Archive pour le Tag 'vis-à-vis'

L’hypocrisie des islamistes vis-à-vis des Ouïgours

L’hypocrisie des islamistes vis-à-vis des Ouïgours

Alors que la Chine développe une terrible répression des musulmans ouïgours, que près d’un million de cette population est condamnée à la prison ou au travail forcé, les Etats islamiques restent muets sans doute pour ne pas contrarier la Chine. Il préfère mettre en cause la pseudo oppression que subirait la religion musulmane en Europe qui est pourtant autorisée comme les autres.

Cela démontre à l’évidence le caractère politique des Etats musulmans autoritaires davantage préoccupés par des considérations politiciennes que par les problèmes de liberté de culte. En attaquant la France, ces pays se posent en défenseurs de l’islam. Appel au boycott des produits français par le président turc Recep Tayyip Erdoganattaques du Premier ministre pakistanais Imran Khan ainsi que d’officiels iraniens, jordaniens, koweïtiens, qataris ou marocains, drapeaux tricolores brûlés, manifestations ou menaces en Palestine, en Syrie, au Liban ou en Irak.  

À la suite de la décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty le 16 octobre, la défense de la laïcité par Emmanuel Macron et la republication des caricatures de Charlie Hebdo ont suscité une véritable sainte alliance contre le rappel à France mais le silence vis-à-vis du million de  ouïgours victimes de la terrible répression chinoise.

Economie UE: quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Répression et désinformation vis-à-vis des ouïgours

Répression et désinformation vis-à-vis des ouïgours

Internements massifs, travail forcé, stérilisations contraintes : la répression du régime chinois contre cette minorité musulmane turcophone continue malgré le déni des autorités, relève Vanessa Frangville, spécialiste de la Chine, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Interrogé sur la question ouïgoure lors de son passage éclair en Europe, fin août, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, avait noyé le poisson sous un flot de statistiques énigmatiques. Pékin persiste à pratiquer la désinformation sur le sujet, depuis que l’ONU a rendu public, en août 2018, un rapport accablant sur la situation de la région du Xinjiang, aux confins de la Chine et de l’Asie centrale. Plus de deux ans déjà, donc, que les preuves s’accumulent, que les témoignages circulent et que les analyses se succèdent.

Tous les rapports d’experts, sans exception, concluent à la mise en place d’une société de surveillance panoptique, à l’arrestation massive et arbitraire des élites intellectuelles et économiques et à l’envoi forcé dans des camps de détention et de travail de millions de Ouïgours. Rompus à une rhétorique fabriquée autour de contre-vérités et de poncifs, les dirigeants chinois vantent au monde leur modèle de « lutte antiterroriste », tout en rappelant avec agressivité qu’il s’agit d’« affaires internes à la Chine ».

 

Ces mesures de répression révèlent avant tout l’échec de l’Etat chinois à intégrer ses périphéries. Wang Yi a affirmé lors de son passage à Paris que la population des Ouïgours avait doublé en soixante-dix ans. Il omet de rappeler que ceux-ci représentent désormais à peine 40 % de la population de la région contre 80 % en 1949. Des migrations massives vers la région de colons, d’abord militaires puis civils, ont été orchestrées par l’Etat, avec pour résultat des discriminations à l’emploi pour les jeunes diplômés ouïgours et une appropriation des ressources par les migrants souvent sous-qualifiés et peu enclins à changer leurs modes de vie sur ces nouvelles terres considérées comme acquises. 

Selon Wang Yi, la politique de planification familiale ne s’appliquerait pas aux Ouïgours. En fait, les autorités locales ont investi en 2019 plus de 13 millions d’euros dans la prévention des grossesses. Les Ouïgours n’ont jamais été exclus des politiques de réduction des naissances, même si les urbains n’ont été que tardivement contraints à la politique de l’enfant unique (non applicable au monde rural chinois de toute façon). De nombreuses Ouïgoures ont, en outre, témoigné de stérilisations et d’avortement forcés depuis des années.

Pékin affirme que l’objectif des camps d’internement est la prévention du radicalisme religieux par l’éducation et l’intégration par le travail. Un projet « éducatif » qui puise dans un budget de sécurité augmenté de 90 % dans la région en 2018… La majorité des cas de disparus témoigne d’une autre réalité : sont visés des professeurs d’université, des fonctionnaires de tous niveaux – souvent membres du Parti –, des commerçants, des médecins, des écrivains ou des artistes.

