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Les Constructifs vont lancer le mouvement «Agir»

Les Constructifs vont lancer le mouvement «Agir»

Les constructifs (Républicains contestataires) vont lancer le mouvement  «Agir» avant le 10 décembre, jour du premier tour de l’élection du président des Républicains, pour couper l’herbe sous le pied du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. «La droite est décapitée. Il est parfaitement impossible de se retrouver dans Laurent Wauquiez», insiste un Constructif. «“Agir” est un parti de droite, mais une droite qui ne se retrouve plus dans LR», décrypte un participant des réunions. Ce mouvement est porté par une vingtaine d’élus qui ont décidé collectivement du nom. Les statuts d’«Agir» prévoient une double appartenance pour permettre aux élus LR pas encore prêts à quitter le parti d’adhérer au nouveau parti tout en conservant leur carte des Républicains. «Tout le monde n’aura pas le même rythme d’adhésion», précise un membre du futur mouvement. «Les Constructifs ont lancé les grandes manœuvres pour débaucher des élus LR et piéger Laurent Wauquiez», explique un autre élu du premier plan. «Le rassemblement peut se faire autour d’Emmanuel Macron… ou de quelqu’un d’autre comme Édouard Philippe, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse», avait d’ailleurs confié Alain Juppé au Point, la semaine dernière. Le premier ministre a d’ailleurs suivi les réflexions autour de la création d’un nouveau parti. Si Édouard Philippe a hésité un moment à rejoindre LREM ou à choisir la voie d’un nouveau parti, il est maintenant prêt à franchir le pas et à opter pour la seconde option, rassuré par le fait que l’Élysée n’y opposera pas de feu rouge.

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

 

 

C’est sans doute sur un coin de table qu’ont été effectué les calculs tendant à prouver que les retraités seront finalement gagnants même après la hausse de la CSG de 1,7. Point. En faite,  on a changé d’argumentation. Précédemment il s’agissait clairement de demander aux retraités un effort particulier pour le redressement des comptes publics. Maintenant on explique qu’en réalité les retraités seront gagnants.  une observation préalable, d’un point de vue méthodologique il est difficile d’apprécier l’évolution des revenus des retraités du fait en particulier qu’il convient de raisonner sur des données qui concernent les ménages. En effet Emmanuel Macron  explique que l’augmentation de la CSG sera plus que compensée par la réduction de la taxe d’habitation. Or cette taxe d’habitation concerne les ménages tandis que  la hausse de la CSG concerne chaque pensionné. Le montant moyen de la pension s’élève environ à 1300 € mensuels avec de très fortes disparités. Au moins 40 % des ménages de retraités ne comporte qu’une personne. L’impact dépendra largement de la zone géographique du retraité puisque la taxe d’habitation peut varier environ de 4 à 500 euros en zone rurale à 2000 euros et plus en ville. Les gagnants se situeront en ville tandis qu’en zone moins dense  la baisse de la taxe d’habitation sera loin de compenser la hausse de la CSG. Du coup le raisonnement de Macron ne tient pas quand il affirme. “Les 60%, ce ne sont pas ceux qui ont plus de 1.200 euros. Ce sont qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1200 euros et pour les plus de 65 ans ce sont eux qui ont plus de 1400 euros”. Pour tous ces derniers la CSG va augmenter de 1,7 point. Mais pour une majorité d’entre eux la taxe d’habitation va baisser progressivement”,  Comme la taxe d’habitation diminuera d’un tiers, je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, cette taxe d’habitation diminuée d’un tiers compensera ces 1,7 point de CSG”. Et le président d’assurer pour conclure que “lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat perdront moins de 1%, et ce sont les 20% les plus riches. C’est une mesure de justice”. Vraiment un calcul de coin de table peu convaincant qui fait abstraction de la composition des ménages et des très fortes disparités des montants de taxes d’habitation. Les calculs de coins de table de Macron sont d’ailleurs contredits par les services officiels. Dans un document annexe au PLF2018, on indique que seraient 2,5 millions de retraités sans aucune compensation. Ce serait donc 3,2 millions de retraités qui perdraient du pouvoir d’achat d’ici à 2020, ce qui sur environ 15,8 millions de retraités (selon l’Insee) représentent 20,2% du total. D’après le rapport de Joël Giraud, les ménages “perdants” seront les retraités dont la pension excède 2500 euros par mois pour une personne seule et 3981 euros pour un couple. Certes l’effort demandé aux retraités est sans doute économiquement nécessaire mais de là à vouloir habiller cette ponction en bénéfice il y a un pas que Macron franchit sans trop de scrupule et de rigueur intellectuelle.

«Insoumeetic» : les gauchistes vont faire des petits !

«Insoumeetic» : les gauchistes vont faire des petits !

 

