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Crise des sous-marins :Un vrai complot contre la France

Crise des sous-marins :Un vrai complot contre la France

François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) dénonce « un complot » après l’annulation du contrat de commande des sous-marins français par l’Australie. ( Sur France Info, extrait)

 

 

« C’est un complot. Ce n’est pas simplement l’annulation du contrat des sous-marins »,  explique sur François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste notamment des relations transatlantiques, alors que la France a rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, après l’annulation du contrat de commande des sous-marins français par l’Australie. « Le plus grave dans cette affaire c’est que trois pays alliés, amis, avec lesquels on pensait avoir une certaine forme d’intimité stratégique nous ont menés par le bout du nez », explique-t-il.

Faut-il croire l’ambassadeur de France à Canberra quand il dit avoir été berné, voire manipulé ?

Oui, bien sûr. Sur cet aspect de cette affaire il n’y a pas de divergence. Les Américains et les Britanniques qui étaient en bande organisée avec les Australiens pour mettre sur pied cette opération nous ont tenus dans l’ignorance la plus épaisse. Les Français, comme le reste du monde, ont appris cette affaire dans le courant de la semaine. C’est consternant. Cela rappelle un peu ces grandes catastrophes diplomatiques comme l’affaire de Suez en 1956 quand les Britanniques et les Français avaient voulu mener en secret des opérations militaires sans en parler avec leurs autres alliés. On en ressent encore le contrecoup 70 ans plus tard.

Pourquoi cette action contre la France ?

C’est un complot. Ce n’est pas simplement l’annulation du contrat des sous-marins, les Australiens peuvent décider de changer d’avis à condition de suivre les règles commerciales normales en matière d’annulation de contrat. Le plus grave dans cette affaire c’est que trois pays alliés, amis, avec lesquels on pensait avoir une certaine forme d’intimité stratégique nous ont menés par le bout du nez. On sait que depuis six mois, lorsque la négociation entre les trois pays concernés est entrée dans le dur, le secret a été absolu.

« On a voulu vraiment nous maintenir dans l’opacité et faire passer le message que la France ne fait pas partie de l’anglosphère même si elle a des territoires dans cette région, une présence militaire plus importante que les Britanniques. »

La France a-t-elle encore un rôle international dans cette zone ?

Nous sommes physiquement, politiquement, militairement présents dans cette région, donc on aura forcément un rôle à jouer. Mais ce n’est pas un rôle avec les principales démocraties occidentales présentes. C’est une affaire qui a des implications profondes pas seulement pour les histoires de sous-marins, mais aussi avec le Royaume-Uni. Cela va laisser des traces. Quand je fais la comparaison avec l’affaire de Suez ce n’est pas simplement parce qu’il y a des ressemblances un secret trop bien gardé, c’est aussi parce que des attitudes, des transformations de positionnement qui résultent de ce genre de catastrophe diplomatique peut laisser des traces.

Un vrai redémarrage du PIB mondial mais pas vraiment de l’Europe

Un vrai redémarrage du PIB mondial mais pas vraiment de l’Europe

Après une chute de la croissance mondiale de 3,4 %, l’activité devrait plus que dépasser ce qui a été perdu en 2020. On prévoit en effet d’après l’OCDE une croissance de 5,6 % en 2021. À noter par exemple que l’Europe avait perdu de l’ordre de 7 % en 2020 mais ne prévoit que 4 % pour 2021 (À comparer au +8%  des États-Unis). En France on avait perdu de l’ordre de 8 % en 2020 et les perspectives d’activité annonce plus 5 % en 2021.

Reste que ces prévisions pourraient être hypothéqué par l’impact de nouveaux variants du Corona virus. « Les prévisions macroéconomiques globales se sont grandement améliorées ces derniers mois grâce au déploiement graduel et effectif de la vaccination, les annonces des soutiens budgétaires dans quelques pays, et des signes d’amélioration de l’économie avec la suppression du virus » notent les experts.

Industrie de défense: Le vrai combat entre la France et l’Allemagne

Industrie de défense: Le vrai combat entre la France et l’Allemagne

 

Jean Dominique Merchet  dans  un article de l’Opinion explique les enjeux industriels des différends entre la France et l’Allemagne .

Le conseil franco-allemand de défense et de sécurité, se réunit ce vendredi 5 février par visio-conférence, autour d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel, avec leurs ministres de la défense et des affaires étrangères. Selon l’Elysée, cette réunion portera sur « le renforcement de la souveraineté européenne ». La précédente réunion du conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS) s’était tenue le 16 octobre 2019 à Toulouse.

Entre la France et l’Allemagne, « ça coince à tous les étages » sur la défense, assure un bon connaisseur du dossier. Malentendus, incompréhensions réciproques et divergences de visions ou d’intérêts dominent la relation bilatérale entre les deux capitales, malgré les éléments de langage positifs et volontaristes réitérés à foison.

On l’a encore vu vendredi 5 février à l’occasion de la réunion du conseil franco-allemand de défense et de sécurité, par visioconférence, entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, en présence des ministres de la Défense et des Affaires étrangères. Les programmes industriels en coopération, la question de l’« autonomie stratégique » portée par la France et le lien transatlantique, les opérations en Afrique ou ailleurs, rien n’est facile… « Et ne l’a jamais été », ajoutent tous les familiers du franco-allemand.

Cette « relation a franchi, avec le traité d’Aix-la-Chapelle [2019], un nouveau palier, notamment grâce à̀ un rapprochement industriel », lit-on dans l’Actualisation stratégique 2021, le nouveau document de référence du ministère français des Armées. Où en sommes-nous en matière de programmes communs ?

Projets d’armement. Le cœur de la relation se décline en deux acronymes : SCAF et MGCS, deux grands projets d’armement dans le domaine aérien et terrestre annoncés en juillet 2017 et qui peinent à se concrétiser. Le Système de combat aérien du futur (Scaf) doit être l’avion de combat de demain et tout son environnement. La phase 1A du programme a été lancée en février 2020 pour une durée de dix-huit mois. Rendez-vous donc à l’été prochain pour la suivante, qui doit déboucher sur la commande ferme d’un « démonstrateur » capable de voler en 2026.

Les professionnels comptaient sur le salon du Bourget pour l’annoncer, mais celui-ci est annulé pour cause de pandémie. Le partage des tâches entre les deux pays, auxquels il faut désormais ajouter l’Espagne, s’avère complexe, d’autant que l’industrie française a, dans l’aéronautique, des compétences supérieures à celles de l’allemande.

En principe, la France – et Dassault Aviation – a le leadership, mais Outre-Rhin, on espère profiter du Scaf pour progresser notamment dans le domaine numérique (le combat cloud) ou les commandes de vol. Un sujet qui crispe les Français. La question des brevets sur les technologies innovantes reste délicate entre les entreprises concernées. Ajoutez à cela le fait que chaque étape du programme doit être systématiquement approuvée par le Bundestag (Parlement allemand), ce qui oblige à rediscuter des termes à chaque étape et parfois, à faire monter les enchères.

Le sujet est d’autant plus sensible que, parallèlement, un autre programme est en cours, celui du char du futur MGCS (Main Ground Combat System). Fort de leur succès avec les blindés Leopard et le poids de leur industrie (Rheinmetall, Krauss-Maffei Wegmann), les Allemands comptent se tailler la part du lion. Sauf à donner la moitié du gâteau à l’un et les deux tiers à l’autre, le français Nexter risque donc de faire les frais du partage industriel. La France perdrait ainsi, pour la première fois depuis 1915, sa capacité à concevoir, développer et produire un char de combat.

Fusil d’assaut. C’est déjà le cas dans l’armement léger, avec l’abandon de la filière de fusil d’assaut Famas au profit de l’allemand Heckler&Koch. Dans les blindés, les résistances des ingénieurs et de nombreux militaires français, qui aimeraient des engins à la fois moins lourds et plus innovants, sont fortes. L’évolution de la gouvernance de KNDS, l’alliance de Nexter et de Krauss-Maffei, ne les rassure pas avec la nomination, en décembre, de l’Allemand Frank Haun.

D’autres pays européens, comme la Pologne ou l’Italie, frappent à la porte de ce programme, mais la situation est tellement compliquée entre Paris et Berlin que les deux capitales ne veulent pas rajouter d’autres partenaires. Au risque de voir apparaître des programmes concurrents, comme c’est déjà le cas dans l’aéronautique. A côté de Scaf, les Britanniques – qui étaient engagés avec les Français jusqu’en 2017 – développent le Tempest en coopération avec l’Italie et la Suède. Verra-t-on, comme dans les années 80, les Européens se doter de deux avions de combat alors que les Américains sont toujours extrêmement présents sur ce terrain ? Le risque existe.

La question des exportations d’armement semble provisoirement résolue entre les deux pays, suite au Traité d’Aix-la-Chapelle de 2019. Les Français, moins regardants que les Allemands, craignaient en effet que ceux-ci ne bloquent l’exportation de matériels produits en commun pour des raisons politiques et humanitaires. Toutefois, l’éventuelle arrivée des Verts – sensibles à ce sujet – dans la prochaine coalition à Berlin inquiète la partie française.

En matière navale, enfin, la coopération franco-allemande est totalement inexistante, les deux pays étant même à couteaux tirés sur le marché des sous-marins. Des tensions existent également dans le domaine spatial. Naguère leader incontesté, la France va ainsi céder à l’Allemagne la place de premier contributeur (23 % contre 18,5 %) au sein de l’Agence spatiale européenne.

Industrie de défense. Comme le dit le député (LR) Jean-Louis Thieriot, qui estime « vitale » la coopération entre les deux pays, « nous, Français, avons une industrie de défense et les Allemands ont une défense de l’industrie ». L’analyse est très juste, même si le secteur de l’armement n’est pas aussi stratégique en Allemagne qu’il ne l’est en France, en comparaison de l’industrie automobile par exemple.

Reste que là où les politiques et les militaires français pensent d’abord « opérations » et rôle de la France dans le monde, leurs homologues d’outre-Rhin réfléchissent en terme « capacitaires ». Et donc industriels. Pas moins de douze pays européens utilisent, par exemple, le char Léopard 2, alors que la France n’est parvenue à exporter son Leclerc qu’aux Emirats arabes unis, à perte qui plus est. L’Allemagne est également parvenu à fédérer autour d’elle, et à bas bruit, une vingtaine de pays européens dans le cadre de son concept de « Nation cadre » (Framework Nation) en poussant l’intégration des structures militaires, notamment dans le cadre de l’Otan.

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

 

Celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur acteur au monde a délivré un véritable message d’espoir en partant de son exemple personnel « Il y a 45 ans, je me suis réveillé. Je fonçais droit vers le désastre », se rappelle l’acteur âgé de 82 ans.

 

« Je risquais de mourir à force de boire et sans vouloir me la jouer moralisateur, j’ai entendu un message, une petite voix qui me disait ‘tu veux vivre ou tu veux mourir ?’. Et j’ai décidé de vivre. Je me suis soudain senti soulagé et ma vie est devenue bien plus facile », raconte-t-il. « Alors j’ai mes jours sans, et parfois je traverse des périodes de doute. Mais en fin de compte je tiens bon. »

 

Face à la caméra, le légendaire Hannibal Lecter du Silence des Agneaux s’adresse ensuite à la nouvelle génération. « Aujourd’hui est le demain qui vous faisait tant peur hier. Les jeunes, ne lâchez rien ! Continuez à vous battre. Soyez audacieux, et des forces puissantes viendront vous soutenir. Ça m’a aidé à tenir toute ma vie (…) Bonne année 2021, ce sera la meilleure de toutes ! » 

Après Covid : pas de vrai retour à la normalité

 Après Covid : pas de vrai retour à la normalité

 

« Nous devrons tous nous adapter à une nouvelle façon de vivre, de travailler « , analyse dans un article le rédacteur en chef de MIT Technology Review, Gideon Lichfield. Et les plus fragiles seront durement touchés.

 

« Pour arrêter le coronavirus, nous devrons changer radicalement presque tout ce que nous faisons: comment nous travaillons, faisons de l’exercice, socialisons, achetons, gérons notre santé, éduquons nos enfants, prenons soin des membres de la famille », prévoit-il.

Gideon Lichfield s’appuie sur un rapport publié le 16 mars par des chercheurs du Imperial College London qui préconisent donc un confinement »yo-yo ».

L’idée est « d’imposer des mesures de distanciation sociale plus extrêmes à chaque fois que les admissions dans les unités de soins intensifs commencent à augmenter, et les assouplir à chaque fois que les admissions baissent », explique-t-il.

 

« C’est le début d’un mode de vie complètement différent. »

 

À court terme, il y aura surtout beaucoup de dégâts, notamment « pour les entreprises qui dépendent de personnes qui se rassemblent en grand nombre: restaurants, cafés, bars, discothèques, clubs de gym, hôtels, théâtres, cinémas, galeries d’art, centres commerciaux, foires artisanales, musées, musiciens et autres artistes, sites sportifs (et équipes sportives), salles de conférence (et organisateurs d’événements), compagnies de croisière, compagnies aériennes, transports publics, écoles privées, garderies », prédit-il.

De nombreuses entreprises s’adapteront Certaines imposeront juste des formes de distanciation physique (cinémas et salles de réunions remplis de moitié, réservations obligatoires pour certains exercices). D’autres développeront une nouvelle « shut-in economy » (« économie du confinement »). Elle sera faite d’« une explosion de nouveaux services », de séances online de toutes sortes et de ventes d’équipements à domicile. Probablement elle sera aussi plus écologique, puisqu’elle valorisera les circuits locaux.

Les conséquences seront  profondes sur les systèmes de santé. La crise actuelle incitera sans doute au développement des moyens nécessaires pour répondre à de nouvelles futures pandémies: « des unités d’intervention capables de se déplacer rapidement » afin d’assurer une meilleure prévention, « la capacité d’accélérer rapidement la production d’équipements médicaux, de kits de test et de médicaments ».  Mais la socialisation sera aussi profondément affectée.

Le prix le plus élevé sera payé par les plus fragiles et les plus pauvres, souligne le rédacteur de chef de la revue américaine.

« Le mieux que nous puissions espérer, c’est que la profondeur de cette crise contraindra enfin les pays – les États-Unis en particulier – à corriger les inégalités sociales béantes qui rendent de vastes pans de leurs populations si intensément vulnérables ».

Croissance : pas de vrai rebond avant 2023

Croissance : pas de vrai rebond avant 2023

La Banque de France reprend finalement à son compte les prévisions d’autres institutions. Elle indique que la croissance devrait diminuer autour de 9 % en 2020 et escompte un rebond de 5 % en 2021 et 2022. En clair,  la vraie reprise n’interviendra pas avant 2023 ; toutes choses étant égales par ailleurs car la Banque de France évacue l’hypothèse d’une crise économique et financière.

“Nous sortons d’une année de brouillard économique”, a commenté sur France Inter le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Sur l’ensemble de l’année 2020, la Banque de France prévoit désormais un recul du PIB de 9%, contre -8,7% dans ses précédentes estimations, une “récession très sévère” et “jamais vue depuis la dernière guerre”, a-t-il souligné.

Pour 2021 et 2022, le PIB de la France devrait se redresser de 5% (contre +7,4% et 3% dans les précédentes prévisions de la BDF) avant un peu plus de 2% en 2023.

Le nouveau confinement en vigueur en France depuis le 30 octobre devrait entraîner une baisse du PIB de 11% en novembre et de 8% en décembre, estime la Banque de France dans son point mensuel sur la conjoncture économique.

“Comme prévu le mois dernier, cet impact est globalement beaucoup moins marqué que celui du premier confinement tout en étant inégal selon les secteurs”, écrit-elle dans le document publié lundi.

“Sur le mois de novembre, l’activité a été relativement peu affectée dans l’industrie et le bâtiment tandis que les services ont enregistré un repli marqué, en particulier dans l’hébergement, la restauration et les services à la personne.”

“Au total, la perte de PIB est estimée à -11% en novembre et à -8% en décembre. Notre estimation de la contraction du PIB est de -4% au 4e trimestre 2020 (par rapport au trimestre précédent).”. Pour réaliser les prévisions de la Banque de France en 2021, il faudrait que le redressement soit très spectaculaire dès le premier trimestre, ce qui reste hypothétique.

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Une confirmation d’une crise très grave de l’autorité ressentie par les Français dans un sondage qui montre qu’une majorité serait même favorable rétablissement de la peine de mort. Sans doute une réaction au délitement de l’État. Un seul exemple très récent l’affrontement entre bandes de trafiquants de drogue dans le 19e arrondissement en plein jour à coups d’armes très dangereuses et qui n’a fait l’objet d’aucune intervention policière et même d’aucune plainte !

82% des Français estiment qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», d’après l’ étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament «un vrai chef pour remettre de l’ordre», selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Quelque 55% des Français (+11 points sur 2019), un record, affirment ainsi qu’il «faudrait rétablir la peine de mort en France», selon cette étude réalisée pour la 8e année consécutive pour le quotidien Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne.

Mais le sujet reste «très clivant politiquement», selon l’étude, puisque seuls les sympathisants RN (85%) et LR (71%, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39%) dans les autres partis. On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI+PCF.

Les ouvriers (68%), les employés (60%) et les retraité (55%) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41% des cadres et 40% des professions intermédiaires. Environ 82% des Français estiment par ailleurs qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», soit 3 points de plus que l’an dernier.

Les Français étaient toutefois plus nombreux les années précédentes à exprimer ce souhait, à l’exception de 2019 (79%). Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants des Républicains et du Rassemblement national (97% chacun, +9 points chez LR) mais aussi par ceux de La France Insoumise et du Parti communiste (80%, +33 points).

Quelque 71% des sympathisants EELV (+ 6 points), 69% de ceux du Parti socialiste et 67% de ceux d’En Marche soutiennent également cette demande. Les ouvriers (88%), les retraités (86%) et les employés (85%) adhèrent davantage à cette affirmation que les professions intermédiaires (79%) et les cadres (67%).

Les Français sont en outre 88% (+5 points sur 2019), un record, à considérer que «l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui». Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants LR (96%), LREM (95%) et RN (90%) mais aussi par ceux du PS (81%), des Verts (79%) et de LFI+PCF (75%, + 27 points). Toutes les catégories, retraités en tête (91%), adhèrent à cette affirmation.

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Sondage Insécurité : 82 % pour un « vrai chef en France »

Sondage Insécurité : 82 % pour un « vrai chef en France »

Une confirmation d’une crise très grave de l’autorité ressentie par les Français dans un sondage qui montre qu’une majorité serait même favorable rétablissement de la peine de mort. Sans doute une réaction au délitement de l’État. Un seul exemple très récent l’affrontement entre bandes de trafiquants de drogue dans le 19e arrondissement en plein jour à coups d’armes très dangereuses et qui n’a fait l’objet d’aucune intervention policière et même d’aucune plainte !

82% des Français estiment qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», d’après l’ étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament «un vrai chef pour remettre de l’ordre», selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Quelque 55% des Français (+11 points sur 2019), un record, affirment ainsi qu’il «faudrait rétablir la peine de mort en France», selon cette étude réalisée pour la 8e année consécutive pour le quotidien Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne.

Mais le sujet reste «très clivant politiquement», selon l’étude, puisque seuls les sympathisants RN (85%) et LR (71%, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39%) dans les autres partis. On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI+PCF.

Les ouvriers (68%), les employés (60%) et les retraité (55%) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41% des cadres et 40% des professions intermédiaires. Environ 82% des Français estiment par ailleurs qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», soit 3 points de plus que l’an dernier.

Les Français étaient toutefois plus nombreux les années précédentes à exprimer ce souhait, à l’exception de 2019 (79%). Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants des Républicains et du Rassemblement national (97% chacun, +9 points chez LR) mais aussi par ceux de La France Insoumise et du Parti communiste (80%, +33 points).

Quelque 71% des sympathisants EELV (+ 6 points), 69% de ceux du Parti socialiste et 67% de ceux d’En Marche soutiennent également cette demande. Les ouvriers (88%), les retraités (86%) et les employés (85%) adhèrent davantage à cette affirmation que les professions intermédiaires (79%) et les cadres (67%).

Les Français sont en outre 88% (+5 points sur 2019), un record, à considérer que «l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui». Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants LR (96%), LREM (95%) et RN (90%) mais aussi par ceux du PS (81%), des Verts (79%) et de LFI+PCF (75%, + 27 points). Toutes les catégories, retraités en tête (91%), adhèrent à cette affirmation.

Sondage réalisé du 1er au 3 septembre auprès de 1030 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

« L’Union européenne est devenue un vrai Etat « !!!

« L’Union européenne est devenue un vrai Etat !!!

C’est l’avis de l’historien et géographe Sylvain Kahn qui s’emballe à propos du plan européen de soutien qui d’après lui a transformé  l’union européenne en véritable Etat. Et l’historien de mettre un voile pudique sur les différences et les contradictions de ces Etats avec ce nouveau concept de mutualisation de la souveraineté qu’il confond sans doute avec la dette.

(tribune au « Monde ).

 

Tribune. Le sommet européen le plus long de l’histoire est-il historique ? La réponse est oui. En effet, l’Union européenne (UE) est maintenant un Etat. Non pas un super-Etat se substituant aux vingt-sept Etats-membres qui le composent, mais un Etat qui les inclut. On pourrait dire que l’UE, c’est toujours vingt-huit Etats : les vingt-sept pris séparément et les vingt-sept tous ensemble qui font un. Finalement, l’Etat européen se comprend avec la célèbre maxime des Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas : « Un pour tous, tous pour un. » La nouveauté qui permet de reconnaître l’Europe comme un Etat est que l’UE va émettre des bons du trésor pour financer cette toute nouvelle partie de son budget qu’elle nomme « plan de relance », d’un montant de 750 milliards d’euros.

Cette évolution historique qu’est l’émission d’une dette européenne correspond à une demande sociale dont les signaux faibles existent depuis plusieurs années. Quand bien même le pouvoir européen et ses dirigeants font l’objet de défiance, comme souvent les pouvoirs et les dirigeants nationaux depuis quinze ans, les enquêtes Eurobaromètre indiquent que les Européens souhaitent une solution européenne aux défis économiques et géopolitiques qui nous menacent. Et si l’euro est un objet de débat permanent et légitime, les Européens sont spécifiquement attachés à leur monnaie : en vingt ans seulement, l’euro a acquis la confiance des épargnants comme des investisseurs petits et grands et s’est imposé comme deuxième monnaie de réserve mondiale. De fait, les plans de relance nationaux adoptés face au Covid-19, et dont la somme colossale atteint 2 300 milliards, ne sont possibles qu’en raison de la garantie de la Banque centrale européenne et de sa crédibilité mondiale.

Cet avènement de l’Etat européen s’inscrit dans l’histoire de l’Etat en Europe. Cette histoire est souvent réduite à celle des Etats-nations européens depuis la Révolution française. Or, l’histoire de l’Etat en Europe s’étend sur plus de dix siècles. Elle inclut de nombreuses formes prises par l’Etat, et une pluralité d’Etats dont chacun possède sa propre singularité, aussi spécifiques et différents que, par exemple, le Saint-Empire romain germanique, la République de Venise, le Royaume polono-lituanien, le Portugal ou les Provinces-Unies.

Mutualisation de la souveraineté

On pourrait qualifier d’« Etat baroque » la jeune UE. Le baroque, grand mouvement artistique européen, s’oppose au classicisme par le contournement des règles et la subversion des formes, le mélange des genres et le recours à l’exception. C’est le cas de l’UE, qui échappe à la classification traditionnelle des systèmes politiques comme des entités territoriales étatiques, et se distingue par sa stimulante singularité. A partir de cultures étatiques héritées d’une histoire longue et d’une géographie politique morcelée, les Européens contemporains inventent la mutualisation de la souveraineté.

Quel vrai pouvoir économique d’un maire ?

Quel vrai  pouvoir économique d’un maire ?

Fabien Tastet, président de l’Association des hauts fonctionnaires territoriaux (AATF) s’interroge sur le pouvoir économique réel d’un maire mettant notamment en cause les doublons avec les administrations centrales et la superposition des superstructures politiques dernière en date l’intercommunalité qui vide de son contenu une grande partie du rôle des maires . source AFP Le Figaro)   «Quand les citoyens votent pour leur maire, il faut que ces derniers aient le pouvoir d’agir. Or, depuis quelques années, la tendance est à une perte de pouvoir fiscale des élus locaux», défend Fabien Tastet, Sur le volet fiscal, les maires ne décident pas des dépenses de collectivités locales et ne peuvent pas moduler l’assiette d’imposition des entreprises.

Après la taxe professionnelle en 2010, les communes ont perdu, en 2019, 80% de la taxe d’habitation au niveau national. Ces recettes fiscales en baisse ont contribué à réduire leur marge de manœuvre et leur autonomie financière. «Sur les 240 milliards d’euros de budgets locaux, une fois effectuée la réforme de la taxe d’habitation, il ne reste plus qu’environ 40 milliards de «vrais impôts» locaux. C’est-à-dire d’impôts sur lesquels les élus disposent d’un pouvoir de taux», explique Fabien Tastet.

Si ces impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État, financées donc par des impôts nationaux, le maire de Sceaux Philippe Laurent assure que l’évolution de ces dotations ne suit pas l’évolution qu’aurait pu suivre la fiscalité. «En général, il y a eu des pertes», soutient le maire, qui est également président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF).

Fraîchement réélu pour un quatrième mandat lors du second tour des élections municipales, le maire de Sceaux affirme que «la compétence de soutien à l’économie au niveau des mairies est finalement relativement faible. Il n’y a plus grand-chose qui se décide à l’échelle de la commune elle-même».

Depuis la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) d’août 2015, les régions se sont vues confier la compétence en matière de développement économique. Ces dernières élaborent désormais le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Un grand nombre de prérogatives ont également été transférées au niveau intercommunal. À titre d’exemple, les plans locaux d’urbanisme (PLU), votés par les maires, ont été transmis aux intercommunalités par la loi du 24 mars 2014 dite « pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ». Les intercommunalités s’occupent également des questions liées à l’implantation de technologie et au bassin d’emploi dans les territoires.

Mais les maires jouissent toutefois d’un rôle essentiel pour façonner l’aménagement de leur territoire et favoriser l’implantation d’infrastructures stratégiques. Outre l’installation et l’accompagnement des entreprises et usines dans leur commune, ils sont surtout chargés de délivrer les précieux permis de construire et de rénovation. En ce qui concerne les équipements collectifs et les travaux publics, un tiers de l’investissement public total en France est réalisé par les communes.

Par ailleurs, sur la question des logements sociaux, les organismes sont dépendants de différentes administrations, dont les mairies. Les décisions relatives aux politiques de rénovations énergétiques sont, quant à elle, généralement le fruit d’une collaboration entre les communes et l’État, où le maire se positionne bien souvent comme animateur des projets auprès des citoyens.

Les maires ont été en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. À l’instar du maire de Sceaux, de nombreux élus ont regretté l’absence «d’outils adaptés» et de «leviers d’actions concrets» pour que les élus puissent répondre de manière plus efficace sur le terrain. Dans les premières semaines de la crise économique, l’association des maires de France avait d’ailleurs proposé que les communes puissent, durant un temps limité, retrouver des capacités d’aides directes aux entreprises. Car c’est la région qui est cheffe de file sur les champs des subventions, et non les collectivités publiques.

«Le gouvernement s’est opposé à notre demande et cela a été dommageable pour les très petits acteurs économiques», explique Philippe Laurent. Pour contourner le fait que les communes n’ont pas le droit de verser des aides directes aux entreprises, les maires ont trouvé des moyens astucieux de soutenir le commerce local en obtenant par exemple auprès de la préfecture que des fonds spéciaux, financés par la ville, puissent être distribués sous forme de bons d’achat.

Par ailleurs, les maires ont conservé le pouvoir d’accorder des exonérations d’impôts aux entreprises et d’implanter diverses mesures de soutien. Dernier exemple en date: l’allongement des terrasses de cafés et restaurants pour relancer l’activité de ces entreprises. Certaines municipalités ont également réallouer l’espace public au profit des circulations douces dans des opérations d’urbanisme jugé tactique.

Enfin, si le maire n’est pas toujours légitimé dans la stratégie économique de la ville, son implication auprès des entreprises locales ne fait pas débat. Au-delà des droits qui lui sont conférés, il reste une figure influente du paysage local, jouant un rôle de fédérateur entre les différents services des départements. Fin connaisseur de son tissu d’entreprises, les maires sont également capables d’exercer une pression sur l’État et de se battre contre les fermetures d’usines.

Ces derniers mois, certains maires ont déploré le manque d’articulation entre les collectivités et l’État, lié notamment à un «fonctionnement bureaucratique des institutions», confie un élu local d’une commune. «Cela nous a empêchés d’agir rapidement à l’aube de la crise. Il aurait fallu responsabiliser tout de suite les acteurs locaux et les laisser s’organiser», affirme-t-il. Autre sujet de perplexité, la redondance des services administratifs freine parfois les prises de décisions des collectivités locales. Outre les services régaliens qui s’occupent de la gestion des risques, «le préfet a également à ses côtés des services administratifs, qui font souvent doublons avec ceux des collectivités locales», explique Fabien Tastet.

Dans un document formulant une vingtaine de propositions pour favoriser la relance, le président de l’AATF préconise de donner plus de libertés aux maires dans le champ économique. L’association, qui assure notamment une fonction de lobbying auprès des pouvoirs publics suggère par exemple que les collectivités locales puissent rentrer temporairement au capital des entreprises. «Cela permettrait de sauver les petites entreprises locales en difficulté à cause de la crise, mais dont le modèle est fiable, tout en ayant la possibilité d’imposer des contreparties si nécessaire».

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

«Gestion de la crise sanitaire: un vrai manque de clarté (Hervé Novelli)

Chonique d’Hervé Novelli.

 

 

« L’expression « politique profonde » (deep politics) remonte aux années 1990. Le professeur Peter Dale Scott de l’université de Berkeley publie alors un ouvrage dans lequel il parle de système politique profond. Il y explique que le gouvernement des Etats-Unis est influencé par un milieu confidentiel et restreint qu’il appelle « l’Etat profond ». Il précise : « Ce que j’appelle “Etat profond” aux Etats-Unis n’est pas une institution formelle, ni une équipe secrète, mais plutôt un cercle de contacts de haut niveau [...] par lequel le pouvoir politique est susceptible d’être dirigé. »

Selon ce concept, il existerait, à côté, ou mieux encore, à l’intérieur des pouvoirs publics, une politique s’imposant aux acteurs traditionnels, décidée en dehors d’eux ou avec leur consentement, éclairé ou non. En somme, « l’Etat profond » est une autre façon de désigner les bureaucraties permanentes.

Jusque-là, on pensait que ce concept était difficilement applicable aux démocraties libérales. L‘exemple de la gestion de la crise sanitaire en France vient nuancer, à tout le moins, ce jugement.

Ce qui est clair, c’est que notre pays s’est trouvé dans une situation de gestion calamiteuse des outils de lutte contre la pandémie. Je veux ici parler des besoins en masques, des tests, des appareils respiratoires, voire des lits de réanimations. Lorsque l’on observe de plus près, par exemple, la gestion du stock de masques depuis 2010, on constate que son amenuisement progressif, puis sa quasi-disparition, résultent de décisions administratives endossées par les pouvoirs politiques, de manière consciente ou non.

Ceci renvoie clairement à une caractéristique bien connue de notre pays : celle d’une haute administration forgée souvent à l’ENA, en symbiose avec le pouvoir politique et inamovible, c’est-à-dire survivant aux alternances quelles qu’elles soient.

Elu député dans les années 1990, j’avais identifié les causes de l’inefficacité du système politique français par la prééminence du pouvoir administratif à la faveur de son inamovibilité. La bureaucratie qui assaille notre pays en résulte largement. J’avais déposé à l’époque une série de propositions pour lutter contre ce mal français.

Cumul. Trois me semblent toujours d’actualité. D’abord la réforme de la fonction publique par l’introduction d’un spoil system à la française permettant de renouveler tous les postes de la haute administration à chaque changement présidentiel (une proposition formulée par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017). Ensuite, l’impossibilité de cumuler une appartenance à la fonction publique avec l’exercice d’un mandat national. Je cite, enfin, aussi l’évolution de la formation à la haute administration dispensée par l’ENA, maintes fois annoncée et toujours différée…

Les difficultés de maîtrise de la crise sanitaire jettent une lumière crue sur « l’Etat profond » à la française. Elles peuvent avoir le mérite, si l’on en prend conscience, d’expliquer que nombre de politiques menées ces dernières décennies ont été plus le fait de convictions administratives que de choix émanant clairement du pouvoir politique avec le résultat que nous connaissons. Il devient urgent d’en tirer les conséquences ! »

Ex-ministre du Commerce, des PME et de l’Artisanat du gouvernement Fillon, Hervé Novelli est porte-parole de la Fondation Concorde.

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

 

Le vrai risque d’une crise financière ( Xerfi)

« La récession est là. Et chacun va de son pronostic sur la conflagration financière qui ne manquera pas de l’aggraver. Comme toutes celles qui tous les 10 ans sont venues ébranler la planète finance et la trajectoire du cycle d’affaire (1987, 1997, 2000, 2007). Il y a encore quelques années, les oiseaux de mauvais augure, les Roubini, les Aglietta étaient ostracisés.

Aujourd’hui, les prophètes de la prochaine crise se bousculent au portillon. Avec une course à l’échalote à qui annoncera la plus forte, la plus meurtrière. Et, des arguments massues en apparence : nous vivons aujourd’hui les conséquences de la folle thérapie du QE, avec des banques centrales apprenti sorcier, qui ont surchargé la sphère financière en liquidité. Résultat : Un monde incongru à taux négatifs est né, condamné à péricliter où ne s’opère plus aucune sélection de l’investissement ; ni aucune récompense de l’épargnant…. Et surtout, un monstre hideux a prospéré sur l’argent gratuit : la possibilité pour les États de s’endetter sans limite. La finance a perdu le contrôle. Tous ceux que rassuraient la grande tutelle rationnelle de la finance sur les choix d’investissement, les choix sociaux, et la mise sous surveillance des États, voient leur monde s’écrouler. La rationalité financière n’est plus aux commandes … Et ça va péter.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’argumentation est bien courte. Le monde développé 1/ a déjà lésé sur de longues périodes les épargnants, sans que cela ne soit préjudiciable à la croissance, à l’emploi ou à l’investissement. 2/ Tous les enchainements pronostiqués par les cassandres ont viré jusqu’ici au fiasco : où est la fameuse inflation sur laquelle devait se fracasser le QE, la brutale remontée des taux qui devait précipiter la perte des États endettés ? Au contraire, la récession devrait encore approfondir  toutes les tendances déflationnistes et de décrue des taux. 3/ Reste l’effet délétère de l’argent gratuit sur les choix d’investissement… mais il s’agit là d’un effet diffus, sur longue période, qui n’implique nullement un séisme imminent.

