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Violence et police : quel cadre juridique ?

Violence et police : quel cadre juridique ?

Par Vincent Sizaire, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans the Conversation

La mort de Nahel M., 17 ans, abattu à Nanterre le mardi 27 juin 2023 par un policier lors d’un contrôle de son véhicule (enquête en cours) a suscité une vive émotion publique et plusieurs incidents dans de nombreuses communes des Hauts-de-Seine. Depuis une petite dizaine d’années, la question des « violences policières » s’est imposée sur le devant de la scène, portée par des collectifs constitués après le décès de certaines personnes à la suite d’une intervention policière – à l’image de l’emblématique « comité Adama » – mais aussi par les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ayant émaillé le mouvement des « gilets jaunes ».

Pourtant, cette présence renouvelée dans le débat public ne se traduit guère par une élévation de son niveau. Singulier paradoxe de notre temps, il semblerait au contraire que plus la discussion est nécessaire, plus elle est ensevelie sous la polémique médiatique. D’un côté, appuyés par les médias de masse et nombre de politiciennes et politiciens, les principaux syndicats de policiers réfutent l’idée même de violences policières, réduisant toute critique de la façon dont est exercée la force publique à l’expression d’une supposée « haine des flics ».

De l’autre, certains discours militants tendent à présenter les brutalités policières comme inhérentes à la fonction, développant une acception essentialiste que résume assez bien le slogan suivant lequel « la police tue » et qui est, lui aussi, repris par certains membres de la classe politicienne.

Symétriques et stéréotypées, de telles prises de position relèvent, au-delà de leur antagonisme de façade, d’un même dogmatisme. L’une comme l’autre témoigne en effet d’une réticence ou, à tout le moins, d’une indifférence à la compréhension du phénomène qui se donne à voir jusque dans l’usage des mots employés. Présenter le seul fait que « la police tue » comme une marque d’infamie est tout aussi ridicule que de feindre de s’émouvoir qu’on puisse le penser. Dans un État de droit, la fonction des forces de police et de gendarmerie est précisément d’exercer, concrètement, ce fameux monopole de la violence légitime théorisé en son temps par Max Weber. Une violence qui peut prendre la forme d’une contrainte essentiellement morale – le fait d’obéir aux injonctions du gendarme – mais peut aussi se traduire par l’infliction de blessures ou, dans les cas les plus extrêmes, de la mort.

D’un point de vue démocratique, la question n’est donc pas de savoir si les forces de l’ordre commettent ou non des violences, mais si le cadre légal dans lequel ces violences sont exercées garantit suffisamment que, sous le contrôle du juge, elles demeurent strictement nécessaires et proportionnées à la mission des autorités de police. Une mission, qui, comme le rappelle l’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, n’a – ou ne devrait – avoir d’autres fins que l’application des lois et, à travers elle, la garantie des droits et libertés des citoyens.

C’est en effet à cette condition – et à cette condition seulement – que la violence d’État pourra être regardée comme légitime.

C’est dans cette perspective qu’il faut soumettre notre système répressif à un examen critique pour apprécier sa capacité à prévenir et sanctionner efficacement ce qu’il faut désigner non comme des « violences policières » mais, bien plus précisément, comme des abus dans l’exercice de la force publique.

Répondre à cette question suppose en premier lieu de vérifier si les cas dans lesquels les services de police et de gendarmerie peuvent faire usage de leurs armes à feu sont définis de façon suffisamment stricte. L’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure énonce de façon exhaustive et relativement précise ces hypothèses. À côté de la situation de légitime défense – caractérisée par une riposte immédiate et proportionnée à une menace réelle et imminente pour la vie ou l’intégrité physique d’une personne – les policiers peuvent ouvrir le feu s’il s’agit de l’unique moyen d’assurer la protection des individus ou des bâtiments dont ils ont la garde ou d’arrêter une personne prenant la fuite.

La loi précise en outre que le tir doit, dans tous les cas, être proportionné (par exemple, les policiers ne peuvent viser le conducteur si tirer sur les roues suffit pour immobiliser le véhicule du fuyard).

Reprenant largement les exigences de la Cour européenne des droits de l’homme, ces différentes hypothèses garantissent, a priori, la légitimité de l’exercice de la force.

Tel n’est pas le cas, en revanche, de la dernière hypothèse visée par le code de sécurité intérieure et qui permet aux forces de l’ordre de faire usage de leurs armes pour :

« empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou de plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis, lorsqu’ils ont des raisons réelles et objectives d’estimer que cette réitération est probable ».

