Archive pour le Tag 'vertes'

Déconfinement: dans les zones vertes, les restaurants vont reprendre du service

Déconfinement: dans les zones vertes, les restaurants vont reprendre du service

Les premiers établissements rouvriront le 2 juin, avec au moins un mètre entre chaque client. Un protocole sanitaire a été signé entre les professionnels du secteur et les autorités.

Les restaurateurs se préparent à reprendre leur activité, en supprimant des tables. Dans les zones vertes, les premiers rouvriront le 2 juin ; les autres attendent toujours d’être fixés sur leur sort. L’espace à réserver entre chaque client était devenu l’enjeu numéro un de la réouverture. Pour des raisons sanitaires, le gouvernement plaidait pour deux mètres, soit un périmètre de 4 mètres carrés par client, comme dans les bureaux. Sous la pression des professionnels, représentés par Sébastien Bazin, le PDG d’Accor, l’espace a été réduit à un mètre.

Un accord a été trouvé ce week-end. Il ouvre la voie à une reprise, même difficile. «Depuis le début, les restaurateurs proposent un mètre de distance entre chaque client, confie Hubert Jan, responsable restauration à l’Umih. Le Conseil scientifique avait fait pression sur le gouvernement pour que ce soit 2 mètres. Cette obligation empêchait les professionnels de rouvrir, en les tuant économiquement. Le bon sens des uns et des autres l’a emporté.»

Malgré leurs différences, petits indépendants comme grands groupes ont proposé un protocole de déconfinement commun, avec des règles de bonne conduite sanitaire. Ce document de 10 pages, signé par les autorités et les professionnels, et que s’est procuré Europe 1, vient confirmer cette distance d’un mètre. Chaque tablée (de 10 personnes maximum) devra être servie par un même membre du personnel, qui devra se laver les mains toutes les 30 minutes ou porter des gants. Pour les menus, la version papier devra être évitée au maximum, selon le document, qui suggère de recourir à un support numérique, une présentation orale ou encore une ardoise maintenue à distance. Les clients seront tenus de se désinfecter les mains s’ils n’ont d’autre choix que de toucher la version papier. Les buffets seront autorisés, sous réserve de la mise en place d’un sens de circulation et d’un marquage au sol. Il en va de même aux toilettes, «où les distances de sécurité devront être clairement matérialisées en cas de file d’attente», explique Europe 1. Un référent Covid-19 chargé de veiller à l’application de ces règles devra être nommé.

La restauration avec service à table est essentiellement constituée de petits établissements: 90 % de l’activité est réalisée par des entreprises de moins de dix salariés, qui disposent de petites surfaces. «Avec un mètre de distance, on peut estimer que les professionnels perdront entre 40 et 50 % de chiffre d’affaires, calcule Hubert Jan. Les restaurateurs qui sont dans les zones touristiques vont pouvoir rouvrir. Dans les grandes zones urbaines comme Paris, beaucoup attendront septembre.»

 

 

 

Beaucoup d’emplois sont en jeu. À elle seule, la profession emploie 830.000 personnes dans 206.800 cafés, bars et restaurants. À l’arrêt depuis le 14 mars, elle vit sous perfusion d’aides (chômage partiel, prêts garantis par l’État, reports et annulations de charges…). Le plan de relance à 18 milliards d’euros du gouvernement doit permettre d’éviter des faillites. Mais il y en aura.

Unmute

Ecologie : « des obligations vertes nocives »

Ecologie : « des obligations vertes nocives »

 

 

L’économiste Florian Abadie, spécialiste de régulation financière dans une organisation internationale,  démontre, dans une tribune au « Monde », que le recours aux obligations souveraines (OAT) vertes a tout de la fausse bonne idée pour préserver l’environnement; cela en raison notamment du cout de ces emprunts.

 

Tribune. 

 

En janvier, l’obligation souveraine verte française fêtait ses trois ans. C’est l’occasion de revenir sur cet instrument dont la contribution à la transition écologique n’est pas dénuée d’ambiguïté.

La contribution de la finance à la lutte contre le réchauffement climatique et à la préservation de l’environnement est indispensable pour que l’Europe atteigne la neutralité carbone d’ici 2050. Dans ce contexte, d’aucuns se félicitent que de plus en plus d’Etats émettent des obligations souveraines vertes.

Celle-ci se distingue de l’obligation ordinaire en ce qu’elle est émise pour financer un projet spécifique participant à la sauvegarde de l’environnement ou à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le cadre d’une obligation souveraine verte, l’objectif est double : financer un projet ou un investissement public vert et créer un effet d’entraînement pour les émetteurs privés. En émettant des obligations « vertes », les Etats fournissent aux investisseurs privés un produit de référence et assurent la liquidité et le bon fonctionnement de ce marché. En somme, elle contribuerait à mettre la finance au service de la transition écologique.

Pourtant le recours aux obligations souveraines vertes a tout de la fausse bonne idée. D’abord, elles augmentent le coût de financement de l’Etat. Comparées aux obligations souveraines ordinaires (les obligations assimilables du Trésor, ou OAT), les obligations souveraines vertes (OAT vertes) constituent un produit nouveau.

 

Par conséquent, l’émission d’OAT vertes segmente le marché de la dette publique en créant un nouveau compartiment. Les OAT vertes représentant moins de 1 % de la dette publique française, une prime de liquidité (c’est-à-dire un taux d’intérêt plus élevé), reflétant la plus grande difficulté qu’un détenteur d’OAT verte aura pour trouver un acheteur, s’applique à ce produit. 

Actuellement, du fait de l’environnement de taux bas et des facilités d’endettement de l’Etat français, cette prime est faible, de l’ordre de 4 à 5 points de base. Mais cette prime pourrait augmenter, notamment en période de stress sur les marchés : en cas de phénomène de « course à la liquidité », il est probable que les investisseurs se tournent vers les OAT ordinaires au détriment des OAT vertes.

En outre, les obligations vertes sont soumises à des exigences de reporting particulières, notamment pour permettre aux investisseurs de s’assurer que les fonds servent effectivement à des projets en faveur de l’environnement. Ainsi, l’émetteur publie des rapports spécifiques pour l’émission de ces obligations. Ces exigences d’information supposent de consacrer des ressources dédiées, augmentant ainsi le coût d’émission d’une OAT verte comparé à celui d’une OAT classique.

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

 

L’ingénierie financière française pour augmenter la dette publique ou privée est sans limite. La France se félicite d’être le premier Etat au monde à se lancer sur le marché des « green bonds », ont annoncé vendredi 2 septembre le ministère de l’Environnement et Bercy, confirmant les propos tenus par François Hollande lors de la Conférence environnementale d’avril dernier. En clair on va emprunter encore davantage et mécaniquement augmenter  la. La seule différence c’est qu’on aura passé un coup de peinture verte pour donner une légitimité à ses nouveaux emprunts. Personne ne peut être opposé évidemment aux j’investis dans des styles investissements destinés à l’écologie. Pour autant il aurait sans doute été souhaitable de financer les opérations de transition écologique par redéploiement des moyens financiers existants. Pour deux raisons la première étant  que la protection de l’environnement ne nécessite pas nécessairement de moyens financiers supplémentaires, bien au contraire. Exemple dans l’agriculture. La seconde raison c’est que ces obligations vont contribuer à accroître un endettement déjà démesuré et qu’il sera très délicat d’évaluer le caractère réellement écologique de ces nouveaux emprunts. Même si certains font seront utiles aux entreprises et à la protection de l’environnement. Par ailleurs le statut de ces emprunts verts demeure encore relativement flou quand à la nature et au niveau d’insertion des collectivités et entreprises publiques dans l’opération. Les « green bonds », ces obligations destinées à financer des projets à vocation environnementale, ne seront bientôt plus seulement l’affaire des institutions publiques et des entreprises. L’an prochain, si bien sûr les conditions de marché le permettent, un premier pays s’essaiera à l’émission de « green bonds », et cet Etat n’est autre que la France. L’Hexagone « confirme son rôle moteur, dans la continuité des ambitions de l’accord de Paris sur le Climat de décembre dernier, en devenant le premier Etat au monde à émettre un emprunt vert », a souligné Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, vendredi 2 septembre, dans un communiqué publié conjointement avec Michel Sapin. « L’arrivée de l’Etat français sur le marché des obligations vertes permettra d’en accélérer le développement, pour faire de Paris l’une des places financières de référence dans le soutien à la transition énergétique », a complété le ministre de l’Economie et des Finances. Cette annonce est en réalité une confirmation : le 25 avril dernier, dans le cadre de la quatrième Conférence environnementale, le président de la République François Hollande avait indiqué que le pays s’apprêtait à entrer sur le marché des obligations vertes. Dans quelles proportions ? Si le communiqué du ministère de l’Environnement et de Bercy se borne à évoquer « une opération de plusieurs milliards d’euros », celui du WWF France est en revanche beaucoup plus précis, qui mentionne « un engagement concret portant sur 9 milliards d’euros sur trois ans », afin, notamment, de financer les investissements « verts » du troisième Programme d’investissements d’avenir. L’organisation indépendante spécialisée dans la protection de l’environnement « se félicite » par ailleurs dans un communiqué de cette prochaine incursion de l’Etat français sur le marché des « green bonds. » Cité dans le communiqué, Pascal Canfin, directeur général du WWF France, voit dans cette démarche « deux effets positifs importants. » A commencer par la sécurisation « de 9 milliards de financement public pour la transition écologique, quel que soit le résultat des futures échéances électorales. » Ensuite, la France pourrait faire des émules parmi les autres pays qui réfléchissent à investir le marché des obligations vertes, à l’image de la Chine et du Royaume-Uni. Pour mémoire, le jeune marché des « green bonds » s’est développé à partir de 2007, avec des émissions lancées par des institutions publiques telles que la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale, pour financer des projets ayant trait aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, entre autres. Plus récemment, des entreprises comme EDF, Air Liquide, Engie et Schneider Electric se sont à leur tour lancées sur ce marché, afin, bien sûr, de financer des projets contribuant à la transition écologique, mais également dans le but de diversifier leur base d’investisseurs. Les collectivités territoriales sont elles aussi entrées dans la danse, avec, par exemple, les obligations vertes émises en 2012 par les régions Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour financer des projets de transports en commun ou de rénovation énergétique de bâtiments. Le marché mondial des obligations vertes, qui ne s’élevait encore qu’à 13 milliards de dollars en 2013, a ainsi bondi à 48 milliards de dollars en 2015, et devrait atteindre les 100 milliards cette année, d’après les chiffres de Bercy et du ministère de l’Environnement. Un développement spectaculaire, qui ne doit pas faire oublier que le marché des obligations vertes pèche encore par son manque de transparence sur la qualification « verte » des projets qu’il doit servir à financer.

(Avec AFP et RTL)

Automobile : pastilles vertes pour véhicules peu polluants seuls autorisés à circuler certains jours

 

Automobile : pastilles vertes pour véhicules peu polluants seuls autorisés à circuler certains jours

 

Le gouvernement envisage de relancer la pastille de couleur verte pour identifier les véhicules les moins polluants, selon Le Parisien. « Les villes ont besoin d’outils pour contrôler les véhicules et mieux les réguler, et grâce à la pastille elles pourront, en cas de pic de pollution et selon leurs besoins, instaurer plus facilement des limitations de circulation ou des régulations de vitesse », explique au journal une source au ministère des Transports. Le dispositif avait été lancé à l’été 1998 et la pastille était décernée aux véhicules électriques, au gaz, ainsi que les véhicules d’essence vendus après 1993 et les Diesel vendus après 1997. Ces voitures sur lesquelles étaient apposées une petite étiquette verte étaient alors autorisées à circuler lors des jours de forte pollution, un système qui s’ajoutait au dispositif de circulation alternée suivant le dernier chiffre, pair ou impair, de la plaque d’immatriculation. Le dispositif a toutefois été abandonné en 2003. L’association « 40 millions d’automobiliste » est aussitôt montée au créneau contre une « mesure discriminatoire ». « Si on souhaitait chasser des villes les foyers les plus modestes, on ne s’y prendrait pas mieux », déplore Daniel Quéro, président de l’association, dans un communiqué. « La pastille verte est une mesure discriminatoire qui renforce l’idée d’une exclusion sociale des plus modestes qui n’ont pas les moyens financiers de renouveler leur véhicule ». Pour l’association, « il serait préférable de mettre en place une politique d’incitation au renouvellement des véhicules par le biais d’une prime à l’achat d’une auto d’occasion plus récente et moins polluante. »




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