Archive pour le Tag 'Viande'

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Viande-lait guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

Viande-lait  guerre des prix : c’est pas nous ! ‘(Grande distribution)

 

A peine faux-cul la grande distribution qui clame haut et fort qu’elle n’est pas responsable de la crise de la viande et du lait. « C’est pas nous , c’est les autres ». pas complètement faux non plus (traders, transformateurs, centrales d’achat se gavent aussi). Mais les inventeurs du « moins cher que moins cher » c’est pourtant la grande distribution qui a poussé jusqu’l’extrême cette philosophie ce qui a permis l’écrasement des prix à la production et en même temps la dégradation de la qualité (sans parler de la disparition du petit commerce).  Du coup  les supers et hypers vendent surtout des produits étrangers (d’Amérique du sud, des pays de l’est, de l’Europe du sud, du Maghreb ou de l’Afrique pour l’alimentaire frais) et des produits asiatiques pour le textile, les chaussures et autres produits manufacturés. Conséquence en France les producteurs de viande et de lait vivent mal (même s’ils sont aussi responsable des dégâts de l’industrialisation des prédictions) et on bouffe mal. Les enseignes de la grande distribution (…) vendent quasi exclusivement de la viande française », assure la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. Tu parles,  va vérifier ! (des veaux nés en France, élevés en Italie puis en Pologne, transformés en Allemagne et « naturalisés » en France)  Le président de la République a donc prié Carrefour, Casino et Auchan entre autres d’augmenter les prix de la viande payés aux éleveurs. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution s’est défendue samedi en rappelant qu’elle ne se fournit qu’auprès des industriels.  En visite en Lozère samedi 18 juillet, le chef de l’État a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, d’augmenter leurs prix pour soutenir les éleveurs en détresse. « Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix », a lancé le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d’une table-ronde autour du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. François Hollande en a ensuite appelé au patriotisme économique, en incitant « les consommateurs à faire aussi un effort » face à la gravité de la crise et « à manger autant qu’il est possible les produits de l’élevage français ». La réponse de la grande distribution ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié samedi 18 juillet, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution, indique que celles-ci « confirment les engagements déjà pris individuellement » lors de la table-ronde de la filière au ministère de l’Agriculture, mi-juin. Et de rappeler « qu’elles n’achètent pas de viande en direct aux agriculteurs, mais qu’elles se fournissent auprès d’industriels ».

Trafic de viande de cheval sur 5000 bêtes

  • Trafic de viande de cheval sur 5000 bêtes

Vingt-six personnes arrêtées car réseau criminel organisé » falsifiait les documents des chevaux et a fait « entrer, de manière frauduleuse, de la viande impropre à la consommation dans la chaîne alimentaire européenne », a indiqué l’organe européen de coordination judiciaire Eurojust dans un communiqué. Les autorités françaises, qui ont mené l’action en coopération avec Eurojust, « estiment qu’entre 2010 et 2013, 4.700 chevaux impropres à la consommation ont été abattus et introduits dans la chaîne alimentaire légale ». Eurojust n’a pas précisé où les arrestations ont eu lieu. Le parquet néerlandais a toutefois indiqué avoir arrêté trois personnes aux Pays-Bas. La France a demandé l’extradition de ces personnes, a ajouté le parquet dans un communiqué. Selon Eurojust, le principal suspect est un Belge. L’individu opérait depuis la Belgique, pays où l’enquête avait commencé en novembre 2012. Selon les médias locaux, quatre Belges dont le dirigeant du réseau ont été arrêtés en France. Les chevaux auraient en effet été abattus à Marseille. En France, « quatre cents passeports de chevaux présentant des anomalies ont été détectés », a ajouté Eurojust, soulignant qu’une enquête y avait été ouverte  en juillet 2013 par le tribunal de Marseille.  Aucun lien n’a été pour l’heure établi avec le scandale de la viande de cheval de 2013. L’affaire avait éclaté en 2013 au Royaume-Uni et en Irlande avec la découverte de burgers surgelés fournis à plusieurs supermarchés, dont la chaîne Tesco, et contenant de l’ADN de cheval. De nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer la pratique et demander son interdiction.

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Viande de mouton interdite chez Spanghero

Viande de mouton interdite chez Spanghero

 

De la viande suspecte a été découverte dans les entrepôts de l’entreprise Sanghero de Castelnaudary, dans l’Aude. Cinquante-sept tonnes de mouton britannique dont l’importation est théoriquement interdite. On ignore si une partie de cette viande a été commercialisée. La direction se dit victime d’une négligence.  Selon les informations recueilles par Julien Dumond, le parquet de Carcassonne a été destinataire ces derniers jours d’un signalement de la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires affirmant avoir découvert dans les entrepôts de Spanghero deux lots de viande normalement interdite à l’importation. Cinquante-sept tonnes de viande de mouton britannique découpée selon la méthode de la viande séparée mécaniquement, lors de laquelle des bout d’os et de moelle peuvent être mélangés à la viande. Technique interdite sur les ovins, bovins et caprins en Europe en raison du risque de présence de prion (maladie de la vache folle et tremblante du mouton). Les résultats des analyses pratiquées à partir d’échantillons prélevés le 19 février, sont connus depuis une quinzaine de jours. Cette semaine, c’est le Pôle de santé public de Paris, déjà en charge des investigations sur la viande de cheval vendue pour du bœuf, qui va se saisir de ce nouveau pan du dossier fraude à la viande. L’enquête devrait, dans un premier temps, viser des faits d’importation de produit interdit sur le sol français. Il n’est pas question de mise en danger de la vie d’autrui. Beaucoup de questions sont encore sans réponse. Comme dans le cas de la viande de cheval, cette importation est passée par des circuits commerciaux internationaux complexes : Grande-Bretagne et Hollande, notamment. On ne sait pas encore si une partie du stock de viande, destiné notamment à entrer dans la composition de merguez, a été ou non mise sur le marché. Ni, le cas échéant, par qui. En France ou à l’étranger ? On ne connait donc pas plus la responsabilité de Spanghero dans cette nouvelle affaire. Contacté par RTL, Barthélémy Aguerre, le patron de Spanghero, nous a confirmé cette découverte, estimant cependant qu’il s’agissait « d’une négligence, rien de grave, qu’en tout état de cause Spanghero n’y était pour rien, une nouvelle fois trompé par son fournisseur ». « Spanghero, précise-t-il, ne sera pas condamné pour cela en justice, cette viande n’aurait tout simplement pas dû quitter la Grande-Bretagne, ce n’est pas de notre faute ».

Viande-Ventes surgelés :-30%

Viande-Ventes surgelés  :-30%

 

Les ventes de plats cuisinés surgelés à base de viande, comme les lasagnes, ont chuté de près de 30% en France en raison du scandale de la viande de cheval et ne montrent aucun signe de redressement à court terme, a fait savoir lundi la firme d’études de marché SymphonyIRI. Du 11 au 17 février, soit peu après qu’on eut découvert de la viande de cheval au lieu de viande de boeuf dans des lasagnes congelées en Grande-Bretagne, les ventes de plats surgelés à base de pâtes et de viande comme les lasagnes, les moussakas et les hachis parmentiers ont baissé de 26% par rapport à la semaine comparable de 2012. Elles ont encore diminué de 28% la semaine suivante, selon les données collectées auprès de plus de 6.000 supermarchés en France.  Le sentiment d’insécurité et de peur quant à la composition des produits alimentaires ne peut que durer compte tenu de l’attention que les médias y portent et de l’expansion géographique et technologique de la crise, a dit Jacques Dupré, directeur des études de SymphonyIRI, à Reuters.

 

Ségolène Royal : pour des circuits courts de la viande

Ségolène Royal : pour des circuits courts de la viande

 

