Archive pour le Tag 'Viande'

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

En matière de nourriture et de santé, il faut bien constater que coexistent des études parfois contradictoires et aussi des recherches largement soutenues par les lobbiss. Sans parler des phénomènes de mode des nutritionnistes. Ainsi en est-il par exemple concernant les variations d’appréciation de la consommation de pain, de beurre et récemment de la  viande. La vérité n’est pas d’un seul côté et tout est question d’équilibre. C’est surtout la surconsommation qui est dangereuse et son manque de diversité. Une alimentation équilibrée, diversifiée adaptée aux besoins de l’organisme ne condamne pas les produits évoqués. Force cependant est de constater qu’en France notamment la consommation de viande est excessive. Une étude récente réhabilitée clairement la consommation de viande y compris dans son volume. Or le chercheur principal d’de l étude publiée le 1er octobre, remettant en cause la nocivité de la consommation trop importante de viande rouge, a omis de mentionner ses liens passés à un groupe scientifique financé par des géants de l’agroalimentaire, révèle le New York Times (en anglais), vendredi 4 octobre.

Mais  Bradley Johnston avait dirigé en 2016 une étude –déjà discutable– contestant les risques d’une surconsommation de sucre. Ces travaux avaient été financés par l’International Life Sciences Institute (ILSI), un institut financé par les entreprises les plus puissantes du monde comme McDonalds, Coca-Cola, PepsiCo ou encore Cargill, l’un des plus gros transformateurs de bœuf en Amérique du Nord, rappelle le HuffPost.

 

Protéger la santé et l’environnement : Manger moins de viande et produire autrement

Protéger la santé et l’environnement : Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

Manger moins de viande et produire autrement

 Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

Environnement –santé : Manger moins de viande et produire autrement

Environnement –santé : Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

 

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

 

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

 

Théoriquement les normes d’hygiène ou de santé sont les mêmes pour l’élevage des animaux et plus généralement pour l’agriculture. Le problème, c’est que les conditions de contrôle sont très différentes notamment entre les pays de l’Ouest et les ex pays de l’Est en raison du manque d’efficacité des administrations concernées mais aussi dans  certains pays de la corruption qui règne. Ainsi à l’occasion du scandale de la viande en provenance de Pologne, on a appris qu’il n’y avait aucun contrôle des animaux avant et après abattage. Ce qui ouvre la porte à la mise sur le marché de viande de bêtes en mauvais état ou malade. Plusieurs pays dont la France sont concernés par l’exportation de cette viande dangereuse pour la santé du faite que la Pologne est un des principaux fournisseurs du marché européen. : La Pologne est un grand exportateur de viande sur le continent. Sur près de 560.000 tonnes de viande de bœuf produites chaque année, près de 85% sont exportées. En 2013, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la Pologne était le 11e pays qui exporte le plus de viande bovine au monde en valeur, juste derrière les Pays-Bas (5e), l’Irlande (6e), l’Allemagne (7e) et la France (9e), à l’échelle européenne. D’une manière générale,  la Pologne affiche toujours quelques réticences vis-à-vis des normes économiques, sociales sanitaires ou encore militaires imposées par l’Europe ; la Pologne  culturellement est plus proche des États-Unis que de l’union européenne. La politique polonaise est critiquée sur de nombreux points par la commission européenne. Une politique à la fois très libérale quand ça l’arrange mais aussi très nationaliste. Pour la viande, dans certains pays de l’Est, les contrôles et le respect des normes sont passés aléatoires. À l’inverse dans l’Hexagone, il est impossible de vendre de la viande française sans tampon vétérinaire, affirme Guy Hermouet, responsable de l’interprofession de la viande Interbev Bovins. La France compte 2200 agents vétérinaires dans les abattoirs, qui font un contrôle de la bête sur pied, suivi d’un contrôle de carcasse, et qui accordent une note sanitaire aux abattoirs. La France compte quelque 200 abattoirs bovins et ovins, dont deux viennent d’être certifiés par la Chine, pays parmi les plus exigeants en matière sanitaire. Cinq sont en attente de certification chinoise.

 

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

 

Les services sanitaires français ont  découvert un scandale concernant environ 800 kg dont une partie seulement a été retrouvée en France. Neuf entreprises du secteur agroalimentaire français auraient été destinataires de cette viande transformée en plats préparés le plus souvent. Toute l’Europe ou presque auraient été touchée par ce scandale qui ne devrait pourtant pas surprendre dans la mesure où les normes sanitaires et surtout les contrôles diffèrent notablement dans certains pays qui constituent l’union économique et notamment dans certains pays de l’Est. La traçabilité en outre est difficile à reconstituer. Ce sera sans doute encore pire dans le cadre des échanges avec le continent américain. D’une certaine manière c’est le prix à payer d’une mondialisation mal régulée qui peut mettre en cause la santé mais aussi l’environnement. Par exemple on a vu dans l’autre scandale de la viande de cheval substituée à de la viande de bœuf chez Spanghero que cette viande avait fait des milliers de kilomètres et des allé et retour avant d’aboutir dans l’assiette notamment des Français. Un contresens économique, sanitaire et environnemental. Pour Spanghero, la viande avait été achetée en Roumanie, stockée aux Pays-Bas par un intermédiaire chypriote puis redistribuée en Europe. On ce souvient aussi du le scandale plus ancien dit de la «vache folle», apparu en 1986 au Royaume-Uni. Dix ans plus tard, l’Union européenne avait décrété un embargo sur la viande britannique, finalement levé à l’échelon européen en 1999 et par la France en 2002. Cette épidémie avait entraîné 224 décès dans le monde, les vaches malades transmettant à l’homme une maladie neurodégénérative, dite «de Creutzfeldt-Jakob».

 

Fiscalité énergétique sur le carburant ou la viande ?

Fiscalité énergétique sur le carburant ou la viande

Au motif que la production de viande mobilise 70 % des terres agricoles exploitées et qu’elle contribue donc au dérèglement climatique et au gaspillage, David Chauvet, juriste, essayiste et défenseur des droits des animaux propose dans le Figaro de taxer la viande au lieu du carburant. Une proposition qui risque évidemment de faire polémique non seulement chez les producteurs mais aussi chez les consommateurs pas prêts à réduire leur consommation et à modifier leur régime alimentaire. On sait par ailleurs qu’il faut 10 fois plus d’espace pour produire une protéine d’origine animale par rapport à une protéine d’origine végétale. «Il faut que l’on traite la viande comme toute autre activité polluante», soutient l’auteur de «Une Raison de lutter. L’avenir politique et philosophique de la viande» (L’Âge d’homme, 2017. Chaque Français consomme 1,5 kilo de viande par semaine, trois fois plus que ce que préconisent les nutritionnistes. Outre des problèmes de santé (diabète, obésité, cancer…), l’élevage contribue fortement au réchauffement climatique. L’élevage intensif provoque des déforestations massives en Amérique Latine, des conflits d’usage des terres puisque la production d’un kg de viande nécessite 323m2 de terre, selon WWF, et 70% des surfaces agricoles sont consacrées à nourrir le bétail. L’élevage puise aussi dans les réserves d’eau, puisque par exemple la production d’un kilo de bœuf mobilise plus de 15.000 litres d’eau. L’élevage est aussi gourmand en énergie, en raison du transport du bétail, et en électricité nécessaire au chauffage des bâtiments. L’élevage contribue aussi à la pollution des sols et de l’air: selon la FAO, l’élevage est responsable de 15% des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde, soit autant que l’ensemble du secteur du transport. Par exemple, la production d’un kilo de viande de veau rejette autant de gaz à effet de serre qu’un trajet automobile de 220 km. Celle d’un kilo de bœuf équivaut, elle, à un trajet de 70 km, selon le planetoscope. . Une étude de l’université d’Oxford estime de son côté que des surtaxes de 40% sur le bœuf, de 20% sur le lait et 15% sur l’agneau réduiraient de 13% la consommation de bœuf, de 8% celle du lait et de 6% la production d’agneau. «Si vous devez payer 40% de plus pour manger un steak, vous préférerez en manger une fois par semaine plutôt que deux», indiquent les auteurs de l’étude. La mesure est un moyen efficace d’éviter un milliard de tonnes de gaz à effet de serre, affirme l’étude. «Nous démontrons que la tarification des aliments en fonction de leurs impacts climatiques pourrait non seulement entraîner une réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais en plus, conduire les populations à avoir une alimentation plus saine dans presque tous les pays du monde», conclut Dr Marco Springmann, directeur de l’étude.

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Par Salomé Tenenbaum, co-fondatrice de la startup Vegg’up (*). Article de la Tribune.

 

« Une des façons de réduire rapidement son impact environnemental est d’adopter une alimentation moins riche en protéines animales, et notamment une alimentation moins carnée. En effet, l’élevage est responsable d’une énorme part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde : en 2013, la FAO affirme que 14,5% des émissions sont induites par ce secteur, soit plus que le secteur du transport. L’élevage est également extrêmement consommateur de ressources : par exemple, il faut jusqu’à 15.000 fois plus d’eau pour produire un kilo de bœuf qu’un kilo de blé (en consommation directe et indirecte).Sans parler d’une alimentation totalement végétarienne ou vegan, réduire sa consommation de viande est donc une façon de faire un geste pour la planète, et de participer à une réduction globale de la demande, et donc de l’offre.

Lorsqu’on parle d’alimentation vegan, beaucoup l’associent à la tendance « healthy » venue tout droit des Etats-Unis, et à une mode plus qu’à un phénomène de société. Pourtant, après avoir été un signe de richesse pendant les 30 glorieuses, la consommation de viande par habitant en France a tendance à diminuer structurellement, selon une étude Xerfi publiée en avril 2017. On estime en effet que 25 à 30% de la population est flexitarienne : ce néologisme désigne les consommateurs qui réduisent durablement leur consommation de viande, pour n’en manger qu’une à deux fois par semaine, en adoptant des repas végétariens ou vegan plus régulièrement. Loin d’être une niche, l’alimentation végétale se généralise en France, pour des raisons à la fois éthiques (bien-être animal, écologie), de santé, et économiques (la viande est un aliment qui coûte cher). En France, l’approche flexitarienne semble être plus acceptée que le régime vegan, considéré de fait comme militant voire extrémiste. On constate que ce phénomène ne se reproduit pas dans d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Dans ces pays, le régime vegan est devenu presque banal et répandu. En 2017, 6% de la population américaine se proclamait vegan, contre seulement environ 1% en France. Dans le monde, les recherches Google sur le mot « vegan » ont triplé entre 2012 et 2017. Comme sur de nombreux phénomènes de société, la France est en retard par rapport à d’autres pays développés, car plus conservatrice. Les récentes actions dénonçant les violences dans les abattoirs, ou la destruction de boucheries, ont un résultat ambigu : si elles ont le mérite de sensibiliser, elles sont également très radicales et clivantes. Couplée à ces actions coup de poing qui sensibilisent de manière parfois violente, une approche bienveillante et positive est souhaitable pour provoquer le changement. Une telle approche peut aider chacun à faire un pas à sa mesure vers l’alimentation végétale. Car en France, où les plats gastronomiques contiennent très souvent de la viande, devenir végétarien, voire vegan, peut paraître tout simplement inatteignable pour une grande partie de la population. Une approche plus ludique et positive est à favoriser, pour qu’une réduction de la consommation de viande soit vue non pas comme un renoncement, mais plutôt comme une amélioration de notre quotidien. En passant de 7 repas par semaine contenant de la viande à 4, un consommateur a en réalité un impact énorme sur la planète. Mais pour que ce changement doit durable, il doit apporter un bénéfice pour l’individu lui même, et pas seulement pour une cause plus grande que lui. Adopter une alimentation plus respectueuse de l’environnement peut être un moteur, mais on peut aussi se dire que ce n’est pas une seule personne qui fera la différence. D’une façon générale, les comportements plus responsables sont adoptés de façon durable lorsqu’ils ont un impact plus direct sur la vie d’un consommateur : économie d’argent, meilleure santé, …Mettre en avant la gourmandise des plats végétariens ou vegan, la richesse des aliments que l’on peut découvrir, et leurs bienfaits sur la santé, sont autant d’éléments positifs qui permettent de faire perdurer le changement et d’avoir un impact à une plus grande échelle. La gourmandise et le bien-être sont des moteurs plus terre à terre, mais surtout plus concrets. Pourtant, l’impact est bien collectif : 5.400 repas sans viande économisent ainsi ensemble une émission de CO2 équivalente à 20 vols Paris-New York. Il est aujourd’hui indéniable que l’alimentation végétale a un impact positif sur notre planète.

Chacun peut donc, à son échelle, contribuer rapidement à construire un mode d’alimentation plus durable, en changeant pas à pas ses habitudes alimentaires.

——-

(*) Vegg’up développe une application mobile pour aider les consommateurs à réduire leur consommation de viande en adoptant une alimentation gourmande et équilibrée.

Manger moins de viande

 

Manger moins de viande

La recommandation  du  Dr Arnaud Cocaul médecin nutritionniste qui  constate, jeudi 6 septembre, sur franceinfo, « une prise de conscience » et  la nécessité, selon lui, de diminuer sa consommation de viande.

 

Franceinfo : Constatez-vous cette baisse au quotidien, et la conseillez-vous ?

Arnaud Cocaul : Je constate au quotidien que les patients qui viennent me voir font état de nouvelles habitudes alimentaires ou nouvelles tentations alimentaires. Il est vrai que l’on voit monter, de plus en plus, une prise de conscience quant au fait que l’on ne peut pas continuer à manger de la viande et que sept milliards d’individus ne peuvent pas tous être nourris avec de la viande. Je conseille, en tant que nutritionniste, effectivement, de diminuer la viande, et d’aller vers des portions plus raisonnables en quantité, et également vers une qualité accrue, de faire attention à la traçabilité, etc.… Et j’accompagne éventuellement les patients qui tentent d’aller vers le veganisme ou le végétalisme, de façon à ce qu’ils ne soient pas carencés en quoi que ce soit, en particulier en fer.

Les Français mangeaient en moyenne 153 g de produits carnés par jour en 2007, 135 g en 2016. A quoi cela correspond-il ?

Un steak moyen correspond, à peu près, à 120 g. Si vous prenez une entrecôte, certaines peuvent atteindre 500 g. On recommande, actuellement, d’après le dernier rapport de l’OMS qui va être dans le Programme national Nutrition-Santé quatrième version, de manger 500 g par semaine au maximum, et, au niveau de la charcuterie, d’être encore plus raisonnable, puisqu’il faut être à moins de 150 g.

Cette baisse concerne à peu près tout le monde, mais les jeunes continuent à manger pas mal de viande. Est-ce un problème ?

Un rapport, l’an passé, a mis en avant que le plat numéro un des Français était le hamburger. Donc, on continue à manger de la viande, mais les gens veulent avoir plus de qualité, que ce soit plus goûtu, et avoir une traçabilité. Les scandales sanitaires à répétition ont fait du mal à la confiance des consommateurs envers les industriels, et les industriels doivent absolument, maintenant, être transparents. Dès que vous avez un scandale, immédiatement, c’est répercuté sur les habitudes alimentaires : vous avez un scandale sur du lait, il va y a avoir une diminution du lait. Vous avez un scandale sur la viande, comme les lasagnes à la viande de cheval, c’est immédiatement suivi d’une conséquence, un boycott.

Dans ce cas, c’est un phénomène durable…

Il y a une prise de conscience du fait qu’il y a une surexploitation des bovins, des conditions d’abattage qui sont d’autant moins acceptables maintenant qu’il y a des images : en 2018 les gens voient comment cela se passe, et cela les traumatise. Et puis, on voit bien aussi qu’il y a cette industrialisation effrénée, surtout aux Etats-Unis, avec de la viande qui est avec des hormones, des antibiotiques, etc.… et que cela a des répercussions, en fonction du mode d’élevage et en fonction de la façon dont la bête a été abattue, sur votre propre organisme. Vous allez créer des agents qui peuvent être agressifs sur votre propre santé et aller jusqu’à modifier votre ADN.

Par quoi remplace-t-on la viande si on ne veut pas être vegan ou végétarien ?

Il y a beaucoup de gens qui vont vers la volaille. Il est vrai que l’on recommande d’aller vers la volaille, pourquoi pas, toujours avec cette notion de traçabilité et faire en sorte que les bêtes soient élevées dans des conditions adéquates et en plein air. Les œufs sont une source de protéines pas chère. Il faut absolument réhabiliter les légumineuses, même si là, nous sommes plus dans le végétalien. C’est d’ailleurs ce que nous recommandons dans le Programme national Nutrition-Santé : avoir une consommation plus accentuée de lentilles, de pois chiche, etc.… Vous pouvez avoir le steak de soja, pour ceux qui apprécient, les fruits de mer : les huîtres, les moules. Nous rentrons en période de moules, c’est excellent au niveau protéique, je recommande.

 

Viande bovine: 3 ministres pour un programme humanitaire

 

 

Alors que les cours sont au plus bas pour la viande (en France parfois autour de trois euros le kilo et deux euros pour les bêtes de réforme,  soit très loin du prix de revient),  les ministres de l’agriculture recherchent une solution pour trouver  la fois des débouchés et pour diminuer l’offre. Stéphane Le Foll et ses homologues allemand et polonais, Christian Schmidt et Krzysztof Jurgiel, «  invitent la Commission européenne à travailler sur la mise en place d’un programme d’aide humanitaire +en nature+ portant sur des produits à base de viande bovine, au bénéfice des pays faisant face à un afflux de réfugiés », indique le ministère français de l’Agriculture dans ce communiqué. Les éleveurs français avaient déjà évoqué cette idée en marge du récent salon de l’élevage Space à Rennes, mais avaient alors reçu une fin de non-recevoir du Commissaire européen, Phil Hogan, selon un professionnel de la filière. Les professionnels du secteur avaient ensuite réitéré cette demande début octobre, lors du Sommet de l’élevage en Auvergne. Selon Guy Hermouet, président de la section bovins au sein de la Fédération interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), cette opération permettrait « d’aider des zones en état de guerre ou en grande difficulté en raison des migrants », mais aussi d’assainir le marché européen de la viande dont les cours s’effondrent, en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Selon la Fédération Nationale Bovine, près d’un million de vaches laitières de plus qu’en 2015 vont en effet être abattues en 2016 dans l’ensemble des 28 pays membres de l’UE, afin de réduire drastiquement la production et soutenir ainsi les cours du lait. Les professionnels affirment s’être inspirés des Américains pour faire leur proposition. L’UE aide déjà financièrement les pays voisins de la Syrie – Turquie, Liban, Jordanie – qui accueillent des millions de réfugiés.

(Avec AFP)

 

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Une nouvelle fois, on va réunir la grande distribution pour discuter de la répartition de la valeur ajoutée des produits de l’élevage ;  en effet il s’agit «d’appeler ces acteurs à leur responsabilité» a indiqué vendredi Stéphane Le Foll sur France 2. Sur le plan économique,  la crise est dramatique pour les éleveurs condamnés par exemple à vendre le kilo de 1, 20 quand les coups dépassent 1,50 €. Fondamentalement ce qui est en cause c’est le modèle industriel et économique. On a choisi de produire de plus en plus mais à des qualités de plus en plus médiocres pour tirer sur les prix. Pour de nombreuses productions la viande est au même prix qu’il y a 30 ans mais quelle dégradation pour le goût aussi pour la santé. Impossible d’ailleurs d’identifier avec certitude l’origine de la viande. « Origine : France », « Viande bovine française », « Origine France garantie », etc. ; labels et indicateurs de traçabilité sont souvent du chinois pour les consommateurs d’autant plus que cet étiquetage est souvent approximatif.  Les normes minimales pour vendre de la viande de bœuf dépendent d’une directive européenne de 2000. Elle prévoit un certain nombre de mentions obligatoires :

  • pays d’abattage et abattoir ;
  • pays de découpage et atelier de découpe ;
  • animal ou groupes d’animaux dont provient la viande.

Sur le papier, la traçabilité semble relativement assurée pour la viande bovine. Mais il arrive qu’une seule mention soit présente, la seule totalement obligatoire : celle de la provenance de l’élevage bovin. Pour les autres viandes comme celles des cochons, volailles ou ovins-caprins, l’obligation d’étiquetage est plus récente (2013) et moins complète : la mention du lieu de naissance n’a pas été rendue obligatoire (seule est obligatoire la mention du lieu d’élevage et d’abattage). Les choses se compliquent lorsqu’on évoque les produits « transformés » : aucune traçabilité n’est obligatoire au plan européen sur les produits issus de la viande (nuggets de poulet, saucisses, saucisson, etc.). La France requiert cependant, depuis 2014 et la loi consommation, une indication de l’origine des ingrédients. Mais l’origine véritable de la viande française est très douteuse. On peut en effet produire de la viande française infectée par une alimentation animale importée très toxique. Les aliments du bétail sont souvent importés et contiennent de nombreuses substances toxiques. D’après le Monde,  analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, on a découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides. Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs.  Nul besoin d’une vaste enquête pour avoir une idée de l’incroyable pharmacopée destinée aux animaux d’élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l’intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques. Sait-on comment l’oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l’azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d’un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d’une bonne vache charolaise ? Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n’est menée. Il n’est pas dit qu’elles seraient possibles. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l’agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central. Commentaire de l’un des auteurs, Claude Reiss : « Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés. » Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Viande- Alimentation : 700 additifs !

Viande- Alimentation : 700 additifs !

 

Le rapport de l’Oms sur le risque de cancer en cas de consommation excessive de viande industrielle concerne le type délavage mais tout autant le mode de préparation et de conservation. Pas étonnant pas moins de 700 additifs sont utilisés dans la chimie alimentaire. Or d’Après  Consoglobe  80 additifs sur 700 seraient vraiment inoffensifs. Mais même inoffensive cette chimie alimentaire fait peur rien qu’à en lire une liste non exhaustive ! Bon appétit !

  L’additif E160 plus connu sous le nom de bêtacarotène extrait de carottes

  E100 – E102 – E103 – E104 – etc

  E100 : Curcumine = Colorant jaune d’origine végétale

  E101 : Riboflavine (lactoflavine, vitamine B2) = Colorant jaune d’origine végétale

  E140 : Chlorophylle et chlorophylline = Colorant vert d’origine végétale

  E160c : Extrait de Paprika = Colorant d’origine végétale (considéré sans danger mais cependant interdit en Australie)

  E160e : Bêta-Apocarotenol-8 (C30) = Colorant et antioxydant orange synthétique

  E160f : Ester éthylique de l’acide bêta apocaroténique-8 (C30) = Colorant et antioxydant de synthèse

  E161 : Xanthophylle = Colorant jaune d’origine végétale (interdit cependant en Suisse)

  E162 : Rouge de betterave ou Bétanine = Colorant rouge dérivé des betteraves

  E163 : Anthocyanes = Colorant entre le rose, le violet et le bleu dérivé de fruits et de légumes

  E170 : Carbonate de calcium = Colorant naturel dérivé du calcaire

  E172 : Oxydes de fer – Hydroxydes de fer = Colorants jaune, marron, noir ou rouge dérivé d’oxydation du fer

  E263 : Acétate de calcium = Acidifiant d’origine naturelle ou chimique (considéré comme peu toxique lorsqu’il est consommé oralement)

  E297 : Acide fumarique = Acidifiant synthétique

  E301 : (L-)Ascorbate de sodium = Antioxydant chimique ou produit par génie génétique

  E302 : (L-)Ascorbate de calcium = voir E301

  E303 : Diacétate d’ascorbyle = voir E301

  E304 : Esters d’acides gras de l’acide ascorbique, Palmitate d’ascorbyle, Stéarate d’ascorbyle = voir E301

  Végétariens selon certains rapports, le E304 pourrait parfois être d’origine animale

  E306 : Extrait riche en Tocophérols = Vitamine E d’origine végétale servant d’antioxydant et de stabilisant

  E307 : Alpha-Tocophérol = Vitamine E de synthèse ayant le même rôle que le E306

  E308 : Gamma-Tocophérol = voir E307

  E309 : Delta-Tocophérol = voir E307

  E322 : Lécithines = Antioxydant et émulsifiant d’origine végétale ou animale, dérivé du tournesol, du soja et du colza ou encore des oeufs. Si dérivé d’OGM :

des rapports assez récents dévoilent certains risques lors de surconsommation tels que : bouffées de chaleur et risques d’allergie.

  E330 : Acide citrique = Antioxydant et acidifiant d’origine végétale, parfois fabriqué synthétiquement ou par génie génétique. Attention ! Peut parfois contenir du GMS(1) (glutamate monosodique) Risques à fortes doses : réactions cutanées et érosion des dents.

  E331 : Citrates de sodium (aussi citrates de mono sodium, de di sodium et de tri sodium) = Acidifiant dérivé de l’acide citrique et qui pourrait être obtenu par génie génétique.

  E334 : Acide tartrique (L(+)) = Antioxydant pouvant être d’origine naturelle, chimique ou produit par génie génétique

  E335 : Tartrates de sodium (L(+)), mono, di et trisodique = Antioxydant et acidifiant d’origine naturelle dérivé de l’acide tartrique. Souvent utilisé dans les aliments pour nourrissons/enfants. En grande quantité peut provoquer des diarrhées.

  E336 : Tartrates de potassium = voir E335 selon un ouvrage(2), cet additif pourrait représenter certains risques pour les personnes ayant des problèmes de rein ou de foie.

  E337 : Tartrates double de potassium et de sodium = voir E335

  E350 : Malate(s) de sodium ou Malate acide sodium = Acidifiant et correcteur d’acidité, dérivé de l’acide malique.

  E351 : Malates de potassium = voir E350

  E352 : Malate(s) de calcium ou Malate acide de calcium = voir E350

  E353 : Acide métatartarique = Acidifiant, stabilisant et correcteur d’acidité de synthèse (surtout utilisé pour le vin)

  E354 : Tartrate de calcium = voir E353

  E356 : Adipate de sodium = acidifiant de synthèse qui peut remplacer le sel

  E357 : Adipate de potassium = voir E356

  E400 : Acide alginique = Épaississant, gélifiant et agent d’enrobage d’origine naturelle dérivé d’algues brunes lavées et broyées. Leur pulpe est ensuite traitée chimiquement. Consommé en trop grande quantité, cet additif pourrait avoir un effet laxatif et diminuer l’absorption intestinale de certains minéraux.

  E401 : Alginate de sodium = dérivé du E400, s’y référer

  E402 : Alginate de potassium = dérivé du E400, s’y référer

  E403 : Alginate d’ammonium = dérivé du E400, s’y référer

  E404 : Alginate de calcium = dérivé du E400, s’y référer

  E417 : Gomme Tara = Épaississant dérivé des graines du buisson Tara (Caesalpinia Spinosa) originaire d’Amérique latine et d’Afrique. Légers risque d’allergies.

  E440a : Pectines = Épaississant et supports pour additifs d’origine naturelle et dérivé de pommes, betteraves sucrières ou d’écorces d’oranges. Légers risques de flatulences ou troubles gastriques si consommé en trop grande quantité

  E440b : Pectines amidées = Obtenu par le traitement ammoniaqual des pectines. Voir E440a

  E445 : Esters glycériques de résines de bois = Agent troublant et stabilisant de synthèse dérivé de résine. Parfois d’origine animale ou transgénique (OGM). Considéré comme inoffensif car utilisé à faible dose. À vous de juger.

  E470a : Sels de sodium, de potassium et de calcium d’acides gras = Émulsifiants, agents et supports d’enrobage dérivés de graisses et d’huiles alimentaires, d’origine animale ou encore d’oléagineux transgéniques.

  E470b : Sels de magnésium d’acides gras = voir E470a. Considéré inoffensif mais l’origine n’est jamais citée…

  E481 : Stéaroyl-2-lactylate de sodium = Émulsifiant et améliorant de panification de synthèse.

  E482 : Stéaroyl-2-lactylate de calcium = voir E481

  E483 : Tartrate de stéaryle = voir E481

  E500 : Carbonates de sodium, carbonate acide de sodium, sesquicarbonate de sodium = Anti-agglomérants et correcteurs d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever.

  E501 : Carbonate de potassium, carbonate acide de potassium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité, également utilisé en tant que poudre à lever ou support pour additifs.

  E503 : Carbonate(s) d’ammonium, carbonate d’acide d’ammonium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever

  E504 : Carbonate de magnésium, carbonate acide de magnésium = voir E503

  E528 : Hydroxyde de magnésium = Correcteur d’acidité de synthèse (interdit en Australie)

  E551 : Dioxyde de silicium = Anti-agglomérant, support pour arômes/colorants et auxiliaire technologique de synthèse. Le dioxyde de silicium est tout simplement de la poussière de roche que le corps humain n’assimile qu’en infime quantité et élimine le reste dans les urines et les selles.

  E558 : Bentonite = Anti-agglomérant, auxiliaire technologique et support pour colorants d’origine naturelle dérivé de roche volcanique.

  E570 : Acides gras = Agents d’enrobage, émulsifiants et anti-agglomérants d’origine naturelle, parfois animale ou de végétaux transgéniques. Légers risques d’allergies

  E574 : Acide gluconique = Correcteur d’acidité de synthèse dérivé du glucose et pouvant être aussi d’origine animale ou d’oléagineux transgéniques.

  E575 : Glucono-delta-lactone = Correcteur d’acidité, stabilisant et séquestrant, utilisé entreautres pour renforcer la couleur des charcuteries.

  E576 : Gluconate de sodium = voir E575. Interdit en Australie.

  E577 : Gluconate de potassium = voir E575. Interdit en Australie.

  E578 : Gluconate de calcium = même utilisation que le E575, mais il est intéressant de savoir que cet additif est également utilisé industriellement pour purifier les stations d’épuration(4)… douteux ?

  E579 : Gluconate ferreux = Agent séquestrant, régulateur de couleurs et stabilisant de synthèse ou dérivé de maïs transgénique, principalement utilisé pour stabiliser la couleur des olives noires.

  E585 : Lactate ferreur ou lactate de fer II = Stabilisant de couleur de synthèse ou d’origine animale, seulement autorisé pour les olives noires.

  E901 : Cire d’abeille blanche = cire naturelle servant d’anti-agglomérant, d’agent d’enrobage et de support. Aussi autorisé en tant que support pour les colorants naturels dans l’alimentation biologique.

  E902 : Cire de Candelilla = Cire naturelle extraite d’une plante du Sahara utilisée comme anti-agglomérant naturel.

La viande industrielle est Cancérigène (OMS)

 

 

Le rapport de l’OMS qui en quelque sorte officialise le risque de cancer avec une consommation excessive de viande transformée n’apporte en fait pas d’élément nouveau. Il ya longtemps que ce risque a été dénoncé par les scientifiques surtout depuis que la viande est produite et transformée de manière industrielle. (Par ailleurs il existe bien d’autres risques). L’élevage hors sol, souvent nourri avec une alimentation gonflée d’engrais,  de pesticides, d’OGM, de farines d’origine douteuse constitue le premier facteur explicatif ; ensuite vient le mode de préparation cuisson, préparation, conservation avec l’ajout d’innombrables additifs dont beaucoup très dangereux. La consommation de viande transformée mais aussi probablement celle de viande rouge augmentent les risques de cancer, selon un rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dont les résultats ont été publiés lundi.   »Le groupe de travail du CIRC a conclu que la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal », soulignent les experts de cette agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ont passé en revue plusieurs centaines d’études pour parvenir à cette conclusion. Le CIRC ajoute qu’une association avec le cancer de l’estomac a été observée mais les données ne sont en l’occurrence pas concluantes. La viande transformée peut désigner aussi bien le jambon ou les saucisses, autrement dit toutes les viandes qui ont subi un processus de maturation, de fermentation, de salaison ou de fumaison, comme la charcuterie. Dans le cas de la viande rouge, les résultats ne sont pas suffisamment solides. Ils semblent toutefois indiquer une association entre sa consommation et le cancer colorectal mais aussi des liens avec les cancers du pancréas et de la prostate.  Selon les experts, chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement augmente le risque de cancer colorectal de 18%. « Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée demeure faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée », juge Kurt Straif, du CIRC. « Compte tenu du grand nombre de personnes qui consomment de la viande transformée, l’impact mondial sur l’incidence du cancer revêt une importance de santé publique », ajoute-t-il. Les régimes alimentaires riches en viande transformée sont à l’origine de 34.000 décès par an dans le monde, selon une étude menée par le Global Burden of Disease Project et citée par le CIRC. Par comparaison, le tabac est responsable chaque année d’environ un million de décès par cancer, l’alcool de 600.000 et la pollution de l’air de plus de 200.000 décès, d’après des statistiques du CIRC.   »Ces résultats confirment les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande », selon Christopher Wild, directeur du CIRC. Mais, poursuit-il, la viande rouge n’est pas dénuée de qualités nutritives. Il revient donc aux gouvernements nationaux et aux agences de régulation internationale de mener une étude de risques en soupesant les risques et les avantages.

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

C’est sans doute pour satisfaire aux protestations de l’Allemagne mais aussi de l’Espagne que la commission européenne a souhaité que   la libre circulation des marchandises puisse être assurée en France. Il s’agit d’un avertissement de pure forme qui n’aura sans doute guère d’effet sur la détermination des producteurs de viande et de lait. À cet égard la commission a assuré le service minimum en réaffirmant le principe sacré du libre-échange des biens à l’intérieur de l’Europe. Principe d’autant plus sacré qu’il résume toute la philosophie européenne. La question fondamentale des conditions de concurrence a bien entendu été évacuée de-même que la question sanitaire et la qualité des produits. D’une certaine manière la commission a botté en touche alors que le problématique est européenne La Commission européenne a demandé mardi à la France de garantir la libre circulation des marchandises entravée ces derniers jours par des actions d’éleveurs en colère, notamment à la frontière avec l’Allemagne. Des barrages ont encore été érigés dans la matinée en Moselle, quelques heures avant une réunion à Bercy entre ministres et banquiers sur les conditions de mise en œuvre du volet financier du plan d’urgence annoncé la semaine dernière. Les manifestants ont contrôlé les camions frigorifiques pour intercepter les produits étrangers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui constitue selon eux des « distorsions de concurrence » entre la France et les autres pays européens. Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA Moselle, a expliqué avoir trouvé des produits, dont des bretzels et du lait, estampillés ‘made in France’ mais produits en Allemagne. « On est un peu surpris, on avait un accord avec la grande distribution pour privilégier les produits français », a-t-il dit. « La viande allemande n’est pas plus mauvaise que la viande française, le lait allemand n’est pas plus mauvais que le lait français mais la distorsion de concurrence est difficilement acceptable. »  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission, Daniel Rosario, a déclaré à la presse que l’exécutif européen était en contact avec les autorités françaises. « On les a priées de nous tenir informés des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises et de nous notifier les mesures prises pour résorber les entraves », a-t-il précisé. Les agriculteurs français protestent notamment contre les prix auxquels ils vendent leurs produits et des conditions de marché défavorables.

 

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

 

Si ça continue Hollande pourraiat bien manifester avec les producteurs puisqu’il considère qu’il faut continuer de faire pression pour obtenir de meilleurs prix. Dommage qu’il n’ait pris que des mesures conjoncturelles et qu’il ne se soit pas attaqué aux questions structurelles relative à la régulation, la concurrence déloyale et au mode de production qui tire la qualité vers le bas. Ce sont sans doute les limites du social libéralisme ! Des mots mais peu d’action ! François Hollande a donc promis lundi de maintenir « la pression » pour que des prix décents soient garantis aux éleveurs français, qui ont poursuivi leurs actions, à la grande colère des producteurs allemands et espagnols ulcérés par leur concurrence « déloyale ». Des accords sur le relèvement des prix du bœuf, du porc et du lait ont été conclus la semaine dernière et le gouvernement a annoncé un plan qui déclenchera un soutien pouvant aller jusqu’à 1,1 milliard d’euros, notamment pour l’allègement de la dette des éleveurs confrontés à une crise protéiforme. « Le ministre de l’agriculture a fait en sorte que nous puissions faire la pression nécessaire sur les distributeurs, les transformateurs, sur les abatteurs », a dit François Hollande lors d’un déplacement à Bormes-les-Mimosas (Var). « Nous avons des prix à relever et je pense que cela fait partie de ce que les consommateurs doivent comprendre. » Il a réitéré l’appel à « manger français », s’engageant à ce que l’Etat applique ce slogan dans la restauration collective publique, et rappelé qu’un conseil des ministres européens de l’Agriculture se réunirait le 7 septembre pour débattre des demandes françaises, notamment de relèvement des prix du lait. « D’ici-là, nous continuerons la pression, et que les agriculteurs soient sûrs, actions ou pas actions, que nous sommes à leurs côtés », a conclu le président français. Selon la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Commission européenne a commencé lundi à acheter de la poudre de lait pour retirer des excédents du marché dans l’espoir de faire remonter les cours, un geste salué par la Fnil qui l’a toutefois jugé insuffisant pour soutenir les prix. Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Environ 400 tracteurs ont envahi lundi matin l’autoroute A81 entre Vaiges (Mayenne) et le péage de la Gravelle (Mayenne), répondant à un appel de la FDSEA locale. Un millier de manifestants et 500 tracteurs ont ensuite bloqué les accès du siège du groupe Lactalis, leader mondial des produits laitiers, à Laval. « Les 600 millions d’aides annoncées la semaine dernière par le ministre de l’agriculture ne représentent pas grand-chose quand on sait que le manque à gagner pour la production agricole dans le seul département de la Manche sera de 200 millions en 2015″, a dit à Reuters Sébastien Amand, président de la FDSEA de ce département. « Le compte n’y est pas. »

Crise viande lait: les Français à payer plus

Crise viande lait: les Français à payer plus

 

Preuve que les Français sont solidaires avec les producteurs de viande une majorité est prête à acheter plus cher ses produits alimentaires pour assurer un revenu correct aux agriculteurs, selon un sondage de l’Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche. Sur 953 personnes interrogées le 20 juillet, 55% se disent prêtes à payer plus, un pourcentage cependant en baisse depuis début 2012 (elles étaient alors 61%). Les professions libérales et cadres supérieurs sont 71% à accepter cet effort, dont la perspective est moins bien reçue par les employés et ouvriers (43%). Le surcoût accepté reste en outre marginal : 5% pour 37% des sondés, seuls 18% se disant prêt à aller jusqu’à 10% et 3% jusqu’à une hausse de 15% (des chiffres qui tombent respectivement à 33%, 8% et 2% chez les employés et ouvriers). Les éleveurs manifestent depuis plusieurs semaines contre la baisse des cours des produits agricoles et ont bloqué ces derniers jours de nombreux axes routiers, ce qui a amené le gouvernement a annoncé mercredi un plan d’urgence pour les soutenir financièrement. Les producteurs de lait ont obtenu vendredi un accord a minima des autres acteurs de la filière laitière pour faire remonter les prix.

Crise viande : « Un modèle d’élevage est complètement absurde »

Crise viande : « Un  modèle d’élevage est complètement absurde »

L’avais d’un expert-boucher, Yves-Marie Le Bourdonnec, qui dénonce le modèle économique responsable de la crise des prix et de la qualité. (Interview JDD)

Est-ce que la crise des éleveurs vous surprend? 
Non, ça ne m’étonne pas du tout, je le prédis depuis des années. Le problème de l’élevage français, c’est un problème historique qui a plus de cent ans, qui provient de l’époque où nous avons choisi nos races à viande. Contrairement aux Anglais, nous avons choisi nos races par rapport à leur volume musculaire. Et on ne les a jamais choisis pour les bonnes raisons. Pour faire un bon steak ou un bon rôti, il faut que la viande soit tendre et goûteuse. Techniquement cela veut dire qu’il faut une viande pauvre en collagène avec un bon équilibre de gras. Aujourd’hui, un élevage idéal c’est une vache autochtone. Typiquement une normande en Normandie, une bretonne pie noir en Bretagne, une montbéliarde dans l’Est de la France… Une vache qui a l’habitude de vivre dans ce paysage, de se nourrir de ce paysage et qui n’a pas besoin de se nourrir ailleurs. Or on fait complètement l’inverse.

Pour vous il faudrait complètement changer de modèle?
Il faut considérer qu’on est au 21e siècle et qu’il faut se nourrir en fonction de ce qu’on est capable de produire. On a de la chance, en France, d’être dans un jardin d’Eden. On est capable de tout produire. Un bovin idéal aujourd’hui, ce serait un animal habitué à son terroir, capable de se nourrir avec ce qu’il a autour de lui. Aujourd’hui, pour l’alimentation, nos animaux sont beaucoup trop dépendants de l’agriculture céréalière pour pouvoir faire du gras.  Cette équation n’est pas bonne pour les éleveurs français. Quand l’agriculteur amène sa vache à l’abattoir, le prix qu’on lui donne est généralement le prix  qu’il a investi en nourriture. Alors que s’il avait eu un animal qui se nourrissait en prairie, avec de l’herbe et non en grains qu’il achète, il gagnerait sa vie.

 Que pensez-vous des prix à l’heure actuelle sur la viande?
Le prix de la viande aujourd’hui est complètement absurde. Il y a 30 ans, j’achetais mes bovins 23 francs le kilo. On est trente ans plus tard et on entend dire que le prix pour une vache limousine c’est 3,60 euros le kilo… c’est-à-dire 23 francs. On ne peut plus continuer à brader la viande. Brader la viande c’est brader tout un modèle, c’est brader le paysage, notre agriculture, notre histoire. Il faut repenser complètement notre modèle.

Donc l’annonce d’augmenter les prix, prôné par le gouvernement, est une bonne nouvelle?
Déjà il faudrait remettre l’éleveur dans un modèle économique normal. Aujourd’hui, entre 70 et 80% de ses revenus sont des subventions de la PAC (Politique agricole commune). Pourquoi? Parce que notre modèle d’élevage est complètement absurde, il n’a aucune logique économique. Alors pour compenser, on donne des subventions. Ça fait 30 ans que les éleveurs sont sous perfusion de subventions. Ça ne peut plus tenir, il faut réfléchir à ce qui existait dans notre terroir il y a une centaine d’années, avant qu’on se lance dans le tout-charolais. Il faut remettre nos animaux dans leur territoire.

Vous considérez que l’agriculture intensive est vouée à sa perte?
C’est terminé! Si on doit conserver le modèle actuel, à savoir, vendre de la vache limousine à 3,60 euros le kilo, c’est impossible! Ça devrait valoir 10 euros le kilo! Si on devait payer l’éleveur en fonction du travail, du prix que ça lui a coûté, ça devrait valoir 10 euros le kilo. Maintenant, si on veut des prix plus raisonnable, dans un modèle plus écologique, il faut faire revenir au modèle d’avant, avec nos animaux dans nos prairies.

Quel regard portez-vous sur le rôle de la grande distribution dans la crise actuelle?
Depuis la crise de la vache folle, les grandes surfaces ne savent pas appréhender les races bovines françaises. Il n’y a que les artisans bouchers qui savent le faire aujourd’hui. La grande distribution a contribué à mettre l’animal dans un modèle économique absurde. Aujourd’hui, la logique c’est de produire sans réfléchir… dans un contexte où les éleveurs sont prisonniers du modèle subventionné. Ce n’est pas mon rôle de blâmer l’un ou l’autre. Mais je dois dire que c’est absurde et qu’il faut bâtir un autre modèle.

A long terme, quel est avenir pour l’élevage bovin?
Aujourd’hui, le client paye un produit qui est à 80% subventionné. Demain, ces aides seront beaucoup moins importantes. La viande coûtera forcément plus cher et c’est tant mieux! Ça permettra de mieux réguler le marché. Et d’aller vers un modèle où on consommera moins de viande… mais une viande plus écologique et plus respectueuse de l’animal.

Élevage industriel viande : un système mortifère

Élevage industriel viande : un système mortifère

Deux victimes dans le système de production industrielle de la viande : le producteur et le consommateur. Le producteur car les prix ne parviennent plus à couvrir les couts écrasés par les intermédiaires et la grande distribution. Le consommateur condamné à manger des produits impropres à la consommation particulièrement dangereux pour la santé.  Aujourd’hui, la plupart des viandes que nous mangeons proviennent d’animaux d’élevage qui sont littéralement dopés, bourrés de médicaments. A chaque bouchée de viande c’est un cocktail d’antibiotiques que nous avalons: antiparasites, vermifuges, hormones, neuroleptiques, bêtabloquants font partie de la longue et stupéfiante liste des produits autorisés dans l’élevage. Sans parler de l’alimentation animale bourrée aux herbicides, pesticides, engrais chimiques et autres OGM (soja par exmple). Notons d’abord que les animaux deviennent de plus en plus résistants aux antibiotiques (par conséquence les hommes aussi), ce qui multiplie les risques de manger de la viande malade. Le staphylocoque doré fait des ravages dans la population porcine européenne et des souches de cette bactérie sont présentes dans des taux allant de 1,9% à 40% des élevages en Europe. Plus inquiétant encore, les effets de chaque médicament ne sont contrôlés que de façon isolée ignorant les conséquences de la consommation conjointe. C’est bien là le problème, certains produits médicamenteux ne semblent pas avoir les mêmes effets sur l’organisme humain lorsqu’ils sont seuls ou bien combinés avec d’autres. Une étude scientifique menée par l’Université d’Aston en Grande Bretagne atteste cette crainte. Elle démontre que la combinaison de trois fongicides très employés dans l’agriculture et l’élevage provoque des effets graves sur les cellules du système nerveux de l’homme. Sous l’effet de ces mélanges les cellules subissent un « stress oxydant », phénomène connu pour son implication dans le développement de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

 

Viande -Le Foll : je ne peux rien faire…ou le degré zéro de la politique

Viande -Le Foll : je ne peux rien faire…ou le degré zéro de la politique

 

Le degré zéro de la politique de la part d’un ministre qui attend un rapport pour connaitre la situation. Et qui a besoin de 4 jours pour recevoir les producteurs ! Nombre d’ « experts» sont d’ailleurs d’accord avec lui. » « On ne peut rien faire c’est une  problématique européenne et même mondiale ».  Sauf qu’on pourrait fixer des normes sanitaires et de qualité , sauf qu’on pourraiat engager la responsabilité des véritables donneurs d’ordres quand ils organisent en fait le dumping ‘ (ce qui a été fait par exemple le transport routier ), sauf que des critères de qualité pourraient être imposés dans la restauration collective (; écoles, hôpitaux, entreprises etc.)., sauf enfin qu’il faudrait surtout foutre un coup  de pied dans la fourmilière de la filière largement notamment  polluée  par les intermédiaires. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à France Info alors que les éleveurs du Calvados et de la Manche ont lancé un mouvement qui pourrait bien s’étendre, le ministre explique qu’il n’a pas le choix : « Je n’ai pas aujourd’hui d’outil légal direct pour aller demander à quelqu’un de faire payer tel ou tel prix« . Traduction, le gouvernement ne peut pas faire monter les prix payés aux éleveurs par la contrainte. Il faut donc, explique-t-il, en passer par la négociation. Et il tient à rappeler qu’il l’a déjà fait : « c’est un travail de conviction qui date de plusieurs mois« . Il met en particulier le doigt sur la réunion du 17 juin, qui a rassemblé les filières autour d’une table, mais qui est loin de faire l’unanimité. Des engagements sont ressortis des 3h30 de réunion. Mais les éleveurs dénoncent leur non-respect : « Ils ont en partie raison« , reconnaît Stéphane le Foll. Il souligne que concernant le porc, les engagements sont presque tenus : « On est à 1,38 euros le kilo. L’engagement était à 1,40 euros. On est parti d’1,20 euros le kilo« . Mais pour le bœuf, on est « loin de l’objectif« , admet-il. « On n’a récupéré que 5 à 7 centimes en moyenne« . Agriculteurs en colère : « Je leur ai proposé de les rencontrer à Paris, mais je veux d’abord une vision la plus claire qui soit, la plus nette qui soit, pour pouvoir agir » – Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture interrogé par Yannick Falt. Quand ? à la St Glinglin ? 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol