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L’euro : en baisse vis-à-vis du dollar

L’euro : en baisse vis-à-vis du dollar 

 

 

 

La baisse de l’euro constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car elle permet de redonner un peu de compétitivité à une économie dont le dynamisme patine actuellement. Pour l’année en cours, il faut espérer seulement une croissance du PIB autour de 1 % quand on peut espérer le double pour les États-Unis. Par contre, c’est une mauvaise nouvelle dans la mesure où cela va renchérir les importations. Or certains pays notamment la France compte beaucoup sur la consommation pour soutenir une croissance défaillante. Du fait du différentiel de taux de change, les importations pourraient subir des hausses (par exemple sur le pétrole et autre matières premières payés en dollars). Un renchérissement qui pourrait alors affecter un peu le pouvoir d’achat des consommateurs. L’euro a en effet chuté lundi 30 septembre face au dollar, tombant à des niveaux plus vus depuis mai 2017. Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne s’échangeait à 1,0905 dollar après être descendue jusqu’à 1,0885 dollar aux alentours de 12H15 GMT.

L’inflation en Allemagne a ralenti à 1,2% en septembre sur un an contre 1,4% en août, s’éloignant de l’objectif de la Banque centrale européenne (proche de 2%), selon des chiffres provisoires de l’office fédéral des statistiques Destatis.

«Ces chiffres révèlent une inflation faible en Allemagne alors que l’économie européenne est frappée de plein fouet par les tensions commerciales. En tant que moteur de l’économie européenne et grand pays exportateur, l’Allemagne a été particulièrement affectée, ce qui pèse bien entendu sur la croissance de l’ensemble de la zone euro», note Shaun Osborne de Scotiabank.

Selon l’expert, la décision récente par la BCE de relancer son programme de rachat de dette («QE»), qui consiste à injecter de nouvelles liquidités sur le marché, plombe également la devise européenne. Mais une baisse voulue de la part de la BCE qui tente de soutenir une activité un peu défaillante en attendant le relais des politiques budgétaires notamment de la part de l’Allemagne.

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ?

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ? 

 

 

Le verrou de Bercy était une sorte de privilèges– en fait des combines– pour permettre aux gouvernements d’éviter que la justice ne s’immisce dans les très graves délits fiscaux. Une manière de ne pas trop mécontenter de très grandes entreprises qui concourent certes au développement économique mais souvent aussi au financement des partis. Normalement, ce verrou de Bercy devrait être supprimé après la décision du conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, saisi le 2 juillet 2019 par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de juger conforme à la Constitution les derniers assouplissements introduits par la loi n°2018-898 du 23 octobre 2018 concernant le « verrou de Bercy » (Décision n°2019-804 QPC du 27 septembre 2019). Notons cependant que le conseil constitutionnel a accordé à Bercy de maintenir son ancien privilège des fraudes inférieures un certain montant. Pourquoi ? Sans doute pour faciliter encore certains arrangements plus ou moins douteux

A l’origine d’un recours pour excès de pouvoir, l’Association française des entreprises privées (Afep) soutenait que les dispositions de l’article L.228 du Livre des Procédures fiscales instaurait des différences de traitement inconstitutionnelles entre les contribuables. Non soumises au contrôle a priori des Sages, le recours de l’Afep sur ces dispositions illustre une préoccupation grandissante des acteurs économiques sur la future pénalisation des contrôles fiscaux à venir. Pour mémoire, l’article susvisé, dans sa rédaction résultant de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude fiscale, instaure un mécanisme de transmission automatique au Parquet des infractions fiscales les plus graves.

Pour les autres infractions, le verrou de Bercy demeure, l’administration fiscale conservant l’opportunité des poursuites (après avis de la Commission des infractions fiscales) pénales par le biais du dépôt d’une plainte.

Seront ainsi concernées par une transmission automatique au Parquet, les affaires remplissant deux critères cumulatifs (i) le montant des droits éludés excédant 100 000 euros (ii) l’application de pénalités de 100 % ou 80 % (en cas notamment d’abus de droit, manœuvres frauduleuses ou activité occulte), et 40 % en cas de récidive (notamment en cas de manquement délibéré).

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement (Nicolas Hasard)

Limites de la tech vis-à-vis de l’environnement  (Nicolas Hasard)

 

Dans une interview de la Tribune, Nicolas Hazard, Fondateur du fonds INCO qui accompagne les projets green innovants souligne le rôle de la tech pour l’environnement mais aussi ses limites.

 

 

Le prochain Marseille City Life a pour thème général « Tech et zéro carbone ». Doit-on considérer que l’équation est utopique ou au contraire, tout à fait compatible ?

Nicolas Hasard – Je la pense compatible, mais je pense aussi que la notion du sauveur providentiel est celle qui aujourd’hui fait le plus de mal à l’humanité. Il flagrant de constater par exemple, particulièrement outre-Atlantique, à quel point sont nombreux ceux qui croient en un Christ Sauveur, qui viendra nous secourir de l’apocalypse annoncée. À notre époque, ce Christ, cette croyance, s’appelle la technologie. On se raccroche aujourd’hui à elle, à sa puissance créatrice, elle qui nous accompagne tous les jours et qui a profondément transformé nos vies. C’est objectivement un levier exceptionnel. Pourtant, il n’y a aucune certitude qu’il réussisse à nous sauver, mais l’on s’y complaît, en pensant que de toute façon le progrès technologique nous sauvera in fine de toutes nos turpitudes.

Les solutions innovantes – notamment celles qui utilisent l’hydrogène par exemple – sont mises au point par des startups, c’est-à-dire par de petites structures, certes agiles mais qui n’ont pas autant les moyens de diffusion que les grands groupes. Comment faire pour que les initiatives isolées mais vertueuses soient reprises à grande échelle ?

Dans notre incubateur INCOPLEX Green Sud à Marseille, nous accompagnons une start-up bien connue ici, Hysilabs, qui a le potentiel pour révolutionner cette source d’énergie exceptionnelle qu’est l’hydrogène, notamment en facilitant son transport. Pour que ce type d’initiative change d’échelle, il faut la connecter à un écosystème d’investisseurs et surtout de grands groupes industriels qui seront en mesure de lui permettre d’expérimenter ses solutions et de les mettre sur le marché. L’open innovation, c’est-à-dire l’innovation ouverte qui mets en relation start-ups et grandes entreprises, c’est le modèle que nous prônons au sein nos incubateurs, car il permet aux start-up de frotter leurs innovations aux réalités des attentes des grands acteurs économiques. Nous appliquons les mêmes principes dans notre incubateur dédié à la prévention santé, le Prevent2Care Lab, basé ici à Marseille chez Kedge BS.

Dans votre dernier ouvrage « Appel à la guerilla mondiale » vous incitez chaque citoyen à devenir un guerillero et à « hacker » le système. Pourquoi si le zéro carbone semble être la préoccupation de tous, n’arrive-t-on pas à véritablement modifier les habitudes ?

Il existe sans doute mille raisons qui peuvent expliquer pourquoi nous sommes si inconscients et inconsistants face à l’énorme défi environnemental et à quel point nous avons la capacité à répéter les mêmes erreurs que les civilisations qui nous ont précédées, dont certaines ont dilapidé leur capital naturel, et ont été balayées. Il faut changer de modèle de façon radicale et l’une des solutions c’est aller vers la smart city, certes, mais plus encore, vers le « smart country ». C’est-à-dire vers une déconcentration, une relocalisation, une restitution du « pouvoir vivre » à tous les territoires urbain et ruraux. Il faudrait à nouveau que chaque territoire se considère davantage comme un archipel indépendant. En matière d’énergie, de mobilité, d’urbanisme, d’agriculture : c’est à l’échelle locale que les alternatives s’élaborent, que les acteurs publics et privés transforment en profondeur le développement économique et la façon dont nous consommons.

 

Pesticides: une distance minimale ridicule vis-à-vis des habitations

Pesticides: une distance minimale ridicule vis-à-vis des  habitations

 Le gouvernement n’a sans doute pas peur du ridicule en prenant un arrêté qui impose une distance de 5 à 10 m entre les champs traités et les habitations. On sait que certains maires réclamaient une distance de 100 à 150 m. On peut voir dans cette de décision toute la contradiction qu’il y a entre les discours grandiloquents du gouvernement sur l’environnement et les mesures concrètes prises. La puissance d’émission des pour les pesticides et autres produits chimiques contamine forcément les espaces voisins jusqu’à des dizaines de mètres. Il suffit pour s’en rendre compte de résider par exemple à proximité de vignes ou de pommiers, les cultures qui subissent le plus de traitements,  pour savoir que cette distance de 5  à 10 m est inefficace. 

Dans un décret  en vigueur au 1er janvier 2020, l’exécutif a donc décidé de fixer une distance minimale nationale entre les champs sous pesticides et les habitations ou les écoles. Elle sera de 5 mètres pour ceux de culture basse (légumes) et de 10 mètres pour ceux de culture haute (céréales, arbres fruitiers…). Le gouvernement dit s’appuyer sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).Le militant écologiste Yann Arthus-Bertrand, fondateur et président de la fondation « GoodPlanet », a violemment réagi sur  BFM à l’annonce de la publication de ce décret: 

« J’ai l’impression que c’est un poisson d’avril. Je ne peux pas croire qu’aujourd’hui les lobbies soient plus forts que la santé de la population et que la santé publique. C’est même insultant pour les gens qui se battent depuis si longtemps contre les pesticides. Je n’en reviens pas. Je suis atterré par ce que j’entends. Après avoir entendu ce qu’a dit le président Macron sur les conséquences sur la santé de l’épandage des pesticides et voir qu’il prend ces arrêtés, je n’y crois pas ». 

Le photographe de 73 ans a également souligné que « la France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides en Europe ».

« Emmanuel Macron est en train de passer à côté de quelque chose de très important pour devenir un grand président. C’est ridicule! », a-t-il ajouté.

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

 

 

 

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue. A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

Télé info continue : la complaisance intolérable vis-à-vis du pouvoir dans le grand débat

Télé info continue : la complaisance intolérable vis-à-vis du pouvoir dans le grand débat

Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leur caméra pendant des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyse socio économique tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis entre (avec cependant quand même quelques gilets jaunes)  éventuellement applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.

