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Avenir Politique -Macron: Les « derniers » vœux ?

Avenir Politique -Macron: Les « derniers » vœux ?

 

Une nouvelle fois le président de la république est apparu  sur le petit écran. Une habitude chez lui mais cette fois pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Beaucoup s’interrogent  pour savoir s’il s’agit des possibles derniers vœux. L’intéressé n’est en effet pas du tout assuré d’être réélu en 2022.

Finalement en effet Emmanuel Macron aura surtout passé son temps à émettre des vœux et à semer des promesses sans vraiment suivre la ligne progressiste promise. Au total, il aura bien peu réformé une société sans doute encore plus éclatée qu’auparavant menacée tout autant sur le plan économique que sociétal. Bien peu d’experts seraient capables d’expliquer ce qu’est exactement le macronisme. Sinon une espèce d’auberge espagnole idéologique d’inspiration fortement libérale avec un zeste de progressisme et autant d’étatisme de nature monarchique.

Le chef de l’État se sera surtout caractérisé par un manque de cohérence et de maturité. À vrai dire ce n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé n’avait aucune expérience politique avant d’accéder aux plus hautes fonctions. C’est un peu par hasard–hasard soutenu par des groupes financiers–que Macron est devenu président.

Comme d’autres, il s’est laissé prendre au piège du pouvoir et a eu tendance à confondre démocratie et monarchie. En plus avec une fâcheuse tendance à faire côtoyer les contradictions avec son fameux « en même temps ». Témoin cette phrase   » 2022, champ de tous les possibles » qui peut conduire à tout au meilleur comme au pire.  

Au total le bilan politique sera bien maigre et les vœux de 2021 auront beaucoup de mal à convaincre surtout à la veille d’une élection.

Macron : des vœux intemporels

Macron : des vœux intemporels

 

 

Le président a consacré la première partie de son allocution à la situation sanitaire en rappelant les mesures de protection et d’hygiène à prendre. Le président a cependant fait l’impasse sur la catastrophe particulière qui secoue la France qui connaît aujourd’hui un nombre de contaminations dépassant largement les 200 000 (230 000 hier  31 décembre). Tout cela sans doute pour n’avoir pas à évoquer d’éventuelles mesures qui mécontentent l’opinion.

Emmanuel Macron a sans doute survaloriser son futur rôle de président pour six mois de l’Europe en tentant d’esquisser des pistes qu’il  n’est pas du tout certain de mener à bout. Une manière aussi de solliciter un optimisme un peu forcé. Notons que le président de la république a fait l’impasse sur les difficultés économiques et sociales qui peut-être auraient apporté une ombre sur le bilan positif qu’il fait de son action.

Dans le champ des espérances, Macron  a cité le plan France 2030 qui reste encore bien évasif notamment sur le plan industriel ou encore dans le domaine de la formation.

Emmanuel Macron n’a pas indiqué de façon formelle s’il serait ou non candidat. Une question qui ne se pose sans doute pas tellement tout le monde est certain qu’il se représentera.

Reprenant des thèmes qui traversent l’opinion publique le président a aussi promis de «lutter contre l’islamisme radical, de renforcer l’ordre, la sécurité́ et la tranquillité́ de tous, pour mieux protéger.» 

Au total des vœux assez intemporels, assez convenus et surtout déconnectés de la situation catastrophique française en matière de pandémie avec aussi  l’impasse sur les réalités socio-économiques du moment. Bref une sorte de copier coller de ce qu’il aurait pu dire il y a un an ou deux , ce qui témoigne un peu en même temps de l’usure politique de l’intéressé.

Pour preuve cette expression « 2022, année de tous les possibles » qui ne signifie rien, esthétiquement belle mais politiquement vide.

Macron: Vœux hors sol pour l’opposition

Macron: Vœux hors sol pour l’opposition

 

Des vœux hors sol de la part de Macron estiment l’opposition. Un président qui a certes parlé de la crise sanitaire mais sans tenir compte de la catastrophe particulière qui se déroule en France par rapport à d’autres pays. Un président qui n’a pas manqué de faire un bilan positif de son propre mandat et qui a promis l’espoir pour l’année 2022 « année de tous les possibles », ce qui évidemment ne signifie rien du tout !

L’eurodéputé Gilbert Collard, a dit  mal qu’il pensait de la performance d’Emmanuel Macron. « Sur le fond, c’était un exercice d’autosatisfaction », a-t-il assuré, y voyant un « jeu narcissique ».

Valérie Pécresse, désignée par le congrès LR pour prendre la tête de la droite à la présidentielle, a pris un biais pour damer le pion à l’intervention du patron de l’exécutif: le déploiement de la bannière européenne sous l’Arc de triomphe à la veille de la présidence française de l’Union européenne.

 

« Présider l’Europe oui, effacer l’identité française non! Je demande solennellement à Emmanuel Macron de rétablir notre drapeau tricolore à côté de celui de l’Europe sous l’arc de Triomphe. Nous le devons à tous nos combattants qui ont versé leur sang pour lui », a-t-elle développé sur Twitter.

Son directeur de la communication, Geoffroy Didier, a été plus frontal. « Des vœux décalés et des vœux propagande alors que la situation de la France exige lucidité et humilité. Après ces années gilets jaunes et Covid, 2022 devra être l’occasion d’une nouvelle ère! » a-t-il égrené sur les réseaux sociaux.

Pour Bruno Retailleau, responsable du groupe des Républicains au Sénat, « Après 5 ans, Emmanuel Macron a visiblement encore du vent à vendre. L’exercice d’autosatisfaction annuel des vœux ne parvient pas à masquer la réalité de son mauvais bilan. C’est de ce bilan dont il devra rendre compte en 2022. »

Pour. Julien Bayou, secrétaire national EELV, a anticipé sur les intentions présidentielles quant à la campagne à venir – toujours officieuses bien qu’elles fassent peu de doute:

« Les vœux du Président Macron sont ceux d’un président déjà candidat mais toujours hors sol, d’un président enfermé dans le déni. Enfermé dans le déni climatique et l’inaction pour la sauvegarde du vivant qui va avec. »

Jean-Luc Mélenchon, a tweeté: « D’abord un président secouriste. Et ensuite le discours du répondeur automatique du siège de LaREM. Mon vœu: que ce soit la dernière fois. »

Pour  Manuel Bompard, qui siège au Parlement européen au nom du même mouvement, a estimé : »Il n’a pas eu un mot sur les difficultés sociales ». Pour lui, le chef de l’Etat « vit dans un autre monde ».

