Archive pour le Tag 'Viande'

Viande industrielle artificielle : les écolos pour ?

Viande industrielle artificielle : les écolos pour ?

 

Bertrand Valiorgue , Professeur de stratégie et gouvernance des entreprises à l’Université Clermont Auvergne s’interroge dans une tribune au « Monde » sur le silence des écologistes qui, au nom de la critique de l’élevage intensif, semblent entériner le recours aux viandes issues des biotechnologies, qui n’ont pourtant pas fait la preuve

Tribune.

 

 La Cité-Etat de Singapour a annoncé le 2 décembre son intention d’autoriser la commercialisation d’une viande de poulet cellulaire. Cette viande est issue de procédés biotechnologiques qui permettent de générer des apports en protéines animales à partir de cellules souches et d’hormones de croissance placées dans des bioréacteurs. Si les procédés scientifiques sont au point depuis 2013, l’alimentation cellulaire est désormais une réalité.

Cette introduction de la viande cellulaire à Singapour s’inscrit dans un mouvement de fond qui regroupe des chercheurs, des investisseurs, des entrepreneurs, mais également des géants de l’agro-alimentaire qui considèrent que l’agriculture traditionnelle doit être abandonnée. Ils investissent aujourd’hui des sommes considérables afin de proposer aux consommateurs des solutions nutritives issues non pas de l’élevage des animaux mais de la culture de cellules souches.

Par ailleurs, la promesse des acteurs de l’alimentation cellulaire de réduire les nuisances environnementales en comparaison de l’élevage traditionnel reste à prouver. Un nombre croissant d’études montre que les rendements énergétiques de l’alimentation cellulaire sont beaucoup plus nuancés que les discours véhiculés par les promoteurs de ces biotechnologies. 

Viande cellulaire : l’industrie chimique finance les organisation Végan

Viande cellulaire : l’industrie chimique finance les organisation Végan

La chimie industrielle au service de la suppression de la viande animale classique avec le financement d’organisations végan. Ou la viande artificielle pour remplacer la viande animale classique. Bon appétit !

 

 

D’après France Info, L214 a reçu un important don d’une fondation américaine : Open Philanthropy Project. Elle a notamment été créée par l’un des fondateurs de Facebook, Dustin Moskovitz, 146e fortune mondiale selon Forbes en 2019 avec plus de neuf milliards de dollars. La fondation investit dans la santé, les universités, la recherche, mais aussi dans le bien-être animal. Depuis trois ans, elle a versé plus de 125 millions de dollars à diverses associations de défense animale, et notamment L214, via un versement de 1,14 million d’euros en 2017 (495 000 euros imputés aux comptes 2018, 645 000 euros dans ceux de 2019). Dans les comptes 2019 de l’association, cela représente 8% de son budget.

D’après Brigitte Gothière, ce sont les Américains qui sont venus vers l’association. « On ne les connaissait pas, c’est eux qui ont remarqué notre travail, explique-t-elle. Ils sont venus vers nous en disant qu’ils finançaient des actions humanitaires, environnementales et de défense des animaux et qu’il ne fallait pas qu’on hésite à leur soumettre des projets. On les a sollicités sur une campagne publique et à destination des entreprises sur les poulets de chair. Et ils n’ont pas eu de mot à dire sur comment on voulait dépenser cet argent. »

Pour Gilles Luneau, un journaliste qui a enquêté sur cet organisme de philanthropie, ce don est sous tendu par des arrière-pensées. Cette fondation a, dit-il, un double objectif. « D’une part, elle soutient un certain nombre de start-up qui travaillent sur la nourriture végan. Et d’autre part, elle finance la recherche, le développement et la quasi-mise en industrie de viande à partir de cultures de cellules souches. À leurs yeux, la filière d’avenir, c’est de changer la manière dont se nourrit le monde. Ils veulent s’emparer du marché mondial de l’alimentation, tout simplement. »

 

Pour l’instant, on utilise des cellules de fœtus de veau mais l’objectif à moyen terme, c’est de remplacer ce sérum par un extrait de champignon. Pour l’instant, cette fausse viande cellulaire suppose donc un donneur de cellules, mais ensuite, un seul échantillon va permettre de produire jusqu’à 20 000 tonnes de viande. La start-up Mosa Meat nous dit même que 150 vaches à l’échelle mondiale seraient suffisantes pour satisfaire la demande actuelle de viande. »

 

Bref la chimie alimentaire au service de la suppression de la viande animale classique. Bon appétit !

« Viande végétale », un abus de langage pas anodin

« Viande végétale », un abus de langage pas anodin

Les fausses viandes soulèvent un débat sur le mensonge : celui que l’on accepte, celui que l’on transmet, celui qui modifie votre rapport à la réalité, donc aussi à la société. Le mot « viande » définit la chair d’un animal tué pour le manger. La viande est par essence ce passage du vivant au mort. Les termes « viande végétale ou « viande cultivée » sont des abus de langage qui n’ont rien d’anodin.

Parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan. La justice tranchera cette escroquerie

Outre l’insulte aux paysans et aux métiers de bouche, cela participe de l’altération du réel. Comme parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan. La justice tranchera cette escroquerie. Pour comprendre à qui profite cette désinformation, revenons à la fable qui nous est servie. Le monde merveilleux des algorithmes va satisfaire la demande croissante mondiale en viande sans impacter l’environnement et sans maltraitance des animaux.

 

 

« Pour une industrie de la viande végétale « ?

« Pour une industrie de la viande végétale « ?

Guillaume Dubois et Cédric Meston, fondateurs d’une entreprise agroalimentaire, plaident dans une tribune au « Monde » pour une limitation de la consommation de viande animale. Reste à savoir si une industrie de la viande végétale sera sanitairement  m’en et environnementalement plus vertueuse.

Tribune.

 

La consommation de viande en France est en baisse depuis le début des années 2000, avec une diminution de l’ordre de 0,8 % en 2019 notamment, selon l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, France AgriMer. Ce tassement de la consommation concerne aussi la majorité des pays développés.

En parallèle, de nombreuses études démontrent les effets néfastes d’une surconsommation de viande sur la santé. La viande transformée a ainsi été classée comme cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé, et une étude pour l’American Heart Association a démontré qu’une alimentation davantage végétale diminuait de 42 % les risques de maladie cardiovasculaire.

« Mieux, et moins »

D’un point de vue environnemental, l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions à effet de serre, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et utilise plus de 20 % des ressources en eau.

Faut-il diminuer notre consommation de viande ? Alors que la filière de l’élevage appelle à consommer « mieux », la filière du végétal appelle à consommer « mieux, et moins ».

Le 21 septembre, nous avons annoncé le démarrage au début du mois de septembre de la première usine de viande végétale française, avec une capacité de production de 6 à 10 tonnes par jour. La promesse est de reproduire le goût de la viande, avec des produits 100 % végétaux, pour aider les consommateurs à diminuer leur consommation de viande.

De nombreuses voix se sont élevées parmi les syndicats d’éleveurs, qui y voient un risque pour leur filière. Parmi les accusations, l’utilisation des dénominations « viande végétale » et « steak végétal ». Si 78 % des Français considèrent ces appellations comme transparentes et non trompeuses (étude de Protéine France d’octobre 2020, portant sur un échantillon de 580 personnes), un décret est tout de même attendu pour clarifier la situation réglementaire.

Une évolution en marche

Ensuite, est critiquée la présence de Xavier Niel (par ailleurs actionnaire à titre personnel du journal Le Monde) parmi les investisseurs (il détient moins de 1 % du capital de la société), alors qu’il est aussi initiateur du référendum sur la condition animale.

Enfin, plusieurs études consommateurs ont, au même moment, critiqué la teneur en eau à 60 % de ce type de produits, pourtant équivalente à la teneur en eau d’un steak de viande. La filière, à travers ses organisations professionnelles Interbev, Inacol et Inaporc, a annoncé assigner en justice notre entreprise.

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Viande végétale : contradictoire avec les  écosytèmes »

L’essayiste Gilles Luneau s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’alliance des industriels du numérique et des militants végans pour construire le mythe d’une viande sans impact sur l’environnement

Tribune. Avec un marketing très offensif, suivant un récit tenant du conte comme on aime les raconter en Amérique du Nord – manger des fausses viandes sauverait la planète des maux que les humains lui font endurer –, nous voyons débarquer dans les gondoles des « viandes végétales » et bientôt des « viandes cultivées » (in vitro). Des prouesses techniques mêlant génie génétique, biologie de synthèse, nanotechnologies, intelligence artificielle, gestion de données qui réjouissent les gourous du numérique.

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel…), rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel, Brin…) rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill, Tyson Foods, JBS…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage. Aux Pays-Bas, les Américains s’implantent avec une valorisation boursière de 9,5 milliards de dollars.

En France, un patron du numérique, Xavier Niel – par ailleurs actionnaire du Monde à titre personnel – participe via son fonds d’investissement Kima Ventures aux 3 millions d’euros levés par l’entreprise Les Nouveaux fermiers (fausses viandes), et mise aussi sur 77 Foods (faux bacon). Il avait déjà pris place dans le tour de table américain de 90 millions de dollars de Motif Ingrédients (ingrédients pour fausses viandes), au côté de Ginko Bioworks (modification génétique).

« L’ intégrisme des prosélytes de la viande végétale »

  »L’ intégrisme des  prosélytes de la viande végétale »

L’essayiste Gilles Luneau s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’alliance des industriels du numérique et des militants végans pour construire le mythe d’une viande sans impact sur l’environnement. Bref le monde de la chimie à la place de l’élevage traditionnel.

 

Tribune. Avec un marketing très offensif, suivant un récit tenant du conte comme on aime les raconter en Amérique du Nord – manger des fausses viandes sauverait la planète des maux que les humains lui font endurer – nous voyons débarquer dans les gondoles des « viandes végétales » et bientôt des « viandes cultivées » (in vitro). Des prouesses techniques mêlant génie génétique, biologie de synthèse, nanotechnologies, intelligence artificielle, gestion de données qui réjouissent les gourous du numérique.

À la tête de ces entreprises, majoritairement des véganes militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel, …) rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill,…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage

À la tête de ces entreprises, majoritairement des véganes militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel, Brin…) rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill, Tyson Foods, JBS…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage. Aux Pays-Bas, les Américains s’implantent avec une valorisation boursière de 9,5 milliards de dollars.

En France, un patron du numérique, Xavier Niel – par ailleurs actionnaire du Monde à titre personnel – participe via son fonds d’investissement Kima Ventures aux trois millions d’euros levés par l’entreprise Les Nouveaux fermiers (fausses viandes) et mise aussi sur 77 Foods (faux bacon). Il avait déjà pris place dans le tour de table américain de 90 millions de dollars de Motif Ingrédients (ingrédients pour fausses viandes), au côté de Ginko Bioworks (modification génétique).

Les fausses viandes soulèvent un débat sur le mensonge : celui que l’on accepte, celui que l’on transmet, celui qui modifie votre rapport à la réalité, donc aussi à la société. Le mot « viande » définit la chair d’un animal tué pour le manger. La viande est par essence ce passage du vivant au mort. Parler de « viande végétale ou de « viande cultivée » sont des abus de langage qui n’ont rien d’anodin.

Parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan. La justice tranchera cette escroquerie

Outre l’insulte aux paysans et aux métiers de bouche, cela participe de l’altération du réel. Comme parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan.

 

 

Viande : du made in France bidon

Viande : du made in France bidon

 

Il y a longtemps que les spécialistes de la filière viande savent qu’en vend du made in France.  bidon. Autour de 40 % de la viande vendue ne seraient pas d’origine française mais étrangère. Le plus souvent les commerces n’indiquent pas la provenance de la viande ce qui est contraire à la loi de 2015 voire indiquent à une supposée origine France. On objectera que nombre  d’autres produits alimentaires ou non subissent aussi cet habillage bidon quant à leur origine. Voir par exemple les produits bio qui sont largement importés faute d’offre française suffisante.

Sur les 2000 contrôles réalisés en 2018 par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sur l’étiquetage et la traçabilité des viandes, plus d’un tiers ont révélé des anomalies. L’enquête portait sur 1926 établissements, dont des grandes et moyennes surfaces, boucheries, abattoirs et autre établissements vendant de la viande, détaille la DGCCRF dans les résultats de son enquête, relayés par l’UFC-Que Choisir.

Parmi les anomalies, les enquêteurs ont relevé des cas de «francisation», des allégations relatives aux races, des messages quant à l’origine régionale des animaux et des signes de qualité utilisés de manière abusive. Ce non-respect des règles de traçabilité a donné lieu à des avertissements, injonctions ou procès-verbaux dans près de 40% des établissements contrôlés.

La DGCCRF a particulièrement noté l’absence fréquente de la mention d’origine dans les boucheries traditionnelles et les rayons boucherie des grandes et moyennes surfaces.

Viande : consommation en baisse (FAO)

Viande : consommation en baisse (FAO)

La consommation de viande devrait encore diminuer en 2020.. Selon les données de la FAO (Food and Agriculture Organization), la consommation de viande par habitant, dans le monde, devrait reculer de 3% par rapport à 2019, portant à 5% la baisse depuis 2018.

En cause, comme le rappellent Les Échos , la crise économique ainsi que les mesures de confinement. De nombreux ménages ont préféré réduire la facture au supermarché et délaisser les produits carnés. La fermeture des restaurants pendant le confinement n’a rien arrangé et a pesé sur la demande.

Autre explication : le gigantesque marché chinois (40% de la consommation mondiale de porc) a été très affecté. Les autorités chinoises ont mis en garde les habitants sur l’hygiène dans les marchés, ce qui a découragé une partie des consommateurs de viande.

Pour la France, la baisse de la consommation de viande n’est pas une nouveauté. En 2018, une étude du Credoc indiquait que la consommation de viande, notamment bovine, avait baissé de 12% en l’espace de dix ans.

« Le rôle de la viande dans les pandémies »

« Le rôle de la viande dans les pandémies »

Romain Espinosa,Chercheur en économie au CNRS, CREM, Nicolas Gaidet, Chercheur en écologie animale au Cirad, UPR Green Nicolas Treich, Toulouse School of Economics et Inrae

La lutte contre les zoonoses, ces maladies transmissibles entre humains et animaux, impose de combiner santé humaine et santé animale, soulignent, dans une tribune au « Monde », trois chercheurs en économie et en écologie animale.

Tribune.

 

« L’émergence rapide et brutale du Covid-19 devra nous conduire à redéfinir nos politiques de santé publique. Si l’heure est à soigner et réparer les dégâts causés par ce nouveau virus, il sera primordial à terme de diminuer les risques d’émergence de telles maladies et de chercher à prévenir plutôt que guérir.

Ces politiques de prévention devront tirer les leçons de l’apparition et de la gestion des épidémies récentes, à commencer par le Covid-19, mais également des grippes aviaires et porcines, qui sévissent très régulièrement. Ces actions devront s’appuyer sur un discours de vérité scientifique, détaché des intérêts économiques de court terme, et prendre en considération le rôle de la consommation de viande et de l’élevage intensif dans ces nouvelles épidémies.

Les zoonoses, ces maladies transmissibles entre humains et animaux, représentent à l’échelle mondiale 60 % des maladies infectieuses et sont responsables de 2,5 milliards de cas de maladie chez les humains tous les ans dans le monde. Trois quarts des nouveaux agents pathogènes détectés ces dernières décennies sont d’origine animale.

Le phénomène n’est pas nouveau : la grippe espagnole de 1918, une des maladies les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité, trouvait déjà ses origines chez les oiseaux. D’autres maladies infectieuses bien connues, comme la variole, la rougeole, la coqueluche ou les oreillons, proviendraient probablement des animaux domestiques.

Parmi les grandes épidémies qui nous ont frappés depuis la fin du XXe siècle, plusieurs proviennent de l’exploitation d’animaux dans les élevages : la maladie de Creutzfeldt-Jakob liée à la consommation de viande bovine (« vache folle », 1986), le virus Nipah originellement transmis par les chauves-souris et démultiplié par les élevages de porcs (1998), les multiples épisodes de grippe d’origine aviaire (H5N1, 1997 et 2004 ; H7N9, 2016), ou encore la grippe d’origine porcine (H1N1, 2009). Plusieurs épidémies ont également pour origine probable la consommation d’animaux sauvages, à l’instar du Covid-19 (pangolin ou chauve-souris), Ebola (viande de brousse ou chauve-souris) et le sida (viande de singes).

Notre consommation élevée de produits d’origine animale joue également un rôle indirect dans l’émergence de zoonoses. En effet, l’alimentation carnée nécessite davantage de surfaces agricoles qu’une alimentation végétale, si bien qu’elle contribue à la déforestation et réduit ainsi la surface disponible pour les espèces sauvages. Par la chasse et la transformation des habitats naturels, les humains et leur cheptel viennent au contact des animaux sauvages et de leur cortège d’agents pathogènes.

 

 

Crise climatique: diminuer la consommation de viande d’ici 2030

Crise  climatique: diminuer la consommation de viande d’ici 2030  

52 scientifiques proposent dans une lettre de diminuer la consommation de viande d’ici 2030  pour ne pas aggraver la crise climatique.

Ils indiquent que, la production d’origine animale (viande, produits laitiers et œufs) est passée de 758 millions de tonnes en 1990 à 1247 millions de tonnes en 2017.

« Si le secteur de l’élevage continue de produire autant, il représentera à lui seul d’ici 2030 49% du quota d’émissions acceptables pour ne pas dépasser les 1,5 °C de réchauffement de la planète », détaille la lettre.

 

En cinquante ans, la consommation de viande a déjà doublé, passant de 23 à 43 kilos par personne. « La grande préoccupation est que si la consommation de viande augmente encore, elle le sera massivement », explique au Guardian Tim Key, co-auteur d’une étude sur le sujet, publiée dans la revue Science. « Il est difficile d’imaginer comment le monde pourrait fournir à une population de 10 milliards de personnes ou plus la quantité de viande actuellement consommée dans la plupart des pays à revenu élevé sans effets négatifs sur l’environnement.

Les Nations Unies estiment que la consommation de viande va encore augmenter de 76 % d’ici 2050 avec une multiplication par deux de la consommation de volaille, une augmentation de 69 % de la consommation de bœuf, et une hausse de 42 % pour le porc. D’ici la moitié du siècle, le secteur représentera 45 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 15 % actuellement.

Ces émissions sont le fait d’un petit nombre d’acteurs. Selon une autre étude actualisée récemment par l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !


Pour remplacer ces aliments, les  scientifiques  proposent de favoriser la production de haricots, de céréales, de noix, et fruits et de légumes pour « réduire l’impact environnemental et améliorer la santé ». Une transition à nuancer selon le degré de développement des pays.

« La transition devra être gérée de manière équitable pour permettre aux citoyens de changer de régime alimentaire et pour les agriculteurs, les producteurs et les chaînes agroalimentaires de se diversifier », selon Pete Smith, coauteur de la lettre, interrogé par le Guardian.

La COP25, qui s’est achevée ce dimanche, n’a pas annoncé d’accords allant dans ce sens.

 

 

 

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

En matière de nourriture et de santé, il faut bien constater que coexistent des études parfois contradictoires et aussi des recherches largement soutenues par les lobbiss. Sans parler des phénomènes de mode des nutritionnistes. Ainsi en est-il par exemple concernant les variations d’appréciation de la consommation de pain, de beurre et récemment de la  viande. La vérité n’est pas d’un seul côté et tout est question d’équilibre. C’est surtout la surconsommation qui est dangereuse et son manque de diversité. Une alimentation équilibrée, diversifiée adaptée aux besoins de l’organisme ne condamne pas les produits évoqués. Force cependant est de constater qu’en France notamment la consommation de viande est excessive. Une étude récente réhabilitée clairement la consommation de viande y compris dans son volume. Or le chercheur principal d’de l étude publiée le 1er octobre, remettant en cause la nocivité de la consommation trop importante de viande rouge, a omis de mentionner ses liens passés à un groupe scientifique financé par des géants de l’agroalimentaire, révèle le New York Times (en anglais), vendredi 4 octobre.

Mais  Bradley Johnston avait dirigé en 2016 une étude –déjà discutable– contestant les risques d’une surconsommation de sucre. Ces travaux avaient été financés par l’International Life Sciences Institute (ILSI), un institut financé par les entreprises les plus puissantes du monde comme McDonalds, Coca-Cola, PepsiCo ou encore Cargill, l’un des plus gros transformateurs de bœuf en Amérique du Nord, rappelle le HuffPost.

 

Protéger la santé et l’environnement : Manger moins de viande et produire autrement

Protéger la santé et l’environnement : Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

Manger moins de viande et produire autrement

 Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

Environnement –santé : Manger moins de viande et produire autrement

Environnement –santé : Manger moins de viande et produire autrement

 

 

 

C’est pour des motifs environnementaux mais aussi sanitaires que les experts dont ceux du GIEC recommandent une diminution de la consommation de viande. Une consommation de viande qui mobilise d’immenses surfaces agricoles et contribue aux dérèglements climatiques et plus généralement écologiques. Cette consommation de viande est par ailleurs en général très excessive dans les pays développés d’un point de vue sanitaire. C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

 

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

Climat : Manger moins de viande et produire autrement

C’est la recommandation du groupe international GIEC  sur le climat. Pour des raisons environnementales, le GIEC  recommande de consommer beaucoup moins de viande. Un conseil qui rejoint l’avis des experts sanitaires. Par ailleurs,  un mode de production agricole différent plus respectueux des équilibres de la bio diversité, moins d’utilisateur d’espace et de produits chimiques. A défaut, la sécurité alimentaire, la santé et la biodiversité seront menacés.

Ce rapport spécial porte sur les liens entre les dérèglements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire.

Le document d’une soixantaine de pages observe que la croissance démographique mondiale couplée à des mutations des habitudes alimentaires font peser une pression inédite sur les terres arables et les réserves d’eau.

Le rapport note aussi qu’un quart des terres émergées, libres de glace, sont dégradées du fait de l’activité humaine. “Le changement climatique exacerbe la dégradation des terres, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones désertiques et les zones de permafrost”, peut-on lire.

Les experts du GIEC ne préconisent pas l’arrêt, mais une réduction de la consommation de viande et une modification des régimes alimentaires.

“Retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique”, écrivent-ils.

L’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine.

En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%.

“C’est un enchaînement désastreux: des terres limitées, une population humaine en expansion, le tout enveloppé dans la couverture suffocante de l’urgence climatique”, commente Dave Reay, professeur spécialisé dans les techniques de gestion du carbone à l’université d’Edimbourg.

Le rapport du GIEC publié jeudi s’inscrit dans la préparation de la prochaine conférence sur le changement climatique qui se tiendra en décembre au Chili. La COP-25 est censée aboutir sur des moyens d’appliquer l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015.

Il souligne que le réchauffement de la température de surface est deux fois plus rapide au-dessus des terres émergées que pour le globe dans sa totalité (+1,53°C par rapport à la période préindustrielle contre +0,87°C pour la température moyenne de la planète).

Canicules, sécheresses ou précipitations intenses, dégradation et désertification: ce réchauffement risque de perturber la production agricole, de réduire les rendements et d’augmenter les cours. D’ici 2050, le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6%, avec des conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

A l’échelle de la planète, la production d’huiles végétales et de viande per capita a plus que doublé depuis 1961. Avec des écarts d’alimentation considérables selon les pays et des effets variables sur les populations: la planète compte 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses mais aussi 821 millions de personnes victimes de sous-nutrition.

Par ailleurs, 25 à 30% de la production agricole est perdue ou gâchée.

“C’est une crise dont nous sommes responsables mais c’est aussi une crise que nous pouvons résoudre si nous agissons maintenant”, a déclaré Reyes Tirado, scientifique rattaché au laboratoire de recherche de l’ONG Greenpeace à l’université d’Exeter.

“Notre impact sans précédent sur les terres agricoles est dû en grande partie à l’expansion de l’agriculture industrielle et de la production de viande”, poursuit-il. Pour sortir de cette “surconsommation”, il appelle à réduire de 50% la consommation de viande dans nos alimentations “avec des baisses encore plus drastiques de l’ordre de 70 à 90% dans certains pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord”.

Cette transformation des productions agricoles permettrait également d’accroître la superficie des forêts, qui sont autant de “pièges” à carbone.

 

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

Le scandale de la viande : la conséquence de normes et de contrôle différents

 

Théoriquement les normes d’hygiène ou de santé sont les mêmes pour l’élevage des animaux et plus généralement pour l’agriculture. Le problème, c’est que les conditions de contrôle sont très différentes notamment entre les pays de l’Ouest et les ex pays de l’Est en raison du manque d’efficacité des administrations concernées mais aussi dans  certains pays de la corruption qui règne. Ainsi à l’occasion du scandale de la viande en provenance de Pologne, on a appris qu’il n’y avait aucun contrôle des animaux avant et après abattage. Ce qui ouvre la porte à la mise sur le marché de viande de bêtes en mauvais état ou malade. Plusieurs pays dont la France sont concernés par l’exportation de cette viande dangereuse pour la santé du faite que la Pologne est un des principaux fournisseurs du marché européen. : La Pologne est un grand exportateur de viande sur le continent. Sur près de 560.000 tonnes de viande de bœuf produites chaque année, près de 85% sont exportées. En 2013, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la Pologne était le 11e pays qui exporte le plus de viande bovine au monde en valeur, juste derrière les Pays-Bas (5e), l’Irlande (6e), l’Allemagne (7e) et la France (9e), à l’échelle européenne. D’une manière générale,  la Pologne affiche toujours quelques réticences vis-à-vis des normes économiques, sociales sanitaires ou encore militaires imposées par l’Europe ; la Pologne  culturellement est plus proche des États-Unis que de l’union européenne. La politique polonaise est critiquée sur de nombreux points par la commission européenne. Une politique à la fois très libérale quand ça l’arrange mais aussi très nationaliste. Pour la viande, dans certains pays de l’Est, les contrôles et le respect des normes sont passés aléatoires. À l’inverse dans l’Hexagone, il est impossible de vendre de la viande française sans tampon vétérinaire, affirme Guy Hermouet, responsable de l’interprofession de la viande Interbev Bovins. La France compte 2200 agents vétérinaires dans les abattoirs, qui font un contrôle de la bête sur pied, suivi d’un contrôle de carcasse, et qui accordent une note sanitaire aux abattoirs. La France compte quelque 200 abattoirs bovins et ovins, dont deux viennent d’être certifiés par la Chine, pays parmi les plus exigeants en matière sanitaire. Cinq sont en attente de certification chinoise.

 

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

 

Les services sanitaires français ont  découvert un scandale concernant environ 800 kg dont une partie seulement a été retrouvée en France. Neuf entreprises du secteur agroalimentaire français auraient été destinataires de cette viande transformée en plats préparés le plus souvent. Toute l’Europe ou presque auraient été touchée par ce scandale qui ne devrait pourtant pas surprendre dans la mesure où les normes sanitaires et surtout les contrôles diffèrent notablement dans certains pays qui constituent l’union économique et notamment dans certains pays de l’Est. La traçabilité en outre est difficile à reconstituer. Ce sera sans doute encore pire dans le cadre des échanges avec le continent américain. D’une certaine manière c’est le prix à payer d’une mondialisation mal régulée qui peut mettre en cause la santé mais aussi l’environnement. Par exemple on a vu dans l’autre scandale de la viande de cheval substituée à de la viande de bœuf chez Spanghero que cette viande avait fait des milliers de kilomètres et des allé et retour avant d’aboutir dans l’assiette notamment des Français. Un contresens économique, sanitaire et environnemental. Pour Spanghero, la viande avait été achetée en Roumanie, stockée aux Pays-Bas par un intermédiaire chypriote puis redistribuée en Europe. On ce souvient aussi du le scandale plus ancien dit de la «vache folle», apparu en 1986 au Royaume-Uni. Dix ans plus tard, l’Union européenne avait décrété un embargo sur la viande britannique, finalement levé à l’échelon européen en 1999 et par la France en 2002. Cette épidémie avait entraîné 224 décès dans le monde, les vaches malades transmettant à l’homme une maladie neurodégénérative, dite «de Creutzfeldt-Jakob».

 

Fiscalité énergétique sur le carburant ou la viande ?

Fiscalité énergétique sur le carburant ou la viande

Au motif que la production de viande mobilise 70 % des terres agricoles exploitées et qu’elle contribue donc au dérèglement climatique et au gaspillage, David Chauvet, juriste, essayiste et défenseur des droits des animaux propose dans le Figaro de taxer la viande au lieu du carburant. Une proposition qui risque évidemment de faire polémique non seulement chez les producteurs mais aussi chez les consommateurs pas prêts à réduire leur consommation et à modifier leur régime alimentaire. On sait par ailleurs qu’il faut 10 fois plus d’espace pour produire une protéine d’origine animale par rapport à une protéine d’origine végétale. «Il faut que l’on traite la viande comme toute autre activité polluante», soutient l’auteur de «Une Raison de lutter. L’avenir politique et philosophique de la viande» (L’Âge d’homme, 2017. Chaque Français consomme 1,5 kilo de viande par semaine, trois fois plus que ce que préconisent les nutritionnistes. Outre des problèmes de santé (diabète, obésité, cancer…), l’élevage contribue fortement au réchauffement climatique. L’élevage intensif provoque des déforestations massives en Amérique Latine, des conflits d’usage des terres puisque la production d’un kg de viande nécessite 323m2 de terre, selon WWF, et 70% des surfaces agricoles sont consacrées à nourrir le bétail. L’élevage puise aussi dans les réserves d’eau, puisque par exemple la production d’un kilo de bœuf mobilise plus de 15.000 litres d’eau. L’élevage est aussi gourmand en énergie, en raison du transport du bétail, et en électricité nécessaire au chauffage des bâtiments. L’élevage contribue aussi à la pollution des sols et de l’air: selon la FAO, l’élevage est responsable de 15% des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde, soit autant que l’ensemble du secteur du transport. Par exemple, la production d’un kilo de viande de veau rejette autant de gaz à effet de serre qu’un trajet automobile de 220 km. Celle d’un kilo de bœuf équivaut, elle, à un trajet de 70 km, selon le planetoscope. . Une étude de l’université d’Oxford estime de son côté que des surtaxes de 40% sur le bœuf, de 20% sur le lait et 15% sur l’agneau réduiraient de 13% la consommation de bœuf, de 8% celle du lait et de 6% la production d’agneau. «Si vous devez payer 40% de plus pour manger un steak, vous préférerez en manger une fois par semaine plutôt que deux», indiquent les auteurs de l’étude. La mesure est un moyen efficace d’éviter un milliard de tonnes de gaz à effet de serre, affirme l’étude. «Nous démontrons que la tarification des aliments en fonction de leurs impacts climatiques pourrait non seulement entraîner une réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais en plus, conduire les populations à avoir une alimentation plus saine dans presque tous les pays du monde», conclut Dr Marco Springmann, directeur de l’étude.

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Par Salomé Tenenbaum, co-fondatrice de la startup Vegg’up (*). Article de la Tribune.

 

« Une des façons de réduire rapidement son impact environnemental est d’adopter une alimentation moins riche en protéines animales, et notamment une alimentation moins carnée. En effet, l’élevage est responsable d’une énorme part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde : en 2013, la FAO affirme que 14,5% des émissions sont induites par ce secteur, soit plus que le secteur du transport. L’élevage est également extrêmement consommateur de ressources : par exemple, il faut jusqu’à 15.000 fois plus d’eau pour produire un kilo de bœuf qu’un kilo de blé (en consommation directe et indirecte).Sans parler d’une alimentation totalement végétarienne ou vegan, réduire sa consommation de viande est donc une façon de faire un geste pour la planète, et de participer à une réduction globale de la demande, et donc de l’offre.

Lorsqu’on parle d’alimentation vegan, beaucoup l’associent à la tendance « healthy » venue tout droit des Etats-Unis, et à une mode plus qu’à un phénomène de société. Pourtant, après avoir été un signe de richesse pendant les 30 glorieuses, la consommation de viande par habitant en France a tendance à diminuer structurellement, selon une étude Xerfi publiée en avril 2017. On estime en effet que 25 à 30% de la population est flexitarienne : ce néologisme désigne les consommateurs qui réduisent durablement leur consommation de viande, pour n’en manger qu’une à deux fois par semaine, en adoptant des repas végétariens ou vegan plus régulièrement. Loin d’être une niche, l’alimentation végétale se généralise en France, pour des raisons à la fois éthiques (bien-être animal, écologie), de santé, et économiques (la viande est un aliment qui coûte cher). En France, l’approche flexitarienne semble être plus acceptée que le régime vegan, considéré de fait comme militant voire extrémiste. On constate que ce phénomène ne se reproduit pas dans d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Dans ces pays, le régime vegan est devenu presque banal et répandu. En 2017, 6% de la population américaine se proclamait vegan, contre seulement environ 1% en France. Dans le monde, les recherches Google sur le mot « vegan » ont triplé entre 2012 et 2017. Comme sur de nombreux phénomènes de société, la France est en retard par rapport à d’autres pays développés, car plus conservatrice. Les récentes actions dénonçant les violences dans les abattoirs, ou la destruction de boucheries, ont un résultat ambigu : si elles ont le mérite de sensibiliser, elles sont également très radicales et clivantes. Couplée à ces actions coup de poing qui sensibilisent de manière parfois violente, une approche bienveillante et positive est souhaitable pour provoquer le changement. Une telle approche peut aider chacun à faire un pas à sa mesure vers l’alimentation végétale. Car en France, où les plats gastronomiques contiennent très souvent de la viande, devenir végétarien, voire vegan, peut paraître tout simplement inatteignable pour une grande partie de la population. Une approche plus ludique et positive est à favoriser, pour qu’une réduction de la consommation de viande soit vue non pas comme un renoncement, mais plutôt comme une amélioration de notre quotidien. En passant de 7 repas par semaine contenant de la viande à 4, un consommateur a en réalité un impact énorme sur la planète. Mais pour que ce changement doit durable, il doit apporter un bénéfice pour l’individu lui même, et pas seulement pour une cause plus grande que lui. Adopter une alimentation plus respectueuse de l’environnement peut être un moteur, mais on peut aussi se dire que ce n’est pas une seule personne qui fera la différence. D’une façon générale, les comportements plus responsables sont adoptés de façon durable lorsqu’ils ont un impact plus direct sur la vie d’un consommateur : économie d’argent, meilleure santé, …Mettre en avant la gourmandise des plats végétariens ou vegan, la richesse des aliments que l’on peut découvrir, et leurs bienfaits sur la santé, sont autant d’éléments positifs qui permettent de faire perdurer le changement et d’avoir un impact à une plus grande échelle. La gourmandise et le bien-être sont des moteurs plus terre à terre, mais surtout plus concrets. Pourtant, l’impact est bien collectif : 5.400 repas sans viande économisent ainsi ensemble une émission de CO2 équivalente à 20 vols Paris-New York. Il est aujourd’hui indéniable que l’alimentation végétale a un impact positif sur notre planète.

Chacun peut donc, à son échelle, contribuer rapidement à construire un mode d’alimentation plus durable, en changeant pas à pas ses habitudes alimentaires.

——-

(*) Vegg’up développe une application mobile pour aider les consommateurs à réduire leur consommation de viande en adoptant une alimentation gourmande et équilibrée.

Manger moins de viande

 

Manger moins de viande

La recommandation  du  Dr Arnaud Cocaul médecin nutritionniste qui  constate, jeudi 6 septembre, sur franceinfo, « une prise de conscience » et  la nécessité, selon lui, de diminuer sa consommation de viande.

 

Franceinfo : Constatez-vous cette baisse au quotidien, et la conseillez-vous ?

Arnaud Cocaul : Je constate au quotidien que les patients qui viennent me voir font état de nouvelles habitudes alimentaires ou nouvelles tentations alimentaires. Il est vrai que l’on voit monter, de plus en plus, une prise de conscience quant au fait que l’on ne peut pas continuer à manger de la viande et que sept milliards d’individus ne peuvent pas tous être nourris avec de la viande. Je conseille, en tant que nutritionniste, effectivement, de diminuer la viande, et d’aller vers des portions plus raisonnables en quantité, et également vers une qualité accrue, de faire attention à la traçabilité, etc.… Et j’accompagne éventuellement les patients qui tentent d’aller vers le veganisme ou le végétalisme, de façon à ce qu’ils ne soient pas carencés en quoi que ce soit, en particulier en fer.

Les Français mangeaient en moyenne 153 g de produits carnés par jour en 2007, 135 g en 2016. A quoi cela correspond-il ?

Un steak moyen correspond, à peu près, à 120 g. Si vous prenez une entrecôte, certaines peuvent atteindre 500 g. On recommande, actuellement, d’après le dernier rapport de l’OMS qui va être dans le Programme national Nutrition-Santé quatrième version, de manger 500 g par semaine au maximum, et, au niveau de la charcuterie, d’être encore plus raisonnable, puisqu’il faut être à moins de 150 g.

Cette baisse concerne à peu près tout le monde, mais les jeunes continuent à manger pas mal de viande. Est-ce un problème ?

Un rapport, l’an passé, a mis en avant que le plat numéro un des Français était le hamburger. Donc, on continue à manger de la viande, mais les gens veulent avoir plus de qualité, que ce soit plus goûtu, et avoir une traçabilité. Les scandales sanitaires à répétition ont fait du mal à la confiance des consommateurs envers les industriels, et les industriels doivent absolument, maintenant, être transparents. Dès que vous avez un scandale, immédiatement, c’est répercuté sur les habitudes alimentaires : vous avez un scandale sur du lait, il va y a avoir une diminution du lait. Vous avez un scandale sur la viande, comme les lasagnes à la viande de cheval, c’est immédiatement suivi d’une conséquence, un boycott.

Dans ce cas, c’est un phénomène durable…

Il y a une prise de conscience du fait qu’il y a une surexploitation des bovins, des conditions d’abattage qui sont d’autant moins acceptables maintenant qu’il y a des images : en 2018 les gens voient comment cela se passe, et cela les traumatise. Et puis, on voit bien aussi qu’il y a cette industrialisation effrénée, surtout aux Etats-Unis, avec de la viande qui est avec des hormones, des antibiotiques, etc.… et que cela a des répercussions, en fonction du mode d’élevage et en fonction de la façon dont la bête a été abattue, sur votre propre organisme. Vous allez créer des agents qui peuvent être agressifs sur votre propre santé et aller jusqu’à modifier votre ADN.

Par quoi remplace-t-on la viande si on ne veut pas être vegan ou végétarien ?

Il y a beaucoup de gens qui vont vers la volaille. Il est vrai que l’on recommande d’aller vers la volaille, pourquoi pas, toujours avec cette notion de traçabilité et faire en sorte que les bêtes soient élevées dans des conditions adéquates et en plein air. Les œufs sont une source de protéines pas chère. Il faut absolument réhabiliter les légumineuses, même si là, nous sommes plus dans le végétalien. C’est d’ailleurs ce que nous recommandons dans le Programme national Nutrition-Santé : avoir une consommation plus accentuée de lentilles, de pois chiche, etc.… Vous pouvez avoir le steak de soja, pour ceux qui apprécient, les fruits de mer : les huîtres, les moules. Nous rentrons en période de moules, c’est excellent au niveau protéique, je recommande.

 

Viande bovine: 3 ministres pour un programme humanitaire

 

 

Alors que les cours sont au plus bas pour la viande (en France parfois autour de trois euros le kilo et deux euros pour les bêtes de réforme,  soit très loin du prix de revient),  les ministres de l’agriculture recherchent une solution pour trouver  la fois des débouchés et pour diminuer l’offre. Stéphane Le Foll et ses homologues allemand et polonais, Christian Schmidt et Krzysztof Jurgiel, «  invitent la Commission européenne à travailler sur la mise en place d’un programme d’aide humanitaire +en nature+ portant sur des produits à base de viande bovine, au bénéfice des pays faisant face à un afflux de réfugiés », indique le ministère français de l’Agriculture dans ce communiqué. Les éleveurs français avaient déjà évoqué cette idée en marge du récent salon de l’élevage Space à Rennes, mais avaient alors reçu une fin de non-recevoir du Commissaire européen, Phil Hogan, selon un professionnel de la filière. Les professionnels du secteur avaient ensuite réitéré cette demande début octobre, lors du Sommet de l’élevage en Auvergne. Selon Guy Hermouet, président de la section bovins au sein de la Fédération interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), cette opération permettrait « d’aider des zones en état de guerre ou en grande difficulté en raison des migrants », mais aussi d’assainir le marché européen de la viande dont les cours s’effondrent, en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Selon la Fédération Nationale Bovine, près d’un million de vaches laitières de plus qu’en 2015 vont en effet être abattues en 2016 dans l’ensemble des 28 pays membres de l’UE, afin de réduire drastiquement la production et soutenir ainsi les cours du lait. Les professionnels affirment s’être inspirés des Américains pour faire leur proposition. L’UE aide déjà financièrement les pays voisins de la Syrie – Turquie, Liban, Jordanie – qui accueillent des millions de réfugiés.

(Avec AFP)

 

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