Règlement de comptes sulfureux vis-à-vis de l’affaire des écoutes

Règlement de comptes sulfureux vis-à-vis de l’affaire des écoutes

Une enquête administrative a été ouverte contre des magistrats du Parquet national financier (PNF) dans l’affaire dite des « écoutes », a annoncé le ministère de la Justice, vendredi 18 septembre. Une enquête administrative qui s’est faite évidemment avec l’accord du ministre et peut-être même sur son instruction alors qu’il est impliqué dans l’affaire des écoutes. Un curieux règlement de comptes avec un positionnement juridiquement très contestable de Moretti, le ministre de la justice. On veut sans doute régler les comptes contre un parquet national financier peut-être un peu trop efficace et qui met trop son nez dans des affaires douteuses. La procédure engagée par le ministère de la justice vise les deux magistrats en charge de l’enquête, Patrice Amar et Lovisa-Ulrika Delaunay-Weiss, et leur cheffe de l’époque, Eliane Houlette, désormais retraitée.

 

Cette ouverture intervient trois jours après la remise d’un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) sur l’enquête visant à identifier l’éventuelle « taupe » de Nicolas Sarkozy dans ce dossier. « Il ressort de cette analyse que des faits relevés seraient susceptibles d’être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté », explique le ministère.

Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés (« fadettes ») de ténors du barreau, dont Eric Dupond-Moretti, depuis devenu garde des Sceaux. Il s’agissait ainsi de tenter de trouver qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu’ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption.

Revoir notre politique vis-à-vis de Poutine

Revoir notre politique vis-à-vis de Poutine

Enseignant à Science Po, ancien ministre de l’intégration européenne de la Géorgie, Thorniké Gordadzé suggère de durcir la position européenne vis-à-vis de petites

 

Les Européens doivent d’autant plus soutenir le peuple biélorusse que les pays du voisinage oriental de l’Union sont ceux où elle garde encore toute son attractivité et que Poutine y est loin d’avoir gagné la partie relève, dans une tribune au « Monde », le chercheur.

Tribune. 

Peu de grands dossiers internationaux suscitent autant de persévérance des leaders occidentaux que la volonté d’établir un « reset »  redémarrage à zéro – des relations avec la Russie de Vladimir Poutine. Celui qui y réussira est convaincu de marquer l’Histoire. C’est bien en bon hégélien qui songe au « sens de l’Histoire », qu’Emmanuel Macron se lançait dans cette course après les échecs de George W Bush, Barack Obama et Angela Merkel.

Mais ce énième « reset », déjà éprouvé depuis plusieurs mois, semble être irrémédiablement atteint par l’empoissonnement au Novichok du principal opposant russe Alexeï Navalny. Cependant est-il possible de trouver un terrain d’entente avec Vladimir Poutine qui considère les relations internationales comme un jeu à somme nulle et une succession des opérations spéciales ? Dans la relation Russie-Occident que le Kremlin considère d’emblée comme un affrontement, chaque concession, chaque tentative de dialogue sont vues par lui comme un aveu de faiblesse.

 

La première réaction à la crise biélorusse de l’Union européenne (UE) tétanisée par l’expérience ukrainienne était d’appeler la Russie et de chercher d’obtenir d’elle une approche constructive, reconnaissant de facto son influence sur Minsk. S’en sont suivis la menace de Poutine d’envoi d’une « force de réserve » en Biélorussie, et l’empoisonnement de Navalny. 

Il est difficile de dialoguer avec celui qui à la main tendue répond par le mépris. Penser le contraire signifierait qu’au mieux nous n’avons toujours rien compris à la nature du régime en place. La Russie de Poutine n’est pas un simple régime autoritaire. Nous avons une longue tradition de coopération avec des régimes autoritaires, parfois même avec quelques (maigres) résultats.

Mais la Russie d’aujourd’hui est une dictature révisionniste fondée sur la recherche d’ennemis extérieurs pour se maintenir au pouvoir et nous sommes l’ennemi désigné. En outre, Poutine n’est pas Gorbatchev, ni même Eltsine. Plus qu’un homme d’Etat, c’est un chef de clan, aussi doué que sans pitié, parvenu au sommet. De ce fait, la perte du pouvoir pour lui signifie la mort, peut-être même la mort physique et cette perspective le différencie fondamentalement des leaders occidentaux.

 

Il est illusoire de penser que la montée de la Chine poussera Moscou dans les bras de l’Europe. La tendance est plutôt celle d’un véritable rapprochement entre les deux régimes autoritaires. La Russie s’inspire du modèle de la dictature numérique chinoise, des techniques de surveillance, et leurs doctrines politiques anti-occidentales se rejoignent. Il ne faut donc pas prendre pour argent comptant ce que les « libéraux » russes liés au pouvoir nous racontent lors de leurs visites. 

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Revoir la politique vis-à-vis de la Chine

Revoir  la politique vis-à-vis de la Chine

Dans une tribune au « Monde », un collectif de neuf experts et députés, parmi lesquels François Godement et Nathalie Loiseau, demande à l’Europe d’agir pour contribuer à préserver la démocratie à Taïwan face à une Chine toujours plus agressive et autoritaire.

Tribune.

 

L’Europe doit repenser sa politique à l’égard de Taïwan et les relations entre les deux rives. Pendant des décennies, elle s’est attachée à maintenir un équilibre entre le principe d’autodétermination, la résolution pacifique des différends entre Pékin et Taipei, et le « principe d’une seule Chine » ainsi que la rhétorique « un pays, deux systèmes » déployés par la République populaire de Chine (RPC). Le comportement récent de la Chine met à mal cette politique européenne. Elle doit donc être revue.

Les positions européennes concernant Taïwan tiennent à ce jour en quatre mots : préserver le statu quo. L’Europe a mis en garde Pékin contre toute coercition. Elle n’a jamais encouragé le moindre geste de Taïwan conduisant vers une indépendance. Elle s’est abstenue de discuter d’un traité de libre-échange, et n’a pas soutenu vigoureusement la participation de Taïwan dans les institutions internationales telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour le reste, elle a traité Taïwan comme une entité séparée sur les questions pratiques, qui vont des visas aux liens économiques et commerciaux.

Ce statu quo est maintenant miné et délégitimé par Pékin. Sur deux points cruciaux, la RPC a détruit la crédibilité de sa propre politique concernant Taïwan. Tout d’abord, sur le modèle « un pays, deux systèmes » qui était censé s’appliquer à Hongkong, où les agissements récents de la Chine populaire violent les termes du traité international qu’elle a signé en 1984. Alors que la population hongkongaise ne veut pas être gouvernée par le Parti communiste chinois (PCC), la réponse de Pékin se fonde sur la coercition, le contrôle et la subjugation. Cela démontre de la façon la plus explicite aux Taïwanais et au monde qu’une « réunification » accompagnée d’une forme d’autonomie significative ou d’un partage des pouvoirs ne peut constituer actuellement une offre sincère. Le rejet du modèle « un pays, deux systèmes » par les citoyens de Taïwan a été si fort qu’il a grandement facilité une victoire triomphale de Tsai Ing-wen aux élections de janvier.

Sondage plan de relance et Coronavirus : les Français dubitatifs vis-à-vis de l’union européenne

Sondage plan de relance et Coronavirus : les Français dubitatifs vis-à-vis de l’union européenne

Selon un sondage réalisé par Elabe pour « Les Echos », Radio classique et l’institut Montaigne, quatre Français seulement sur dix estiment que « l’emprunt commun des Européens sera efficace face à la crise économique ». Plus précisément 42 % des interrogés pensent qu’il le sera contre 38 % qui pensent le contraire. 20 % ne se prononcent pas, faute sans doute d’avoir bien compris de quoi il retourne.

A la question classique des bénéfices retirés ou non de l’appartenance de la France à l’Union européenne, la balance s’est un peu redressée en faveur de l’Europe. La conviction que l’Union apporte plus d’avantages que d’inconvénients reste largement minoritaire puisqu’elle concerne seulement 27 % des Français mais le chiffre est en hausse de 3 points par rapport à octobre 2018. L’enthousiasme touche surtout les jeunes de moins de 35 ans et les Macronistes. Mais chez les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon, la méfiance vis-à-vis de l’UE recule aussi. D’ailleurs, la proportion de ceux qui considèrent que l’Europe a plus d’inconvénients que d’avantages reste majoritaire à 39 % mais perd 4 points.

Les Français se montrent généralement sévères sur le rôle joué par l’Union européenne dans la gestion de la crise sanitaire et économique provoquée par le coronavirus. Pour 58 % d’entre eux, l’UE n’a pas été à la hauteur. Elle enregistre le pire score loin devant les communes, jugées efficaces à 68 %, les régions, 61 % et l’Etat, 38 %. Au début du mois d’août, date de ce sondage Elabe, l’image de l’Union européenne s’est toutefois améliorée par rapport au 6 mai (précédent sondage) quand le continent subissait de plein fouet le confinement. « Le rôle protecteur de l’Union européenne n’est pas perçu par les Français qui voient davantage l’action des acteurs au niveau local », commente Vincent Thibault, chargé d’études chez Elabe.

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

-Selon plusieurs enquêtes en ligne réalisées par des chercheurs membres du projet Coconel, près d’un quart des Français ne compteraient pas se faire vacciner contre le Covid. Une méfiance évidemment entretenue sans doute déjà par toutes les interrogations qui tournent du travail des lobbies des  industriels de la pharmacie se livrent à auprès des Etats auprès des laboratoires et des experts pour valoriser des traitements pour l’instant non scientifiquement reconnus.

Pourtant il est certain qu’à vaccin serait la meilleure protection contre la maladie reste que certaines pathologies aucun vaccin n’a pu être trouvé à ce jour. Une réaction qui peut étonner au regard de la bataille que se livrent les laboratoires du monde entier afin de créer le précieux vaccin«Un vaccin sûr et efficace pourrait être le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de normalité», avait ainsi estimé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en avril dernier. Si aucun vaccin n’est encore sur le marché, l’OMS a bon espoir que cette perspective aboutisse des 2021 mais rien n’est sûr en ce domaine. Pour les médias mêmes les milieux scientifiques sont très critiques sur l’efficacité des différents traitements.

 

La CGT Info’Com à l’origine d’insultes infamantes vis à vis de Laurent Berger

La CGT Info’Com à l’origine d’insultes infamantes vis à vis de Laurent Berger

Il est clair que le fossé se creuse de plus en plus entre les syndicats réformistes et les syndicats manipulés par les gauchistes. En ligne de mire des gauchistes figure Laurent Berger souvent attaqué  personnellement de manière ignoble. Ce week-end, le syndicat CGT des salariés de l’information et de la communication, la CGT Info’Com, a déclenché un torrent de critiques en publiant plusieurs affiches s’en prenant au chef de la CFDT, Laurent Berger, sur son compte Twitter.

la CGT Info’Com est toutefois allée trop loin, même pour son propre syndicat : la CGT a désavoué publiquement l’organisation, en condamnant dans un tweet «sans aucune réserve ces affiches. Ce type de communication ne fait que décrédibiliser l’action syndicale. À la CGT, nous avons d’autres arguments que ceux-là, ceux de l’intérêt des travailleurs et de la justice sociale», fustige la centrale de Montreuil. La CFDT a estimé que ces affiches étaient «ignobles». «Elles sont une insulte pour l’ensemble des salariés et agents qui votent pour la CFDT, ainsi que pour ses adhérents», a dit le syndicat dans un communiqué, condamnant «avec la plus grande fermeté» cette campagne.

Coronavirus : la condescendance des occidentaux vis à vis de la Chine

Coronavirus : la condescendance des occidentaux vis à vis de la Chine

Le professeur Alain Bauer estime que les Européens ont beaucoup tardé à prendre la mesure de l’événement.

Vous êtes en relation avec des experts internationaux. Quand l’épidémie du Covid-19 est-elle apparue comme un sujet préoccupant ?

Début janvier nous avons été alertés par des notes sur la situation en Chine : une pandémie émergente avec des choix sanitaires et politiques vertigineux à faire. Fin janvier, les experts ont pronostiqué un processus qui ressemblait à une montagne qui s’élevait devant nous et qui, selon les décisions prises, prendrait la forme de l’Everest, du mont-Blanc ou du Massif central. Nous avons aussi rapidement su que la grippe espagnole avec sa très forte mortalité restait le modèle le plus pertinent pour comprendre ce qui allait arriver. Et donc, que les mesures de confinement étaient les plus pertinentes. Aux Etats-Unis, la grippe espagnole avait provoqué des ravages à Philadelphie où les soldats américains avaient été fêtés à leur retour d’Europe alors que ses effets avaient été fortement limités à Saint-Louis.

Les dirigeants ont eu des réactions très variées : Boris Johnson, par exemple, qui a semblé faire le choix d’une large contamination afin d’immuniser la population britannique. Comment expliquer ces divergences ?

Il ne m’appartient pas de juger les décisions politiques. Mais d’un point de vue factuel, c’est une énorme bêtise car ce n’est pas le taux de mortalité, certes « faible » à 2 % (en fait bien moins eu égard à l’ampleur de la contamination), qui compte le plus mais la quantité de personnes contaminées qui, elle, est exponentielle. Angela Merkel a eu le courage d’expliquer que 60 à 70 % de la population allaient être touchés et elle a provoqué ainsi une prise de conscience quantitative essentielle. Personne ne peut dire : « On ne pouvait pas savoir. Ce n’était pas prévisible ». Pourquoi Taïwan s’était, lui, préparé ? Pourquoi, alors qu’il n’y avait aucun doute sur l’extension de la pandémie à partir de la Chine, avoir attendu si longtemps pour préempter la crise ? Pourquoi ce retard alors que la situation était déjà explosive en Italie ? Nous avons en fait répété les erreurs du « nuage de Tchernobyl » qui s’était soi-disant arrêté à la frontière. Ce que j’appelle le syndrome de Semmelweis, du nom de ce médecin autrichien révoqué de l’hôpital de Vienne pour avoir imposé de se laver les mains… il y a 150 ans.

N’est-ce pas une appréciation a posteriori ?

Il y avait des faits. Le premier cas est apparu à Wuhan le 17 novembre dernier. Jusqu’à fin décembre, les Chinois ne font état que de cas isolés, en petit nombre. Même le médecin héros de Wuhan. Sans compter l’influence de la mythologie chinoise et de l’histoire très sensible politiquement de la ville. Personne n’a voulu assumer de transmettre « les messages négatifs du ciel pour l’empereur » Fin décembre, les officiels chinois finissent par admettre la gravité de la situation. Le 3 janvier, le CDC (center for disease control) chinois prévient l’OMS de l’éruption du coronavirus. Mais, pendant des semaines, les Occidentaux ont regardé, les bras croisés. Seul trois pays se sont mobilisés : la Corée du Sud, Taïwan et Hong Kong.

La pénurie de masques est flagrante en France. Comment l’expliquer ?

Il serait temps de réhabiliter Roselyne Bachelot qui a été tant moquée pour sa gestion du H1N1. Il n’empêche qu’elle au ministère de la Santé a su anticiper une crise qui n’a pas eu lieu. Comme ensuite Xavier Bertrand, qui avait constitué des stocks de masques au cas où. Leurs successeurs ont géré la pénurie. Cette affaire illustre un double défaut. Celui de laisser Bercy et ses comptables gérer le pays, asphyxier nos systèmes de santé et de police et tenter de tuer notre appareil militaire. Et celui d’avoir une vision strictement bureaucratique, a fortiori en temps de crise. Des médecins comme Rémi Salomon (président de la commission médicale de l’AP-HP) ou Philippe Juvin (directeur des urgences de l’hôpital Pompidou) ont su secouer un discours lénifiant. A leurs postes de ministres, Olivier Véran ou Christophe Castaner, également. Mais l’Etat a semblé rester dans l’entre-deux, beaucoup plus que dans le « en même temps » : des restrictions de circulation mais pas de confinement strict, un autocertificat de déplacement, le paracétamol en vente limitée mais sans véritable contrôle. Le maintien du premier tour des municipales en est une autre illustration. Mais, là, c’est Emmanuel Macron qui a eu le courage d’évoquer un report et a dû céder face à l’opposition qui a crié au coup d’Etat avant de se rendre compte de l’ampleur de l’épidémie.

Ce que vous critiquez comme des demi-mesures n’est-il pas une réponse graduée afin de ne pas affoler la population ?

Sans doute faut-il de la pédagogie et du temps. Mais en avons-nous vraiment manqué pour préparer les populations ? Il faut faire confiance aux gens. Dès lors que les informations sont claires et cohérentes, on peut être très efficace

Nous n’avons pas fait assez confiance aux Chinois ?

Oui car même en admettant que la communication officielle des autorités soit sujette à caution, d’autres sources d’information, puissantes, existaient. Les publications de la recherche chinoise, abondantes, sans contrôle ni censure, des études épidémiologiques très éclairantes. Mais aussi des circuits informels. Même en pleine crise de Cuba, KGB et CIA n’avaient pas rompu les contacts… Ce que certains appellent « l’Etat profond » qui est surtout « l’Etat permanent », se parle, s’organise, quelles que soient les relations diplomatiques. Et plus la situation se tend, plus on échange.

 

 

L’euro : en baisse vis-à-vis du dollar

L’euro : en baisse vis-à-vis du dollar 

 

 

 

La baisse de l’euro constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car elle permet de redonner un peu de compétitivité à une économie dont le dynamisme patine actuellement. Pour l’année en cours, il faut espérer seulement une croissance du PIB autour de 1 % quand on peut espérer le double pour les États-Unis. Par contre, c’est une mauvaise nouvelle dans la mesure où cela va renchérir les importations. Or certains pays notamment la France compte beaucoup sur la consommation pour soutenir une croissance défaillante. Du fait du différentiel de taux de change, les importations pourraient subir des hausses (par exemple sur le pétrole et autre matières premières payés en dollars). Un renchérissement qui pourrait alors affecter un peu le pouvoir d’achat des consommateurs. L’euro a en effet chuté lundi 30 septembre face au dollar, tombant à des niveaux plus vus depuis mai 2017. Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s’échangeait à 1,0905 dollar après être descendue jusqu’à 1,0885 dollar aux alentours de 12H15 GMT.

L’inflation en Allemagne a ralenti à 1,2% en septembre sur un an contre 1,4% en août, s’éloignant de l’objectif de la Banque centrale européenne (proche de 2%), selon des chiffres provisoires de l’office fédéral des statistiques Destatis.

«Ces chiffres révèlent une inflation faible en Allemagne alors que l’économie européenne est frappée de plein fouet par les tensions commerciales. En tant que moteur de l’économie européenne et grand pays exportateur, l’Allemagne a été particulièrement affectée, ce qui pèse bien entendu sur la croissance de l’ensemble de la zone euro», note Shaun Osborne de Scotiabank.

Selon l’expert, la décision récente par la BCE de relancer son programme de rachat de dette («QE»), qui consiste à injecter de nouvelles liquidités sur le marché, plombe également la devise européenne. Mais une baisse voulue de la part de la BCE qui tente de soutenir une activité un peu défaillante en attendant le relais des politiques budgétaires notamment de la part de l’Allemagne.

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ?

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ? 

 

 

Le verrou de Bercy était une sorte de privilèges– en fait des combines– pour permettre aux gouvernements d’éviter que la justice ne s’immisce dans les très graves délits fiscaux. Une manière de ne pas trop mécontenter de très grandes entreprises qui concourent certes au développement économique mais souvent aussi au financement des partis. Normalement, ce verrou de Bercy devrait être supprimé après la décision du conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, saisi le 2 juillet 2019 par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de juger conforme à la Constitution les derniers assouplissements introduits par la loi n°2018-898 du 23 octobre 2018 concernant le « verrou de Bercy » (Décision n°2019-804 QPC du 27 septembre 2019). Notons cependant que le conseil constitutionnel a accordé à Bercy de maintenir son ancien privilège des fraudes inférieures un certain montant. Pourquoi ? Sans doute pour faciliter encore certains arrangements plus ou moins douteux

A l’origine d’un recours pour excès de pouvoir, l’Association française des entreprises privées (Afep) soutenait que les dispositions de l’article L.228 du Livre des Procédures fiscales instaurait des différences de traitement inconstitutionnelles entre les contribuables. Non soumises au contrôle a priori des Sages, le recours de l’Afep sur ces dispositions illustre une préoccupation grandissante des acteurs économiques sur la future pénalisation des contrôles fiscaux à venir. Pour mémoire, l’article susvisé, dans sa rédaction résultant de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude fiscale, instaure un mécanisme de transmission automatique au Parquet des infractions fiscales les plus graves.

Pour les autres infractions, le verrou de Bercy demeure, l’administration fiscale conservant l’opportunité des poursuites (après avis de la Commission des infractions fiscales) pénales par le biais du dépôt d’une plainte.

Seront ainsi concernées par une transmission automatique au Parquet, les affaires remplissant deux critères cumulatifs (i) le montant des droits éludés excédant 100 000 euros (ii) l’application de pénalités de 100 % ou 80 % (en cas notamment d’abus de droit, manœuvres frauduleuses ou activité occulte), et 40 % en cas de récidive (notamment en cas de manquement délibéré).

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement (Nicolas Hasard)

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement  (Nicolas Hasard)

 

Dans une interview de la Tribune, Nicolas Hazard, Fondateur du fonds INCO qui accompagne les projets green innovants souligne le rôle de la tech pour l’environnement mais aussi ses limites.

 

 

Le prochain Marseille City Life a pour thème général « Tech et zéro carbone ». Doit-on considérer que l’équation est utopique ou au contraire, tout à fait compatible ?

Nicolas Hasard – Je la pense compatible, mais je pense aussi que la notion du sauveur providentiel est celle qui aujourd’hui fait le plus de mal à l’humanité. Il flagrant de constater par exemple, particulièrement outre-Atlantique, à quel point sont nombreux ceux qui croient en un Christ Sauveur, qui viendra nous secourir de l’apocalypse annoncée. À notre époque, ce Christ, cette croyance, s’appelle la technologie. On se raccroche aujourd’hui à elle, à sa puissance créatrice, elle qui nous accompagne tous les jours et qui a profondément transformé nos vies. C’est objectivement un levier exceptionnel. Pourtant, il n’y a aucune certitude qu’il réussisse à nous sauver, mais l’on s’y complaît, en pensant que de toute façon le progrès technologique nous sauvera in fine de toutes nos turpitudes.

Les solutions innovantes – notamment celles qui utilisent l’hydrogène par exemple – sont mises au point par des startups, c’est-à-dire par de petites structures, certes agiles mais qui n’ont pas autant les moyens de diffusion que les grands groupes. Comment faire pour que les initiatives isolées mais vertueuses soient reprises à grande échelle ?

Dans notre incubateur INCOPLEX Green Sud à Marseille, nous accompagnons une start-up bien connue ici, Hysilabs, qui a le potentiel pour révolutionner cette source d’énergie exceptionnelle qu’est l’hydrogène, notamment en facilitant son transport. Pour que ce type d’initiative change d’échelle, il faut la connecter à un écosystème d’investisseurs et surtout de grands groupes industriels qui seront en mesure de lui permettre d’expérimenter ses solutions et de les mettre sur le marché. L’open innovation, c’est-à-dire l’innovation ouverte qui mets en relation start-ups et grandes entreprises, c’est le modèle que nous prônons au sein nos incubateurs, car il permet aux start-up de frotter leurs innovations aux réalités des attentes des grands acteurs économiques. Nous appliquons les mêmes principes dans notre incubateur dédié à la prévention santé, le Prevent2Care Lab, basé ici à Marseille chez Kedge BS.

Dans votre dernier ouvrage « Appel à la guerilla mondiale » vous incitez chaque citoyen à devenir un guerillero et à « hacker » le système. Pourquoi si le zéro carbone semble être la préoccupation de tous, n’arrive-t-on pas à véritablement modifier les habitudes ?

Il existe sans doute mille raisons qui peuvent expliquer pourquoi nous sommes si inconscients et inconsistants face à l’énorme défi environnemental et à quel point nous avons la capacité à répéter les mêmes erreurs que les civilisations qui nous ont précédées, dont certaines ont dilapidé leur capital naturel, et ont été balayées. Il faut changer de modèle de façon radicale et l’une des solutions c’est aller vers la smart city, certes, mais plus encore, vers le « smart country ». C’est-à-dire vers une déconcentration, une relocalisation, une restitution du « pouvoir vivre » à tous les territoires urbain et ruraux. Il faudrait à nouveau que chaque territoire se considère davantage comme un archipel indépendant. En matière d’énergie, de mobilité, d’urbanisme, d’agriculture : c’est à l’échelle locale que les alternatives s’élaborent, que les acteurs publics et privés transforment en profondeur le développement économique et la façon dont nous consommons.

 

Pesticides: une distance minimale ridicule vis-à-vis des habitations

Pesticides: une distance minimale ridicule vis-à-vis des  habitations

 Le gouvernement n’a sans doute pas peur du ridicule en prenant un arrêté qui impose une distance de 5 à 10 m entre les champs traités et les habitations. On sait que certains maires réclamaient une distance de 100 à 150 m. On peut voir dans cette de décision toute la contradiction qu’il y a entre les discours grandiloquents du gouvernement sur l’environnement et les mesures concrètes prises. La puissance d’émission des pour les pesticides et autres produits chimiques contamine forcément les espaces voisins jusqu’à des dizaines de mètres. Il suffit pour s’en rendre compte de résider par exemple à proximité de vignes ou de pommiers, les cultures qui subissent le plus de traitements,  pour savoir que cette distance de 5  à 10 m est inefficace. 

Dans un décret  en vigueur au 1er janvier 2020, l’exécutif a donc décidé de fixer une distance minimale nationale entre les champs sous pesticides et les habitations ou les écoles. Elle sera de 5 mètres pour ceux de culture basse (légumes) et de 10 mètres pour ceux de culture haute (céréales, arbres fruitiers…). Le gouvernement dit s’appuyer sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).Le militant écologiste Yann Arthus-Bertrand, fondateur et président de la fondation « GoodPlanet », a violemment réagi sur  BFM à l’annonce de la publication de ce décret: 

« J’ai l’impression que c’est un poisson d’avril. Je ne peux pas croire qu’aujourd’hui les lobbies soient plus forts que la santé de la population et que la santé publique. C’est même insultant pour les gens qui se battent depuis si longtemps contre les pesticides. Je n’en reviens pas. Je suis atterré par ce que j’entends. Après avoir entendu ce qu’a dit le président Macron sur les conséquences sur la santé de l’épandage des pesticides et voir qu’il prend ces arrêtés, je n’y crois pas ». 

Le photographe de 73 ans a également souligné que « la France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides en Europe ».

« Emmanuel Macron est en train de passer à côté de quelque chose de très important pour devenir un grand président. C’est ridicule! », a-t-il ajouté.

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

 

 

 

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue. A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

Télé info continue : la complaisance intolérable vis-à-vis du pouvoir dans le grand débat

Télé info continue : la complaisance intolérable vis-à-vis du pouvoir dans le grand débat

Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leur caméra pendant des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyse socio économique tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis entre (avec cependant quand même quelques gilets jaunes)  éventuellement applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.

 

Sarkozy : pédale douce vis-à-vis de Macron….en attendant les procès

Sarkozy : pédale douce vis-à-vis de Macron….en attendant les procès

 

Il est pour le moins surprenant que l’agité Sarkozy manifeste une telle bienveillance à l’égard pouvoir en place et de Macron en particulier. On aura noté que depuis l’élection présidentielle, Sarkozy s’est montré particulièrement discret pour ne pas dire absent dans les débats concernant la politique du gouvernement. Cette fois il va même un peu plus loin, c’est limites faux-cul puisqu’il demande du temps au temps pour ne pas critiquer prématurément Macron. Sans doute Sarkozy attend-t-il en échange de sa mansuétude une attitude plus conciliante des autorités judiciaires quant aux suites à donner aux différentes affaires politico financières dans lesquelless il est impliqué. Il suffirait que de part et d’autre,  on sollicite la procédure pour faire traîner en longueur ce type d’affaires qui souvent finit en eau de boudin avec le temps.  .  »Je ne suis plus dans le combat politique. Je sais combien il est difficile de satisfaire toutes les attentes nées d’une élection. Je m’abstiendrai donc de le critiquer. J’observe d’ailleurs qu’en matière de critiques il semble servi… Et c’est si facile de détruire », a-t-il dit. « Donnons-lui le temps. Les Français s’exprimeront lors des prochaines échéances électorales, a ajouté Nicolas Sarkozy, assurant souhaiter « le meilleur pour notre pays ». . Cette déclaration dans le Point  intrevient quelques jours après la confirmation par la Cour d’appel de Paris de son renvoi devant un tribunal pour les dérapages financiers de sa campagne de 2012 dans l’affaire dite « Bygmalion ». Son avocat va former un pourvoi en cassation. L’ancien hôte de l’Élysée est également mis en cause dans d’autres dossiers : il est mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens » dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007.

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

 

Beaucoup ont été surpris par l’annonce de Gérard Collomb de quitter le ministère de l’intérieur et son intention de briguer à nouveau la mairie de Lyon lors des municipales de 2020. En fait,  il y a déjà un moment que le différend s’est installé entre Macron et Gérard Collomb. En clair, Gérard Collomb reproche à Macron de se comporter en monarque républicain et d’être complètement insensible à toute critique. Le ministre de l’intérieur à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes que révèle la dépêche du Midi a souligné le fait que le président avait tendance à s’isoler de plus en plus et que ceux  qui osaient lui parler franchement étaient de moins en moins nombreux. La tendance générale pour  la plupart des courtisans est de se prosterner  devant Macron. Une attaque évidemment sévère vis-à-vis du chef d’État qui perd ainsi l’un de ses premiers soutiens de poids. Des propos qui confirment en tous cas l’isolement du pouvoir jupitérien face aux réalités économiques et sociales et expliquent les dérapages verbaux d’un président un peu hors-sol. . «Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début: Ferrand, Castaner, Griveaux et moi… D’ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s’isoler, car par nature l’Élysée isole», a-t-il confié. Le verbatim a été confirmé au Figaro par un proche. Selon Gérard Collomb, le rapport que le chef de l’État entretient avec le pouvoir l’a conduit à commettre plusieurs erreurs depuis son élection. Il lui reproche notamment son «langage choc», dont il a choisi de faire une marque de fabrique. «Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la “start-up nation”, ils ne s’y reconnaissent pas…», assenait-il.

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

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