Une bien curieuse idée que la création de ce site destiné à favoriser la recherche de l’amour entre Mélenchonistes et autres gauchistes. «Rencontres pour célibataires intransigeants», tel est le slogan du groupe Facebook «Insoumeetic». Finalement les gauchistes font la même chose que ce qu’ils reprochent  à leurs adversaires en particulier En Marche : surtout de la com et de la gesticulation. Cela démontre aussi le caractère sectaire des mouvements gauchistes qui souhaiteraient bien se reproduire entre eux. Une manière peut-être de compenser, en  tout cas à terme,  le manque de soutien populaire. On peut certes reprocher au gouvernement actuel un certain flou et un excès de com mais les gauchistes ne font guère mieux. Hormis leur décision de ne pas mettre cravate à l’assemblée nationale et quelques pantalonnades,  on retiendra peu de choses de leur action. On aura  d’ailleurs l’occasion de vérifier la véritable adhésion populaire à la grande manifestation prévue  le 23 septembre contre la réforme du code du travail. Pour l’instant en tout cas la caravane de propagande qui se promène en France ne rencontre que l’indifférence. Une drôle d’idée quand même cette création d’un site de rencontre. Une idée de bobos sans doute qui rêvent  de révolution quand ils doivent se contenter de com.  et de gesticulation.  Le site qui compte aujourd’hui plus de 1 500 membres (et ça grimpe), a été créé lors des élections législatives, sur la base d’une plaisanterie entre copains mélenchonistes. «C’est parti d’un délire entre Insoumis sur Facebook… Une adhérente avait fait une publication dans le style d’un site de rencontre. Son message a fait beaucoup réagir, plus de 800 commentaires… On s’est alors aperçu qu’il y avait beaucoup de jeunes célibataires chez les Insoumis», raconte l’administrateur du groupe, Fabrice Fab (son pseudo Facebook). Le but, faire connaissance avec des membres qui partagent les mêmes idées politiques, échanger, et pourquoi pas se rencontrer, si affinités. Mais pour le fondateur de la page, il ne s’agit en aucun cas d’être sectaire. «On essaie d’intégrer des gens neutres politiquement. En revanche, on est obligé de sélectionner les demandes d’adhésion en checkant un peu les profils, pour éviter les trolls, notamment des militants Front national, précise-t-il. Et puis, on évite aussi de faire rentrer des militants d’En marche.» Notons qu’une démarche assez semblable avait été engagée sous la dictature de Mao en Chine !

Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

 

 

Après la prise de contact très diplomatique entre Trump et Hollande, le chef de l’Etat français sollicite un peu trop   les enjeux de cette courte conversation. Tous les chefs d’Etat importants du monde ont bien fait la même démarche, bref le minimum diplomatique. En conclure que Trump est prêt à travailler avec Hollande c’est aller vite en besogne. D’abord parce que que Trump ne commencera à être opérationnel qu’en février. Ensuite parce qu’en mai Hollande sera renvoyé à ses chères études et sans doute sans ménagement puisque les sondages ne prévoit qu’un score en troisième, quatrième, voire cinquième position au premier tour des présidentielles (s’il se présente bien entendu !). Enfin et surtout parce que la France pèse de bien peu de poids dans l’échiquier international. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat français s’est entretenu au téléphone à la mi-journée avec le président élu américain. « L’entretien s’est passé dans de bonnes conditions avec la volonté de travailler en commun », déclare-t-on dans l’entourage de François Hollande. François Hollande et Donald Trump auraient  exprimé vendredi leur volonté de travailler ensemble pour clarifier leurs positions sur un certain nombre de dossiers sensibles comme la lutte contre le terrorisme, la situation au Proche-Orient et l’accord international sur le climat.la vérité c’est que Hollande se sert de cette petite conversation très protocolaire pour tenter de se donner une petite stature internationale. Malheureusement il ne faut rien espérer de cette collaboration franco américaine avec Hollande lequel n’a pas même été capable de convaincre en Europe notamment Merkel sur des sujets aussi stratégiques que la relance de la croissance , l’austérité budgétaire ou encore la stratégie militaire vis à vis des conflits du moyen orient. D’ici l’élection française Trump aura sans doute d’autres chefs d’Etat  autrement importants à rencontrer.

(Avec Reuters)

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Avec le ralliement possible des communistes à Mélenchon ce pourrait bien être la fin du parti communiste en tant qu’organisation autonome. On sait en effet que Mélenchon  veut faire appliquer une charte aux candidats qui se présenteront aux législatives qui les contraindra de se plier à la discipline parlementaire. Autant dire qu’ils n’auront plus de marges de manœuvres. D’une certaine manière, c’est une question existentielle qui se pose pour les communiste ou disparaitre dans le cadre d’une alliance avec le PS ou pratiquement ne plus exister mais sauver les meubles avec Mélenchon. En tout cas pour la gauche une page va se tourner  avec le quasi mise en sommeil du PC d’une part et la marginalisation pour longtemps du parti socialiste dépassé d’une part par Mélenchon, d’autre part par Macron. . Bref un séisme total à gauche.  Deux options seront soumises samedi au vote de la conférence, celle d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle d’une candidature PCF. Cette dernière option, « ce n’est pas l’option que je privilégie », a déclaré Pierre Laurent au cours d’une conférence de presse. La décision finale appartiendra toutefois aux adhérents du PCF, appelés à se prononcer a priori fin novembre. Mercredi, le Parti communiste avait annoncé qu’il réfléchissait à soutenir une candidature de Jean-Luc Mélenchon mais pas dans le cadre de « La France insoumise ». « Si on veut pousser l’hypothèse Jean-Luc Mélenchon, il faudra trouver un cadre qui n’est pas celui de La France insoumise », a déclaré à l’AFP Marie-Pierre Vieu, chargée des relations extérieures du PCF.  »Si l’hypothèse Mélenchon est retenue le 5 (samedi, ndlr), on la travaillera, a-t-elle conclu. Mais le PCF continuera de développer ses propres arguments. » En fait il s’agit surtout de sauver une boutique en voie d’obsolescence politique.

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Dans une interview à Challenges Pascal Lamy, l’ancien directeur général de l’OMC et ex-bras droit de Jacques Delors à la Commission de Bruxelles, prévoit que les négociations d’après brexit seront à la fois complexes, longues et difficiles. De quoi interroger évidemment les Britanniques ;  mais aussi les Européens qui au lieu d’attendre la demande officielle de divorce prévue  pour la fin de l’année feraient t peut-être bien de faire rapidement des propositions pour sortir des incertitudes qui risquent de plomber une croissance européenne déjà faiblarde.

Au Royaume Uni, les partisans du Brexit sont très divisés. Comment réagissez-vous à cette incertitude?

