Archive pour le Tag 'Virgin'

Virgin : liquidation judiciaire

Virgin : liquidation judiciaire

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé lundi la liquidation judiciaire de Virgin, la chaîne de distribution de produits culturels qui emploie 960 salariés en France, a-t-on appris de source syndicale. Le tribunal avait rejeté la semaine dernière les offres partielles du groupe de prêt-à-porter Vivarte (La Halle aux Chaussures) et du spécialiste des loisirs créatifs Cultura. Un comité d’entreprise extraordinaire se tiendra le 24 juin prochain pour évoquer les modalités du plan social qui est pour l’heure doté de huit millions d’euros. « On a récupéré à l’arraché huit millions d’euros pour abonder le plan de sauvegarde pour l’emploi mais c’est insuffisant », a dit à Reuters Sylvain Alias, délégué du syndicat Sud. « Concrètement, 960 personnes se retrouvent aujourd’hui au chômage. On demande un abondement de 15 millions d’euros pour financer les formations de reclassement et de reconversion. » Les syndicats appellent également à poursuivre l’occupation des magasins Virgin, notamment à Paris, Marseille, Strasbourg, Rouen ou Dunkerque, pour accentuer la pression sur la direction. Victime de l’effondrement du marché des CD et des DVD, Virgin Megastore, qui possède 26 magasins en France, avait été placé en redressement judiciaire en janvier avec une période d’observation de quatre mois. Butler Capital Partners, actionnaire principal de Virgin, s’est engagé fin mai à verser deux millions d’euros au titre du plan de sauvegarde de l’emploi, contre un million initialement. Lagardère, actionnaire à près de 20% de Virgin, a proposé de reclasser 80 salariés.

Virgin : définitivement fermés

Virgin :  définitivement fermés

« Nous fermons les magasins aujourd’hui (mercredi) pour des raisons de sécurité » concernant « aussi bien les clients que les salariés », a déclaré une porte-parole de l’enseigne de distribution culturelle.  La fermeture était prévue vendredi soir mais « a été anticipée de deux jours en raison des occupations », a-t-elle ajouté.  Le tribunal de commerce de Paris doit examiner lundi la liquidation judiciaire de la chaîne de 960 salariés, qui semble inévitable après le rejet de deux offres de reprise.  Depuis mardi soir, les magasins des Champs-Elysées et de Barbès à Paris, mais également de Strasbourg et Rouen, sont occupés par des salariés qui demandent de meilleures conditions de départ.  Le plan social prévoit un budget de huit millions d’euros. Eux réclament 15 millions.   »Nous sommes là pour avoir un avenir, obtenir ce qu’on demande depuis des mois, un plan social digne. Nous sommes déterminés, nous pouvons rester là 15 jours, trois semaines, un mois… », avait indiqué mercredi matin à l’AFP Frédéric Lebissonnais, un salarié du magasin des Champs-Elysées, où ont été installés des duvets et une sono.  La direction affirme que « rien ne sera fait pour déloger les occupants »: « les entrées clients sont fermées, mais les sorties salariés habituelles restent ouvertes, ils peuvent entrer et circuler », a-t-elle expliqué.  Dans les autres magasins, les employés paraissaient sonnés: « Une collègue m’a appelé alors que j’étais en pause déjeuner, il était 14H50. On venait de l’annoncer en +conf call+ à tous les directeurs. On a eu dix minutes pour fermer le magasin, c’est incroyable! » a ainsi témoigné Guillaume Colié, un salarié de l’enseigne du centre-ville de Marseille.  Devant le magasin fermé, certains étaient en larmes, a constaté un photographe de l’AFP.   »Encore une preuve de mépris, une aberration sociale, une gestion humaine catastrophique! » a ajouté M. Colié.   »Ils essaient de nous tuer médiatiquement, de tuer la solidarité entre salariés ».  A Rennes, le magasin a aussi baissé le rideau, selon des salariés sur place.  L’un d’eux, Romain, a expliqué que les employés du magasin avaient reçu un message de la direction leur disant: « Vous cessez de travailler immédiatement et vous quittez les lieux. » « On a eu aucune explication », a-t-il dit.  Le magasin de Strasbourg, occupé, a fermé aux alentours de 15h00, a indiqué à l’AFP Elsa Becker, salariée gréviste.  Une dizaine d’employés sont restés à l’intérieur après la fermeture, et certains ont exprimé leur volonté de poursuivre l’occupation des locaux dans la nuit de mercredi à jeudi.   »Le tribunal statue lundi et, à partir de là, l’interlocuteur des organisations syndicales, c’est le mandataire judiciaire, ce n’est plus la direction de Virgin », a expliqué la porte-parole de l’enseigne.  Le 14 janvier, Virgin avait été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris.  Très endettée, la chaîne a souffert de l’effondrement des marchés « physiques » du disque, du DVD et du livre, ainsi que de la concurrence des grands acteurs américains du web, comme Amazon ou Apple.  Le tribunal de commerce avait mis un terme lundi à tout espoir de reprise, en rejetant deux offres, l’une émanant du spécialiste des loisirs créatifs Cultura et l’autre de Vivarte, groupe multi-enseignes de prêt-à-porter (marques André ou La Halle).  Des salariés du magasin de Marseille sont engagés dans un projet de Scop. Mais pour l’heure, seul le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) a marqué son intérêt pour ce projet, a précisé mercredi M. Colié, l’un des salariés engagés dans la Scop.

