Archive pour le Tag 'victimes'

Guerre Ukraine : 180.000 victimes russes, 100.000 côté ukrainiennes

Ukraine : vers une boucherie avec déjà 180.000 victimes russes, 100.000 côté ukrainien

La guerre en Ukraine s’oriente de plus en plus vers une boucherie type 14-18 , ele a déjà fait fait près de 180.000 morts ou blessés dans les rangs de l’armée russe, et 100.000 côté ukrainien sans compter 30.000 civils tués, selon des estimations données dimanche par le chef de l’armée norvégienne. «Les pertes russes commencent à approcher environ 180.000 soldats morts ou blessés», a affirmé le chef d’état-major norvégien Eirik Kristoffersen dans une interview à la chaîne TV2.

«Les pertes ukrainiennes sont probablement au-delà des 100.000 morts ou blessés. De plus l’Ukraine a environ 30.000 civils qui sont morts dans cette guerre affreuse», a indiqué le général norvégien. La Russie et l’Ukraine n’ont pas donné de bilans fiables de leurs pertes depuis des mois. En novembre, le chef de l’armée américaine Mark Milley avait affirmé que l’armée russe avait subi des pertes de plus de 100.000 morts ou blessés, avec un bilan «probablement» similaire côté ukrainien. Ces chiffres ne peuvent pas être vérifiés de source indépendante.

Malgré ses lourdes pertes, «la Russie est en mesure de continuer pendant pas mal de temps», a également affirmé le chef d’état-major norvégien dimanche, citant les capacités de mobilisation et de production d’armement de Moscou. «Ce qui inquiète le plus, c’est si l’Ukraine va être capable de maintenir l’armée de l’air russe hors de la guerre», alors qu’elle a jusqu’ici pu être largement tenue à l’écart «grâce aux défenses antiaériennes ukrainiennes».

L’essentiel des frappes russes ces derniers mois a été mené par des missiles à longue portée. Le général norvégien a également appelé à livrer rapidement des chars de combat à l’Ukraine, un dossier freiné jusqu’ici principalement par l’Allemagne. «S’ils doivent passer à l’offensive durant l’hiver, ils en ont besoin rapidement», a affirmé Eirik Kristoffersen à TV2. Malgré des appels pressants de l’Ukraine et de plusieurs pays européens, Berlin a refusé vendredi de fournir ses tanks Leopard à Kiev.

Ces chars lourds sont présents dans les rangs de plusieurs autres nations européennes, dont la Norvège, mais leur livraison à l’Ukraine est en théorie soumise au feu vert allemand.

Climat : « Les Africains premières victimes

Climat : « Les Africains premières victimes

 

Les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient sur le continent sans que les pays industrialisés honorent toutes leurs promesses de financements pour le climat, alerte Marie de Vergès, journaliste au « Monde Afrique », dans sa chronique.

 

Des avions qui « ensemencent » les nuages. Ou comment provoquer les pluies en introduisant des produits chimiques (argent, sodium, acétone) dans les cumulus. Telle est l’étrange technique dévoilée fin août par les services de météorologie du Niger pour lutter contre la sécheresse. La fin justifierait les moyens : dans ce pays enclavé du Sahel, l’aridité prolongée met en péril les cultures et l’élevage, aggrave l’insécurité alimentaire et accroît la pauvreté. Ironie tragique, certaines régions du Niger sont, elles, soumises depuis début juin à des précipitations torrentielles qui ont déjà fait plus de 100 morts et près de 150 000 sinistrés.

Comme partout à travers le monde, le continent africain subit des aléas climatiques de plus en plus sévères et rapprochés. Avec un bilan particulièrement catastrophique. Depuis des mois, dans la Corne de l’Afrique, une sécheresse historique affame les hommes et les bêtes. Au Soudan du Sud, au Tchad, et dans toute l’Afrique de l’Ouest, des pluies diluviennes font des morts et ruinent des vies.

On le sait, un fléau climatique touche d’autant plus durement une population que son niveau de revenu est faible. Or, l’Afrique subsaharienne concentre plus de la moitié (55 %) des personnes vivant à la fois dans l’extrême pauvreté et dans des zones à haut risque d’inondations, selon un rapport publié fin 2020 par la Banque mondiale. A l’indice ND-GAIN, qui mesure la résilience face au dérèglement climatique, neuf des dix pays classés comme les plus vulnérables sont africains. Un constat amer pour un continent qui émet moins de 4 % des émissions mondiales de CO2 tout en abritant presque 17 % de la population du globe.

Les dirigeants africains arriveront-ils enfin à capter pleinement l’attention des pays industrialisés ? « Puisque ce sont les principaux pollueurs de cette planète, ce sont eux qui doivent financer l’adaptation », a insisté le président sénégalais, Macky Sall, lundi 5 septembre, à l’occasion d’un sommet, à Rotterdam (Pays-Bas), consacré aux défis de l’Afrique face au changement climatique. Président en exercice de l’Union africaine, il n’a pas manqué de noter avec aigreur l’absence de ses homologues des pays riches à cette conférence pourtant organisée sur le sol européen et à laquelle ils étaient conviés. De quoi nourrir le procès en injustice climatique instruit par les Africains, qui disposent déjà de solides arguments.

De fait, les économies avancées ne prennent toujours pas le taureau par les cornes en matière de baisse des émissions. Pis, les Etats-Unis ou l’Allemagne ont beau accroître chez eux leur production de pétrole ou de charbon, ils ont décrété – avec une quarantaine d’autres grands donateurs dont la France –, en 2021, qu’ils ne soutiendraient plus de projets d’investissement dans les énergies fossiles à l’étranger. Un coup de massue pour les Africains, avides de développer leurs importants gisements de gaz et de fournir de l’électricité aux 600 millions d’habitants du continent qui en sont toujours privés.

De plus, les promesses faites aux pays en développement tardent à être honorées. Fin juillet, l’OCDE indiquait que les financements climatiques mobilisés par les pays riches avaient atteint 83,3 milliards de dollars (73 milliards d’euros cette année-là) en 2020. En deçà, donc, des 100 milliards par an qu’ils se sont pourtant engagés à fournir aux nations vulnérables. Un montant qui, de surcroît, semble déjà insuffisant face à l’ampleur de la tâche.

Rendez-vous est pris pour la conférence des Nations unies sur le climat (COP27) qui doit se tenir en novembre à Charm El-Cheikh (Egypte). En Afrique, justement. L’occasion de faire valoir que le continent ne demande pas la charité alors même qu’il détient certaines des clés du problème. Ses gigantesques réserves de minéraux (cobalt, bauxite, lithium, uranium…) sont un maillon essentiel dans la mise au point des technologies bas carbone. Mais qu’il s’agisse de développer ce potentiel ou de forger des stratégies d’adaptation, rien ne pourra se faire sans un cap clair et des financements appropriés.

Les politiques climatiques victimes de Poutine

Les politiques climatiques victimes  de Poutine 

 

Les sanctions contre la Russie ont un impact sur la politique climatique de Vladimir Poutine mais aussi sur la science du climat nationale. Par Katja Doose, University of Fribourg et Alexander Vorbrugg, Universide Berne

 

Alors que l’Union européenne vient de conclure un accord sur l’embargo du pétrole russe, l’impact des sanctions liées à la guerre sur la transition énergétique de l’Europe et sur les efforts de décarbonation du monde est intensément discuté.

Mais les sanctions ont également de fortes implications pour la transition écologique de la Russie, déjà lente et plutôt incertaine, qu’il s’agisse de la modernisation de son secteur énergétique ou de la science du climat. Ce que la Russie fait ou ne fait pas a une importance certaine pour le reste d’entre nous : la onzième économie mondiale est également le quatrième plus grand émetteur de gaz à effet de serre, le deuxième plus grand exportateur de pétrole brut, et le plus grand exportateur de gaz. L’économie russe est fortement tributaire de l’exploitation des industries à forte intensité énergétique et des énergies fossiles, le pétrole et le gaz représentant à eux seuls 35-40 % des recettes du budget fédéral ces dernières années. Les hydrocarbures alimentent la richesse et le pouvoir de l’élite russe, mais sont également présentés comme une source de sécurité énergétique et de bien-être pour les citoyens russes.

Jusqu’à récemment, la Russie a longtemps été considérée comme un pays dont la position dans les négociations internationales sur le climat est peu reluisante ; au mieux, elle est un acteur passif, au pire un saboteur actif des ambitions internationales. Toutefois, les choses ont changé ces dernières années, notamment à partir de novembre 2021, lorsque son gouvernement a adopté une loi-cadre sur le climat avec un objectif de zéro émission nette d’ici 2060. L’année 2021 seule a également vu l’introduction d’un système de déclaration des émissions de gaz à effet de serre pour les grands émetteurs, l’adoption de son premier plan national d’adaptation au climat et le lancement d’une expérience d’échange de carbone dans sa région éloignée d’Extrême-Orient visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2025.

Certains diront que l’impulsion de ces initiatives vient de l’extérieur du pays. Par exemple, dans le cadre du paquet « Green Deal » de l’Union européenne, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) doit imposer un prix du carbone sur les importations entrant sur le marché unique européen en provenance de pays non membres de l’UE, comme la Russie, à partir de 2026. Ce tarif frontalier, qui permettrait de couvrir les importations par une tarification du carbone équivalente à celle du marché européen (le système d’échange de quotas d’émission), a été crédité pour avoir incité le gouvernement et l’industrie russes à prendre enfin le changement climatique au sérieux.

Cependant, pour chaque jour de guerre qui passe, ces incitations extérieures perdent encore de leur force, rendant la politique climatique interne de la Russie plus incertaine que jamais.

D’une part, il serait incorrect de dire qu’il ne reste rien de la politique climatique russe. En réalité, les programmes politiques et les stratégies commerciales « vertes » d’aujourd’hui ne dépendent pas entièrement de la pression étrangère. Bien que le parlement russe, la Douma, ait débattu de la sortie de l’Accord de Paris en mai 2022, la volonté politique de le maintenir demeure. Le président de la commission de l’écologie, des ressources naturelles et de la protection de l’environnement de la Douma, Viatcheslav Fetisov, a par exemple déclaré :

« La Russie n’a pas l’intention de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat et ne va pas renoncer à la mise en œuvre du plus important instrument juridique international en matière d’environnement. »

Les agences d’État, les entreprises, les groupes de réflexion et autres institutions qui ont développé des stratégies « vertes » au cours des dernières années insistent sur leur pertinence durable pour la lutte mondiale contre le changement climatique, mais aussi les impacts climatiques sur la Russie et les perspectives commerciales futures. Le responsable du programme climat du WWF Russie, Alexeï Kokorine, a même exprimé son optimisme quant au fait que les excédents de gaz liés aux sanctions pourraient être utilisés pour remplacer le charbon du pays et de ce fait, permettre aux émissions de gaz à effet de serre du pays de baisser.

Pourtant, il est indéniable que la crise économique, les sanctions et le renforcement de la rhétorique anti-occidentale engendrée par la guerre ont rendu plus difficile la poursuite les objectifs de décarbonation. Les politiciens et les lobbyistes qui s’étaient déjà opposés aux efforts climatiques ont saisi l’occasion pour demander le retrait de l’accord de Paris.

De nombreuses entreprises profitent de la situation pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la réglementation environnementale dans le but de les aider à faire face à des circonstances économiques plus difficiles, des projets de loi récents allant déjà dans ce sens. Plus précisément, le gouvernement s’est récemment entretenu auprès des entreprises du secteur de l’énergie sur la possibilité d’assouplir la déclaration et la vérification des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, l’un des plus grands fournisseurs de pétrole du pays, Lukoil, a fait pression sur le gouvernement pour qu’il supprime une législation obligeant les grandes entreprises énergétiques à vérifier leurs rapports sur les émissions de gaz à effet de serre auprès d’une société indépendante à partir du 1er janvier 2023.

Les restrictions sur l’importation de technologies, la diminution des sources de capitaux étrangers et le gel des programmes internationaux ont encore freiné les plans de modernisation des vieilles industries du pays. Le jeune secteur russe des énergies renouvelables a également été touché, certains investisseurs internationaux (dont Vestas, Fortum et ENEL) interrompent leurs projets en Russie ou se retirent même complètement du pays.

Cette situation a incité les politiciens, les hommes d’affaires et les scientifiques à discuter des alternatives aux technologies étrangères et des options nationales pour financer la transition énergétique.

En outre, les sanctions ont fait payer un lourd tribut à la science du climat en Russie, ce qui pose problème tant à ceux qui mettent en œuvre des mesures concrètes de décarbonation en Russie qu’à la communauté scientifique mondiale. Cette situation est particulièrement choquante par rapport à d’autres exemples dans l’histoire de la Russie où les scientifiques ont réussi à surmonter les tensions politiques avec l’Occident. Malgré la guerre froide, les climatologues sont parvenus à faire progresser la science du climat mondiale dans le cadre de l’accord environnemental conclu en 1972 entre les États-Unis et l’URSS, permettant l’échange de données, d’équipements et de publications conjointes.

En revanche, les gouvernements et les organismes scientifiques du monde entier ont désormais sanctionné les institutions de recherche russes. Entre-temps, l’UE a suspendu la participation de la Russie à son programme de recherche phare Horizon Europe et les conseils nationaux de recherche de plusieurs États européens ont mis en pause les collaborations avec la Russie.

Les domaines de recherche qui dépendent des équipements étrangers sont particulièrement touchés. Par exemple, l’Institut Max Planck (MPI) en Allemagne a reçu une liste de 64 pages contenant des appareils électroniques que l’UE interdit aux scientifiques de partager avec leurs collègues russes au motif qu’ils pourraient être utilisés à des fins militaires. Début février, le gouvernement russe a annoncé (au moment de la rédaction de cet article, environ 92 millions de dollars) dans la recherche sur le climat et la décarbonation, et créer un système russe de suivi des émissions de carbone.

Cependant, Alexandre Tchernokoulski, un climatologue de l’Institut de physique atmosphérique à l’Académie des Sciences russe, nous a dit que le futur du projet demeure incertain en l’absence de cet équipement étranger. De la même manière, depuis plusieurs années, des scientifiques russes et allemands mesurent les changements de concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis l’observatoire ZOTTO, situé dans une grande tour de la région de Krasnoïarsk, dans le sud-ouest de la Sibérie.

Cette région est considérée comme un endroit sensible en vertu de son potentiel de stockage – et par conséquent, fuite – de grandes quantités de carbone. Là encore, lors d’un échange d’e-mails, la scientifique du MPI Sönke Zaehle a mis en garde quant au futur de la station dans un avenir relativement proche, dû au manque d’entretien du côté germanique.

La recherche dans la zone arctique est cruciale afin de comprendre le changement climatique. Ici aussi, au moins une douzaine de collaborations internationales avec la Russie ont été retardées. La maintenance des systèmes de mesure à long terme, cruciaux pour la modélisation des changements climatiques, pose des problèmes particuliers. « Il y a cette crainte d’un angle mort, quel que soit le sujet de recherche dans l’Arctique que vous abordez, » nous a confié Anne Morgenstern, coordinatrice de la coopération scientifique de l’Institut allemand Alfred Wegener avec la Russie.

Les climatologues russes ont également perdu l’accès au Climate Data Store, qui fournit un point d’accès unique à un large éventail de données climatiques pour les climats passés, présents et futurs, notamment des observations par satellite, des mesures in situ, des projections de modèles climatiques et des prévisions saisonnières. Ils ne peuvent plus non plus accéder aux superordinateurs basés dans d’autres pays, et le départ d’entreprises technologiques telles que Intel entraînera à terme une détérioration des capacités de calcul en général, selon Evguéni Volodine, modélisateur climatique à l’Institut de mathématiques computationnelles de l’Académie des Sciences de Russie.

Les préoccupations environnementales risquent d’être mises de côté en temps de guerre. Cependant, à un moment de l’histoire du monde où les possibilités d’atténuer la catastrophe climatique s’amenuisent, nous pensons que subordonner les questions climatiques aux diktats et aux temporalités de la guerre n’est pas une option. Les tentatives d’arrêter la guerre doivent s’accompagner d’efforts pour faire avancer la coopération et l’action climatique transnationale, malgré les dommages et les dilemmes causés par la guerre de la Russie. Des objectifs climatiques internationaux ambitieux, y compris l’élimination progressive de la production de pétrole et de gaz aussi rapidement que possible, sont essentiels pour accroître la pression sur l’industrie des combustibles fossiles et la machine de guerre, et pour soutenir les forces qui, en Russie, s’accrochent encore à la décarbonation.

_______

Par Katja Doose, Senior researcher, University of Fribourg et Alexander Vorbrugg, Geographer, Université de Berne

Cet article a été écrit en collaboration avec Angelina Davydova, journaliste spécialisée dans l’environnement et le climat. Elle est actuellement membre du programme Media in Cooperation and Transition (MICT) basé à Berlin et coordinatrice de N-ost, un réseau de journalisme transfrontalier.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Combien de victimes Covid dans le Monde ?

Combien de victimes Covid dans le Monde ?

 

 

Le JDD ente d’évaluer le nombre de victimes de la crise sanitaire. En réalité on ne connaîtra jamais le nombre précis en raison de problèmes méthodologiques mais aussi de la censure politique sur un élément central de la vie sociétale

 

 

Alors que la France, l’Italie et l’Espagne subissaient une déferlante épidémique, nos voisins allemands semblaient avoir trouvé la formule miracle pour résister au Covid-19 . On admirait leur volume de tests, on louait les vertus organisationnelles de leur système décentralisé et on s’ébahissait de leur nombre de lits de réanimation. En miroir, le système sanitaire français paraissait totalement archaïque.

Et puis, progressivement, on va découvrir l’imposture de toutes ces conclusions : les Allemands testent finalement beaucoup moins que les Français, la cohabitation entre la chancellerie et les Länder paralyse toute décision et les lits de réa manquent singulièrement de bras. Au bilan, les vagues suivantes en Allemagne seront aussi fulgurantes, sinon plus, qu’en France. Durant cette crise sanitaire, se comparer aux autres pays aura été un sport national, mais sûrement pas une science exacte.

 

Si le « modèle allemand » n’en était pas un, se pourrait-il que la France apparaisse finalement comme un modèle de gestion de la pandémie ? C’est l’étonnante conclusion d’une étude de l’OMS sur l’excès de mortalité associé au Covid-19, destinée à trancher une bonne fois pour toutes le bilan humain de la pandémie, pays par pays. La France apparaît parmi les meilleurs pays européens, avec un bilan de 125 décès pour 100 000 habitants pour les années 2020 et 2021, contre 266 pour l’Italie, 222 pour l’Espagne… ou 233 pour l’Allemagne. Autrement dit, la France aurait eu deux fois moins de morts Covid que ses voisins proches. Encore plus surprenant, deux pays honnis des défenseurs de la rigueur sanitaire obtiennent un bilan plus favorable que l’Allemagne : le Royaume-Uni (219 décès pour 100 000 habitants) et la Suède (111 décès). Comme s’il fallait jeter au rebut l’héritage d’Angela Merkel et réhabiliter en urgence Boris Johnson.

Si le rapport est passé presque inaperçu en France, ces résultats ont été abondamment repris en Angleterre – pour des raisons éminemment politiques. « Nous savons désormais que nos ministres se sont bien débrouillés contre Covid, mais je n’entends aucune excuse »,rage un chroniqueur du Times , trop content de pouvoir taper sur cette « gauche » qui vilipendait le gouvernement Johnson pour sa politique sanitaire parfois taxée d’ « eugéniste ». Les résultats flatteurs de la Suède n’ont pas échappé à l’opportuniste Florian Philippot, jamais avare d’une critique sur les mesures sanitaires : « La Suède a eu 100% raison ! Après 2 ans de covid ‘l’un des taux de mortalité les plus bas d’Europe’ ! Sans jamais confiner, fermer, sans masque, sans pass. Ceux qui n’ont pas suivi la Suède devront rendre des comptes ! ».

 

Pour appréhender cette étude de l’OMS – et ses limites – il faut bien comprendre ce qu’elle mesure. Il existe deux manières de comptabiliser les décès liés à la pandémie : la mortalité « attribuable » au Covid-19 et l’excès de mortalité. Les décès « attribuables » sont les chiffres les plus communs, ceux qui sont publiés chaque soir par Santé Publique France et repris ensuite dans les médias. Problème : cet indicateur ne permet pas une judicieuse comparaison internationale car il est largement dépendant de la politique de dépistage des différents pays. Plus un pays teste ses habitants, plus il y a de chance que les décès Covid soient reconnus comme tels. En revanche, les pays qui testent peu, tels l’Inde ou le Brésil, vont fortement sous-évaluer leur mortalité Covid : de nombreuses personnes décèdent sans avoir été testé positif au SARS-CoV-2 et ne sont donc pas intégrés dans les statistiques nationales.

Pour contrer ce problème, les chercheurs préfèrent l’excès de mortalité utiliser pour les comparaisons internationales. Il s’agit de comparer le nombre de décès, toutes causes confondues, sur 2020 ou 2021 au nombre de décès attendus sur cette même année en suivant la tendance des années pré-pandémie. L’idée est que ce différentiel correspond au bilan de la crise sanitaire, que ce soit des décès directement liés au Covid-19 ou des pertes de chances pour d’autres patients liées à la surcharge hospitalière.

C’est à travers ce mode de calcul que l’OMS estime que la pandémie a causé en 2020 et 2021 près de 15 millions de décès dans le monde. Soit beaucoup plus que l’addition des chiffres officiels qui place la barre à 5,4 millions. Pour certains pays, la différence entre décès officiels et excès de mortalité est saisissante : l’Inde a ainsi déclaré 480 000 morts alors que l’OMS estime que 4,7 millions de personnes seraient décédés du Covid-19 dans le pays, soit près de dix fois plus. Sur l’ensemble du continent africain, l’OMS estime le nombre de décès à 1,24 million, soit cinq fois et demi plus que le bilan officiel qui s’élève à 229.000.

Toutefois, l’excès de mortalité n’est pas lui-même un indicateur infaillible. D’abord parce que cela tend à minorer dans certains pays le bilan réel du Covid-19. Les mesures sanitaires prises contre le SARS-CoV-2 ont pu faire baisser le nombre de décès d’autres causes, à l’image des accidents de la route ou des morts liés à la grippe. Ensuite, il est délicat de s’entendre sur la manière la plus adéquate de calculer le nombre de décès attendus pour une année donnée. Avec le vieillissement de la population, en France, ce nombre augmente mécaniquement chaque année. Une mauvaise appréciation de la courbe naturelle des décès peut venir totalement fausser le calcul de la mortalité Covid. C’est le principal écueil de l’étude de l’OMS.

Surpris par les chiffres attribués à la Suède et à l’Allemagne, plusieurs analystes ont refait les calculs et arrivent à des conclusions diamétralement différentes. Le modèle mathématique utilisé par l’OMS pour calculer la mortalité attendue (une spline, pour les spécialistes) diffère fortement d’un modèle linéaire – qui serait plus logique – et sous-estime fortement le nombre de décès prévus pour 2020 et 2021 en Allemagne. En conséquence, l’excès de mortalité allemand est artificiellement gonflé. Pour les mêmes raisons, le chiffre d’excès de mortalité pour la Suède est jugé anormalement bas. « Les comparaisons entre pays sont susceptibles d’éclairer la politique gouvernementale et la perception par le public des mesures prises pour faire face à cette pandémie ou à de futures pandémies. Il est donc important que les calculs soient fiables », écrit le Covid-19 Actuaries Response Group.

 

D’autres équipes de chercheurs avaient déjà calculé l’excès de mortalité dans les différents pays. Un article publié dans la revue The Lancet en avril donne la France et l’Allemagne à un niveau pratiquement égal, respectivement 124 et 120 morts pour 100 000 habitants. Un match nul entre les deux pays, qui correspond sans doute mieux à la réalité. Le Royaume-Uni est un peu au-dessus avec 126, tandis que la Suède dénombre 91 morts pour 100.000 habitants. Si l’OMS a surévalué l’excès de mortalité allemand, il semble que la Suède ait effectivement un meilleur bilan que les pays de l’Ouest de l’Europe – si tant est que la comparaison ait un sens.

Loin de trancher la question définitivement, le rapport de l’OMS n’a fait que relancer les sempiternels débats. « Les taux de mortalité Covid sont, inévitablement, politiques. Comment pourraient-ils ne pas l’être lorsqu’ils sont considérés comme la preuve d’un bon ou d’un mauvais travail gouvernemental sur des questions de vie ou de mort ? »,écrit dans le Guardian François Balloux, directeur de l’Institut de génétique de l’University College London. Ces chiffres sont si politiques que la publication du rapport de l’OMS a été retardé de près de cinq mois. En cause : l’Inde qui protestait vivement contre le mode de calcul. Les chiffres ne mentent pas, dit-on. Il est en tout cas possible de les négocier.

30 000 personnes victimes de chauffards sans assurance

30 000 personnes victimes de chauffards sans assurance

 

En France, le nombre de conducteurs qui roulent sans assurance est estimé à 800 000 par la délégation à la sécurité routière. Selon un baromètre du fonds de garantie des victimes, ces personnes seraient en majorité de jeunes hommes, rapporte BFMTV.

Afin d’établir un portrait de ces conducteurs sans assurance, l’organisme d’indemnisation a croisé les données recueillies par les assureurs lors d’accidents avec celles des forces de l’ordre pendant les contrôles routiers. Ainsi, 60 % des automobilistes qui roulent sans assurance ont moins de 35 ans et 80 % sont des hommes.

Si une minorité conduit sans assurance en raison d’un non-renouvellement, un grand nombre décide de ne pas souscrire de contrat d’assurance automobile pour des raisons économiques. En effet, 31,3 % des non-assurés sont sans emploi et environ 24 % sont ouvriers.

Selon le Fonds de garantie des victimes (FGAO) à France Info  mercredi 4 août : quelque 30.000 personnes ont été victimes d’un accident de la route causé par un conducteur en défaut d’assurance sur les routes de France au cours de l’année 2020.

Les cryptomonnaies victimes de la criminalité

Les  cryptomonnaies victimes de la criminalité

 

Les cryptomonnaies, qui ont joué un rôle dans l’essor de la cybercriminalité, sont désormais dans le collimateur des autorités

 Un article de Justin Lahart et Telis Demos (Wall Street Journal)

On s’est longtemps demandé à quoi pouvaient bien servir les cryptomonnaies. La réponse est aujourd’hui évidente : elles offrent un excellent terreau à la criminalité.

Les arnaqueurs de tous poils étaient, eux, arrivés à cette conclusion dès le lancement de la première monnaie numérique privée (le bitcoin) en 2009. Si les autorités réussissent de mieux en mieux à remonter la piste des transactions en bitcoin et (parfois) à saisir les butins, la possibilité de réaliser des paiements digitaux sans intermédiaires financiers a facilité la vente de biens et de services illégaux en ligne et le blanchiment d’argent. Dans un article daté de 2019, les chercheurs Sean Foley, Jonathan Karlsen et Tālis Putniņš estimaient que 46 % des transactions en bitcoin réalisées entre janvier 2009 et avril 2017 concernaient des activités illégales.

Le poids du trading spéculatif a depuis lors nettement augmenté, mais la récente vague d’attaques au ransomware (utilisés par les cybercriminels pour bloquer le réseau informatique de leur victime, à qui ils demandent une rançon, généralement en bitcoin, en l’échange du déblocage des fichiers) a alourdi le casier judiciaire des devises virtuelles. Le mois dernier, une attaque contre Colonial Pipeline a mis à l’arrêt un oléoduc essentiel à l’approvisionnement en carburant de la côte est des Etats-Unis, et une autre a provoqué début juin l’arrêt d’une partie des usines de transformation de viande de JBS dans le pays.

Et ce n’est pas qu’une affaire d’argent. Quand des hôpitaux sont attaqués, ce sont aussi des vies qui sont en jeu. Lors d’un récent entretien avec le Wall Street Journal, le directeur du FBI, Christopher Wray, a comparé les problèmes posés par ces attaques au rançongiciel aux défis qu’avaient constitués les attentats du 11 septembre.

Pour les autorités, la difficulté ne réside pas forcément dans l’identification des cybercriminels mais dans le fait que, contrairement à leurs prédécesseurs qui manipulaient valises de billets ou lingots d’or, les petits nouveaux sévissent souvent depuis des pays avec lesquels les Etats-Unis n’ont pas de traités d’extradition. Le FBI a réussi à saisir une partie de la rançon payée en cryptomonnaie par Colonial Pipeline au groupe criminel DarkSide. Mais parce que ses membres résident probablement en Russie, ils ne seront pas inquiétés.

Autre problème : il n’existe pas de solution simple pour empêcher les hackers de mettre la main sur les données, car les systèmes de protection informatique que l’on utilise sont à la fois trop complexes et trop criblés de points faibles.

Pour dissuader les cybercriminels de lancer des attaques au ransomware, la solution réside peut-être dans le fait de les empêcher de recevoir les rançons. C’est là que le parallèle avec le 11 septembre prend tout son sens : adopté en 2001, le Patriot Act est venu durcir un certain nombre de dispositions du Bank Secrecy Act de 1970. Objectif : perturber le financement des réseaux terroristes.

Autre option possible, quoiqu’un peu radicale : interdire les paiements et le négoce en cryptomonnaie, ce que les autorités chinoises ont d’ailleurs cherché à faire. Mais compte tenu des enjeux financiers (désormais non négligeables, puisque les cryptomonnaies pèsent 1 600 milliards de dollars, selon coinmarketcap.com), il semble peu probable que Washington s’engage sur cette voie, du moins pas dans un premier temps.

Il existe en revanche des mesures que les autorités américaines pourraient prendre pour limiter l’intérêt des cryptomonnaies pour les transactions commerciales ou, a minima, en augmenter le coût.

Tout comme il est relativement difficile de passer inaperçu quand on transporte un million de dollars dans une valise, l’idée pourrait par exemple être de compliquer l’utilisation ou le transfert de cryptomonnaies liées à des vols. L’administration Biden propose ainsi d’imposer les mêmes règles que celles qui s’appliquent aux entreprises qui reçoivent des paiements de plus de 10 000 dollars en numéraire, à savoir les déclarer à l’IRS, l’administration fiscale américaine.

Les pouvoirs publics pourraient aussi renforcer les obligations de surveillance. Des mesures sont d’ores et déjà à l’étude. Evoquant des « impératifs de sécurité nationale », le département américain du Trésor a proposé l’an passé de restreindre encore les transferts vers les portefeuilles dits « non hébergés », c’est-à-dire non liés à une banque ou un intermédiaire financier soumis à réglementation. Le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent, a récemment dévoilé de nouvelles recommandations étendant les exigences de sécurité à une liste bien plus large d’entités liées aux cryptomonnaies.

Ces mesures pourraient réduire l’anonymat et la décentralisation d’un pan entier des transactions en cryptomonnaies, une perspective qui est loin de satisfaire tout le monde. Le durcissement de la réglementation pourrait aussi rendre les transactions légales plus onéreuses donc rendre les cryptomonnaies moins intéressantes.

Mais le principal risque, c’est que les efforts institutionnels échouent à enrayer les activités nocives qui s’appuient sur les cryptomonnaies.

Les crimes pourraient alors devenir plus odieux encore et le durcissement des restrictions, plus acceptable du point de vue politique.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

SCIENCES PO GRENOBLE: encore de profs supposés Islamophobes victimes de terreur

SCIENCES PO GRENOBLE: encore de profs supposés Islamophobes  victimes de terreur

 

insidieusement l’islamo gauchisme pourtant non reconnu officiellement par la science pénètre l’université. En fait, une terreur qui s’installe à l’égard de ceux  qui ne se plient pas au discours radical et verbeux de certains sociologues. Discours d’ailleurs pseudo scientifique qui s’enivre de concepts fumeux SUR FOND DE SEMANTIQUE SOPHISTE. Ainsi deux enseignants de l’institut d’études politiques IEP de Grenoble sont accusés d’ Islamophobie et de dénonciation publique..

Les deux enseignants sont encore visés par des accusations d’islamophobie à l’Institut d’études politiques IEP de Grenoble font l’objet de mesures de protection susceptibles d’être renforcées, a déclaré ce lundi le ministre de l’Intérieur en déplacement à Gannat dans l’Allier.

Si cette évaluation « démontre qu’il y a un danger particulier », les deux enseignants « seront – évidemment il faudrait qu’ils l’acceptent – protégés par la police personnellement », a-t-il affirmé. « En attendant cette évaluation, des mesures sont prises pour les protéger » car « chacun dans ce pays doit pouvoir être protégé par la République lorsqu’il est mis en accusation », selon lui.

Play Video

Une enquête pour « injure publique » et « dégradation » a été ouverte par le parquet de Grenoble après un collage d’affiches jeudi à l’entrée de l’IEP sur lesquelles on pouvait lire: « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue », avec les noms de ces deux professeurs.

L’islamo gauchisme se répand et se radicalise d’autant plus qu’il ne concerne qu’une partie de plus en plus réduite d’une petite élite activiste. Exactement le même phénomène que lors des luttes sociales avec la radicalisation qui croit d’autant plus que la mobilisation diminue. Même chose pour la société française qui a tendance à se droitiser car  trop déçue de la gauche tandis que des minorités agissantes s’enferment dans les discours de plus en plus extrémistes d’extrême-gauche.

Conséquence Brexit : les crustacés britanniques victimes

Conséquence Brexit : les crustacés britanniques victimes

es crustacés britanniques sont les premières victimes des contraintes douanières administratives et des contrôles. Ainsi des volumes très importants de crustacés n’ont pu être exportés comme d’habitude vers l’union européenne. Les retards du à ces opérations douanières ont d’ailleurs conduit les acheteurs à refuser les crustacés britanniques.

Des camions avec des slogans tels que «carnage du Brexit» et «gouvernement incompétent détruisant l’industrie des fruits de mer» stationnaient à quelques mètres du bureau de Johnson’s 10 Downing Street, dans le centre de Londres. La police demandait des détails aux chauffeurs de camion.

«Nous sommes convaincus que le système pourrait potentiellement s’effondrer», a déclaré Gary Hodgson, directeur de Venture Seafoods, qui exporte des crabes et des homards vivants et transformés vers l’UE.

« Le Premier ministre Boris Johnson doit être honnête avec nous, avec lui-même et avec le public britannique au sujet des problèmes de l’industrie », a-t-il déclaré à Reuters. Un opérateur, a-t-il dit, avait besoin de 400 pages de documents d’exportation la semaine dernière pour entrer en Europe.

David Rosie, de DR Collin & Son, qui emploie 200 personnes, envoyait un ou deux camions par nuit en France transportant du crabe, du homard et de la langoustine vivants d’une valeur d’environ 150 000 livres (203 000 dollars). Il a dit qu’il n’avait pas exporté une seule boîte cette année.

Niger: attaque terroriste et victimes

Niger: attaque terroriste et victimes

Des attaques de terroristes ont eu lieu dans la région très dangereuse de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, ont indiqué à l’AFP des autorités locales et des habitants, le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle.

 

Tchomo-Bangou», un village du département de Ouallam, frontalier du Mali, a été victime des islamistes.

 

«Les assaillants sont venus encercler le village et ils ont tué jusqu’à cinquante personnes. Des blessés ont été évacués à l’hôpital de Ouallam», d’après un journaliste local.

L’attaque de Tchomo-Bangou intervient alors que les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre sont tombés, donnant largement en tête (39,33%) le candidat du parti au pouvoir Mohamed Bazoum, ancien ministre de l’Intérieur qui a promis de renforcer la lutte contre les groupes jihadistes. Depuis plusieurs années, le Niger est en proie à des attaques jihadistes dans ses parties Ouest et Sud-Est, qui ont fait des centaines de morts, de même que le Mali et le Burkina Faso voisin.

Attentat djihadiste au Nigéria : 110 victimes

Attentat djihadiste au Nigéria : 110 victimes

«Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe», a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon. «Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque», a-t-il ajouté.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe djihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1.000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières.

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’Etat du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité.

Les attaques attribuées à Boko Haram et à une faction dissidente, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), ciblent de plus en plus fréquemment des bûcherons, agriculteurs et pêcheurs.

Coronavirus : les pauvres davantage victimes

Coronavirus : les pauvres davantage victimes

D’après une très vaste enquête menée  par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), menée sur plus de 130.000 personnes  les pauvres notamment urbains sont les principales victimes du Coronavirus.

 

Les personnes habitant une commune très densément peuplée (au moins 1.500 habitants par km2 avec un minimum de 50.000 habitants) ont ainsi été deux fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les personnes vivant dans les logements surpeuplés ou avec des conditions de vie difficiles sont nettement plus contaminées. D’après les données de l’enquête, les personnes habitant un logement de moins de 18 m2 par personne (pour celles qui partagent un logement) sont 2,5 fois plus nombreuses à avoir été positives.

Les habitants de Seine-Saint-Denis, département très densément peuplé et où les conditions de logement sont souvent difficiles, ont ainsi été particulièrement touchés.

Le Covid-19 a été contracté par 14% des employés non qualifiés, 16% des ouvriers qualifiés et 17% des ouvriers non qualifiés. A l’inverse, seulement 5% des cadres et professions intellectuelles supérieures l’ont eu.

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Deux députés PS, Christian Hutin et Régis Juanico ont déposé, mercredi, une proposition de loi visant à créer un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus pour que «la Nation n’oublie personne, ni les soldats de la République, ni la première tranchée». Pour les deux députés, les précédentes annonces du gouvernement ne sont pas suffisantes. En avril, le ministre de la Santé avait, en effet, indiqué que le coronavirus serait reconnu de façon «automatique» comme maladie professionnelle mais seulement pour le personnel soignant. «Quid des autres professions ?» s’interroge Christian Hutin.

C’est là toute la difficulté d’un tel dispositif : qui sont les victimes du coronavirus ? «Il peut y avoir des victimes directes, les malades et les ayants droit, c’est-à-dire les proches d’une personne décédée qui demandent une indemnisation au nom de cette personne. Mais aussi des victimes indirectes qui veulent obtenir réparation au motif qu’elles n’ont pas pu accompagner leur proche, lui offrir une sépulture digne, par exemple. Mais on peut également imaginer que des personnes demandent une indemnisation car elles estiment avoir été privées de soin après le report de leur intervention médicale comme les hôpitaux étaient surchargés et donc qu’elles ont enduré des souffrances qui auraient pu cesser grâce à cette intervention”, détaille Bénédicte Papin, avocate spécialisée en droit de la santé et en réparation du dommage corporel.

Or, si pour certains cas la causalité est évidente, pour d’autres, elle semble plus difficile à prouver. Tous les malades du covid n’ont pas été testés et ne peuvent donc pas apporter cette preuve attestant l’origine de leurs maux. De même pour les morts : «dans le cas d’une personne très âgée, comment prouver qu’elle est décédée du coronavirus ?», s’interroge l’avocate.

C’est là tout l’intérêt de la création d’un fonds d’indemnisation, conclut Michel Parigot : «Pour que les gens puissent faire valoir leur droit à l’indemnisation de façon simple et rapide sans avoir à passer par des procédures judiciaires, car cette indemnisation répond à un besoin urgent». Indemniser toutes les victimes, mais surtout tous les préjudices personnels, comme ceux esthétiques et physiques, mais aussi économiques dont relèvent par exemple les pertes financières lorsqu’une victime ne peut plus travailler ou la perte d’un revenu dans un foyer après un décès.

Indemniser vite, mais combien ? Pour Me Papin, le pendant du fonds est qu’il indemnise de manière uniformisée sans prendre en compte la spécificité de chaque cas. «Il va s’appuyer sur un barème et un référentiel de façon à ce que tout le monde soit indemnisé pareil. Or, si on a passé trois semaines en réanimation ou trois mois, on n’aura pas les mêmes séquelles. C’est un moyen de maîtriser le coût de l’indemnisation au détriment de la réparation intégrale du préjudice», regrette-t-elle.

Un coût qui s’élèverait selon la proposition de loi à maximum 500 millions d’euros versés au fonds afin d’accorder une réparation à «entre 50 et 60.000 victimes et ayants droit».

Coronavirus France : recul des victimes

Coronavirus France : recul des victimes

 

 

369 nouveaux décès dus au COVID-19, pour un total de 22.614 depuis le 1er mars, a annoncé samedi la Direction générale de la santé.

Ce bilan quotidien est le plus faible depuis le début de la semaine, au cours de laquelle il avait jusqu’à présent constamment dépassé les 500 morts, à l’exception de vendredi (389 morts).

Le nombre de décès se répartit entre 14.050 décès enregistrés dans les hôpitaux et 8.564 décès recensés dans les établissements sociaux et médico-sociaux, dont les Ehpad, a précisé la DGS dans un communiqué.

Le nombre de personnes hospitalisées en France pour une infection COVID-19 a baissé en une journée de 436, et s’élève au total à 28.222, dont 4.755 patients en réanimation.

Cent vingt-quatre nouveaux patients atteints de COVID-19 ont été placés en réanimation au cours des dernières 24 heures mais le solde entre les entrées et les sorties reste négatif (-145), a encore précisé la DGS.

Quatre régions (Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Hauts-de-France) concentrent près de trois quarts des patients.

Dans son communiqué, la DGS observe également une hausse du nombre de patients en réanimation hors COVID-19, qui pourrait résulter de l’interruption du suivi et du traitement des patients atteints de maladies chroniques ou de pathologies aiguës graves.

Au total, le nombre total de patients en réanimation en France s’élève à 7.525, toutes causes confondues, ce qui est supérieur de 50% aux capacités initiales de réanimation en France, qui était d’environ 5.000 lits avant le début de l’épidémie.

Coronavirus Italie: tassement du nombre de victimes

Coronavirus Italie: tassement du nombre de victimes

  •  

482 morts de plus samedi en Italie, soit la plus faible augmentation depuis le 12 avril, tandis que le nombre de nouveau cas, à 3.491, est resté stable d’un jour sur l’autre.Vendredi, le nombre de décès avait augmenté de 575 – contre +525 jeudi – tandis que le total de nouveau cas avait crû de 3.493.

Les hausses quotidiennes de décès et de cas sont dans la lignée de la tendance à la stabilisation observée depuis 13 jours.Ce “plateau” dans l’évolution quotidienne de l’épidémie se situe à un niveau nettement inférieur aux pics atteints fin mars mais la décrue ne semble pas aussi rapide que certains l’espéraient dans un pays dont la population est confinée depuis six semaines.

Le nombre de décès depuis le début de l’épidémie en Italie est désormais de 23.227, le deuxième total le plus élevé dans le monde derrière les Etats-Unis, où le nombre de décès a passé la barre des 37.000.

Le nombre de cas confirmés de contamination est désormais de 175.925 en Italie. Seuls les Etats-Unis et l’Espagne en comptent officiellement davantage.

Coronavirus : les tests massifs en Islande limitent les victimes

Coronavirus : les tests massifs en Islande limitent les victimes  

Alors que macro encore affirmée lors de sa dernière intervention télévisée que les tests massifs n’auraient aucun sens, l’Islande démontre au contraire que le dépistage limite le nombre de victimes d’après France Info. Au total, 10% de la population a été testée, ce qui fait de l’île la championne du monde du dépistage par habitants, de loin. Elle a ainsi testé dix fois plus que la Corée du Sud (10 tests pour 1 000 habitants, selon le site Our World in Data), un autre pays montré en exemple en la matière.

. Ce dépistage massif a manifestement aidé à freiner la circulation du virus, en permettant de repérer des personnes infectées et contagieuses, mais qui n’avaient pas de symptômes ou qui pensaient avoir un rhume bénin ou une grippe.

Chaque personne dont le test était positif devait s’isoler chez elle jusqu’à 10 jours après la fin de la fièvre ou jusqu’à un test négatif, et toutes les personnes qui avaient été en contact avec elles devaient se placer en quarantaine pendant deux semaines. Si elles n’avaient pas été testées, les personnes atteintes par le virus sans le savoir ne se seraient sans doute pas isolées et auraient contaminé d’autres habitants.

L’Islande a détecté actuellement 1 720 cas sur 364 000 habitants, ce qui est proportionnellement élevé par rapport à d’autres pays qui ne testent que les patients hospitalisés. Pourtant, le pays ne compte que huit morts, ce qui, rapporté à la population, est dix fois moins important qu’en France. On peut donc conclure que plus on teste la population, moins il y a de morts.

Ces tests livrent quatre informations intéressantes. D’abord, une proportion élevée de personnes ayant eu un résultat positif, soit 43%, n’avaient pas de symptômes (ou pas encore). Une nouvelle preuve que les porteurs asymptomatiques et présymptomatiques sont nombreux. D’où la nécessité de tester massivement la population afin que ces derniers se confinent au maximum pour éviter de contaminer le reste de la population.

Ensuite, les analyses montrent que dans un premier temps, ce sont probablement les Islandais revenant d’Italie et d’Autriche qui ont ramené le virus chez eux. Puis il semble que ce soit, en partie, des voyageurs revenant du Royaume-Uni, avant que ce pays-là ne soit déclaré zone à risque… Ce qui suggère que le coronavirus circulait assez tôt chez les Britanniques.

L’étude met également en évidence que les femmes sont moins susceptibles d’être positives au Covid-19 que les hommes, que ce soit au sein des personnes symptomatiques (11 % contre 16,7 % pour les personnes de sexe masculin) ou dans le groupe de dépistage non ciblé (0,6 % contre 0,9 %).

Elle montre enfin que, parmi les personnes testées présentant des symptômes, les enfants de moins de 10 ans ont deux fois moins de tests positifs que les personnes plus âgées : 6,7% contre 13,7%. La différence est encore plus forte chez les individus sans symptômes ou avec des symptômes bénins : dans ce groupe, aucun enfant de moins de 10 ans n’a été testé positif (sur 800 testés) contre 0,8% des 10 ans et plus.

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol