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Environnement- Bruno Le Maire se met au vert » bidon »

Environnement- Bruno Le Maire se met au vert » bidon »

Le ministre de l’économie a clairement fermé la porte à toute mesure financière concernant le changement climatique:
« la porte du ministère des Finances, elle est fermée », a averti Bruno Le Maire, ce jeudi . Pour compenser il fait semblant d’inciter les grandes entreprises à donner un coup de peinture verte sur leur politique. On voit mal ce que pourrait faire en supplément des entreprises comme EDF ou la SNCF d’autant que leur avenir dépend largement des questions de financement des investissements et des conditions d’exploitation décidées par le gouvernement.

Ce jeudi, les ministres Bruno Le Maire et l’inutile Christophe Béchu ont tenu une conférence de presse au terme d’une réunion avec « les représentants des filières économiques ainsi que des organisations syndicales pour lancer les travaux sur l’adaptation des entreprises au changement climatique ».

Bref Bruno le maire repeint aussi en vert son discours avec sans doute la préoccupation d’un bilan un peu plus présentable pour sa candidature aux présidentielles de 2027. Un discours d’ailleurs assez pathétique histoire discrètement de contrer le discours du Premier ministre.

« Le changement climatique est déjà là, a acté le locataire de Bercy. (…) [Les catastrophes climatiques] créent des souffrances pour nos compatriotes. (…) Nous ne pouvons pas attendre, et il ne suffit pas de fixer des grands plans : il faut prendre des décisions immédiates (…) afin d’anticiper pour protéger et faciliter la vie de nos compatriotes. »

Bruno Le Maire a mis l’accent sur trois mesures. Il a notamment mis en exergue la nécessité pour les transports publics et les entreprises énergétiques « d’être résistants au changement climatique ». « Je demande donc que toutes les grandes entreprises publiques, je pense à la SNCF, EDF, RTE, nous fournissent d’ici fin 2024 un plan détaillé d’adaptation au changement climatique », a-t-il exigé.
Bref la nullité, la démagogie qui le dispute à l’impuissance. Et la manifestation très nette que le ministre de l’économie se prend en fait pour le premier ministre.

Changement climatique Bruno Le Maire se met au vert « bidon »

Changement climatique Bruno Le Maire se met au vert » bidon »

Le ministre de l’économie a clairement fermé la porte à toute mesure financière concernant le changement climatique:
« la porte du ministère des Finances, elle est fermée », a averti Bruno Le Maire, ce jeudi . Pour compenser il fait semblant d’inciter les grandes entreprises à donner un coup de peinture verte sur leur politique. On voit mal ce que pourrait faire en supplément des entreprises comme EDF ou la SNCF d’autant que leur avenir dépend largement des questions de financement des investissements et des conditions d’exploitation décidées par le gouvernement.

Ce jeudi, les ministres Bruno Le Maire et l’inutile Christophe Béchu ont tenu une conférence de presse au terme d’une réunion avec « les représentants des filières économiques ainsi que des organisations syndicales pour lancer les travaux sur l’adaptation des entreprises au changement climatique ».

Bref Bruno le maire repeint aussi en vert son discours avec sans doute la préoccupation d’un bilan un peu plus présentable pour sa candidature aux présidentielles de 2027. Un discours d’ailleurs assez pathétique histoire discrètement de contrer le discours du Premier ministre.

« Le changement climatique est déjà là, a acté le locataire de Bercy. (…) [Les catastrophes climatiques] créent des souffrances pour nos compatriotes. (…) Nous ne pouvons pas attendre, et il ne suffit pas de fixer des grands plans : il faut prendre des décisions immédiates (…) afin d’anticiper pour protéger et faciliter la vie de nos compatriotes. »

Bruno Le Maire a mis l’accent sur trois mesures. Il a notamment mis en exergue la nécessité pour les transports publics et les entreprises énergétiques « d’être résistants au changement climatique ». « Je demande donc que toutes les grandes entreprises publiques, je pense à la SNCF, EDF, RTE, nous fournissent d’ici fin 2024 un plan détaillé d’adaptation au changement climatique », a-t-il exigé.
Bref la nullité, la démagogie qui le dispute à l’impuissance. Et la manifestation très nette que le ministre de l’économie se prend en fait pour le premier ministre.

Nouveau capitalisme vert : une mystification

Nouveau capitalisme vert : une mystification

Dans un entretien au « Monde », J ean-Baptiste Fressoz , auteur de « Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie » souligne que décarboner nos sociétés en ayant recours à l’idéologie du nouveau capitalisme vert est une mystification ( dans » Le Monde »).

Historien des sciences, des techniques et de l’environnement, Jean-Baptiste Fressoz est chercheur au Centre national de la recherche scientifique et enseignant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’Ecole des ponts ParisTech. Il a notamment publié L’Evénement anthropocène. La Terre, l’histoire et nous (avec Christophe Bonneuil, Seuil, 2013), et Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle (avec Fabien Locher, Seuil, 2020). Il tient une chronique mensuelle pour Le Monde. Dans Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie (Seuil, 416 pages, 24 euros), il remet en cause l’histoire linéaire et « phasiste » de la transition énergétique, qui incarne, selon lui, « l’idéologie du capital au XXIe siècle ».

Pourquoi la transition énergétique, tant annoncée et souhaitée, n’aura-t-elle, selon vous, pas lieu ?

Je suis un historien et je ne suis pas payé pour prédire le futur. L’argument de mon livre n’est pas de dire que la transition est impossible car elle n’a pas eu lieu par le passé. Je propose un regard nouveau sur l’histoire des énergies qui permet d’identifier des facteurs conduisant à leur accumulation. Je constate aussi que l’idée de transition énergétique est récente. Personne ou presque n’en parle avant les années 1970. Et elle ne part pas d’un constat empirique. Elle apparaît dans la futurologie avant d’être reprise par les historiens sans trop de recul critique.

L’histoire a joué un rôle idéologique discret mais central dans la construction de ce futur réconfortant. Si vous y prêtez attention, vous verrez que de nombreux politiciens, et même des experts, font souvent cette analogie : face au changement climatique, il nous faudrait réaliser une nouvelle transition énergétique, voire une troisième révolution industrielle – après la première du charbon et la deuxième du pétrole – fondée cette fois-ci sur les renouvelables et, ou, le nucléaire.

