Archive pour le Tag 'virée'

Merkel bientôt virée ?

 

Merkel bientôt virée ?

Merkel pourrait bien être virée aux prochaines élections fédérales de 2017. Car la femme forte d’Allemagne a subi une véritable déconvenue aux élections régionales. Peut-être un résultat qui la rendra moins psychorigide sur la relance de la croissance en Europe (où elle est contestée par le SPD et la France), raisonnable sur l’accueil des migrants en Europe (où elle est contestée par l’AfD et la plupart des pays d’Europe). .  Selon un sondage Insa  Cicero, 64 % des Allemands ne souhaitent pas qu’Angela Merkel réalise un quatrième mandat. Sa côte de popularité a notamment chuté depuis la crise des migrants, durant laquelle elle a perdu une partie de son électorat. Après onze années passées au pouvoir, une alternance politique à Angela Merkel est sérieusement  envisagée.  C’est un nouveau revers de taille pour la chancelière allemande Angela Merkel. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière allemande n’a recueilli que 18% des suffrages aux élections régionales à Berlin, dimanche 18 septembre, selon un sondage sortie des urnes de la télévision publique allemande. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD), la droite populiste, fer de lance de l’opposition à la politique d’ouverture aux réfugiés dans le pays, ferait, elle, son entrée dans le parlement local avec 11,5% des voix. Les sociaux-démocrates allemands du SPD remportent le scrutin avec 23% des voix, mais ils perdent cinq points par rapport au scrutin de 2011 (28,3%), selon ce sondage sorti des urnes. Les écologistes arrivent en troisième place avec 16,5% des voix, soit un point de moins que leur niveau atteint aux précédentes élections, en 2011. Le parti de la gauche radicale Die Linke progresse lui de cinq points à 16,5%. La CDU est en recul de plus de cinq points par rapport au dernier scrutin de 2011. Et si ce score de 18% est confirmé, la CDU enregistrera sa pire performance électorale à Berlin depuis la réunification, en 1990. Jamais dans l’histoire de Berlin, celle de Berlin-Ouest après la Deuxième guerre mondiale, puis celle de la ville réunifiée après 1990, la CDU n’avait connu pareille débâcle.   Comme dans son fief de Mecklembourg-Poméranie occidentale où la CDU a subi un cuisant revers le 4 septembre, la décision de Merkel d’ouvrir les frontières allemandes à environ un million de réfugiés depuis un an a dominé la campagne électorale à Berlin. La  CDU enregistre sa pire performance électorale à Berlin depuis la réunification, en 1990. Créée en 2013, et donc absente des précédentes élections berlinoises, l’AfD, qui s’oppose frontalement à la politique migratoire de Merkel, réussit comme prévu à entrer au Sénat de Berlin.

Emmanuelle Cosse virée des verts

Emmanuelle Cosse virée des verts

Subtilité dialectique chez les verts ;  puisque la radiation n’existe pas dans les statuts, Europe écologie Les Verts a considéré les trois anciens membres du parti devenus ministres comme démissionnaires. Emmanuelle Cosse notamment paie son maroquin. La ministre du Logement a été radiée d’Europe Ecologie Les Verts lors de son entrée au gouvernement. «Considérée comme démissionnaire», nuance le porte-parole du parti écologiste, Julien Bayou. L’ancienne secrétaire nationale avait souhaité «se mettre en retrait», alors qu’elle devenait ministre sans l’accord de son parti. «Elle n’a pas jugé nécessaire de discuter avec la direction de l’opportunité d’entrer au gouvernement», tacle Julien Bayou.

Le 16 février, le bureau exécutif national a donc demandé au bureau régional d’Île-de-France d’exclure Emmanuelle Cosse. «La radiation n’existe pas chez nous. Politiquement, nous avons toutefois considéré que c’était une démission», détaille Jean-Luc Dumesnil, co-secrétaire régional d’Île-de-France. «Se mettre en retrait, explique Julien Bayou, ça ne veut pas dire avoir le droit d’aller porter des positions contraires à celles d’EELV, comme la déchéance de nationalité ou la loi El Khomri. Nous ne sommes pas masochistes». Contre sa participation au gouvernement Valls II, Emmanuelle Cosse a obtenu des gages sur «une consultation citoyenne pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la centrale nucléaire de Fessenheim», explique un cadre du parti. Le lien entre l’exécutif et EELV, déjà effiloché, est désormais rompu: aucun des trois ministres écologistes n’est plus affilié au parti, puisque Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili ont déjà rendu leurs cartes.

