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« La désinformation de la Chine a mis en jeu la vie des gens du monde entier» (Mike Pompeo)».

« La  désinformation de la Chine a mis en jeu la vie des gens du monde entier» (Mike Pompeo)».

Au cours d’un entretien téléphonique qu’il a accordé à l’Opinion et à des journaux européens, Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain, a précisé les griefs de Washington à l’égard du comportement de Pékin.

Pour lui, la vérité est loin d’avoir été établie et « aujourd’hui encore, on a besoin d’informations sur l’origine du virus, ce qu’il en reste, combien de cas il y a, et quelle est la nature réelle de cette maladie. Tout cela exige une transparence énorme. On a également besoin de la participation de tous les pays. Ce n’est pas juste de coopération qu’il s’agit, mais d’action pour sauver des vies. »

Toujours à propos de la Chine, le chef de la diplomatie américaine ajoute : « Un pays, un dirigeant qui organise la désinformation met en jeu la vie de ses citoyens, mais aussi celle du reste du monde. Le monde entier a besoin de transparence, d’informations fiables et de chiffres crédibles. L’idée que ce virus, comme cela a été dit en Chine, puisse venir de l’armée américaine est totalement fausse. » Et pour souligner à quel point il met en doute les informations données par Pékin, Mike Pompeo précise : « Ca veut dire que nous voulons être sûrs que les journalistes ont la bonne information, qu’ils sont libres de poser des questions, que des équipes internationales peuvent enquêter sur l’origine du virus, sa propagation, et comment on le soigne. C’est impératif. »

Offensive. Cette offensive a naturellement pour objectif de contrer ce qu’on a appelé « la diplomatie du masque », cette grande opération menée par Pékin un peu partout dans le monde pour, au travers de la fourniture de centaines de millions de masques de protection contre le Covid-19, accroître l’influence chinoise en démontrant l’efficacité du régime face à la crise.

Dans ce contexte tendu, l’idée qui avait poussé depuis la semaine dernière par la France d’organiser rapidement un sommet des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) semble encore loin d’aboutir. Emmanuel Macron avait eu à deux reprises une conversation avec Donald Trump pour mettre en place cette formation restreinte, une sorte de commando international de riposte coordonnée à la pandémie……

La présence de plus en plus visible de la Chine en Europe, par exemple en Italie, ne semble pas faire douter Mike Pompeo que « les Etats-Unis sont de loin le pays qui apporte le plus d’aide et d’assistance dans le monde, sous des formes multiples, y compris au travers d’ONG. Et cela concerne aussi l’Italie. Nous allons continuer, et aucun pays ne fera plus que nous. »

Cela concerne également les pays qui sont frappés de sanctions économiques de la part de l’administration américaine. Ainsi en Iran, « dans ce pays particulièrement touché par le coronavirus, aucune sanction n’affecte ni la fourniture de médicaments, ni l’aide médicale et humanitaire. Idem vis-à-vis du Venezuela et de la Corée du Nord ». Mais, rappelle le diplomate, « dans tous les pays, l’essentiel est que les chefs d’Etat prennent d’abord soin de leur peuple ». Or « en Iran par exemple, les dirigeants corrompus détournent le cash », l’argent de l’aide internationale, et « se le mettent dans la poche plutôt que de le consacrer à soigner la population. » Dans ces pays, la pandémie pourrait faire comprendre aux habitants « à quel point ces régimes sont destructeurs pour leurs propres habitants ».

La guerre contre la pandémie, l’autre face du combat de la démocratie contre les dictatures.

Coronavirus : Pas de retour avant six mois à la vie normale au Royaume-Uni

Coronavirus : Pas de retour avant six mois à la vie normale au Royaume-Uni

 

 

L’avertissement britannique est au moins clair, plus clair que les circonvolutions françaises:  pas de retour à la vie normale avant six mois. Un avis qui vaut sans doute pour le reste du monde et notamment toute l’Europe. Comme les politiques n’osent pas faire de pronostics par peur des réactions de l’opinion publique, ils  se réfugient  faussement derrière l’avis  de scientifiques . Mais nombre de ces scientifiques sont des courtisans du pouvoir et leurs avis ne sont guère éclairants. Du coup,  les pouvoirs publics prolongent le confinement à dose homéopathique.

En France,  on ajoute 15 jours à 15 jours et cela pourrait durer assez longtemps. Sans doute comment Royaume-Uni, aucun retour ne sera possible avant six mois. À la catastrophe sanitaire s’ajoutera une crise économique et sociale sans précédent. Les équilibres financiers de l’État vont exploser ( déficit, dette etc.). Une vague historique  de défaillances d’entreprise va se produire et le taux de chômage pourrait passer de 8 à 20 %. Dans six mois, il y aura sans doute la fin d’un confinement strict et un net tassement de la pandémie mais le retour entre  » à la normale » est très hypothétique. Il se caractérisera sans doute par la levée de la plupart des entraves à la mobilité mais dans un contexte de crise socio-économique.

Selon les autorités britanniques , il serait « dangereux » de lever subitement le confinement auquel la population est actuellement soumise pour trois semaines, même s’il s’avère efficace pour ralentir la progression de la maladie, car cela pourrait entraîner une résurgence de la pandémie; les mesures mises en place pour contenir la maladie seraient réexaminées « toutes les trois semaines » durant « probablement six mois » voire plus.

Mais « cela ne veut pas dire que nous resterions en confinement total pour six mois », « Nous pourrons, espérons-le, progressivement adapter certaines mesures de distanciation sociale et progressivement retourner à la normale ».

Le gouvernement a décrété lundi un confinement général de la population pour au moins trois semaines, afin de tenter de freiner la propagation de l’épidémie qui a fait 1.228 morts et officiellement contaminé 19.522 personnes au Royaume-Uni, selon un bilan publié dimanche. Seuls les commerces de biens essentiels sont ouverts, et les gens ne sont autorisés à sortir que pour faire leurs courses, se faire soigner ou faire de l’exercice une fois par jour.

Dans une vidéo postée dimanche soir sur son compte Twitter, le Premier ministre Boris Johnson, en isolement après avoir été testé positif au Covid-19, a remercié la population pour se conformer à ces directives, constatant que la fréquentation des trains et des bus avait chuté. Il a également salué les quelque 20.000 anciens membres du personnel du service de santé qui ont repris du service et les 750.000 personnes qui se sont portées volontaires pour participer à la lutte contre le virus.

Cette bataille bat actuellement son plein. Selon Jenny Harries, le nombre de décès va continuer à croître « pour une semaine, possiblement deux » avant que ces mesures ne commencent à faire effet. Parmi les personnes décédées figure un médecin de 55 ans, le premier soignant en première ligne de la lutte contre le Covid-19 à mourir au Royaume-Uni, selon les services de santé. Plus tôt dimanche, le bras droit du Premier ministre conservateur Boris Johnson avait déjà prévenu que les Britanniques devaient se préparer à « une longue période » de crise.

« Je ne peux pas faire de prédiction précise mais je pense que tout le monde doit se préparer à une longue période durant laquelle ces mesures resteront en place », a déclaré le ministre Michael Gove sur la BBC, sans vouloir donner de date précise.

- Confinement jusqu’en mai ou juin -

« Il est crucial pour le moment que nous respections durant les semaines à venir les directives strictes qui ont été établies en matière de distanciation sociale », a-t-il ajouté.

Dans le Sunday Times, l’épidémiologiste Neil Ferguson de l’Imperial College London, qui conseille le gouvernement, a estimé que le confinement devrait rester en place « probablement jusqu’à la fin mai, peut-être même début juin. Mai est optimiste ».

Dans une lettre adressée aux 30 millions de foyers britanniques, le Premier ministre a prévenu que la situation allait « s’aggraver avant de s’améliorer » et que le respect des règles de confinement permettrait un retour « à la normale » plus rapidement.

« Mais nous n’hésiterons pas à aller plus loin si c’est que les avis scientifiques et médicaux nous disent de faire », a-t-il ajouté.

Stephan Powis, le directeur médical du système public de santé anglais NHS England, avait estimé samedi que si le nombre de morts pouvait être contenu sous la barre des 20.000 au Royaume-Uni, ce serait un « bon résultat ».

Le Royaume-Uni veut aussi fortement augmenter la cadence des dépistages et tester jusqu’à 25.000 personnes par jour dans les prochaines semaines, a indiqué Michael Gove.

Il a par ailleurs reproché à la Chine, où le virus est apparu, d’avoir manqué de clarté dans ses communications sur « l’ampleur, la nature, l’infectiosité » de la maladie.

 

 

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

 

Dans plusieurs pays, la mode est à la gestion politique dictatoriale . C’est le cas par exemple en Chine où le président dispose maintenant d’un mandat à vie , c’est le cas dans certains pays d’Amérique du Sud, c’est le cas en Turquie, en Syrie et maintenant en Russie où  Poutine va réussir  en fait à être nommé Tsar à vie . Le président russe Vladimir Poutine a en effet signé la vaste réforme constitutionnelle lui accordant notamment le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires, annonce l’agence officielle TASS, samedi 14 mars. Cet amendement avait été ajouté au texte à la surprise générale et vivement dénoncé par l’opposition.

Il doit permettre à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, afin de lui donner le droit de se représenter en 2024 et en 2030.

 

Il y a presque une vingtaine d’années que Poutine occupe une sorte de fonction de tsar de la Russie. La constitution voudrait qu’il quitte maintenant le pouvoir mais l’intéressé ne semble pas en avoir l’intention. Pire, il va  officiellement se faire nommer avec une bénédiction constitutionnelle modifiée. En fait, Poutine tient le pays dans une main de fer. Certes la situation économique et sociale est particulièrement détériorée mais grâce au populisme et au nationalisme, la popularité de Poutine est grande dans le pays. Cela d’autant plus que tous les opposants sont réduits au silence, emprisonnés voire éliminés physiquement et que la presse est complètement muselée. Bref,  le régime communisme sans le communisme mais avec les méthodes du KGB maintenu. Un peu ce qui se passe de la même manière en Chine où le chef de l’État a lui aussi réussi à faire modifier la constitution de sorte que son mandat de président est désormais illimité dans le temps. Le temps des dictateurs réapparaît ainsi avec le risque surtout d’un renforcement du nationalisme voire des conflits armés.