Promue en 2016 comme permettant de donner une base légale au tirs effectués à l’encontre des auteurs de crimes terroristes comme le massacre du Bataclan de novembre 2015 – alors même que la légitime défense en l’espèce n’est ni contestée, ni contestable – cette hypothèse est désormais d’application générale alors que le seul cas de figure où elle pourrait légitimement s’appliquer est celle d’un crime de masse comme celui du Bataclan.

Or, dans le temps de l’action, il est strictement impossible pour l’auteur d’un tir de savoir s’il est face à une tentative d’homicide ou de « simples » violences. Il s’ensuit un risque d’usage disproportionné de la force ou, inversement, de mise en cause imprévisible de la responsabilité pénale de policiers ou de gendarmes qui, de bonne foi, auront cru agir dans le cadre de la loi.

Des failles dans la mise en application
Mais c’est avant tout au niveau de la mise en application du cadre légal que notre système présente les failles les plus importantes. Lorsqu’un policier ou gendarme recourt à la force en dehors des hypothèses prévues par la loi ou de façon disproportionnée, il commet alors une infraction pénale, qu’il s’agisse du délit de violences volontaires, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans ou, dans le pire des cas, du crime de meurtre, passible d’une peine de trente ans de réclusion criminelle.

Or la façon dont les enquêtes concernant les crimes et délits commis par les forces de l’ordre sont aujourd’hui menées en France ne garantit pas suffisamment leur impartialité. D’une part, ce sont toujours des policiers ou des gendarmes qui enquêtent sur d’autres policiers ou gendarmes – en principe, les inspections générales de police nationale ou de la gendarmerie nationale. D’autre part, les investigations sont la plupart du temps placées sous la supervision d’une autorité, le procureur de la République, qui ne bénéficie elle-même d’aucune garantie d’indépendance à l’égard du gouvernement et, partant, du ministère de l’Intérieur. Les magistrats du parquet sont en effet placés sous l’autorité directe d’un autre membre du pouvoir exécutif, le ministre de la Justice, seul compétent pour décider de leur nomination ou d’éventuelles sanctions disciplinaires.

En définitive, seules les procédures confiées à un juge d’instruction – magistrat statutairement indépendant – offrent aujourd’hui des garanties suffisantes d’impartialité. C’est la raison pour laquelle de nombreuses personnes demandent que les investigations relatives aux abus dans l’exercice de la force soient confiées à un service d’enquête complètement indépendant, comme ce qui a été mis en place chez certains de nos voisins européens, à l’image de l’Independant Office for Police Conduct britannique.

Inversement, celles et ceux qui militent aujourd’hui pour l’assouplissement du cadre légal existant revendiquent en réalité une pratique policière incompatible avec les exigences de l’État de droit démocratique. En particulier, la « présomption de légitime défense » proposée par le Rassemblement national et la plupart des syndicats policiers reviendrait à empêcher toute poursuite à l’encontre des auteurs de tirs quel que soit leur justification ou leur proportion, leur garantissant ainsi une impunité qui ne s’observe que dans les régimes autoritaires.

Mais pour s’opposer à une telle évolution, il est nécessaire de dépasser la simple condamnation morale des « violences policières » et, plus encore, de se garder de toute assimilation de telles dérives à une entière profession.

Société-Violence et police : un problème d’encadrement juridique

Société-Violence et police : un problème d’encadrement juridique

par
Vincent Sizaire
Maître de conférence associé, membre du centre de droit pénal et de criminologie, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation


La mort de Nahel M., 17 ans, abattu à Nanterre le mardi 27 juin 2023 par un policier lors d’un contrôle de son véhicule (enquête en cours) a suscité une vive émotion publique et plusieurs incidents dans de nombreuses communes des Hauts-de-Seine. Depuis une petite dizaine d’années, la question des « violences policières » s’est imposée sur le devant de la scène, portée par des collectifs constitués après le décès de certaines personnes à la suite d’une intervention policière – à l’image de l’emblématique « comité Adama » – mais aussi par les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ayant émaillé le mouvement des « gilets jaunes ». Pourtant, cette présence renouvelée dans le débat public ne se traduit guère par une élévation de son niveau. Singulier paradoxe de notre temps, il semblerait au contraire que plus la discussion est nécessaire, plus elle est ensevelie sous la polémique médiatique. D’un côté, appuyés par les médias de masse et nombre de politiciennes et politiciens, les principaux syndicats de policiers réfutent l’idée même de violences policières, réduisant toute critique de la façon dont est exercée la force publique à l’expression d’une supposée « haine des flics ». De l’autre, certains discours militants tendent à présenter les brutalités policières comme inhérentes à la fonction, développant une acception essentialiste que résume assez bien le slogan suivant lequel « la police tue » et qui est, lui aussi, repris par certains membres de la classe politicienne.

Des prises de position dogmatiques ?
Symétriques et stéréotypées, de telles prises de position relèvent, au-delà de leur antagonisme de façade, d’un même dogmatisme. L’une comme l’autre témoigne en effet d’une réticence ou, à tout le moins, d’une indifférence à la compréhension du phénomène qui se donne à voir jusque dans l’usage des mots employés. Présenter le seul fait que « la police tue » comme une marque d’infamie est tout aussi ridicule que de feindre de s’émouvoir qu’on puisse le penser. Dans un État de droit, la fonction des forces de police et de gendarmerie est précisément d’exercer, concrètement, ce fameux monopole de la violence légitime théorisé en son temps par Max Weber. Une violence qui peut prendre la forme d’une contrainte essentiellement morale – le fait d’obéir aux injonctions du gendarme – mais peut aussi se traduire par l’infliction de blessures ou, dans les cas les plus extrêmes, de la mort.

D’un point de vue démocratique, la question n’est donc pas de savoir si les forces de l’ordre commettent ou non des violences, mais si le cadre légal dans lequel ces violences sont exercées garantit suffisamment que, sous le contrôle du juge, elles demeurent strictement nécessaires et proportionnées à la mission des autorités de police. Une mission, qui, comme le rappelle l’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, n’a – ou ne devrait – avoir d’autres fins que l’application des lois et, à travers elle, la garantie des droits et libertés des citoyens.

C’est en effet à cette condition – et à cette condition seulement – que la violence d’État pourra être regardée comme légitime.

C’est dans cette perspective qu’il faut soumettre notre système répressif à un examen critique pour apprécier sa capacité à prévenir et sanctionner efficacement ce qu’il faut désigner non comme des « violences policières » mais, bien plus précisément, comme des abus dans l’exercice de la force publique.

Répondre à cette question suppose en premier lieu de vérifier si les cas dans lesquels les services de police et de gendarmerie peuvent faire usage de leurs armes à feu sont définis de façon suffisamment stricte. L’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure énonce de façon exhaustive et relativement précise ces hypothèses. À côté de la situation de légitime défense – caractérisée par une riposte immédiate et proportionnée à une menace réelle et imminente pour la vie ou l’intégrité physique d’une personne – les policiers peuvent ouvrir le feu s’il s’agit de l’unique moyen d’assurer la protection des individus ou des bâtiments dont ils ont la garde ou d’arrêter une personne prenant la fuite.

La loi précise en outre que le tir doit, dans tous les cas, être proportionné (par exemple, les policiers ne peuvent viser le conducteur si tirer sur les roues suffit pour immobiliser le véhicule du fuyard).

Reprenant largement les exigences de la Cour européenne des droits de l’homme, ces différentes hypothèses garantissent, a priori, la légitimité de l’exercice de la force.

Tel n’est pas le cas, en revanche, de la dernière hypothèse visée par le code de sécurité intérieure et qui permet aux forces de l’ordre de faire usage de leurs armes pour :

« empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou de plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis, lorsqu’ils ont des raisons réelles et objectives d’estimer que cette réitération est probable ».

Promue en 2016 comme permettant de donner une base légale au tirs effectués à l’encontre des auteurs de crimes terroristes comme le massacre du Bataclan de novembre 2015 – alors même que la légitime défense en l’espèce n’est ni contestée, ni contestable – cette hypothèse est désormais d’application générale alors que le seul cas de figure où elle pourrait légitimement s’appliquer est celle d’un crime de masse comme celui du Bataclan.

Or, dans le temps de l’action, il est strictement impossible pour l’auteur d’un tir de savoir s’il est face à une tentative d’homicide ou de « simples » violences. Il s’ensuit un risque d’usage disproportionné de la force ou, inversement, de mise en cause imprévisible de la responsabilité pénale de policiers ou de gendarmes qui, de bonne foi, auront cru agir dans le cadre de la loi.

Mais c’est avant tout au niveau de la mise en application du cadre légal que notre système présente les failles les plus importantes. Lorsqu’un policier ou gendarme recourt à la force en dehors des hypothèses prévues par la loi ou de façon disproportionnée, il commet alors une infraction pénale, qu’il s’agisse du délit de violences volontaires, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans ou, dans le pire des cas, du crime de meurtre, passible d’une peine de trente ans de réclusion criminelle.

Or la façon dont les enquêtes concernant les crimes et délits commis par les forces de l’ordre sont aujourd’hui menées en France ne garantit pas suffisamment leur impartialité. D’une part, ce sont toujours des policiers ou des gendarmes qui enquêtent sur d’autres policiers ou gendarmes – en principe, les inspections générales de police nationale ou de la gendarmerie nationale. D’autre part, les investigations sont la plupart du temps placées sous la supervision d’une autorité, le procureur de la République, qui ne bénéficie elle-même d’aucune garantie d’indépendance à l’égard du gouvernement et, partant, du ministère de l’Intérieur. Les magistrats du parquet sont en effet placés sous l’autorité directe d’un autre membre du pouvoir exécutif, le ministre de la Justice, seul compétent pour décider de leur nomination ou d’éventuelles sanctions disciplinaires.

En définitive, seules les procédures confiées à un juge d’instruction – magistrat statutairement indépendant – offrent aujourd’hui des garanties suffisantes d’impartialité. C’est la raison pour laquelle de nombreuses personnes demandent que les investigations relatives aux abus dans l’exercice de la force soient confiées à un service d’enquête complètement indépendant, comme ce qui a été mis en place chez certains de nos voisins européens, à l’image de l’Independant Office for Police Conduct britannique.

Inversement, celles et ceux qui militent aujourd’hui pour l’assouplissement du cadre légal existant revendiquent en réalité une pratique policière incompatible avec les exigences de l’État de droit démocratique. En particulier, la « présomption de légitime défense » proposée par le Rassemblement national et la plupart des syndicats policiers reviendrait à empêcher toute poursuite à l’encontre des auteurs de tirs quel que soit leur justification ou leur proportion, leur garantissant ainsi une impunité qui ne s’observe que dans les régimes autoritaires.

Mais pour s’opposer à une telle évolution, il est nécessaire de dépasser la simple condamnation morale des « violences policières » et, plus encore, de se garder de toute assimilation de telles dérives à une entière profession.

Sondage: crainte de la violence chez 88% des Français

Sondage: crainte de la violence chez 88%

Le dernier baromètre « sécurité des Français » Fiducial-Odoxa pour Le Figaro le révèle : pas moins de 88 % d’entre eux sont persuadés que les violences vont se systématiser dans le pays. Soit un bond de 10 points par rapport à avril 2019, quand la grogne des « gilets jaunes » avait atteint son paroxysme.

59 % des Français, en dépit du profond rejet que provoque la réforme des retraites, n’approuvent ni ne cautionnent les actes de violence et les débordements perpétrés dans le cadre des manifestations. Il n’y a guère que 5 % de « marginaux » qui les trouvent légitimes. La tolérance face aux émeutiers évolue avec l’âge puisqu’une majorité des moins de 35 ans dit comprendre (44 %) ou cautionner (9 %) les heurts et le vandalisme.

Plus préoccupant encore, les Français n’excluent plus l’hypothèse d’une forme d’insurrection dans le pays.

57 % de nos concitoyens pensent que la France pourrait connaître l’envahissement d’un bâtiment institutionnel, à l’image du Capitole pris d’assaut par les partisans de Donald Trump aux États-Unis ou des bâtiments publics brésiliens occupés de forces par les soutiens de Jair Bolsonaro pour contester la victoire de Lula. Signe d’une crise politique et sociale qui se cristallise sur la personnalité même d’Emmanuel Macron et de sa première ministre, Élisabeth Borne, ce niveau d’inquiétude a augmenté de 13 points en janvier. « Autrement dit, concluent les analystes, c’était improbable pour la majorité des Français il y a trois mois, c’est désormais possible à leurs yeux. » Les barrières antiémeutes dressées autour du Conseil constitutionnel témoignent de ce climat délétère.

Médusés par l’avalanche des exactions qui pourrissent leur quotidien et écornent l’image du pays, nos concitoyens jettent un regard sévère sur la manière dont l’exécutif a géré le chaos de la rue depuis le déclenchement de la fronde contre la réforme des retraites.
62 % d’entre eux jugent que le gouvernement n’a pas été à la hauteur en matière de maintien de l’ordre et de protection des Français durant les manifestations. « C’est un peu mieux qu’en janvier 2019, en plein mouvement des “gilets jaunes” (67 % à l’époque), mais le diagnostic est encore très négatif et prouve que l’évolution de la doctrine du maintien de l’ordre reste perfectible », considèrent les auteurs de l’enquête. Pourtant, le ministère de l’Intérieur n’ignore rien de la situation et s’emploie à redresser la barre.

La confiance dans le gouvernement baisse sensiblement en ce début de printemps 2023 », note lr baromètre, qui relève que « seuls 25 % des Français lui font confiance pour assurer leur sécurité en matière de délinquance, cambriolages et agressions, soit 4 points de moins qu’en janvier dernier ».

Il est vrai que, selon un bilan diffusé en février, la quasi-totalité des voyants statistiques sur le tableau des crimes et délits du quotidien a viré au rouge – parfois à l’écarlate – pour l’année 2022.

Pendant cette période, les coups et blessures volontaires hors du cadre familial (+ 14 %) et les escroqueries (+ 8 %) ont bondi nettement. Tout comme les vols par effraction dans les logements (+ 11 %) ou les vols de véhicules (+ 9 %), qui avaient fortement baissé pendant la crise sanitaire.

Politique : et maintenant l’instrumentalisation de la violence !

Politique : et maintenant l’instrumentalisation de la violence !


Il faut vraiment que le gouvernement soit dans un état de fébrilité et de faiblesse extrême pour que Macron en soit réduit à défendre sa réforme des retraites au motif que la France serait menacée par une forme d’insurrection en cours.

D’une certaine manière, les gauchistes provocateurs et autres Black blocs sont les idiots utiles du pouvoir en multipliant les débordements. En effet c’est le dernier argument que va utiliser le pouvoir pour tenter de retourner l’opinion publique opposée à la réforme des retraites.

Macron et son gouvernement ne se privent pas donc de centrer l’essentiel de leur propos sur la question de l’insécurité et donc la menace sur la démocratie. Il y a effectivement une montée de la radicalisation et il faudrait bien que les révolutionnaires de papier se persuadent que brûler une poubelle ,casser une vitrine ou une voiture n’a rien de véritablement révolutionnaire. Chercher à blesser des personnes est encore plus intolérable ; Il s’agit bien tout simplement de délits.

Inversement, le pouvoir ne saurait se prévaloir d’une incendie de poubelles ou de débordements pour inverser les responsabilités de la crise et utiliser l’arme de l’atteinte à la démocratie.« Après des mois de concertation politique et sociale et plus de 170 heures de débat qui ont abouti sur le vote d’un texte de compromis entre le Sénat et l’Assemblée nationale, le président de la République a exprimé aux assemblées son souhait que le texte sur les retraites puisse aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous , a indiqué l’Elysée dans un message transmis à l’AFP.

« A la suite des tentatives d’intimidation et des menaces envers des élus et des représentants de l’Etat, ainsi que des dégradations de permanences et de bâtiments publics, le président de la République a appelé Gérard Larcher, président du Sénat, et Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, pour leur réaffirmer son soutien au Parlement et à l’ensemble de ses parlementaires, tout comme la mobilisation du gouvernement pour que tout soit mis en œuvre pour les protéger », a ajouté l’Elysée

On imagine déjà que la violence prenant de l’ampleur le pouvoir pourrait être tenté de déclarer un état d’urgence pour interdire toute manifestation dans la rue, une hypothèse qui n’est pas exclue tellement le pouvoir est acculé.

Politique : et maintenant l’instrumentalisation de la violence !

Politique : et maintenant l’instrumentalisation de la violence !


Il faut vraiment que le gouvernement soit dans un état de fébrilité et de faiblesse extrême pour que Macron en soit réduit à défendre sa réforme des retraites au motif que la France serait menacée par une forme d’insurrection en cours.

D’une certaine manière, les gauchistes provocateurs et autres Black blocs sont les idiots utiles du pouvoir en multipliant les débordements. En effet c’est le dernier argument que va utiliser le pouvoir pour tenter de retourner l’opinion publique opposée à la réforme des retraites.

Macron et son gouvernement ne se privent pas donc de centrer l’essentiel de leur propos sur la question de l’insécurité et donc la menace sur la démocratie. Il y a effectivement une montée de la radicalisation et il faudrait bien que les révolutionnaires de papier se persuadent que brûler une poubelle ,casser une vitrine ou une voiture n’a rien de véritablement révolutionnaire. Chercher à blesser des personnes est encore plus intolérable ; Il s’agit bien tout simplement de délits.

Inversement, le pouvoir ne saurait se prévaloir d’une incendie de poubelles ou de débordements pour inverser les responsabilités de la crise et utiliser l’arme de l’atteinte à la démocratie.« Après des mois de concertation politique et sociale et plus de 170 heures de débat qui ont abouti sur le vote d’un texte de compromis entre le Sénat et l’Assemblée nationale, le président de la République a exprimé aux assemblées son souhait que le texte sur les retraites puisse aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous , a indiqué l’Elysée dans un message transmis à l’AFP.