 

Les Républicains : Rachida Dati bientôt virée ?

Les Républicains : Rachida Dati bientôt virée ?

On connaît la relation étroite qu’entretient Rachida Dati avec l’argent et le luxe («frais de bouche » quand elle était ministre( amende et frais de justice non payés, pension réclamée au riche géniteur supposé de sa fille etc). Du coup elle n’a plus les moyens de payer sa cotisation ;. 6000 euros de retard, c’est le montant qu’elle doit aux Républicains. Rachida Dati avait jusqu’à ce dimanche soir pour régulariser sa situation et régler ses cotisations en retard au groupe Les Républicains du conseil de Paris. Mais elle ne paiera pas. (Normal la cotisation c’est pour l’adhérente de base !).  Elle se sait soutenue par Sarkozy pas mécontent que Rachida Dati fasse des ennuis à NKM  Selon les  informations de RTL, avant toute exclusion Rachida Dati sera rapidement convoquée. Cela devrait se faire dans les 15 jours et elle devra s’expliquer devant le bureau du groupe présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet.  Mais encore faut-il qu’elle accepte de venir. Rachida Dati pourrait tout simplement démissionner. Pas question pour elle de signer un chèque de 6.000 euros, l’équivalent de six ans d’arriérés. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy refuse de financer « le train de vie, selon elle, excessif de Nathalie Kosciusko-Morizet », un jugement d’experte ! Un nouvel épisode dans la rivalité entre les deux femmes. Très déterminée, Rachida Dati s’estime aussi soutenue par Nicolas Sarkozy. « Il s’en sert, explique un proche, pour contrer Nathalie Kosciusko-Morizet », une possible rivale à la primaire. Et preuve de cette complicité retrouvée : la maire du VIIe arrondissement de Paris accompagnait Nicolas Sarkozy il y a quelques jours à Moscou. En attendant, la cotisation des autres conseillers Républicains de Paris est passée de 100 à 115 euros par mois. Une surtaxe qui a trouvé un nom, la surtaxe Dati.

Rama Yade virée du parti radical : une vengeance

Rama Yade virée du parti radical : une vengeance

 

Au lendemain de son exclusion du Parti radical, qui invoque des « propos de nature à nuire« , Rama Yade dénonce une « manipulation » et « un véritable commando pour une exécution politique« , au micro de RTL. La conseillère régionale en Île-de-France estime être la cible d’une « opération de vengeance » de la part de Laurent Hénart, le président du parti qui avait remporté l’élection face à elle en juin 2014. « Je rappelle qu’en ce moment, la justice est en train d’examiner une assignation que j’ai faite pour fraude lors de l’élection interne », dénonce-t-elle, vendredi 30 octobre, date limite de la formation des listes pour les élections régionales. Le parti lui reproche entre autres d’avoir pris ses distances avec le front républicain contre le FN. « Le motif est encore plus drôle. Ma proximité avec le Front national ? Moi ? Cette procédure judiciaire, je l’ai engagée parce que j’en ai assez de voir le Front national monter à cause de la corruption dans les partis politiques. J’ai dit que dans un duel à Marseille entre Jean-Noël Guérini (ex-PS) et le Front national, il fallait voter blanc. Cette affaire est un délire arbitraire », clame-t-elle.  L’ancienne secrétaire d’État aux Droits de l’Homme dit ne pas comprendre la situation, d’autant que le président de la commission de discipline du parti lui a indiqué par courriel n’avoir jamais réuni ses membres pour évoquer ce dossier. « On parle de gens dont on ne cite même pas les noms. On ne sait pas de qui il s’agit. Moi je suis sur le ring à visage découvert et je n’ai personne en face de moi », s’étonne Rama Yade qui demande une « preuve » formelle de son éviction et estime être « encore membre de l’UDI », la confédération qui englobe le Parti radical.

Rama Yade virée de l’UDI

Rama Yade virée de l’UDI

Il n’ya vraiment as de chances pour les anciennes jeunes femmes groupies  sarkosystes. Après Morano, virée des listes régionales, Rachida Dati marginalisée dans l’appareil des Républicains, c’est au tour de Rama Yade d’être virée du parti radical et de l’UDI. Un dénominateur commun: les dents qui trainent par terre et une surestimation de leur destinée nationale. Sarkozy a remplacé les fans par de technos dans le nouvel organigramme des Républicains. Un camp qu’elle avait rejoint justement pour prendre du champ avec l’UMP. Jeune pousse de la sarkozie, Rama Yade, 38 ans, conseillère régionale d’Ile-de-France sortante, a été exclue du Parti radical dont elle avait brigué la présidence il y a un an et demi et se retrouve sans parti, et bientôt sans mandat. L’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme puis aux Sports de Nicolas Sarkozy mais ce dernier Sarkozy a remplacé les fans par de technos dans le nouvel organigramme des Républicains. Rama yade  se voit reprocher par l’ancien parti de Jean-Louis Borloo une série de griefs qui « mettent gravement en cause l’image du parti ». L’élection à la présidence du Parti radical de juin 2014 a manifestement laissé des traces. La bataille entre le maire de Nancy Laurent Hénart, qui l’a emporté, et Rama Yade avait été très rugueuse. Rama Yade avait notamment accusé son rival d’avoir fraudé et a intenté un recours en justice pour demander l’annulation de l’élection. Déboutée en première instance en mai dernier — « l’honneur du parti est lavé » avait alors déclaré Laurent Hénart nt, elle est exclue de l’UDI dont le Parti radical est l’une des principales composantes. Rama Yade avait rejoint ce parti, alors dirigé par Jean-Louis Borloo, en avril 2011 lorsque ce dernier envisageait de se lancer à la présidentielle de 2012. Elle qui est régulièrement accusée par ses détracteurs de faire des « caprices » ou d’être « très ambitieuse ».

Rachida Dati virée du groupe « les républicains »

Rachida Dati virée  du groupe «  les républicains »

 

On le sait Rachida Dati entretient des liens particuliers et maladifs avec tout ce qui touche à l’argent. Depuis des années elle est même en retard de cotisations destinées à son parti. Du coup elle vient d’être Suspendue du groupe Les Républicains à Paris pour des impayés. En guise de défense bien maladroite Dati « refuse de soutenir le train de vie d’élus »  Gonflé car  Rachida Dati a toujours adopté un train de vie très bourgeois et ne connaît que les marques de luxe pour ses vêtements. On lui avait même reproché lorsqu’elle était ministre de la justice de taper un peu fort dans la caisse pour financer ses frais accessoires. Sans parler de la longue procédure juridique pour obtenir une reconnaissance de paternité  et ni paternité pour son enfant avec la pension qui va avec ou encore des amendes non payées.  Bref Rachida Dati ne manque pas d’humour en reprochant à NKM ses dépenses sur le dos du parti. En réalité elle reproche surtout à NK M de lui avoir pris la place qu’elle occupait précédemment auprès de Sarkozy. La menace planait depuis le 1er juillet. La sanction est désormais actée. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été suspendue du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, lundi 14 septembre, selon L’Opinion.fr. « A l’unanimité du bureau du groupe, Rachida Dati est depuis ce matin suspendue du groupe Les Républicains de l’Hôtel de Ville de Paris », rapporte le site du journal. En cause, les impayés de cotisation de l’élue, qui doit s’acquitter de 6 500 euros. « L’ex-garde des Sceaux va recevoir une convocation pour une réunion contradictoire avant un mois, le temps, si elle le souhaite, de se mettre en règle, poursuit le site. Si celle-ci ne le fait pas, elle sera alors définitivement exclue au terme d’une procédure contradictoire. » Mais l’ancienne ministre ne semble pas se soucier de cette mise en garde, au contraire. Selon Le Scan du Figaro, « elle a aussitôt demandé que la procédure d’exclusion définitive du groupe soit engagée. Sans attendre le 1er novembre », date butoir de la procédure. La députée européenne LR, qui compte un certain nombre d’inimitiés au sein de la droite parisienne, à commencer par Claude Goasguen et Nathalie Kosciusko-Morizet, fustige « les propos inadmissibles à son encontre », d’après Le Scan. Sur Twitter, elle a ironisé sur sa situation (« Allez, encore un petit effort pour mon exclusion ! »). Rappelant qu’elle est « à jour de ses cotisations » au niveau national et à la fédération LR de Paris, elle indique qu’elle « refuse de soutenir le train de vie de certains élus du groupe ». Qui vise-t-elle ? Selon son entourage, cité par Le Scan, NKM est sa cible principale : « Elle ne veut pas financer les chauffeurs et les déjeuners » de Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