On aurait pu penser que les vainqueurs du Brexit avaient un plan de sortie de l’Union Européenne. En réalité, ils n’en ont pas. Le camp du Brexit ne sait pas quoi faire de sa victoire. L’incertitude est forte et elle aura un impact économique important. Plus l’incertitude augmente, plus le coût économique sera élevé.

Combien de temps les négociations avec l’Union Européenne peuvent-elles durer?

Il faudra au moins deux ans pour réaliser un grand nettoyage juridique, défaire toutes les relations tissées dans de nombreux programmes et organismes. Puis, entre deux et trois ans  pour négocier les nouvelles relations politiques et commerciales avec le Royaume Uni dans tous les domaines: échanges de biens, de services, circulation des personnes, Erasmus, coopération scientifique, diplomatique etc.

Le Brexit va-t-il vraiment freiner la croissance en Europe?

L’impact sera, bien sûr, le plus fort au Royaume Uni. Comme l’économie britannique représente environ 15% de l’économie européenne, les conséquences seront plus limitées de l’autre côté de la Manche, mais bien réelles. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Le Brexit survient dans une période de faible croissance. Et même si l’Europe continentale récupère certaines activités dans des niches, comme la finance, l’effet sera globalement négatif.

Faut-il pousser les Britanniques à sortir le plus vite possible?

La fermeté affichée par les 27 est normale: il faut que le Royaume Uni sache que cela sera plus dur d’être dehors que dans l’Union Européenne. Mais les dirigeants européens doivent aussi prendre des initiatives pour changer la gouvernance de l’Union, et notamment de la zone Euro. L’Institut Jacques Delors Allemagne et la Fondation Bertelsman vont publier un rapport, en septembre, détaillant le nécessaire approfondissement de l’Union Economique et Monétaire des pays de l’euro.

Comment?

Il faudra faire la preuve des avantages d’une plus grande intégration, par exemple sur la fiscalité des entreprises, le marché unique ou les investissements publics. Le Brexit va donner des arguments aux séparatistes. Il va falloir livrer une bataille idéologique face aux partis anti-européens qui ont récemment gagné du soutien dans les opinions, même s’ils restent minoritaires sur le continent.

Les blocages de la CGT vont créer du chômage (Gattaz)

Les blocages de la CGT vont créer du chômage (Gattaz)

Comme d’habitude le président du Medef, Pierre Gattaz n’a pas fait dans la dentelle pour condamner l’attitude destructrice de la CGT ;  s’il est clair que certains propos de Gattaz sont excessifs et même inadmissibles, il n’en demeure pas moins que cela traduit un ras-le-bol de nombre de patrons mais aussi d’une grande partie de la population dont l’activité est entravée par des actions irresponsables. Certes la dialectique de Gattaz et outrancière et même injurieuse, en plus sans doute contre-productive, pour autant la chienlit sociale qui s’installe dans le pays pour des motifs d’ailleurs très contradictoires (on se demande pourquoi c’est surtout le secteur public qui est mobilisé !) va porter un rude coup à la croissance et à l’emploi alors que le pays sort  à peine de la crise. Gattaz a raison quand il affirme que les blocages de la CGT vont créer du chômage. Le PIB  risque d’être amputé de 0,1 à 0,3 % et l’emploi de 100 000 à 300 000 postes. Le président du Medef, Pierre Gattaz, se livre donc dans le Monde de mardi à une nouvelle charge contre les syndicalistes opposés au projet de loi Travail, CGT en tête, qu’il accuse de pratiquer la « terreur » et de se comporter comme des « terroristes ». Le patron du Medef parle même de « dictature stalinienne » pour qualifier la décision du syndicat du livre-CGT de bloquer la parution de la plupart des quotidiens jeudi dernier, lors d’une huitième journée de mobilisation. Selon le Syndicat de la presse nationale, la CGT a agi ainsi en guise de représailles au refus de ces journaux de publier une tribune du numéro un du syndicat, Philippe Martinez. Mené par la CGT mais aussi Force ouvrière (FO), le front des opposants au projet de loi porté par Myriam El Khomri a durci ces dernières semaines le mouvement, en multipliant les appels à la grève dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, et dans les transports. « Il faut tout faire pour ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur. Ce n’est pas ma conception du dialogue social mais c’est visiblement celle de la CGT », juge Pierre Gattaz dans le Monde. « Faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes, ne bloquent pas tout le pays », ajoute-t-il. D’après le président du Medef, « ces blocages, qui sont la plupart du temps illégaux, vont créer du chômage. C’est pourquoi nous demandons le retour de l’Etat de droit. » Pierre Gattaz avait déjà évoqué vendredi dernier des « méthodes de voyous », sans aller aussi loin dans la condamnation des actions menées par la CGT. Dans le Monde, il exhorte à nouveau le gouvernement à ne « surtout pas toucher à cet article 2″, lequel contient la disposition consacrant la primauté des accords d’entreprise, la plus controversée du projet de loi. « Si (l’article 2) disparaissait, nous demanderions le retrait du projet de loi », prévient Pierre Gattaz. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a qualifié lundi de « scandaleux » les propos du patron du Medef et a même évoqué sur RTL une éventuelle plainte pour diffamation. Lors d’un débat sur la même radio, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a jugé ces déclarations « inacceptables », un qualificatif également utilisé par le Parti socialiste dans un communiqué où il demande que le gouvernement les « condamne ».