Politique -Macron: Les « derniers » vœux ?

Politique -Macron: Les « derniers » vœux ?

 

Une nouvelle fois le président de la république est apparu  sur le petit écran. Une habitude chez lui mais cette fois pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Beaucoup s’interrogent  pour savoir s’il s’agit des possibles derniers vœux. L’intéressé n’est en effet pas du tout assuré d’être réélu en 2022.

Finalement en effet Emmanuel Macron aura surtout passé son temps à émettre des vœux et à semer des promesses sans vraiment suivre la ligne progressiste promise. Au total, il aura bien peu réformé une société sans doute encore plus éclatée qu’auparavant menacée tout autant sur le plan économique que sociétal. Bien peu d’experts seraient capables d’expliquer ce qu’est exactement le macronisme. Sinon une espèce d’auberge espagnole idéologique d’inspiration fortement libérale avec un zeste de progressisme et autant d’étatisme de nature monarchique.

Le chef de l’État se sera surtout caractérisé par un manque de cohérence et de maturité. À vrai dire ce n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé n’avait aucune expérience politique avant d’accéder aux plus hautes fonctions. C’est un peu par hasard–hasard soutenu par des groupes financiers–que Macron est devenu président.

Comme d’autres, il s’est laissé prendre au piège du pouvoir et a eu tendance à confondre démocratie et monarchie. En plus avec une fâcheuse tendance à faire côtoyer les contradictions avec son fameux « en même temps ». Témoin cette phrase   » 2022, champ de tous les possibles » qui peut conduire à tout au meilleur comme au pire.  

Au total le bilan politique sera bien maigre et les vœux de 2021 auront beaucoup de mal à convaincre surtout à la veille d’une élection.

Macron: Les « derniers » vœux ?

Macron: Les « derniers » vœux ?

 

Une nouvelle fois le président de la république va apparaître sur le petit écran. Une habitude chez lui mais cette fois pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Beaucoup s’interrogent  pour savoir s’il s’agit des possibles derniers vœux. L’intéressé n’est en effet pas du tout assuré d’être réélu en 2022.

Finalement en effet Emmanuel Macron aura surtout passé son temps à émettre des vœux et à semer des promesses sans vraiment suivre la ligne progressiste promise. Au tot,l il aura bien peu réformé une société sans doute encore plus éclatée qu’auparavant menacée tout autant sur le plan économique que sociétal. Bien peu d’experts seraient capables d’expliquer ce qu’est exactement le macronisme. Sinon une espèce d’d'auberge espagnole idéologique d’inspiration fortement libérale avec un zeste de progressisme et autant d’étatisme de nature monarchique.

Le chef de l’État se sera surtout caractérisé par un manque de cohérence et de maturité. À vrai dire ce n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé n’avait aucune expérience politique avant d’accéder aux plus hautes fonctions. C’est un peu par hasard–hasard soutenu par des groupes financiers–que Macron est devenu président.

Comme d’autres, il s’est laissé prendre au piège du pouvoir et a eu tendance à confondre démocratie et monarchie. En plus avec une fâcheuse tendance à faire côtoyer les contradictions avec son fameux « en même temps ».

Au total le bilan politique sera bien maigre et les vœux de 2021 auront beaucoup de mal à convaincre surtout à la veille d’une élection.

Vœux de Macron : un président content de lui-même ( opposition)

Vœux de Macron : un président content de lui-même ( opposition)

Les Français « ont besoin de savoir où Emmanuel Macron veut les emmener, et je n’ai pas entendu d’annonces concrètes », déplore jeudi soir sur franceinfo Annie Genevard, vice-présidente Les Républicains de l’Assemblée nationale, après les voeux télévisés du chef de l’État.

 

« Dans la forme je suis d’accord avec lui sur l’hommage qui a été rendu aux Français, aux Français les plus courageux. Il a voulu exprimer sa confiance en les Français, je suis d’accord avec lui, mais à condition de savoir les entraîner, de leur donner une perspective », juge la députée.

 

La porte-parole du Parti socialiste Gabrielle Siry-Houari fustige « un vide assez complet sur le fond » à propos des voeux d’Emmanuel Macron aux Français ce jeudi soir.

« Il a parlé des jeunes en détresse », a expliqué Gabrielle Siry-Houari. « Le chef de l’Etat a dit ‘nous serons là’ sans annoncer quoi que ce soit de concret. J’appelle solennellement le président à ouvrir d’urgence le RSA aux moins de 26 ans parce qu’on ne peut pas laisser la génération Covid devenir une génération sacrifiée et les mots n’y suffiront pas », lance le responsable socialiste.

 

« En 2021, quoiqu’il arrive, nous saurons faire face aux crises, qui ne s’éteindront pas avec le 1er janvier », a notamment déclaré Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Français jeudi 31 décembre depuis l’Elysée.  »Les mots sont choisis pour être fédérateurs, les actes sont ceux d’une politique aveugle », dénonce Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts, sur franceinfo. « On a besoin d’un cap et c’est ce qui fait défaut à ce quinquennat », critique Julien Bayou.

 

L’élu écologiste a déploré le manque de gestes concrets envers la jeunesse, un des thèmes abordés par le président. « Quand il s’agit de rémunérer décemment [...] on n’agit pas », juge le conseiller régional d’Ile-de-France, évoquant la décision gouvernementale de n’augmenter le Smic que d’une quinzaine d’euros.

 

« Emmanuel Macron est loin des réalités des français », fustige jeudi soir sur franceinfo Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National après les voeux du chef de l’État. « Le président nous a dit combien il était content de lui-même, c’est un président totalement déconnecté des réalités. Je ne sais pas si Emmanuel Macron se rend compte de l’état du pays », poursuit l’élu d’extrême-droite.

Sondage vœux Macron 2020:pas convaincant pour 76% (Odoxa)

Sondage vœux Macron 2020:pas convaincant pour 76%  (Odoxa)

Un score sans appel puisque 76 % des Français n’ont pas jugé convaincants le propos de Macron pour ses vœux 2020. Pas étonnant, Macron est apparu coincé comme un jeune évangéliste qui tenterait de se convaincre lui-même de son propre discours. Une prestation très triste, convenue manquant sérieusement de charisme. Le moins qu’on puisse dire c’est que le discours de Macron n’était guère enthousiasmant, guère novateur encore moins mobilisateur. Un schéma ultra classique d’abord pour se féliciter de l’action menée jusque-là, ensuite la description d’un environnement socio-économique idyllique qui n’existe que dans la tête de Macron, enfin l’affirmation de la poursuite des grandes réformes. À peine une petite ouverture sur les retraites où  Macron était attendu.  Il faudra faire vite a-t-il seulement indiqué renvoyant ainsi la patate chaude à Édouard Philippe.

Macron  se réserve sans doute ainsi une porte de sortie en ne s’impliquant pas trop dans une situation complètement bloquée. Si le climat devait se durcir et si l’opinion , comme ses probable, fait plonger la popularité de Macron, il sera toujours temps de se séparer de ce premier ministre qui il faut bien le dire à créé une véritable pagaille avec son idée d’âge pivot transformant ainsi la réforme d’un système en mesure financière punitive pour tous.

Une bavure qui s’ajoute au manque de préparation d’une réforme qui révèle par exemple tout d’un coup qu’l il faudrait augmenter les enseignants pour un montant de 10 milliards par an, si on ne veut pas les léser en matière de retraite. Si on ajoute à cette somme le coût des exceptions déjà accordées et de celles qui sont prévisibles on doit sans doute atteindre ainsi de 20 milliards. Bref finalement la réforme de retraite de Macron serait comme celle de Sarkozy, elle coûtera plus cher que le système actuel.

Visiblement, Macron paraissait très coincé dans le climat actuel. Sans doute pourquoi il  s’est limité pour les vœux à un exercice ultra traditionnel sans originalité et sans grande dimension. Une sorte de discours évangélique de jeune curé de campagne un peu coincé .

Vœux de Macron : tristes, convenus et sans charisme

Vœux de Macron : tristes, convenus et sans charisme

 

Macron est apparu coincé comme un jeune évangéliste qui tenterait de se convaincre lui-même de son propre discours. Une prestation très triste, convenue manquant sérieusement de charisme. Le moins qu’on puisse dire c’est que le discours de Macron n’était guère enthousiasmant, guère novateur encore moins mobilisateur. Un schéma ultra classique d’abord pour se féliciter de l’action menée jusque-là, ensuite la description d’un environnement socio-économique idyllique qui n’existe que dans la tête de Macron, enfin l’affirmation de la poursuite des grandes réformes. À peine une petite ouverture sur les retraites où  Macron était attendu.  Il faudra faire vite a-t-il seulement indiqué renvoyant ainsi la patate chaude à Édouard Philippe.

 

Macron  se réserve sans doute ainsi une porte de sortie en ne s’impliquant pas trop dans une situation complètement bloquée. Si le climat devait se durcir et si l’opinion , comme ses probable, fait plonger la popularité de Macron, il sera toujours temps de se séparer de ce premier ministre qui il faut bien le dire à créé une véritable pagaille avec son idée d’âge pivot transformant ainsi la réforme d’un système en mesure financière punitive pour tous.

 

Une bavure qui s’ajoute au manque de préparation d’une réforme qui révèle par exemple tout d’un coup qu’l il faudrait augmenter les enseignants pour un montant de 10 milliards par an, si on ne veut pas les léser en matière de retraite. Si on ajoute à cette somme le coût des exceptions déjà accordées et de celles qui sont prévisibles on doit sans doute atteindre ainsi de 20 milliards. Bref finalement la réforme de retraite de Macron serait comme celle de Sarkozy, elle coûtera plus cher que le système actuel.

Visiblement, Macron paraissait très coincé dans le climat actuel. Sans doute pourquoi il  s’est limité pour les vœux à un exercice ultra traditionnel sans originalité et sans grande dimension. Une sorte de discours évangélique de jeune curé de campagne un peu coincé .

 

Vœux de Macron : confirmation du sermon d’un jeune curé de campagne coincé

Vœux de Macron : confirmation du sermon d’un jeune curé de campagne coincé

Le moins qu’on puisse dire c’est que le discours de Macron n’était hier enthousiasmant, guère novateur encore moins mobilisateur. Un schéma ultra classique d’abord pour se féliciter de l’action menée jusque-là, ensuite la description d’un environnement socio-économique idyllique qui n’existe que dans la tête de Macron, enfin l’affirmation de la poursuite des grandes réformes. À peine une petite ouverture sur les retraites où  Macron était attendu.  Il faudra faire vite a-t-il seulement indiqué renvoyant ainsi la patate chaude à Édouard Philippe.

Macron  se réserve sans doute ainsi une porte de sortie en ne s’impliquant pas trop dans une situation complètement bloquée. Si le climat devait se durcir et si l’opinion , comme ses probable, fait plonger la popularité de Macron, il sera toujours temps de se séparer de ce premier ministre qui il faut bien le dire à créé une véritable pagaille avec son idée d’âge pivot transformant ainsi la réforme d’un système en mesure financière punitive pour tous.

Une bavure qui s’ajoute au manque de préparation d’une réforme qui révèle par exemple tout d’un coup qu’l il faudrait augmenter les enseignants pour un montant de 10 milliards par an, si on ne veut pas les léser en matière de retraite. Si on ajoute à cette somme le coût des exceptions déjà accordées et de celles qui sont prévisibles on doit sans doute atteindre ainsi de 20 milliards. Bref finalement la réforme de retraite de Macron serait comme celle de Sarkozy, elle coûtera plus cher que le système actuel.

Visiblement, Macron paraissait très coincé dans le climat actuel. Sans doute pourquoi il  s’est limité pour les vœux à un exercice ultra traditionnel sans originalité et sans grande dimension. Une sorte de discours évangélique de jeune curé de campagne un peu coincé .

Vœux Macron: tristes et creux

Vœux Macron: tristes et creux

 

Il faut relire les vœux prononcés par Macron l’an passé pour mesurer à quel point le propos  de cette année est creux et ressemble à celui d’un curé de campagne. Des généralités, des banalités, des satisfécits, une volonté réaffirmée de réformer et en même temps un appel à un dialogue sur lequel le gouvernement s’assoit. Bref, toujours le même discours de nature un peu évangélique qui mélange des bribes d’orientation politique avec quelques considérations philosophiques de bistrot, la citation de quelques concepts modernes et les vieilles recettes des contradictions et de la démagogie. La vérité, c’est que Macron n’a rien à dire mais il le dit tellement bien, c’est tellement enveloppé, tellement masqué aussi tellement tordu en même temps que séduisant sur la forme qu’on a parfois du mal à résister. Personne n’écoute vraiment le fond, il y a cette musique envoûtante du sermon évangéliste qui fait oublier les paroles et le fond. Macron n’a pas fait du théâtre pour rien.

Sur le dossier précis de la réforme des retraites, il ne dit forcément rien. Il se tait d’ailleurs depuis des semaines et des semaines sur le sujet laissant son premier ministre patauger dans le marais social .Il fauta que cela se termine rapidement a-t-il seulement indiqué renvoyant la patate chaude à Edouard Philippe qu’il pourra toujours évincer si l’affaire tourne mal.  Chacun sait bien qu’il  ne pourra pas le contredire même s’il fait une petite ouverture car l’obsession de Macron c’est surtout de plaire aux républicains qu’il est en train de vider de leur  sang tout simplement pour en prendre la tête. Macron issu de la gauche, élu grâce à elle, est en fait le candidat de droite des républicains. Pour preuve, le Premier  ministre appartient toujours à ce parti pour faire le lien. Un parti dont les leaders sont complètement marginalisés voire discrédités.

Pour Macron, la réforme des retraites a peu d’importance, l’essentiel est de montrer sa volonté de réforme, d’afficher sa détermination de pseudo progressisme y compris en reprenant maintenant des thèmes de l’extrême droite comme sur l’immigration. L’acte de contrition à propos de la colonisation constitue pourtant un appel tant au vote des populations d’origine étrangère. C’est le fameux en même temps qui prévaut dans le domaine économique, social et plus globalement sociétal. Macron ne voudra pas trancher ni même donner de vraies orientations concernant le sujet sur lequel il est attendu. Du coup, il va renforcer le caractère évangélique de son sermon dont on retiendra peut-être qu’il appelle à l’apaisement en souhaitant que les Français s’aiment  mieux les uns les autres. Bref un discours de curé de campagne !  

Vœux Macron: un discours de curé de campagne

Vœux Macron: un discours de curé de campagne

 

 

 

Il faut relire les vœux prononcés par Macron l’an passé pour mesurer à quel point le propos est creux et ressemble à celui d’un curé de campagne. Des généralités, des banalités, des satisfécits, une volonté réaffirmée de réformer et en même temps un appel à un dialogue sur lequel le gouvernement s’assoit. Bref, toujours le même discours de nature un peu évangélique qui mélange des bribes d’orientation politique avec quelques considérations philosophiques de bistrot, la citation de quelques concepts modernes et les vieilles recettes des contradictions et de la démagogie. La vérité, c’est que Macron n’a rien à dire mais il le dit tellement bien, c’est tellement enveloppé, tellement masqué aussi tellement tordu en même temps que séduisant sur la forme qu’on a parfois du mal à résister. Personne n’écoute vraiment le fond, il y a cette musique envoûtante du sermon évangéliste qui fait oublier les paroles et le fond. Macron n’a pas fait du théâtre pour rien. Sur le dossier précis de la réforme des retraites, il ne dira forcément rien. Il se tait d’ailleurs depuis des semaines et des semaines sur le sujet laissant son premier ministre patauger dans le marais social . Chacun sait bien qu’il  ne pourra pas le contredire même s’il fait une petite ouverture car l’obsession de Macron c’est surtout de plaire aux républicains qu’il est en train de vider de leur  sang tout simplement pour en prendre la tête. Macron issu de la gauche, élu grâce à elle, est en fait le candidat de droite des républicains. Pour preuve, le Premier  ministre appartient toujours à ce parti pour faire le lien. Un parti dont les leaders sont complètement marginalisés voire discrédités. Pour Macron, la réforme des retraites a peu d’importance, l’essentiel est de montrer sa volonté de réforme, d’afficher sa détermination de pseudo progressisme y compris en reprenant maintenant des thèmes de l’extrême droite comme sur l’immigration. L’acte de contrition à propos de la colonisation constitue pourtant un appel tant au vote des populations d’origine étrangère. C’est le fameux en même temps qui prévaut dans le domaine économique, social et plus globalement sociétal. Macron ne voudra pas trancher ni même donner de vraies orientations concernant le sujet sur lequel il est attendu. Du coup, il va renforcer le caractère évangélique de son sermon dont on retiendra peut-être qu’il appelle à l’apaisement en souhaitant que les Français s’aiment  mieux les uns les autres. Bref un discours de curé de campagne !  

Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

La relecture des derniers vœux de macro est intéressante dans la mesure où le texte  du président de la république pourrait être pratiquement intégralement rediffusé à quelques virgules  près pour 2020.

 

« 

31 DÉCEMBRE 2018 -

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes de l’Hexagone et des Outre-Mer,

Fidèle à une tradition qui nous est chère, je suis heureux de vous présenter tous mes vœux pour l’année qui s’ouvre.

L’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toutes natures. La France a connu de grands moments : des victoires sportives, de grands évènements culturels, la célébration du centenaire de l’Armistice de 1918 et j’ai porté à cette occasion la voix de la France pour la paix.

Le Premier Ministre avec son Gouvernement et le Parlement, en 2018, ont fait beaucoup pour le pays. Je ne vais pas ici tout énumérer mais nombre de transformations qu’on pensait jusqu’alors jugées impossibles comme celle du travail ou des chemins de fer, ont été menées à bien. Ils ont lancé une action forte pour notre école, nos universités, l’apprentissage et l’alternance, l’attractivité de notre pays.

Ils ont posé les bases d’une stratégie ambitieuse pour améliorer l’organisation de nos hôpitaux, nos cliniques et nos médecins, pour lutter contre le réchauffement climatique, éradiquer la grande pauvreté et permettre à nos concitoyens en situation de handicap de trouver leur place dans la société.

Les résultats ne peuvent pas être immédiats et l’impatience – que je partage – ne saurait justifier aucun renoncement.

Le Gouvernement, dans les prochains mois, devra poursuivre ce travail pour ancrer nombre de ces réformes dans notre quotidien mais aussi pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace et notre système de retraite pour le rendre plus juste. Au fond, pour bâtir les nouvelles sécurités du XXIème siècle.

Mais nous avons aussi vécu de grands déchirements et une colère a éclaté, qui venait de loin ; colère contre les injustices, contre le cours d’une mondialisation parfois incompréhensible ; colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance ; colère aussi contre des changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens.

Cette colère a dit une chose à mes yeux, quels que soient ses excès et ses débordements : nous ne sommes pas résignés, notre pays veut bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble.

Telle est à mes yeux la leçon de 2018 : nous voulons changer les choses pour vivre mieux, défendre nos idéaux, nous voulons innover sur le plan démocratique, social, politique, économique et environnemental pour cela.

Il serait dangereux que notre situation nous conduise à ignorer le monde qui nous entoure. Bien au contraire, car tout se tient !

Là aussi, de grandes certitudes sont en train d’être mises à mal. L’ordre international bâti en 1945 est remis en cause par de nouvelles puissances et malmené par certains de nos alliés.

Partout en Europe montent les partis extrémistes tandis que les interventions de puissances étrangères étatiques et privées se multiplient.

Les grandes migrations nous inquiètent et sont instrumentalisées par les démagogues alors même qu’il nous faut bâtir de nouvelles réponses à ce phénomène qui ne cessera pas demain, compte tenu de la démographie mondiale.

Les luttes contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité sont plus nécessaires que jamais mais se trouvent entravées. Nous surmonterons ensemble les égoïsmes nationaux, les intérêts particuliers et les obscurantismes.

Le terrorisme islamiste continue aussi de sévir ; il change et sur tous les continents se déploie. Il y a quelques semaines, à Strasbourg, il a encore frappé comme il avait frappé à Trèbes et Paris durant l’année qui s’achève.

Enfin, des changements technologiques profonds, au premier rang desquels l’intelligence artificielle, transforment rapidement notre manière de nous soigner, nous déplacer, nous former, produire… 

Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.

Alors faut-il s’en désespérer ? Je ne le crois pas. C’est un défi immense et tout cela est évidemment lié avec le malaise que vit notre pays mais précisément, nous avons une place, un rôle à jouer, une vision à proposer. C’est la ligne que je trace depuis le premier jour de mon mandat et que j’entends poursuivre. C’est remettre l’homme au cœur de ce projet contemporain. Cela suppose beaucoup de constance et de détermination. Mais je suis intimement convaincu que nous avons à inventer une réponse, un projet profondément français et européen à ce que nous sommes en train de vivre chez nous comme au-delà de nos frontières.

Il nous faut, là aussi, prendre comme nous l’avons toujours fait, toute notre part à la renaissance de notre monde et de notre quotidien.  C’est pourquoi mes chers compatriotes, cette année 2019 est à mes yeux décisive et je veux former pour nous trois vœux.

D’abord un vœu de vérité. Oui, nous souhaiter en 2019 de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité. On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur ! Non, il faut tout de même sur ces sujets que nous nous regardions tels que nous sommes et que nous acceptions en face les réalités.

Nous vivons dans l’une des plus grandes économies du monde, nos infrastructures sont parmi les meilleures au monde, on ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés pour avoir accès à des médecins d’excellence, nous dépensons en fonctionnement et en investissement pour notre sphère publique plus de la moitié de ce que nous produisons chaque année. Alors, cessons… cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n’existent pas et où il faudrait dépenser toujours davantage !

Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin, que les médecins s’installent où il en manque – dans certaines campagnes ou dans des villes ou des quartiers où il n’y en a plus – qu’on puisse avoir le téléphone portable ou internet partout où on vit et travaille. Et, surtout qu’on puisse vivre en sécurité et tranquillité partout. J’y veillerai personnellement et chaque jour.

Le débat national qui s’ouvre, doit nous permettre de parler vrai et je vous écrirai dans quelques jours pour vous en préciser les attentes. Mais parler vrai, c’est parler de la réalité.

Le vœu de vérité, c’est aussi celui qui doit nous conduire, afin de demeurer une démocratie robuste, à mieux nous protéger des fausses informations, des manipulations et des intoxications.

On peut débattre de tout, mais débattre du faux peut nous égarer surtout lorsque c’est sous l’impulsion d’intérêts particuliers.

A l’heure des réseaux sociaux, du culte de l’immédiateté et de l’image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique dans la vérité de l’information reposant sur des règles de transparence et d’éthique.

Ce vœu de vérité, c’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue, d’humilité.

Il n’y a pas une vérité et je crois même que chacun d’entre nous commence à se fourvoyer dans l’erreur quand nous affirmons les choses sans dialoguer, sans les confronter au réel ou aux arguments des autres. Alors débattons, car de là peut naître une action utile et qui nous unit.

Mon deuxième vœu pour 2019 est un vœu de dignité.

Je suis profondément convaincu que chaque citoyen est nécessaire pour le projet de la Nation.

Nombre de nos concitoyens ne se sentent pas respectés, considérés. Ils sentent leur vie comme empêchée. Je pense aux mères de famille élevant seules leurs enfants et ne parvenant pas à finir le mois, je pense à nos agriculteurs qui ne veulent que vivre dignement de leur travail ou à nos retraités modestes qui aident encore leurs enfants et ont à charge leurs parents.

Nous avons commencé à leur apporter des réponses et je sais leur impatience légitime, mais il faudra aller plus loin.

Cela implique de permettre à chacun, quel que soit son quartier et quelle que soit sa famille, de pouvoir accéder à une meilleure éducation, grâce à celle-ci, de pouvoir accéder à un travail pour construire sa vie et celle de sa famille. Cela suppose d’assurer à chacun les droits dans la société et attendre de lui les devoirs qui sont les siens.

Cela, nous avons commencé de le rétablir mais c’est notre responsabilité à tous et cela passe par le respect, le sens de l’effort et du travail.

Cela suppose aussi de lutter contre les intérêts profonds qui parfois bloquent notre société et notre Etat, qui ne reconnaissent pas suffisamment le mérite ou qui enferment trop de nos concitoyens dans des cases.

Notre dignité de citoyen exige que chacun se sente pleinement acteur de la vie de la Nation, de ses grandes décisions, à travers ses représentants ou directement. Nous devons, grâce au débat qui a commencé, redonner toute sa vitalité à notre démocratie. J’aurai sur ce sujet des décisions à prendre car d’évidence, nos institutions doivent continuer à évoluer.

Mais la dignité, mes chers compatriotes, c’est aussi le respect de chacun. Et je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple – mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! Le peuple est souverain. Il s’exprime lors des élections. Il y choisit des représentants qui font la loi précisément parce que nous sommes un Etat de droit.

L’ordre républicain sera assuré sans complaisance car j’attends de chacun ce respect indispensable à la vie en société.

Je veux avoir un mot pour tous ceux qui, au quotidien, permettent à notre République d’œuvrer à la plus grande dignité de chacun : nos militaires qui ce soir, encore, sont pour nombre d’entre eux, à des milliers de kilomètres de leur famille ;  nos pompiers, nos gendarmes, nos policiers, nos personnels soignants, les élus de la République, les engagés bénévoles des associations, tous ceux qui tissent le lien de la Nation, œuvrent à la fraternité quotidienne et qui ce soir, je le sais, sont aux côtés des plus vulnérables, des plus fragiles auxquels je pense tout particulièrement.

Enfin, je veux former un troisième et dernier vœu. Un vœu d’espoir.

Espoir en nous-mêmes, comme peuple.

Espoir en notre avenir commun.

Espoir en notre Europe.

Je crois que nous avons en nous une énergie salutaire si nous savons retrouver confiance en nous-mêmes et entre nous.

Je crois que la France porte en elle un projet inédit : un projet d’éducation de chacun, une culture forte qui nous unit, un projet de construction d’une écologie industrielle, d’une société aux solidarités nouvelles et au service des personnes.

Et derrière cela, ce que nous voulons profondément, c’est retrouver la maîtrise de notre quotidien et de notre destin. Ne plus subir. C’est cela qui doit guider nos choix pour le pays et les grandes décisions pour l’année à venir. C’est aussi cela qui doit guider le projet européen renouvelé que je vous proposerai dans les prochaines semaines.

Retrouver la maîtrise de notre vie, c’est choisir notre alimentation, c’est assurer la justice fiscale, c’est nous protéger contre nos ennemis, c’est investir pour innover, c’est apporter une réponse commune aux migrations. Je crois très profondément dans cette Europe qui peut mieux protéger les peuples et nous redonner espoir.

Au mois de mai prochain, nous aurons à nous exprimer sur ce choix européen, ô combien important.

Nous voulons en finir avec le sentiment d’impuissance, à tous les niveaux. C’est une tâche d’une ampleur inédite mais elle est à notre portée. Je nous en sais capables. Et c’est là que réside cet espoir pour 2019.

J’ai grandi en province et je connais ces terres qui ont été bousculées durant ces dernières décennies et qui parfois doutent. Et je sais que notre avenir ne se fera pas autrement que par une unité retrouvée et un effort de chacun.

C’est ainsi que chaque citoyen retrouvera un peu de sens et un peu de maîtrise de sa vie en plus. Et je sais que notre avenir dépend de notre capacité précisément à nous aimer et à aimer notre patrie ; de tous les horizons, de toutes les générations, là est l’énergie de la France.

Je suis au travail, fier de notre pays, fier de toutes les Françaises et de tous les Français ; déterminé à mener tous les combats présents et à venir parce que je crois en nous ; je crois dans cet espoir français et européen que nous pouvons porter.

Alors mes chers compatriotes, je vous souhaite une belle année 2019.

Vive la République  et vive la France ! »

 

Vœux Macron : pas convaincants pour 60 %

Vœux Macron : pas convaincants pour 60 %

Six Français sur dix n’ont pas jugé Emmanuel Macron convaincant dans son allocution de vœux de nouvelle année, selon un sondage OpinionWay* pour LCI publié mardi 1er janvier. Dans le détail, seuls 14% des sondés ont trouvé le président « très convaincant » et 26% « assez convaincant ». Soit 40% de « convaincus » au total. A l’inverse, 27% des personnes interrogées ont jugé le chef de l’Etat « peu convaincant » et 33% « pas du tout convaincant ». Le chef de l’Etat a convaincu 74% de ses électeurs au premier tour de la présidentielle de 2017, 47% de ceux de François Fillon, 33% de ceux de Jean-Luc Mélenchon, 28% de ceux de Benoît Hamon et 13% de ceux de Marine Le Pen.

 

* Enquête réalisée en ligne les 31 décembre 2018 et 1er janvier 2019, après les vœux d’Emmanuel Macron, auprès de 1 005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,5 à 3 points.

Vœux Macron : sans émotion et de nature professorale d’après l’opposition

Vœux  Macron : sans émotion et de nature professorale d’après l’opposition

De manière aussi rituelle que les vœux eux-mêmes, la prestation du chef de l’État a été vivement saluée par son camp, inversement très critiquée par l’opposition. Un des plus dithyrambiques et sans doute aussi les plus contesté au gouvernement, à savoir Bruno Lemaire qui s’emballe :

“Je crois que la France porte en elle un projet inédit : ne plus subir, retrouver la maîtrise de notre vie” : intervention lucide et courageuse d’@EmmanuelMacron pour #2019. Maintenant, retroussons nous les manches pour rebâtir ensemble la #France. Tous les leaders de l’opposition ont condamné le fond comme la forme.

La porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet, a regretté une intervention «sans émotion, sans conviction et si loin de la réalité des Français». «Un clip de campagne plus que la parole d’un homme d’État», a-t-elle déploré.  « Le président de la République a récité un texte sans émotion, sans conviction et si loin de la réalité des Français. Un clip de campagne plus que la parole d’un homme d’Etat. Le mot déconnexion est faible ce soir pour cette parole qui se devait d’être présidentielle. »

À gauche, le porte-parole du PS Boris Vallaud a ironisé: «Débattons tous ensemble de la ligne que j’ai décidée tout seul de ne pas changer». «Un président moralisateur qui va poursuivre ses réformes sans tenir compte des colères, des attentes de ceux qui aspirent tout simplement à vivre mieux», a critiqué le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Enfin, Nicolas Dupont-Aignan, a semblé atterré «E.Macron sera donc pire en 2019. Il n’a rien appris, rien compris à ce que les Français vivent et ont exprimé! Plus exalté que jamais, il accélère, klaxonne et fonce dans le mur!».

 

Vœux Macron 2018 : trop de « je », 2019 : trop de nous et d’actes de contrition ?

Vœux  Macron 2018 : trop de « je »,  2019 : trop de nous et d’actes de  contrition ?

 

Si on se  souvient bien de l’allocution des vœux 2018, Macron avait déclaré que l’année serait consacrée à la solidarité et à l’unité. Une petite erreur de diagnostic évidemment. On avait  remarqué la longueur de la prestation de Macron lors de ces vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron avait  été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui avait également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent  manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie compassion. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours. Cette année le discours risque d’être plus modeste. Sur le mode » je vous ai compris », vous avez raison, une sorte d’acte de contrition et d’excessive empathie pour compenser l’égotisme précédant. Macron sera quand même contraint de réaffirmer l’autorité de l’État bien mis à mal après la démission de plusieurs ministres, les gilets jaunes et le deuxième épisode Benalla. Ce qui devrait marquer cette allocution sera son invitation renouvelée à un grand débat et surtout vite fait et dont on voit mal ce qui pourrait en sortir compte tenu des modalités d’organisation et la volonté réaffirmée de ne pas changer de cap.

 

Vœux Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

Vœux  Macron : trop long, trop froid et trop de « je »

 

 Il faut toujours du temps aux grands médias réagir aux déclarations des responsables politiques. Cela d’autant plus quand la plupart des journalistes observent  la trêve des confiseurs et ne reprendront réellement leur travail que ce mardi. Il suffit pour s’en persuader d’examiner les Unes des grands médias sur Internet. Elles n’ont pratiquement pas bougé depuis une semaine. Du coup, on se contente de reprendre textuellement les infos des agences. On a quand même remarqué la longueur de la prestation de Macon lors de ses vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron a été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui a également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours cohérent mais relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent pertinent mais manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie empathie. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours « j’ai besoin de vous ». Non ce n’est pas Macon qui a besoin des Français, c’est la France qui a besoin de citoyen lucide et motivé pour servir l’intérêt du pays et non celui du président de la république même si les deux peuvent parfois être liés. Macron a une fâcheuse tendance à retomber dans la posture monarchique. Il confond grandeur de la fonction et sacralisation quasi religieuse du pouvoir ;  ce Je  permanent est insupportable. Les Français savent bien que leur président est jeune, compétent, dynamique, une majorité approuve son action même s’ils sont  surtout dans une situation d’attente par rapport aux résultats. Il n’est nul besoin que Macron tombe dans l’inflation égotiste pour souligner des vertus qu’on lui reconnaît.

 

Wauquiez : des vœux plus « constructifs »

Wauquiez : des vœux plus « constructifs »

 

 

En prise à une hémorragie de démissions dans son parti, le nouveau président des républicains a finalement formulé des vœux constructifs. Certes il a réaffirmé les valeurs de la droite mais tout en se disant disposé à soutenir les mesures de Macron qui iraient dans le bon sens. Pour l’immédiat, il  ne semble pas trouver prioritaire d’utiliser les arguments de l’ultra droite dans la mesure où le FN  est actuellement à peu près inaudible et lui aussi très affaibli. Du coup la priorité est d’éviter les départs massifs chez les républicains en rééquilibrant  en le discours entre aspects libéraux et nationalistes Laurent Wauquiez a défendu son “combat pour une nouvelle droite” dans ses vœux pour 2018, année au cours de laquelle il entend représenter une opposition “ouverte” et sans sectarisme. “Pour que la France rayonne, elle doit se remettre la tête à l‘endroit, réassumer et défendre ses valeurs”, déclare Laurent Wauquiez, élu le 10 décembre à la présidence des Républicains (LR), dans une vidéo mise en ligne dimanche. “Je veux reconstruire la parole de la droite. Nous avons perdu et nous avons beaucoup déçu. Nous avons même parfois écœuré les Français”, concède-t-il, après la débâcle de l’élection présidentielle et des législatives et face à des divergences au sein de son propre camp, divisé sur la ligne droitière qu‘il impose. Le chef de file des Républicains veut “faire en sorte que face à Emmanuel Macron il y ait une opposition, une opposition qui ne soit pas sectaire, une opposition qui soit ouverte à soutenir tout ce qui ira dans la bonne direction”. Le président du conseil régional d‘Auvergne-Rhône-Alpes entend notamment concentrer son action sur la défense des retraités et des classes moyennes face à l‘augmentation de la CSG, qui entrera en vigueur en janvier. Laurent Wauquiez promet de s‘attacher aux questions de sécurité, d‘œuvrer à faire baisser les charges qui “assomment” selon lui l’économie française, et à la “défense de nos valeurs, de notre identité face au communautarisme et face aux attaques du terrorisme”. Dénonçant une reculade du gouvernement sur les questions d‘immigration, il se prononce pour une politique plus stricte. “Avec les difficultés économiques qui sont les nôtres , ce serait une folie d‘accueillir trop de personnes auxquelles nous ne pouvons pas offrir un vrai avenir”, estime-t-il.

Vœux-Trump : toujours aussi stupide et cupide

 

Vœux-Trump : toujours aussi stupide et cupide

 

Si le président français a utilisé un temps d’environ 18 minutes pour exprimer ses vœux, il a fallu seulement quelques secondes à Trump pour cracher sa stupidité mais aussi sa cupidité. Exemple se tweeté mode d’expression privilégié pour satisfaire les compétences littéraires du président américain

 

«Si les Dems (Hillary la crapule) avaient été élus, vos actions auraient perdu 50% par rapport à leur valeur le jour de l’élection. Maintenant elles ont un bel avenir – et ça ne fait que commencer ! », a-t-il depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Si nos gouvernants politiques français justifient encore souvent des critiques légitimes par contre, on ne peut quand même pas leur reprocher d’être tombés aussi bas

 

Autre  exemple de la démagogue :

« Pourquoi des électeurs intelligents voudraient-ils envoyer des Démocrates au Congrès lors de l’élection de 2018 alors que leurs politiques vont complètement tuer la grande richesse créée depuis l’élection ? »

 

Dernier éloge de la bêtise :

 

. « Au moment où notre pays devient rapidement plus fort et plus intelligent, je veux souhaiter à tous mes amis, partisans, ennemis, à ceux qui me détestent, et même aux très partisans Fake News Media, une belle nouvelle année », a-t-il écrit. « 2018 sera une grande année pour l’Amérique ! »

Vœux Macron : retour au classicisme

Vœux Macron : retour au classicisme

On avait envisagé des vœux distributeurs un peu à la mode de Giscard. Finalement le premier exercice pratiqué par Macron s’est caractérisé par un grand classicisme sur la forme. Pire, le cadrage a été réduit au minimum. Sans doute Emmanuel Macon a-t-il pris conscience qu’il agaçait parfois les Français avec ses postures de monarque républicain. Il y avait d’abord eu la longue marche près de la pyramide du Louvre après sa victoire, récemment son petit raout d’anniversaire au château de Chambord, ; autre exemple  ces séances télévisées  de signature des lois qui ne sont pas sans rappeler l’attitude des présidents américains et notamment de Trump.  Plus généralement cette attitude jupitérienne qui lui fait confondre nécessiter de revaloriser la fonction avec une sacralisation quasi religieuse du pouvoir. Les Français dans leur majorité approuvent pour l’instant l’action du président de la république, mais ils sont cependant en position d’attente, ils veulent des résultats. Les français savent qu’ils ont un président moderne, dynamique, intelligent inutile de rajouter dans le rituel pour souligner de manière un peu ridicule les vertus du premier responsable du pays. Ne pas oublier non plus qu’en dépit du soutien d’une majorité, Macron est cependant considéré come le président des riches et qu’il tient surtout sa popularité à la nullité de ses opposants.

 

Voeux de Macron : Moins jupitériens ?

Voeux de Macron : Moins jupitériens ?

 

Ce que semble en tout cas penser Philippe Moreau-Chevrolet, communicant, directeur de MCBG Conseil et professeur à Sciences-Po qui  a  analysé sur Franceinfo la portée symbolique d’une telle cérémonie : « C’est un moment où il y a une communion entre le président et le peuple français. » Il a résumé l’enjeu principal pour Emmanuel Macron : « Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter. »

 

 

Y’a-t-il eu des vœux marquants ?  

Philippe Moreau-Chevrolet : Les vœux ont été des moments très importants dans l’histoire française, notamment pour les derniers vœux de Georges Pompidou (mort trois mois après) qui prennent une autre dimension. Les derniers vœux de François Mitterrand quand il dit ‘Je crois aux forces de l’esprit’, est une phrase qui a marqué des générations de Français. Ce sont des moments importants parce qu’il y a une communion entre le président et le peuple français. Il n’y a pas vraiment d’enjeu, on n’est pas en campagne. On est suspendu entre deux années. Dix millions de Français regardent les vœux. (…) C’est le général de Gaulle qui a créé ça comme un moment de rencontre entre le chef de l’État et le peuple. Avec le 14 juillet, ce type de rituels permettent d’accrocher (…) les deux wagons ensemble. (…) Il y a eu des annonces faites [lors de vœux]. Jacques Chirac utilisait notamment beaucoup ça comme un (…) stratagème pour essayer de se relancer politiquement. En général, c’est plutôt un moment où on va dire, ‘Il y a eu beaucoup d’efforts de faits’ ou, dans le cas d’Emmanuel Macron, ‘Il y a eu beaucoup de travail de fait, il va y en avoir encore plus, mais l’avenir est positif’. Traditionnellement, quand on souhaite la bonne année, on ne souhaite pas une année moyenne ou une année mauvaise. Le président fait la même chose : il souhaite la bonne année : ‘Vous avez fait des efforts, mais vous allez voir, bientôt, ça va payer’. La ritournelle depuis 30 ans, c’est la sortie de crise. (…) Le problème, c’est qu’il y a un peu une surenchère et François Hollande est tombé dans un piège en allant carrément annoncer la fin du chômage pour la fin de l’année. Maintenant, ce type d’erreurs se paye cash, on ne les pardonne plus, on s’en souvient, on passe les vidéos en boucle sur les réseaux sociaux. La mémoire, aujourd’hui, est permanente, on se souvient de tout, on ne peut plus faire ce type de déclarations.

 

Que peut-on attendre de l’allocution d’Emmanuel Macron ?  

On ne peut pas attendre d’annonce, car ce n’est pas le genre de la maison. Par contre, on peut attendre le fait de dire ‘Nous avons beaucoup travaillé et la reprise économique est là’ parce que, de fait, la reprise économique est là. Il tient son discours à un moment important [où il bénéficie d'une] hausse de popularité. Il faut qu’il garde l’énergie et pas qu’il en perde, on ne le voit pas prendre de risque à ce moment-là. (…) Il faut qu’il aille dans la proximité parce que ce qu’il a beaucoup payé, notamment par un spectaculaire décrochage de popularité cet été, c’était cette attitude de Jupiter, ‘Je suis loin de vous, je ne vous parle pas’. Il faut qu’il soit dans la proximité, l’empathie, ce que De Gaulle, Mitterrand avaient fait : dire aux gens ‘Je veux penser ce soir à tous les Français qui sont exclus, qui souffrent, qui sont au bord de la route’. Il ne faut pas qu’il oublie la dimension presque sociale de son discours. (…) Il sort d’une séquence où il a fait du grand public chez Delahousse, et du très grand public chez Hanouna. Il faut qu’il innove, mais il faut surtout qu’il soit dans la continuité de De Gaulle, de Mitterrand, qu’il incarne une forme de temps républicain. (…) Les innovations sur les vœux n’ont pas toujours été très positives : quand Giscard fait ses vœux au coin du feu, on entend plus le feu qui crépite que le discours ; quand il vient avec son épouse, c’est surréaliste, c’est un grand moment de paternalisme, (…) il donne la parole à sa femme qui est très embarrassée, (…) c’est un grand moment de malaise TV. L’innovation n’est donc pas toujours payée de retour.

 

Y a-t’il un risque de rater ses vœux ?  

Oui, les vœux de Hollande étaient ratés parce que décalés. Il avait essayé de rééditer une image de Mitterrand qui avait fait des vœux assis avec une table vide devant lui. Mais c’était Mitterrand ! On n’en avait pas déduit que Mitterrand ne travaillait pas. Alors que pour Hollande, on en a déduit immédiatement que si la table est vide, c’est qu’il ne travaille pas, qu’il ne fait rien. Il ne faut pas essayer de se prendre pour quelqu’un d’autre, il faut assumer ce qu’on est et c’est le plus dur. C’est un moment d’authenticité où les gens sont plutôt en famille, entre amis, donc on n’a pas envie qu’on nous vende quelque chose. Il faut être un peu subtil et en même temps introduire un peu de nouveauté : (…) ça n’est qu’un exercice de communication, il n’y a pas d’autre enjeu que ça.

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