UMP : la secrétaire nationale d’extrême droite virée

 

UMP : la secrétaire nationale d’extrême droite virée

 

Fatima Allaoui, récente secrétaire nationale de l’UMP,  a  admis avoir adhéré il y a un mois, à un parti d’extrême droite. L’information avait déjà été confirmée, dans le courant de la journée, par le président du Siel, Karim Ouchikh, qui a d’ailleurs indiqué avoir entamé «une procédure d’exclusion» de l’élue UMP. La principale intéressée a elle-même décrit à «Libération» son passage au micro-parti allié au FN via le Rassemblement bleu marine comme «une crise d’adolescence politique».  Dans son communiqué de ce lundi, NKM, partisane d’une ligne modérée, revient sur les raisons de cette nomination, désormais caduque. Elle rappelle que Fatima Allaoui, conseillère régionale UMP dans le Languedoc-Roussillon, avait été «nommée secrétaire nationale de l’UMP pour son parcours, ses compétences et son engagement politique». Mais surtout qu’elle «n’avait jamais laissé transparaître la moindre ambiguïté à l’égard du Front National et des partis d’extrême droite».  La députée de l’Essonne, qui avait proposé son nom, estime sa «confiance trahie». Et tient à rappeler qu’«aucun rapprochement avec l’extrême droite ne sera toléré».

 

Christine Lagarde virée d’une université américaine

Christine Lagarde virée d’une université américaine

 

Aux Etats-Unis, Christine Lagarde a dû subir un contretemps. La directrice générale du Fond monétaire international (FMI) devait prononcer un discours sur un campus du Massachusetts. Mais une pétition a circulé contre sa présence et contre la politique de l’institution monétaire.  Le Smith College est une une institution plutôt classée à gauche, une université de jeunes filles qui, traditionnellement, invite des femmes en vue pour prononcer ce qu’on appelle le « commencement speech ». En d’autres termes, le grand discours de la cérémonie de remise des diplômes.  Christine Lagarde devait aller à Smith le 18 mai pour la cérémonie, mais une pétition a commencé à circuler sur internet contre sa présence. Avec des critiques contre le FMI, une institution jugée  “directement responsable des échecs du développement dans les pays les plus pauvres du monde ». Le FMI est accusé d’avoir renforcé un système patriarcal et impérialiste qui opprime les femmes dans le monde entier.  La pétition a ainsi recueilli 480 signatures d’étudiants et d’enseignants. D’où la lettre adressée par Christine Lagarde à la présidente de l’université. “Je respecte le point de vue des signataires et je comprends l’importance vitale de la liberté académique, mais pour ne pas gâcher la célébration, je crois qu’il vaut mieux que je retire ma participation”.

Taubira bientôt virée

Taubira bientôt virée

Christiane Taubira n’en aurait plus pour longtemps au ministère de la Justice. La  garde des Sceaux devrait quitter la Chancellerie d’ici quelques mois, le temps de faire passer une mini  réforme pénale au Parlement. Elle serait remplacée par l’actuel président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas. Ironie de l’histoire, ce dernier visait de longue date le ministère de l’Intérieur. Il avait reçu le soutien de Manuel Valls mais François Hollande s’était opposé à sa nomination, lui préférant son fidèle François Rebsamen. Le président de la République et son premier ministre s’étaient finalement accordés sur Bernard Cazeneuve. Depuis un moment déjà, Christiane Taubira ne cachait pas son envie de quitter le ministère de la Justice depuis la montée en puissance de Valls avec lequel elle ne s’entend pas. Quitte à rester dans le gouvernement, elle avait demandé le ministère de l’Éducation. Mais pour compenser son profil droitier, Manuel Valls l’avait finalement attribué à Benoît Hamon.