Ce genre de récit « phasiste » du monde matériel ne mène nulle part. L’industrialisation des XIXe et XXe siècles ne peut se prévaloir d’aucune transition. On ne passe pas du bois au charbon et encore moins, bien évidemment, du charbon au pétrole. Non seulement les énergies s’accumulent, ce qui est une évidence statistique, mais cette accumulation est symbiotique.

Environnement- Budget vert de l’État : largement du pipeau

Environnement- Budget vert de l’État : largement du pipeau

Il y a évidemment les déclarations ronflantes du gouvernement et de Macron évidemment en faveur de la transition écologique et du verdissement du budget de l’État. Mais il y a aussi les réalités financières et des mesures écologiques finalement assez anecdotiques voire contradictoires. Ce que reconnaît même Jean-René Cazeneuve rapporteur du budget de la majorité. Le concept du » budget vert » vise à « décrire » les recettes et les dépenses du budget de l’Etat, en faveur ou non, de la transition écologique. Le problème est politique mais aussi méthodologique. Il est bien difficile en général de distinguer ce qui est clairement vert, neutre ou le contraire et à quelle échéance. Surtout compte tenu des interactions systémiques notamment internationales entre secteurs et même à l’intérieur d’une même activité.

Dans un rapport consacré aux lois fiscales dévoilé ce mercredi 20 septembre, le rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve (Renaissance) a dressé un bilan mitigé de ce budget vert.

« La méthodologie du budget vert a bien évolué en trois exercices. Mais des points d’amélioration sont à envisager, car beaucoup de dépenses ne peuvent pas être cotées. Au sein du budget vert, les dépenses neutres sont majoritaires. Des ajustements sont envisageables », a déclaré l’élu en Commission des finances au Palais Bourbon.

Pour rappel, le budget vert vise à classer les dépenses du budget de l’Etat en trois catégories : neutre, favorable ou défavorable à l’environnement.

Parmi les failles pointées dans l’épais rapport de 139 pages, figurent certaines niches fiscales néfastes à l’environnement. C’est notamment le cas du crédit d’impôt recherche (CIR). Cette dépense fiscale, classée comme neutre, bénéficie à un grand nombre d’entreprises tricolores (21.000) pour un montant en hausse constante. S’agissant de cette année, le PLF 2023 évalue le coût de cette niche à 7,1 milliards d’euros.

Budget vert de l’État : largement du pipeau

Budget vert de l’État : largement du pipeau

Il y a évidemment les déclarations ronflantes du gouvernement et de Macron évidemment en faveur de la transition écologique et du verdissement du budget de l’État. Mais il y a aussi les réalités financières et des mesures écologiques finalement assez anecdotiques voire contradictoires. Ce que reconnaît même Jean-René Cazeneuve rapporteur du budget de la majorité. Le concept du » budget vert » vise à « décrire » les recettes et les dépenses du budget de l’Etat, en faveur ou non, de la transition écologique. Le problème est politique mais aussi méthodologique. Il est bien difficile en général de distinguer ce qui est clairement vert, neutre ou le contraire et à quelle échéance. Surtout compte tenu des interactions systémiques notamment internationales entre secteurs et même à l’intérieur d’une même activité.

Dans un rapport consacré aux lois fiscales dévoilé ce mercredi 20 septembre, le rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve (Renaissance) a dressé un bilan mitigé de ce budget vert.

« La méthodologie du budget vert a bien évolué en trois exercices. Mais des points d’amélioration sont à envisager, car beaucoup de dépenses ne peuvent pas être cotées. Au sein du budget vert, les dépenses neutres sont majoritaires. Des ajustements sont envisageables », a déclaré l’élu en Commission des finances au Palais Bourbon.

Pour rappel, le budget vert vise à classer les dépenses du budget de l’Etat en trois catégories : neutre, favorable ou défavorable à l’environnement.

Parmi les failles pointées dans l’épais rapport de 139 pages, figurent certaines niches fiscales néfastes à l’environnement. C’est notamment le cas du crédit d’impôt recherche (CIR). Cette dépense fiscale, classée comme neutre, bénéficie à un grand nombre d’entreprises tricolores (21.000) pour un montant en hausse constante. S’agissant de cette année, le PLF 2023 évalue le coût de cette niche à 7,1 milliards d’euros.

Environnement-Le mythe du lithium « dit vert »

Environnement-Le mythe du lithium « dit vert »

L’extraction de lithium : une technique gourmande en énergie et en eau, Il est pourtant présenté comme la ressource verte par excellence puisque indispensable actuellement dans les batteries.( extrait dun papier de la Tribune)


« Il faut arrêter avec le mythe de la mine propre ! Tout ça c’est de la communication et du flan. On ne sait pas extraire de la matière du sous-sol de façon propre car, une mine, ça implique toujours à côté une grosse usine chimique de transformation, ce qui entraîne une exploitation, et à terme une pollution, de l’eau et des quantités importantes de déchets qu’on ne sait pas gérer », s’est insurgé Antoine Gatet, vice-président de France nature environnement (FNE).

Actuellement, bien que des alternatives apparaissent, le lithium est obtenu uniquement dans des mines de roche ou par évaporation de saumure. Extraire le lithium des roches est la technique utilisée, notamment en Australie, premier producteur au monde, et en Chine. Pour cela, il est nécessaire dans un premier temps de les broyer. De l’eau est ensuite ajoutée pour former une pâte qui sera placée dans un réservoir où de l’air insufflé permet de séparer le lithium de la roche.

Après filtration, la poudre de lithium obtenue est encore raffinée. Elle est ainsi chauffée à une température pouvant atteindre jusqu’à 1.000 degrés. Des produits chimiques et de l’eau sont ensuite ajoutés avant filtrage, peut-on lire dans un article de 2020 de la revue spécialisée Minerals Engineering.

Le processus, qui prend entre un et deux mois, est coûteux du fait de sa forte consommation énergétique. En outre, l’utilisation d’eau et de produits chimiques la rend peu respectueuse de l’environnement.

Dans le « triangle du lithium », constitué par les déserts de sel d’Argentine, de Bolivie et du Chili qui abritent les plus grands gisements de lithium identifiés au monde, le métal se trouve dans la saumure, un mélange d’eau et de sels.

Pour l’extraire, il faut pomper la saumure des profondeurs puis la placer dans des bassins géants afin que l’eau s’évapore. Une fois les sels solidifiés, ils vont tomber au fond des piscines après « 12, 14 ou 16 mois » en fonction des conditions climatiques, explique à l’AFP Corrado Tore, hydrogéologue de l’entreprise chilienne de lithium SQM.

La solution aqueuse obtenue est ensuite transférée vers une autre usine, d’où sortira, après filtration et ajout de produits chimiques, du carbonate de lithium et, dans certains cas, de l’hydroxyde. Bien que moins onéreuse, cette méthode d’extraction est également lente et surtout consommatrice de grandes quantités d’eau.

Des alternatives à l’extraction dans des mines ou par évaporation de saumure apparaissent néanmoins. Connues sous le nom d’ « extraction directe », ces techniques, en cours de développement, pourraient accélérer la production de lithium et réduire son empreinte environnementale.

Au Chili, SQM (une des deux entreprises autorisées à exploiter le désert d’Atacama d’où sont extraits 26% de la production mondiale) dit ainsi puiser en 2022 près de 400.000 litres d’eau par heure pour les besoins de son usine. Une inspection sur son site en 2013 avait révélé qu’un tiers des caroubiers, arbre rustique en raison de ses racines profondes, étaient morts, à cause du manque d’eau, a révélé ensuite une étude.

Les dangers de l’extraction du lithium « dit vert »

Les dangers de l’extraction du lithium « dit vert »

L’extraction de lithium : une technique gourmande en énergie et en eau, Il est pourtant présenté comme la ressource verte par excellence puisque indispensable actuellement dans les batteries.( extrait dun papier de la Tribune)


« Il faut arrêter avec le mythe de la mine propre ! Tout ça c’est de la communication et du flan. On ne sait pas extraire de la matière du sous-sol de façon propre car, une mine, ça implique toujours à côté une grosse usine chimique de transformation, ce qui entraîne une exploitation, et à terme une pollution, de l’eau et des quantités importantes de déchets qu’on ne sait pas gérer », s’est insurgé Antoine Gatet, vice-président de France nature environnement (FNE).

Actuellement, bien que des alternatives apparaissent, le lithium est obtenu uniquement dans des mines de roche ou par évaporation de saumure. Extraire le lithium des roches est la technique utilisée, notamment en Australie, premier producteur au monde, et en Chine. Pour cela, il est nécessaire dans un premier temps de les broyer. De l’eau est ensuite ajoutée pour former une pâte qui sera placée dans un réservoir où de l’air insufflé permet de séparer le lithium de la roche.

Après filtration, la poudre de lithium obtenue est encore raffinée. Elle est ainsi chauffée à une température pouvant atteindre jusqu’à 1.000 degrés. Des produits chimiques et de l’eau sont ensuite ajoutés avant filtrage, peut-on lire dans un article de 2020 de la revue spécialisée Minerals Engineering.

Le processus, qui prend entre un et deux mois, est coûteux du fait de sa forte consommation énergétique. En outre, l’utilisation d’eau et de produits chimiques la rend peu respectueuse de l’environnement.

Dans le « triangle du lithium », constitué par les déserts de sel d’Argentine, de Bolivie et du Chili qui abritent les plus grands gisements de lithium identifiés au monde, le métal se trouve dans la saumure, un mélange d’eau et de sels.

Pour l’extraire, il faut pomper la saumure des profondeurs puis la placer dans des bassins géants afin que l’eau s’évapore. Une fois les sels solidifiés, ils vont tomber au fond des piscines après « 12, 14 ou 16 mois » en fonction des conditions climatiques, explique à l’AFP Corrado Tore, hydrogéologue de l’entreprise chilienne de lithium SQM.

La solution aqueuse obtenue est ensuite transférée vers une autre usine, d’où sortira, après filtration et ajout de produits chimiques, du carbonate de lithium et, dans certains cas, de l’hydroxyde. Bien que moins onéreuse, cette méthode d’extraction est également lente et surtout consommatrice de grandes quantités d’eau.

Des alternatives à l’extraction dans des mines ou par évaporation de saumure apparaissent néanmoins. Connues sous le nom d’ « extraction directe », ces techniques, en cours de développement, pourraient accélérer la production de lithium et réduire son empreinte environnementale.

Au Chili, SQM (une des deux entreprises autorisées à exploiter le désert d’Atacama d’où sont extraits 26% de la production mondiale) dit ainsi puiser en 2022 près de 400.000 litres d’eau par heure pour les besoins de son usine. Une inspection sur son site en 2013 avait révélé qu’un tiers des caroubiers, arbre rustique en raison de ses racines profondes, étaient morts, à cause du manque d’eau, a révélé ensuite une étude.

Chili : »l’hydrogène vert » le moins cher du monde

Chili : »l’hydrogène vert » le moins cher du monde


Premier producteur mondial de cuivre, le Chili ambitionne également de devenir un acteur majeur dans la production d’hydrogène vert comme l’explique pour la Tribune Nicolás Grau, ministre chilien de l’Economie, qui détaille la stratégie du gouvernement pour faire du Chili, déjà très avancé dans sa transition, un leader des industries vertes. En réalité il y a beaucoup d’ambiguïtés sur le caractère réellement vert de l’industrie du Chili ( comme ailleurs) et les batteries électriques sont évidemment loin d’être vertes.
( dans la Tribune)

Avec la transition écologie et industrie verte, vous voyez l’image du Chili changer ?

Depuis dix ans, les préoccupations autour de l’environnement, climat et biodiversité en tête, bouleversent les économies de nombreux pays. Le Chili a l’opportunité de devenir un acteur majeur de la transition verte en tant que producteur de cuivre, de lithium et potentiellement de l’hydrogène vert le moins cher du monde. La lutte contre le réchauffement climatique va être le principal moteur de notre croissance. Les pays, surtout européens, s’en rendent compte. Ils voient le Chili comme un partenaire stratégique de la transition verte. L’urgence de la transition écologique donne au Chili un avantage économique significatif.

De notre point de vue, il est important d’enclencher une dynamique d’industrialisation au Chili pour faire monter en compétences notre économie et ainsi être capable de créer des liens entre des grands investisseurs mondiaux et nos entreprises, petites et grandes, d’avoir plus de transferts technologiques, et d’augmenter les salaires.

Quelles industries comptez-vous précisément développer ?

Dans le cas du lithium, nous avons l’opportunité de produire au Chili entre l’étape d’extraction du lithium et la fabrication des batteries. Les contrats signés avec les groupes miniers exploitant le lithium d’Atacama imposent que 25% de leur production serve ensuite à fabriquer quelque chose au Chili, avant éventuellement d’être réexportée. Voilà pourquoi nous voulons une compagnie nationale du lithium : pour développer ce genre de mécanisme de contreparties.

Des progrès ont été accomplis mais on peut encore continuer de remonter la chaîne de valeur. Nous maîtrisons déjà des procédés industriels sophistiqués. Porsche a inauguré une usine de carburants synthétiques au sud du Chili, alimentée en électricité éolienne pour produire de l’hydrogène vert, à partir duquel sera fabriqué le carburant.

Pour ce qui est de l’hydrogène vert, le Chili dispose de deux grands avantages. D’abord, le coût des énergies renouvelables est très bas parce que l’énergie solaire au Nord et l’énergie éolienne au Sud sont incroyablement fiables. Nous avons aussi accès à l’eau, à des ports, à des infrastructures.

Dans le même temps, notre transition vers les énergies renouvelables a été une vraie réussite sur les dix dernières années. Nous avons maintenant de l’expérience, du savoir-faire. Ce n’est pas juste du potentiel. Nous mettons déjà à profit ces avantages, ce qui explique l’expansion de notre production d’énergie renouvelable (ndlr, le pays vise 70% de consommation d’énergies renouvelables en 2030).

Comment allez-vous allez financer ces investissements colossaux ?

D’abord et principalement par des fonds privés. Mais l’investissement privé n’arrivera pas tout seul. Pour accélérer les immenses investissements requis dans l’industrie verte, nous avons créé un fonds de garantie, financé par des institutions internationales comme la Banque mondiale. Il est déjà doté d’un milliard de dollars pour fournir des garanties financières, capable d’attirer et de couvrir 12 milliards d’euros d’investissement au Chili. Cela va être une source de financement.

Notre stratégie est tellement ambitieuse que l’investissement public total pourrait être le double de ces 12 milliards de dollars. Le financement se fera par une combinaison de plusieurs instruments, entre autres ce que proposeront les entreprises privées, l’Etat chilien et la communauté internationale.

L’Amérique latine possède plus de la moitié des ressources connues de lithium. Vous partagez le plus grand gisement au monde avec la Bolivie et l’Argentine. Envisagez-vous un jour de créer un cartel du lithium pour en contrôler le prix, sur le modèle de l’OPEC avec le pétrole ?

Nous avons beaucoup à faire ensemble en Amérique Latine. Néanmoins, nous sommes tous à des stades différents de nos productions. Le Chili est actuellement deuxième producteur mondial de lithium. La création d’un cartel n’est pas à l’ordre du jour.

Energie-L’ alternative « de l’hydrogène vert » ?

Energie-L’ alternative « de l’hydrogène vert » ?

Valérie Ruiz-Domingo, vice-présidente hydrogène d’ Engie revient sur les questions qui se posent encore sur le développement de cette filière. Dans la Tribune.

Un propos intéressant mais un peu flou et à relativiser dans la mesure où en matière d’électricité « Engie » parle de commercialiser » l’électricité verte » qui n’a évidemment aucun sens puisqu’il n’existe qu’un seul réseau pour la distribution de cette énergie. NDLR
Interview:

En matière d’hydrogène n’y a-t-il pas du retard à l’allumage?

Tous les acteurs sont concernés. Cela s’explique par le contexte de marché et régulatoire. Nous avions un manque de visibilité sur la régulation européenne. Après presque 18 mois d’attente, les actes délégués ont enfin été publiés le 20 juin dernier par la Commission européenne. Nous espérons que cela va permettre d’accélérer le développement de tous les projets.

Un autre frein a été identifié du côté des fabricants d’électrolyseurs, où nous constatons un problème sur la fiabilité des équipements. La technologie alcaline est maîtrisée depuis une quinzaine d’années, mais les fabricants doivent répondre à de nouveaux standards européens. Ils sont désormais obligés de s’engager sur des performances énergétiques. Ce sont des contraintes qui sont fortes. Il y a donc une courbe d’expérience où l’on apprend tous en même temps, alors qu’on aurait pu imaginer que c’était déjà acquis. Lorsque nous faisons des appels d’offres, cela prend plus de temps que prévu. Nos concurrents sont exactement dans la même situation.

Ces deux contraintes (sur la régulation et la fiabilité) expliquent que tout le monde est en retard par rapport à différents objectifs. À cela, s’ajoute la longueur des procédures en Europe pour l’obtention du financement de nos projets. Entre le moment où nous déposons un dossier de candidature dans le cadre d’un Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) ou le fonds d’innovation, et le moment où nous savons que nous sommes sélectionnés pour obtenir un financement, deux années peuvent s’écouler. C’est une contrainte temporelle que personne n’avait vue non plus.

Enfin, l’Etat français a décidé de ne pas financer les projets d’infrastructures comme les stockages et les pipes qui seraient dédiés à l’hydrogène. Les autorités publiques françaises considèrent que ce sera envisageable post 2030, mais cela n’entre pas dans l’enveloppe des 9 milliards d’euros consacrée à la stratégie hydrogène du pays. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise lors de la révision de la stratégie prévue cet été, mais nous n’avons aucune certitude. Sur nos projets, cela explique que nous restons à l’échelle de démonstrateurs, car, sans financement, c’est très compliqué d’aller au-delà et d’accélérer.

En France, le rythme de développement des énergies renouvelables est-il suffisant pour produire de l’hydrogène vert par électrolyse ?

Nous avons effectivement un gros sujet français : les volumes disponibles des renouvelables. Le rythme de développement n’est pas suffisant. Nous avions demandé qu’au sein de l’enveloppe des énergies renouvelables qui doit absolument être déployée, il y ait un volume qui soit dédié à la production d’hydrogène. Ce que nous n’avons pas encore obtenu aujourd’hui. Donc, sans renouvelables, cela va être très difficile de faire de la production d’hydrogène vert en France, voire en Europe, car il y a la compétition avec les Etats-Unis, qui pourraient attirer de nombreux investisseurs grâce au déploiement de l’Inflation reduction act (IRA).

Lire aussi
Construire « 15 ou 20 » réacteurs nucléaires en plus : la solution pour faire de l’hydrogène décarboné en France, selon le PDG de TotalEnergies

Justement, il y a quelques mois, Catherine MacGregor partageait ses craintes quant au risque d’une réglementation européenne trop restrictive pour faire émerger un marché. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le fameux critère de temporalité va être très contraignant, car jusqu’en 2028, il y aura un pas de temps à la journée et post 2028, le pas de temps ce sera à l’heure. Concrètement, si nous vulgarisons, cela signifie que la production générée par un parc solaire ou éolien devra être utilisée dans l’heure par les électrolyseurs pour produire de l’hydrogène. Autrement dit, cela signifie que vous ne pouvez pas produire de l’hydrogène quand vous le souhaitez. C’est très contraignant. Il y a tout de même eu une progression, car initialement les textes européens prévoyaient un pas de temps de 15 minutes. Mais cela va vraiment poser un problème à tous les acteurs en Europe.

Est-ce que cela signifie que cela pourrait tuer une filière qui n’est pas encore née ?

Il ne faut pas faire de généralité, tout dépendra de la position géographique des projets et de la dépendance des renouvelables. Toutefois, si nous additionnons toutes les contraintes précédemment mentionnées, certains porteurs de projets décideront de développer leur projet ailleurs qu’en Europe. Une chose est sûre, tous les acteurs regardent d’autres continents. L’Europe a été pionnière, il y a quelques années, en voulant créer un cadre, mais la difficulté d’aligner l’ensemble des acteurs entraîne des contraintes que les autres régions du monde n’ont pas.

L’Allemagne a mis en place une plateforme qui permet de subventionner l’importation d’hydrogène et ses dérivés. Que pensez-vous de cette initiative ?

Cette plateforme fonctionne sous la forme de vente aux enchères. Certains projets seront sélectionnés et c’est l’Etat allemand qui compensera le différentiel de prix qu’il y aura entre celui des projets proposés et le prix des acheteurs potentiels. C’est un instrument très puissant. Les Pays-Bas vont dupliquer exactement la même chose. Cela fait très longtemps que l’on demande des contrats pour différence comme celui-ci. Nous avions demandé à l’Etat français de participer à cette plateforme, mais c’est une voie qui n’a pas été retenue. Les autorités françaises restent sur une ligne de dire qu’on va produire et consommer l’hydrogène en France. Elles ne parlent jamais d’importation, contrairement à l’Allemagne, qui a toujours dit qu’il y aurait très peu de production sur son sol et qui prévoit d’importer massivement.


Pour importer cette molécule, l’Allemagne prévoit justement de se tourner vers la Namibie, qui souffre d’un stress hydrique chronique. Or, pour générer de l’hydrogène, l’électrolyse nécessite de grandes quantités d’eau pure. Certains observateurs dénoncent un « néocolonialisme vert ».Ces critiques sont-elles justifiées selon vous ?

Engie, pour sa part, n’ira pas faire de projet en Namibie. Plus généralement, il faut bien sûr tenir compte de la rareté de l’eau au même titre que la rareté des renouvelables que j’évoquais précédemment. Je pense qu’il ne faut pas entrer dans ce type de débat. On constate que certains essaient d’opposer différents procédés : l’hydrogène renouvelable, l’hydrogène produit à partir du nucléaire et l’hydrogène bleu [produit avec du gaz naturel, associé à un système de captage de CO2, ndlr]. Nous, ce que nous disons c’est que le marché n’est pas mature et que nous avons besoin de toutes les sources d’énergies pour développer la filière. Nous avons des objectifs dans l’hydrogène renouvelable, mais si transitoirement il faut développer de l’hydrogène bleu, nous le ferons.

Alors que l’Europe a choisi de soutenir la demande d’hydrogène propre, les Américains, eux, se concentrent sur l’offre…

Effectivement, les textes européens comme RED 2 et RED 3 [les directives sur les énergies renouvelables, ndlr] ou encore le paquet Fit for 55 fixent des niveaux de décarbonation pour les industriels, ce qui stimule la demande. Les Américains, eux, se focalisent sur la production avec un système très simple via les crédits d’impôts. Il n’y a pas de système de procédure de sélection. C’est donc très séduisant sur le papier. Mais attention, attendons de voir les décrets d’application de l’IRA, qui ne sont pas encore sortis. Nous ne savons pas s’ils vont s’inspirer de certaines contraintes européennes, comme le critère de temporalité, pour l’appliquer sur le sol américain.

L’ alternative « de l’hydrogène vert » ?

L’ alternative « de l’hydrogène vert » ?

Valérie Ruiz-Domingo, vice-présidente hydrogène d’ Engie revient sur les questions qui se posent encore sur le développement de cette filière. Dans la Tribune.

Un propos intéressant mais un peu flou et à relativiser dans la mesure où en matière d’électricité « Engie » parle de commercialiser » l’électricité verte » qui n’a évidemment aucun sens puisqu’il n’existe qu’un seul réseau pour la distribution de cette énergie. NDLR
Interview:

En matière d’hydrogène n’y a-t-il pas du retard à l’allumage?

Tous les acteurs sont concernés. Cela s’explique par le contexte de marché et régulatoire. Nous avions un manque de visibilité sur la régulation européenne. Après presque 18 mois d’attente, les actes délégués ont enfin été publiés le 20 juin dernier par la Commission européenne. Nous espérons que cela va permettre d’accélérer le développement de tous les projets.

Un autre frein a été identifié du côté des fabricants d’électrolyseurs, où nous constatons un problème sur la fiabilité des équipements. La technologie alcaline est maîtrisée depuis une quinzaine d’années, mais les fabricants doivent répondre à de nouveaux standards européens. Ils sont désormais obligés de s’engager sur des performances énergétiques. Ce sont des contraintes qui sont fortes. Il y a donc une courbe d’expérience où l’on apprend tous en même temps, alors qu’on aurait pu imaginer que c’était déjà acquis. Lorsque nous faisons des appels d’offres, cela prend plus de temps que prévu. Nos concurrents sont exactement dans la même situation.

Ces deux contraintes (sur la régulation et la fiabilité) expliquent que tout le monde est en retard par rapport à différents objectifs. À cela, s’ajoute la longueur des procédures en Europe pour l’obtention du financement de nos projets. Entre le moment où nous déposons un dossier de candidature dans le cadre d’un Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) ou le fonds d’innovation, et le moment où nous savons que nous sommes sélectionnés pour obtenir un financement, deux années peuvent s’écouler. C’est une contrainte temporelle que personne n’avait vue non plus.

Enfin, l’Etat français a décidé de ne pas financer les projets d’infrastructures comme les stockages et les pipes qui seraient dédiés à l’hydrogène. Les autorités publiques françaises considèrent que ce sera envisageable post 2030, mais cela n’entre pas dans l’enveloppe des 9 milliards d’euros consacrée à la stratégie hydrogène du pays. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise lors de la révision de la stratégie prévue cet été, mais nous n’avons aucune certitude. Sur nos projets, cela explique que nous restons à l’échelle de démonstrateurs, car, sans financement, c’est très compliqué d’aller au-delà et d’accélérer.

En France, le rythme de développement des énergies renouvelables est-il suffisant pour produire de l’hydrogène vert par électrolyse ?

Nous avons effectivement un gros sujet français : les volumes disponibles des renouvelables. Le rythme de développement n’est pas suffisant. Nous avions demandé qu’au sein de l’enveloppe des énergies renouvelables qui doit absolument être déployée, il y ait un volume qui soit dédié à la production d’hydrogène. Ce que nous n’avons pas encore obtenu aujourd’hui. Donc, sans renouvelables, cela va être très difficile de faire de la production d’hydrogène vert en France, voire en Europe, car il y a la compétition avec les Etats-Unis, qui pourraient attirer de nombreux investisseurs grâce au déploiement de l’Inflation reduction act (IRA).

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Construire « 15 ou 20 » réacteurs nucléaires en plus : la solution pour faire de l’hydrogène décarboné en France, selon le PDG de TotalEnergies

Justement, il y a quelques mois, Catherine MacGregor partageait ses craintes quant au risque d’une réglementation européenne trop restrictive pour faire émerger un marché. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le fameux critère de temporalité va être très contraignant, car jusqu’en 2028, il y aura un pas de temps à la journée et post 2028, le pas de temps ce sera à l’heure. Concrètement, si nous vulgarisons, cela signifie que la production générée par un parc solaire ou éolien devra être utilisée dans l’heure par les électrolyseurs pour produire de l’hydrogène. Autrement dit, cela signifie que vous ne pouvez pas produire de l’hydrogène quand vous le souhaitez. C’est très contraignant. Il y a tout de même eu une progression, car initialement les textes européens prévoyaient un pas de temps de 15 minutes. Mais cela va vraiment poser un problème à tous les acteurs en Europe.

Est-ce que cela signifie que cela pourrait tuer une filière qui n’est pas encore née ?

Il ne faut pas faire de généralité, tout dépendra de la position géographique des projets et de la dépendance des renouvelables. Toutefois, si nous additionnons toutes les contraintes précédemment mentionnées, certains porteurs de projets décideront de développer leur projet ailleurs qu’en Europe. Une chose est sûre, tous les acteurs regardent d’autres continents. L’Europe a été pionnière, il y a quelques années, en voulant créer un cadre, mais la difficulté d’aligner l’ensemble des acteurs entraîne des contraintes que les autres régions du monde n’ont pas.

L’Allemagne a mis en place une plateforme qui permet de subventionner l’importation d’hydrogène et ses dérivés. Que pensez-vous de cette initiative ?

Cette plateforme fonctionne sous la forme de vente aux enchères. Certains projets seront sélectionnés et c’est l’Etat allemand qui compensera le différentiel de prix qu’il y aura entre celui des projets proposés et le prix des acheteurs potentiels. C’est un instrument très puissant. Les Pays-Bas vont dupliquer exactement la même chose. Cela fait très longtemps que l’on demande des contrats pour différence comme celui-ci. Nous avions demandé à l’Etat français de participer à cette plateforme, mais c’est une voie qui n’a pas été retenue. Les autorités françaises restent sur une ligne de dire qu’on va produire et consommer l’hydrogène en France. Elles ne parlent jamais d’importation, contrairement à l’Allemagne, qui a toujours dit qu’il y aurait très peu de production sur son sol et qui prévoit d’importer massivement.


Pour importer cette molécule, l’Allemagne prévoit justement de se tourner vers la Namibie, qui souffre d’un stress hydrique chronique. Or, pour générer de l’hydrogène, l’électrolyse nécessite de grandes quantités d’eau pure. Certains observateurs dénoncent un « néocolonialisme vert ».Ces critiques sont-elles justifiées selon vous ?

Engie, pour sa part, n’ira pas faire de projet en Namibie. Plus généralement, il faut bien sûr tenir compte de la rareté de l’eau au même titre que la rareté des renouvelables que j’évoquais précédemment. Je pense qu’il ne faut pas entrer dans ce type de débat. On constate que certains essaient d’opposer différents procédés : l’hydrogène renouvelable, l’hydrogène produit à partir du nucléaire et l’hydrogène bleu [produit avec du gaz naturel, associé à un système de captage de CO2, ndlr]. Nous, ce que nous disons c’est que le marché n’est pas mature et que nous avons besoin de toutes les sources d’énergies pour développer la filière. Nous avons des objectifs dans l’hydrogène renouvelable, mais si transitoirement il faut développer de l’hydrogène bleu, nous le ferons.

Alors que l’Europe a choisi de soutenir la demande d’hydrogène propre, les Américains, eux, se concentrent sur l’offre…

Effectivement, les textes européens comme RED 2 et RED 3 [les directives sur les énergies renouvelables, ndlr] ou encore le paquet Fit for 55 fixent des niveaux de décarbonation pour les industriels, ce qui stimule la demande. Les Américains, eux, se focalisent sur la production avec un système très simple via les crédits d’impôts. Il n’y a pas de système de procédure de sélection. C’est donc très séduisant sur le papier. Mais attention, attendons de voir les décrets d’application de l’IRA, qui ne sont pas encore sortis. Nous ne savons pas s’ils vont s’inspirer de certaines contraintes européennes, comme le critère de temporalité, pour l’appliquer sur le sol américain.

Environnement: « L’avion vert », la nouvelle escroquerie !

Environnement: « L’avion vert », la nouvelle escroquerie !

L’avion vert, c’est la nouvelle escroquerie environnementale et sémantique du pouvoir et des groupes de pressions. Un peu comme l’électricité dite verte qui n’a de vert que le nom puisque le même réseau transporte énergie nucléaire, énergies polluantes et énergies nouvelles.

Par paresse autant que par mensonge, on qualifie donc les progrès d’économie d’énergie dans l’aérien de vert. Encore une fois il y a des progrès permettre un développement de moteurs plus économes en carburant mais surtout aussi la perspective d’utiliser ce qu’on appelle aussi le kérosène vert. En attendant évidemment les évolutions de techniques nettement plus respectueuses de l’environnement comme l’avion à hydrogène le petit avion électrique.

le SAF est un carburant alternatif mais pas complètement vert car il faut le produire. . Il peut être produit à partir de végétaux ou bien par synthèse de carbone prélevé dans l’air et d’hydrogène (devant lui-même être fabriqué grâce à de l’électricité renouvelable… et surtout sans doute nucléaire ). Notons accessoirement que le nouveau carburant vert utilisé polluera autant que le kérosène classique !

Pour l’instant il s’agit surtout de développer la production de carburant d’aviation durable. Si possible en France, pour des questions de souveraineté. Pour l’instant, il n’y a que TotalEnergies qui produise du SAF (« sustainable aviation fuel ») dans l’Hexagone. Et encore, en très petite quantité.

Mais Emmanuel Macron se montre très confiant pour que notre pays soit autosuffisant en carburant propre en 2030. « Pour respecter les engagements de l’Europe d’incorporer seulement 6 % de SAF sur tous les vols en 2030, la France aura besoin de 500.000 tonnes de carburant d’aviation durable, explique le chef d’État. Et nous avons sécurisé la capacité de fabriquer ces quantités sur notre territoire. »

Pour faciliter le montage financier de ces opérations, l’État va débloquer un budget de 200 millions. Uniquement pour les nouvelles raffineries. TotalEnergies n’aura donc pas droit à ce coup de pouce pour Grandpuits. « Cette aide sera répartie entre les quatre ou cinq projets connus, explique au Figaro le ministre des Transports, Clément Beaune. Chacun d’entre eux touchera donc des dizaines de millions. »

Reste que ce plan fait l’impasse sur un problème majeur posé par le SAF : son prix. Quand une tonne de kérosène vaut 1 000 euros, une tonne de carburant d’aviation propre s’élève en France à 5 000 euros.

L’avion vert: la nouvelle escroquerie !

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L’avion vert, c’est la nouvelle escroquerie environnementale et sémantique du pouvoir et des groupes de pressions. Un peu comme l’électricité dite verte qui n’a de vert que le nom puisque le même réseau transporte énergie nucléaire, énergies polluantes et énergies nouvelles.

Par paresse autant que par mensonge, on qualifie donc les progrès d’économie d’énergie dans l’aérien de vert. Encore une fois il y a des progrès permettre un développement de moteurs plus économes en carburant mais surtout aussi la perspective d’utiliser ce qu’on appelle aussi le kérosène vert. En attendant évidemment les évolutions de techniques nettement plus respectueuses de l’environnement comme l’avion à hydrogène le petit avion électrique.

le SAF est un carburant alternatif mais pas complètement vert car il faut le produire. . Il peut être produit à partir de végétaux ou bien par synthèse de carbone prélevé dans l’air et d’hydrogène (devant lui-même être fabriqué grâce à de l’électricité renouvelable… et surtout sans doute nucléaire ).

Pour l’instant il s’agit surtout de développer la production de carburant d’aviation durable. Si possible en France, pour des questions de souveraineté. Pour l’instant, il n’y a que TotalEnergies qui produise du SAF (« sustainable aviation fuel ») dans l’Hexagone. Et encore, en très petite quantité.

Mais Emmanuel Macron se montre très confiant pour que notre pays soit autosuffisant en carburant propre en 2030. « Pour respecter les engagements de l’Europe d’incorporer seulement 6 % de SAF sur tous les vols en 2030, la France aura besoin de 500.000 tonnes de carburant d’aviation durable, explique le chef d’État. Et nous avons sécurisé la capacité de fabriquer ces quantités sur notre territoire. »

Pour faciliter le montage financier de ces opérations, l’État va débloquer un budget de 200 millions. Uniquement pour les nouvelles raffineries. TotalEnergies n’aura donc pas droit à ce coup de pouce pour Grandpuits. « Cette aide sera répartie entre les quatre ou cinq projets connus, explique au Figaro le ministre des Transports, Clément Beaune. Chacun d’entre eux touchera donc des dizaines de millions. »

Reste que ce plan fait l’impasse sur un problème majeur posé par le SAF : son prix. Quand une tonne de kérosène vaut 1 000 euros, une tonne de carburant d’aviation propre s’élève en France à 5 000 euros.

Financement transition écologique : Borne contre le rétablissement d’un ISF immobilier vert

Financement transition écologique : borne contre le rétablissement d’un ISF vert

La Première ministre est clairement contre le rétablissement d’un ISF vert destiné à favoriser le financement de la transition écologique et préconisé par le rapport de l’économiste Jean Pisani-Ferry.

Questionnée sur la création d’un « ISF vert », en lien avec le rapport de l’économiste Jean Pisani-Ferry, missionné par elle pour évaluer les impacts économiques de la transition écologique en France, la Première ministre répond que oui, « il faut accélérer » la transition écologique et que « cela passe par différentes mesures ». Elisabeth Borne le concède, « il faudra évidemment plus de financements ». Combien ? La Première ministre « est en train de chiffrer les besoins supplémentaires » mais « il y aura des augmentations de budget dans le projet de loi de finances pour 2024″ !!!! Sans autre précision.

Elle a déclaré : Il ne s’agit pas de faire des nouveaux impôts », fermant ainsi la porte à la mesure. Elle se prononce en revanche pour « réorienter nos ressources, nos financements, en faveur de la transition écologique ». Pour ce faire, Elisabeth Borne affirme avoir « demandé à chaque ministre de regarder dans son budget pour dégager 5% qui peuvent être redéployés précisément au bénéfice de la transition écologique ».Bref, un financement anecdotique d’une part parce qu’on ne dégagera pas une économie de 5 % par ministère et que de toute manière les que les économies réalisées seront alors loin des enjeux ( autour de 20 milliards par an) . Un petit calcul de coin de table vite fait car les 5 % supposés d’économie par ministère représenteraient autour de 20 milliards par an ! Autant dire un tour de passe-passe

Le rapport Pisani-Ferry, présenté lundi 22 mai, affirme notamment que la transition vers une économie décarbonée nécessite des investissements massifs et ne pourra réussir sans aider les ménages et alourdir la dette publique. Le rapport évoque le chiffre de 66 milliards d’euros supplémentaires par an pour la transition énergétique. Il préconise également de taxer le patrimoine financier des plus aisés via un « ISF vert ».

Financement transition écologique : Borne contre le rétablissement d’un ISF vert

Financement transition écologique : borne contre le rétablissement d’un ISF vert

La Première ministre est clairement contre le rétablissement d’un ISF vert destiné à favoriser le financement de la transition écologique et préconisé par le rapport de l’économiste Jean Pisani-Ferry.

Questionnée sur la création d’un « ISF vert », en lien avec le rapport de l’économiste Jean Pisani-Ferry, missionné par elle pour évaluer les impacts économiques de la transition écologique en France, la Première ministre répond que oui, « il faut accélérer » la transition écologique et que « cela passe par différentes mesures ». Elisabeth Borne le concède, « il faudra évidemment plus de financements ». Combien ? La Première ministre « est en train de chiffrer les besoins supplémentaires » mais « il y aura des augmentations de budget dans le projet de loi de finances pour 2024″ !!!! Sans autre précision.

Elle a déclaré : Il ne s’agit pas de faire des nouveaux impôts », fermant ainsi la porte à la mesure. Elle se prononce en revanche pour « réorienter nos ressources, nos financements, en faveur de la transition écologique ». Pour ce faire, Elisabeth Borne affirme avoir « demandé à chaque ministre de regarder dans son budget pour dégager 5% qui peuvent être redéployés précisément au bénéfice de la transition écologique ».Bref, un financement anecdotique d’une part parce qu’on ne dégagera pas une économie de 5 % par ministère et que de toute manière les que les économies réalisées seront loin des enjeux .

Le rapport Pisani-Ferry, présenté lundi 22 mai, affirme notamment que la transition vers une économie décarbonée nécessite des investissements massifs et ne pourra réussir sans aider les ménages et alourdir la dette publique. Le rapport évoque le chiffre de 66 milliards d’euros supplémentaires par an pour la transition énergétique. Il préconise également de taxer le patrimoine financier des plus aisés via un « ISF vert ».

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Projet de loi industrie : vraiment vert ?

Projet de loi industrie : vraiment vert ?

Dans le cadre du projet de « loi industrie verte , un certain nombre de points mériteront d’être éclaircis et assez largement approfondis au cours des débats sur le texte de loi. Par Anaïs Voy-Gillis, chercheuse associée au CEREGE et directrice associée de June Partners dans la « Tribune »


Le document partagé est riche, néanmoins à sa lecture on sent un besoin palpable de clarifier la vision de société et les ambitions portées à travers ces vingt-neuf mesures. Celles-ci ont été construites sur la base d’une large consultation, mais leur lecture rappelle étrangement l’adage « qui trop embrasse mal étreint ». Le manque de liant perceptible entre les propositions questionne : dans quel projet de société s’inscrira cette loi ? En effet, l’enjeu est bien de mettre l’industrie au service d’un projet de société, pas de réindustrialiser pour réindustrialiser.

Autre point de questionnement : la définition même de ce que l’on entend par « industrie verte ». Derrière ce terme, certes séduisant, se cachent un coût financier concret pour les entreprises et un coût social non-négligeable de certaines transitions industrielles (ex. passage du véhicule thermique au véhicule électrique). Pour limiter l’impact de ceux-ci, il convient d’anticiper immédiatement les conséquences concrètes de l’orientation choisie. Par ailleurs, il ne faudrait pas que sous couvert de l’industrie « verte » se voient ostracisées les industries lourdes, alors que celles-ci sont un véritable pilier de notre souveraineté.

Nous pouvons également nous questionner sur les ambitions environnementales que nous défendons à travers cette loi. La France commence à peine à donner une place centrale à la décarbonation qui, si elle demeure absolument nécessaire, est loin d’être suffisante pour limiter le réchauffement climatique.

Raréfaction des ressources en eau, effondrement de la biodiversité, pollution en raison des microplastiques sont des sujets vitaux pour notre avenir. La loi se limite à une timide mesure sur l’industrie circulaire, tandis que le terme « recyclage » n’est employé que deux fois sur 43 pages de propositions.

Dans un monde du jetable, nous devons repenser intégralement la manière de concevoir pour aller vers des produits nativement réparables, recyclables, donc durables. Faire évoluer la façon de produire pour réduire l’emprise au sol des sites de production et leurs impacts environnementaux, changer nos habitudes de consommation pour s’éloigner de l’ère des produits abondants, de courte durée et à faibles prix, sont deux piliers presqu’absents du projet de loi.

Nous devons aller vers davantage de sobriété et de frugalité, et tout ne viendra pas des consommateurs contrairement aux idées préconçues. Si le mot sobriété apparaît une fois dans le document, celui de frugalité n’y est pas mentionné. Notre logiciel doit donc encore évoluer en profondeur pour construire des politiques publiques intégrant les limites du monde dans lequel nous évoluons.

Les propositions sous-estiment la nécessité de penser les usines dans un écosystème. Il n’y aura pas de réindustrialisation pérenne sans capacité à innover et à transformer nos innovations en produits, sans énergie décarbonée, abondante, à prix contrôlé et sans infrastructures pour assurer la logistique des matières et des produits.

Il n’y a aucune occurrence sur le mot « innovation » alors même qu’il est impossible d’affronter les défis auxquels nous sommes confrontés sans innover et sans renouveler en profondeur nos pratiques. Enfin, les propositions n’abordent pas du tout la nécessité de territorialiser les politiques publiques et l’articulation entre l’Union européenne, l’État et les collectivités territoriales.

Aspect intéressant du texte : un quart des 29 propositions concerne les sujets liés à la formation, aux talents et à la diversité. Cela paraît évidemment opportun quand on connaît les tensions de recrutement majeures qui touchent l’industrie aujourd’hui, et ce chômage qui donne bien du fil à retordre à nos hauts fonctionnaires.

On ne peut tout simplement plus se priver d’une partie des talents. Plus de femmes, plus de mixité sociale doivent trouver leur place dans toutes les strates de l’industrie. La clé : l’application de cette loi devra favoriser la reconnexion entre l’offre et la demande d’emploi, où la rencontre n’aura tout simplement pas lieu.

L’ambition de réindustrialiser est centrale et c’est une nécessité absolue. Néanmoins, dans cet élan presque vital, nous oublions collectivement de nous poser une question : quel projet de société voulons-nous construire ? L’argument défendu par Bruno Le Maire « Une usine qui ferme en France, c’est un bureau local du Front National qui ouvre » est loin d’être suffisant pour convaincre nos concitoyens de la nécessité de soutenir la réindustrialisation.

Nous avons besoin d’une vision qui donne l’envie et les arguments à une nation de se mobiliser derrière son industrie, de rêver et de construire ensemble des projets qui dépassent les querelles de chapelle et les ambitions individuelles. L’industrie peut-être notre ciment sociétal, à la condition d’être capable de penser la vision avant de penser les mesures.

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