En clair, la réforme constitutionnelle est  une «remise des compteurs à zéro» qui permettrait au chef de l’État – réélu en 2018 pour un quatrième mandat -, de se représenter en 2024. «Je propose que soit levée la limitation des mandats présidentiels et que soit inscrite une disposition permettant, après l’entrée en vigueur de la Constitution, que le président sortant ait le droit d’être élu chef de l’État, comme tout autre citoyen», a déclaré Valentina Terechkova, ex-cosmonaute et députée du parti présidentiel Russie unie qui l’a suivie comme un seul homme.

Le texte doit ensuite être définitivement approuvé lors d’un « vote populaire » prévu le 22 avril. La présidente de la Chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a assuré à la presse que le vote devait être maintenu « malgré les diverses inquiétudes liées au coronavirus ». Ces dernières semaines, des spéculations affirmaient que le Kremlin procèderait à un vote en ligne, une éventualité dénoncée par l’opposition qui craint qu’elle ne permette des fraudes massives.

 

 

Vie privée: Castaner déraille

 Vie privée: Castaner déraille

 

Une nouvelle fois Castaner  déraille en utilisant le terrain de la vie privée pour critiquer le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure. Cette attaque lamentable montre plusieurs choses. D’abord la grande fébrilité de la république en marche actuellement. Utiliser de tels coups bas rend compte de l’inquiétude de la république en marche quant à la perspective probable  de la déroute de la majorité aux élections municipales. Évidemment en premier à Paris avec  le remplacement de Griveaux- déjà en difficultés -qui  a été effectué dans la plus grande précipitation. L’ancienne ministre de la santé n’a surtout pas l’épaisseur politique dans un combat face à Hidalgo, Dati, Villani et les écologistes. Le troisième enseignement concerne Macron qui devrait enfin s’interroger pour savoir si on ne devrait pas se séparer d’un Castaner  qui peine décidément à occuper dignement et efficacement son poste de ministre de l’intérieur. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a demandé mercredi à Emmanuel Macron de “tirer les conséquences” des propos tenus à son encontre par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, concernant sa vie privée.

Cette passe d’arme entre anciens camarades du Parti socialiste survient dans le sillage du séisme provoqué par le retrait de la candidature à la mairie de Paris de Benjamin Griveaux après la diffusion de vidéos à caractère sexuel. Interrogé sur la réaction d’Olivier Faure, qui avait dénoncé la “légèreté incroyable” de l’intéressé, Christophe Castaner a répliqué sur un terrain personnel à l’encontre de celui qu’il a longtemps côtoyé au sein du PS avant de se tourner vers La République en marche dans les pas d’Emmanuel Macron.

“J’ai été surpris d’entendre à votre micro Olivier Faure, que je connais bien et que j’ai accompagné dans ses divorces et ses séparations. J’ai été étonné de ses leçons de morale”, a dit le locataire de la place Beauvau sur France Inter.

Olivier Faure lui a répliqué lors d’une conférence de presse organisée en début d’après-midi à l’Assemblée nationale. A ses yeux, “une ligne rouge a été franchie” par Christophe Castaner, qui “a commis une faute grave.”

“Le fait pour un ministre de l’Intérieur de chercher à intimider l’un des dirigeants de l’opposition, en ayant recours à des insinuations relevant de sa vie privée, est une atteinte au fondement de la démocratie”, a dit le patron des socialistes. “Ce n’est pas une affaire personnelle. C’est une question de principes”.

Affaire Griveaux : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

Affaire Griveaux  : le mélange souvent volontaire de la vie publique et de la vie privée des politiques

 

L a plupart  des responsables politiques condamnent sévèrement l’utilisation  de la vie privée à des fins politiques voire politiciennes. Mais au-delà de cette condamnation,  on doit s’interroger sur la responsabilité des politiques eux-mêmes dont certains mêlent justement vie privée et vie publique pour séduire certaines catégories d’électeurs sensibles aux approches de télé et autre médias-réalité. Plus les responsables occupent de hautes  fonctions et plus ils ont tendance à s’exposer. On voit ainsi régulièrement des reportages acceptés voire provoqués par des responsables dans des revues people ou des hebdo type Paris-Match où  l’on étale sa vie familiale.

De ce point de vue, la situation démocratique n’est d’ailleurs pas très claire quant au statut du conjoint d’un responsable. Autant en Allemagne en Grande-Bretagne, les conjoints des plus hauts responsables sont complètement inconnus et se tiennent à l’écart, autant en France on utilise le conjoint comme un argument publicitaire. Macron lui-même s’est affiché avec son épouse ( ne parlons pas de Hollande ou Sarkozy).

Madame Macron  en plus ne cesse de prendre de plus en plus position sur des sujets très variés pour lesquels elle n’a aucune autorité et surtout aucune légitimité. La plupart des prétendants à des fonctions gouvernementales opèrent  de la même façon. On a par exemple vu Jadot s’afficher curieusement avec son épouse sur la Une d’un grand hebdomadaire. Une pratique curieuse pour un écolo qui en général prône une certaine éthique. Les politiques se livrent ainsi à un jeu très dangereux avec les médias.

Bien entendu, ces médias officiels comme officieux jouent  rôle essentiel dans l’opinion publique mais privilégient  souvent la surface des choses sur le contenu, jusqu’à la caricature. Du coup, la politique se nourrit surtout de techniques de com’ comme n’importe quel produit promu par la publicité. Le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Et comme on le dit désormais : pour maintenir la cohérence et l’unité d’une organisation politique il faut se soumettre et adopter les éléments de langage, bref les plats tout préparés de l’argutie politique. On voit mal en quoi la démocratie peut s’améliorer du  fait de l’exposition de la vie familiale.

De la même manière, on  voit mal ce qu’apporte les propos d’un conjoint. S’ajoute à cela maintenant la pratique des petites confidences intimes faites par les politiques à certains journalistes. Certains  rapports entre les médias et la politique démocratique favorisent  le bavardage incontrôlé, les petites phrases et autres confidences approximatives qui ne font que contribuer à rendre l’ambiance un peu plus délétère. Un seul exemple on se demande pourquoi Hollande a consenti à passer des heures et des heures, des jours et des jours,  à faire des confidences à des journalistes sachant que ces derniers allaient sortir un livre. Un livre qui est lourdement retombé sur le nez de l’intéressé. Il est loin d’être le seul à s’être épanché ainsi pour satisfaire sans doute à la mode de la télé des médias-réalité.

Julian Assange: le lanceur d’alerte prisonnier à vie ?

Julian Assange: prisonnier à vie ?  

 

 

 

L’ancienne magistrate Eva Joly  dénonce, dans une tribune au « Monde », le silence des médias sur les conditions de détention du lanceur d’alerte, qui menacent sa santé. Un lanceur d’alerte  prisonnier de puis dix ans. !

 

Tribune

 

« C’était en 2010. En collaboration avec un site dénommé WikiLeaks, fondé par Julian Assange, les journaux parmi les plus prestigieux d’Europe et du monde publiaient une longue série de révélations sur les guerres alors menées en Afghanistan et en Irak par les Etas-Unis et leurs alliés.

Du New York Times au Spiegel, en passant par The Guardian, El Pais ou Le Monde, nombreux sont les médias dits de référence qui s’emparèrent des documents secrets de l’armée américaine obtenus par le site. Ils furent classés, analysés et publiés tant il devenait urgent d’avertir l’opinion mondiale des dérives et des exactions qui avaient été commises pendant ces guerres menées au nom de la démocratie après les attentats du 11 septembre 2001.

La notion de transparence fut abondamment débattue dans ces journaux et dans toute la société. Mais la gravité des informations contenues dans ces documents rendait leur discussion dans un cadre ouvert et démocratique plus que nécessaire. Ces documents transmis par WikiLeaks à la presse révélaient l’usage de la torture, des dizaines de milliers de morts parmi les civils, tout ce qui a fait de cette zone du monde le nid d’un terrorisme dont nous payons si chèrement le prix aujourd’hui.

Près de dix ans ont passé. Julian Assange est à l’isolement à la prison de Belmarsh, au Royaume-Uni. Cette prison est connue pour héberger de nombreux terroristes et est souvent décrite comme la version britannique de Guantanamo. En novembre, une soixantaine de médecins internationaux ont tenté d’alerter le monde sur l’état de santé physique et psychologique de Julian Assange. Ils envisagent sérieusement qu’il puisse « mourir en prison ». Et, depuis, quel silence ! Quel manque de réactions de la part de la presse mondiale, qui a relayé l’information sans s’y arrêter, après avoir abondamment utilisé les révélations que lui avaient apportées ce même Assange et son équipe sur les abus et les crimes de guerre commis par les alliés en Irak et en Afghanistan.

Il y a pourtant un lien évident de cause à effet. Julian Assange se meurt en prison pour avoir rendu publics ces crimes de guerre. Pour nous avoir permis d’être informés.

« 

Disparition des insectes : la fin de la vie sur terre

Disparition  des insectes : la fin de la vie sur terre

 

Les insectes pourraient disparaître d’ici Ia fin du  siècle. Et la vie devenir insupportable pour les humains à cette échéance ce que pense Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).(Interview France Info)

 

Que faut-il retenir de l’étude publiée par Biological Conservation 

 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d’agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n’en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d’enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet.

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l’origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons.

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c’est la déforestation des forêts primaires tropicales – c’est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l’homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d’une forêt primaire ne recèlent qu’un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l’agriculture intensive. 

Les forêts primaires détiennent l’essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d’insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologisteà franceinfo

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d’insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C’est un ensemble qui s’autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes.

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c’est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune.

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j’ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d’années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d’exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j’ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu’elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu.

Cette disparition est très nette au niveau de l’apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d’apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l’on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages.

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

Si l’on garde l’exemple des bousiers, ils ont pour fonction d’enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature.

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l’équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n’a pas d’ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices.

Le rôle d’une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d’une belle planète, c’est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux.

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d’oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés.

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

C’est inéluctable s’il n’y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l’instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c’est inévitable et que nous allons à une catastrophe.

Il sera trop tard quand on s’apercevra que l’on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l’économie mondiale.

C’est la modernisation de l’économie qui détruit la biodiversité. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c’est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C’est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

Fin des insectes , fin de la vie» ?

Fin des insectes , fin de la vie» ?

 

On connait le rôle des insecte pour la biodiversité, il assurent notamment la pollinisation aussi le recyclage des végétaux et autres déchets entretiennent la vie des sols . Un article du monde souligne l’enjeu de ce massacre.

Selon une étude publiée fin octobre, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 % au cours de la dernière décennie, relève Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».

« La probabilité est forte que l’information la plus importante de la semaine écoulée vous ait échappé. On cherche en vain sa trace dans la conversation publique : elle en est complètement absente. Et pour cause, en France, à peu près aucun média, ni audiovisuel, ni imprimé, ni électronique, n’en a rendu compte (à l’exception du Monde). Elle a pourtant été publiée dans l’édition du 31 octobre de la revue Nature, la plus prestigieuse des revues scientifiques, mais l’attention médiatique était alors, semble-t-il, ailleurs.

La revue britannique publiait ce jour-là l’étude la plus ambitieuse et la plus précise conduite à ce jour sur le déclin des insectes (et des arthropodes en général) ; elle montre, au-delà du doute raisonnable, que le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. Ses résultats sont à vous glacer le sang.

Les auteurs – une vingtaine de chercheurs appartenant à une dizaine d’institutions scientifiques d’Allemagne, de Suisse et d’Autriche – ont analysé l’évolution des captures d’arthropodes sur 300 sites (en prairie ou en forêt) de trois régions allemandes, entre 2008 et 2017.

Le travail qu’ils ont accompli est considérable. Les chercheurs ont analysé un million d’individus capturés au cours de cette décennie, et ont recensé les quelque 2 700 espèces auxquelles ils appartiennent. Ils ont ensuite estimé l’évolution de ces populations grâce à plusieurs indicateurs : le nombre d’individus capturés, leur biomasse et la diversité des espèces représentées. Quelle que soit la métrique considérée, le désastre est à peu près total, les chiffres sidérants.

Au cours de la dernière décennie, sur l’échantillon de 150 prairies analysées par Wolfgang Weisser, Sebastian Seibold (Université technique de Munich, Allemagne) et leurs collègues, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 %. Le nombre d’individus capturés s’est effondré de 78 % et leur diversité a chuté d’un tiers. En moyenne, dans les milieux forestiers, la biomasse de ces bestioles volantes et rampantes a perdu 41 % et la diversité des individus capturés a décliné de 36 %.

« Il y a vingt ans, je n’aurais pas cru qu’un tel effondrement fût possible, dit le professeur Wolfgang Weisser. Je pensais que la plus grande part du déclin des insectes avait eu lieu dans les années 1950-1960, avec la grande période de transformation de l’agriculture européenne. »

 

 

« L’effondrement de la vie avec la fin des insectes » ?

« L’effondrement de la vie avec la fin des insectes » ?

 

On connait le rôle des insecte pour la biodiversité, il assurent notamment la pollinisation aussi le recyclage des végétaux et autres déchets entretiennent la vie des sols . Un article du monde souligne l’enjeu de ce massacre.

Selon une étude publiée fin octobre, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 % au cours de la dernière décennie, relève Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».

« La probabilité est forte que l’information la plus importante de la semaine écoulée vous ait échappé. On cherche en vain sa trace dans la conversation publique : elle en est complètement absente. Et pour cause, en France, à peu près aucun média, ni audiovisuel, ni imprimé, ni électronique, n’en a rendu compte (à l’exception du Monde). Elle a pourtant été publiée dans l’édition du 31 octobre de la revue Nature, la plus prestigieuse des revues scientifiques, mais l’attention médiatique était alors, semble-t-il, ailleurs.

La revue britannique publiait ce jour-là l’étude la plus ambitieuse et la plus précise conduite à ce jour sur le déclin des insectes (et des arthropodes en général) ; elle montre, au-delà du doute raisonnable, que le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. Ses résultats sont à vous glacer le sang.

Les auteurs – une vingtaine de chercheurs appartenant à une dizaine d’institutions scientifiques d’Allemagne, de Suisse et d’Autriche – ont analysé l’évolution des captures d’arthropodes sur 300 sites (en prairie ou en forêt) de trois régions allemandes, entre 2008 et 2017.

Le travail qu’ils ont accompli est considérable. Les chercheurs ont analysé un million d’individus capturés au cours de cette décennie, et ont recensé les quelque 2 700 espèces auxquelles ils appartiennent. Ils ont ensuite estimé l’évolution de ces populations grâce à plusieurs indicateurs : le nombre d’individus capturés, leur biomasse et la diversité des espèces représentées. Quelle que soit la métrique considérée, le désastre est à peu près total, les chiffres sidérants.

Au cours de la dernière décennie, sur l’échantillon de 150 prairies analysées par Wolfgang Weisser, Sebastian Seibold (Université technique de Munich, Allemagne) et leurs collègues, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 %. Le nombre d’individus capturés s’est effondré de 78 % et leur diversité a chuté d’un tiers. En moyenne, dans les milieux forestiers, la biomasse de ces bestioles volantes et rampantes a perdu 41 % et la diversité des individus capturés a décliné de 36 %.

« Il y a vingt ans, je n’aurais pas cru qu’un tel effondrement fût possible, dit le professeur Wolfgang Weisser. Je pensais que la plus grande part du déclin des insectes avait eu lieu dans les années 1950-1960, avec la grande période de transformation de l’agriculture européenne. »

 

 

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

Les députés LREM sont des gamins qu’il faut renvoyer à l’école de la vie

 

Il est vraiment particulièrement surréaliste d’entendre un certain nombre de jeunes députés pérorer sur la politique macroniste. À travers ces propos, apparaît clairement  la faiblesse dialectique , le manque de compétence technique et de légitimité sociale. Bref c’est du Macron en pire mais toujours  avec cette espèce de suffisance voire de mépris. On objectera qu’il y a aussi parmi ses députés quelques crocodiles issus du parti socialiste où des républicains. Ceux-là, prudents, évitent se transformer en thuriféraires de Macron pour le cas où ils auraient à effectuer un nouveau visage politique encore en de défaite aux présidentielles. On ne  peut en effet insulter l’avenir, l’hypothèse d’un échec de Macron en 2022 n’est plus totalement à exclure tellement le rejet de l’intéressé supplante sans doute désormais le rejet de Le Pen. C’est d’ailleurs en slalomant politiquement  que la plupart se retrouveront un jour sénateur. Bref le Graal de l’oligarque. Il serait vain de personnaliser et de citer les noms de ces jeunes de LREM,  prétentieux, ignorants et incultes politiquement qui tentent  de d’expliquer ce qu’ils n’ont pas compris eux-mêmes. Il ne manque pourtant pas de talent et expérience en France mais pour  son parti Macron a choisi  surtout des seconds couteaux et des courtisans de peur que l’un d’entre eux  ne vienne faire concurrence. La démocratie dans ses modalités de mise en œuvre aujourd’hui permet à n’importe quel individu de se présenter comme président de la république  ou député pour peu  qu’il ait quelque soutien financier. Aux législatives de 2017, n’importe quel chèvre avec étiquette en marche  avait  des chances  d’être élu. Du coup, la république en marche ressemble à une espèce de troupeau de jeunes moutons qui bêlent  en essayant d’imiter le discours et la tonalité de Macron. Certains objecteront qu’il en est ainsi dans la démocratie. Sans doute actuellement mais cela ressemble cruellement à une démocratie de nature Néandertalienne. Dans les civilisations anciennes et encore aujourd’hui dans certains pays, les chefs  de communautés ne s’auto désignent pas. C’est en généra une  sorte de conseils d’anciens qui désignent les candidats qui leur paraissent avoir les meilleures compétences pour gérer le groupe. Dans nos démocraties de moderne, n’importe quel chèvre peut se présenter sous réserve qu’elle manifeste suffisamment de bagout et d’ambition. C’est ce contexte qui a compris permis à Macron de devenir président de la république sans aucune vraie formation, sans aucune compétence et sans légitimité sociale. Ce sont les mêmes circonstances qui ont permis à des gamins de devenir majoritaires à l’assemblée. Pour beaucoup, leur seule légitimité découle d’un passage rapide dans un institut d’études politiques où l’on apprend à peu près rien. En général, pour faire un responsable dans une organisation, il faut en moyenne une dizaine d’années avant d’accéder au niveau national,  le temps nécessaire à l’accumulation de connaissances et d’une pratique sociale concrète. C’est-à-dire pour justifier de compétence et de légitimité. Il convient en effet d’avoir vécu socialement pour  prétendre être responsable d’un collectif national. Faute de cela, l’inexpérience, la naïveté voir la prétention peut  conduire à n’importe quel catastrophe. Ce qui est en train de se produire dans le pays avec la montée d’un rejet voir de la haine de Macron qui progressivement prend le pas sur une partie du rejet rde Le Pen. Et ce ne sont pas les postures des jeunes députés qui peuvent racheter les détestables postures d’adolescent immature de Macron ; ils n’en sont que de pitoyable copie.

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

 

Le rapport El Khomri remis à la ministre de la santé ce focalise surtout sur la mesure phare des aide-soignants. Le rapport propose d’ailleurs la suppression du concours d’aides-soignants pour l’intégrer dans parcours-sup ou des acquisitions par VAE. La plupart des grands médias ont repris cette information. Une mesure toutefois partielle car ce dont souffre surtout le secteur c’est la situation sociale scandaleuse des assistantes de vie notamment qui interviennent  à domicile. Ces ‘auxiliaires pour beaucoup rémunérés en dessous du SMIC, pire qui  n’effectue souvent que les temps partiels. En outre , leur temps d’attente et leur temps de transport sont rarement pris en considération. 17% des intervenants à domicile vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, contre 6% pour la population française en général. D’après le rapport, 220 millions d’euros seraient nécessaire pour hisser l’ensemble des aide-soignants au niveau du Smic. Dans les établissements aussi on manque d’auxiliaires de vie (ADVF ou équivalent), d’aide-soignants et d’infirmières. Dans 70 % des cas le travail d’infirmière est aussi effectué par des aides-soignants ( ce qui est interdit). La crise aidant, on a raccourci le temps consacré d’intervention des auxiliaires aussi bien dans des établissements qu’à domicile. En plus d’être mal rémunérés, les assistantes de vie connaissent des conditions de travail de plus en plus insupportables chez des personnes de plus en plus dépendantes . Pas étonnant qu’on rencontre des difficultés pour recruter des personnels surtout pour l’assistance à domicile . Pour toute réponse la ministre de la santé a proposé pour l’instant

l’idée d’organiser une conférence rassemblant tous les partenaires sociaux et toutes les fédérations ou associations gestionnaires, tous secteurs confondus.

 

extraits du rapports El Khomri

 

Principaux constats

 

 De forts besoins en recrutement dans les métiers du grand âge • Les personnes en perte d’autonomie (au sens des bénéficiaires de l’APA) passeront de 1,387 million en 2020 à 1,479 million en 2025. • Pour répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes, près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les 5 prochaines années (2020-2024). • Pour pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période • Les métiers du grand âge sont des métiers d’avenir, porteurs de sens, pour lesquels des perspectives d’évolution doivent être renforcées dans les EHPAD et créées pour le domicile. Des métiers du grand âge peu attractif et à revaloriser • Or, les professions d’aide-soignant et accompagnant éducatif et social qui sont les deux grands métiers du grand âge sont des métiers dont l’attractivité est aujourd’hui très dégradée. La baisse de 25% en six ans des candidatures aux concours d’accès à ces deux métiers est très révélatrice à cet égard. • En effet, ces métiers peuvent être mal rémunérés, en particulier au domicile, avec un démarrage au SMIC, voire en-dessous, des progressions salariales et de façon générale des perspectives d’évolution qui sont très faibles. En conséquence, un taux de pauvreté élevé parmi ces métiers, par exemple 17,5% de ménages pauvres parmi les intervenants à domicile contre 6,5% en moyenne pour l’ensemble des salariés. • De plus, les conditions d’exercice de ces métiers sont très difficiles notamment par manque d’effectif. Les postures, les rythmes de travail sont marqués par une forte pénibilité et se traduisent par un nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles (« sinistralité ») trois fois supérieur à la moyenne nationale. • Enfin, ces métiers sont mal connus et peu considérés, en particulier parmi les jeunes générations. Du reste, cette dévalorisation est le reflet du regard contemporain porté sur nos aînés et, de manière générale, sur les plus fragiles dans notre société. Des efforts indéniables des autorités publiques pour restaurer l’attractivité de ces métiers mais aux effets insuffisants • Les pouvoirs publics (Etat, conseils départementaux et régionaux) ont déployé d’indéniables efforts pour tenter de restaurer l’attractivité des métiers du grand âge, en agissant sur deux composantes majeurs que sont les formations et la qualité de vie au travail, grâce à la mise en place de réformes, à la mobilisation de financements et à un soutien résolu aux démarches d’innovations technologiques et organisationnelles. • Toutefois, ces efforts ont eu des effets limités, en raison de leur caractère dispersé et de l’incomplétude de certaines mesures. Ainsi la réforme générale de l’apprentissage, destinée à libérer l’offre, n’a-t-elle eu qu’un effet limité sur les formations d’aides-soignants et 12 d’accompagnants éducatifs spécialisés qui sont par ailleurs soumises à des formes de quotas (limitations de capacité imposées dans les agréments et autorisations des structures de formation). • Par ailleurs, les organisations professionnelles des métiers du grand âge restent extrêmement cloisonnées et foisonnantes (conventions collectives, opérateurs de compétences). Dans le secteur privé, les métiers du grand âge relèvent par exemple toujours de 7 conventions collectives à l’heure actuelle.

 

 

 

Les ex-Premiers ministres conserveront leurs chauffeurs à vie

Les ex-premiers ministres conserveront leurs chauffeurs à vie

 

Dans la monarchie républicaine française d’anciens responsables continuent  de bénéficier de certains avantages quand dans les pays anglo-saxons ils n’ont aucun privilège. Ainsi le gouvernement a décidé de supprimer le secrétariat des anciens premiers ministres mais de leur conserver à vie  le droit à un chauffeur. Onze anciens chefs de gouvernement – décompte excluant Jacques Chirac, qui a également été président de la République – sont potentiellement concernés par ce décret. Celui-ci précise que ces moyens, alloués «sur leur demande», ne le sont pas aux «anciens premiers ministres qui disposent d’un soutien équivalent pour l’exercice d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique».

Ce décret concrétise en partie un souhait d’Édouard Philippe qui avait indiqué en février à propos de cette «tradition» avoir «pris la décision de faire en sorte que les moyens qu’on attribue aux anciens premiers ministres ne soient pas accordés à vie, mais pendant dix ans». «Vous allez me dire que c’est trop, moi je vous dis que c’est mieux qu’avant», avait-il souligné.

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

 

 

 

Le nouveau commissaire européen en charge des questions migratoires sera aussi chargé de la protection du mode de vie européen. Ce qui laisse la porte parole du gouvernement très interrogative mais à titre personnel. Une position particulièrement faux-cul et aberrante. La championne de la diarrhée verbale politique est incapable de dire quelle est la position du gouvernement “Moi je suis évidemment très interrogative sur la nature de cet intitulé, ce n’est pas forcément celui qu’à titre personnel j’aurais choisi”, a-t-elle indiqué  ». Pourtant, la nouvelle présidente de l’assemblée de la commission européenne a été claire, il s’agit de protéger les valeurs européennes. Ce que cachent les interrogations dites personnelles de la porte-parole du gouvernement français c’est  que Macron recherche de manière assez active les voies de la population d’origine musulmane. Il ne veut donc pas adhérer à l’idée d’associer politique migratoire et protection des modes de vie du vieux continent. Bref on prend l’échappatoire de l’avis  personnel pour ne pas avoir à auditionner ou à dénoncer. Certes cette  désignation de la fonction du commissaire européen n’est sans doute pas très heureuse et la sémantique est assez pauvre. Reste le fond,  à savoir qu’il est de la mission aussi de la commission européenne de lutter contre l’éclatement de la société, de protéger ses valeurs notamment la démocratie. Encore une fois l’association de la protection de ses valeurs avec les questions migratoires n’est pas forcément très heureuse. Mais l’Europe ne peut laisser à la seule extrême droite le soin de prendre en charge une question de civilisation aussi importante. Cette responsabilité transversale devrait en être confiée à la plupart des autres commissaires dans la mesure où il convient de prendre en compte des aspects sociétaux mais aussi sociaux, économiques et politiques. “Notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs”, a expliqué la présidente de la commission lors de sa conférence de presse. “La beauté de la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs”.

L’intitulé de son portefeuille a provoqué un début de polémique, certains élus et ONG y voyant une rhétorique empruntée à l’extrême droite. “Pourquoi la migration est dans ce portefeuille? Nous avons besoin de protection pour notre démocratie, contre le changement climatique, etc. – pas contre les migrants”, a tweeté la Confédération européenne des syndicats.

Cela “crée un amalgame qui n’est pas acceptable”, a renchéri le député La République en marche (LaREM) et président de la commission des Affaires européennes à l’Assemblée, Pieyre-Alexandre Anglade. “Il est souhaitable que son nom change rapidement pour plus de clarté.”

Pour l’eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts (EELV) David Cormand, “un vent mauvais souffle sur notre continent” et le “champ lexical qui nourrit l’imaginaire de ‘la guerre de civilisation’ légitime le fantasme du ‘grand remplacement’. Entre les fantasmes de l’extrême droite et les cris de vierges effarouchées de la gauche, il y a sûrement un chemin pour traiter avec efficacité et dignité les questions migratoires. Parallèlement la question de l’avenir de la civilisation européenne et sa protection ne peut pourtant être ignorée

Autoentrepreneurs : une vie éphémère pour la très grande majorité

Autoentrepreneurs : une vie éphémère pour la très grande majorité

Même si les chiffres s’améliorent  un tout petit peu la vie des sociétés au statut d’entrepreneur demeure aléatoire puisque 36% des autoentrepreneurs enregistrés en 2014 sont encore actifs trois ans après le début de leur activité contre 63% chez les entrepreneurs classiques selon une récente étude de l’Insee. Par ailleurs le chiffre d’affaires demeure modeste en moyenne autour de 10 000 € en 2016, il y a bien  entendu des écarts autour de cette moyenne puisque 34 % des autoentrepreneurs ne déclarent aucun chiffre d’affaires. Pourtant  Le nombre d’immatriculations de microentreprises a augmenté de 27 % en un an  Selon les chiffres de l’Insee de décembre, les créations d’entreprises ont augmenté de 16,9 % en un an en France, passant de 591 267 à 691 283. Plus de 44 %, au dernier trimestre, étaient des microentreprises. Et le nombre d’immatriculations sous ce statut a augmenté de 27 % en un an : de 241 786, en 2017, à 308 311, en 2018.

Ils étaient 300 000 dès 2009, ils sont désormais 1,3 million d’autoentrepreneurs dans l’Hexagone. Leur place sur le marché du travail s’est accentuée avec l’émergence des plates-formes numériques et le phénomène « d’ubérisation ». Après un essoufflement en 2014 et 2015, la création de microentreprises est repartie à la hausse dès 2016, avec 70 000 immatriculations de plus. La tendance se poursuit encore aujourd’hui.

La plupart du temps, il s’agit de revenus complémentaires. Le régime plafonne le chiffre d’affaires annuel. « Il ne faut pas l’augmenter, pense Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs (80 000 adhérents). Quand vous arrivez à 50 000 euros de chiffre d’affaires, il faut être cohérent, ne pas rester sous ce statut pour développer sa boîte. » La pérennité des microentreprises dépend beaucoup du secteur d’activité. Elle est la plus élevée dans la santé humaine et l’action sociale (60%) et dans l’enseignement (48%), et plus faible dans la construction (36%), les activités spécialisées, scientifiques et techniques (36%) ou le commerce (28%).Enfin, elle est très réduite (16%) dans le secteur des transports et de l’entreposage. Ces écarts entre les secteurs peuvent s’expliquer en partie par une propension au démarrage plus forte dans la santé ou l’action sociale (83%), l’enseignement (79%), les activités scientifiques et techniques (71%) ou le commerce (54%).

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie 

C’est ‘interrogation  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

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