 

Batho virée pour l’exemple, pourquoi ?

Batho virée pour l’ exemple, pourquoi ?

 

La première raison du licenciement express de Batho c’est la fébrilité actuelle du gouvernement  dont la baisse de popularité atteint à nouveau des niveaux historiques. Hollande et Ayrault accusé de mollesse ont voulu faire un exemple sur une cible facile. En fait le ministère d’écologie est un ministère bidon, il l’a toujours été mais cette fois il a encore moins de pouvoirs depuis qu’on lui a retiré les affaires sensibles de pollution et le logement. Borloo grâce à sa personnalité avait fait l’illusion, il avait existé par son poids politique sans plus ; En fait le Grenelle de l’environnement avait constitué un gros coup de Pub car le contenu de cette discussion était d’une confusion extrême, une sorte d’auberge espagnole qui n’a pas débouché sur grand-chose. Un exemple le schéma national d’infrastructures, 70 projets retenus par Borloo pour 245 milliards à réaliser en 25 ans, balayés aujourd’hui par le rapport Duron qui annule tous les projets nouveaux de TGV. (Ce qui ne constitue pas non plus une orientation très pertinente). Un ministère fantôme donc et un parti écolo qui le devient aussi tellement embarqué dans une politique d’austérité qu’il est bien contraint de soutenir au parlement. En plus on tape sur une femme sans grand poids politique, les risques sont donc mesurés. En fait Hollande et Ayrault veulent faire preuve d’une autorité qu’ils n’ont pas ; A cet Egard Montebourg par exemple aurait du être viré dix fois. Enfin la cause écologique est étouffée par la priorité donnée par les français à l’emploi et à la croissance. Finalement une opération qui voulait marquer une autorité et qui met surtout en avant la lâcheté et l’inélégance. Pourquoi en effet tout ce cirque médiatique de Matignon, alors que d’ordinaire on se contente d’un communiqué indiquant que le ministre a mis fin à ses fonctions ; Y compris quand en faiat il est destitué. Dernier élément le cas Duflot qui de toute évidence fait de son maintien au gouvernement une priorité par rapport aux préoccupations écolos.