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(Avec Reuters)

Les blocages et mobilisation vont continuer » (Martinez, CGT)

Les blocages et mobilisation  vont continuer » (Martinez, CGT)

Le responsable de la CGT n’a pas laissé de doute, manifestations et blocage vont continuer ; Une arme à double tranchant car la pénurie de carburant pourrait être de nature à retourner une opinion qui soutenait jusque là la contestation à la loi travail. Interrogé ce matin sur RTL le « Ça fait un petit moment qu’on constate que le gouvernement ne veut pas entendre les diverses manifestations de rue », a déploré ce matin sur RTL Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Je pense que le gouvernement devrait écouter les salariés et l’opinion publique », a-t-il ajouté, en référence aux blocages dans certaines villes.   Le gouvernement a-t-il raison de réquisitionner les salariés ? « Monsieur Sarkozy l’avait fait mais nous, ce qu’on souhaite, c’est que le gouvernement écoute plutôt que de choisir la force », explique le représentant syndical. « Les gens disent que ce n’est pas normal que le gouvernement ne change pas de position face à ce mauvais projet de loi qui va remettre en cause plusieurs décennies de droits sociaux». Quatre des huit raffineries pétrolières françaises sont à l’arrêt et plusieurs dépôts sont bloqués par des manifestants contre la loi Travail. Les actions pourraient prendre de l’ampleur car la CGT veut « élargir et durcir » le mouvement. « On n’a peur de personne », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge du dossier sur la loi Travail, dimanche sur France Info.

Des référendums d’entreprises qui vont bousculer les syndicats

Des référendums d’entreprises qui vont bousculer les syndicats

 

La ministre du travail a beau s’en défendre mais sa proposition d’organiser des référendums auprès des salariés constitue un contre-pouvoir indiscutable par rapport à des syndicats souvent trop conservateurs. Conservateurs  des  supposés acquis mais des acquis  qui sont remis en cause par l’évolution de l’environnement économique. Un  Conservatisme qui peut tuer l’entreprise et l’emploi. Personne ne peut nier qu’il existe un véritable problème de fonctionnement démocratique dans les syndicats. Un exemple, les grèves sont essentiellement décidées par les seuls syndicats (après une éventuelle consultation des adhérents) les salariés non syndiqués n’ont pas leur mot à dire pour le déclenchement d’une grève mais sont sollicités pour la reprise.  Le gouvernement français compte donc introduire le référendum  qui permettrait de neutraliser l’opposition de syndicats majoritaires, mais il se défend de mettre en opposition les salariés et les syndicats. Cette mesure fera partie de la réforme du Code du travail, a annoncé la mini (qui sont les plus nombreux puisque le taux de syndicalisation en France ne dépasse pas les 10 %). Du coup la démocratie syndicale de risque d’être sérieusement bousculée. Les syndicats les plus modernistes pourront trouver la des raisons à renforcer leur crédibilité, à l’inverse les syndicats trop corpos ou gauchistes risquent  de perdre des plumes en matière d’audience. Aujourd’hui, pour qu’un accord soit valide, il doit recueillir la signature de syndicats ayant obtenu au moins 50% des voix aux élections professionnelles ou de syndicats représentant 30% des salariés sans que des syndicats représentant 50% des salariés ne s’y opposent. La réforme de Myriam El Khomri introduirait une troisième voie: en cas d’opposition des syndicats majoritaires, les signataires de l’accord (à 30%) auraient « la possibilité de déclencher un référendum d’entreprise ». Il faut « donner cette capacité d’entendre aussi les salariés », a-t-elle insisté. S’ils approuvaient l’accord, leur suffrage permettrait de court-circuiter les syndicats majoritaires, qui n’auraient alors aucun droit de veto face à ce référendum « contraignant ».

(Avec AFP)

Faillite de banques ; les clients vont payer

Faillite de banques ; les clients vont payer

Après les décisions de l’UE, si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou « bail-in » s’appliquera, par opposition au « bail-out » privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public, creusant ainsi les déficits. Les premiers à payer seront les actionnaires puis les créditeurs (autrement dit, notamment les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l’on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire. Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.  Lors de la crise bancaire, pour rassurer les épargnants, l’UE avait relevé dans l’urgence cette limite de 20.000 à 50.000 euros, et elle était passée à 100.000 euros fin 2010. Le 17 décembre, les représentants des Etats et le Parlement européen ont précisé les modalités de la garantie des dépôts bancaires. Dans un délai de 10 ans à partir de l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, chaque mécanisme national de garantie devra disposer d’un montant égal à 0,8% des dépôts couverts. Le délai pourra être allongé si la garantie doit être activée dans la période initiale de 10 ans. Quant aux déposants, ils recevront leur argent dans un délai de sept jours ouvrables après la faillite de la banque, contre 20 jours actuellement, même si des exceptions sont possibles jusqu’en 2024. Les Etats auront 12 mois pour transposer cette directive dans leur législation nationale à partir de son adoption définitive, désormais imminente. Les règles du « bail-in » entreront quant à elles en vigueur au 1er janvier 2016.

Taux : ils vont rester négatifs en Suisse

Taux : ils vont rester négatifs en Suisse

Et cela  tant que cela sera nécessaire pour la politique monétaire, déclare Fritz Zurbrügg, vice-président de la Banque nationale suisse (BNS), dans les colonnes du journal dominical Zentralschweiz am Sonntag. « Les taux d’intérêt resteront bas tant que la politique monétaire le justifiera », dit-il en ajoutant que l’environnement de taux bas dans le monde contribue à contenir les taux suisses. Une éventuelle hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine serait une bonne chose pour la Suisse, en renforçant l’attractivité du dollar, estime-t-il. L’économie helvétique, tournée vers l’exportation, souffre de la vigueur du franc depuis que la BNS a abandonné en janvier le cours plafond du franc à 1,20 pour un euro. Un mois plus tôt, en décembre 2014, la banque centrale avait imposé un taux des dépôts négatif pour la première fois depuis les années 1970, facturant à 0,25% les dépôts à vue. « Le franc serait encore plus fort sans des taux d’intérêt négatifs », fait valoir Fritz Zurbrügg dans l’interview.  Interrogé par le Schweiz am Sonntag, le directeur de la Finma, l’autorité de surveillance des marchés financiers en Suisse, estime de son côté que les taux d’intérêt bas resteront en place pendant des années voire des dizaines d’années. « Il est possible que les taux d’intérêt bas durent non seulement des années mais des décennies », assure Mark Branson, en notant que les banques et compagnies d’assurance devront s’adapter à cette situation. « Un tel environnement est historiquement unique. Plus longtemps durera cette phase, plus difficile sera la sortie une fois que les taux d’intérêt redeviendront attractifs. »

Grèce : des réformes qui vont faire mal

Grèce : des réformes qui vont faire mal

 

Ce qui caractérise les réformes imposées à la Grèce c’est d’abord leur caractère draconien ‘( pire que dans l’ancien accord qu’ont refusé les grecs par referendum ! ) et surtout les délais qui sont imposés : quelques jours pour nombre de mesures. Jamais un pays européen n’aura eu à subir une telle cure d’austérité et une  telle humiliation. Certes les grecs (depuis 35 ans) sont politiquement inconsistants et largement responsables de la dégradation économique de leur pays mais il n’était sans doute pas nécessaire de les humilier à ce point et de leur faire regretter d’avoir voté pour Cyrisa et Tsipras. Le parlement grec n’a donc que deux jours pour faire adopter notamment une série de réformes, notamment sur une unification de la TVA à 23%, y compris pour la restauration, ou le relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans dès 2022. Le Parlement doit aussi approuver la garantie de l’indépendance de l’Elstat, l’organisme des statistiques.  Avant le 22 juillet, les Grecs devront aussi adopter un code de procédure civile destiné à accélérer le système de justice civile afin de réduire ses coûts.  Ce sont les conditions préalables au déclenchement du processus formel d’un troisième plan de sauvetage évalué à 80 milliards d’euros. Les dirigeants européens redoutaient qu’après l’obtention des fonds, le gouvernement grec n’interrompe la mise en œuvre des privatisations et des réformes promises à ses créanciers, comme celle des retraites ou de la fiscalité.  Ils ont également durci de manière conséquente le plan de réformes approuvé samedi par le parlement grec et qui reprenait déjà de nombreuses exigences des créanciers, demandes pourtant rejetées par les citoyens grecs dimanche 5 juillet lors d’un référendum. Ces propositions étaient jugées insuffisantes par des pays comme l’Allemagne ou la Finlande, même si la France ainsi que les experts des « institutions » – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – leur ont donné un premier avis favorable vendredi. Athènes devra aussi réformer son marché du travail, privatiser le réseau de transport électrique, et renforcer le secteur financier, autant d’engagements qui vont à l’encontre de la ligne voulue par la gauche radicale d’Alexis Tsipras qui avait fait de la lutte contre les politiques d’austérité son cheval de bataille devant les électeurs.  Le leader de la gauche radicale grecque a cependant réussi à éviter lors des négociations qu’un fonds regroupant des actifs publics grecs destinés à être privatisés soit domicilié au Luxembourg. « L’accord est difficile mais nous avons coupé court au mouvement de transfert d’actifs publics à l’étranger. Nous nous sommes épargnés un étranglement financier et un effondrement du système bancaire », a dit Alexis Tsipras à la presse.  La question du rééchelonnement d’une partie de la dette grecque, qui représente 175% de son Produit intérieur brut (PIB), a aussi été actée par François Hollande (mais pas forcément par l’Allemagne !)  qui a évoqué un allongement des maturités des prêts et des aménagements sur les intérêts.  L’aménagement de la dette grecque suscitait de fortes réticences dans certains pays comme l’Allemagne mais constitue le principal argument d’Alexis Tsipras pour faire accepter par ses compatriotes les nouvelles mesures d’austérité.  Alors que les banques grecques sont fermées et complètement dépendantes des liquidités d’urgence accordées par la Banque centrale européenne, l’accord proposé à Alexis Tsipras est considéré comme sa dernière chance pour éviter l’effondrement financier et économique du pays.  Les ministres des Finances de la zone euro doivent aussi se pencher dans quelques heures sur les moyens de financer un prêt relais pour faire la soudure entre les besoins financiers immédiats de la Grèce et l’obtention des fonds du Mécanisme européen de stabilité. Les sacrifices faits par Athènes vont ouvrir la voie à un troisième plan d’aide qui devrait être financé via le MES (mécanisme européen de stabilité) et qui pourrait s’élever entre 82 et 86 milliards d’euros. Sur cette somme, 10 à 25 milliards d’euros devraient être servir à recapitaliser les banques helléniques. En outre, l’Eurogroupe s’est dit prêt à « évaluer » de nouvelles mesures pour tenter de rendre la dette grecque plus soutenable (allongement des délais de grâce et des maturités).

Impôts : 80% des français vont payer plus

 

Impôts : 80% des français vont payer plus

 

350 à 700 euros de ristourne pour 3.3 millions de français pour mieux faire passer les augmentations que vont subir 80% des autres français. Et tout cela pour rien ou à peu près puisque les déficits ne diminuent pas, la croissance est en berne et le chômage toujours en croissance ; Bref une politique de gribouille. Les avis d’imposition arrivent   chez les contribuables, et ce jusqu’au 5 septembre. Les 37 millions de foyers fiscaux français vont donc savoir s’ils vont payer plus ou moins que l’an dernier. Or, pour beaucoup, la surprise risque d’être… mauvaise. Pour 3,7 millions de contribuables, pas de problème. Ils vont bénéficier de la ristourne de 350 euros (700 euros pour un couple) annoncée par Manuel Valls au printemps. Ce sont ceux gagnant l’équivalent d’1,1 Smic par mois. Jusqu’à 1,13 Smic, le crédit d’impôt sera dégressif. Sur ces 3,7 millions de contribuables, 1,9 million ne paiera plus d’IR du tout grâce à cette ristourne.  Ces contribuables devraient par ailleurs bénéficier en 2015 de la pérennisation de cette baisse ainsi que d’une nouvelle mesure destinée à compenser le rejet par le Conseil constitutionnel de la baisse des cotisations salariales prévues par le Pacte de responsabilité.  Mais ces générosités ne concernent finalement que 10% des contribuables. Pour les autres, la note 2014 devrait être plus salée qu’en 2013. Gilles Carrez, le président UMP de la Commission des finances de l’Assemblée, estime que 12 à 15,5 millions de contribuables sur 19 millions qui paient l’IR vont voir leur impôt sur le revenu augmenter dans les jours qui viennent. D’ailleurs, le gouvernement attend 3,5 milliards d’euros de recettes d’IR en plus en 2014. Il faut bien que quelqu’un paie ! A cela plusieurs explications. D’abord, les revenus ont un peu augmenté en 2013, accroissant d’autant les revenus imposables. Et ce, même si le barème de l’IR a bien été indexé sur l’inflation.  Malheureusement, les réformes fiscales votées les années précédentes vont contribuer à alourdir la note. Il s’agit du plafonnement de l’avantage lié au quotient familial (1.500 euros par part au lieu de 2.000), la fiscalisation de la part patronale des mutuelles complémentaires santé, ainsi que le plafonnement à 10.000 euros des niches fiscales. Sans parler de la fiscalisation de la majoration de pension de 10% pour les retraités ayant eu trois enfants.  François Hollande et Manuel Valls ont à plusieurs reprises annoncé des baisses d’impôts pour les classes moyennes. Il y a urgence politique à ce qu’ils les précisent après l’arrivée de ces avis d’imposition.

Impôts : les classes moyennes vont trinquer d’après Gilles Carrez

Impôts : Les classes moyennes vont trinquer d’après Gilles Carrez »

Le gouvernement de Manuel Valls présente mercredi en Conseil des ministres une loi de finances rectificative censée mettre en œuvre le nouveau cap politique : la baisse de la pression fiscale. Principale mesure de ce texte, la création d’une réduction d’impôt forfaitaire de 350 € pour un célibataire (700 € pour un couple) gagnant moins d’environ 1 232 € par mois.  Selon Bercy, ce dispositif devrait alléger l’impôt sur le revenu 2013 de 3 millions de foyers. Parmi eux, 1,8 million devraient même en être totalement dispensés.
Reste que les autres contribuables verront, eux, leur facture fortement augmenter. C’est ce que démontre aujourd’hui le député UMP Gilles Carrez, en dévoilant une étude intitulée « Rétablir la vérité sur l’impôt sur le revenu ». Le président de la commission des Finances déposera un amendement pour aménager la mesure Valls.  Il s’en explique dans une interview au «Parisien-Aujourd’hui»

Le Parisien : Que reprochez-vous à la réduction d’impôt proposée
par Manuel Valls ?

Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances à l’Assemblée nationale : «Les hausses d’impôts sur le revenu déjà votées pour 2014 se montent à 4,5 Mds€. Le gouvernement souhaite atténuer la douloureuse de 1 Md€. Cette mesure va dans le bon sens, mais elle est beaucoup trop ciblée. Je m’inquiète de l’hyper concentration des augmentations d’impôt sur les classes moyennes : les 3,5 Mds€ de hausse restants vont être principalement payés par une douzaine de millions de foyers fiscaux qui déclarent entre 20 000 € et environ 50 000 €. Ces particuliers vont ainsi voir leur imposition s’alourdir de 200 à 300 € cette année. Ce n’est pas rien. II vaudrait donc mieux limiter la réduction d’impôt à 150 € et en faire profiter un plus grand nombre, à savoir tous les contribuables dont le revenu imposable ne dépasserait pas 40 000 €. Ce serait un effort de 1,8 Md€.»

 

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Il y aura quelques abstentions mais grâce aux gadgets obtenus, les Députés PS vont voter en masse le plan de stabilité ; Ils n’ont pas d’autres solutions, s’ils devaient provoquer une crise de régime ce serait la dissolution et nombre d’entre eux ne seraient pas certains d’être réélus. Du coup après quelques cris d’orfraie, ils vont se coucher devant Valls. Après deux semaines de confrontation inédite avec sa majorité, le gouvernement devrait au final réussir à faire adopter ce mardi à l’Assemblée son plan de 50 milliards d’économies, indispensable à ses yeux pour la crédibilité française en Europe. En dépit des abstentionnistes annoncés dans les rangs PS, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s’est dit ce lundi  »confiant dans la majorité et dans la nature de la majorité », de gauche, que le gouvernement obtiendra. C’est « un moment de vérité », un « vote tout sauf indicatif », a d’ailleurs écrit ce lundi le Premier ministre aux parlementaires de sa majorité dont nombre d’entre eux menaçaient jusque ce week-end de s’abstenir. Traumatisés par la déroute des municipales, ces derniers s’inquiètent de l’impact de la réduction des dépenses publiques sur la reprise de la croissance et protestent particulièrement contre le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 et celui du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2017. Manuel Valls a annoncé lundi des mesures de compromis sur son plan d’économies. Ces annonces devraient calmer nombre des frondeurs, notamment des « quadra » du cœur de la majorité qui depuis deux ans n’avaient pas fait défaut au gouvernement où certains auraient pu rentrer lors du remaniement.  »Notre demande de justice sociale a été entendue », s’est félicité le député de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud. « Dès lors que le gouvernement a revu sa copie, je voterai pour son projet », a renchéri celui du Lot-et-Garonne, Matthias Fekl. Lundi soir, le bureau national du PS a adopté une résolution de soutien au programme de stabilité. Reste, en dépit de ces concessions et des rappels à l’ordre, une vingtaine de députés qui pourraient tout de même s’abstenir : membres de l’aile gauche, chevènementistes ou proches de Martine Aubry comme Christian Paul qui demandaient un volume d’économies réduit à 35 milliards au lieu de 50.  A la différence du vote de confiance, Manuel Valls, s’il a le soutien des radicaux de gauche, ne pourra pas non plus s’appuyer sur la majorité des écologistes, ceux-ci oscillant entre l’abstention et un vote contre, qui sera sans surprise celui du Front de Gauche. En revanche, il pourrait bénéficier d’ »une abstention d’encouragement » d’une majorité des 29 députés UDI, qui en débattront mardi matin, et d’une poignée d’UMP.