 

Virgin : liquidation, 1000 postes concernés

Virgin : liquidation, 1000 postes concernés

Les syndicats de Virgin ont indiqué jeudi envisager une liquidation rapide de l’enseigne qui emploie un millier de salariés, insistant sur leur volonté d’obtenir un financement décent du plan social, alors que le tribunal de commerce doit examiner lundi les offres de reprise. « On s’achemine vraiment vers une liquidation », la décision pouvant intervenir dès la semaine prochaine, a notamment déclaré Ahcène Bouzit (FO), lors d’un petit rassemblement de salariés à Paris devant le magasin des Grands boulevards de l’entreprise en redressement judiciaire depuis mi-janvier. La veille, la direction du distributeur de produits culturels avait indiqué qu’aucune nouvelle offre n’avait été déposée à l’issue du délai fixé par le tribunal de commerce, qui après un premier examen le 23 mai, avait jugé les propositions insuffisantes. Le tribunal doit de nouveau se pencher sur les offres lundi et pourrait rendre sa décision dans les jours suivants. Selon les syndicats, les offres encore en lice ne portent que sur une soixantaine de postes fermes, alors que Virgin emploie 960 salariés dans 26 magasins.

Virgin : dépôt de bilan

Virgin : dépôt de bilan

L’avis des élus du Comité d’entreprise sera sollicité sur le projet de dépôt de bilan qui fait suite à des années de difficultés financières pour le groupe, dans un secteur bouleversé par la concurrence sur internet et le numérique.  Avant l’annonce vendredi de cette volonté de placer l’entreprise en cessation de paiement, Virgin avait déjà donné des signes de mauvaise santé financière en entreprenant fin décembre de résilier le bail de son magasin amiral sur les Champs-Elysées à Paris, alors qu’il génère 20% de son chiffre d’affaires.  Les syndicats ont donc semblé accueillir la nouvelle sans grand étonnement.   »Vu l’état des comptes, on s’y attendait à moitié », a ainsi expliqué à l’AFP Loïc Delacourt, élu CFE-CGC au CE.  Cela n’empêche par l’intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, CGT, FO et SUD) d’assurer que les syndicats du groupe seront « combatifs » et ne comptent « pas se laisser faire », les représentants du personnel ayant d’ores et déjà appelé à un rassemblement devant le magasin des Champs-Elysées deux jours après le Comité d’entreprise.  Contrôlée depuis 2008 par la société d’investissements française Butler Capital Partners, Virgin est notamment victime, comme d’autres distributeurs spécialisés, de l’effondrement des marchés « physiques » du disque et du DVD, et de la concurrence des grands acteurs du web, comme Amazon ou Apple.  Le groupe, issu à l’origine de l’empire Virgin du milliardaire britannique Richard Branson, a déjà enchaîné les fermetures de magasins, ses effectifs fondant de 200 salariés ces deux dernières années.  La procédure de cessation de paiement, engagée quand une entreprise n’est plus en mesure de régler ses créanciers, peut déboucher sur un redressement, mais aussi sur une liquidation judiciaire, c’est-à-dire la disparition pure et simple de l’entreprise.




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