaucoup d’avenir.

Varane (6) : Bien plus déterminé que contre l’Italie, il a été tranchant dans ses interventions. Avec son adresse technique, il aurait toutefois peut-être pu profiter davantage de la liberté qui était la sienne.

Koscielny (6) : Égal à lui-même. Intransigeant, il a remporté quasiment tous ses duels sans commettre la moindre faute.

Kurzawa (7) : Il n’a pas souffert défensivement – le contraire aurait été étonnant vu que les Biélorusses n’ont pas attaqué – et sa participation au jeu offensif a été intéressante. Il s’est notamment montré dangereux de la tête à deux reprises. Il a marqué beaucoup de points sur les deux matchs.

Kanté (7) : C’est la lessiveuse du milieu de terrain français. À lui tout seul, il a cassé les très rares tentatives de contres biélorusses. Avec le ballon, c’est vrai qu’il ne prend pas beaucoup de risques mais défensivement, c’était du haut niveau.

Pogba (6) : Je ne sais jamais trop quoi dire concernant Pogba. C’est vrai qu’il a fait de très jolies choses, notamment au niveau des dribbles. Seulement, derrière, ni ses frappes ni ses passes n’ont été très nettes. Je ne cesse de le répéter mais j’attends plus du Mancunien. Je note qu’il a quand même été plus présent dans l’intensité.

Sissoko (4) : Il a eu du mal et c’était à prévoir puisqu’il n’avait pas joué depuis l’Euro. Titularisé par Didier Deschamps, on n’a pas retrouvé le joueur qui avait tant de jus au mois de juin. À part une action avec un bon centre, il n’a pas réussi à faire parler sa puissance et n’a pas vraiment existé dans ce match.

Griezmann (6) : Très décevant voire même trop mou en première période – on ne l’a quasiment pas vu – il s’est bien repris après le repos. Sur une talonnade, il a d’abord offert une balle de but merveilleuse à Giroud avant de frapper un très joli coup-franc repoussé par le portier biélorusse. Il s’est également offert une occasion en coupant au premier poteau. Alors ce n’est pas encore le grand Griezmann de l’Euro mais sa deuxième période est rassurante. On le retrouvera assurément au fil de la saison.

Martial (5) : Un bon début de match avec des prises de balle tranchantes. Malheureusement, alors qu’il avait l’air en jambes, il s’est un peu éteint au fil des minutes et a donc été remplacé à l’heure de jeu par Dimitri Payet.

Giroud (4) : À son crédit, il y a une belle tête sur la barre. Mais à son débit, il a goinfré la superbe occasion offerte par Griezmann dans un excès de précipitation. Dans le jeu, il a eu beaucoup de mal sur le plan technique et physiquement, il n’est pas vraiment parvenu à s’imposer face à ses vis-à-vis.

Remplaçants : clairement loin de son meilleur niveau physique, Payet a essayé par ses centres et ses coups de pied arrêtés d’offrir de bons ballons à ses coéquipiers. Dembélé a fait une entrée nettement plus convaincante qu’en Italie avec quelques dribbles intéressants. On l’a senti moins intimidé, c’est prometteur. Quant à Gameiro, il n’a eu le droit qu’à dix petites minutes et c’était difficile pour lui puisqu’il n’y avait aucun espace.

 

Consommation des ménages : + 0,1% en février, c’est pas vraiment la croissance annoncée !

Consommation des ménages :  + 0,1% en février, c’est pas vraiment la croissance annoncée !

 

 

C’est pas vraiment le redémarrage de la croissance  annoncé par Hollande, les lobbies économiques et   les grands médias lesquels après le french bashing versent dans le « tout va bien madame la marquise ».Certes on aimerait un vrai redémarrage mais l’incantation ne peut remplacer la réalité économique. Bien sûr le moral des ménages s’est un peu amélioré mais largement en dessous de la moyenne de longue durée. Pour tout dire  la France s’enlise dans la croissance molle qui ne permet notamment pas d’inverser le tendance du chômage.  La consommation des ménages français en biens a enregistré en février un quatrième mois consécutif de hausse, quoique de moindre ampleur qu’en décembre-janvier, selon les données publiées mardi par l’Insee. Elle a progressé le mois dernier de 0,1% après 0,7%, un chiffre révisé en hausse de 0,1 point, en janvier et 1,6% en décembre. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une stagnation des dépenses de février. La consommation des ménages en biens représente un peu moins de 50% de leur consommation totale. Février a été marqué par une accélération du rebond des dépenses en énergie (+0,8%) à la faveur de températures légèrement inférieures aux normales saisonnières et la bonne tenue du poste « autres biens fabriqués » (+0,7%), notamment du fait des achats de parfums et quincaillerie-bricolage, précise l’Insee. Ces hausses ont permis de compenser la légère baisse des dépenses en biens durables (-0,1%) du fait de l’automobile (-0,8% après +3,4% en janvier) et celles, plus nettes, des produits textiles (-0,4%) avec la fin des soldes d’hiver et des produits alimentaires (-0,3%), principalement due à une baisse des achats de tabac.

Le drapeau bleu blanc rouge uniquement sur les produits vraiment français

Le drapeau bleu blanc rouge uniquement sur les produits vraiment français

Une grande victoire, le drapeau français sur les produits sera réservé aux produits français !  une décision de l’assemblée nationale (il faut bien qu’ils servent à quelque chose ils sont 577 députés  !). Reste à avoir comment on va déterminer ce qui est français ou pas. Exemple des animaux élevés en partie en France en partie à l’étranger, des produits transformés en partie en France, en partie à étranger. Une voiture française fabriquée en grande partie à l’étranger est-elle française ? A l’inverse une voiture étrangère fabriquée essentiellement en France sera-t-elle exclu du nouveau label. De toute manière avec la mondialisation et l’internationalisation des processus de production, il est pratiquement impossible affirmer avec certitude qu’un produit est français( on se fonde sur la valeur ajoutée, ce qui n’a aucun sens  car il suffit augmenter le prix du produit( exemple sur un niveau de maçon, une entreprise française -qui précédemment fabriquait la totalité du produit- ne fait plus que visser la bulle en France ! et magie le produit devient français).  L’Assemblée nationale a décidé vendredi à l’unanimité d’interdire l’utilisation du drapeau français sur les produits vendus en France qui ne bénéficieraient pas d’une garantie d’origine française, dans le cadre de l’examen du projet de loi Macron.  L’amendement UDI adopté prévoit d’ajouter à la liste des pratiques commerciales réputées trompeuses le fait d’apposer ou faire apparaître « un drapeau bleu blanc rouge sur un produit vendu en France qui ne bénéficie pas d’une appellation d’origine, d’une indication géographique ou qui n’a pas fait l’objet d’un processus de certification attestant son origine française ». Le centriste Yves Jégo, initiateur du label « Origine France Garantie », a défendu une mesure au service des consommateurs, qui « ne coûte pas un sou » et « peut être un levier intéressant » notamment pour l’emploi en France. Alors que sa proposition avait été rejetée en commission, elle a recueilli vendredi en séance un avis favorable du gouvernement et du rapporteur, et a été adoptée à l’unanimité.  Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a souligné que le Code de la consommation permettait déjà de sanctionner une utilisation trompeuse du drapeau français, mais jugé que la disposition proposée était « un signal fort envoyé à tous nos producteurs » et marquait « le signal d’initiatives » pour aider à la compétitivité des entreprises. Il a souligné au passage le travail sur le Made in France de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Pour Macron, 67 milliardaires français, ce n’est vraiment pas assez….. et 5 millions de chômeurs ??

Pour Macron, 67 milliardaires français, ce n’est vraiment pas assez….. et 5 millions de chômeurs ??

 

Il perd les pédales  les pédales l’ »ado » du gouvernement en souhaitant davantage de milliardaires en France. Certes on souhaite davantage d’entreprises en bonne santé, davantage d’emplois mais des milliardaires pour quoi faire ? A quoi sert par exemple la fortune des Bettencourt ? ; Tout cela n’a aucun sens, L’adolescent Macron confond économie et finances, réalités et paillettes ;  plutôt que de parler des milliardaires Macron aurait mieux fait de parler de ces patrons de PME qui parfois peinent à se verser un salaire décent, il aurait mieux fait de parler des 7 ou 8 millions de personnes sans activité en France. Pas étonnant que Macron se soit mis en difficulté par rapport à la gauche en souhaitant que les « jeunes Français aient envie de devenir milliardaires » Parmi les 400 milliardaires identifiés aux Etats-Unis par le magazine Forbes (liens 400 wealthiest etc.), figurent un grand nombre de trentenaires ou de quadragénaires qui ont su faire fructifier ce qui n’était au départ qu’une start-up.  Dans le top 15, ils sont par exemple près de la moitié à avoir bâti leur fortune dans le secteur des nouvelles technologies : Bill Gates (Microsoft, 81 milliards de dollars), Mark Zuckerberg (Facebook, 34 milliards) , Larry Page (Google, 31,5 milliards), Sergey Brin (Google, 31 milliards) et Jeff Bezos (Amazon, 30,5 milliards).  On en est loin en France, selon le dernier classement des plus grandes fortunes professionnelles établi par le magazine Challenges. Parmi les 67 milliardaires français, ils ne sont que 3 à avoir fait fortune dans la high-tech : Xavier Niel (9ème avec 8,5 milliards d’euros), Patrick Drahi (Numéricable, 6 milliards) et Pierre Omidyar (The Omidyar group, 5,1 milliards). De même que dans le top 5, seuls Bernard Arnault (numéro 1 avec 27 milliards d’euros), le patron de LVMH, et Gérard Mulliez( Auchan, 20 milliards) ont véritablement fondé l‘empire qui est à l’origine de leur fortune. Une situation qui, d’ailleurs, prévaut aussi en Allemagne où l’on compte 135 milliardaires, avec un grand nombre d’héritiers dont le patrimoine est constitué de sociétés nées il y a plusieurs décennies : BMW, Aldi, Lidl…  En revanche, Emmanuel Macron aurait pu rappeler que, sous la gauche, passer dans le club très fermé des milliardaires ne relève pas vraiment de l’exploit. En 2014, leur nombre a crû de 22% par rapport à 2013, contre 7% au niveau mondial. Et surtout, Challenges n’en avait jamais recensé autant en France.

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

Macron : un ministre vraiment socialiste à plus d’un million par an

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron, ancien banquier d’avoir gagné plus d’un million par an mais on peut s’étonner qu’il ait été choisi comme ministre d’un gouvernement socialiste. Un choix qui en dit long sur la sociologie des dirigeants du PS. A cet égard le rapport entre le PS et l’argent a toujours été ambigu. Officiellement le PS n’aime pas les riches (Hollande  » l’ennemi c’est la finances »!) d’où la fameuse et  fumeuse taxe de 75% (mais détournée de son objet puisque payée par les entreprises et non par le contribuable concerné°). Pour d’ailleurs pourquoi se priver puisque Hollande lui-même qui n’a pratiquement jamais mis les pieds à la Cour des comptes touchera quand sa retraite de haut fonctionnaire. Il n’y a pas de petits profits ! C’est toute le drame de ce parti censé représenter les couches populaire et qui ne compte dans les rangs de ses dirigeants que des bourgeois et-ou-ou  des apparatchiks professionnels de la politique. D’après , la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) a ainsi publié ses déclarations de patrimoine et d’intérêts.  A seulement 37 ans, Emmanuel Macron apparaît comme l’un des ministres les plus fortunés du gouvernement. En 2011, il a ainsi déclaré 403.600 euros correspondant à son salaire chez Rothschild, mais aussi 706.300 euros issus de « bénéfices industriels et commerciaux » et 291.300 euros provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Au total, sa rémunération a donc atteint 1,4 million d’euros pour cette seule année.  Au cours des 5 mois suivants, le ministre a touché près d’un million d’euros pour ses activités au sein de l’établissement bancaire, qu’il a quitté en mai pour rejoindre l’Elysée. Nommé secrétaire général adjoint, il y a gagné 100.811 euros, ce qui porte sa rémunération totale à 1,09 million d’euros en 2012.  Côté patrimoine, Emmanuel Macron déclare un appartement de 83 m² dans le 15e arrondissement de Paris, acheté 820.000 euros et dont la valeur est maintenant estimée à 935.000 euros.  Possédant une voiture de marque allemande achetée 40.000 euros en 2005, il fait également état d’un patrimoine financier d’environ 1,2 million d’euros, si l’on additionne ses différents placements, comptes bancaires, etc.  Une situation confortable qui suscite déjà certaines interrogations, puisque L’Express avait révélé en septembre dernier que le patron de Bercy n’était pas assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF). Or, Emmanuel Macron a déclaré 2,5 millions d’euros au total sur les années 2011 et 2012. Une situation qui est excusable Macron n’est même pas au PS !

Aider vraiment les jeunes entreprise (Issad Rebrad)

Aider vraiment les jeunes entreprise (Issad Rebrad)

 

 

Le repreneur de Brandt pousse en quelque sorte un cri d’alarme en demandant d’aider réellement les jeunes entreprises ; Des entreprises qui fiscalement matraquées avant même d’avoir un  réaliser une euro de chiffre d’affaires. Ce que propose Issad Rebrad, c’est pendant 3 ou 5 ns de ne percevoir aucun impôt sur ces entreprises et de les récupérer plus tard quand l’entreprise aura stabilisé son activité et sa gestion.  Alors que François Hollande a réuni 25 patrons étrangers pour les convaincre d’investir en France, le repreneur de Brandt Issad Rebrad demande au gouvernement de mettre en place une « co-localisation ». François Hollande va vanter les mérites de la France auprès de 25 patrons de grandes entreprises étrangères, ce dimanche 19 octobre à l’Élysée. Il sera accompagné de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie qui mettront en avant l’attractivité du pays.  Parmi les patrons présents, Issad Rebrab patron de Cevital qui a notamment racheté Brandt, sera présent. Il estime que la France dispose « d’opportunités d’investissements, notamment dans la co-localisation. C’est le fait d’avoir des sociétés en France que l’on peut développer et de déplacer d’autres activités dans d’autres pays ». Il en profite d’ailleurs pour rappeler que ce système avait été appliqué en Allemagne il y a une quinzaine d’années. Concrètement, Issad Rebrab explique que « 1.200 emplois ont été conservés à Brandt. Nous allons aussi créer en Algérie 7.500 emplois pour des activités qui ne sont pas rentables en France et qu’elle délocalise en Chine ». Pour ce patron étranger, « les entreprises sont beaucoup taxées. Il faudrait valoriser les sociétés en difficulté pour les rendre intéressantes pour les banques qui vont alors investir. La plus-value engendrée doit être défiscalisée puisque l’entreprise, en elle-même, n’a pas de trésorerie ».  Ainsi, Issad Rebrab compte proposer à François Hollande que « les entreprises qui naissent ou en difficulté doivent être aidées par l’État. L’idéal est que pendant les 3 ou 5 premières années, aucun impôt ne soit perçue car les actionnaires réinvestissent tout leur dividende dans l’entreprise. Il est évident que l’État peut percevoir des impôts lorsqu’ils toucheront des dividendes ».

 

Djihadistes : pas vraiment fous mais atteints de troubles psychiques profonds (JM Hirt)

Djihadistes : pas vraiment fous mais atteints de troubles psychiques profonds (JM Hirt)

 

C’est ce que pense Jean-Michel Hirt, psychanalyste et auteur des essais Le Voyageur nocturne : lire à l’infini le Coran (Bayard) et Paul, l’apôtre qui « respirait le crime » (Actes Sud). (Intreview Francetv info )

Francetv info : Le fanatisme religieux est-il un champ exploré par la psychologie ?

Jean-Michel Hirt : Non, pas à proprement parler. Bien sûr, il existe des travaux sur la religion qui sont fondamentaux, comme ceux de Freud (L’Avenir d’une illusion, L’Homme Moïse et la religion monothéiste), mais le phénomène religieux reste trop peu exploré par les psychanalystes ensuite. Il y a même eu une époque où, en France, il était presque scandaleux pour un analyste de s’intéresser de façon ouverte au religieux. C’était une affaire classée, on était naturellement athée puisqu’analyste, et la messe était dite, alors que personne aujourd’hui ne peut plus ignorer la religiosité du psychisme, c’est-à-dire la répression du pulsionnel par le religieux ou son inverse : le pulsionnel mettant à son service le religieux pour se déchaîner.

On a pu s’imaginer, par exemple, que les pays arabes allaient connaître une évolution comparable à la nôtre, vers la sécularisation, grâce au nationalisme panarabe. On s’est fait de grosses illusions en prenant nos désirs laïcs pour la réalité. Aujourd’hui, il y a urgence à revenir là-dessus, à approfondir les analyses des grandes religions. 

Le déchaînement de violence de l’EI est-il une forme de folie ?

Un jihadiste n’est pas un « fou », pour peu que ce terme ait un sens. Le « fou », c’est un individu seul, qui est seul dans son monde et qui n’arrive pas à faire partager son monde aux autres. Précisément, les combattants de l’Etat islamique, ce sont des gens qui ne sont pas seuls. Ils sont en groupe, ils se reconnaissent dans un ensemble de références et ils luttent en se servant de la mise en commun de leurs savoirs pour imposer leur tyrannie. 

Ces jihadistes ne sont pas très différents de vous et moi. lls souffrent de toutes les pathologies que nous connaissons dans la société : certains sont très névrosés, d’autres délirent, d’autres sont psychotiques ou suicidaires. Ils tentent de résoudre des difficultés psychiques par des comportements dangereux à la fois pour eux et pour les autres. Pour parler en termes freudiens, chez eux, le conflit entre Eros (la pulsion de vie) et Tanathos (la pulsion de mort) tourne à l’avantage du dernier. Puisque Tanathos a l’ascendant, alors Eros se met à son service. Mais encore une fois, il s’agit juste d’une régression qui n’est pas irréversible. Saint Paul lui-même était un homme qui « respirait le crime », disent les Actes des Apôtres, avant de se convertir sur le chemin de Damas, de convertir ses pulsions de destruction pour se mettre au service de la construction de la religion chrétienne.

S’ils ne sont pas fous, comment expliquer ces actes qui nous horrifient ? On a l’impression que commettre ces crimes ne les affecte pas, qu’ils le font avec une grande légèreté…

Leur idéal mortifère a pris toute la place dans leur personnalité. Comme tous les passages à l’acte, les crimes que les jihadistes commettent se font dans une sorte d’aveuglement, de sidération de la conscience. La plupart des individus qui se retrouvent en prison pour avoir tué ont du mal à reconnaître ce qu’ils ont fait.

Mais on sait, parce que la guerre n’est pas une affaire nouvelle, combien les traumatismes peuvent se révéler considérables, quand les individus en reviennent. Certains ne peuvent plus continuer à vivre normalement et tombent malades. Tuer, ce n’est jamais quelque chose qui se fait comme on avale un verre d’eau. Aucun criminel n’est à l’aise dans sa culture et bien dans sa peau. Ce sont des individus qui souffrent de profonds troubles psychiques qu’ils n’arrivent pas à résoudre et qu’ils projettent violemment sur autrui. 

 

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