« A la suite des tentatives d’intimidation et des menaces envers des élus et des représentants de l’Etat, ainsi que des dégradations de permanences et de bâtiments publics, le président de la République a appelé Gérard Larcher, président du Sénat, et Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, pour leur réaffirmer son soutien au Parlement et à l’ensemble de ses parlementaires, tout comme la mobilisation du gouvernement pour que tout soit mis en œuvre pour les protéger », a ajouté l’Elysée

On imagine déjà que la violence prenant de l’ampleur le pouvoir pourrait être tenté de déclarer un état d’urgence pour interdire toute manifestation dans la rue, une hypothèse qui n’est pas exclue tellement le pouvoir est acculé.

Manifestation : l’instrumentalisation de la violence par la presse des financiers commence

Manifestation : l’instrumentalisation de la violence par la presse des financiers commence !

D’une certaine façon il fallait s’y attendre, depuis quelques jours la grande presse détenue essentiellement par les financiers et les chaînes info appartenant aux mêmes financiers commencent à détourner l’essence de la protestation contre la réforme. Ainsi par exemple Le Figaro mais d’autres titrent sur la violence dans toute la France avec évidemment des photos de poubelles en feu. Certes il y a eu quelques débordements et des violences mais globalement encore compte tenu de l’immensité de la foule, il faut surtout retenir la bonne tenue des manifestations.

Sitôt qu’une ou deux poubelles sont brûlées la presse de droite en fait des tonnes et les médias d’infos encore davantage. Il y a quelquefois quelques blessés aussi bien dans les forces de l’ordre que chez les manifestants, du mobilier urbain détruit et surtout des feux poubelles par les extrémistes de droite et de gauche. C’est regrettable et les auteurs sont condamnables.

Mais est clair maintenant que les médias progressivement militent pour qu’on tourne la page définitivement sur une réforme qu’ils ont toujours considérée comme indispensable. Comme le gouvernement ils s’abritent sur la légitimité institutionnelle mais minimise la légitimité politique des protestataires qui a près de 70 % de la population condamnent toujours une réforme injuste, autoritaire et inefficace.

Manifs: Instrumentalisation de la violence par la presse

Manifs: Instrumentalisation de la violence par la presse

D’une certaine façon il fallait s’y attendre, depuis quelques jours la grande presse détenue essentiellement par les financiers et les chaînes info appartenant aux mêmes financiers commencent à détourner l’essence de la protestation contre la réforme. Ainsi par exemple Le Figaro mais d’autres titrent sur la violence dans toute la France avec évidemment des photos de poubelles en feu. Certes il y a eu quelques débordements mais globalement encore compte tenu de l’immensité de la foule, il faut surtout retenir la bonne tenue des manifestations.

Sitôt qu’une ou deux poubelles sont brûlées la presse de droite en fait des tonnes et les médias d’infos encore davantage. Il y a quelquefois quelques blessés aussi bien dans les forces de l’ordre que chez les manifestants, du mobilier urbain détruit et surtout des feux poubelles par les extrémistes de droite et de gauche. C’est regrettable et les auteurs sont condamnables.

mais est clair maintenant que les médias progressivement militent pour qu’on tourne la page définitivement sur une réforme qu’ils ont toujours considérée comme indispensable. Comme le gouvernement ils s’abritent sur la légitimité institutionnelle mais minimise la légitimité politique des protestataires qui a près de 70 % de la population condamnent toujours une réforme injuste, autoritaire et inefficace.

Violence : les idiots utiles à Macron

Violence : les idiots utiles à Macron

L’histoire se répète inlassablement en France comme ailleurs. Les régimes autoritaires et encore davantage les dictatures utilisent évidemment les violences minoritaires pour discréditer la légitimité des révoltes populaires.

Ainsi les pseudos révolutionnaires de papier de gauche et mouvements facho de droite profitent de la mobilisation historique de la rue contre le pouvoir technocratique et financier pour créer des incidents (et peut-être malheureusement un jour des accidents( que commence à utiliser le pouvoir.

Il suffit même dans certains médias de droite de focaliser sur le feu de trois poubelles pour décrire la situation de quasi insurrection dans le pays. Il y a évidemment des incidents plus graves quand les forces de l’ordre sont bêtement attaquées, quand les commerces subissent des dommages ou quand on casse des voitures.

C’est le retour des idiots utiles à Macron qui risquent de discréditer la justesse de la protestation jusque-là exceptionnellement massive et remarquablement organisée par les syndicats.

Le problème c’est que ces idiots utiles extrémistes contestent autant les syndicats que le pouvoir politique et même toute institution puisque le projet politique de ces extrémistes est d’installer la dictature.

La gauche politique, la gauche syndicale aurait beaucoup à perdre à soutenir, pire à impulser des mouvements de protestation violents s’attaquant aux biens et aux personnes. Il y a chez certains un manque évident de hauteur politique. Un phénomène qui touche malheureusement tout autant le pouvoir politique infantile actuel qu’une opposition qui se caractérise aussi souvent par la médiocrité de ses représentants.

Violence: Le risque du mépris du gouvernement

Violence: Le risque du mépris du gouvernement ( Laurent Berger)

Le responsable de la CFDT ne cautionne pas la violence et on observera d’ailleurs que son organisation ne participe pas aux mouvements spontanés qui se terminent systématiquement par des affrontements entre la police et des provocateurs. Toutefois, à nouveau Laurent Berger prévient le pouvoir « Si on ne veut pas que ça tombe dans un problème démocratique, y compris dans la violence, il faut retirer ce texte », alerte ce dimanche le patron de la CFDT sur le plateau de France 5. Laurent Berger propose le retrait de la réforme et l’ouverture d’une grande conférence sociale.

« Il faut trouver la porte de sortie, la dernière avant la catastrophe », affirme Laurent Berger, estimant qu’une « catastrophe » peut se produire « à moyen et long terme. »
« Une forme de mépris à l’égard de la démocratie sociale »

« Je crois que plusieurs ingrédients d’une montée du Rassemblement national sont réunis aujourd’hui », affirme le responsable syndical, répétant des propos déjà tenus il y a quelques semaines.

Mais Laurent Berger estime que depuis jeudi et l’utilisation du 49.3, « on voit que la tentation de violence, de radicalité, de politisation de ce conflit social est très présente. »

« La seule voie raisonnable, c’est de retirer ce texte », juge donc le chef de la CFDT.

« Ce qui est en train de se passer, c’est une forme de mépris à l’égard du parlement, mais c’est aussi une forme de mépris à l’égard de la démocratie sociale », critique Laurent Berger, qui souligne que toutes les manifestations à l’initiative des syndicats depuis le début du mouvement social « ont été « hyper clean ».

Dans Libération, Laurent Berger appelle Emmanuel Macron à ne pas promulguer la réforme des retraites si les motions de censure ne sont pas adoptées ce lundi à l’Assemblée nationale.

Laurent Berger propose également à la convocation d’une conférence sociale. « Il y a des problèmes de déficit, on en discute, mais on discute aussi de l’évolution du travail, du sentiment de non-reconnaissance d’un certain nombre de travailleurs qu’on a qualifié de ‘deuxième ligne’ », plaide-t-il. « Il faut se mettre raisonnablement autour de la table. »

Écologie et violence : une stratégie contre-productive de bobos

Écologie et violence : une stratégie contre-productive de bobos

Il est évident que la problématique de la transition énergétique est particulièrement complexe car elle articule des préoccupations bien sûr environnementales mais aussi économiques, sociales voire sociétales. Il faudra d’un côté engager des mesures structurelles concernant les modes de production et de distribution, ce qui demandera du temps et de la détermination; Parallèlement, engager des sensibilisations des citoyens et des consommateurs sur la nécessité du changement d’un modèle de développement et de consommation. Là encore du temps devra être accordé au yemps. Il faudra beaucoup de pédagogie et surtout ne pas recourir à la violence qui aurait l’effet inverse du but recherché. En effet consommateurs et ménages ne sont pas idiots et savent distinguer dans les actions radicales ce qui relève réellement de la lutte environnementale et ce qui relève au fond de la lutte pseudo révolutionnaire.

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue donc une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Violence écologique : une stratégie de bobos urbains contre-productive

Violence écologique : une stratégie de bobos urbains contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Ecologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

Ecologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

Écologie et violence : une stratégie de bobos contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos bobos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Le pire , c’est qu’on retrouvera sans doute d’ici une dizaine d’années les jeunes radicaux bobos comme cadres dans de grandes sociétés qui oublieront leurs convictions de jeunesse et exploiteront sans état d’âme salariés et environnement. Comme ceux de 1968 qui sont passés de la révolution à la bourgeoisie bien traditionnelle.

Écologie : la stratégie de la violence est contre-productive

Écologie : la stratégie de la violence est contre-productive

La stratégie de la violence et de la provocation choisie par les écolos ultra constitue une erreur stratégique et d’une certaine manière, elle est contre-productive. En effet, l’ objectif de ces écolos serait de faire prendre conscience à la population de l’urgence environnementale. Or la population n’a nullement besoin de ces coups d’éclat pour comprendre quels sont les enjeux du moment. Il vérifient chaque jour les dérèglements climatiques et les dégâts parfois dramatiques.

La question n’est pas celle de la prise de conscience car la population a bien pris la mesure des dérèglements. La question est essentiellement politique et économique.

Sur le plan politique on assiste encore à deux nombreuses contradictions en dépit des discours. Pour parler clair en France en particulier, il manque une stratégie cohérente permettant de gérer la transition écologique. Exemple sur le concept de la voiture, sur la date de la transition en 2035 dans le ministre des transports vient de demander le report ! Rien d’étonnant à cela; Macron lui-même reconnaît que la voiture électrique atteindra une production de 2 millions en 2030 alors que le parc comprend 40 à 50 millions de véhicules. L’échéance de 2035 est une illusion.

En outre, pratiquement rien n’a été fait pour engager une profonde évolution du concept de l’automobile beaucoup trop lourde, beaucoup trop grande, beaucoup trop consommatrice d’énergie. Enfin et peut-être surtout , la véritable évolution dans ce domaine dépendra d’une politique des transport globale rééquilibrant la part des modes. Cette problématique exige une réflexion autrement plus profonde que celle des écolos exhibitionnistes. Sa prise en compte réelle demandera du temps compte tenu de l’ampleur des mutations évoquées.

En vérité, les provocations politiques des écolos ultra- qui cachent mal d’ailleurs une stratégie gauchiste plus globale- ne font qu’irriter la population et renforcent même les convictions anti environnementales de certains.

Société-Les villes de plus en plus rongées par la drogue et la violence

Société-Les villes de plus en plus rongées par la drogue et la violence

Petit à petit toutes les villes mêmes de moyenne importance voire encore plus petites sont rongées par la drogue et la violence. Une situation qu’on retrouve aussi bien dans les quartiers nord de Marseille qu’à Brive-la-Gaillarde, au Creusot, à Cavaillon, Valence, La Roche-sur-Yon, Poitiers, Angers, Limoges et Angoulême confirme un papier du JDD.

À sa création en 2020, l’Ofast ( l’Office contre la drogue) a recensé près de 4 000 de ces points de deal (tous les départements sont touchés sauf la Haute-Loire, la Lozère et le Gers) et mène depuis, en complément de ses enquêtes nationales et internationales.
Police sous-dimensionnée.

« Ce qui est inquiétant, alerte un policier de terrain, c’est qu’on est en train d’assister dans ces villes moyennes à ce qui se passait à ¬Marseille il y a vingt ans avec des jambisations [des tirs dans les jambes], des fusillades et des tirs d’intimidation… » Si les grosses agglomérations disposent de suffisamment d’enquêteurs pour faire face, les forces de police dans les villes plus petites sont souvent sous-dimensionnées en cas d’incidents graves ou d’émeutes comme à Alençon (Orne) cette semaine, où des CRS ont dû être appelés en renfort.
Lire aussi – Cannabis, cocaïne, héroïne… Les documents inédits qui révèlent l’explosion du trafic de drogue à Dijon

Aux quelques voix qui préconisent une dépénalisation du cannabis, drogue la plus consommée en France avec près de 900 000 usagers quotidiens, les autorités rétorquent que la plupart de ces points de deal proposent également tout l’éventail des drogues disponibles. La cocaïne n’a jamais été aussi présente, comme en témoigne le niveau des saisies (26,5 tonnes en 2021 contre 5 seulement en 2010). L’héroïne revient en force, sans parler des drogues de synthèse. Un business qui représenterait, selon l’Insee, près de 21 000 ETP (équivalent temps plein), pour un chiffre d’affaires estimé à 4,2 milliards d’euros en 2020.

Faut-il s’étonner que l’offre (surabondante) s’adapte à la demande (qui ne faiblit pas) ? « Les points de deal sont directement connectés à la demande locale », insiste Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Ofast, pour expliquer la multiplication des points de vente sur l’ensemble du territoire et couvrir ainsi toutes les zones de chalandise. Et pour ceux qui répugnent à s’aventurer dans des cités sensibles pour s’approvisionner en stupéfiants, les trafiquants ont depuis longtemps investi les réseaux sociaux pour assurer des livraisons à domicile.

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