Archive pour le Tag 'virage'

Macron : virage à droite confirmé

Macron : virage à droite confirmé

 

D’une certaine manière c’est un coup de massue pour nombre d’électeurs de gauche ayant voté Macron qui espéraient un virage de Macron, un rééquilibrage de sa politique. Pas de virage au contraire, une confirmation avec un habillage verbal creux, confus et contradictoire. En clair Macron veut réduire l’ampleur de la protection sociale et responsabiliser les bénéficiaires (en clair payer davantage). L’exemple le plus significatif concerne les pensions de réversion dont la suppression est une  rumeur pour Macron. Pourtant, le chef de l’Etat a indiqué que la réforme ne concernerait pas les bénéficiaires de demain. Sous entendu la reforme concernera les bénéficiaires de demain (notamment les jeunes veuves  85% des veufs) qui auront la malchance perdre leur époux dès 2019.  Avec une dialectique aussi floue que celle de français Hollande, Macron en fait a confirmé son virage à droite en tentant d’apaiser les mécontentements et les colères qui se traduisent pas des sondages de popularité en berne.  Macron a surtout souligné redressement de l’économie française par rapport à sa situation un an plus tôt. Un redressement d’uen part très fragile et dû pour la plus grande part à l’environnement international.  “Les Français en voient les premiers fruits (…). Mais ce sont seulement les premiers fruits, je suis parfaitement conscient du décalage entre l’ampleur des réformes engagées et le résultat ressenti”, a-t-il expliqué, alors que les sondages montrent une nette érosion de sa popularité. Justement parce que les fruits sont particulièrement rares et que le chois a été de favoriser les plus riches.  Le président a déclaré qu’il continuerait à creuser le même sillon libéral, en privilégiant le renforcement de l’économie. “La force de notre économie, quand nous l’aurons pleinement retrouvée, c’est le socle même de notre projet de société. Bref le businesse comme valeurs premières de la république.  Emmanuel Macron a donc défendu des premiers choix fiscaux diversement appréciés dans l’opinion – la réforme de la fiscalité du capital et de l’ISF – en répétant qu’ils visaient à renforcer la capacité productive en soutenant les entreprises. “Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches !”, a-t-il dit. “La création de richesses, la prospérité d’une nation, sont le socle de tout projet de justice et d’équité.” “Si l’on veut partager le gâteau, la première condition c’est qu’il y ait un gâteau, et ce sont les entreprises (…) les producteurs, qui font ce gâteau et personne d’autre.” Il a annoncé que l’Etat ferait “des choix forts et courageux” pour maîtriser la dépense publique et soutenir la politique de baisse de la fiscalité. Macron a aussi annoncé une nouvelle réforme de l’assurance chômage et confirmé  “Le projet de loi ‘Avenir professionnel’ sera modifié en ce sens dans les prochains jours. (…) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu’une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019.” Pour Emmanuel Macron, “la priorité de l’année qui vient est simple : nous devons construire l’Etat-providence du XXIe siècle”. “Un Etat-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant.”

Virage vers le solaire

 

Virage vers le solaire

 

Sous la pression du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, EDF a annoncé un plan de 25 milliards d’ici 2035 pour le solaire. L’objectif est bien entendu de développer les énergies renouvelables non polluantes mais sans doute tout autant de faire oublier que la France a renoncé à ramener la production d’électricité d’origine nucléaire à 50 % d’ici 2025 au lieu de 75 % actuellement. En outre compte tenu des innombrables obstacles juridiques au développement des éoliennes, la croissance du solaire est politiquement plus réaliste et sans doute plus rentable aussi. Jean-Bernard Levy, PDG d’EDF, n’hésite pas aujourd’hui à en vanter les mérites: «Il n’y aura pas de transition énergétique s’il n’y a pas de solaire en France», a-t-il martelé devant les journalistes ce matin. Pour y parvenir, un long chemin reste à parcourir en France. Le pays est très en retard: le photovoltaïque en France représente 1,6% de la production totale d‘électricité. Il pèse déjà 3,5% en Grande Bretagne, 6,2% en Allemagne, 7,8% en Espagne… La raison? «Le prix de l’électricité n’est pas cher en France, il n’était donc pas compétitif de le développer tant que le coût de production de l’énergie solaire était élevé, explique Jean-Bernard Levy. Et puis en France, l’énergie est par nature décarbonnée, réduisant ainsi les velléités d’incitation au développement du renouvelable», dit-il. Reste à savoir trouver les financements. En effet ce plan solaire viendra augmenter les besoins de financement d’EDF. Des besoins de financement de l’ordre de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années,  Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards.

 

Sondage -Virage de Hollande : les français approuvent les mots

Sondage -Virage de  François Hollande : les français approuvent les mots

 

 

Les français en majorité approuvent les mots du Président et souhaitent même une collaboration droite gauche-droite ; Hormis pour les extrême ces mots découlent de l’ évidence sur les entreprisse, les reformes structurelles, la fiscalité, les économies. Ce que pensent depuis longtemps les français et bien avant que Hollande ne le découvre. Mais la grande question est de savoir si au delà des mots Hollande est convaincu et surtout capable de faire les réformes annoncées. Sans doute pas si on en juge déjà par son recul sur les départements .Le tournant « social-démocrate » prôné par François Hollande lors de sa conférence de presse à l’Élysée, le 14 janvier, remporte l’adhésion des Français, selon un sondage CQFD/i-Télé/Le Parisien. Ils sont en effet 62% à estimer que l’UMP doit s’inscrire dans une coopération avec le gouvernement pour mettre en place le Pacte de responsabilité », rapporte Le Parisien. A l’inverse, 31% des Français aimeraient que la droite s’oppose à ce Pacte de responsabilité passé avec les entreprises, qui vise à ce que ces dernières créent des emplois en échange d’un abaissement de charges.  Chez les sympathisants de droite, quelque 52% souhaitent souligner leur désaccord avec le chef de l’État, tandis que 45% des sondés se disent prêts à coopérer, selon le quotidien.  Environ 36% des Français jugent le positionnement politique du président de la République « juste comme il faut », et un tiers « pas assez à gauche », un regret partagé par 80% des sympathisants d’extrême-gauche. Quant au projet de refonte des régions évoqué par François Hollande, le sondage révèle que 69% des Français l’approuvent, contre 29% qui n’en veulent pas.

 

Hollande un virage économique virtuel ?

Hollande un virage économique  virtuel ?

 

Si l’on se fie aux mots prononcés par Hollande, c’est une évolution complète de sa politique. D’abord, il reconnait  l’ampleur des impôts et la nécessité de réduire les dépenses publiques. Il reconnait aussi ses échecs et les difficultés. Par exemple exit le changement et l’inversion du chômage. « Il faudra du temps ». L’Etat doit d’après lui faire mieux avec moins, se repositionner sur les grandes tâches régaliennes, envisager même de réformes des collectivités. Donner aussi la priorité à la réduction des charges des entreprises contre l’emploi. Bref le contraire de ce qu’il adit et fait jusqu’à maintenant. En fait il reprend tout simplement ce que disent les experts et même l’opinion depuis des mois et des années ; Trop d’Etat, trop de fiscalité, trop de contraintes et finalemenet des impôts qui tuent  la compétitivité et l’emploi. Reste à savoir si le virage est réel ou virtuel. Faire des réformes structurelles n’est pas simple quand on ne bénéficie plus de la légitimité populaire (mais seulement de la légitimité institutionnelle), Hollande risque de se heurter à  l’opposition de son propres camp. II n’est pas certain non plus qu’i l perçoive bien la stratégie à mettre en œuvre si l’on s’en tient aux exemples d’économies très marginales évoquées par son gouvernement (Cazeneuve par exemple parlant dimanches des dépenses de santé et citant la chirurgie ambulatoire). Hollande veut gouverner par ordonnance et décrets mais cela se limitera à des questions accessoires tant que le parlement n’en a pas décidé autrement, sur les finances par exemple. Le laxisme de 2012 n’a pas été récompensé ni par de résultats, ni par l’opinion, l’austérité de 2013 (et 2014) non plus alors pourquoi pas finalement se rabattre sur l‘évidence, celle qu’il niait et qu’il avoue «  nous avons sous-estimé la crise ». Il faudra des mois voire des années pour réaliser des reformes structurelles significatives, pas sûr que Hollande les réalisent mais au moins s’il n’y a pas inversion sur le chômage, il y a bien inversion du discours.




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