Paradoxalement, les économistes qui historiquement  avaient mis en alerte sur l’instabilité systémique de la finance et anticipé les accidents passés, à l’instar de Robert Shiller, modèrent aujourd’hui la peur d’un Big One. Pour Robert Shiller, le cycle de hausse des prix d’actifs, mobilier ou immobilier, n’a pas la même ampleur que celui observé avant 2000 ou 2007. Cette crise, nous fera chuter de moins haut. Et on n’observe pas non plus de bulle de crédit équivalente aux précédents cycles. Il y aura une récession, une correction des prix d’actifs, certes, mais rien de comparable à 2007-2008.

Interrogeons-nous alors sur l’anatomie de la prochaine crise, les enchainements qui la sous-tendraient, plutôt que de lancer des cris d’Orfraies, face au dérèglement de nos repères. Ni hausse des taux, ni inflation en vue… l’étincelle ne viendra pas de là. Si elle ne vient pas de là, d’où peut-elle venir ? De l’effondrement du prix des actifs emportés par la récession mondiale ? En partie peut-être. Mais à l’instar de Shiller, la chute restera contenue, surtout dans le contexte d’affaissement des taux que produira la récession. Et une chute des prix d’actifs n’a pas forcément des effets systémiques. Ce sont massivement les ménages qui in fine subissent les pertes, bien plus que les gestionnaires de fonds… Cela produit des effets de richesse négatifs, qui aggravent une récession, mais cela reste de deuxième ordre. Le capital investissement, risque aussi de boire la tasse… mais il en est coutumier, sans conséquence systémique sur le reste du système financier.

Le vrai talon d’Achille est ailleurs. Ce qui a sauvé la finance jusqu’ici de l’évaporation des revenus d’intérêt, c’est la coexistence de plus-values (sur les actions cotées, notamment techno, sur le non côté, et sur l’immobilier). C’est ce qui a fait prospérer les grands fonds de gestion ces dernières années. Ces grands fonds, très concentrés au sommet, se détiennent mutuellement. Derrière Black Rock, il y a Vanguard, et une myriade d’autres fonds … Derrière Vanguard, il y a Black Rock et la même myriade de fonds. Et puis, il y a les banques, très souvent en principal actionnaire : comme la banque américaine PNC, qui détient 22% de Black rock, ou le crédit agricole qui détient 70% d’Amundi, premier fond européen. Et cette source de revenus a joué un rôle décisif dans le maintien à flot du système bancaire. Avec la récession qui se dessine et le nouvel affaissement des taux, les banques entrent dans une nouvelle zone de compression de leur marge d’intérêt. Le refinancement à taux zéro après des banques centrales ne suffit plus à sauver leurs marges. Et la dépréciation des actifs va mettre à mal la « fair value » des grands fonds, avec les normes IFRS. Ce n’est donc plus là-dessus que vont se récupérer les banques. Dans une sphère ou chacun détient chacun, où le risque systémique est donc maximal…là oui ça peut craquer ».

 

Xerfi

Politique énergétique : Pour un « vrai » green new deal

Politique énergétique : Pour un « vrai » green new deal

 

 

Il faut des  solutions économiques concrètes et durables analyse Alain Grandjean qui estime par ailleurs qu’on ne pourra compter seulement sur le changement de comportement  pour décarboner les  économies et qu’il conviendra aussi de développer des politiques publiques volontaristes. Alain Grandjean est  le président de la Fondation Nicolas Hulot. Alain Grandjean est  docteur en économie de l’environnement, diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ensae, co-fondateur et associé de Carbone 4 ( la Tribune)

 

« La question climatique et plus généralement écologique doit et va devenir centrale dans les politiques publiques. Il faut « remettre l’église au centre du village ». C’est tout le sens du rapport du Haut Conseil pour le Climat qui plaide pour une mise en cohérence de ces politiques.

Pour cela, s’impose le lancement en Europe et en France d’un « vrai » green new deal. Il s’agit d’un projet d’ensemble y incluant un programme d’investissement des publics et privés à la hauteur des enjeux.

Tout simplement parce que ce sont nos équipements, nos machines, leurs moteurs etc. qui émettent du CO2. Par ailleurs nous devons anticiper les changements climatiques des 20 prochaines années qui sont déjà largement prévisibles et dont les impacts sociaux et économiques attendus sont importants.

Les taux d’intérêt très bas actuels facilitent le financement de ces investissements ; il faut cependant recréer des marges budgétaires tant pour financer les investissements publics (infrastructures de transport, bâtiments publics) que pour accompagner voire subventionner les investissements privés, qui ne sont pas toujours rentabilisables au vu d’un prix du carbone explicite trop faible aujourd’hui.

Le prix du carbone va devoir être revu à la hausse mais cela nécessitera, dans le contexte actuel, que le produit de la taxe soit largement réalloué aux ménages.

Le sujet est sur la table, comme le montre par exemple un rapport du conseil budgétaire européen. Il est bien acquis que leur design actuel a défavorisé les investissements publics.

Enfin la politique commerciale internationale doit être revue à cette aune. Cette remise en cause s’impose de toutes façons du fait des méthodes employées par l’actuel président américain.

Les projets bas-carbone donnant de l’activité en France et en Europe doivent de conditions équitables dans la compétition économiques et le cadre de l’action publique favorable à cette transition ne doivent pas pouvoir être remis en cause. »

 

Un vrai ordinateur quantique : Pour quand ?

Un vrai ordinateur quantique : Pour quand ?

Passer l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique , c’est se donner une puissance de calcul dont il est difficile de prendre l’ampleur. Un peu comme si on comparaît le boulier à l’ordinateur actuel. Les champs d’application du calcul quantique concerneraient beaucoup de domaines par exemple la médecine, la logistique, la finance, l’intelligence artificielle ou la traduction des langues.

 

« Dans un entretien de vulgarisation avec Etienne KleinThierry Breton schématise le fonctionnement d’un calcul quantique comme un avis de recherche : si l’on cherche dans une salle de mille personnes quelqu’un mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais, il compare l’informatique classique à l’interrogation de chaque participant un par un en posant les questions « Mesurez-vous plus de 1,80 m ? » et « Parlez-vous anglais ? » et en notant les numéros de ceux qui répondent « oui » aux deux questions, ce qui va prendre un certain temps. En calcul quantique, tout se passe comme si on lançait un appel général : « Les personnes mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais peuvent-elles lever la main ? » et on a la réponse quasi instantanément. Thierry Breton parle de calcul holistique et non plus séquentiel. Reste à mettre au point des langages traitant globalement un ensemble de valeurs possibles comme une seule. Pour le moment, Atos travaille sur une sorte d’assembleur approprié, nommé AQAL (Atos Quantum Assembly Language). Le nom d’ »assembleur » peut induire en erreur, puisqu’il s’agit d’un langage de description de traitements qui est au contraire indépendant de la machine utilisée (contrairement à un assembleur au sens classique, donc) à condition qu’elle respecte quelques grandes lignes d’une sorte de machine virtuelle. » (Wikipédia)

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

Mais il y a loin la théorie à la réalité d’après un papier du Monde

« . Dompter les lois de la physique à l’échelle de l’infiniment petit pour créer un appareil avec une puissance de calcul sans équivalent avec les machines actuelles capable de résoudre les problèmes les plus complexes. Après l’espace dans les années 50, la communauté scientifique et technologique s’emploie aujourd’hui à conquérir une nouvelle frontière, celle de l’informatique quantique, un horizon de plus en plus convoité depuis les années 80.

Aux avant-postes de cette course technologique mondiale, on retrouve les Etats-Unis et la Chine, dont les grands industriels investissent massivement en R&D pour ne pas rester à quai de la révolution annoncée. Côté américain, Google, IBM et Microsoft sont convaincus de pouvoir réaliser des calculs quantiques totalement inaccessibles aux ordinateurs traditionnels dans les prochaines années.

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

La suprématie quantique est un concept né dans les années 80. Elle désigne le moment où est démontrée la supériorité d’un ordinateur quantique sur un ordinateur classique sur une tâche particulière. Les ingénieurs de Google, aidés par la Nasa et le laboratoire national d’Oak Ridge, affirment avoir réussi à créer un processeur capable de réaliser un calcul en 200 secondes quand le plus avancé des ordinateurs actuels aurait besoin de 10.000 ans. »

Hollande écrit un livre pour enfants, son vrai public !

Hollande écrit  un livre pour enfants, son vrai public !

Hollande va peut-être trouver son vrai public en sortant un livre pour enfants mais sur un sujet sérieux : la république. Il faut dire que tant l’action que les discours de Hollande ont toujours été enfantins quand notamment il a prétendu mettre en œuvre  une politique socialiste alors qu’il n’a fait que prolonger voire amplifier les politiques antérieures ; sauf dans les moments de campagne électorale évidemment où là les valeurs socialistes s’affichaient.

 

Souvenons-nous de l’ennemi, c’est la finance ! Et pour finir avec Macron comme conseiller économique puis ministre de l’économie liquidant par exemple Alstom et autres et privilégiant déjà les intérêts financiers dominants. Bref, le grand guignol habituel du PS qui l’a réduit à pas grand-chose avant sans doute de disparaitre comme la SFIO en son temps ; Un discours révolutionnaire dans les congrès et les campagnes électorales et une politique classique  au pouvoir, en plus irresponsable. Bref une posture pour enfants. Et Hollande se recycle justement face à son vrai public.   . Le livre, intitulé Leur République expliquée aux jeunes et au moins jeunes sera publié dans la collection « Quand ça va, quand ça va pas », une série documentaire pour les enfants à partir de 5 ans. Il paraîtra en février 2020.

 

Au fil des pages, les jeunes lecteurs pourront découvrir ce qu’est un pays, une constitution ou quels ont été les différents régimes politiques depuis la Révolution française. Il est illustré par la dessinatrice Laure Monloubou. Il s’agit d’« un livre clair et didactique sur les bases de notre République et ce qui en fait une démocratie », a expliqué l’éditeur. Glénat se félicite de la publication de cet ouvrage « écrit par un homme qui en a exercé les plus hautes fonctions et qui, à travers 40 ans de vie politique locale puis nationale, a cerné les attentes et les incompréhensions de ses concitoyens ». Pas sûr malheureusement qu’il ait compris grand-chose, le petit bourgeois sympa, rigolo parfois mais aussi incompétent qu’inconscient des réalités socio économiques.

SNCF: enfin un vrai patron ?

SNCF: enfin un vrai patron ?

La plupart du temps la SNCF a dû se contenter d’un patron à profil relativement politique ayant surtout pour vocation de se taire devant les contradictions de la politique des transports et de faire le dos rond face à certaines organisations syndicales. Du coup,  l’entreprise s’est enfoncée dans le déclin économique et surtout financier. Or la question de la succession de Guillaume Pepy se pose. Il serait souhaitable évidemment qu’on ne nomme pas un nouveau technocrate surtout occupé de communication c’est-à-dire davantage dans l’apparence que dans l’action. Bref, il faudrait enfin un vrai patron à l’entreprise,  un patron qui prenne en compte les deux champs prioritaires à savoir d’abord le commercial ensuite les ressources humaines. Il s’agit de transformer la SNCF en véritable entreprise pour éviter qu’elle disparaisse.

Selon plusieurs sources gouvernementales et dans l’entreprise, l’annonce du nom du successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF devrait avoir lieu dans les prochains jours, sans doute mercredi ou d’ici la fin de la semaine. Dans la course à sa propre succession, l’actuel patron, à la tête de l’entreprise depuis 2008, n’est pas inactif.

Ces derniers jours, la « short list » ne comporte plus que deux noms susceptibles de succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF. Celui de Patrick Jeantet, l’actuel patron du Réseau, et celui de Jean-Pierre Farandou, actuel président de Keolis, groupe spécialiste des transports publics et filiale de la SNCF à 70 %. L’hypothèse d’un binôme entre Jean Castex, ex-secrétaire général adjoint à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy, actuellement délégué interministériel aux grands événements sportifs, et Rachel Picard, directrice de Voyages SNCF a sérieusement tenu la corde, mais a finalement achoppé.

« Il y avait plusieurs inconvénients. D’abord, Jean Castex ne connaît pas du tout le secteur des transports. Or, la SNCF est en pleine transformation et l’on ne peut pas se permettre d’attendre trois ans que le nouveau patron s’acclimate. Rachel Picard, elle, maîtrise bien l’entreprise, elle y travaille depuis 2004. Et c’est une “Pepy girl”. Mais elle incarne vraiment le TGV, dans l’entreprise, à un moment où la priorité est de retisser des liens avec les régions. Et surtout, un exécutif à deux têtes n’incarne pas forcément l’image d’une entreprise réformée et prête à affronter la concurrence », commente un cadre de premier plan. Ce sont donc Patrick Jeantet et Jean-Pierre Farandou qui restent en lice.

La candidature Villani montre le vrai visage théocratique de LREM

 

 

La candidature Villani  montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macron. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour faire semblant de satisfaire à la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

 

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

Villani : une candidature qui montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macon. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour f aire semblant de satisfaire la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

Foot : Strasbourg-Guingamp : un vrai match nul !

Foot : Strasbourg-Guingamp : un vrai match nul !

Beaucoup d’observateurs avisés s’étonnent de la faiblesse récurrente des clubs français dans les grandes compétitions européennes. Parmi les facteurs explicatifs, il faut sans doute prendre en compte e niveau du  championnat français. Une nouvelle preuve a encore été fournie lors de la finale de la coupe de la ligue où s’affrontaient Strasbourg et Guingamp le 18e du championnat qui n’est même pas certain d’assurer son maintien en Ligue 1 et qui pourtant auraient pu obtenir une place pour les compétitions européennes s’il n’avait pas été battu lors de la séance des penalties. Pour tout dire, le match a été d’une grande médiocrité et c’est le hasard des penalties qui a désigné de vainqueur. Pas vraiment de quoi rehausser le prestige des clubs professionnels français et cette coupe de la ligue déjà peu appréciée. Depuis six ans cette coupe était remportée par le PSG qui domine normalement toutes les compétitions nationales mais malheureusement peine au plan européen. Cette fois deux autres clubs brillaient cette coupe de la ligue. On aurait pu imaginer une rencontre emballante alors que la plupart du temps le spectacle a été décevant il serait sans doute temps d’ouvrir un grand débat sur la question structurelle du niveau du football français.

Grand débat: Les conditions d’un vrai dialogue

Les conditions d’un vrai dialogue

 

À l’occasion du grand débat, on peut constater la grande confusion qui règne entre le concept de débat, de conférence voir de discours à caractère évangélique. L’Odissée*, rappelle dans la Tribune rappelle les conditions d’un véritable échange et d’une véritable réflexion collective, l’objectif est notamment de notre pas tomber sous la domination d’un animateur au profil de dictateur. Des principes qu’il serait bon de rappeler à Macon lui-même !

« Dans la plupart des réunions publiques, la diversité des parties prenantes n’est pas au rendez-vous et ne sont le plus souvent présents que trois types d’acteurs :

  • Les sympathisants : les convaincus de l’importance du sujet, les proches des organisateurs d’un point de vue intellectuel,
  • Les obligés : redevables à l’organisateur pour avoir bénéficié d’un service rendu, pour appartenir à son écurie politique,
  • Les contres : opposants à l’organisateur pour avoir la sensation de ne pas avoir été entendu dans le passé, voire pour appartenir à une écurie politique concurrente.

La majorité silencieuse se tait car la parole est confisquée, parfois même de façon involontaire, par trois types de personnes présentes :

  • Les extravertis : les forts en gueule, dotés de charisme, de confiance en soi, sûrs que leur point de vue est le seul valable, que leurs propositions l’emportent a priori sur toutes les autres,
  • Les orateurs : doués d’aisance dans l’expression orale, habitués à prendre la parole en public qui sollicitent la parole plus que les autres,
  • Les suiveurs : en accord avec l’avis dominant, qui se reconnaissent de façon plus ou moins réfléchie dans des portes parole identifiés avant le débat dans des cercles plus restreints porteurs d’intérêts particuliers ou corporatistes dans lesquels ils se reconnaissent ou croient se reconnaître.

L’animateur reste un amateur de l’animation et peine à éviter les risques du consensus mou :

  • Une préparation non exhaustive : la remontée partielle d’information, voire pas de remontée d’information ni de propositions en amont de la rencontre place chaque intervenant en position de prendre pour point de départ son seul vécu et son seul avis. Le chemin à parcourir pour parvenir au croisement des expériences et des analyses est alors quasiment impossible en un temps réduit,
  • Une reformulation aléatoire et partisane : l’animateur improvisé anime avec son prisme personnel, le plus souvent sans faire la différence entre un fait et une opinion, entre la relance de la réflexion et l’entrée dans l’échange, entre le jugement et la reformulation bienveillante mais non complaisante,
  • Un agencement partiel des arguments : la pression du sentiment majoritaire, la domination des intervenants les plus préparés et les plus habiles, l’éclipse des intérêts des absents non représentés entrainent la construction d’un raisonnement imparfait, voire grossier, voire aucun raisonnement du tout !

Les 9 clés

Un vrai dialogue vise à mieux poser les problèmes pour mieux les résoudre. Cela suppose de ne pas donner tort aux absents, de tout entendre sans aucun a priori sur ceux qui parlent, de s’engager dans la recherche de meilleurs niveaux de savoirs pour approfondir les diagnostics et découvrir des solutions innovantes. Voici 9 clés pour y parvenir, chacune indispensable.

Les organisateurs doivent s’assurer de la présence de la diversité des profils, différents et complémentaires par leurs savoirs et leurs propositions, leurs expériences et leurs statuts, leurs savoirs faire et leurs pratiques. Il convient de bien inviter et même solliciter en amont de l’événement :

  • Les concernés : impliquer dans la co-organisation et le relais des invitations tous les corps intermédiaires dont les mandants sont potentiellement concernés par l’une quelconque des analyses et propositions qui pourraient être amenés à être formulées lors du débat,
  • Les constructifs : rechercher, repérer, mobiliser tous les porteurs potentiels de propositions,
  • Les praticiens : s’assurer de la présence des acteurs qui pourraient être amenés à s’impliquer dans le déploiement sur le terrain des solutions nouvelles issues du débat.

Les participants doivent être mis en situation d’accepter que l’instant du dialogue n’est pas l’instant de la décision et que tout doit être entendu par tous, en responsabilité et en solidarité intellectuelles de tous les intérêts particuliers, y compris lorsqu’ils paraissent a priori en opposition les uns aux autres. Pour être répartie de façon équilibrée, la parole de certaines personnes présentes doit être mieux accompagnée :

  • Les introvertis : plus réservés, peu habitués à s’exprimer en public, leur expression moins spontanée doit être plus accompagnée
  • Les minoritaires : il convient de systématiser la sollicitation des acteurs marginalisés par la composition de la salle qui peut les placer en position d’être dominés par le nombre et leur paraitre hostile a priori.
  • Les innovants : par nature, le regard sur le passé et le présent ainsi que la vision du futur

Le décideur ne doit jamais être l’animateur, ni même intervenir pendant les forums, mais avant ou après, sauf à ce qu’il reste bien et apparaisse bien pendant le débat en position de réflexion et surtout pas de décision. L’animateur doit être un expert de l’animation de la réflexion collective. Sa mission consiste à conjuguer tous les propos de façon objective, constructive, pragmatique et prospective en trois dimensions :

  • Une préparation exhaustive : tous les faits et toutes les idées doivent être recueillis, classés, et synthétisés en amont du débat afin d’être présentés en introduction des échanges. Dès la première prise de parole, l’expression du premier intervenant embrasse déjà alors une plus grande gamme de contraintes et d’opportunités,
  • Une reformulation dans une grille d’analyse thématique à large spectre qui agrège les faits et idées de toute nature : aucun propos ne doit être pris comme reflétant toute la vérité, mais tous doivent être compris comme détenant une part de la vérité qu’il convient de mettre en perspective de toutes les autres parts,
  • Un agencement de tous les arguments : des liens, corrélations, complémentarités doivent être établis de façon constructive à mesure de l’avancement du débat. Chaque intervention doit être utilisée pour alimenter la construction progressive d’un raisonnement collectif qui embrasse la diversité et donc la complexité.

Lorsque le débat respecte ces 9 clés, il devient possible de construire une analyse de faits et idées partagée entre acteurs différents pour dessiner ensemble les contours de projets collectifs innovants et porteurs de performance au profit de tous ! «

 

NOTES

*L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

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