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Virus Covid : la responsabilité chinoise mise en cause

Virus Covid  : la responsabilité chinoise mise en cause

 

Poussée par la communauté internationale, l’OMS longtemps favorable à la Chine a bien été contrainte d’envisager une nouvelle enquête sur l’origine  de la pandémie sanitaire. Pékin conteste pour autant que le coronavirus soit né en Chine et a même laissé entendre qu’il aurait pu être importé dans le pays ! ( Par des militaires américains !).

La Chine a révélé le 31 décembre 2019 à l’OMS l’existence d’un foyer de pneumonie virale inconnue sur son sol. Mais Pékin n’admet pas pour autant que le coronavirus soit né en Chine et a même laissé entendre qu’il aurait pu être importé dans le pays.

Le régime du président Xi Jinping combat aussi farouchement la théorie selon laquelle le Covid-19 aurait pu s’échapper d’un de ses laboratoires, en particulier de ceux de l’Institut de virologie de Wuhan, pointé du doigt par l’ex-administration Trump (2017-2021). Longtemps balayée d’un revers de la main par la plupart des experts, cette hypothèse revient cependant en force ces derniers mois.

COVID-19: Le virus touche essentiellement les non vaccinés

COVID-19: Le virus touche essentiellement les non vaccinés

Selon une étude publiée ce jeudi soir par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) révèle que sur les 2120 tests PCR positifs relevés chaque jour en moyenne la semaine du 28 juin au 4 juillet, 80% des personnes contaminées sont non-vaccinées, 3% ont reçu une première dose récemment, 11% depuis plus de 14 jours et seulement 6% étaient totalement vaccinés.

 

Concernant les seuls cas symptomatiques parmi les tests PCR positifs, seulement 4% des personnes sont vaccinées. 96% des symptomatiques n’avaient donc reçu aucune injection. 

Concernant le variant Delta, 380 cas quotidiens ont été relevés en moyenne la semaine du 28 juin au 4 juillet.

Durant cette période, sur les patients symptomatiques, 180 non-vaccinés sont porteurs de la mutation L452R contre une dizaine de patients complètement vaccinés.

« Compte tenu de la faiblesse des effectifs concernés, l’effet protecteur de la vaccination vis-à-vis de l’infection ne semble pas significativement différent pour cette mutation particulière », a noté la Drees.

 

Santé–Covid-19 : « la France a choisi de laisser circuler le virus largement (Samuel Alizon, CNRS)

Santé–Covid-19 : « la France a choisi de laisser circuler le virus largement (Samuel Alizon, CNRS)

 

 

 

Sur France Info, Selon Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS, au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs, la stratégie choisie par la France « est de laisser circuler le virus largement ».

 

Est-ce que la mise en place de quarantaine peut vraiment limiter l’arrivée en Europe et en France du variant brésilien ?

 

Samuel Alizon : On peut s’interroger sur la motivation. Parce que si c’est pour empêcher l’arrivée des variants venus d’autres pays, c’est trop tard. On sait qu’ils sont déjà en France. À ce niveau-là, cela peut jouer sur des nouvelles importations. Mais les variants sont déjà là, on les a détectés même s’ils sont rares. Il y a des inconnues aujourd’hui sur ces variants, mais ils sont déjà là. Si cela a un effet, ça ne sera pas sur l’arrivée des variants.

Est-ce qu’il faut s’inquiéter des variants brésilien et sud-africain ?

À court terme, le problème c’est le variant V1 détecté au Royaume-Uni. C’est 80% des cas. Celui-là, il est maintenant à peu près avéré qu’il est plus virulent. C’est à dire que si vous êtes infecté par celui-là, vous avez plus de risques de faire un Covid sévère. Il y a un peu un décalage entre ces effets d’annonce sur les quarantaines imposées aux voyageurs et l’absence d’annonce vis à vis du variant V1, dit britannique, avec la réouverture des écoles dans une semaine où là, on ne sait pas trop ce qui est prévu. Sur le moyen ou le long terme, les variants V2 et V3, ceux détectés en Afrique du Sud et au Brésil, posent pas mal de questions, notamment parce qu’ils semblent échapper à l’immunité naturelle et à l’immunité de certains vaccins.

Si vous avez déjà été infectés par des lignées qui circulaient en 2020, a priori, vous n’êtes pas immunisés ou très peu immunisés contre les variants V2 et V3. C’est ce qu’a vécu le Brésil, qui a eu une première vague extrêmement meurtrière et qui malgré cela est en train de revivre une deuxième vague extrêmement meurtrière.

Est-ce qu’il y a donc un intérêt à mettre tous les voyageurs en quarantaine en provenance de ces pays où le variant circule ?

Ces variants sont déjà là, donc, à court terme, vous n’empêcherez pas leur arrivée. Sur le moyen ou le long terme, la volonté politique de contrôler l’épidémie n’est pas claire. Aujourd’hui, la circulation massive en France, fait par exemple que la France est potentiellement aussi un des pays où des variants risquent d’évoluer. Le virus mute en continu. La plupart de ces mutations sont neutres. Plus vous le laissez circuler, plus il y a de risques que certaines de ces mutations aient des effets. Donc, la stratégie choisie par la France qui est de laisser circuler le virus largement est une stratégie qui maximise les risques, qui maximise les coûts à court terme, et qui, sur le long terme, maximise les risques aussi en termes d’évolution virale.

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Le directeur de l’Institut de santé globale à Genève, en Suisse*, explique l’importance de la vaccination mais qui ne peut dans l’immédiat constituer le seul moyen de lutte ( interview JDD)

Les restrictions commencent-elles à porter leurs fruits?
C’est encore tôt pour le dire. On n’a pas cassé la courbe au niveau national et la situation demeure contrastée sur le territoire. Dans les Hauts-de-France et en Île-de-France, il semble qu’on soit en train de passer un pic, avec un taux de reproduction du virus, le R, proche de 1. Mais on a vu dans le passé qu’il peut y avoir un palier, puis la circulation remonte… Dans d’autres Régions, les contaminations progressent toujours, mais avec une accélération moins rapide que les semaines précédentes. En Auvergne, en Bourgogne ou en Bretagne, la pente est moins raide. Disons que c’est plutôt encourageant.

 

Quand saura-t-on si le confinement est efficace?
En fin de semaine prochaine. L’enjeu sera la réduction du taux de reproduction du virus. Or il faut en général deux semaines pour que celui-ci se stabilise à un niveau lié à l’efficacité du confinement. S’il reste supérieur à 1, ce sera préoccupant. Avec les écoles fermées et les mesures de freinage adoptées, on peut espérer le voir redescendre à 0,7. Concrètement, une fois passé sous ce seuil, le nombre d’infections diminuera de moitié chaque semaine. En trois semaines à un tel rythme, on passerait de 40 000 à 5 000 nouveaux cas quotidiens. Une reprise en main quasi complète de l’épidémie… Bien sûr, la présence des variants et ce confinement moins strict peuvent changer la donne. Néanmoins, cet objectif n’est pas irréaliste : le ­Portugal l’a atteint en trois semaines en se confinant et en fermant les écoles à partir de mi-janvier.

Trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens

Que sait-on de l’impact de la fermeture des établissements scolaires?
C’est cette mesure qui a permis au Portugal, au Royaume-Uni, à l’Irlande et au Danemark de ­reprendre le contrôle. L’arrêt des activités des adultes est important mais un autre grand vivier est celui des écoles. Autour d’elles, c’est la vie : les parents qui déposent les enfants, discutent entre eux, les enseignants… Leur fermeture freine fortement les interactions sociales. Néanmoins la situation reste très fragile, comme on le voit en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Si les contaminations redescendent en France, il faudra maintenir l’effort au-delà des vacances du printemps.

Aucun objectif chiffré ne conditionne la réouverture des écoles ou la reprise de certaines activités…
Je le regrette. Car trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens. Mais on ne pourra pas en rendre comptables Emmanuel Macron ni son gouvernement, puisqu’ils n’ont pas fixé d’objectif à atteindre pour les indicateurs sanitaires, à part pour la vaccination ! Il nous faut sortir du « vivre avec » pour s’orienter enfin vers une stratégie de suppression du virus. Le risque majeur, avec la stratégie actuelle, est de revenir sur ce plateau élevé qui a pourri la vie des Français depuis décembre, au-dessus de 10-15 000 cas par jour. Il serait alors difficile de relancer la vie économique, culturelle et sportive, d’ouvrir les restaurants et les bars, avec une circulation menaçant à tout moment de repartir à la hausse.

Est-il réaliste de tout miser sur le vaccin pour sortir de la crise?
Cela me paraît un pari hasardeux. Et risqué si de nouveaux variants émergent et mettent en péril l’efficacité des vaccins ; si l’acheminement ne se fait pas au rythme voulu ; si le cas d’AstraZeneca se posait avec d’autres vaccins et remettait en cause l’adhésion de la population. Les pays européens qui réussissent (Grande-Bretagne, Portugal, Danemark, Norvège, ­Finlande ou Allemagne) s’appuient sur deux piliers : la vaccination, mais aussi une circulation minimale du virus.

Notre situation sanitaire est-elle discordante par rapport à celle de nos voisins?
Il est un peu tôt pour le dire. Si la France décidait de tendre vers cet objectif, elle se situerait à un mois ou un mois et demi de la situation britannique actuelle. La Grande-Bretagne, qui sort de deux mois de confinement, observe une chute drastique des infections et de la mortalité, amplifiée par sa politique vaccinale. Elle est dans une situation sanitaire très enviable et donne le cap à toute l’Europe. La France pourrait connaître cette situation début juin si elle maintient son niveau de restrictions jusque-là.

Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire

L’exemple américain sonne-t-il comme un avertissement?
Le même schéma se reproduit dans les nations qui ont parié sur le seul vaccin pour régler le problème. La situation actuelle aux États-Unis sera celle de la France en juin si elle ne va pas au bout de l’objectif clair de réduction de circulation du virus. Au prix de nombreux efforts, les États-Unis observaient une baisse continue des cas depuis début janvier. Cette dynamique s’est arrêtée, probablement avec l’arrivée des variants. Aujourd’hui, le taux de reproduction qui avait chuté à 0,8 remonte au-dessus de 1. La mortalité qui ne cessait de baisser ne décroît plus. La couverture vaccinale américaine est pourtant bien supérieure à la nôtre (33 % contre 14 %). Les courbes des États-Unis aujourd’hui pourraient être celles de la France mi-mai, avec l’équivalent de 15 000 cas par jour. ­C’est-à-dire un plateau trop élevé. Il suffit alors d’un taux de reproduction juste supérieur à 1 pour que ça reflambe.

La France approche des 100 000 décès dus au coronavirus. Le bilan est-il plus lourd qu’ailleurs?
Notre taux de mortalité, 145 pour 100 000 habitants, ressemble à celui de nos homologues européens. Moins bien que l’Allemagne (93), mais mieux que les États-Unis (169). Ce qui est impressionnant, c’est la comparaison de ces taux selon les stratégies adoptées. Dans les pays ayant visé la suppression du virus, la mortalité est dix à quarante fois moindre : au Japon, on compte 7 décès pour 100 000 habitants, 3 en Corée, 13 et 15 en Finlande et en Norvège. Quant aux pays ayant choisi le « zéro Covid », ils affichent des performances exceptionnelles : 0,34 décès pour 100 000 habitants en Nouvelle-Zélande, 0,54 en Chine, 0,04 à Taïwan. Idem en Thaïlande, au Vietnam, ou dans les provinces canadiennes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

La boussole française, c’est la capacité du système hospitalier. Faut-il en changer?
Oui, nous n’avons pas le choix. Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire. Et l’économie suit le sanitaire. Retarder le confinement est une vision très court-termiste. Mieux vaut, tant sur les plans sanitaire, que social et économique, résoudre la crise le plus vite possible plutôt que de laisser la circulation du virus traîner et gangréner la société comme une partie de l’Europe le fait depuis novembre.