 

Sarkozy : pédale douce vis-à-vis de Macron….en attendant les procès

Sarkozy : pédale douce vis-à-vis de Macron….en attendant les procès

 

Il est pour le moins surprenant que l’agité Sarkozy manifeste une telle bienveillance à l’égard pouvoir en place et de Macron en particulier. On aura noté que depuis l’élection présidentielle, Sarkozy s’est montré particulièrement discret pour ne pas dire absent dans les débats concernant la politique du gouvernement. Cette fois il va même un peu plus loin, c’est limites faux-cul puisqu’il demande du temps au temps pour ne pas critiquer prématurément Macron. Sans doute Sarkozy attend-t-il en échange de sa mansuétude une attitude plus conciliante des autorités judiciaires quant aux suites à donner aux différentes affaires politico financières dans lesquelless il est impliqué. Il suffirait que de part et d’autre,  on sollicite la procédure pour faire traîner en longueur ce type d’affaires qui souvent finit en eau de boudin avec le temps.  .  »Je ne suis plus dans le combat politique. Je sais combien il est difficile de satisfaire toutes les attentes nées d’une élection. Je m’abstiendrai donc de le critiquer. J’observe d’ailleurs qu’en matière de critiques il semble servi… Et c’est si facile de détruire », a-t-il dit. « Donnons-lui le temps. Les Français s’exprimeront lors des prochaines échéances électorales, a ajouté Nicolas Sarkozy, assurant souhaiter « le meilleur pour notre pays ». . Cette déclaration dans le Point  intrevient quelques jours après la confirmation par la Cour d’appel de Paris de son renvoi devant un tribunal pour les dérapages financiers de sa campagne de 2012 dans l’affaire dite « Bygmalion ». Son avocat va former un pourvoi en cassation. L’ancien hôte de l’Élysée est également mis en cause dans d’autres dossiers : il est mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens » dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007.

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

 

Beaucoup ont été surpris par l’annonce de Gérard Collomb de quitter le ministère de l’intérieur et son intention de briguer à nouveau la mairie de Lyon lors des municipales de 2020. En fait,  il y a déjà un moment que le différend s’est installé entre Macron et Gérard Collomb. En clair, Gérard Collomb reproche à Macron de se comporter en monarque républicain et d’être complètement insensible à toute critique. Le ministre de l’intérieur à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes que révèle la dépêche du Midi a souligné le fait que le président avait tendance à s’isoler de plus en plus et que ceux  qui osaient lui parler franchement étaient de moins en moins nombreux. La tendance générale pour  la plupart des courtisans est de se prosterner  devant Macron. Une attaque évidemment sévère vis-à-vis du chef d’État qui perd ainsi l’un de ses premiers soutiens de poids. Des propos qui confirment en tous cas l’isolement du pouvoir jupitérien face aux réalités économiques et sociales et expliquent les dérapages verbaux d’un président un peu hors-sol. . «Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début: Ferrand, Castaner, Griveaux et moi… D’ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s’isoler, car par nature l’Élysée isole», a-t-il confié. Le verbatim a été confirmé au Figaro par un proche. Selon Gérard Collomb, le rapport que le chef de l’État entretient avec le pouvoir l’a conduit à commettre plusieurs erreurs depuis son élection. Il lui reproche notamment son «langage choc», dont il a choisi de faire une marque de fabrique. «Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la “start-up nation”, ils ne s’y reconnaissent pas…», assenait-il.

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

 

D’une certaine manière Macron aura réussi l’exploit de refaire l’union syndicales entre les radicaux et les réformistes. Depuis de nombreuses années, les syndicats corpos et radicaux ignoraient les syndicats réformistes. Pratiquement aucune position commune sur les grandes revendications nationales et aucun mouvement en commun. La guerre en particulier entre la CGT et la CFDT interdisait tout rapprochement. Or du fait de certaines mesures  très mal calibrées (fiscalité du début d’année, CSG retraité, de décisions  un peu à la va vite (justice, prison, agriculture, fonctionnaires et bien sûr SNCF), Macron et son gouvernemenet ont réussi à recréer un front syndical commun ; le président de la république a surtout montré son dédain de la concertation et ignoré notamment la CFDT syndicat qui en matière dévolution structurelle s’est toujours montré ouvert et très constructif.  Sur les ASSEDIC, le code du travail ou la formation permanente Macron a également négligé les observations des syndicats réformistes (aujourd’hui pourtant majoritaires dans le pays°, la CFDT étant le premier syndicat dans la privé).  D’où la colère de Laurent Berger qui n’admet pas qu’on marche sur le ventre des organisations. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a  donc défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. “Il reste dix jours pour discuter et montrer que les réunions et les concertations sont utiles pour les cheminots”, a-t-il ajouté à l’intention de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui mène ces consultations.

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

 

 

Il n’est pas certain que les jeunes agriculteurs aient été convaincus par le discours très général du président de la république lors de la réception à l’Elysée. Cette “réception”, perçue comme “un coup de com.’” par certains agriculteurs, s‘est tenue au lendemain d‘une journée de mobilisation nationale organisée à l‘appel de la FNSEA, premier syndicat agricole, et des Jeunes Agriculteurs (JA) qui s‘inquiètent du traité de libre échange entre l‘Union européenne et le Mercosur, actuellement en négociation. Les éleveurs redoutent l‘arrivée massive de produits sud-américains sur le marché européen qui constituerait selon eux une concurrence déloyale. “Il y a beaucoup de contre-vérités sur ce sujet”, a estimé Emmanuel Macron. “Il n‘y aura aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, sanitaires à travers cette négociation. Il n‘y aura jamais de bœufs aux hormones en France.”Peu- être pas mais du bœuf aux hormones mais  nourri avec du fourrage bourré de pesticides, protéines douteuses et soja génétiquement modifié. Bref de la viande encore davantage dopée aux cocktails chimiques.  Et encore plus productive que des poulets prêts à consommer en cinquante jours au lieu de cent cinquante dans les années 50, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait par an au lieu de 2 000, des poules qui pondent 250 œufs par an contre 130 dans les années 20. Au cœur de cette évolution, les progrès de la génétique, mais aussi une alimentation dopée en protéines. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux bœufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l’extraction de l’huile contenues dans les graines de soja, de tournesol ou de colza aux OGM. On voit ma Dans les systèmes intensifs de l’ouest de la France, ce taux atteint 25 % pour les vaches laitières.  Des performances déjà obtenue en France et qui seront dépassées avec les importations du Mercosur qui bénéficie en outre de conditions de concurrence inégales en matière sociales et fiscale. , le chef de l‘Etat a assuré que la “clause de sauvegarde”, qui permet de suspendre l‘application de l‘accord si un “marché est déstabilisé” et si “des prix sont bousculés”, restait une ligne rouge. le chef de l‘Etat a également annoncé l‘instauration de “verrous réglementaires” pour l’achat de terres par des étrangers comme les chinois.  Le chef de l‘Etat a une nouvelle fois assuré que les agriculteurs exclus  seraient accompagnés financièrement le temps de la transition. Bref les jeunes agriculteurs restent septiques quant aux intentions de Macron qui a fait un discours très littéraires pratiquement sans chiffre.  Selon le ministère de l’Agriculture, le revenu moyen d’un agriculteur a chuté de 29 % pour s’établir à 18.300 euros par an en 2016 en France

Wauquiez : « excessif vis-à-vis de Macron » (Larcher)

Wauquiez : « excessif vis-à-vis de Macron » (Larcher)

 

 

Les commentaires sur Macron rapportés par le JDD, totalement assumés par Wauquiez, ont été critiqués par certains dans les rangs de la droite. Dominique Bussereau, président LR du conseil départemental de Charente-Maritime, a blâmé des «propos très excessifs». Le président de l’Assemblée des départements de France pense aussi que la tonalité du discours wauquéziste aura un impact négatif sur l’élection en  décembre. De son coté, le président du Sénat Gérard Larcher, aurait exprimé directement jeudi auprès de Laurent Wauquiez, des réserves sur le choix de certains propos jugés «excessifs» tenus dans le JDD à l’égard du président de la République. Pourtant, dans l’entourage de Laurent Wauquiez, on s’avoue «surpris» après avoir lu un tel récit dans la presse. «Ils se sont bien vus jeudi mais Gérard Larcher ne lui a jamais dit ça. À partir du moment où cela n’a pas existé, il ne peut rien en dire, mais si de tels propos lui avaient été tenus, Laurent Wauquiez les aurait volontiers commentés», explique un proche du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans l’entourage de Larcher, on nuance aussi la teneur de l’échange entre les deux hommes, en expliquant que cet échange n’avait pas de visée polémique ou critique, mais qu’il s’agissait pour le président du Sénat de souligner que le ton employé par le candidat favori dans la course à la présidence de LR lui semblait inapproprié. Laurent Wauquiez a suscité de vives réactions après ses propos tenus dans le JDD , dimanche dernier. Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait dénoncé «l’inconsistance idéologique» du chef de l’État. «Ce qui me frappe chez lui, c’est le désert de l’âme. Il n’est porté que par un seul projet: lui-même», avait-il critiqué dans un texte acerbe où il avait également fustigé «le plus parisien des présidents qu’on n’ait jamais eus… hanté par une haine de la province.» En campagne pour la présidence de LR, Wauquiez veut incarner la première opposition du pays. Il sait aussi que pour décrocher le siège à la tête des Républicains, il doit tenir un discours musclé pour convaincre le cœur électoral des adhérents LR.

 

 

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Au-delà des équilibres voulus par le président de la république, le dernier remaniement remet sérieusement à leur place les ministres afin de leur signifier qu’ils sont là pour mettre en œuvre les orientations d’Emmanuel Macon. Certes le président de la république a conservé quelques rares politiques mais pour l’essentiel la plupart des ministres sont à peu près des inconnus en tout cas pas des personnalités dont les egos et les ambitions ne peuvent pour l’ instant se mettre en travers des orientations présidentielles. Macron a surtout choisi des professionnels et des techniciens, en général des ministres très pointus dans leur domaine respectif mais dans le poids politique est très faible. Bien entendu on a respecté les dosages et les équilibres à savoir le nombre de femmes par rapport au nombre d’hommes, les sensibilités politiques entre personnalités de droite de gauche et du centre, les soutiens « d’en marche » de la première heure et les autres. Mais le plus important n’est pas là. L’éviction de gros calibres surtout de Bayrou signifie que les ministres doivent rester à leur place, se concentrer uniquement sur la mise en œuvre efficace des orientations du président de la république et surtout se montrer humbles, très discrets et solidaires. Une exigence de Macron tout autant que du Premier ministre. C’est aussi sans doute un avertissement à Hulot (auquel on a collé un secrétaire d’Etat), personnalité atypique et relativement incontrôlable qui forcément se trouvera en contradiction avec les orientations  réelles de la transition énergétique qui sont en totale opposition avec ce qu’a décidé sur le papier Ségolène Royal. La nouvelle composition du gouvernement confirme que le vrai patron est le président de la république et que ce dernier attend des résultats du travail de ses ministres et non des effets de manches médiatiques. En choisissant surtout des techniciens et les personnalités presque inconnues Macron s’assurent par avance de leur fidélité et réunit les conditions pour éviter des dérapages politiques.

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

 

Une nouvelle fois le comité politique des républicains qui devait clarifier la situation de crise provoquée par Fillon a adopté  une position de faux-culs et de manière unanime en plus ;  le comité politique soutient la candidature de Fillon qu’il critiquait la veille. (Comme lors de la dernière révolte contre Fillon). On peut imaginer qu’en fonction des sondages qui nécessairement seront de plus en plus mauvais dans les jours à venir que ce comité sera encore appelé à se réunir. La réalité,  c’est que ce comité composé de seconds couteaux sans réelle envergure nationale ne dispose d’aucune autorité pour imposer quoi que ce soit ni à Fillon, ni Juppé, ni à Sarkozy ou d’autres. Ces seconds couteaux passent surtout leur temps à se neutraliser pour éviter la mainmise d’un courant ou d’une personnalité sur le parti. « François Fillon a confirmé devant le comité politique des Républicains sa candidature à l’élection présidentielle », a déclaré son président, Gérard Larcher, un expert en dialectique de faux-culs qui sait élever le ton pour masquer l’insignifiance et les contradictions  de sa posture. L’exemple même de la théâtralisation de la parole politique dont la forme et l’ambiguïté tuent  le fond. Bref, une nouvelle fois comité politique lamentable qui s’est couché  devant la difficulté « Le comité politique, après un large échange, a renouvelé à l’unanimité son soutien à François Fillon et s’engage à oeuvrer au rassemblement des familles politiques de la droite et du centre autour de lui et du projet qu’il porte pour le redressement national. François Fillon a indiqué qu’il prendrait des initiatives pour porter ensemble nos valeurs. Les Républicains sont donc rassemblés et déterminés autour de François Fillon », a-t-il ajouté à l’issue de la réunion. » A encore indiqué l’inénarrable Gérard Larcher. Le candidat de la droite et du centre s’est prévalu devant le comité politique du succès de la manifestation de soutien qui s’est déroulée dimanche à Paris au Trocadéro. Ceux servant du renoncement de Juppé Fillon s’est efforcé de démontrer qu’aucun plan B n’était envisageable. Effectivement de son côté Juppé avait été clair et ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer l’immaturité politique de son propre parti. « Je ne suis (…) pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur et c’est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République », a dit le maire de Bordeaux lors d’une déclaration marquée par la gravité. « C’est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s’ils souhaitent me rencontrer », a-t-il ajouté en se livrant à une charge contre « l’obstination » de François Fillon que la « dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique [ont] conduit dans une impasse ». « Je le répète : pour moi il est trop tard, il n’est évidemment pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France », a-t-il conclu sans dire qui, selon lui, devrait porter « les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines ». Juppé qui s’est fortement étonné du soutien soudains de nombre de responsables qui hier l’avaient démoli.

Centrale Hinkley Point : OK des Britanniques mais méfiance vis-à-vis des Chinois

Centrale Hinkley Point : OK des Britanniques mais méfiance vis-à-vis des Chinois

 

La Grande-Bretagne se prononce en faveur de la centrale nucléaire mais exige que la France reste actionnaire de cette construction car elle se méfie des Chinois. Et pour cause l’éclatement d’une bulle financière n’est pas à exclure en Chine compte  tenu d’une part de l’endettement généralisé aussi du très net tassement économique. Reste à savoir si EDF sur endettée a les reins assez solides pour assumer les risques d’une construction très coûteuse. La Première ministre britannique Theresa May a bien donné jeudi son feu vert à la construction par EDF d’une centrale nucléaire à Hinkley Point, un projet de 18 milliards de livres sterling (21,2 milliards d’euros) financé en partie par des capitaux chinois. Le gouvernement britannique a précisé dans un communiqué que son aval à la construction de deux réacteurs de type EPR dans le sud-ouest de l’Angleterre était assorti de nouvelles conditions qui lui permettent notamment d’intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d’EDF. Les autres termes des accords précédemment signés sont inchangés et EDF détiendra comme prévu 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investira 6 milliards de livres pour en acquérir 33,5%. « La principale demande du gouvernement britannique était qu’EDF reste actionnaire du projet pendant toute la durée de construction, c’est-à-dire qu’il ne vende pas aux Chinois », a dit source au fait du dossier. « Ensuite, Londres bénéficiera d’un droit de veto, d’une ‘golden share’, en cas de cession pendant la durée d’exploitation. » Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a indiqué que le capital d’Hinkley Point pourrait un jour évoluer mais que l’électricien public français en resterait l’actionnaire de contrôle. « Peut-être un jour, mais ce n’est pas l’ordre du jour, il y aura des évolutions (…) Aujourd’hui, nous ne sommes pas à la recherche d’investisseurs tiers sur le sujet », a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique. Le gouvernement britannique a pour sa part évoqué une « action spéciale » dans tous les futurs projets nucléaires, qui imposera son aval à des ventes de participations significatives, estimant ainsi que le nouveau cadre garantira la « sécurité nationale » en cas d’investissements étrangers dans des infrastructures. Londres, qui n’a pas mentionné CGN dans son communiqué, a précisé que le nouveau cadre juridique serait confirmé dans un « échange de lettres » avec EDF, qui « se réjouit » pour sa part du feu vert au projet et confirme l’engagement de « son partenaire de longue date » chinois. Reste que le groupe EDF n’a pas encore apaisé toutes les craintes d’une partie de son conseil d’administration et des analystes financiers sur sa capacité à mener un bien un projet dont il devra aussi supporter le poids sur sa dette. L’agence de notation Moody’s a redit jeudi que le projet Hinkley point, du fait de son ampleur et de sa complexité, était de nature à détériorer le profil de risque à la fois commercial et financier d’EDF. EDF estime le taux de rentabilité prévisionnel (TRI) d’Hinkley Point à environ 9% sur l’ensemble de la durée du projet. Reste de que la rentabilité d’un projet aussi considérable peut-être remise en cause,  comme souvent, en cas de dérive des coûts de construction

(Avec Reuters)

Les Français prudents vis-à-vis de la redistribution

Les Français prudents vis-à-vis de la redistribution

Un sondage Elabe  montre que les Français sont très partagés en matière de redistribution de la richesse. Une redistribution décidée par François Hollande dans la perspective évidemment de la campagne électorale pour 2017. Les réticences de cette distribution peuvent s’expliquer par le fait que nombre de Français ne sont pas encore persuadés que la situation économique et sociale s’améliore réellement que » ça va mieux » comme dirait Hollande. Pour en être convaincu ils veulent sans doute voir la preuve matérielle locale de cette amélioration notamment en matière d’emploi. Inversement presque autant de français se prononcent  en faveur de cette redistribution non pas tellement qu’ils soient persuadés des progrès économiques mais parce que sans doute il conteste à la fois l’intérêt de la relative rigueur budgétaire tout autant que les inégalités. Du coup il est bien difficile d’interpréter les résultats de ce type de consultation. Il est par ailleurs sans doute prématuré de s’interroger sur les conditions de redistribution d’une richesse encore hypothétique. Revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, prime aux enseignants du primaire, aide aux agriculteurs, perspective d’un geste fiscal pour les ménages modestes… Pour François Hollande, cela ne fait plus de doute : après l’effort, voici venu le temps du réconfort. Une façon pour le chef de l’Etat de démontrer que « ça va mieux » en France, comme il ne cesse de l’affirmer depuis mi-avril. Et de se placer dans la perspective de la présidentielle de 2017. Reste encore à convaincre les Français. Et, pour l’heure, cette stratégie semble fortement les diviser. Entre redistribution et rigueur budgétaire, c’est en effet une France coupée en deux que dépeint un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne. Interrogés sur la priorité budgétaire du gouvernement pour les prochains mois, 50% des sondés plaident pour « une redistribution des fruits de la croissance » et 49 % pour une « poursuite des efforts (…) pour réduire la dette et les déficits ». Au vu du sentiment du « ras-le bol fiscal » qui a dominé le début du quinquennat, le fait que seule la moitié des Français pousse pour ouvrir la page de la redistribution a de quoi surprendre. Mais « pour qu’il y ait redistribution, il faut qu’il y ait, aux yeux des Français, amélioration préalable de la croissance », souligne Yves-Marie Cann, directeur des études politiques à Elabe.

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

 

Au moins un discours qui tranche avec les propos convenus : celui d’Angela Merkel qui contre vents et marées maintient sa ligne concernant l’intégration des migrants, pourtant une ligne contestée y compris dans son propre camp notamment par le puissant ministre des finances : Schäuble. On peut ou non être d’accord avec Merkel sur différents sujets mais force est de constater la cohérence de sa politique et sa détermination. Pour elle, il ne fait aucun doute que le million de migrants arrivés en Allemagne en 2015 constitue une force économique et non un handicap. Certes l’Allemagne n’est pas comparable à la France, son histoire est différente, comme la structure de son économie mais il faut observer cependant la continuité d’une ligne politique allemande qu’on peut critiquer sur certains aspects mais qui participe sans doute de son efficacité.  Angela Merkel a donc consacré ses vœux aux Allemands pour 2016 principalement à la crise des réfugiés. La chancelière allemande garde son cap et réaffirme sa politique d’ouverture, tout en reconnaissant que cet afflux coûterait de l’argent et demanderait des efforts d’intégration.   Angela Merkel une fois de plus reste fidèle à sa ligne politique des derniers mois. Dans ses vœux, la chancelière souligne la nécessité humanitaire d’accueillir des réfugiés et les chances que cet accueil signifie pour son pays. Elle replace ce défi dans la lignée d’autres étapes historiques comme la réunification et dresse un tableau positif d’une Allemagne en bonne santé pour convaincre ses compatriotes. « Venir en aide à ces réfugiés et les accueillir dans notre pays constitue une évidence. Cela demandera du temps, des efforts, des moyens. Mais une intégration réussie a toujours profité aux pays qui ont œuvré qu’il s’agisse de leur économie ou du développement de leur société ; J’en suis convaincue, si ce nouveau défi est mené à bien, il constitue une chance pour l’avenir. Nous y arriverons car l’Allemagne est un pays fort », affirme la chancelière allemande.  Angela Merkel sait aussi que ses concitoyens ont des états d’âme. La chancelière a aussi évoqué la nécessité d’une baisse du nombre de réfugiés (plus d’un million en 2015) avec une meilleure protection des frontières extérieure de l’Europe et une lutte plus efficace contre les causes de cette migration. Angela Merkel appelle aussi les Allemands à ne pas écouter ceux qui prônent la haine, évoquant sans les citer des mouvements comme l’organisation anti-islam Pegida.

Crash avion : changer de ton vis-à-vis de Poutine (Cameron)

Crash avion : changer de ton vis-à-vis de Poutine (Cameron)  

 

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que la diplomatie européenne fait preuve dune grande mollesse vis-à-vis de Poutine. Le changement des responsables européens actuellement en ours n’explique pas tout. Notamment le fait que Merkel par exemple se montre toujours mesurée compte tenu des intérêts allemands en Russie. Le Premier ministre britannique David Cameron, lui,  a plaidé ce samedi pour plus de fermeté vis-à-vis de la Russie après l’accident de l’avion malaisien, appelant l’Occident à « changer son approche à l’égard de Moscou ». « La Russie peut profiter de cette opportunité pour sortir de cette crise dangereuse qui s’envenime. J’espère qu’elle le fera. Mais si cela ne se fait pas, alors nous devons réagir fermement », écrit David Cameron dans un article publié dans le Sunday Times. Selon lui, s’il est confirmé que l’avion a été abattu par un missile sol-air tiré depuis une zone contrôlée par les séparatistes prorusses en Ukraine, Moscou doit être tenue pour responsable. « Si c’est le cas, alors nous devons être clair sur ce que cela signifie : c’est la conséquence directe de la déstabilisation par la Russie d’un État souverain, de la violation de son intégrité territoriale, du soutien de milices brutales, et de leur entraînement et de leur armement », avance Cameron. « Nous devons réagir à cet affront par l’action. L’action de trouver ceux qui ont commis ce crime et de les traduire en justice. Mais cela va bien plus loin que la justice », écrit-il encore. Avant d’ajouter : « Si le président Poutine ne change pas son approche sur l’Ukraine, alors l’Europe et l’Occident doivent fondamentalement changer leur approche à l’égard de la Russie. Il ne s’agit pas d’action militaire, de toute évidence. Mais il est temps que notre pouvoir, notre influence et nos ressources comptent. » Ces commentaires du Premier ministre britannique se font l’écho de son entretien plus tôt dans la journée de samedi avec ses homologues australien, Tony Abbott, et néerlandais, Mark Rutte.  « Les trois chefs de gouvernement sont d’accord que le président Poutine doit s’engager activement avec la communauté internationale et utiliser son influence sur les séparatistes (ukrainiens pro-russes) pour s’assurer qu’ils permettent un accès au site de l’accident » de l’avion de la Malaysia Airlines, ce jeudi dans l’est de l’Ukraine, a rapporté une porte-parole de Downing Street, les services du Premier ministre. « Nous recevons un soutien insuffisant de la part des Russes, nous ne voyons pas la Russie user assez efficacement de son influence pour obtenir des séparatistes, qui contrôlent la zone, l’accès dont nous avons besoin », a quant à lui déclaré à des journalistes le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond. « Tous les regards sont tournés vers la Russie pour s’assurer qu’elle remplit ses obligations dans les prochaines heures », a-t-il ajouté. Il a également précisé que l’ambassadeur de Russie à Londres serait convoqué au ministère britannique des Affaires étrangères qui lui fera part de la position du gouvernement britannique. « Notre objectif maintenant est de sécuriser le site pour qu’il y ait une enquête internationale afin d’identifier les causes et les auteurs, de les traduire en justice, et de s’assurer que les victimes sont traitées avec la dignité et le respect adéquats », a-t-il assuré. « Nous ne pouvons pas encore être catégoriques sur la cause de ce terrible accident mais il y a un faisceau de preuves qui suggèrent clairement qu’un missile a été tiré par les séparatistes à partir de l’est de l’Ukraine », a-t-il également affirmé. La chute ce jeudi de l’avion de la Malaysia Airlines (vol MH-17) assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur a fait 298 morts. Parmi ces victimes, dix étaient britanniques, a répété samedi Philip Hammond.

 

Hollande : humour douteux vis-à-vis de Gattaz

Hollande : humour douteux vis-à-vis de Gattaz

 

 

A part pour lui-même Hollande n’a guère de considération pour autrui ; il a une nouvelle fois utilisé son humour douteux pour brocarder Gattaz ; pas sûr que ses boutades approximatives soient de nature à renforcer sa crédibilité auprès des acteurs économiques. Certes Gattaz n’a pas choisi  le bon moment et le bon lieu pour critiquer le  pacte de responsabilité mais il n’est pas du meilleur goût de la part d’un Président de la république. de rire du patron des patrons français en terre étrangère. François Hollande a brocardé mercredi le président du Medef Pierre Gattaz devant quelque 3.000 Français de San Francisco réunis dans un grand hôtel de la ville, ironisant sur « l’avantage » de l’avoir eu à ses côtés tout au long de sa visite d’Etat aux Etats-Unis.  Rappelant qu’il était accompagné de membres du gouvernement, de deux présidents de région, de parlementaires et de nombreux chefs d’entreprises, le chef de l’Etat a évoqué « cet avantage d’avoir eu le président du Medef tout au long de [son] déplacement » à ses côtés. « Vous pouvez l’applaudir », a-t-il poursuivi, déchaînant les rires de la salle. « Il sera même dit que j’ai fait applaudir le président du Medef », a-t-il alors plaisanté avant d’enchaîner sur le même registre moqueur: « Je ne doute pas qu’il me rendra la pareille le moment venu, ça fait partie du pacte de responsabilité, je l’avoue ». « Quand on fait des déclarations mal comprises, ça conduit toujours à des clarifications », a-t-on encore raillé dans l’entourage du président Hollande. Lundi, au premier jour de la visite de François Hollande aux Etats-Unis, placée sous le signe de l’offensive économique, le président du Medef avait semé le trouble, répétant que les allègements de charges promis aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité ne devaient pas s’accompagner d’une « contrainte ». Ces déclarations à l’étranger et alors qu’il était convié au sein de la délégation française ont suscité l’indignation du gouvernement. Pierre Gattaz a procédé mercredi à une clarification devant la presse à bord de l’avion présidentiel, entre Washington et San Francisco, n’excluant plus des « engagements chiffrés » en matière de création d’emplois mais sur la base « d’objectifs » et « d’estimations ».

 

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

 

Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a déclenché la panique des marchés émergents et un afflux de fonds vers le dollar quand il a suggéré en mai la possibilité d’un changement de programme de la banque centrale américaine qui, depuis la crise, achète massivement de la dette pour soutenir l’activité et la liquidité des marchés. Un responsable de la délégation japonaise a expliqué que lors d’une discussion des ministres des Finances au moment du dîner jeudi soir, l’attitude de la Réserve fédérale américaine avait été abordée longuement mais qu’aucun pays n’avait explicitement critiqué la banque centrale américaine. « Notre tâche principale est de remettre l’économie mondiale sur le chemin d’une croissance régulière et équilibrée. Cette tâche n’a malheureusement pas été résolue », a déclaré Vladimir Poutine hôte du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. « Les risques systémiques, les conditions pour une rechute en crise aiguë persistent », a ajouté le président russe. S’éloignant de son discours préparé, Vladimir Poutine a évité d’évoquer explicitement les risques relatifs à la politique monétaire américaine. En revanche, le message des grands pays émergents du sous-groupe des Brics, qui s’étaient réunis auparavant, visait sans erreur Washington. « La normalisation à venir des politiques monétaires a besoin d’être calibrée de façon efficace et soigneuse et doit être énoncée de façon claire », ont déclaré les pays du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans un communiqué commun. Ces propos sont dans la ligne du texte décidé par les ministres des Finances du G20 en juillet à Moscou. Les Brics ont annoncé qu’ils allaient contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars (76 milliards d’euros) à un fonds destiné à stabiliser le marché des changes. Il reste maintenant à mettre en place ce mécanisme. Le communiqué final du Groupe des 20 s’en tiendra aux termes convenus entre les ministres des Finances au mois de juillet, a déclaré le vice-ministre russe des Finances, Sergueï Storchak. Les ministres avaient alors promis d’être « vigilants face aux risques et aux effets collatéraux négatifs des périodes prolongées d’assouplissement quantitatif » et que les changements de politique monétaire seraient « calibrés avec soin et communiqués avec clarté ». Les pays émergents n’ont pas non plus été tendres entre eux. La Chine et la Russie ont estimé que les pays vulnérables comme l’Inde, allaient devoir prendre des mesures pour rééquilibrer leurs économies et ont exclu que les pays en difficultés fassent l’objet de plans de sauvetage. Washington, tout en insistant sur sa contribution à la croissance mondiale, a estimé que les pays émergents devaient aussi agir. « De plus en plus, les pays émergents vont devoir regarder à l’intérieur de leurs frontières pour ce qui concerne la demande », a déclaré le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Ben Rhodes. La Chine a demandé au gouvernement américain d’être attentif aux répercussions de sa politique et de « contribuer à la stabilité des marchés financiers mondiaux et au redressement régulier de l’économie mondiale. » Le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao a demandé à l’Europe de faire plus pour relancer la croissance économique. « Les problèmes structurels sont loin d’être résolus », a déclaré Zhu à la presse. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les politiques monétaires relativement accommodantes devaient être ajustées progressivement pour ne pas entraîner de perturbations économiques. « La nécessité de trouver une équilibre optimal entre l’assainissement budgétaire et le soutien à la croissance est ressorti dans des discussions animées », a déclaré Vladimir Poutine, suggérant des affrontements en coulisse.

 

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