Archive pour le Tag 'voiture'

Journée sans voiture à Paris ; mais pas dans la France périphérique

Journée sans voiture à Paris ; mais pas dans la France périphérique

On peut évidemment se réjouir de cette journée sans voiture à Paris qui d’une certaine manière symbolise l’urgence de la transition énergétique. L’organisation d’une telle journée est possible parce que précisément Paris -en tout cas intra-muros dispose d’un consistant réseau de transport collectif d’habitude utilisé par plus de 50 % de la population locale. La mobilité assurée par ses transports collectifs est moins évidentes quand on s’éloigne de Paris ou du cœur des grandes villes. La France périphérique (à peu près la moitié de la population) doit se contenter pour tout transport collectif d’un bus de temps en temps voire dans les zones les plus reculées d’un par jour. Du coup, le transport individuel notamment automobile  est devenu incontournable. Justement ce qui avait justifié à l’origine le mouvement social des gilets jaunes lequel ensuite pris des allures politiques qui l’ont tué.   Il est clair que dans la France périphérique, compte tenu de la densité de la population, il sera toujours difficile de mettre en place des réseaux très maillés de transports collectifs lourds. Il conviendra donc sans doute de mutualiser les moyens de transport (le taux d’occupation d’une voiture et de 1,2 personnes). Une autre conception, plus structurelle celle-là, consisterait à remettre en cause un aménagement du territoire qui concentre la population sur une quinzaine de métropoles et qui organise le désert économique et démographique sur le reste du pays. “L’interdiction de circuler s’applique quel que soit le type de motorisation”, a expliqué la Mairie de Paris sur son site internet. “Au-delà de l’objectif de réduction de la pollution de l’air, essentiellement pédagogique (…) la Journée sans voiture vise à rendre l’espace habituellement dédié aux déplacements motorisés (…) aux déplacements doux.” Des déplacements doux qui peuvent s’appliquer à Paris mais inconcevable quand on se trouve à 25 km d’une grande métropole.

A paris, les taxis ont obtenu l’autorisation de rouler dans l’hypercentre, à une vitesse maximale de 20 kilomètres/heure, et les taxis et les VTC – pourtant majoritairement des grandes berlines diesel – ont été laissés libres de leurs mouvements dans tous les autres arrondissements, sans dépasser toutefois 30 kilomètres/heures.

Point d’orgue de la semaine de la mobilité, opération organisée à l’échelle européenne, cette journée sans voiture à Paris intervient une semaine environ après qu’entre 15.000 et 25.000 personnes ont rallié à vélo le salon de l’automobile de Francfort, samedi dernier, jour d’ouverture au public de la grand messe allemande de l’automobile, au nom de la défense du climat.

Elle se déroule également au surlendemain d’une journée mondiale de mobilisation pour la lutte contre le réchauffement.

Voiture autonome : l’utopie meurtrière

Voiture autonome : l’utopie meurtrière

 

Après l’accident mortel aux Etats unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est pas une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant, les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Tant que les voitures autonomes ne pourront circuler sur des infrastructures spécialement équipées pour leur régulation (comme le train, le métro voire le tram), l’utopie de la voiture autonome sera particulièrement dangereuse. En raison notamment de la mutualisation de l’espace viaire. L’autre danger est celui des véhicules commandes par internet.   Dans un rapport intitulé « Bouton d’arrêt: pourquoi les voitures connectées peuvent être des machines à tuer et comment les désactiver« , le Consumer Watchdog, basé à Los Angeles, tire la sonnette d’alarme. Selon cet organisme, les véhicules connectés à internet, qui s’imposent rapidement comme étant la norme, constituent une menace à la sécurité nationale.

« Les systèmes de sûreté-critique de ces véhicules sont liés à internet sans sécurité adéquate et sans moyen de les déconnecter en cas de piratage de l’ensemble d’une flotte » automobile, s’inquiète-t-il.

 

Le Consumer Watchdog assure que les responsables de l’industrie sont au courant des risques, ce qui ne les a pas empêchés de pousser pour déployer cette technologie dans les nouveaux véhicules, au détriment de la sécurité.

Son rapport est le résultat d’une étude de cinq mois basée sur les informations de plus de 20 lanceurs d’alerte au sein de l’industrie automobile. Le groupe d’experts anticipe qu’un piratage de l’ensemble d’une flotte automobile à une heure de pointe pourrait conduire à la mort de 3.000 personnes.

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

 Après l’emballement médiatique, Anne-Marie Idrac ancienne ministre, ancienne patronne de la SNCF et de la RATP)  qui vient de remettre un rapport sur la question du véhicule autonome refroidit les enthousiasmes : «  C’est indéniable… Il y a eu un atterrissage de tous les acteurs de la voiture autonome sur ce qui avait été promis et sur ce qui sera possible de faire. On arrête de rêver de technologies hors-sol, on parle désormais de choses utiles, concrètes et pragmatiques. Par exemple, l’hypothèse d’une voiture totalement autonome, en toutes circonstances, par tous les temps, ne verra probablement jamais le jour. Le patron de Valéo lui-même a émis des doutes. Extraits de son interview au JDD :

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Quelque 414.700 postes avaient ainsi été créés les 18 derniers mois du quinquennat Hollande (de début 2016 à mi 2017) tous secteurs confondus, contre 289.900 sur les 18 premiers de l’ère Macron (de mi 2017 à fin 2018).

 

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Compte tenu de l’évolution de la géographie de l’habitat et des emplois les Français travaillent  de plus en plus loin entre parenthèses 80 % à plus de 20 km. Ils sont donc massivement contraints d’utiliser leur voiture. En cause surtout, le phénomène de Métropolisation qui concentre sur une douzaine de villes l’essentiel de l’emploi en France. Du coup le prix des logements à explosé dans ces villes et il devient inaccessible financièrement. Les salariés dans leur majorité non d’autre solution  que de résider de plus en plus loin pour des raisons financières. À 20 km de son emploi on peut trouver des logements dont le prix d’acquisition varie de 150 000 à 200 000 € alors qu’il faut compter le double en moyenne dans les grandes métropoles ; sans parler de Paris qui se vide de sa population au profit des touristes. Un vrai problème de société. Il y a d’abord cette bulle immobilière dans les grandes métropoles, aussi le phénomène de désertification de la plus grande partie du territoire ;  les emplois ont été transférés dans les zones sur urbanisées. Notons qu’à l’inverse le prix de l’immobilier s’écroule dans les zones peu denses et le patrimoine des intéressés avec Selon une étude Ispos 75% des Français prennent donc  la voiture pour aller travailler. Suivent ensuite les transports en commun sur route comme le bus ou le car (9%), le métro (7%), le vélo ou la trottinette (6%) ou encore le RER (5%) et le train (4%).  Dans le détail, les chiffres varient également en fonction de la situation géographique des interrogés.  »64 % des Parisiens utilisent les transports en commun, 58 % des banlieusards de petite couronne alors que le taux tombe à 15 % dans les villes de province « , relève ainsi Amandine Lama qui a piloté l’étude chez Ipsos.

Autre enseignement de cette étude : l’évolution des dépenses sur les déplacements domicile-travail a augmenté durant les cinq dernières années pour 65% des interrogés. Parmi ces derniers, 82% ont leur lieu de travail à plus de 20km de leur domicile, 70% sont des ouvriers, 70% ont des difficultés à utiliser les transports en commun pour se rendre au travail et 69% roulent au diesel.  Lorsqu’on demande aux sondés s’ils souhaiteraient utiliser un autre moyen de transport principal que leur voiture, ils sont 48% à répondre par l’affirmative mais ils précisent que cela n’est pas du tout possible.

 

 

>> Etude « Les fractures de la mobilité dans les territoires » d’Ispos pour Vinci autoroute réalisée sur 4 000 personnes constituant un échantillon représentatif des actifs français. 

Voiture électrique bientôt taxée comme l’essence ?

Voiture électrique bientôt taxée comme l’essence ?

Un rapport parlementaire commence à s’inquiéter des pertes de recettes fiscales qui pourraient intervenir avec la suppression des moteurs thermiques prévus à l’horizon de 2040.  Un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) signale que des centaines de milliards sur une période de 20 ans manqueront dans le budget de l’État. Pour l’instant,  il n’y a pas de proposition de fiscalité sur les véhicules à propulsion électrique ou à hydrogène mais cela ne saurait tarder. Ce constat explique sans doute les contradictions des pouvoirs publics et pas seulement français entre les ressources fiscales et les préoccupations réellement environnementales. Il ne faut sans doute pas se faire d’illusions le véhicule de demain sera sans doute autant taxé que celui d’hier. On commence d’ailleurs à le justifier par les couts des équipements électriques pour recharger les batteries. Mais cette comparaison est assez discutable dans la mesure où les infrastructures nécessaires ne seront réalisées qu’une seule fois pour un montant total qui varie entre 30 et 100 milliards. Alors que les taxes sur l’automobile représentent près de 40 milliards par an. Notons également qu’il n’est pas impossible qu’on assiste à une privatisation des installations de rechargement actuellement pour l’essentiel à la charge de la collectivité. De toute manière, cette  évaluation par l’Office parlementaire est très discutable car il faudrait en face du manque à gagner fiscal mettre les avantages en termes de coûts  sociaux au sens large étant entendu que pour la voiture électrique le cout des batteries est loin d’être neutre compte tenu des conditions d’extraction des métaux rares, des conditions et lieux de fabrication des batteries et des conditions de recyclage ( les batteries peuvent représenter jusqu’à 50 % du prix du véhicule). On constate à la lecture de ce rapport que les problématiques fiscalistes et environnementales ont encore du mal à être articulées.

 

Le mythe de la voiture autonome ?

Le mythe  de la voiture autonome ?

 

Elan Musk, le très médiatique patron de Tesla avait en quelque sorte inventé la mode : la généralisation de la voiture autonome et même du voyage dans la lune. Un exhibitionnisme médiatique surtout destiné à récolter des fonds mêmes si on ne peut contester certains succès techniques. Par contre la gestion financière a fait tomber Elan Musk  rétrogradé au rang de directeur mais toujours aussi contesté. Mais le mythe a été repris par nombre de constructeurs en mal d’images après les tricheries constatées concernant les émissions polluantes. Chacun promet la voiture autonome pour demain alors que vraisemblablement il ne faudra pas compter sur sa généralisation avant 30 ou 40 ans : c’est-à-dire le temps aussi équipé l’infrastructure afin que l’automobile circule dans les meilleurs conditions de sécurité, c’est-à-dire en quasi site propre. Pourtant pas de quoi refroidir les ardeurs des autres constructeurs en mal d’innovations réelles comme la voiture électrique à prix abordable. Cette prédiction de la voiture autonome pour demain ressemble un peu à celle du règne de l’intelligence artificielle qui va supprimer toute intervention humaine dans les processus de production et de distribution. Bien sûr on ne saurait refuser les progrès que permet la technologie mais il faut mesurer leurs conséquences une fois insérée dans des systèmes complexes. Il y a longtemps que des transports fonctionnent de manière presque autonome comme les métros, les tramways ou encore les trains entre parenthèses pour le TGV par exemple le conducteur n’a pas été supprimé pour des raisons techniques mais pour des questions psychologiques vis-à-vis des voyageurs.

Climat: Hulot, le garagiste, contre la voiture !

Climat: Hulot, le garagiste,  contre la voiture !

 

Hulot ne manque pas d’air en critiquant les Français qui utilisent trop leur voiture en ces temps de canicule. En clair il leur fait porter le chapeau.  “Quand on veut dissuader les uns et les autres de prendre leur véhicule dans un monde où on considère que la voiture est un instrument de liberté, ça génère, à juste titre, un certain nombre d’oppositions, mais il faut aussi que chacun se dise ce changement qu’on nous propose, est-ce qu’il est nécessaire ou est-ce qu’il est superflu ?” “On peut se tourner et on a raison vers un ministre, vers un gouvernement, mais il faut que chacun aussi se tourne vers sa propre responsabilité”, a-t-il ajouté. Pourtant Hulot entretient pourtant  un rapport ambigu vis-à-vis de l’automobile Hulot possède en effet un véritable parc automobile au point qu’on peut se demander s’il est ministre ou garagiste.  Ce ministre de l’environnement  qui propose d’imposer aux Français une restriction de l’utilisation de leur automobile possède, lui, un nombre de véhicules un peu surdimensionné et par ailleurs très polluants. Bref, la posture classique d’un écolo bobo qui veut imposer l’usage des transports en commun aux Français mais qui ne veulent pas réduire leur mobilité personnelle. Il faudrait aussi ajouter que Nicolas Hulot quand il était journaliste faisait un très large usage d’hélicoptères forcément très polluants, ce qui ne l’empêche pas  de  la pollution.   »La transparence, oui, le voyeurisme et le pinaillage, non (…) Je roule en électrique 95% de mon temps », a répondu Hulot qui précise avoir gagné de l’argent à la télévision, « c’est ce qui m’a permis de bosser pendant 25 ans pour défendre la cause de l’écologie. »En fait surtout pour accumuler une fortune. D’après le Canard, il  aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Bref, difficile de dire si Hulot est uen écolo, un businessman ou un garagiste !

 

Edouard Philippe sans ceinture dans une voiture

Edouard Philippe sans ceinture dans une  voiture

Gonflé et quand même un peu irresponsable le Premier Ministre qui lors de sa visite au tour de France a oublié de mettre sa ceinture de sécurité dans la voiture qu’il occupait. Comme l’ont remarqué nos confrères d’Autoplus, un autre élément de cette journée sur le Tour de France interroge désormais. A bord de la voiture qui lui a permis de suivre la course, et alors qu’il s’est fait le chantre de la réduction de la vitesse à 80 kilomètres par heure pour « sauver des vies », Edouard Philippe n’avait pas attaché sa ceinture. C’est ce que montrent les images tournées par France 2 dans le véhicule et postées sur Youtube.

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

 

Théoriquement les voitures autonomes doivent circuler en toute sécurité ou alors avec un pilote en semi autonomie. C’était le cas pour cette voiture Tesla qui a percuté uen voiture de police à l’Arrêt. En réalité, le concept d’autonomie complète n’est applicable qu’en site propre, complètement protégé. Et la circulation sur voie banalisée pose d’énormes problèmes de sécurité sans parler des questions juridiques.  Une Tesla qui roulait en mode semi-autonome sur une route américaine a percuté mardi une voiture de police en stationnement, un accident sans gravité mais qui intervient alors que le logiciel « Autopilot » fait déjà l’objet d’une enquête. « L’agent (de police) n’était pas dans le véhicule et le conducteur de la Tesla n’a subi que de légères blessures », a indiqué la police de Laguna Beach, située au sud de Los Angeles (ouest), sur son compte Twitter, qui montre aussi des photos des véhicules accidentés. La berline roulait « en +Autopilot+ », un logiciel que Tesla prend soin de présenter comme un système d’aide à la conduite et non de conduite autonome. Interrogé par l’AFP, le constructeur de voitures électriques haut-de-gamme a indiqué que « lorsque les conducteurs utilisent Autopilot, (le système) leur rappelle en permanence qu’il est de leur responsabilité de laisser leurs mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment ». Tesla a aussi assuré avoir toujours dit que son logiciel ne rendait pas ses voitures invulnérables et rappelé qu’Autopilot est prévu pour fonctionner sur autoroute avec séparation centrale. Bien que Tesla soit un petit constructeur, qui ne produit qu’environ 100.000 voitures par an, la renommée de ses voitures électriques et le caractère médiatique de son patron Elon Musk, lui font régulièrement faire les gros titres, notamment à l’occasion d’accidents.

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats- Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est pas une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà là. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Tesla : faillite de la voiture autonome ?

Tesla : faillite de la voiture autonome ?

 

Tesla qui fabrique des voitures électrique en s’appuyant sur limage de la voiture autonome tente de rassurer les marchés. Le Patron de Tesla, Elon Musk, réagissait à un article de The Economist (publication qu’il qualifie d’ennuyeuse au passage), citant l’intermédiaire Jefferies, selon lequel le constructeur automobile devra lever entre 2,5 et 3 milliards de dollars (2,02-2,43 milliards d’euros) supplémentaires cette année. Le constructeur a néanmoins affirmé le 3 avril n’avoir aucunement besoin d’argent frais supplémentaire cette année et être parvenu à un rythme de production hebdomadaire de 2 020 exemplaires de la Model 3. Mais la question se pose de l’avenir de Tesla. Aussi plus généralement du fantasme de la voiture autonome.   En effet si  la voiture autonome n’était qu’un immense mythe, symbole de modernité surtout destiné à redorer limage de marques et à recueillir d’immenses financements ? En tout cas,  Tesla, un des pionniers du pilotage automatique et de la voiture électrique serait sur une très mauvaise pente financière. Certes des voitures électriques se vendent mais la production et la commercialisation sont sans commue mesure avec les voitures classiques. 100 000 voitures vendues par tesla et  10 millions pour Ford par exemple ; Alors que la capitalisation boursière deTesla est le double de Ford.  Avec en plus,  une situation catastrophique. Un gérant de fonds reconnu de Wall Street, avait publié un courrier dans lequel il prédit la faillite de Tesla sous six mois. Selon lui, l’entreprise d’Elon Musk est coincée entre ses besoins en trésorerie et son incapacité à dégager des recettes. . En cause,  des soucis qui s’accumulent, dont le dernier est une lettre publiée par le gérant du fonds d’investissement Vilas Capital Management, qui prédit la faillite imminente du groupe. Son auteur, John Thompson, l’un des rares gérants américains qui surperforment régulièrement le marché, a parié sur la débâcle de Tesla. Dans ce courrier publié par différents médias américains, il affirme que l’entreprise d’Elon Musk est « indubitablement au bord de la faillite » et donne entre trois à six mois au groupe avant de ne plus pouvoir payer ses factures. En plus un voiture tesla à dispositifs de conduite autonome a été impliquée a été impliquée dans un accident mortel. De quoi aussi refroidir les ardeurs des autres constructeurs car d’une par la voiture complètement autonomes n’est pas au point sur uen infrastructure banalisée et que finalement la sécurité ne peut réellement ^ter assurée que sur site propre ou site protégé comme les métros, trains  et autres tramway. Cela ne remet cependant pas en question le développement de la voiture électrique.

Le fantasme de la voiture autonome

Le fantasme de la voiture autonome

 

Les ingénieurs en système de transports savent qu’il est très difficile de faire circuler un véhicule automatique sur une voie banalisée. Les réussites dans ce domaine ne sont possibles que sur des voies affectées à ces seuls véhicules (sites propres ou site très protégés). Bref le métro, le métro voire le bus en site très protégé. Métro et train peuvent circuler sans conducteur mais ils sont exploités sur des sites techniquement très régulés. (La présence de conducteur par exemple sur les TGV n’a été maintenue que pour des raisons psychologiques vis-à-vis des voyageurs ; on rencontrera le même problème dans l’aviation civile). Ce n’est evidemmenet pas le cas de la route aux normes et aux conditions de circulation aléatoires  très variés et même souvent assez anarchiques.   Après l’accident mortel aux Etats Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque. . Ceci étant de Jacques Aschenbroich, président de Valeo qui prévoit la voiture autonome pour demain  reste assez  prudent quant la perspectives de voitures réellement autonomes »…, » il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome ». «  Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans », ou plus tant que les voitures verront circuler sur des voies banalisées avec des piétons, des vélos, des motocyclistes !

Faillite de Tesla… et de la voiture autonome ?

Faillite de Tesla… et de la voiture autonome ?

 

Et si la voiture autonome n’était qu’un immense mythe, symbole de modernité surtout destiné à redorer limage de marques et à recueillir d’immenses financements ? En tout cas,  Tesla, un des pionniers du pilotage automatique et de la voiture électrique serait sur une très mauvaise pente financière. Certes des voitures électriques se vendent mais la production et la commercialisation sont sans commue mesure avec les voitures classiques. John Thompson, un 1 00 000 voitures vendes par tesla et – millions pour Ford par exemple ; Alors que la capitalisation boursière deTesla est le double de Ford.  Avec en plus,  une situation catastrophique. gérant de fonds reconnu de Wall Street, a publié un courrier dans lequel il prédit la faillite de Tesla sous six mois. Selon lui, l’entreprise d’Elon Musk est coincée entre ses besoins en trésorerie et son incapacité à dégager des recettes. Tesla a connu mardi à Wall Street sa plus forte chute depuis avril dernier. Son action a terminé la séance en baisse de plus de 8%, à moins de 280 dollars. En cause,  des soucis qui s’accumulent, dont le dernier est une lettre publiée par le gérant du fonds d’investissement Vilas Capital Management, qui prédit la faillite imminente du groupe. Son auteur, John Thompson, l’un des rares gérants américains qui surperforment régulièrement le marché, a parié sur la débâcle de Tesla. Dans ce courrier publié par différents médias américains, il affirme que l’entreprise d’Elon Musk est « indubitablement au bord de la faillite » et donne entre trois à six mois au groupe avant de ne plus pouvoir payer ses factures. En plus un voiture tesla à dispositifs de conduite autonome a été impliquée a été impliquée dans un accident mortel. De quoi aussi refroidir les ardeurs des autres constructeurs car d’une par la voiture complètement autonomes n’est pas au point sur uen infrastructure banalisée et que finalement la sécurité ne peut réellement ^ter assurée que sur site propre ou site protégé comme les métros, trains  et autres tramway. Cela ne remet cependant pas en question le développement de la voiture électrique.

Voiture autonome : l’utopie

Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats unis( piéton percuté sur un passage clouté) , on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Portable interdit en voiture, même à l’arrêt

Portable  interdit en voiture, même à l’arrêt

 

La Cour de cassation juge qu’un véhicule à l’arrêt, moteur arrêté, peut être regardé «comme étant toujours en circulation». Selon la Cour, il ne suffit donc pas de s’arrêter et de couper le moteur pour être sûr de pouvoir téléphoner, l’appareil en main. Il faut vraiment garer sa voiture sur un emplacement prévu. Les juges font cependant une exception: un automobiliste qui voit sa voiture tomber en panne sur la voie de circulation, peut utiliser son téléphone portable.  L’Automobile Club Association, qui représente et défend les intérêts des automobilistes, est assez mitigée par rapport à cette position. «Je vous avoue ne pas avoir connaissance de ce problème», répond Yves Carras, porte-parole de l’association. «Cependant, je suis un petit peu mitigé par rapport à cela. Il est effectivement sanctionnable de s’arrêter sur la voie publique pour téléphoner, mais je pense qu’il faut encourager les automobilistes qui s’arrêtent pour utiliser leur portable», poursuit-il. Pour l’instant, l’association n’a pas eu à faire face à ce genre de cas, estimant qu’il s’agit sans doute de «cas isolé». U ne position un peu légère de la part de cette association  quand il s’agit d’un arrêt de la cour de cassation qui devra forcément jurisprudence !

 

Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Pour Tesla c’est évidemment la tuile avec cet accident à Los Angeles ; une voiture tesla autonome a percuté un camion de pompiers (lui, pourtant à l’arrêt)  à plus de 100 km. D’une manière générale,  cela confirme l’illusion de la voiture autonome. Certes sur des parcours protégés,  la voiture autonome pourra se développer. Mais dans la circulation classique,  il paraît in vraisemblable que la technologie puisse prendre en compte tous les paramètres de sécurité. En outre, un énorme problème de responsabilité se pose ; en l’état des conditions de performance des voitures autonomes, on voit mal les compagnies d’assurances  assurer leurs utilisateurs. D’une certaine manière,  la voiture autonome est un énorme pari technologique et financier. Pour Tesla cela pourrait accélérer la dégringolade financière mais cela pourrait aussi hypothéquer les perspectives de développement de ce type de véhicule chez tous les constructeurs.  Le principe même de véhicule sans conducteur existe longtemps mais le plus souvent ce principe est mis en œuvre dans le cadre de transports guidés notamment le métro ou le ferroviaire interurbain.  Le TGV par exemple aurait pu être conçu dès le départ sans conducteur. S’il ne l’a pas été c’est  que la SNCF craignait les réticences des usagers. Une question commerciale donc. Sur les réseaux banalisés la circulation repose sur la marche à vue c’est-à-dire le contrôle permanent des véhicules. Les usagers de la route ne sont pas homogènes (poids-lourds, autobus, automobiles et  piétons). Sans parler des obstacles autres qui peuvent apparaître inopinément car l’espace viaire n’est pas dédié uniquement à l’automobile. . La voiture complètement autonome pourra être opérationnelle quand elle sera utilisée comme un transport  guidés dans les mêmes conditions qu’un métro par exemple voire comme un tramway protégé. Il y a sans doute mieux à faire que de développer l’ hypothétique voiture autonome comme par exemple davantage mutualiser l’utilisation d’uen partie du parc.

 

Gros investissements dans la voiture électrique

Gros investissements dans la voiture électrique

 

11 milliards de dollars d’ici 2022, pour Ford. Alors qu’il planifiait jusqu’ici 4,5 milliards jusqu’en 2020.tous les autres grands constructeurs s’y mettent GM, les asiatiques, les européennes, Renault.  Tous les grands constructeurs mondiaux rivalisent actuellement de plans ambitieux dans l’électrique, sous la pression des normes environnementales de plus en plus restrictives, notamment en Europe et en Asie. Le numéro un américain General Motors (GM) avait annoncé en octobre une offensive dans l’électrique, avec le lancement d’une vingtaine de véhicules tout électriques d’ici 2023, dont deux nouveaux modèles d’ici 2019. Ford a par ailleurs dévoilé dimanche des véhicules plus traditionnels: une nouvelle version de sa légendaire sportive Mustang, la Bullit, le retour sur le marché nord-américain de son pick-up Ranger et une version sportive de son SUV (4X4 urbain) Edge. Renault-Nissan qui a déjà a vendu plus de 400.000 voitures électriques dans le monde  prévoit de nouveaux investissements pour conforter sa position sur ce marché, a déclaré son PDG, Carlos Ghosn, « Nous allons augmenter les investissements, nous allons voir arriver beaucoup de nouvelles voitures, de meilleures batteries, de meilleures performances, des prix plus bas », a-t-il dit. Bien que le coût d’achat diminue, la voiture électrique est encore trop chère pour remplacer les véhicules classiques.  La voiture électrique est encore handicapée par son autonomie mais surtout par son prix puisqu’il faut compter 20 000 à 40 000 € dans les modèles bas de gamme. Renault a donc décidé de changer sa stratégie et de concevoir un véhicule au coût beaucoup plus abordable qui pourrait être de l’ordre de 10 000 € lorsqu’il sera commercialisé en France. Pour l’instant le constructeur envisage de mettre au point et de commercialiser un modèle bas de gamme à 8000 dollars en Chine.   Après avoir réussi le pari de la voiture « pas cher » avec Dacia, la marque au losange se tourne vers un projet de voiture électrique low-cost. Ce véhicule prévu, dans un premier temps, pour le marché chinois à seulement 8.000 dollars, serait donc trois à quatre fois moins cher qu’une Zoé.

 

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

 

Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirme que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

L’industrie automobile traverse une mutation technologique de grande ampleur. Comment la décrire?
On est en train de vivre trois révolutions simultanées. La première, c’est la voiture électrique ; la deuxième, c’est la voiture connectée, autonome ; la troisième, c’est la mobilité digitale. Ces trois révolutions sont simultanées et vont à un rythme effréné. Ma conviction est que ces révolutions vont réconcilier la voiture avec la ville. Et c’est bien parce que le développement économique et la mobilité vont de pair, on l’a bien vu dans l’histoire du monde.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux. Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’? Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher. Nous proposons au Salon de Francfort des technologies uniques pour résoudre ces problèmes.

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Qu’est-ce que cela veut dire pour un équipementier comme Valeo?
On est au cœur de ces trois révolutions. Le potentiel d’équipements d’une voiture électrique est sept fois supérieur à celui d’un véhicule d’aujourd’hui. Pour une voiture autonome, il est dix fois plus élevé. On a des concurrents, mais on a un poids et une capacité d’innovation qui font que notre croissance est très forte. Nos prises de commande ont augmenté de 16% au premier semestre.

Comment faire progresser l’autonomie des voitures électriques?
Il y a une façon assez simple d’augmenter l’autonomie d’un véhicule électrique : augmenter la taille de la batterie. Mais la batterie est ce qui coûte le plus cher. Il faut donc aussi augmenter sa densité énergétique. Et diminuer son coût. Année après année, l’autonomie annoncée par les constructeurs augmente. Le véhicule électrique est le seul dont l’autonomie dépend des conditions climatiques et donc de l’utilisation du chauffage ou de la climatisation. On présentera à Francfort des concepts de gestion thermique, de pompes à chaleur, qui permettront d’économiser jusqu’à 30% d’énergie. Enfin, nous nous attaquons au poids des composants. Nous avons développé des équipements plus légers de 30%. Nous travaillons pour que les freins au développement de l’automobile électrique soient débloqués les uns après les autres.

Le diesel, c’est fini?
Le diesel baisse. Il n’est plus stratégique pour nous. C’est le meilleur moteur qui existe pour réduire les émissions de CO2, mais il faut énormément d’équipements pour limiter ses émissions de NOx [oxyde d'azote] ou les particules. Il a fait d’énormes progrès, mais on a vu que les normes n’étaient pas toujours respectées en conditions d’usage normales.

A ce propos, que pensez-vous des accusations portées contre PSA et de la crise de confiance que traversent les constructeurs automobiles allemands?
Je pense que le juge de paix est le client. Quand vous regardez le groupe Volkswagen, c’est assez impressionnant. Les clients continuent de lui faire confiance. Il a retrouvé sa place au top de l’industrie automobile malgré la très grave crise qu’il a connue. Idem pour tous les autres acteurs qui ont traversé des problèmes de ce type. Donc je ne suis pas trop inquiet. Mais tous devront faire un énorme effort pour que les normes soient respectées en toutes circonstances et que la confiance revienne.

Valeo gagne dans tous les cas : vous leur fournirez les équipements qui leur permettront d’y parvenir…
Il ne faut pas être arrogant. Mais, oui, nous avons une gamme de produits qui sont très appréciés par nos clients. L’important, c’est le long terme. Il faut que nous soyons capables de développer les nouvelles générations de produits dont nos clients ont besoin.

Comment trouver les ressources en ingénieurs pour relever ces défis?
Notre croissance peut être limitée par les difficultés à trouver les ingénieurs pour construire et démarrer nos usines partout dans le monde. A la fin de 2009, nous étions 45.000. A la fin du mois de juin 2017, nous étions 102.000. Dans quatre à cinq ans, nous serons 130.000 ou 140.000! Nous aurons multiplié par plus de trois notre chiffre d’affaires et nos effectifs.

Vous êtes bien placés pour faire face à d’éventuelles restrictions de l’usage de la voiture dans les villes.
La seule chose qui nous pénaliserait serait un bannissement complet de la voiture dans les villes. Mais ce scénario ne me paraît pas crédible.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

 

Si le marché électrique demeure un marché de niches c’est à raison de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier facteur est le prix relativement bas du pétrole qui rend la voiture électrique peut compétitive. Le second élément tient au manque d’autonomie. Exemple la nouvelle voiture de Nissan qui sera en vente au Japon à partir du 2 octobre, et dans les autres pays en janvier 2018, a une autonomie de 150 milles (240 km) selon les estimations de l‘autorité américaine de régulation de l‘environnement, grâce à une batterie plus puissante de 40 kWh. Le précédent modèle disposait d‘une autonomie de 170 km environ. Dernier élément le prix qui tourne en général au moins autour de 30 000 €. Or d’après les analystes pour que la voiture électrique connaisse un véritable développement il conviendrait que le prix ne dépasse pas 25 000 € et que l’autonomie atteigne 400 km. Certes des progrès sont réalisés concernant ces deux aspects mais à petite vitesse car les constructeurs craignent de ne pas dégager autant de profits que sur les véhicules à essence et gasoil dont le renouvellement est forcément plus rapide que sera celui des véhicules électriques.

 

Une voiture électrique avec 500 kms d’autonomie

Une voiture électrique avec 500 kms d’autonomie

Le constructeur Hyundai Motor et sa filiale Kia Motors, qui forment ensemble le cinquième groupe automobile mondial en termes de ventes, ont annoncé jeudi le lancement d’une voiture électrique dotée d’une longue autonomie de 500 kilomètres après 2021. Ils ont également annoncé prévoir la sortie de 31 modèles respectueux de l’environnement d’ici 2020, dont huit électriques et deux à pile à combustible. Dans sa précédente annonce, en 2014, seuls deux modèles électriques sur 22 étaient prévus. Les voitures électriques telles que celles conçues par Tesla sont en train de prendre le pas sur les modèles à pile à combustible soutenus notamment par Hyundai et Toyota Motor. Ce n’est que l’an dernier que Hyundai a lancé en masse sa première voiture 100% électrique, baptisée Ioniq, mais ce modèle dispose d’une autonomie bien plus faible que ceux proposés par Tesla et GM. Le constructeur sud-coréen a dit qu’il présenterait une version électrique de son petit SUV Kona dotée d’une autonomie de 390 kilomètres  au premier semestre 2018. Il a également confirmé une information de Reuters selon laquelle il développe sa première plate-forme dédiée aux véhicules électriques, ce qui lui permettra de produire plusieurs modèles avec une autonomie plus importante. Hyundai a dévoilé aussi une version proche du stade de la production de son nouveau SUV à pile à combustible avec une autonomie de plus de 800 km, aux normes européennes, représentant près du double de celle de son SUV Tucson. Ce SUV de taille intermédiaire sera également lancé en Corée du Sud au début de l’an prochain, puis sur les marchés américain et européens. Un autocar électrique à pile à combustible est également prévu pour la fin de l’année.

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