Delphine Batho virée comme une malpropre

Delphine Batho virée comme une malpropre

En quelques heures Delphine Batho, à a tête d’un ministère fantôme à été virée. Une première en matière de licenciement ministériel. En faiat un avertissement qu’on ne peut pas donner à des ministres récalcitrants comme Montebourg par exemple ; Une belle preuve de acheté de la part du gouvernement. François Hollande a mis fin mardi aux fonctions de la ministre PS de l’Écologie Delphine Batho qui contestait les coupes prévues par le budget 2014 pour son ministère, congédiant pour la première fois un membre du gouvernement pour manque de solidarité. Une éviction qui a provoqué une bronca chez les écologistes, qui ont finalement décidé de rester au gouvernement, lors d’une réunion dans la soirée pour analyser la situation.  Le communiqué de l’Elysée est tombé une petite heure après que la ministre a eu une explication en milieu d’après-midi avec Jean-Marc Ayrault qui l’avait convoquée à Matignon.  Moins de dix heures après avoir qualifié sur RTL de « mauvais » son budget 2014 dont les crédits devraient baisser de 7%, Mme Batho a vu le président François Hollande mettre fin à ses fonctions et nommer immédiatement son successeur, Philippe Martin, élu socialiste du Gers, précurseur de l’écologie au PS.  Selon l’entourage du chef de l’Etat, la décision de la limoger est intervenue après un échange téléphonique entre la ministre de l’Ecologie et François Hollande qui lui a demandé « de retirer ses propos » critiques sur le budget, ce qu’elle a refusé.  Comme ils avaient annoncé de façon inédite la convocation de Mme Batho par M. Ayrault par un simple tweet, Matignon a ensuite utilisé un tweet pour entériner ce limogeage.  Mis à part le cas de la démission de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac en mars, c’est la première fois sous le quinquennat Hollande qu’un membre du gouvernement est démissionné pour avoir tenu des propos critiques vis-à-vis du gouvernement.  Aucun autre ministre n’a été rappelé à l’ordre publiquement par M. Ayrault. Pas même ceux qui avaient, à mi mots, réclamé un changement d’orientation de la politique suivie, comme Arnaud Montebourg (Redressement productif), Benoît Hamon( économie solidaire) ou l’écologiste Cécile Duflot (Logement). Vincent Peillon (Education) ou Nicole Bricq (Commerce extérieur) ont eu également des paroles jugées intempestives par l’exécutif sans que rien ne se passe, du moins publiquement.   »C’est la question de la cohérence de la politique gouvernementale qui a été posée », a écrit sur twitter Laurent Fabius (Affaires étrangères)   »Toucher au budget, c’est la ligne rouge qu’il ne faut pas franchir », a souligné auprès de l’AFP une source gouvernementale.  Selon le porte-parole d’une ONG qui ne souhaitait pas être cité, Jean-Marc Ayrault était furieux parce que Mme Batho n’avait jamais exprimé de désaccord lors des arbitrages.  Selon une autre source gouvernementale, on estimait, avant son limogeage, que Mme Batho « n’avait pas maîtrisé le curseur, le rapport de force » et risquait, sans troupes, « de se retrouver bien seule ».  Début mai, après de multiples couacs, François Hollande avait prévenu que « personne n’(était) protégé dans le gouvernement » et que « personne n’a(vait) d’immunité ».  Les écologistes ont réagi avec colère. Une « réunion de crise » d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a eu lieu mardi soir, avec leurs deux ministres, Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement), ainsi que Pascal Durand, secrétaire national du parti, et les responsables parlementaires.  Mais les deux ministres restent dans l’équipe Ayrault. « La question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite », a déclaré devant la presse Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés EELV en sortant de la réunion au ministère de Mme Duflot.   »On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault (…) On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie », a expliqué Mme Pompili.  Le limogeage de Delphine Batho ne devrait pas arranger les relations entre le PS et les écolos, alors que François Hollande prône des listes d’union de la gauche aux municipales de 2014.  Le nouveau ministre Philippe Martin, 59 ans, est membre de la commission du Développement durable à l’Assemblée et considéré comme un bon spécialiste des questions d’environnement. C’est un « opposant aux OGM et partisan de la fiscalité écologique », selon Pascal Canfin.  Sa nomination à la place d’une femme fait que le gouvernement n’est désormais plus paritaire: il compte 19 hommes et 18 femmes. Il ne l’était déjà plus avec le départ de M. Cahuzac, mais en sens inverse, (19 femmes et 18 hommes).  Philippe Martin est le troisième ministre de l’Ecologie en un an. La passation de pouvoir avec Delphine Batho aura lieu mercredi à 08H45. Nicole Bricq a occupé ce poste au tout début du quinquennat avant d’être priée de prendre le portefeuille du Commerce extérieur en juin 2012.  A l’UMP, on approuvait la décision de François Hollande, jugeant, à l’instar de Gilles Carrez, président de la commission des Finances de l’Assemblée, « invraisemblable » qu’une ministre refuse publiquement les arbitrages budgétaires.  Pour réduire le déficit structurel (hors effets de la conjoncture) d’un point de PIB en 2014, le gouvernement entend concentrer les efforts à 70% sur les dépenses (13 à 14 milliards d’euros) et à 30% sur les recettes(six milliards), via des hausses d’impôts, en plus de six milliards de prélèvements pour compenser des rentrées fiscales moindres que prévu ou non renouvelées.  Compte tenu de l’ampleur des économies à faire, le dossier est explosif politiquement pour l’exécutif, au point que François Hollande surveille de très près l’élaboration du projet de loi de finances 2014.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol