Archive pour le Tag 'vie'

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Nucléaire–Durée de vie des réacteurs : jusqu’à 60 ans ?

Durée de vie des réacteurs : jusqu’à 60 ans ?

 

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Le chef de l’autorité de sûreté nucléaire, Bernard Doroszczuk,  a évoqué la prolongation, au-delà de 50 ans, des plus vieux réacteurs français. En début d’année, l’autorité a donné son feu vert pour une prolongation de la durée de vie des 32 réacteurs tricolores de 900 MW, de 40 à 50 ans. En revanche, l’ASN ne s’est pas prononcée sur une prolongation au-delà de ces dix années supplémentaires.

« Le point principal de préoccupation, c’est celui de l’horizon 2040, qui correspond au moment où la durée de fonctionnement des réacteurs atteindra entre 50 et 60 ans.  » a alerté Bernard Doroszczuk. Une manière quand même d’introduire l’idée que les réacteurs pourraient être utilisés pendant 60 ans, pour l’instant.

Twitter : Trump banni à vie

Twitter :  Trump banni à vie

Trump est banni à vie de Twitter et les comptes de certains de ses partisans sont aussi interdits. Pour les autres réseaux la suspension de TRUMP  est provisoire mais pourrait devenir définitive aussi

L’ex chef d’État a été évincé de Twitter en début d’année, pour avoir encouragé l’invasion du Capitole, qui abrite le Congrès et ses élus, par une foule de ses partisans, pendant la cérémonie de certification de la victoire de Joe Biden le 6 janvier. «Comme précisé dans notre règlement sur les tentatives d’échapper à une exclusion, nous prenons des mesures contre les comptes dont l’intention apparente est de remplacer ou de promouvoir des contenus affiliés à un compte suspendu», a détaillé un porte-parole de l’entreprise californienne.

La plateforme l’avait d’abord suspendu provisoirement, avant de rendre la sanction permanente. Jack Dorsey, le fondateur et patron de Twitter, s’était justifié sur son profil.

Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d’être banni. Sur son site web, il continue d’assurer que l’élection lui a été «volée» grâce à des «fraudes» massives, sans aucune preuve.

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

 

 

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant un retour à la vie normale. C’est du moins ce sur quoi table Albert Bourla, le PDG de Pfizer, dans un entretien accordé à plusieurs titres de presse européens dont Les Échos. Pour le patron du groupe pharmaceutique américain, un retour à une vie sans la menace pesante du Covid-19 pourrait se faire à l’automne prochain en Europe.

« Une fois qu’une proportion significative de la population a été vaccinée, il est possible de revenir à la vie presque comme avant. Tout dépend de la vitesse à laquelle on vaccine », ajoute le dirigeant en mentionnant l’exemple d’Israël qui se rapproche de plus en plus de l’immunité collective.

A contrario, le rythme de la campagne de vaccination est sans conteste l’une des critiques récurrentes émises à l’encontre de l’Union européenne et de ses États membres, dont la France. Pour Albert Bourla, « l’Europe n’est pas en retard par rapport aux pays les plus vastes » même si la distribution de doses à 447 millions de personnes constitue « une tâche monumentale ».

« Le problème est que tous les industriels n’ont pas été en mesure de livrer ce qu’ils avaient promis. C’est cela qui a créé des difficultés, temporaires, dans les campagnes de vaccination », répond le PDG de Pfizer en prenant soin d’éviter de citer les laboratoires pharmaceutiques mis en cause.

Le PDG estime que le scénario le plus probable est celui d’une « situation endémique » mais que l’épidémie de Covid-19 deviendra au fil du temps « comme la grippe », la vaccination permettant notamment d’atténuer considérablement les crises sanitaires causées par ce coronavirus et ses variants.

« Bien sûr, ce n’est que mon estimation. Les choses peuvent évoluer. Mais d’après tout ce que j’ai vu, c’est le scénario le plus probable », avance enfin Albert Bourla.

Une nouvelle loi sur la fin de vie ?

Une nouvelle loi sur la fin de vie ?

Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique ,s’interroge sur la nécessité d’une nouvelle loi concernant la fin de vie.

 

 

L’Assemblée nationale doit examiner ce jeudi 8 avril une proposition de loi d’Olivier Falorni, député Libertés et Territoires, pour une « fin de vie libre et choisie ».

Après avoir présidé le Comité consultatif national d’éthique de 1999 à 2008, le professeur Didier Sicard a été chargé d’un rapport sur la fin de vie remis en 2012 à François Hollande.

Vous êtes hostile aux propositions parlementaires sur la « fin de vie ». Pourquoi ?

La loi française actuelle est l’une des meilleures au monde. Mais elle souffre d’un terrible handicap : elle n’a été intégrée ni par les médecins, ni par les citoyens. Ce qui permet d’alimenter tous les fantasmes et l’idée qu’on subit en France l’acharnement thérapeutique, qu’on y meurt dans la douleur et que l’euthanasie est donc la solution. Cela fait trente ans que cela dure et, périodiquement, les lobbys du soi-disant droit à mourir dans la dignité tambourinent en affirmant que « 96 % des Français veulent l’euthanasie ». En réalité, ce que veulent nos concitoyens c’est ne pas mourir dans la souffrance, mais tranquillement. Ils ne réclament pas qu’on leur injecte subitement du curare et puis, paf, c’est fini !

N’est-ce pas dans la pratique que la législation n’est pas satisfaisante ?

Les pouvoirs publics ont renoncé à la « faire vivre », si on peut dire. Les soins palliatifs restent le parent pauvre de la médecine. Le titre de « professeur » n’y existe pas. Seuls 2 % des cancérologues y ont fait un stage. On attend encore les dernières semaines pour, après l’échec du curatif, transférer un patient en palliatif, sans transition, dans des services souvent mis au ban de l’hôpital.

Sédation profonde, prévue par la loi Clayes-Leonetti, directives anticipées avec désignation d’une personne de confiance : quelles améliorations peuvent être envisagées ?

La sédation profonde doit être autorisée à domicile. Pas à la sauvette mais par un protocole associant un collège de médecins. C’est un droit absolu qu’on n’autorise pas par peur de notre ombre. Par ailleurs, les directives anticipées restent très marginales : de l’ordre de 2 % en 2012, elles ne dépassent guère les 10 % aujourd’hui. Elles sont écrites en catastrophe à l’arrivée en Ehpad. J’avais proposé qu’elles figurent sur la carte Vitale. Quant à la personne de confiance, en l’absence de directives anticipées, une « hiérarchie » devrait être instituée entre les proches afin d’éviter des situations dramatiques comme dans l’affaire Vincent Lambert où épouse et parents ont été « mis en concurrence ». Dans des pays européens plus avancés que nous, cet ordre existe. Le conjoint d’abord puis les autres.

« Un terme me gêne beaucoup, celui de “dignité”, employé par les défenseurs des propositions actuelles. Cela laisse entendre que, quand le corps n’est plus “acceptable”, vous n’avez plus votre place dans la société »

Les partisans des propositions de loi sur « l’assistance médicalisée active à mourir » défendent « la liberté ultime » de choisir sa mort. Est-ce un tout autre champ que notre droit actuel ?

La loi Clayes-Leonetti, qui permet à un malade en fin de vie d’accéder à la sédation profonde, est déjà une ultime liberté. Mais elle ne répond pas, c’est vrai, à la situation de quelqu’un disant : « J’en ai marre de cette vie de chien. L’Etat doit satisfaire mon désir de mourir. » C’est l’argumentation qui sous-tend les lois sur l’euthanasie et le suicide assisté en Belgique et au Luxembourg. Notre conception est différente. L’Etat et les médecins doivent éviter que les agonies se prolongent. On accepte de raccourcir la vie de quelques heures, voire quelques jours ou semaines, pour que la fin se passe bien, que la personne, comme son entourage, se sente soulagée.

L’approche éthique est, pour vous, fondamentalement différente ?

Oui car, derrière l’euthanasie, le message intellectuel est que chacun est propriétaire de sa vie, peut en faire ce qu’il veut et que l’Etat doit répondre à cette conception. Cela revient à transformer l’aide, légitime, à mourir en revendication militante. Un terme me gêne beaucoup, celui de « dignité », employé par les défenseurs des propositions actuelles. Cela laisse entendre que, quand le corps n’est plus « acceptable », vous n’avez plus votre place dans la société. Mais le corps enferme-t-il toute la personne ? Peut-on réduire la vie à un corps meurtri ? Si l’on suit ce raisonnement, quel aurait pu être le regard sur les déportés découverts dans les camps d’extermination nazis ? Avaient-ils perdu leur dignité ? La peur de la mort qui habite toute notre société finit par réduire toute transcendance. Imposer la mort « dans la dignité » est une solution à forte connotation totalitaire.

Le débat, malgré vos réticences, ne mérite-t-il pas d’être à nouveau ouvert ?

Certainement pas par le biais d’une proposition de loi pathétique, pendant quelques heures, en catastrophe. Nous sommes dans le théâtre politique. Pas dans la dignité, ni dans la réflexion.

Fin de vie : pas seulement une affaire de loi

Fin  de vie : pas seulement une  affaire de loi 

 

par Alain Claeys, Parlementaire honoraire, coauteur de la loi sur la fin de vie de 2016.

En quatorze ans, de 2002 à 2016, le législateur a voté trois lois qui ont significativement renforcé les droits des malades. Alors qu’une proposition de loi sera débattue le 8 avril à l’Assemblée nationale, Alain Claeys, coauteur de la loi sur la fin de vie de 2016, revient dans une tribune au « Monde » sur les progrès accomplis et ceux qu’il reste à faire.

 

Tribune.

Mourir dans la dignité : personne ne souhaite le contraire. La question est de savoir comment y parvenir. Aborder un tel sujet nécessite une grande modestie, un refus de toute simplification, une volonté constante de respecter l’autonomie de la personne, et la nécessité absolue d’une solidarité collective. En quatorze ans, de 2002 à 2016, le législateur a voté trois lois qui ont significativement renforcé les droits des malades.

Ces lois ont posé le principe de consentement éclairé du patient aux actes et traitements, proscrivent l’obstination déraisonnable. La loi de 2016 a, notamment, clarifié les conditions de l’arrêt des traitements au titre du refus de l’obstination déraisonnable, instauré un droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès pour les personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme, et rendu les directives anticipées du patient opposables. Elles ont aidé à approfondir les rapports entre patient, famille et médecin.

 

Assurément, ces trois lois ont renforcé la place du citoyen dans le système de santé, elles clarifient l’accompagnement médical dont il bénéficiera. Leurs élaborations ont surtout marqué un « changement de paradigme », car elles sont nées d’une large concertation : associations de patients, familles, chercheurs, communauté médicale, association « pour le droit à mourir dans la dignité », courants philosophiques, autorités religieuses…

Les inégalités territoriales ou sociales dans la prise en charge

Parallèlement, le Comité consultatif national d’éthique a été amené à réfléchir à plusieurs reprises sur ces questions au cours de ces vingt dernières années. Il a ainsi recommandé « la nécessité de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent trop souvent la fin de vie ». Ces dispositions législatives nécessitent plus que jamais une campagne d’information au plus près de nos concitoyens et une évaluation précise.

En effet, ne nous cachons pas la vérité : nous connaissons tous, parmi nos familles et nos proches, des femmes et des hommes qui ont une fin de vie indigne. Les raisons en sont multiples. Elles sont parfois accentuées par les inégalités territoriales ou sociales dans la prise en charge.


Des progrès ont été réalisés mais ils doivent être aujourd’hui significativement accentués. Prenons le renforcement des soins palliatifs. Le Centre national des soins palliatifs, créé par Marisol Touraine en 2016, connaît toujours, malgré les efforts réalisés, un accès inégalitaire : vingt-six départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs, des disparités existent au sein du secteur sanitaire, ainsi qu’entre le secteur sanitaire et le secteur médico-social.

La vie de Navalny menacée par Poutine

 La vie de Navalny menacée par Poutine

 

Sans doute conforté par le projet de décret qui permet à Poutine d’exercer son mandat pendant encore 18 ans (il a 68 ans et pourra demeurer le tsar dictateur jusqu’à 85 ans !), Le pouvoir russe renforce encore les mesures répressives à l’égard d’un des rares opposants à savoir Navalny actuellement emprisonné dans les conditions inhumaines. Visiblement,  Poutine ne pardonne pas à Navalny  d’avoir révélé les énormes détournements de fonds publics du dictateur.

Amnesty International a déclaré que Navalny, qui avait été empoisonné l’année dernière avec un agent neurotoxique de qualité militaire, était maintenant victime de privation de sommeil et n’avait pas accès à un médecin en qui il pouvait avoir confiance en prison.

«La Russie, les autorités russes, le placent peut-être dans une situation de mort lente et cherchent à cacher ce qui lui arrive», a déclaré à Reuters Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, avant la publication du rapport annuel du groupe.

«De toute évidence, les autorités russes violent ses droits. Nous devons faire plus », a-t-elle déclaré. «(Ils) ont déjà tenté de le tuer, ils le détiennent maintenant et imposent des conditions de prison, ce qui équivaut à de la torture.»

Navalny a entamé une grève de la faim la semaine dernière pour tenter de forcer la prison qui le détenait à l’extérieur de Moscou à lui fournir des soins médicaux appropriés pour ce qu’il disait être une douleur aiguë dans le dos et les jambes.

Fin de vie : « un appel de 270 députés »

Fin de vie : « un appel de 270 députés »

 

,270 députés de tous bords politiques, , appellent dans une tribune à débattre du sujet « de façon digne et apaisée ».

 

Mercredi soir, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie, portée par le groupe Libertés et Territoires et soutenue par 225 députés de tous bords. Notre Assemblée s’est honorée lors de ces débats : travail transpartisan, écoute et respect des convictions de chacun ont permis des échanges apaisés et constructifs. Sur un sujet qui renvoie à l’intime et fait parfois rejaillir des expériences douloureuses, notre Parlement se devait d’être à la hauteur. Il l’a été.

 

Plutôt que d’enrichir le débat, l’objectif d’une minorité de députés est d’y couper court

 

Alors que ce débat doit se poursuivre en séance publique le 8 avril prochain, une poignée de députés ont déposé jusqu’à 400 amendements chacun. En deux jours à peine, le nombre total d’amendements s’élevait déjà à plus de 2.700. Ce texte étant examiné dans le cadre d’une niche parlementaire – journée réservée à l’opposition –, il ne pourra être mis au vote et adopté que si l’examen aboutit avant la fin de cette journée. Le doute n’est plus permis : plutôt que d’enrichir le débat, l’objectif de cette minorité est d’y couper court. Nous dénonçons fermement cette obstruction, qui est la négation du travail parlementaire.

Oui, il est temps de débattre du sujet au Parlement, temps d’en débattre de façon digne et apaisée. Cette question traverse notre société depuis quarante ans. Plusieurs textes ont été déposés à l’Assemblée comme au Sénat depuis 2017. Nos concitoyens nous interpellent, attendent que nous en débattions et, pour une majorité d’entre eux, que nous l’adoptions. Le législateur, garant des libertés publiques et des droits individuels, se doit d’étudier la possibilité de reconnaître et garantir un droit nouveau. Ni le débat ni le vote ne doivent être empêchés.

Ni le débat ni le vote ne doivent être empêchés

Oui, ce débat est aussi légitime sur une proposition de loi que sur un projet de loi. Comment peut-on être parlementaire et considérer que certains sujets seraient trop ‘graves’ pour être initiés par le Parlement? Rappelons que nombre d’avancées de société, de la contraception à la loi Claeys-Leonetti en passant par le Pacs, émanent du Parlement. Rappelons aussi que la question de la fin de la vie rassemble au-delà des étiquettes politiques, comme en témoignent nos amendements transpartisans. Ce dépassement des clivages est la condition de chaque grand progrès de société, mais aussi une des plus belles qualités de notre démocratie.

Nous, députés de tous bords, voulons débattre. Nous voulons voter. Le temps du Parlement est venu. Respectons-le. »

Liste des signataires :

Caroline Abadie (La République en Marche), Jean-Félix Acquaviva (Libertés et Territoires), Damien Adam (La République en Marche), Éric Alauzet (La République en Marche), Aude Amadou (La République en Marche), Pieyre-Alexandre Anglade (La République en Marche), Christophe Arend (La République en Marche), Clémentine Autain (La France Insoumise), Laetitia Avia (La République en Marche), Joël Aviragnet (Socialistes et apparentés), Delphine Bagarry (Non-inscrit), Didier Baichère (La République en Marche), Erwan Balanant (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés), Géraldine Bannier (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés), Frédéric Barbier (La République en Marche), Delphine Batho (Non-inscrit), Marie-Noëlle Battistel (Socialistes et apparentés), Xavier Batut (La République en Marche), Valérie Bazin-Malgras (Les Républicains), Sophie Beaudouin-Hubiere (La République en Marche), Olivier Becht (Agir ensemble), Ugo Bernalicis (La France Insoumise), Philippe Berta (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés), Barbara Bessot Ballot (La République en Marche), Gisèle Biémouret (Socialistes et apparentés), Christophe Blanchet (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés), Yves Blein (La République en Marche), Sandra Boëlle (Les Républicains), Pascal Bois (La République en Marche), Julien Borowczyk (La République en Marche), Claire Bouchet (La République en Marche), Jean-Claude Bouchet (Les Républicains), Sylvie Bouchet-Bellecour (Les Républicains), Florent Boudié (La République en Marche), Pierre-Yves Bournazel (Agir ensemble), Bertrand Bouyx (La République en Marche), Yaël Braun-Pivet (La République en Marche), Marine Brenier (Les Républicains), Guy Bricout (UDI et Indépendants), Jean-Louis Bricout (Socialistes et apparentés), Anne Brugnera (La République en Marche), Danielle Brulebois (La République en Marche), Anne-France Brunet (La République en Marche), Stéphane Buchou (La République en Marche), Carole Bureau-Bonnard (La République en Marche), Pierre Cabaré (La République en Marche), Émilie Cariou (Non-inscrit), Michel Castellani (Libertés et Territoires), Anne-Laure Cattelot (La République en Marche), Danièle Cazarian (La République en Marche), Samantha Cazebonne (La République en Marche), Anthony Cellier (La République en Marche), Émilie Chalas (La République en Marche), Philippe Chalumeau (La République en Marche), Annie Chapelier (Agir ensemble), Sylvie Charrière (La République en Marche), Fannette Charvier (La République en Marche), Guillaume Chiche (Non-inscrit), Francis Chouat (La République en Marche et apparentés), Stéphane Claireaux (La République en Marche), Mireille Clapot (La République en Marche), Jean-Michel Clément (Libertés et Territoires), Christine Cloarec-Le Nabour (La République en Marche), Michèle Crouzet (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés), Fabienne Colboc (La République en Marche), Paul-André Colombani (Libertés et Territoires), Éric Coquerel (La France 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Crise: une opportunité pour changer de vie

 Crise: une opportunité pour changer de vie

 

La crise est peut-être une opportunité pour redonner un sens à la vie estiment  Jean-Christophe Fromantin maire de Neuilly-sur-Seine, délégué général du Forum de l’Universel et Jean-Robert Pitte, géographe, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques dans le journal l’Opinion.

La géographie mérite d’être interrogée à l’aune de la crise du Covid-19. Elle est la science des espaces, des mouvements, de la curiosité et des relations humaines ; l’inverse de ce que nous vivons. Alors que dit-elle quand trois milliards d’individus confinés sont privés de toutes ces dimensions ? Dans ce siècle dont la technologie a accéléré les métamorphoses jusqu’à lui reprocher de dénaturer l’essentiel, quelle lecture pouvons-nous oser ?

Avant tout, relativisons les effets de cette accélération. La pandémie n’est pas la conséquence d’un désordre géographique. La peste, le choléra ou la grippe espagnole, n’ont pas eu besoin de la mondialisation pour se répandre sur plusieurs continents. Ces crises font partie de l’humanité. Le vrai sujet, c’est l’urgence d’une réflexion sur notre destinée sur terre. Pourquoi vivons-nous ? Deux dimensions dont nous avons besoin, font également défaut : celle par laquelle nous ambitionnons de promouvoir la diversité du monde et celle grâce à laquelle se développe notre sens de l’émerveillement.

La géographie s’étudie et prospère grâce à la diversité du monde. Nos villes et nos villages, nos montagnes, nos fleuves et nos océans, fondent cette diversité et la richesse de nos cultures. Ces cultures façonnent nos identités, lesquelles ne vivent que parce qu’elles sont ouvertes et parce qu’elles s’enrichissent de celles des autres. Elles révèlent nos économies dans leurs capacités à se différencier et à jouer un rôle dans le commerce mondial. Sans la diversité du monde, sans les cultures, les économies s’effondrent et l’espérance s’efface. Or, notre développement se construit dans une asymétrie territoriale.

Partout dans le monde, des territoires se vident, quand d’autres débordent. Même si nous payons l’absence de politique d’aménagement du territoire, ce n’est pas une fatalité. La période actuelle montre à quel point la pensée humaine réagit au risque de l’urbanisation. Non pas contre les villes — elles sont de bouillonnants lieux de vie —, mais pour rappeler l’attractivité naturelle des territoires ; pour rappeler également une finalité politique, essentielle, universelle : celle qui permet à chacun de vivre confortablement là où il se trouve. C’est sans doute le premier défi de l’innovation : qu’elle nous rende libre de vivre loin des villes avec les mêmes standards de service, d’éducation ou de santé.

« Si nous faisons de cette crise une conséquence de la mondialisation ou du réchauffement climatique, elle risque de nous conduire dans une impasse »

«Choc d’émerveillement». C’est pourquoi nous défendons « un choc d’émerveillement » pour nous rappeler de ne pas limiter notre horizon à ce que nous croyons connaître, et appeler au contraire à explorer. Même aujourd’hui, contraints de se déplacer dans un rayon d’un kilomètre autour de chez nous, il y a tant à découvrir. Cette quête d’une expérience authentique avait été rappelée par les jeunes mobilisés pour préparer la candidature à l’Exposition universelle de 2025. Ils faisaient remarquer combien hospitalité et diversité étaient liées. Mais aussi combien l’émerveillement conditionnait l’intensité de l’expérience vécue. Apprenons à regarder le monde là où les gens vivent pour ne pas désespérer d’une uniformité de façade. La crise que nous traversons peut nous donner à redécouvrir une altérité sociale et culturelle. Redécouvrons l’importance de l’autre, ses talents et les richesses de notre diversité.

Si nous faisons de cette crise une conséquence de la mondialisation ou du réchauffement climatique, elle risque de nous conduire dans une impasse. Elle doit au contraire nous interpeller sur nos projets de vie. Or, les mondes s’emboitent comme les matriochkas. De la plus petite, là où nous vivons, à la plus grande : à chaque échelle ses enjeux, l’une protège l’autre et les parties sont indissociables du tout. L’unité se façonne dans la diversité comprise et partagée. C’est sans doute cela que nous rappelle inlassablement la géographie.

Jean-Christophe Fromantin est maire de Neuilly-sur-Seine, délégué général du Forum de l’Universel et Jean-Robert Pitte, géographe, est secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques.

«Trump passera le reste de sa vie devant les tribunaux»

 «Trump passera le reste de sa vie devant les tribunaux»

 

La célèbre journaliste Anne Applebaum prévoit que tTrump  finira sa vie devant les tribunaux.

 

 

Pour commencer, dans la foulée des événements survenus le 6 janvier au Capitole, elle pronostique un sombre avenir à Donald Trump : « Il passera le reste de sa vie devant les tribunaux », remarque-t-elle. Sans l’intégrité qui la caractérise, cette journaliste et historienne américaine née à Washington il y a 56 ans ne pourrait pas traiter les questions sur lesquelles elle choisit de prendre la plume.

 

En 2004, elle a remporté le prix Pulitzer pour son enquête sur le goulag et elle a poursuivi avec Rideau de ferL’Europe de l’Est écrasée 1944-1956, puis Famine rougeLa guerre de Staline en Ukraine. À présent, elle se penche sur la crise des États de droit avec Twilight of democracy (le crépuscule de la démocratie).

Espérance de vie : 63 à 85 ans selon les pays

Espérance de vie : 63 à 85 ans selon les pays

L’espérance de vie moyenne varie de manière assez considérable selon les pays de 63 ans à 85 ans. La France est l’un des pays où l’on vit le mieux avec en moyenne près de 86 ans.

 

Pays

Espérance de vie à la naissance

Taux de mortalité (en ‰)

Taux de mortalité infantile  (en ‰)

Femmes (en femmes années)

Hommes (en années)

Europe
Allemagne

84,1

79,6

11,7

2

Autriche

84,2

79,9

10,0

2

Belgique

84,3

80,0

9,8

2

Bulgarie

79,1

72,1

15,6

5

Danemark

83,3

79,5

10,0

3

Espagne

86,7

81,3

9,5

2

Estonie

83,1

75,0

12,2

2

Finlande

85,1

79,8

10,1

1

France

85,7

79,9

9,0

3

Grèce

85,1

80,5

11,4

2

Hongrie

80,7

73,8

13,0

3

Irlande

84,3

81,3

6,5

2

Italie

86,0

81,9

10,9

2

Lettonie

80,4

70,8

15,0

3

Lituanie

81,7

71,0

14,4

4

Norvège

84,8

81,1

7,9

2

Pays-Bas

84,4

81,2

9,2

2

Pologne

83,0

75,5

10,7

3

Portugal

85,3

79,8

11,1

2

Rép. tchèque

82,4

77,3

10,9

2

Roumanie

79,9

73,1

13,4

6

Royaume-Uni

83,3

80,2

9,5

3

Russie

78,2

67,6

13,1

5

Slovaquie

81,4

74,6

10,4

4

Suède

85,0

81,7

9,1

2

Suisse

86,0

82,4

8,2

3

Afrique
Afrique du Sud

68,4

61,5

9,4

24

Congo (République démocratique du)

63,2

60,0

8,8

60

Égypte

75,0

70,2

5,7

13

Kenya

69,9

65,0

5,3

31

Nigeria

56,8

54,8

11,0

55

Soudan

68,0

64,2

6,9

38

Tanzanie

68,3

64,5

5,9

34

Amérique
Argentine

80,4

73,8

7,6

9

Brésil

80,1

73,0

6,8

11

Canada

84,7

81,2

7,9

4

Colombie

80,5

75,2

5,9

11

États-Unis

81,7

76,6

9,2

5

Mexique

78,2

72,6

6,3

13

Asie
Bangladesh

75,6

71,8

5,5

22

Chine

79,7

75,4

7,8

8

Inde

71,8

69,2

7,4

27

Indonésie

74,6

70,1

6,8

16

Japon

88,1

81,9

11,5

2

Pakistan

68,9

66,8

6,7

56

Philippines

75,9

67,7

6,2

18

Oceanie
Australie

85,8

82,1

6,7

3

Une immunité à vie pour le dictateur le dictateur Poutine

Une immunité à vie  pour le dictateur le dictateur Poutine

Poutine a trouvé la martingale juridique pour se protéger. Après avoir exercé le pouvoir pendant une vingtaine d’années, il s’apprête avec une modification des institutions à gouverner encore pendant une vingtaine d’années. Avec souvent des procédés de voyous. Pour se couvrir ,Poutine vient de sortir une loi qui assure une immunité pour tous les présidents avant et pendant leur mandat. Bref la justice accommodée au régime totalitaire. Une initiative qui pourrait bien faire jurisprudence internationale pour tous les présidents fous qui gouvernent leur pays à coups de triques voire d’assassinats.

Coronavirus : une reprise de vie normale pas avant septembre

Coronavirus : une reprise de vie normale pas avant septembre

Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, a déclaré sur BFM que le virus pourrait être maîtrisé au cours de l’été et que la vie normale pourrait reprendre mais pas avant septembre. L’arrivée prochaine d’un vaccin contre le coronavirus fait que « la donne change » et suscite un espoir légitime.

« D’ici l’été, on va avoir, si la campagne de vaccination se passe comme on espère qu’elle va se passer, un impact important sur la dynamique de l’épidémie », a jugé Karine Lacombe sur BFMTV.

« La campagne de vaccination, qui va être couplée au maintien des gestes barrières, devrait permettre vraiment d’écraser la dynamique de l’épidémie et j’espère que d’ici le mois de septembre, eh bien on pourra effectivement, si ce n’est enlever les masques, en tout cas reprendre une vie beaucoup, beaucoup plus normale », a ajouté la médecin.

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

Restaurateurs: «Restons ouverts, sinon il n’y a plus de vie!» (Yves Camdeborde)

 

La rébellion de survie se fait entendre chez certains restaurateurs qui font partie des principales victimes du couvre-feu qui commence à 21 heures. D’une certaine manière, le restaurateur Yves Camdeborde appelle à la survie de la profession dans une interview au Figaro. En effet, il est probable que nombre d’établissements qui envisagent une fermeture provisoire ne rouvriront  en jamais. Certains experts que 30 % du secteur restauration hôtellerie pourraient définitivement disparaître.

Imposer un couvre-feu à 21 h, est-ce une façon cachée de fermer les restaurants?

Yves CAMDEBORDE. - Non, je ne pense pas que le gouvernement ait ce vice! Cette annonce est bien sûr dramatique pour notre corporation, mais si elle doit être salvatrice pour le pays, nous devons la comprendre et nous y plier. En France, comme dans tous les pays latins, les gens respectent difficilement les règles sans contraintes. Peut-être faut-il en passer par là.

 

Même si la survie de nombreuses entreprises est en péril?

La restauration, comme le spectacle ou l’hôtellerie, est un métier de passionnés. Nous la vivons souvent dans l’excès. Beaucoup de mes confrères sont des petits artisans, dont le restaurant est toute la vie. Les obliger à fermer, c’est retirer leur oxygène. J’ai peur en effet qu’il y ait des désastres, non seulement économiques, mais aussi humains. Que certains fassent des bêtises.

 

 

Covid : une durée de vie de neuf heures

Covid : une durée de vie de neuf heures

 D’après les travaux de chercheurs japonais, le coronavirus Sars-CoV-2 peut survivre de nombreuses heures sur la peau humaine. Alors que le virus de la grippe saisonnière résiste moins de deux heures sur la peau, le virus responsable de la pandémie actuelle s’est révélé actif plus de neuf heures après le début de l’expérience.

Environnement- allongement de la vie des produits

Environnement- allongement  de la vie des produits  

 

Une étude de l’Ademe faisait le point sur la problématique de l’allongement de la vie des produits (extrait )

 

L’allongement de la durée de vie des produits s’inscrit comme l’une des pistes visant à promouvoir une consommation plus durable. S’il semble souhaitable d’accroître la durée de vie de la majorité des produits, une approche particulière doit être adoptée pour chaque catégorie de biens. Par ailleurs, la vigilance s’impose pour éviter des pièges tels que la sur-qualité ou les transferts de pollutions. De plus, prendre des décisions pertinentes requiert la poursuite des travaux sur l’analyse environnementale et son interprétation ainsi que la mise en place de méthodologies pour estimer les durées de vie puis la durabilité. Ensuite, des propositions de mesures concrètes à destination des metteurs sur le marché et des fabricants peuvent être discutées.

 

Le point de départ de la réflexion : Une consommation plus durable Tous les produits manufacturés génèrent des impacts environnementaux, en termes d’utilisation de ressources, d’émissions de gaz à effet de serre, de pollution des milieux, de production de déchets plus ou moins dangereux. Ces impacts se répartissent sur l’ensemble de leur cycle de vie depuis l’extraction des matières premières jusqu’à leur fin de vie, en passant par leur production et leur utilisation.

 

POURQUOI SOUHAITER AUGMENTER LA DUREE DE VIE DES PRODUITS ? Aujourd’hui, le modèle de consommation des pays développés induit des impacts environnementaux bien supérieurs à ceux admissibles par l’environnement. En d’autres termes, nous vivons et consommons au-dessus des ressources de la planète. Un tel modèle de consommation n’est donc pas viable dans le temps et n’est, de ce fait, pas qualifiable de « durable » ou de « soutenable ». Cela entraîne notamment une raréfaction de certains gisements de matières premières. A long terme, au-delà de questions économiques stratégiques, cette raréfaction pourrait aggraver les impacts environnementaux liés à des extractions rendues plus difficiles. Il existe de multiples leviers pour se rapprocher d’un modèle de consommation plus durable : incitation à la sobriété, internalisation des coûts environnementaux dans le prix d’achat des produits, augmentation des taux de recyclage des déchets, allongement de la durée de vie des produits … Ainsi, dans tout le rapport, c’est l’« allongement de la durée de vie des produits » qui sera traité. Il ne faut pas oublier l’existence et l’importance des autres leviers pour réduire nos impacts sur l’environnement, ni perdre de vue l’objectif d’une production et d’une consommation plus durable.

 

.Le rapport montrera que l’allongement de la durée de vie de certains produits, pensé dès la conception et favorisé par le réemploi, la réutilisation et la réparation, est susceptible de réduire ces impacts environnementaux de manière significative.

 

DE QUELS « PRODUITS » EST-IL QUESTION ? Dans ce qui suit, l’étude portera sur des biens et non sur des services. De plus, sont exclus les biens périssables (denrées alimentaires, médicaments…), dont la durée de vie et l’indication de date de péremption requièrent une étude à part, ainsi que les produits présentant une date limite d’utilisation compte tenu de caractéristiques intrinsèques aux produits (dangerosité notamment) comme les fusées de détresse par exemple. Ce rapport n’a pas non plus pour vocation à se limiter aux équipements électriques et électroniques, bien qu’ils figurent parmi les priorités d’actions compte tenu des matériaux rares qui les composent et des quantités associées (plus de 1,5 million de tonnes sont mises sur le marché chaque année). Ainsi, les cas de l’automobile, des produits textiles, du mobilier etc. seront également abordés.

 

QUELLE « DUREE DE VIE » EST-IL SOUHAITABLE D’AUGMENTER ?

Comme présentée dans la partie « terminologie », la notion de durée de vie peut signifier plusieurs choses. Allonger la durée de possession d’un objet utilisé occasionnellement n’a pas forcément de sens. En effet, cela impliquerait l’immobilisation de beaucoup de ressources naturelles non renouvelables, tels que les métaux rares. Par exemple, on pourrait se réjouir qu’un utilisateur conserve un outil tel qu’une perceuse durant 30 ans. Cependant, s’il ne l’utilise que dix minutes par an, cela perd de son intérêt en accentuant la pression sur les ressources matérielles. Ainsi, il semble plutôt pertinent de chercher à augmenter la durée totale de fonctionnement d’un produit, tout en optimisant l’usage qui en est fait, et en encourageant une consommation responsable. Dans la suite de la note, les expressions relatives à « l’allongement de la durée de vie » référeront donc à cette notion. Pour reprendre l’exemple de la perceuse, il semblerait alors souhaitable que plusieurs particuliers se la partagent, dans le cadre d’une consommation collaborative. Dans tous les cas, il faut rester vigilant et ne pas pousser à la surconsommation. Une consommation durable, basée sur les besoins réels, impliquerait d’ailleurs une rationalisation des actes de consommation. Au final, il ne s’agit donc pas d’encourager le consommateur à renouveler ses biens au plus vite, mais plutôt de l’inviter à choisir un modèle plus durable lorsque le remplacement du produit précédent s’impose

 

QUE SIGNIFIE « AUGMENTER LA DUREE DE VIE » ? Pour les fabricants, « augmenter la durée de vie des produits » peut signifier plusieurs choses :  Rendre les produits plus robustes, fonctionnels sans réparation ni remplacement de pièces.·  Rendre les produits plus réparables, et assurer leur réparation.·  Rendre les produits plus évolutifs, plus adaptables et plus flexibles aux évolutions· technologiques.  Rendre des produits plus compatibles avec d’autres systèmes. On parle alors· d’interopérabilité.  Rendre des produits plus faciles à entretenir.· Ces définitions ne doivent pas s’opposer les unes aux autres ; il convient plutôt d’envisager de possibles combinaisons. Par ailleurs, le surdimensionnement et la sur-qualité des produits peuvent constituer un risque de contre productivité.

 

ALLONGEMENT DE LA DURÉE DE VIE DES PRODUITS

 

Du point de vue des consommateurs, il s’agit principalement de prendre soin de leurs produits, à travers un entretien régulier et un usage correspondant aux conditions normales d’utilisation. Les notions de mutualisation (par exemple, covoiturage ou partage d’une perceuse) et d’optimisation des usages (attendre le remplissage complet d’un lave-vaisselle avant le lancement d’un cycle), incitent à une massification des usages et permettent d’accroître le service rendu ou la durée de vie effective. Ces différents moyens d’influer sur la durée de vie laissent entrevoir une notion de « durabilité » caractérisant la capacité d’un produit à durer. Dans la suite du rapport, le terme « durable » signifiera le fait d’être robuste, réparable, flexible et adaptable, évolutifs, compatible avec d’autres systèmes, facile à entretenir, etc. La question de la multifonction de certains objets ne sera pas ici abordée : néanmoins, l’arrivée sur le marché d’appareils intégrant des fonctionnalités de plusieurs équipements peut avoir un impact environnemental moindre que la somme des impacts de l’ensemble des équipements. Par exemple, les smartphones qui se substituent à la fois aux baladeurs, aux appareils photos, aux GPS, voire même aux ordinateurs.

 

EST-T-IL TOUJOURS SOUHAITABLE, POUR L’ENVIRONNEMENT, D’AUGMENTER LA DUREE DE VIE DES PRODUITS ? Un raisonnement, basé sur des analyses de cycle de vie, permet de dire dans quelle mesure il est souhaitable de voir la durée de vie d’un produit augmenter. Pour répondre à cette question, il semble pertinent de classer les produits par catégorie. La nomenclature ci-dessous n’est qu’une première étape et doit être suivie d’un raisonnement à l’échelle des gammes (les téléviseurs, les jeans, les canapés etc.) voire des sous gammes de produits. Ensuite, il s’agit de donner la priorité à celles dont les gains environnementaux potentiels sont les plus grands. La question de la raréfaction ou de la pénurie des ressources n’est pas toujours considérée comme un impact environnemental en tant que tel. Mais il s’agit tout de même d’en tenir compte. -Les produits à usage unique, ou qui ont par nature, une faible durée de vie. C’est le cas des feuilles de papier, des couverts et gobelets jetables, de certains emballages, des journaux et des magazines etc. Pour cette catégorie, il ne semble pas pertinent de chercher à augmenter la durée de vie, au risque d’une surqualité injustifié. Il conviendrait alors de déterminer leur niveau optimal de qualité. Par ailleurs, leur substitution par certains produits réutilisables est parfois justifiée du point de vue environnemental. L’exemple classique est celui des tasses ou mugs qui remplacent les gobelets jetables dans les machines à café. -Les biens d’équipement qui, lors de leur utilisation, ne nécessitent pas ou peu de consommation extérieure : pas ou peu d’eau, pas ou peu d’électricité, ni produit à rajouter régulièrement etc. Cela inclut par exemple le mobilier, les outils non électriques, les équipements dont l’impact environnemental est essentiellement dû aux phases de production et de fin de vie. Pour ces catégories de biens, il est alors souhaitable d’allonger la durée de vie de ces produits. Mais aussi ceux qui requièrent un apport extérieur « non différenciateur» ; c’est le cas du textile : les quantités d’eau, d’énergie et de lessive ne dépendent généralement pas du type de vêtement nettoyé. Ainsi, si deux t-shirts présentent les mêmes impacts environnementaux au niveau de leur fabrication et de leur fin de vie, il sera préférable de sélectionner celui dont la durée de vie est la plus grande. -Les biens d’équipement qui, lors de leur utilisation, nécessitent des apports extérieurs de manière à la fois différenciatrice et non négligeable. Leurs impacts environnementaux proviennent donc en grande partie de la phase d’utilisation. C’est le cas de certains équipements électriques et électroniques et des véhicules thermiques. Pour eux, il s’agit aussi de réduire les impacts en phase d’utilisation tels que les consommations d’eau et d’électricité pour un lave-linge, ou de carburant pour les voitures.

 

Deux sous catégories permettent alors de distinguer les appareils selon la stabilité de leur niveau technologique : – Pour certains produits comme les grille-pain, les réfrigérateurs, les ventilateurs etc., la technologie et la sophistication semblent stabilisées depuis quelques années. Les performances en termes de consommation atteignent donc des niveaux limites, asymptotiques, jusqu’à une éventuelle prochaine innovation technologique de rupture comme fut celle des DVD remplaçant les VHS. Cependant, malgré quelques gains en termes d’impacts environnementaux, les impacts relatifs au renouvellement (production et fin de vie) peuvent justifier le fait d’accroître la durée de vie de ce type de produits. – Pour d’autres produits comme les chaudières (encore plus lors du remplacement d’une chaudière à énergie fossile par une autre aux énergies renouvelables) ou les véhicules, le rythme des évolutions techniques est encore très élevé et des ruptures technologiques peuvent permettre un gain environnemental. Il peut donc ne sembler pas pertinent, à première vue, de chercher à allonger la durée de vie de manière systématique. Malgré tout, bien que les modèles de première génération peuvent vite être considérés comme « dépassés », ils se vendent parfois encore très bien sur le marché de l’occasion, cinq ans après leur sortie. De manière générale, il est possible de raisonner à l’échelle des composants : même si un produit présente des composants très innovants, il s’agit de favoriser l’allongement de la durée de vie des parties matures. Cela revient à rendre les produits plus adaptables aux évolutions technologiques, en permettant par exemple de remplacer le bloc moteur d’un véhicule, le microprocesseur d’un ordinateur, ou de procéder à toute autre mise à jour mécanique. Le cas des smartphones est très souvent présenté comme exemple. Ces appareils semblent, comme d’autres, être révélateurs de nos modes de consommation, tout en se distinguant des autres produits électroniques par leur place centrale dans notre quotidien. Composés de matières à la fois rares et seulement partiellement recyclées, ils sont souvent remplacés bien avant leur fin de vie technique. Sur ce point, il faut néanmoins se satisfaire du développement des forfaits sans engagement dans la téléphonie mobile. Ainsi, le consommateur voit directement la valeur marchande de son appareil qu’il doit acheter séparément de son forfait. Jusqu’ici, ce prix était souvent réparti dans les mensualités et l’utilisateur était régulièrement invité à renouveler son matériel, souvent contre une somme symbolique masquant ainsi le cout réel du smartphone et banalisant de fait sa fin de vie. Parmi les « révolutions technologiques » ou les grandes « innovations » en cours, figurent les objets connectés, issus de la forte miniaturisation des composants électroniques. Ce sont des biens dont la vocation première n’est pas d’être des périphériques informatiques ni des interfaces d’accès au web, mais auxquels l’ajout d’une connexion Internet a permis d’apporter une valeur supplémentaire en terme de fonctionnalité, d’information, d’usage ou d’interaction avec l’environnement. Une telle rupture technologique pourrait permettre de réduire l’impact de certains modèles par rapport à ceux d’aujourd’hui. D’une part les impacts environnementaux liés à l’usage pourraient décroître : les lave-linge se mettront donc en marche en fonction de la production d’énergie renouvelable. Les cycles seront alors automatiquement lancés lors des creux de consommation électrique sur le réseau. D’autre part l’entretien et la réparation seront facilités : les capteurs installés sur les appareils communiqueront très fréquemment leurs mesures, anticipant ainsi les pannes. De même, en cas de défaillance, ces capteurs pourront en indiquer les causes et ainsi faciliter la réparation. Au final, les durées de fonctionnement des appareils pourront croître, diminuant ainsi les impacts liés à la fabrication et à la fin de vie. Cependant, il semble tout de même pertinent de plaider en faveur d’un allongement de la durée de vie des produits concernés par l’arrivée des objets connectés. En effet, d’une part rien ne prouve que cette tendance va se développer : bien que L’institut d’études GfK prévoit que chaque foyer français hébergera plus de 30 objets connectés en 2020, il faut reconnaître que d’autres succès annoncés comme le Blu-ray ou la télévision 3D ne sont pas aujourd’hui au rendez-vous.

 

D’autre part, les délais de diffusion de cette technologie sont de l’ordre de la décennie, soit la durée de vie d’appareils. Mieux vaut donc conserver ses produits actuels jusqu’à leur fin de vie. Enfin, encourager les secteurs concernés à développer des produits durables dès aujourd’hui devrait se poursuivre, dans quelques années, lors de la production d’objets connectés. En conséquent, il est souhaitable d’allonger la durée de vie d’un grand nombre de produits. Dans chaque cas, un bilan environnemental multicritères sur l’ensemble du cycle de vie permettrait de confirmer ce choix et de connaître les gains liés à cet allongement. Les choix de pondération des critères entrant dans l’impact environnemental global et la réponse à cette question resteront néanmoins toujours sujets à débat. Ainsi, comment dire si la question du réchauffement climatique est prioritaire à celle de l’épuisement des ressources naturelles ou encore à celle des déchets nucléaires ? Il s’agit là de questions de société. Au final, l’intérêt d’allonger les durées de vie dépendra des pondérations choisies, c’est-à-dire de l’importance relative donnée à chaque critère. Un raisonnement orienté « matière » favorisera l’allongement quasi systématique des durées de vie. En revanche, un autre angle de vue comme une approche tournée vers des « flux » comme l’électricité conduira à des conclusions plus nuancées. Une telle analyse devrait aussi indiquer l’allongement optimal : en effet, des produits plus robustes peuvent nécessiter l’apport de davantage de matériaux, ce qui peut conduire à une augmentation des impacts environnementaux. Pouvoir estimer ce surplus d’impacts permettrait donc de trouver le meilleur compromis. En l’état actuel des connaissances, il est important de promouvoir l’allongement général de la durée de vie des produits afin d’éviter toute ambiguïté vis-à-vis du consommateur même si une minorité d’exemples contrediraient les bienfaits d’un allongement de durée de vie. Ainsi, il est clair qu’il n’est pas forcément bon de vouloir conserver un lave-linge des années 1980 dont la consommation en eau et électricité est nettement supérieure à celle des modèles actuels. Mais, de manière pragmatique, inciter le consommateur à renouveler son appareil au plus vite pourrait troubler le message général porté contre la surconsommation. En pratique, il conviendrait de communiquer davantage sur les catégories présentant les gains les plus grands que sur les autres. Néanmoins, lorsque des questions importantes de santé et de sécurité entrent dans le débat, il peut s’avérer souhaitable d’adapter le discours en encourageant le remplacement des produits concernés. Ainsi, les anciens véhicules Diesel des années 1990 émettent beaucoup plus de particules polluantes qu’aujourd’hui, aggravant considérablement la pollution de l’air. Dans de tels cas, encourager le renouvellement du parc ancien semble pertinent1 . Il en va de même en cas de rupture technologique majeure amenant des gains environnementaux significatifs durant les phases d’utilisation (cas des chaudières par exemple).

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