L’Institut Pasteur estime qu’il ne faut pas espérer reprendre une vie normale, grâce à la vaccination, avant la fin de l’été…
Dans la sphère publique, tant que tout le monde n’est pas protégé, il faudra en effet conserver les mesures barrière, l’Institut ­Pasteur a raison. Mais au niveau privé, quand deux personnes (ou même six ou douze!) toutes vaccinées se réunissent, il n’y a pas d’utilité à les maintenir entre elles. Un grand-parent vacciné et ses petits-enfants (s’ils n’ont pas de facteurs de risque de complication sévère) peuvent reprendre leur vie comme avant. Ils conserveront des précautions avec les non-vaccinés à risque car on ne connaît pas encore l’efficacité du vaccin sur la transmission du virus. Si on parvient à un niveau très bas en juin, la situation très sûre du fait de la vaccination. Il sera alors crucial de retracer les chaînes de contamination, d’isoler efficacement les porteurs de virus et de contrôler les frontières.

« Une course entre le vaccin et le virus »

« Une course entre le vaccin et le virus »

Anthony Fauci, conseiller pour la santé publique du président Joe Biden, explique la course entre le vaccin et le virus dans le JDD et commente les succès de la campagne vaccinale américaine.

 

Comment expliquez-vous l’accélération de la campagne de vaccination aux États-Unis?
On peut l’expliquer par le fait que nous avons accéléré la production et le déploiement des vaccins de manière considérable. Nous avons des liens contractuels avec Moderna, Pfizer, Johnson & Johnson et nous avons réussi à intensifier la production et le déploiement des vaccins. Le président avait au départ annoncé que tous les adultes américains seraient éligibles pour un vaccin le 1er mai, mais nous avons accru la capacité de production des vaccins. Aujourd’hui nous parvenons à vacciner entre 3 et 4 millions de personnes par jour, c’est bien plus élevé que le million de personnes que nous vaccinions quotidiennement au début de cette campagne de vaccination.

Nous avons réussi à obtenir que Moderna et Pfizer acceptent de fabriquer 100 millions de doses supplémentaires

Comment l’administration Biden a-t-elle aidé à augmenter la production de vaccin?
Ils l’ont fait de plusieurs manières. Ils ont invoqué une des lois dont nous disposons qui permet aux entreprises de produire certaines choses à une cadence plus élevée, par exemple pour obtenir les ingrédients pour les vaccins. Ils ont aussi signé davantage de contrats pour augmenter la production. Par exemple, il y a environ un mois nous avons réussi à obtenir que Moderna et Pfizer acceptent de fabriquer 100 millions de doses supplémentaires par rapport aux engagements qui avaient été pris. Donc toutes ces choses nous ont permis d’accélérer le rythme auquel on injecte le vaccin dans les bras des Américains.

Une fois que l’on reçoit l’un des vaccins, combien de temps sommes-nous protégés?
Nous savons, grâce à des études récentes qui ont été publiées il y a quelques jours seulement, que la protection fournie par les vaccins dure au moins six mois, mais il est très probable qu’elle dure bien plus longtemps que cela. Nous allons continuer de suivre l’évolution des personnes vaccinées pour déterminer exactement combien de temps dure cette protection vaccinale.

Parce que nous vaccinons 3 à 4 millions de personnes par jour, nous espérons contrôler la situation dans des délais raisonnables

Etant donné les premiers succès de la campagne de vaccination, pensez-vous que les États-Unis seront bientôt sortis de la crise?
Eh bien, je l’espère. L’une de nos préoccupations, ce sont les variants qui ont la capacité de se propager plus efficacement que le virus original. Il y a un variant aux États-Unis qui est également présent en France et en Europe, c’est le B117 originaire du Royaume-Uni, et cela rend beaucoup plus difficile le contrôle de l’épidémie, car nous savons que le virus se propage de manière plus efficace de personne en personne. Donc en ce moment nous avons une course contre la montre entre la vaccination et ce virus très contagieux, qui semble se répandre de façon encore plus efficace. Il y a un combat entre le vaccin et le virus. Parce que nous vaccinons 3 à 4 millions de personnes par jour, nous espérons contrôler la situation dans des délais raisonnables.

Concernant la situation dans le reste du monde, l’Union européenne est à la traîne derrière les États-Unis en matière de vaccinations, certains ont qualifié la situation de fiasco. Quel conseil donneriez-vous aux dirigeants européens?
Je pense que les décideurs européens devraient essayer de renforcer leurs relations contractuelles avec les producteurs de vaccins. Ils ont déjà une relation importante avec AstraZeneca. Il y a eu des polémiques concernant ce produit, s’agissant de la possibilité ou de la réalité d’effets indésirables comme la formation de caillots sanguins. Je pense que l’Agence européenne des médicaments devrait clarifier sa position et émettre des recommandations sur la marche à suivre. L’agence semble penser qu’il y a un risque d’effets indésirables, mais que le bénéfice du vaccin l’emporte considérablement sur le risque, c’est ce qu’elle dit. Si c’est le cas, alors je pense qu’elle doit fonder sa politique sur ces éléments.

Virus: « Il faut tester les enfants »

Virus: « Il faut tester les enfants »

Pour  le pédiatre, Robert Cohen, il ne faut pas hésiter à faire tester les enfants .

“Je crois qu’il faut vraiment faire tester les enfants. Quand ils sont testés en salivaire, ce n’est vraiment pas douloureux. Ensuite, il faut savoir que même quand on les teste par voie nasale, quand c’est bien fait, ce n’est pas douloureux.

Et puis on arrêtera l’épidémie qu’en testant et en isolant à la fois les adultes et les enfants. On n’a pas d’autre choix que de le faire au stade où on en est de l’épidémie. Il faut bien comprendre que cette maladie demande à ce qu’on s’adapte au fur et à mesure. Là, nous sommes à un point critique donc il ne faut pas hésiter à le faire”, insiste-t-il.

Robert Cohen, pédiatre infectiologue, appelle à « tester les enfants (…) ce n’est pas douloureux. On n’a pas d’autres choix à ce stade de l’épidémie »#ApollineMatin pic.twitter.com/X9sKfcECdr

— RMC (@RMCinfo) March 30, 2021

Pour l’instant, les écoles restent ouvertes et Catherine Da Silva, directrice d’un groupe scolaire à Saint-Denis, incite les familles à réaliser des tests dès que nécessaire.

“C’est vrai que c’est compliqué pour certaines familles, mais ça reste vraiment minoritaire et à la marge. Après, je suis obligé de le dire que s’il est cas contact dans la famille il prend sept jours de plus donc c’est beaucoup”, appuie-t-elle.

Pour Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis et président de l’UDI, ce n’est pas aux parents de porter la responsabilité des tests.

“Qu’on arrête de dire que c’est aux familles de faire le boulot, elles le font. Qu’on aille dans les pharmacies, vous verrez qu’elles se testent. Mais ce n’est pas elles qui peuvent prendre la décision que les écoles ferment. Ca, c’est de la responsabilité du président de la République”, confie-t-il.

 

Le député a d’ailleurs écrit hier au président de la République pour réclamer la fermeture des écoles.

Autotest virus : seulement disponible en nombre limités fin avril en France

Autotest virus : seulement disponible en nombre limités fin avril en France

 

Alors que les autotest sont déjà largement diffusées dans de nombreux pays étrangers, en France ils seront encore contingentés et ne seront pas disponibles avant fin avril. Le même retard, la même pénurie, le même scandale que pour les masques les vaccins. À noter par exemple que ces autotest sont vendus et disponibles dans des supermarchés en Allemagne et en Grande-Bretagne alors qu’en France ils ne pourront être achetée qu’en pharmacie. I

 

Le plus ridicule c’est que ces tests ne sont pas encore autorisés au niveau européen ! , ils doivent bénéficier d’une procédure dérogatoire pour être commercialisés en France. Dans ce but, un examen rapide a été engagé par l’ANSM, l’Agence du médicament, pour valider les documentations techniques apportées par les fabricants. Entre 5 et 10 tests sont évalués, dont quelques-uns ont été élaborés par des fabricants français, précise-t-on du côté du ministère de la Santé.

 

Plusieurs arrêtés devront être publiés au Journal officiel dans les prochains jours pour autoriser les autotests, la vente en pharmacie et notamment les procédures dérogatoires de commercialisation de ces dispositifs médicaux, sans l’aval européen.

Virus : grand succès des autotests en Allemagne

Virus : grand succès des autotests en Allemagne

 

Alors que la France s’apprête tout juste à commercialiser des autotests, ce mode de détection du virus connaît un énorme succès en Allemagne Pour certains Allemands, l’autotest de dépistage contre le Covid-19 est en train de devenir une routine. Il s’agit d’un prélèvement dans la narine, moins profond qu’un test classique, à mélanger pendant une minute dans un liquide. Il suffit de déposer trois gouttes sur une tablette et le résultat apparaîtra en quelques minutes. Depuis dix jours, les Allemands se ruent sur ces tests. Des files d’attentes à l’ouverture des magasins se forment car les stocks sont encore limités.

Dans les prochaines semaines, le gouvernement allemand promet un test gratuit par semaine pour tout le monde. Dans certaines écoles, ils sont déjà distribués aux enfants. Si le test est positif, selon les autorités sanitaires, il faut immédiatement réduire ses contacts et passer un test PCR classique, indispensable pour assurer la recherche des cas contacts. Même si les fabricants assurent que les tests sont fiables à plus de 95%, certains spécialistes mettent en garde sur leur efficacité.

Apprendre à vivre durablement avec le virus!

Apprendre à vivre durablement avec le virus!

 

Le Pr Michaël Peyromaure est chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin de Paris.  Il s’étonne de la sous estimation de la gravité de la situation par les pouvoirs publics et considère qu’il faut apprendre à vivre durablement avec le virus (interview Figaro)

 

 

Sans doute, et j’en fais peut-être partie aux yeux de certains, d’autant plus que je suis bien loin d’être spécialisé dans les maladies infectieuses! Mais la plupart des confrères que j’entends développent des points de vue très consensuels, avec lesquels je suis souvent en désaccord. Ceux qui ne sont pas dans la ligne sont automatiquement taxés de rassurisme. C’est ce qui est arrivé à Didier Raoult, dont certaines positions sont pourtant dignes d’intérêt.

 

 

Exagère-t-on la gravité de cette pandémie?

 

Depuis le début, on nous assomme de prévisions catastrophistes. Il y a un an, on pouvait le comprendre face à la soudaineté du phénomène. Mais ces dernières semaines, avec l’émergence du variant anglais, j’ai été frappé par les assertions de quelques sommités. Bruno Riou, directeur médical de crise de l’AP-HP, a déclaré: «La situation n’est plus inquiétante mais terrorisante.

Régime crudivore contre le virus ! ( Youtubeur)

Régime crudivore contre le virus ! ( Youtubeur)

RTL évoque ce Youtubeur  théoricien qui compte 500.000 abonnés et prône le crudivorisme, Thierry Casasnovas. Il aurait même trouvé un remède contre le coronavirus : il faudrait simplement jeûner et manger des légumes crus.

Ce mode de vie, qu’il promeut depuis 2011 en se basant sur sa prétendue expérience, servirait même, selon lui, à guérir d’autres maladies comme le cancer. « J’avais une tuberculose qui me rongeait les poumons », dit-il dans une de ces vidéos. Sa guérison miracle, il est certain de la devoir au crudivorisme. En 10 ans, il acquiert un demi-million d’abonnés sur Youtube. Il y propose des extracteurs de jus à plus de 1.000 euros par le biais de partenaires, organise des stages

L’association de défense des victimes de sectes reçoit régulièrement des appels le concernant.  »Les deux exemples que j’ai eus, ce sont des proches qui appellent en disant qu’un membre de la famille a changé de régime alimentaire et a changé de vision par rapport aux maladies », raconte Marie Drion, responsable de l’antenne des Yvelines. Ces derniers temps, son discours anti-vaccin inquiète le ministère de l’Intérieur ; il est sous le coup d’une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui.

 

La Chine ne veut pas fournir les données sur l’origine du virus

La Chine ne veut pas fournir les données sur l’origine du virus

C’est déjà avec beaucoup de réticences que les autorités chinoises avaient acceptées de recevoir plus d’un an après le début de la pandémie des experts de l’OMS afin d’éclairer sur les origines du virus. Les experts de l’OMS ont été sous surveillance permanente et leur champ de recherche très limitée. Pire la Chine s’oppose vigoureusement à la fourniture de données brutes concernant les premiers contaminés  à Wuhan . Les autorités chinoises ont refusé de transmettre des données brutes sur les premiers cas de Covid-19 à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’enquêter sur les origines de la maladie, a déclaré l’un des membres de cette équipe. L’équipe de l’OMS avait demandé à pouvoir étudier les données brutes sur 174 cas d’infection par le coronavirus identifiés lors de la toute première phase de l’épidémie, en décembre 2019, à Wuhan, ainsi que sur d’autres cas, mais elle n’a pu obtenir qu’une synthèse de ces données, a dit Dominic Dwyer, un infectiologue australien membre de l’équipe.

Les données brutes dans ce type de dossier, le plus souvent anonyme, incluent des précisions sur les questions posées aux patients, leurs réponses et la manière dont ces réponses ont été analysées, a-t-il expliqué. « C’est une pratique standard lors des enquêtes sur des épidémies », a déclaré Dominic Dwyer à Reuters, lors d’un entretien en vidéo depuis Sydney, où il se trouve en quarantaine.

Des informations capitales. Il a souligné que l’accès aux données brutes était capital, car la moitié seulement des 174 cas concernés avaient été exposés directement au marché de Huanan (Wuhan), où le coronavirus a été détecté pour la première fois. « C’est la raison pour laquelle nous avons continué de les demander, a-t-il déclaré. Pourquoi cela ne s’est pas fait ? Je ne ferai pas de commentaire. Est-ce, ou non, politique, c’est difficile à dire ». L’impossibilité d’accéder aux données brutes sur les patients sera mentionnée dans le rapport définitif des enquêteurs. Une synthèse des conclusions de l’enquête pourrait être publiée dès la semaine prochaine, a déclaré l’OMS vendredi.

Les enquêteurs, arrivés en Chine le mois dernier, y ont passé quatre semaines – dont deux en quarantaine à l’hôtel – pour tenter de déterminer l’origine précise de la pandémie mais leurs déplacements ont été encadrés par leurs hôtes chinois et leurs contacts avec la population locale limités pour des raisons sanitaires.

Virus: La montée des variants dans l’est de la France

 

 

Une nouvelle fois la région de l’Est est durement atteinte par la pandémie. 300 cas de variants sud-africain et brésilien ont été détectés en quatre jours seulement. Le département avait déjà recensé 200 cas supplémentaires de ce variant les jours précédents.

 «les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l’étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé», a-t-il alerté, soulignant que les autorités ne savaient pas encore expliquer une telle progression du nombre de cas, qui pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée des variants. Une dynamique qui pourrait ensuite toucher plus largement dans l’Est de la France mais aussi dans tout le pays.

Les variants sud-africain et brésilien, ensuite, qui inquiètent particulièrement le gouvernement même s’ils circulent moins. «Ils sont également plus contagieux et ils pourraient entraîner des réinfections de personnes ayant déjà eu le Covid. Ils arrivent à contourner l’immunité et ils sont moins sensibles aux vaccins». 

Les théories fumeuses de l’OMS sur les origines du virus

Les théories fumeuses de l’OMS sur les origines du virus

Il est clair que l’équipe d’experts de l’OMS qui s’est rendue en Chine est sous étroite surveillance de ce dernier pays. Alors qu’elle n’est pas en mesure d’indiquer avec certitude les origines du virus l’équipe d’experts a cependant déjà évacué certaines hypothèses qui vont dans le sens de ce que souhaite la Chine .( Qui finance une grande partie de l’OMS).

En excluant la fuite de laboratoire et en acceptant que le COVID-19 puisse provenir de l’extérieur de la Chine, l’équipe de l’OMS n’a franchi aucune des lignes de Pékin. La Chine serait également encouragée par le fait que l’équipe de l’OMS examine la théorie de la chaîne du froid. Mais il est peu probable que les conclusions satisfassent ceux qui pensent que la Chine est coupable et a dissimulé des preuves.

Pour l’instant les hypothèses évoquées par l’OMS paraissent assez fumeuses .  Peter Ben Embarek, le principal spécialiste des maladies animales de l’OMS, a déclaré que l’équipe avait mené des enquêtes scientifiques sur quatre scénarios principaux sur la façon dont le SRAS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19, se propageait chez l’homme.

Dans la première, une seule personne a été exposée au SRAS-CoV-2 par contact direct avec l’espèce hôte, la chauve-souris fer à cheval. Le virus aurait pu circuler chez l’homme pendant un certain temps avant de faire sa percée à Wuhan, très peuplée.

Le deuxième scénario, considéré comme le plus probable, implique une transmission à l’homme via une espèce intermédiaire encore inconnue. Liang Wannian, un expert de la Commission nationale chinoise de la santé, a déclaré que les pangolins étaient des candidats potentiels, mais que d’autres animaux – y compris le vison et même les chats – pourraient également être des réservoirs.

Une troisième possibilité est que le COVID-19 est originaire du premier ou du deuxième scénario et a ensuite été transmis via des produits de la chaîne du froid. Les experts chinois ont attribué les grappes ultérieures de COVID-19 à des aliments surgelés importés et ont évoqué la possibilité que cela ait également provoqué l’épidémie de Wuhan.

Le scénario final est que le SRAS-CoV-2 a été divulgué par l’Institut de virologie de Wuhan, connu pour avoir étudié les coronavirus captifs. Ben Embarek a exclu cette possibilité et a déclaré qu’elle ne ferait pas l’objet de recherches supplémentaires. Des accidents se produisent, a-t-il dit, mais c’était «très improbable» dans ce cas.

Les experts ont déclaré que s’il était peu probable qu’il y ait eu des épidémies à grande échelle à Wuhan ou ailleurs en Chine avant décembre 2019, ils n’excluent pas qu’elle circulait dans d’autres régions.

Un croisement soit directement à partir de chauves-souris soit à partir d’une espèce intermédiaire suggérerait que la transmission à Wuhan aurait pu être facilitée par des réseaux de commerce d’espèces sauvages.

Marion Koopmans, un autre membre de l’équipe d’experts, a déclaré que la faune en vente sur le marché des fruits de mer de Huanan pourrait être attribuée à des régions contenant des habitats de chauves-souris connus pour abriter des virus étroitement liés au SRAS-CoV-2.

L’une de ces régions est la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, mais l’équipe considère également que la première transmission humaine a eu lieu de l’autre côté de la frontière au Laos ou au Vietnam.

Bien que le marché des fruits de mer de Huanan à Wuhan ait été lié aux premiers groupes de cas, le croisement initial des animaux aux humains ne s’est pas produit là-bas.

Liang a déclaré qu’il n’y avait toujours pas de preuves suffisantes pour déterminer comment le virus est entré dans Huanan, mais qu’il était clair qu’il circulait ailleurs à Wuhan au même moment.

Le scénario le plus probable est que quelqu’un a transporté le SRAS-CoV-2 sur le marché, mais Ben Embarek a également suggéré qu’il aurait pu être introduit via un «produit», y compris des animaux sauvages congelés connus pour être sensibles au virus.

Wuhan : le souvenir du médecin mort qui a alerté sur le virus et en plus inquiété par la police

Wuhan : le souvenir du médecin mort qui a alerté sur le virus et en plus inquiété par la police

 

D’une certaine manière, le sort qui a été réservé à Li Wenliang , le médecin qui le premier a lancé une alerte à propos du Coronavirus illustre bien l’environnement politique et démocratique du pays. D’abord le médecin est lui-même décédé des suites de ce virus. Avant  quand il s’est aventuré à lancer une alerte, il a été inquiété par la police au motif qu’il avait répandu des rumeurs.

Notons qu’une journaliste avait aussi repris les propos et demeure en prison. Bref un régime politique tout à fait épouvantable indigne de la civilisation actuelle qui reprend les pratiques de Mao en écrasant les libertés individuelles et collectives.

Discrètement quand même des Chinois de Whuan se souviennent et rendent hommage aux héros dans le pouvoir à écraser la mémoire. Alors que les gens dans les rues autour de l’hôpital de Li disent que la vie dans la ville est pour la plupart revenue à son rythme habituel, ils vénèrent toujours Li pour ses actions.

En ce moment une délégation de l’OMS tente de trouver des explications à l’origine du virus et à son processus. On sait que l’OMS est très influencée par les Chinois et on peut douter que la mémoire du médecin lanceur d’alerte, Li Wenliang, soit honoré dans ce rapport  ou même signaler !

 

Le virus peut circuler pendant des années (le professeur Yves Lévy)

Le virus peut  circuler pendant des années (le professeur Yves Lévy)

 

 

Pour Yves Lévy, professeur d’immunologie clinique : « Le virus pourrait circuler pendant des années » : interview dans le JDD

Ancien PDG de l’Inserm, le médecin Yves Lévy, directeur de l’Institut de recherche vaccinale (VRI) au CHU Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), est un spécialiste du système immunitaire. Depuis un an, il est engagé dans la course au vaccin contre le Covid-19. Comme d’autres immunologistes à travers le monde, il redoute que le virus s’installe durablement.

 

L’apparition des variants anglais, sud-africain ou brésilien est-elle surprenante?
Au contraire, les mutations, aléatoires sont des phénomènes courants. Un virus, c’est une photocopieuse qui se multiplie des milliards de fois dans l’organisme. Ce faisant, il fait des erreurs. Soit elles lui sont défavorables et le virus variant décline. Soit elles lui sont favorables, et sa contagiosité – et/ou sa dangerosité – augmente. La finalité d’un virus est simplement de survivre ; de survivre au mieux. C’est un mécanisme darwinien implacable : les mutants les plus efficaces finissent par prendre le dessus. Le Sars-CoV-2 qui nous a frappés en mars était déjà une souche plus contagieuse que celle détectée en Chine.

Mais pourquoi autant de mutants plus contagieux surgissent-ils aujourd’hui?
Plus le virus circule au cours d’une épidémie, plus le nombre de personnes touchées augmente, plus le risque de mutations s’accroît. Notre organisme essaie de contrôler le virus en développant une réponse immunitaire. De son côté, le virus tente de lui échapper. En se diffusant très largement et très rapidement sur la planète, le Sars-CoV-2 fait face à des millions d’anticorps, ces petits missiles qui tentent de l’empêcher d’entrer dans l’organisme. S’il réussit à forcer cette première défense, il doit encore affronter une deuxième ligne de cellules tueuses dirigées contre les cellules infectées. C’est dans cet environnement hostile pour lui, et à cause de ces interactions multiples entre lui et nous, qu’une pression de sélection s’exerce. Pour forcer la serrure et réussir à franchir ces obstacles, le Sars-CoV-2 a le plus souvent muté, jusqu’à présent, au niveau de la protéine Spike, c’est-à-dire pile à l’endroit qui lui permet de pénétrer dans nos cellules. Si, par exemple, les variants identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud ont des mutations en commun, c’est parce que la réponse immunitaire commune à tous les individus est dirigée contre cette région du virus. Il y a là un paradoxe : le système immunitaire, qui nous défend, permet au virus de s’échapper. Cet échappement, c’est sa survie. Le but d’un vaccin, c’est d’induire une réponse précoce, plus forte et plus durable pour contrer ce phénomène.

Autant de mutations, est-ce inédit?
C’est au contraire très banal et ça rappelle à tous ceux qui ont combattu le sida dans les années 1980 et 1990 la confusion et le désespoir qui régnaient alors. Lorsque les premiers antirétroviraux sont arrivés, des médicaments incapables de bloquer complètement la réplication du virus, des mutants sont apparus chez les patients. Parfois, en huit jours seulement! La recherche de nouveaux médicaments visait à contrer ces mutants : il a fallu mettre au point des bithérapies puis des trithérapies, aujourd’hui heureusement efficaces.

Les variants rendent-ils les vaccins inefficaces?
L’urgence absolue est de vacciner les plus fragiles avec les vaccins dont on dispose pour les protéger contre la maladie. Comme les anticorps induits par ces produits sont dirigés contre différentes régions du virus, on peut penser qu’ils vont rester en partie efficaces. Un article vient de montrer que les anticorps induits par le vaccin de Pfizer-BioNTech pourraient neutraliser, en laboratoire, le mutant anglais. Ça pourrait être moins vrai avec le variant sud-africain. Cependant, cela pose la question à long terme de la nécessité d’adapter les vaccins aux mutations déjà apparues ou à venir. Il faut donc nous préparer à l’éventualité de devoir revacciner de façon régulière. Et donc, sans doute, à mettre au point de nouveaux vaccins, comme nous le faisons chaque année pour la grippe. Au VRI, nous travaillons sur des vaccins de deuxième génération qui incluent déjà les mutations des variants actuels afin d’induire, en même temps, des anticorps et des cellules tueuses, la deuxième ligne de défense de l’organisme. On espère un effet protecteur sur le long terme.

Il est urgent d’ouvrir des lignes de production et de développer de nouveaux vaccins pour revacciner si besoin et contrer les variants

Dans La Provence, le virologue Jean-Michel Claverie dit qu’une vaccination lente et non massive peut favoriser l’émergence de variants. Ça vous inquiète?
L’effet démontré des vaccins utilisés actuellement est de prévenir les formes graves de l’infection. Nous n’avons pas encore la preuve scientifique qu’ils diminuent la transmission du virus, même si c’est probable. Aujourd’hui, le principal problème que rencontrent les Etats est celui de la production mondiale, insuffisante pour couvrir 7 milliards d’individus. Certains se plaignent des lenteurs de la vaccination dans notre pays ; cela a demandé des efforts logistiques qu’il faut saluer. On pourrait rappeler que le vaccin est un bien public mondial et qu’en Afrique moins de 6.000 habitants ont été vaccinés. Or le virus n’a pas de frontières et continuera de circuler partout. Il est urgent d’ouvrir des lignes de production et de développer de nouveaux vaccins pour revacciner si besoin et contrer les variants.

Si le vaccin n’est pas durablement efficace, comment l’immunité de groupe pourra-t-elle être atteinte?
La notion d’ »immunité de groupe », qui s’installerait naturellement après que le virus a touché un grand nombre d’individus et qui empêcherait sa circulation, est illusoire. C’est ce qu’on observe aujourd’hui à Manaus au Brésil, où les personnes se réinfectent alors que 60% de la population avait été préalablement infectée. L’immunité de groupe n’a été décrite qu’après des campagnes de vaccination massives. Et il faut souvent des décennies pour y parvenir avec des vaccins très efficaces induisant une immunité à long terme. Faute de recul, nous ne savons pas encore, pour le Sars-CoV-2, quelle est la durée d’efficacité des vaccins.

Le Sars-CoV-2 est-il un virus saisonnier comme la grippe?
Une année vient de s’écouler et on ne l’a pas vu s’affaiblir, sauf lors des confinements. En Afrique du Sud, il circule malgré l’hiver austral ; il était aussi très présent en Israël au mois d’août… On ne retrouve pas les variations saisonnières de la grippe.

Comment bloquer l’arrivée du clone anglais?
Les leçons de Darwin suggèrent que c’est mission impossible. La diffusion massive du virus a favorisé l’apparition de variants plus contagieux, qui vont devenir majoritaires. On ne gagnera pas la course de vitesse contre eux mais on peut freiner leur progression en essayant de circonscrire les clusters, en testant, traçant et en isolant. Le confinement reste l’arme la plus efficace. On ne vient pas à bout d’un incendie en le laissant flamber! Pour espérer casser ce cycle infernal, utilisons toutes les autres armes à notre disposition : port du masque, gestes barrière et bien sûr vaccination. S’il n’est pas certain qu’elle puisse casser l’épidémie, elle va protéger les plus fragiles et lever la pression sur le système de santé.

Comme l’arme nucléaire, le vaccin est aussi un enjeu de souveraineté

Un séquençage plus massif pourrait-il nous aider à lutter contre les variants?
On dit que la France est sous-dotée dans ce domaine. C’est faux : notre parc de séquenceurs est suffisant même s’il reste à organiser un réseau de veille et une centralisation des données. Mais séquencer à tout-va ne sert à rien. Détecter toutes les personnes avec un variant n’aurait d’intérêt que si cela changeait la prise en charge médicale. Or nous n’avons rien d’autre à proposer que l’isolement des cas. L’important, c’est de faire des sondages pour pouvoir modéliser la progression de l’épidémie. Et surtout de repérer les clusters et d’isoler soigneusement les gens atteints.

Quand retrouvera-t-on une vie normale?
Les décideurs doivent envisager tous les scénarios, des plus optimistes aux plus pessimistes en espérant que ces derniers ne se réalisent pas. Je me méfie de la pensée magique selon laquelle le virus va se fatiguer à l’été et le vaccin forcément bloquer la transmission de l’épidémie, même si on l’espère tous. Cependant, il faut aussi se préparer à l’hypothèse d’un scénario plus pessimiste selon lequel le virus circulerait encore pendant plusieurs années. Si tel était le cas, nous devrions apprendre à coexister avec lui ; et d’ores et déjà s’adapter au moyen de nouvelles armes. J’espère vraiment me tromper mais il faut y réfléchir, comme un pays se dote d’un bouclier nucléaire en souhaitant qu’il ne serve jamais. Et comme l’arme nucléaire, le vaccin est aussi un enjeu de souveraineté.

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

 

Il faut évidemment se méfier des déclarations de Boris Johnson capable de tout dire et le contraire pour tenter de solidifier un peu sa situation politique relativement bousculée d’une part par les conséquences du brexit  d’autre part par les résultats catastrophiques de la pandémie au Royaume-Uni.

Boris Johnson a longtemps contesté, comme Trump  d’ailleurs, les risques du virus et il lui faut maintenant affronter les conséquences d’un laxisme qui font que le Royaume-Uni est le pays proportionnellement le plus atteint par le Coronavirus.

On sait déjà que ce Coronavirus britannique est beaucoup plus contagieux mais il n’avait pas été démontré qu’il était davantage mortel.

Tout est possible,  les études sont en cours à ce sujet mais il se pourrait aussi que Boris Johnson instrumentalise le virus britannique pour expliquer les dégâts d’une politique sanitaire complètement irresponsable.

Pour les hommes âgés d’une soixantaine d’années, le risque de mortalité est de 10 sur 1000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance. Ce qui correspond à un surplus de mortalité d’au moins 30%. Cet effet a été évalué par les scientifiques du groupe NERVTAG qui conseille Downing Street. Ils ont comparé la mortalité liées aux différentes souches du virus en Grande Bretagne, mais n’est pas encore visible en analysant les seules données hospitalières du pays, explique la BBC.

«Je tiens à souligner qu’il y a beaucoup d’incertitude autour de ces chiffres», a déclaré Vallance, soulignant une «inquiétude qu’il y ait eu une augmentation de la mortalité ainsi qu’une augmentation de la transmissibilité».

Coronavirus : l’extrême danger du virus britannique

Coronavirus : l’extrême danger du virus britannique

 

Le Coronavirus a déjà enregistré de nombreuses mutations mais la dernière souche britannique constitue un danger particulier compte tenu de la vitesse de contamination. C’est sans doute ce virus qui contribue à augmenter de façon très significative la contamination dans de nombreux pays. Malheureusement la vitesse de circulation de cette souche ne permet pas d’identifier son ampleur voir ses conséquences.

 

 Cette souche sera sans doute à l’origine de  reconfinements dans plusieurs pays. La France annonce une trentaine de contaminations du type britannique mais il s’agit d’un chiffre tout à fait approximatif, on ne sait pas réellement quelle est l’ampleur du phénomène.

 

«Pour répondre à cette question, il faut connaître deux paramètres, d’une part la prévalence du nouveau variant, c’est-à-dire quel est son niveau de circulation, et d’autre part son effet sur la propagation de la maladie, explique Mircea Sofonea, épidémiologiste et modélisateur à l’université de Montpellier. Les mesures britanniques nous donnent une idée du deuxième paramètre, de l’excès de contagiosité du nouveau variant, mais nous n’avons malheureusement à ce jour aucune donnée fiable « 

Les écoles en cause comme accélérateurs de la circulation du virus

Les écoles en cause comme accélérateurs de  la circulation du virus

 C’est ce qui a été constaté en Grande-Bretagne. En France, on  maintient par contre l’ouverture des l écoles. Or les enfants constitueraient un accélérateur de la circulation du virus d’après les études anglaises

Le groupe des SAGE (acronyme anglais de groupe scientifique de conseil sur les situations d’urgence) alerte même sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans. Le rôle des moins de douze ans est plus faible, mais reste important, et c’est bien à l’école, ou dans les activités liées, que se déroulent les contaminations.

Ces conclusions publiées le 31 décembre, sont une mise à jour des précédents avis de ce conseil scientifique sur le rôle des écoles et des enfants dans l’épidémie.

Chine : Zhang Zhan a nouveau en prison pour avoir informé sur le virus

Chine : Zhang Zhan a nouveau en prison pour avoir informé sur le virus

 

.Au début du mois, la Chine communiste a mis en prison pour la troisième fois de sa vie Joshua Wong, 24 ans, icône de la révolution des parapluies de Hong Kong. Le tort de Zhang Zhan est d’avoir voulu dire la vérité. Cette journaliste de 37 ans, ancienne avocate, fait partie du très petit nombre d’individus qui se sont efforcés de montrer la situation telle qu’elle se déroulait réellement à Wuhan, foyer de la pandémie devenue mondiale.

 

Entre le premier cas enregistré (mais pas diffusé) le 8 décembre et le confinement de la ville, Pékin a attendu plus de six semaines et n’a jamais cessé de minorer la situation. Très vite on parlera d’aberration statistique chinoise. Alors que 2500 décès seulement étaient déclarés, ils étaient des dizaines de milliers à vouloir récupérer des urnes funéraires.

 

Avec ses vidéos sur YouTube, interviews d’habitants, de chercheurs, de soignants, images d’hôpitaux surpeuplés ou de crématoriums, Zhang Zhan a montré la réalité. Peu de Chinois ont d’ailleurs pu voir ses images. N’empêche, Zhang Zhan fut arrêtée en mai pour « provocations de troubles ». Elle a été nourrie de force pendant sa grève de la faim, a dû se présenter en chaise roulante au tribunal. Ce 28 décembre elle est condamnée à 4 ans de prison. A part ça, un an après l’émergence du virus, les équipes de l’OMS n’ont toujours pas été autorisées à enquêter à Wuhan

Le nouveau virus détecté aussi en France

Le nouveau virus détecté aussi en France

 

Après l’Allemagne, c’est la France qui détecte le virus mutant qui se développe très largement en Grande Bretagne mais aussi en Afrique du Sud. La Direction générale de la Santé fait savoir ce soir qu’une première contamination au variant du virus actuellement très présent dans le sud-est de l’Angleterre (nommé « VOC 202012/01″) a été détecté ce vendredi 25 décembre à Tours.

 

La DGS précise qu’il s’agit d’un homme de nationalité française résidant outre-Manche. « Arrivé de Londres le 19 décembre, il a été pris en charge au CHU le 21 et détecté positif », indique le communiqué. « La personne, asymptomatique pour la Covid-19, est actuellement isolée à son domicile et se porte bien. » Cette souche étant bien « 50% à 74% » plus contagieuse, selon les résultats d’une étude publiée jeudi, les autorités sanitaires assurent que le traçage des éventuels cas-contacts est en cours pour procéder à « leur mise en isolement strict ».

 

 

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