Hollande et Valls vont payer cher le gel des pensions

Hollande et Valls vont payer cher le gel des pensions

 

Un  désaveu massif de la part des français pour le gel des pensions dont il fauta rappeler que la moyenne est de 1257 euros par mois , une moyenne qui cachent bien des disparités car nombre de petits pensionnés doivent se satisfaire de 800 euros environ. Des pensionnés dont beaucoup ne travaillaient pas 35 heures par semaine mais près de 70 heures avec 15 jours de congés (voire moins) et non deux mois comme aujourd’hui ; ce gel va couter cher à Hollande et Valls qui s’attaquent auusi aux couches populaires et moyennes tandis que les patrons de banques, les traders, les grands parons en général se gavent. Tandis que que les petits copains de Hollande, les énarques se répartissent le gâteau des places des organismes publics. Du coup Hollande et Valls pourraient bien être contraints de revoir leur copie et rapidement sinon lors  européennes ils vont payer le prix de leur reniements en matière de justice sociale et efficacité économique. Face à la désapprobation d’une très grande majorité de Français et à l’hostilité d’une partie du PS face au gel des pensions annoncé par Manuel Valls, l’exécutif va-t-il faire machine arrière?  D’un côté des Français qui désapprouvent très largement le gel des pensions de retraites jusqu’en octobre 2015. De l’autre, des élus PS qui craignent de faire les frais de cette grogne aux prochaines élections, en particulier les Européennes de mai prochain. A l’évidence, la mesure choc annoncée par Manuel Valls le 16 avril dernier dans le cadre des 11 milliards d’euros d’économies sur les prestations sociales a bien du mal à passer.   Au point qu’avant le vote sur le plan d’économies, le 29 avril à l’Assemblée, les conciliabules entre Elysée, Matignon et la direction du PS se multiplient. Jean-Christophe Cambadelis, le nouveau patron du parti, s’est ému ouvertement de la mise en cause du pouvoir d’achat des retraités modestes. Les députés PS rencontreront d’ailleurs Manuel Valls ce mardi pour tenter d’arracher quelques aménagements aux mesures d’économies.  Pourtant, en 2013 lors du débat sur les retraites, le gouvernement Ayrault n’avait pas cédé sur le décalage de six mois de la revalorisation des retraites, une mesure déjà très contestée au PS. Celui de Manuel Valls, à peine installé, va-t-il pouvoir reculer sur le gel des pensions?  Valérie Rabaud, la nouvelle rapporteure générale PS du budget de l’assemblée, doit également renconter Manuel Valls cette semaine. Avec son collègue Gérard Bapt, rapporteur du budget de la Sécu, elle lui proposera que ce gel des pensions jusqu’en 2015 épargne les retraités modestes dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil, à définir.  Au PS, on souhaiterait que ce gel épargne aussi les classes moyennes, qui, elles, ne bénéficieront pas à la différence des foyers modestes de la mesure fiscale annoncée par Matignon pour juin.  Mais encore faut-il que l’exécutif accepte de revenir un peu en arrière et face porter les économies sur d’autres prestations sociales. Le gel des pensions doit en effet rapporter 1,3 milliard d’ici à 2015.

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Déjà touchés à plusieurs reprises, en particulier par le matraquage fiscal,  les retraités vont à nouveau trinquer surtout ceux aux pensions modeste (pension de réversion notamment). Nombre de pensions ne dépassent pas 800 euros et la moyenne est de 1256 euros par mois. Le traitement le plus dur a donc été réservé aux seniors dont les retraites resteront figées pendant un an et demi. Une première! En effet, le gel de six mois des pensions de base – du 1er avril au 1er octobre 2014 -, déjà acté lors de la réforme 2013 des retraites, se trouve prolongé d’un an. D’autre part, l’exécutif compte sur les partenaires sociaux pour continuer de geler les retraites complémentaires des salariés et des cadres. Seul rescapé, le minimum vieillesse (Aspa) sera revalorisé comme prévu au 1er octobre. Mais ce gel ne suffira pas. Il ne fournira que 4 milliards d’économies sur les 11 qui doivent être dégagés par la Sécu. La politique familiale, déjà sabrée l’année passée, sera remise à contribution à hauteur de 800 millions d’euros. Par conséquent, des mesures qui avaient été écartées l’année dernière se retrouvent à nouveau au centre des arbitrages. La prime à la naissance à partir du deuxième enfant et la dernière tranche du complément mode de garde pourraient être supprimées. D’autre part, le congé de libre choix d’activité pourrait être rééquilibré afin d’en faire bénéficier le père autant que la mère. Or, le gouvernement espère que les hommes l’utiliseront moins que les femmes et que cela diminuera d’autant le coût du dispositif. Par ailleurs, le plan pauvreté, présenté en janvier 2013, est reporté d’un an. Pour boucler l’équation, les caisses de la Sécu devront réduire leurs coûts de gestion de 1,2 milliard «grâce à la dématérialisation et à une meilleure articulation», a expliqué le premier ministre. Problème, la mise en place du «compte pénibilité», usine à gaz visant à prendre en compte la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite, promet de faire exploser la charge de travail des caisses d’assurance vieillesse!  Enfin, le gouvernement compte sur les effets des réformes des retraites et de la famille de 2013 (2,9 milliards d’euros). Qu’il revienne à la charge à peine un an après en gelant pensions et prestations prouve au passage à quel point ces mesures étaient insuffisantes.

 

Mobile : « les tarifs vont encore baisser » (Xavier Niel)

Mobile : « les tarifs vont encore baisser » (Xavier Niel)

Si l’on en juge par le nombre de sociétés qui commercialise les offres de mobile (banques, supermarchés etc.), l’activité doit être rentable ; Et il y encore de la marge pour faire baisser les tarifs. C’est ce que pense Free.  Après le rachat de SFR par Numericable, la France va rester à quatre opérateurs de téléphonie mobile. Une situation que déplore toujours le gouvernement, mais qui ne déstabilise pas Free, même s’il aurait préféré que Bouygues rachète SFR. Xavier Niel, le président de Free, dit « aimer la concurrence », et se dit prêt à « continuer à faire baisser les tarifs sur le mobile ».  »J’aime bien la concurrence, ça ne me gêne pas qu’on soit un ou deux ou trois ou même sept. La concurrence c’est quelque chose de bon pour l’amélioration des produits, le développement. », avance Xavier Niel. Pour l’instant on a été trop plaisantins. On peut aller un peu plus loin Xavier Niel, patron de Free « On va continuer de faire baisser les tarifs, annonce-t-il. Sur le mobile on peut remettre un petit coup. Pour l’instant on a été trop plaisantins. On peut aller un peu plus loin. Il y a d’autres pays dans le monde où les tarifs sont deux à trois fois inférieurs à ceux de la France, je pense qu’on peut encore faire quelque chose sur le mobile« , avance-t-il.

 

Sondage Municipales : 77% des français vont voter

Sondage Municipales : 77% des français vont voter

Plus des trois quarts des Français se disent « certains d’aller voter » aux municipales et les enjeux locaux comptent avant tout dans le choix du vote, selon un sondage Harris Interactive pour LCP-Assemblée nationale publié jeudi. 77 % des personnes interrogées se déclarent « tout à fait certaines d’aller voter » au premier tour des municipales, une certitude encore plus prononcée chez les sympathisants du Front de gauche. 74 % sont « beaucoup »‘ ou « assez intéressés par ce rendez-vous. Les « enjeux locaux » compteront beaucoup ou assez (pour 90 % des sondés), de même que le « bilan du maire » (84 %), devant « l’étiquette politique » (65 %) et les « enjeux nationaux » (48 %).  Enquête réalisée en ligne par l’Institut Harris Interactive du 4 au 6 mars, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (selon la méthode des quotas).

 

D ‘après Bruxelles les déficits vont se creuser en France

D ’après Bruxelles les déficits vont se creuser en France

Pari perdu pour le gouvernement français qui avait justifié sa politique d’austérité par la réduction des déficits. Bruxelles revoit à la hausse les prévisions françaises de déficit.

 

Prévisions pour la France:

Déficit: 4,2% en 2013, 4% en 2014, 3,9% en 2015

 

Chômage: 10,8% en 2013, 11% en 2014, 11% en 2015

 

Croissance: 0,3% en 2013, 1% en 2014, 1,7% en 2015

Ce mardi 25 février, Bruxelles a livré ses prévisions économiques pour l’ensemble des 28 pays de l’Union. Concernant la France, si l’exécutif européen fait preuve d’optimisme concernant l’activité, relevant sa prévision de croissance pour 2014 de 0,9 à 1%, soit 0,1% de plus que le gouvernement, elle dresse des prévisions sur le déficit qui sont à rebours de celle de Paris. Que ce soit sur 2013, 2014, ou 2015, la Commission a revu à la hausse ses estimations. Pour l’année dernière, elle table ainsi sur un chiffre de 4,2%, soit 0,1% de plus que le prévoyait le collectif budgétaire de fin 2013. Il est vrai qu’en janvier, Bercy avait annoncé un déficit public de 74,9 milliards pour 2013, qui marquait un dérapage plus lourd que prévu de 2 milliards d’euros, en raison de la faiblesse des recettes fiscales.  Le problème avec le déficit est qu’il génère un effet boule de neige. Ainsi, si le chiffre de 2013 est plus fort, il entraîne dans son sillage ceux de 2014 et 2015, la Commission tablant respectivement sur 4% et 3,9% de déficit pour ces deux années. Un fossé sépare ces estimations des objectifs gouvernementaux qui restent à 3,6% pour 2014 et 2,8% pour 2015. Pire, le déficit structurel, un solde budgétaire sur lequel le gouvernement a souligné les efforts accomplis, devrait gonfler, selon la Commission qui le voit passer de 2,8% en 2013 à 2,3% en 2014 pour ensuite remonter à 2,7%. Au chapitre des bonnes nouvelles Bruxelles notent qu’en 2014, la pression fiscale c’est-à-dire le niveau des prélèvements obligatoires, ne va pas augmenter, stagnant à 46% du PIB. Elle indique également que le pacte de responsabilité pourrait « améliorer le climat des affaires, avec un impact positif sur l’investissement ». Mais elle n’a toutefois pas pris en compte ces effets dans ses prévisions en raison du flou entourant les détails du dispositif.  De même, elle voit d’un côté la confiance des ménages refluer et de l’autre le rebond de l’investissement se poursuivre. Concernant le chômage, la Commission européenne table sur une légère hausse plutôt que sur une inversion. De 10,8% en 2013, elle voit le chiffre passer à 11% en 2014 et 2015. Ces chiffres ont été légèrement revus à la baisse, la Commission tablant auparavant sur respectivement 11,2% et 11,3%.

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