En pleine crise autour du scandale de la viande de cheval, Ségolène Royal dit vouloir porter un message de « confiance ». « Il faut saisir l’occasion de cette crise pour changer le système et faire en sorte que les agriculteurs puisse vendre directement les produits », explique-t-elle au JDD.fr. La socialiste plaide pour les « circuits-courts ». « Il n’y a aucune raison que la viande fasse 5.000 kilomètres pour atterrir dans nos assiettes », assure-t-elle.. Puis, devant un restaurant gastronomique réunissant les bonnes tables du Poitou-Charentes, où trône une photo de Ségolène Royal, elle vient prendre le micro pour remettre le prix Poitou-Charentes « circuits-courts, de la fourche à la fourchette » à deux lauréats. « L’alimentation n’est pas une marchandise comme les autres », assène-t-elle. Et dénonce « un système prédateur, spéculateur « . « Ce que veulent les éleveurs, c’est que cette crise serve à quelque chose », assure Ségolène Royal, qui considère que les consommateurs sont la « proie des gens sans vergogne et sans morale ». Elle le promet : « Un autre modèle agricole est possible. » Ministre de l’Agriculture, Ségolène Royal? Elle balaye l’hypothèse en quelques mots : « Je m’en occupe déjà. » 

 

McDonald’s :frites 100% françaises mais viande 50%

McDonald’s :frites 100% françaises mais viande 50%

Les  frites servies dans les 1260 restaurants McDonald’s français seront produites à partir de pommes de terre françaises. Sur son stand au Salon de l’agriculture, comme il l’avait fait l’an passé pour le blé, le géant de la restauration rapide signera lundi après-midi un engagement de long terme en ce sens avec son fournisseur, McCain. Jusqu’à présent, seules 70% des 66.000 tonnes de frites et «potatoes» vendues par an étaient d’origine tricolore, le reste provenant majoritairement de Belgique.  Concrètement, selon l’enseigne, cette évolution permettra de faire travailler 100 exploitations agricoles françaises supplémentaires, soit 350 au total, avec des contrats à long terme. «Nous essayons d’acheter français chaque fois que c’est possible», explique Jean-Pierre Petit, PDG de McDonald’s France. «Et c’est très bien lorsqu’il s’agit d’un produit à la fois iconique pour notre enseigne et particulièrement cher au cœur des Français.» Se défendant de tout coup de pub opportuniste, il précise: «Si c’était le cas, nous ne serions pas aussi bien accueillis sur ce Salon de l’agriculture. Nous ne sommes plus les pestiférés que nous avons été à une époque.» Pas question pour autant de rendre systématique le 100% français chez McDo. L’enseigne estime que l’essentiel des autres produits qu’elle utilise ne peut provenir d’un seul et même pays. «L’approvisionnement en viande bovine est à 50% d’origine française. Le manque de disponibilité et l’exigence de nos cahiers des charges ne nous permettent pas d’aller plus loin, mais nous y travaillons», souligne Jean-Pierre Petit. «Quant à la salade, par exemple, nous ne pourrions pas en avoir toute l’année.» L’essentiel consistera à assurer traçabilité et sécurité alimentaire pour un approvisionnement quasi exclusivement européen.

 

 

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Après le scandale de la viande, celui du poisson ?

Après le scandale de la viande, celui du  poisson ?

Une ONG des Etats-Unis vient de révéler qu’un tiers des poissons consommés n’appartiennent pas à l’espèce que les clients avaient cru acheter. Un fraude qui frappe le pays tout entier. L’ONG Oceana a procédé à des test ADN sur des poissons dans près de 700 points de vente à travers tout le pays. Résultat : l’escroquerie est générale. Par exemple, dans 87% des cas, le poisson vendu comme du rouget est en fait du tilapia, ou n’importe quel autre poisson à chair blanche. Les auteurs de l’étude s’inquiètent non seulement du mauvais étiquetage des poissons mais aussi de leur origine. « 84% du thon blanc testé était en fait de l’escolar, un poisson qui peut causer de graves troubles digestifs si on en mange plus de 50 grammes », s’inquiète Beth Lowell, l’une des auteurs de l’étude. D’après l’ONG, 18% des poissons vendus dans les magasins traditionnels sont mal étiquetés. Et la part monte même à 78% pour ceux consommés dans les restaurants de sushis. Et les consommateurs sont impuissants. Les Etats-Unis importent 90% du poisson qu’ils consomment. Souvent, les poissonniers ne voient même pas les produits entiers et les contrôles sont rarissimes. Oceana ne voit qu’un moyen de régler le problème : imposer une traçabilité totale, du bateau à l’assiette. La France n’est pas totalement à l’abri d’une telle fraude. En 2011, une enquête avait permis de repérer 100 tonnes de poissons commercialisés avec de fausses informations ou des erreurs d’étiquetage. Selon la DGCCRF, ce type d’escroquerie est marginal en France grâce au système de traçabilité imposé par l’Union européenne. Au début de la chaîne, les pêcheurs apposent obligatoirement une étiquette mentionnant le nom du poisson, le lieu de pêche et le mode de production. Plus tard, des tests sont effectués pour vérifier que le produit mis sur le marché est bien conforme à l’étiquette d’origine. Après le scandale de la viande de cheval utilisée dans des plats à base de boeuf, les autorités sanitaires ont décidé de renforcer leurs contrôles aussi sur la filière poisson.

 

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Le gouvernement découvre la lune et le scandale international de la viande

Le gouvernement découvre la lune et le scandale international de la viande

 

 

Avant de fermer Spanghero, le gouvernement aurait été bien avisé de s’informer sur la filière de la viande  dite minerai de viande, sa composition (y compris quand elle ne comprend que du bœuf) et ses filières. Aujourd’hui, il découvre que la filière est internationale te se focalise sur la viande cheval. Il ya hélas bien d’autres composants dans ce fameux minerai de viande. Avant de s’exprimer sur ce problème, le gouvernement devrait approfondir ses connaissances pour l’instant très partielles et partiales. La répression des fraudes (DGCCRF) mène en effet  d’autres investigations discrètes dans la grande distribution, en quête d’autres circuits d’approvisionnement frauduleux.   »Il pourrait (…) apparaître qu’il n’y ait pas qu’une seule filière concernée par cette substitution de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf », a déclaré jeudi le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, sans attendre les résultats des prélèvements en cours.  Son homologue de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a laissé au placard le conditionnel: « Ce qui s’est passé est une fraude généralisée », a-t-il estimé. « Il y a des enquêtes à l’échelle européenne. Nous avons saisi d’ailleurs Europol parce que nous pensons que tout ça n’est pas simplement un circuit entre ce que vous savez, la Roumanie, les Pays-Bas et la France », a-t-il insisté.  Selon la DGCCRF, « plusieurs entreprises » françaises ont signalé la découverte de cheval dans des produits à base de boeuf, en dehors des 4,5 millions de plats cuisinés fabriqués à partir de viande chevaline achetée par Spanghero puis écoulée sous un faux étiquetage « viande bovine ».  Ces plats ont été vendus à au moins 28 entreprises comme Findus et ont atterri dans 13 pays européens avant d’être retirés de la vente.  Les enquêteurs travaillent « à identifier la cause de la présence de viande de cheval et la filière d’approvisionnement concernée », même si, « à ce stade, il n’est pas possible de déterminer dans quelle mesure les différents événements sont liés », a précisé à l’AFP une source de la DGCCRF.  Les soupçons de fraude à beaucoup plus vaste échelle ont été avivés cette semaine par les retraits de nouveaux plats suspects effectués dans huit pays (France, Portugal, Espagne, Italie, Belgique, Suède, Danemark, Finlande) par le distributeur allemand Lidl et le géant suisse Nestlé.  Numéro un mondial de l’alimentation, Nestlé a retrouvé du cheval dans des préparations destinées notamment à la restauration collective à base de viande achetée à H.J. Schypke, sous-traitant allemand de JBS Toledo, filiale belge du géant brésilien de la transformation du boeuf JBS.  Lidl Finlande a évoqué de son côté des soupçons pesant sur la viande de la conserverie allemande Dreistern.  Jeudi, la Bulgarie a confirmé l’existence de viande chevaline non-déclarée dans 86 kilos de lasagnes retirées de la vente samedi, sans préciser le nom du distributeur, ni celui de l’entreprise de production.  En Roumanie, les autorités sanitaires ont découvert à Bucarest un lot de 100 kilos de viande de cheval étiquetée boeuf et destinée au marché local. Enfin en Autriche, du cheval s’est retrouvé dans des kebabs, vendus dans un snack à Vienne.  Aux îles Canaries, les autorités ont bloqué jeudi une tonne de hamburgers congelés destinés à des hôtels et restaurants après qu’elles se soient rendu compte qu’ils contenaient de la viande de cheval.  Hors d’Europe, des lasagnes Findus produites par la société française Comigel, qui s’était approvisionnée auprès de Spanghero ont été retirées de la vente à Hong-Kong.  Face aux comportements frauduleux, les autorités françaises veulent améliorer leur « système de protection », en renforçant notamment les peines encourues en cas de tromperie économique.  Aujourd’hui, « si vous volez une barquette de surgelé dans un magasin, vous encourez trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. Quand vous trompez 4,5 millions de personnes pendant 6 mois vous encourrez 37.000 euros d’amende et 2 ans d’emprisonnement », a souligné jeudi Benoît Hamon.  La DGCCRF mène également des contrôles à l’échelle nationale pour s’assurer du retrait des rayons des produits susceptibles de contenir du cheval. Quelque 130 visites ont ainsi été effectuées depuis une semaine dans des commerces de Gironde.

 

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Le minerai de viande, c’est quoi ? Des déchets

Le minerai de viande, c’est quoi ? Des déchets

Lé définition de ce fameux minerai de viande est sophistiquée mais la réalité est simple, ce minerai, c’est tout simplement des déchets qu’on donnait précédemment aux chiens avant les progrès « technologiques » de l’industrie alimentaire.  Sa composition est réglementée par la spécification technique n° B1-12-03 du 28 janvier 2003 applicable aux viandes hachées et aux préparations de viandes hachées d’animaux de boucherie. Ce document officiel stipule que le minerai ou «minerai de chair» se fabrique à partir «des ensembles de muscles striés et de leurs affranchis [morceaux de viande produits exclusivement lors de la découpe, et débarrassés des tissus qui enveloppent les fibres musculaires, y compris les tissus graisseux y attenant, provenant de viandes fraîches découpées et désossées, réfrigérées, congelées ou surgelées». Les abattoirs fournissent ce minerai de viande aux industriels sous forme de bloc de 10 à 25 kilos, emballé sous vide ou congelé. Les morceaux nobles (entrecôtes, filets, …) ont eux été vendus séparément. Le minerai peut correspondre à 15% de la masse totale de l’animal, voire plus selon sa taille. Mais  Il est possible d’y retrouver des éléments comme des tendons ou des os. Au final, toutes les parties restantes après la découpe peuvent en faire partie. «Une chose est sûre, ce n’est pas que de la viande», affirme Christian Le Lann maître-boucher et président de la Confédération Française de la Boucherie. «Quand le minerai est haché il devient un magma prêt à entrer dans les plats préparés. On ne peut plus savoir ce que c’est qu’avec des tests poussés. La mixture peut également contenir de l’âne et du mulet, personne ne s’en rendra compte», expliquait récemment Constantin Sollogoub, ancien inspecteur des abattoirs à la retraite, à Rue 89 . «Il y a 40 ans, cette matière allait à l’équarrissage pour être brûlée. Avec les progrès de la chimie additionnelle, c’est devenu possible d’en faire quelque chose. Ces morceaux sont donc ramassés, mis en bloc et congelés et ils se baladent à droite et à gauche», explique-t-il.  Le minerai vendu aux industriels est transformé lors de l’incorporation à un plat préparé type lasagne ou hachis parmentier. Les produits retirés du commerce par Findus ou Picard sont fabriqués à partir de ce minerai.  A noter que la loi différencie la viande hachée des «préparations de viande hachée». La préparation est fabriquée soit à partir de viandes hachées d’animaux de boucherie auxquelles ont été additionnées d’autres denrées alimentaires ; soit à partir de viandes qui ont subi un ou des traitements insuffisants pour modifier à cœur leur structure cellulaire et faire perdre à celles-ci les caractéristiques de la viande fraîche ; soit à partir de mélanges de viandes hachées de plusieurs espèces: bovine, porcine, ovine et caprine (chèvre,chamois, mouflon…). La proportion de viande hachée doit être supérieure à 50%.  Il arrive aussi que le minerai se retrouve directement dans les rayons sous forme de steak haché, même si le document officiel précise que «conformément à l’article 6 du décret n°97-74, les viandes hachées ne peuvent être préparées à partir de chutes de découpe ou de parage (morceaux souillés, tombés au sol)». En novembre 2011, le Canard Enchaîné avait révélé les résultats d’une enquête de la DGCCRF réalisée dans des réfectoires d’hopitaux, cantines scolaire et restaurants universitaires. Sur les 35 échantillons analysés, 12% présentaient trop de graisse, ce qui sous-entendait une utilisation de minerai pour la confection. La DGCCRF avait ainsi condamné quatre fabricants de viande hachée sur les dix que compte la France pour «non-respect de la composition du produit».  Le minerai est moins cher que les autres morceaux de l’animal, même s’il est difficile d’en connaître le prix moyen en raison de l’opacité qui règne sur ce marché. Le minerai circule au gré des achats réalisés par les traders en Europe pour le compte des industriels. Il serait trois à cinq fois moins cher qu’un beefsteak. «Il se vendait à 1,16 euro en Roumanie. Pour l’industriel, l’avantage c’est qu’il lui permet de faire de merveilleuses marges car acheté à bas prix et revendu beaucoup plus cher aux consommateurs sous forme de plat préparé», explique le président de la Confédération Française de la Boucherie. D’après ce dernier, l’usage du minerai de viande est le reflet de la culture de «production et d’alimentation à bas coûts» suivie par les industriels de l’agro-alimentaire.

 

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Viande de cheval: boycott des plats préparés ?

Viande de cheval: boycott des  plats préparés ?

Pour l’instant il n’ya pas d’enquête officielle en France mais l’opinion semble changer de comportements vis-à-vis des plats préparés non seulement en raison de l’affaire du cheval mais en raison des procédés industriels de fabrication qui incluent en particulier nombre de produits chimiques. Une enquête menée en grande Bretagne montre en tout cas que d’ores et déjà 31% des consommateurs veulent abandonner les plats préparés. L’enquête menée par ComRes et publiée par le Sunday Mirror et The Independent on Sunday, révèle que 31% des personnes interrogées ont renoncé aux plats préparés à la suite de ce scandale, qui s’étend à toute l’Europe.  Par ailleurs, 53% des Britanniques se disent favorables à interdire l’importation de tous les produits à base de viande « jusqu’à ce qu’on soit certain de leur origine », selon ce sondage, mené mercredi et jeudi par l’institut ComRes auprès de 2.002 adultes. Seuls 33% sont opposés à une telle interdiction.  Environ 44% estiment que le gouvernement britannique a bien réagi face à ce scandale, contre 30% d’un avis contraire.  De la viande de cheval a été détectée dans 29 produits censés être au boeuf sur un échantillon de 2.501 testés jusqu’ici au Royaume-Uni par les industriels du secteur, soit un peu plus de 1%, avait annoncé vendredi l’Agence de sécurité alimentaire (FSA) britannique.  Trois hommes soupçonnés de fraude dans le cadre du scandale ont été interpellés jeudi au Royaume-Uni.  De son côté, le directeur général de la chaîne de supermarchés haut de gamme Waitrose, Mark Price, prévient dans les colonnes du Sunday Telegraph que la sécurité alimentaire a un coût.   »Si la question posée est +qui peut vendre le moins cher », alors j’ai peur qu’il y ait inévitablement un relâchement des libellés sur les produits », explique-t-il.   »Si le scandale en cours doit déboucher sur quelque chose de positif, j’espère que ce sera le lancement d’un débat sur les véritables enjeux économiques de l’alimentation, ainsi qu’une résolution de la part de tout le monde au sein de l’industrie alimentaire, à redoubler de rigueur dans les processus et les tests afin que les clients puissent être rassurés et apprécier la nourriture qu’ils achètent », estime-t-il.

 

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Viande: Hollande veut des sanctions

Viande: Hollande veut des sanctions

 

Hollande a promis des sanctions mais contre qui, la Roumanie, les Pays-Bas, les fabricants, les distributeurs ou encore contre les services de contrôle ?  Finalement dans cette affaire tout le monde se dit victime : Hollande permet des sanctions mais contre qui ? Contre le service de contrôle de l’Etat ? Comme personne ne veut remettre en cause une filière qui utilise les très larges mailles du filet européen, il fauta évidemment trouver des boucs émissaires alors que tout le monde est en faiat complice d’une filière complètement irrationnelle qui fait affecter des milliers de kms à des produits sensilbles. Parallèlement, des agents de la répression des fraudes (DGCCRF) inspectaient les sièges de Comigel à Metz et celui de Spanghero à Castelnaudary (Aude), deux des sociétés impliquées dans la crise, afin de « consulter des documents utiles », a indiqué à l’AFP l’un des inspecteurs.  En déplacement en banlieue parisienne, M. Hollande a dénoncé des « manquements », des « profits » et « des comportements inadmissibles ». « Des sanctions devront être prononcées, administratives et pénales si le dossier le justifie », a-t-il déclaré en marge de l’inauguration d’un nouveau bâtiment des Archives nationales.  Plus tôt, le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll avait dénoncé sur RTL « des gens qui fraudent, qui cherchent à tricher », tout en pointant du doigt la multiplication des intermédiaires.   »Si le système est à ce point brouillé, si le brouillard est tellement épais que plus personne ne s’y retrouve, on finira par avoir de gros problèmes », avait dit le ministre.  Accompagné du ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot et de celui de la Consommation Benoît Hamon, il recevra l’ensemble de la filière pour une réunion à Bercy à 16H30. M. Hamon s’entretiendra dans la foulée, à 18H30, avec les associations de consommateurs.  Parallèlement, des agents de la répression des fraudes se trouvaient au siège de Comigel et chez Spanghero.  Spanghero « tient à rappeler qu’elle exerce son activité dans le strict respect des réglementations européenne et française au service de ses clients et du consommateur final », a dit son président, Barthélémy Aguerre, devant l’entreprise à Castelnaudary.  Selon un inspecteur de la DGCCRF, la visite dans les locaux du siège social de Comigel doit durer plusieurs jours. Elle vise notamment à consulter tous les documents utiles en possession de l’entreprise. « Ce sont des pièces que l’on demande toujours dans ce genre d’affaires », a-t-il précisé.  Le président de l’Association des industries agroalimentaires, Jean-René Buisson, a nié toute responsabilité. « Findus, le principal concerné, a reçu de la viande avec un certificat indiquant de la viande de boeuf. C’est un problème de tromperie », a-t-il dit, dans cette affaire où tout le monde cherche à faire remonter la responsabilité sur le maillon en amont de la chaîne.   »La traçabilité des produits alimentaires n’est pas remise en cause dans cette affaire; nous avons mis en place le meilleur système au monde depuis la crise de la vache folle », a-t-il affirmé, tout en admettant qu’il fallait « améliorer le maillage de nos contrôles ».   »Il n’y a pas de place pour les fraudeurs. Il faut que les services de l’Etat sanctionnent les coupables dès qu’ils seront connus et identifiés », a renchéri Dominique Langlois, président de l’Interprofessionnelle de la filière bétails et viandes (Interbev) en France.  Selon lui, sur 1,7 million de tonnes de viande de boeuf consommée en France chaque année, « il n’y a que 200.000 tonnes qui sont importées ».  Le groupe Findus doit porter plainte contre X lundi.  La viande en cause, d’origine roumaine, aurait transité par un trader néerlandais, puis chypriote, avant d’arriver chez le fournisseur français Spanghero, et d’être redirigée vers le préparateur, Comigel, puis d’être redistribuée dans des plats préparés pour Findus et différents distributeurs.  De son côté, le Premier ministre roumain Victor Ponta a assuré qu’ »aucune irrégularité n’a(vait) été commise par une société roumaine ou sur le territoire roumain ».  En Grande-Bretagne, où le scandale a été découvert, le ministre de l’Environnement Owen Paterson, chargé des questions alimentaires, a parlé de probable « conspiration criminelle ».  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a affirmé que « nous ne sommes pas face à une situation de danger sanitaire » et s’est félicité du fonctionnement du système de traçabilité de la viande en Europe.  L’usine Comigel, où étaient fabriqués les plats incriminés, livraient sa production dans 16 pays. Pour l’instant, des retraits ont seulement eu lieu en France, Grande-Bretagne, Suède, et en Belgique pour des produits Picard.

 

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