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Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)

Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)  

Macron a promis de tendre vers les 2 % de dépenses fixés par l’OTAN pour les dépenses militaires. Ce que réclamait aussi Trump qui a même fortement souhaité  4%. En il y aura un redéploiement vers l’Afrique notamment dans les pays du Sahel actuellement relativement instables et menacés par le terrorisme. De fait aujourd’hui la France ne peut assurer la sécurité sur ces territoires avec 7500 hommes sur un territoire grand comme 10 fois la France. Des zones caractérisés par ailleurs par des gouvernances faibles et une armée sous équipée et mal formée.  “L’année qui vient, nous allons mettre en œuvre, décliner, sans cesser d’ajuster et de réorienter pour être au rendez-vous des attentes de nos compatriotes” déclaré Macron.  Le chef de l’Etat a ainsi confirmé la pérennité de l’engagement des forces françaises face à “l’hydre islamiste” en Syrie et en Irak, mais aussi au Sahel où la France “continuera à agir par la diplomatie, la Défense et le développement». Saluant les opérations “exemplaires” de la coalition arabo-occidentale contre le groupe Etat islamique, Emmanuel Macron a affirmé qu’à la faveur de “derniers combats”, l’EI n’aurait “bientôt” plus “d’empreinte territoriale». Quand bien même, a-t-il ajouté, “la Syrie (…) restera une source majeure de déstabilisation régionale et les forces de Daech comme d’autres forces qui leur sont proches continuent d’agir en Irak en Afghanistan et d’irriguer ce terrorisme”. “La coalition contre Daech doit rester mobilisée et notre engagement militaire perdurera même s’il évoluera». Au Mali, les récentes attaques contre le PC de la force conjointe du G5 Sahel à Sévaré et contre une patrouille de Barkhane à Gao “renforcent notre détermination à combattre les terroristes, à accompagner les armées du Sahel”, a-t-il dit. “L’action que nous conduisons et que nous continuerons à conduire (…) va nous amener à totalement sécuriser dans les mois et années qui viennent cette région” en coopération avec le force du G5 Sahel, a affirmé le chef de l’Etat. “Les armées du Sahel prendront le dessus sur les terroristes”, a-t-il assuré.

Vers une monarchie présidentielle ?

Vers une monarchie présidentielle ?

 

Après le congrès de Versailles, l’opposition notamment le président du Sénat Gérard Larcher, proteste contre la dérive du régime présidentiel. Cette protestation intervient notamment dans le cadre de la proposition de Macron visant à répondre directement aux députés lors du congrès. Ce qui ne lui est pas permit actuellement par la constitution. Du coup, le congrès serait non seulement l’occasion pour le président de dégager les grandes orientations de sa politique mais aussi de répondre point par point et aux critiques sur les modalités de mise en œuvre de cette politique. Bref d’endosser le rôle de premier ministre. Ce que lui reproche précisément Gérard Larcher et bien d’autres. Or la dérive constatée n’est pas nouvelle, elle est née dans la constitution qui donne la suprématie des pouvoirs au président. Le président décide et le premier ministre et son gouvernement exécutent.  Depuis 1958 les institutions fonctionnent de cette manière. Avec Macron toutefois la concentration des pouvoirs à l’Élysée s’est encore renforcée et cette centralisation extrême a aussi en quelque sorte été sacralisée par un rituel quasi monarchique voulu par Macon qui veut non seulement restituer sa dignité à sa fonction mais aussi faire accepter le concept de monarque républicain. Sans doute pourquoi aussi il ne tolère aucune opposition, aucune concurrence, aucune contestation et qu’il se permet même de mépriser toutes négociations avec les corps intermédiaires en négligeant y compris le Parlement quand il décide par (équivalent des anciens édits royaux). Il est clair que Macron cumule les fonctions de président et de Premier ministre et que ce dernier est renvoyé à un rôle de directeur d’administration. Les mises en garde d’ordre politique et constitutionnel se multiplient donc après la proposition du chef de l’Etat, formulée lundi à Versailles, d’introduire dans la loi fondamentale la possibilité de répondre l’an prochain aux questions des élus après son adresse annuelle aux députés et sénateurs. Cette idée “bouleverserait tout l’équilibre de la Ve République”, a prévenu le président du Sénat Gérard Larcher, mercredi dans le Parisien. “Elle reviendrait à reconnaître le cumul entre les fonctions du président de la République et du Premier ministre. Et je suis contre un tel cumul.” “On ne joue pas avec la Constitution”, a lancé pour sa part sur franceinfo Jean-Louis Debré, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel. L’idée d’Emmanuel Macron “signe la rupture d’une tradition ancienne” de séparation des pouvoirs, a estimé dans l’Opinion le constitutionnaliste Didier Maus. “C’est incontestablement un renforcement de la présidentialisation du système”, a-t-il ajouté, rejoignant des critiques en ce sens de l’opposition dans l’actuel débat sur la réforme des institutions.

«Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

 «Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

Philippe Zaouati, le directeur général de Mirova (Natixis AM)  décrit  la dynamique  en faveur de l’investissement durable mais regrette que le projet de loi Pacte n’ait rien prévu dans ce domaine. (Interview la Tribune)

 

Six mois après le « One Planet Summit », où en est le plan d’action de l’Europe pour la finance verte ?

Philippe Zaouati : Ce sujet avance très bien. La Commission européenne a présenté le 24 mai son « paquet législatif » sur la finance durable, dont les principales mesures sont la définition d’une taxonomie des actifs verts et de règles sur les obligations d’information des investisseurs institutionnels, la création d’indices de référence bas carbone et la prise en compte des préférences environnementales des clients [par les entreprises d'investissement et les distributeurs d'assurance, ndlr]. Ces mesures devraient être adoptées d’ici à mai 2019. Les choses suivent donc leur cours au niveau européen.

Où en est la proposition du « Green Supporting Factor », la carotte réglementaire demandée par certaines banques, notamment françaises ?

D’un point de vue prudentiel, il serait plus logique de pénaliser les actifs « bruns ». D’un point de vue politique, il est plus facile de donner un avantage aux actifs verts. Jamais l’Europe ne saura trouver un accord sur une définition des actifs « bruns », les Polonais, les Tchèques voire les Allemands seraient contre l’inclusion du charbon par exemple. Le « Green Supporting Factor » ne fait pas partie du paquet législatif de la Commission sur la finance durable. Cela reste pour l’instant une idée présentée par le commissaire Valdis Dombrovskis, à laquelle le président de la République Emmanuel Macron a apporté son soutien. Les régulateurs y sont opposés, beaucoup de banques y sont favorables, la Fédération bancaire française, mais la Deutsche Bank aussi. Chez Natixis, nous avons décidé de l’appliquer d’ores et déjà en interne, comme l’avait annoncé au One Planet Summit Laurent Mignon [l’ex-directeur général qui vient de prendre la présidence de la maison-mère BPCE]. Nous allons appliquer un bonus aux actifs verts et un malus aux actifs bruns de notre portefeuille pour démontrer que cela est faisable.

Votre ouvrage s’intitule « La finance verte commence à Paris ». Cependant, depuis le début de l’année, le leader mondial  des arrangeurs de green bonds n’est plus le Crédit Agricole, mais l’Américain Bank of America Merrill Lynch…

Le début de 2017 avait été marqué par l’obligation verte géante de la France (7 milliards d’euros), qui avait bénéficié au Crédit Agricole l’an dernier. Ceci dit, il n’y a pas tellement de secteur où deux acteurs français apparaissent dans les quatre premiers des League Tables [BNP Paribas est 2ème et Crédit Agricole CIB 4ème, ndlr]. La France garde une très bonne place. La compétition internationale est là et c’est une bonne nouvelle. A l’étranger, que ce soit à Francfort, à Madrid ou à Stockholm, où se tenait le 29 mai la conférence franco-suédoise sur la finance verte, la France est perçue comme le pays en pointe, il n’y a pas de débat. La finance verte permet de créer des liens forts entre la place de Paris et d’autres places financières.

Depuis trois ans, depuis l’élan donné par la COP21, les choses ont radicalement changé en France : la finance durable est devenue un sujet business, dont se saisissent les plus hauts dirigeants des entreprises. Notre initiative Finance for Tomorrow n’intéresse plus seulement les responsables du développement durable mais des dirigeants de grands groupes, qui ont un vrai poids en interne. L’enjeu aujourd’hui est de savoir si l’on peut recréer de la compétitivité pour la place de Paris, dans un monde post-Brexit, autour du sujet de la finance durable. Il y a encore une certaine inertie et des résistances. On n’ira nulle part en essayant de copier-coller la City. Il faut se montrer innovant pour créer la place financière de demain.

La Bourse de Paris doit-elle avoir un compartiment dédié à la finance verte pour la mettre en valeur ?

Je ne suis pas sûr qu’un compartiment dédié soit nécessaire, pour les « green bonds » par exemple, c’est surtout du marketing. Euronext, qui est membre de Finance for Tomorrow, n’a pas forcément intérêt à imiter ce qu’a fait le Luxembourg. En revanche, nous travaillons avec Euronext sur la mise en avant de la Fintech verte. Euronext pourrait aussi avancer sur le sujet des indices bas carbone, une des mesures prévues dans le paquet de la Commission européenne.

N’êtes-vous pas déçu de l’absence de mesures en faveur de la finance verte dans le projet de Loi Pacte ?

Il y a des choses intéressantes dans la future loi Pacte, sur l’objet social de l’entreprise  notamment, ce qui est très positif du point de vue de l’investissement responsable. En revanche, je reste sur ma faim en matière de fléchage de l’épargne. Après la remise du rapport Ducret-Lemmet sur la stratégie française de la finance verte en décembre, il y a eu quelques annonces sur les produits labellisés dans les contrats d’assurance, mais c’est très nettement insuffisant.

Il faut une stratégie pour réorienter l’épargne des Français vers les produits verts et responsables. Les labels existants en France ne sont pas assez efficaces, il faut les clarifier et leur attribuer un vrai budget de promotion : le label TEC (transition énergétique et climat) porte à confusion avec la technologie et mériterait d’être rebaptisé. Il faudrait un label de base « responsable » ISR (Investissement Socialement Responsable) puis des labels de fléchage, l’un green et l’autre solidaire. Se pose aussi la question de la distribution : il faut que les conseillers bancaires aient l’obligation de proposer dans les contrats d’assurance vie des produits responsables. La part de marché des produits verts et responsables est de 2% à 3% c’est extrêmement faible. Elle est de 30% dans l’épargne salariale. Il y a une marge de progression ! C’est là que l’on attend un objectif politique.

Les professionnels du capital-investissement ont récemment communiqué sur leur engagement dans la croissance durable. En font-ils assez ?

Le capital-investissement est un maillon important car il agit directement dans les entreprises et les aide à se transformer. Il y a une prise de conscience des enjeux ESG [Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance, ndlr], mais le private-equity français pourrait faire beaucoup plus. A l’étranger, on a vu la création de grands fonds à impact dont certains à plus d’un milliard de dollars : The Rise Fund (mené par le fonds américain TPG), celui de Partners Group [PG Life], ou encore celui d’Ambienta en Italie (635 millions d’euros), avec un objectif global dans la transition énergétique. Il existe peu de fonds thématiques en France, à part Demeter qui est labellisé TEC, et quelques sociétés de gestion dans les énergies renouvelables. Les acteurs français craignent d’être cantonnés à un secteur, à une niche. Ils pourraient aller plus loin et porter ce discours plus fort : c’est tout l’enjeu du « mainstreaming » de la finance durable, comment rendre ce sujet plus grand public.

Mélenchon : retour vers 1936 avec le Front populaire !

Mélenchon : retour vers 1936 avec le Front populaire !

 

Mélenchon qui voulait déjà faire un bond en arrière d’environ deux siècles avec sa proposition de constituante, cette fois recule de près de 80 ans avec l’idée de reconstituer un front populaire. Il y a cependant uen différence de taille entre 1936 et maintenant. En 36,  le front populaire regroupait toutes les forces de gauches. Or le front de Mélenchon regrouperait uniquement les gauchistes. Historiquement, le Front populaire est une coalition de partis de gauche, qui a gouverné la France de mai 1936 à avril 1938 et dont les importantes réformes sociales demeurent une des références de l’histoire politique française. Des formations politiques de gauche, dont LFI et le Parti communiste, et des syndicats comme la CGT, la FSU, Solidaires et l’organisation étudiante UNEF, ont appelé à manifester le 26 mai dans toute la France, afin de constituer une “marée populaire” contre la politique du chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

“Je milite pour une forme d’unité populaire qui décloisonne le syndicalisme, la politique et le monde associatif”, a  expliqué Mélenchon. “Nous avons besoin de faire une démonstration de la profondeur de l’enracinement du refus de la société libérale.” “Nous pouvons, sur la base d’expériences de cette nature, avoir pour objectif la construction d’un front populaire en France, qu’on appellera sans doute le Front populaire”, a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

SNCF: vers la privatisation ?

SNCF: vers la privatisation ?

La SNCF serait privatisable d’après une  info du Parisien qui rend compte   d’une réunion entre des cadres de la SNCF et le cabinet du ministère des transports. En fait la holding disposerait de titres incessibles donc ne pourrait être privatisée mais  pas SNCF réseau (gestion des infras), et SNCF mobilité (qui exploite les lignes). C’est un peu le montage juridique qui existe déjà entre le holding SNCF et SNCF participations (qui groupe les filiales). Un montage qui fonctionne très bien mais en fait les filiales fonctionnent comme des entreprises privées. On voit mal comment cependant on pourrait ouvrir le capital de SNCF réseau complètement plombé par ses 50 milliards de dettes et par l’impossibilité de monter le prix des péages au niveau de leurs couts. Ce serait plus facile pour SNCF mobilité. Ce n’est sans doute pas la voie qui sera retenue. Pour secouer la SNCF, on utilisera des compagnies privées concurrentes moins chère, plus flexibles et surtout centrée sur les axes rentables. Le gouvernement, dément donc en bloc auprès du Parisien: « Il n’y a pas de sujet. C’est une réunion de travail. Notre position n’a pas changé. L’incessibilité des titres de la SNCF concerne aussi bien la holding que SNCF Mobilité et Réseau ».

Disparition des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Disparition  des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Pour le  célèbre astrophysicien Hubert Reeves , la disparition des vers de terre est « un bon exemple du fait qu’une toute petite chose à peine visible peut prendre une importance majeure ». Les tunnels qu’ils creusent permettent en effet de garder la terre fertile en l’aérant et en la drainant. « On les a éliminés jusqu’à 70%, voire 90%, on sait très bien que cela stérilise les sols, et on est prêts à vivre avec ça… »  Les vers de terre de substituent guère que dans les jardins particuliers et les exploitations écolos.  Lorsqu’il se déplace, le ver créé d’innombrables galeries, de petits souterrains de taille miniature. Toutes ces cavités laissées par son passage présentent de nombreux atouts pour le sol et son équilibre. Selon Marcel Bouché, grand spécialiste français des lombriciens dont nous aurons bien sur l’occasion de reparler, que pour un peuplement moyen de vers à l’hectare en prairie, sous 6 cm de profondeur, notre sol serait composé de 400 kilomètres de galeries de vers par hectare soit 400 mètre par m2. Les galeries verticales entres autres permettent à l’eau lorsqu’il pleut par exemple de pénétrer les sols plus facilement et favorisent nettement le drainage des sols. Cela a d’autant plus d’importance lorsque le sol est lourd et meuble et que les eaux ont beaucoup de mal s’y infiltrer après une averse importante ou une longue journée de pluie. . Un article tiré du site du CNRS nous apprend met en évidence le rôle de premier ordre que jouent le vers, les stars du sol, en ce qui concerne le développement des végétaux. La star du sol Les vers ameublissent le sol. Celui-ci moins ferme permet un développement des racines plus facile, leur progression et leur croissance étant favorisée. L’apport en oxygène est également un atout pour elles. Celui de l’azote que rejette le ver dans ses excréments est lui aussi d’une importance essentielle. Marcel Bouché parle alors de lombrimixage et ses avantages pour la croissance des végétaux en commençant par leur racine. Les vers se nourrissent et rejettent une quantité non négligeable d’excréments dans le sol. Ces excrétions se nomment les turricules. Ces déjections sont particulièrement riches en matières organiques et favorisent grandement l’enrichissement du sol. Les crottes de terre se trouvent généralement à la sortie des galeries des lombriciens. Celles-ci forment de véritables édifices pouvant atteindre 3 ou 4 cms. Le lombric joue un rôle important en ce qui concerne le cycle de l’azote et celui du développement des bactéries lors de ce transit quand le ver ingère la terre puis produit excréments. Les bactéries se développent dans l’intestin des vers et favorisent l’enrichissement de la terre ingérée. Concrètement cela représente pas moins de 100 tonnes par an à l’hectare. Les turricules présentent alors de nombreux avantages et sont d’une aide conséquente contribuant à la fertilisation du sol. Elles sont très riches en éléments minéraux et à titre d’exemple possède 5 fois plus d’azote assimilables par les racines de végétaux présentes sur le milieu. Les galeries de manière analogique au gaz permettent et facilitent une remontée des éléments minéraux.

 

Grèves : vers une mobilisation générale ?

Grèves : vers une  mobilisation générale?

 

  • Nombre d’experts tentent des pronostics quant à la possibilité d’uen grève générale en ce printemps 2018. Des pronostics relativement aléatoires car dans la vie sociale française rarement les grands mouvements ont été prévus. La gauche et l’extrême gauche l’espèrent avec toutefois un handicap car il n’’  pas de perspectives politiques sérieuses. Pas déchéance capitale et surtout pas assez de crédibilité des partis d’opposition. Pas sûr qu’en plus les salariés en grève souhaitent cette politisation. A extrême gauche on souhaite ce qu’on appelle maintenant la coagulation des luttes ; Encore une fois cette convergence des mouvements a très rarement été programmée par les organisations  syndicales encore moins par les organisations politiques. Si l’on devait tenter uen hypothèse, au lieu de coagulation on pourrait envisager une  multiplication d’actions parallèles dans des secteurs soumis à fortes tensions. Une sorte de printemps social pourri où des grèves succéderaient à d’autres grèves. Pas une grève générale mais un climat social très détérioré qui porterait atteinte à ‘limage même du pays, à son économie notamment à sa croissance .Précisément au moment où le pays commençait à donner une autre image internationale.
  • Les mécontentent ne manquent pas. Il y a peut-être d’abord le déséquilibre de la politique de Macron qui penche nettement en faveur des plus aisés. Aussi des revendications catégorielles dans certains secteurs soumis à des pressions comme dans les hôpitaux ou les prisons. D’une manière plus globale, une nette montée de la revendication pour une amélioration du pouvoir d’achat partout.

La mobilisation générale se produits soudainement en France tous les 25 ou 30 ans et s’appuie en général sur un sentiment de ralbol et d’injustice. De ce point de vue le contexte semble favorable à l’émergence d’un mécontentement global. Macron porte des responsabilités particulières (les gouvernemenet précédents aussi). En effet, ce gouvernement de technos manque cruellement de pédagogie et de vision à long terme. On peine a distinguer le projet global et la cohérence. En outre les technos d’En marche, comme leur parton, ont une fâcheuse tendance à la condescendance vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur point de vue. L’humilité et la compassion ne sont pas les qualités premières. En outre, ils ont une conception très étroite de la négociation qui se réduit surtout à des séances information sans réelle volonté d’aboutir à des compromis. Bref il faudra qu’en marche retombe un peu les pieds sur terre. Le pire scénario serait ce printemps social constitué de grèves perlées et éparses qui créerait un climat d’incertitude sur la capacité de la France à se réformer. Du coup, le doute pourrait’  installer chez les investisseurs, les acteurs économiques et les consommateurs hypothéquant ainsi une croissance dont la France a un urgent besoin pour commencer à résoudre son chômage et ses équilibres financiers.

Loi « pacte » Réformes de l’épargne vers les entreprises

Loi pacte Réformes de l’épargne vers les entreprises

Le volet financement de la future loi “Pacte” (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises vise à faciliter  le financement  des  entreprises.

Principales annonces faites par le ministre à l’occasion du Forum Entreprises en action réuni à Bercy:

* EPARGNE RETRAITE-             Plus grande mobilité  entre les différents produits existants (Perp, Perco, contrats Madelin…).  Il s’agit aussi, selon Bercy, d’”offrir de meilleures perspectives de rendement aux épargnants par l’introduction d’une option par défaut de ‘gestion pilotée’, qui permet de sécuriser progressivement l’épargne à mesure que la date de départ en retraite approche”. Le taux de forfait social (cotisation payée par les employeurs) sera réduit de quatre points, à 16%, lorsque les versements sont effectués dans des fonds investis pour partie dans des actions de PME et des ETI.

* ASSURANCE VIE-“, 1.700 milliards d’euros d’encours, il s’agit de  relancer les contrats Eurocroissance, un produit intermédiaire en termes de risque entre les contrats classiques en euros et ceux en unités de compte qui peine à décoller depuis son lancement en 2014. Il sera rendu plus lisible par l’affichage d’un rendement unifié pour tous les épargnants année après année, qui pourra être bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, notamment dans des PME. La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d’élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement. L’ambition est de porter l’encours des fonds Eurocroissance à 20 milliards d’euros d’ici deux ans, contre 2,3 milliards actuellement.

* PEA-PME,  (1,1 milliard d’encours et 65.000 titulaires). Sans modifier sa fiscalité, le gouvernement l’ouvrira aux titres émis dans le cadre des financements participatifs et simplifiera le transfert des titres des sociétés non cotées.

* CROWDFUNDING, Le seuil de levée de fonds par projet sera relevé à cinq millions d’euros “au minimum” contre 2,5 millions aujourd’hui.

* ACCÈS AUX MARCHÉS FINANCIERS, Les entreprises désireuses de lever les fonds sur les marchés pourront se contenter d’un document d’information “très simplifié” si leur chiffre d’affaires est inférieur à huit millions d’euros. Parallèlement à ces actions, le gouvernement entend soutenir, au niveau européen, des actions visant à favoriser les investissements en fonds propres, à commencer par une révision à la baisse du capital exigé pour les investissements en actions des assureurs dans le cadre de la réglementation prudentielle dite Solvabilité 2.

Paris : vers la gratuité des transports ?

Paris : vers  la gratuité des transports ?

La question de la gratuité peut légitimement se poser  d’autant que la couverture des couts par l’usager est déjà  relativement faible. Reste à savoir si c’est comme l’affirme la maire de Paris la clé de la mobilité de demain car il se pose quand de sérieuses questions de financement et de qualité.  “La question de la gratuité des transports peut être l’une des clefs de la mobilité urbaine de demain. Elle mérite en cela d’être posée, sans a priori et sans dogmatisme”, écrit l’édile dans un communiqué. “J’ai décidé de charger trois de mes adjoints de conduire une vaste étude sur le sujet, qui associera des experts français et étrangers, afin d’objectiver le débat”, poursuit-elle. “Il faudra en particulier évaluer s’il existe un modèle économique viable: rien ne dit aujourd’hui que cela est possible.” Dans une interview aux Echos, la maire de Paris précisait que cette étude serait lancée “dans les semaines qui viennent” à différentes échelles de l’agglomération parisienne, afin d’organiser un débat avant les élections municipales de 2020.Déjà annoncée, la gratuité des transports pour les retraités parisiens sous condition de ressources (moins de 2.200 euros par mois, 3.400 euros pour un couple) est appelée à être votée mardi au Conseil de Paris. Les plus de 65 ans bénéficient pour le moment d’un abonnement à tarif réduit. Dominique Bussereau, ancien ministre  et grand connaisseur de cette question interrogé dans une  revue spécialisée donnait sa position sur le sujet :

 

«  nombre de voyageurs a progressé de 40 % en dix ans, l’offre de transports en kilomètres de 29 % (chiffres hors Ile-de-France). Mais le financement n’a pas suivi : les collectivités locales sont aujourd’hui très contraintes financièrement  et le versement transports acquitté par les entreprises a, selon Jean-Marc Janaillac, président de l’UTP,  peu de marges de progression.
D’un autre côté, le taux de couverture moyen recettes sur dépenses se détériore chaque année. Selon Ville, Rail & Transports (n° 537) le taux de couverture s’établissait en 2010 aux alentours de 35 %. Un récent rapport de l’Institut Montaigne compare le taux de couverture par les usagers des coûts de fonctionnement en % (ne parlons pas des investissements !) : 30 % à Paris contre 52 % à Londres.
Face à ces besoins, en ce début d’année 2014, la France est à la traîne :  En l’absence de recettes financières, contribuables et entreprises payent mais, selon le Certu, « n’y a-t-il pas un risque avec la gratuité de réduire les capacités d’investissement sans compter la dévalorisation de l’image du service public et souvent le peu de respect des usagers (qui ne sont plus des clients) envers le matériel et le personnel des réseaux ? » Je n’encourage donc pas les candidats aux municipales (quelle que soit leur sensibilité !) à s’engager dans de tels chemins plutôt démagogiques (sauf exceptionnellement dans de petites AOT où le trafic est très faible). – Il y a de meilleures solutions, celles en particulier proposées par l’Institut Montaigne : « Augmenter en valeur relative la participation financière des clients. Dans certains cas, les automobilistes eux-mêmes pourraient également être mis à contribution, de même que l’on pourrait envisager de prélever une part des plus-values foncières réalisées lors de la création d’infrastructures nouvelles. »….Enfin, je suggère d’observer de près l’expérience strasbourgeoise : 100 000 abonnements gratuits existants ont été supprimés et remplacés par un système évolutif tenant compte des ressources individuelles. Selon Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, « la mise en place de cette tarification a entraîné une baisse des recettes mais dans le même temps, une augmentation de fréquentation, une baisse de la fraude et au final un niveau de recettes stable ».

Formation professionnelle : Vers un accord

Formation professionnelle : Vers un accord  

 

Le patronat a accepté de financer davantage les reconversions professionnelles, comme le réclamaient les syndicats. Cette collecte représente environ 10,9 milliards d‘euros selon la CFTC. (Sur les 32 milliards que représente la formation permanente).  Ainsi, une part de 0,1% de la masse salariale – au lieu de 0,075% proposés auparavant – sera dédiée à ces “projets de transition professionnelle”. Les organisations syndicales ont aussi obtenu un financement dédié pour le conseil en évolution professionnel (CEP) qui accompagne les actifs dans leurs projets d’évolution, d‘un montant de 262 millions d‘euros auquel s‘ajoutera une enveloppe de 0,03% de la masse salariale. Cet argent proviendra principalement des fonds dédiés à la formation des demandeurs d‘emploi – qui sont ramenés à 0,27% de la masse salariale au lieu de 0,30%. “On a clairement avancé”, a dit le négociateur de la CFDT, Yvan Ricordeau, à l‘issue de la négociation. “Il y a eu des avancées mais il faut bien relire, le diable se cache dans les détails”, a dit pour sa part le négociateur de FO, Michel Beaugas. “A priori, il n‘y a plus d‘arbitrage. S‘il y a des modifications, ce sera des modifications à la marge.” Les partenaires sociaux doivent se rencontrer à nouveau mercredi prochain pour balayer le texte final. Ils discuteront notamment de la gouvernance du dispositif, qui créé encore des dissensions. Les organisations syndicales ont également obtenu du patronat une hausse de l‘abondement du compte personnel de formation (CPF), crédité de 35 heures par année au lieu de 33 proposées précédemment par le patronat, avec un plafond de 400 heures. Pour les salariés avec un diplôme de type CAP, BEP ou équivalent, le compte sera abondé de 55 heures par année, limité à 550 heures. La taxe unique dont devront s‘acquitter les entreprises reste inchangée, soit 1,68% de la masse salariale pour les entreprises de plus de 10 salariés et 1,23% de la masse salariale pour les autres.

La réforme prévoit en outre une révision de la gouvernance du dispositif, une rénovation du système de certification, une meilleure prévision des besoins en compétences des entreprises, et un chapitre sur l‘articulation de l‘alternance.

Vers la fin de l’argent liquide ?

Vers la Fin de l’argent liquide ?

Le cash ne va peut-être pas complètement disparaître à moyen terme mais son importance va progressivement diminuer au point peut-être d’être supprimé à long terme. Aujourd’hui le cash ne représente que 20 à 30 % de la valeur des transactions avec une majorité d’opérations dans les commerces de détail. Alors que le paiement par carte bancaire sans contact ne cesse de croître. En outre, depuis octobre, le plafond du paiement sans contact est passé de 20 à 30 euros, encourageant son utilisation. Selon les chiffres du Groupement des Cartes bancaires, les cartes avec paiement sans contact représentent aujourd’hui 70% du parc CB et 625.000 commerçants acceptent ce mode de paiement en France. Mais l’écart bancaire sont elles-mêmes concurrencées par de nouveaux modes de paiement car Les banques et surtout les opérateurs téléphoniques se sont également mis au sans contact via les smartphones. Les initiatives, publiques et privées, se multiplient un peu partout dans le monde afin d’accélérer la dématérialisation de l’argent, au point que certains médias parlent d’une « guerre contre le cash ». Ils sont nombreux à vouloir sa mort et proposer des alternatives : les banques, qui se plaignent des coûts associés (caisses en agences, distributeurs, transport de fonds) et créent elles-mêmes de la « monnaie » par le crédit ; les grands réseaux de cartes, comme Visa et MasterCard ; les fabricants de terminaux traditionnels (Ingenico, Verifone) et de lecteurs nouvelle génération (Square, iZettle) ; les spécialistes du paiement en ligne, comme le pionnier américain PayPal (210 millions d’utilisateurs actifs) ; mais aussi les jeunes entreprises de la Fintech, telles que le Suédois Klarna, le Néerlandais Adyen, le Californien Stripe ; ou les applis qui rendent le partage d’addition entre amis facile, comme celle du Français Lydia. Sans oublier les Gafa, qui ont tous leur solution de paiement en ligne ou mobile (Google et Android Pay, Apple Pay, Facebook Messenger, Amazon Pay), au succès encore modeste. Les États aussi veulent diminuer l’usage des espèces, qui coûtent cher en fabrication et recyclage, mais surtout pour réduire la part de l’économie informelle, la fraude et l’évasion fiscale. Moins de cash, c’est aussi statistiquement moins d’agressions physiques et de vols, notamment à l’arraché (sauf pour les smartphones !). Le spectaculaire braquage par hélicoptère d’un dépôt de billets à Västberga en septembre 2009 aurait d’ailleurs accéléré la désaffection du cash chez les Suédois. La réglementation pousse dans l’ensemble vers une utilisation accrue des moyens de paiement électroniques, tels que les virements et prélèvements Sepa en Europe et bientôt le paiement instantané ; cependant, la nouvelle directive des services de paiement DSP2 va paradoxalement faciliter les retraits de cash en permettant aux supermarchés de fournir des espèces en caisse à leurs clients (principe du cash-back, très répandu en Allemagne). Les Etats et les banques se réjouissent par avance de la dématérialisation de la monnaie. Pour les Etats c’est un moyen très efficace de surveiller toutes les transactions commerciales et donc la fiscalité. Pour les banques c’est une occasion supplémentaire d’utiliser à leur profit les stocks qui dorment sur les comptes courants surtout dans les périodes de très faible rémunération de l’épargne

Vers un Brexit mou ?

Vers un Brexit mou ?

 

 

La négociation du Brexit  se révèle tellement complexe qu’on peut se demander si on ne s’oriente pas vers un Brexit  mou voir même peut-être son abandon. Premier signe, le pseudo accord entre l’union économique et le Royaume Uni sur le montant de la facture.  En principe,  l’accord a été conclu mais on ne connaît pas le montant exact et  la Première ministre, Theresa May, a  indiqué que cette facture ne serait réglée que si les négociations sur les relations commerciales lui apparaissaient satisfaisantes. Autant dire qu’on ne s’est pas mis d’accord sur grand-chose. Deuxième élément, la même Theresa May a aussi indiqué que la période de transition pourrait durer plus longtemps que prévu initialement. Au lieu de deux à trois ans cette période pourrait durer trois à cinq ans. D’ici là le paysage politique aura sans doute changé chez les Britanniques et il se pourrait même que les britanniques soient conviés à une nouvelle consultation concernant leur participation à l’union européenne. Troisième indication,  la décision de la banque d’Angleterre de ne mettre aucun réglementaire au maintien de banques étrangères et à leur installation au Royaume-Uni. (La réciproque n’est pas forcément assurée, pour l’instant !). La Banque d’Angleterre (BoE) a présenté mercredi des propositions pour permettre aux banques d’investissement européennes de fonctionner au Royaume-Uni sans avoir l’obligation d’y créer une filiale après le Brexit. « Les banques et assureurs de l’Espace économique européen pourront demander l’autorisation de fonctionner avec une succursale au Royaume-Uni », a expliqué la BoE dans un communiqué. Si la BoE met en place un tel système, les banques d’investissement européennes se verraient dispensées d’établir une filiale stricto-sensu au Royaume-Uni, un processus beaucoup plus lourd que le maintien d’une simple succursale. La création d’une filiale nécessite notamment l’affectation d’un capital propre et de respecter davantage de régulations – la Banque d’Angleterre exige ainsi de toute banque étrangère voulant assurer des opérations de banque de détail qu’elle crée une filiale au Royaume-Uni. La BoE a ouvert une consultation sur ce sujet jusqu’à la fin février. Elle rendra ses conclusions peu après. L’institut a néanmoins prévenu que cette approche était « fondée sur la présomption qu’il va continuer d’y avoir une forte coopération dans la supervision entre le Royaume-Uni et l’UE ».  L’enjeu est d’importance car le Royaume-Uni accueille 160 succursales de banques d’investissements étrangères, dont 77 de l’Espace économique européen (l’UE plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein), totalisant 4.000 milliards de livres d’actif (4.500 milliards d’euros), soit nettement plus que le PIB du pays.

Vers un internet à plusieurs vitesses

Vers un internet à plusieurs vitesses

 

Un changement fondamental aux États-Unis et qui risque de contaminer le monde entier à savoir l’inégalité de traitement de l’information sur Internet. Il n’y aurait plus ce qu’on appelle la  neutralité du net qui contraint les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à traiter tous les contenus en ligne à la même vitesse. Désormais les États-Unis proposent de faire évoluer la vitesse de débit en fonction de la nature des contenus. Le problème c’est que les fournisseurs d’accès à Internet constituent des oligopoles qui imposent leur stratégie au monde entier. La différenciation des contenus va constituer une inégalité scandaleuse. Les fournisseurs d’accès vont évidemment privilégier des contenus politiquement corrects et surtout qui rapporte le plus tandis que d’autres sources ne seront que difficilement accessibles. Ou alors il faudra payer avoir accès à la plus haute vitesse certains experts pensent  qu’on s’oriente vers un Internet à deux vitesses. En réalité ce pourrait être pire à savoir un Internet à plusieurs vitesses qui en faites va constituer un mode de régulation de l’accès aux contenus. Un moyen pour les GAFA d’imposer encore plus leur hégémonie. Les partisans de la « neutralité » craignent de leur coté que les FAI soient tentés de faire payer plus cher pour un débit plus rapide, ou bloquent certains services leur faisant concurrence, comme la vidéo à la demande, la téléphonie par internet ou les moteurs de recherche. Avec cette décision, « nous restaurons la liberté d’internet » et « nous aidons les consommateurs et la concurrence », a déclaré le président de la FCC Ajit Pai devant la commission, juste avant le vote. Cette décision « ne va pas tuer la démocratie » ni signifier « la fin de l’internet tel que nous le connaissons », a-t-il ajouté, faisant allusion aux arguments des tenants de la neutralité. La FCC « donne les clés de l’internet » à « une poignée d’entreprises multimilliardaires », a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC qui a voté contre la décision. Le débat sur la « neutralité du net », très vif, dure depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis. Une centaine de défenseurs de ce principe ont manifesté jeudi matin devant le siège de la FCC, installant un mini-mausolée à la mémoire de l’internet « comme on l’a toujours connu ».

 

 

Virage vers le solaire

 

Virage vers le solaire

 

Sous la pression du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, EDF a annoncé un plan de 25 milliards d’ici 2035 pour le solaire. L’objectif est bien entendu de développer les énergies renouvelables non polluantes mais sans doute tout autant de faire oublier que la France a renoncé à ramener la production d’électricité d’origine nucléaire à 50 % d’ici 2025 au lieu de 75 % actuellement. En outre compte tenu des innombrables obstacles juridiques au développement des éoliennes, la croissance du solaire est politiquement plus réaliste et sans doute plus rentable aussi. Jean-Bernard Levy, PDG d’EDF, n’hésite pas aujourd’hui à en vanter les mérites: «Il n’y aura pas de transition énergétique s’il n’y a pas de solaire en France», a-t-il martelé devant les journalistes ce matin. Pour y parvenir, un long chemin reste à parcourir en France. Le pays est très en retard: le photovoltaïque en France représente 1,6% de la production totale d‘électricité. Il pèse déjà 3,5% en Grande Bretagne, 6,2% en Allemagne, 7,8% en Espagne… La raison? «Le prix de l’électricité n’est pas cher en France, il n’était donc pas compétitif de le développer tant que le coût de production de l’énergie solaire était élevé, explique Jean-Bernard Levy. Et puis en France, l’énergie est par nature décarbonnée, réduisant ainsi les velléités d’incitation au développement du renouvelable», dit-il. Reste à savoir trouver les financements. En effet ce plan solaire viendra augmenter les besoins de financement d’EDF. Des besoins de financement de l’ordre de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années,  Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards.

 

Elections Corse : vers davantage d’autonomie ?

Elections  Corse : vers davantage d’autonomie ?

 

 Un bon alignement des planètes a permis aux nationalistes de remporter la avec 45 % des voix. Responsable de cette victoire d’abord l’écroulement des clans traditionnels qui se sont partagés le pouvoir pendant des dizaines d’années mais sans parvenir vraiment faire décoller économiquement la Corse,  sans parler des affaires. Ensuite l’écroulemenet  de la gauche socialiste qui s’inscrit dans la tendance générale du pays. Le même affaiblissement concerne les partis de droite traditionnelle. Par ailleurs l’extrême droite Front National ne parvient pas vraiment à s’implanter en Corse. Dernier élément les difficultés qu’éprouvent en marche à exister sur le terrain , en Corse en particulier. Du coup les nationalistes vont sans doute encore renforcer cette victoire au deuxième tour. Il y aura forcément des conséquences politiques qui notamment devraient se traduire par un renforcement de l’autonomie de l’île. La problématique de l’indépendance pourrait se poser le moment venu mais il n’est pas certain que les Corses sur ce terrain soient très favorables à se couper de la France eu égard à leuer  forte dépendance économique et sociale. La liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a donc  littéralement écrasé ses adversaires pour ce premier tour des élections territoriales, recueillant au total 45,36 % des suffrages sur l’île. «Un score sans précédent dans l’histoire de la Corse», se félicite Gilles Simeoni, qui n’osait espérer un résultat aussi élevé même si sa liste partait favorite. Des meetings combles, des débats menés avec une maîtrise imparable, et surtout une opposition affaiblie par l’éviction du paysage politique des «clans» traditionnels: les nationalistes corses ont su saisir le moment pour conforter leur place à la tête de la région. Très loin derrière eux, la liste de Jean-Martin Mondoloni, A strada di l’avvene, ne recueille que 14,97 % des suffrages. Un score faible pour une droite divisée entre la candidature de Jean-Martin Mondoloni et celle de Valérie Bozzi (12,77%), seule femme tête de liste. Autre confirmation de ce scrutin: La République en marche ne parvient pas à entraîner les Corses dans son sillage. La liste conduite par le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, n’est parvenue à rassembler que 11,26 % des voix. En queue de peloton, la liste nationaliste de Paul-Félix Benedetti, Core in Fronte, recueille 6,69 % des suffrages qui devraient, selon toute vraisemblance, se reporter vers la liste nationaliste. Suivent l’unique liste de gauche menée par Jacques Casamarta, qui n’a convaincu que 5,68 % des électeurs, et la liste Front national de Charles Giacomi, qui écope de 3,28 %. Les deux listes de droite et la liste En marche!, qui ne cachaient pas leur volonté de s’allier pour peser dans les urnes le 10 décembre, reconnaissent qu’il sera difficile voire impossible de contrer la vague nationaliste. Mathématiquement, ce «front républicain» ne serait pas en mesure de passer en tête: «Simeoni qui plie l’élection à 45 % et qui sera conforté par d’autres indépendantistes à 6 ou 7 %: nos listes cumulées ne feront pas le poids», reconnaît Jean-Martin Mondoloni.

 

L’OPEP: accord et baril vers les 70 $

L’OPEP: accord et baril vers les 70 $

 

L’accord de réduction de la production de pétrole a été officiellement prolongé de neuf mois, par l’OPEP. Un accord qui semble servir les intérêts des producteurs grâce au soutien des cours. Un soutien des cours également encouragé par un meilleur environnement économique international. Ceci étant si le prix de pétrole devait remonter de manière significative cela pourrait se retourner contre les producteurs de pétrole. En effet les États-Unis pourraient alors être amenés à réinvestir dans le pétrole de schiste qui redeviendrait alors rentable. Compte tenu de cet accord qui tend à limiter la et de l’évolution de la demande mondiale le pétrole les prix du pétrole pourrait être orientés à la hausse pour atteindre jusqu’à 70 $ le baril. Le ministre saoudien de l‘Energie, Khalid al Falih, a donc annoncé à la presse que l‘Opep et ses partenaires s’étaient entendus pour réduire pendant neuf mois supplémentaires leur production de 1,8 million de barils par jour (bpj). Cet accord, en vigueur depuis le 1er janvier, était censé expirer en mars. L‘OPEP a également décidé de plafonner la production cumulée du Nigeria et de la Libye aux niveaux de 2017, sous 2,8 millions de bpj. Ces deux pays bénéficiaient jusque là d‘une dérogation en raison des troubles sur leur territoire qui débouchaient sur des productions inférieures à la normale. Khalid al Falih a jugé qu‘il serait prématuré d’évoquer un abandon de cet effort pendant au moins deux trimestres en raison de l‘arrivée de la période hivernale, marquée généralement par une baisse de la demande. Il a précisé que l‘OPEP ferait un point de la situation lors de sa prochaine réunion en juin. “Lorsque nous sortirons de l‘accord, nous le ferons très progressivement (…) pour être sûrs de ne pas perturber le marché”, a-t-il dit. Le Brent de la mer du Nord a fini en hausse jeudi pour se traiter au-dessus de 63,50 dollars le baril. Il avait fini l‘année 2016 sous 57 dollars avant de tomber en juin à un

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

France, Italie et Espagne seraient d’accord pour la création de listes internationales, comprenant des candidats d’au moins 7 pays différents  pour les prochaines élections européennes. Cela pour pouvoir au remplacement des 73 députés britanniques  Deux solutions pour cela soit une modification constitutionnelle, soit une démarche sur la base du volontariat des pays. Il est probable qu’on ne pourra engager de modifications des traités concernant les élections européennes ici 2019. Cela en raison des délais mais aussi du risque qu’il y aurait que certains pays s’opposent à cette proposition. Cette orientation pourrait être mise en œuvre sur la base du volontariat. Existerait alors lors des élections européennes (partielles) de 2019 d’une part des listes composées uniquement de nationaux, d’autre part des listes transnationales. Ce qui constituerait quand même une avancée pour une meilleure intégration dans l’espace communautaire. Pour commencer l’expérimentation ces listes de transnationales seraient réservées à l’élection des 73 députés que le Royaume Uni abandonne. “Les élections européennes ce sont aujourd’hui 28, bientôt 27 avec des débats étanches et parallèles, menés chacun chez soi”, déplore l’Italie, la F rance et l’Espagne, espérant créer avec cette mesure “une véritable agora européenne”. “Cessons d’enfermer les citoyens nationaux entre des murs et de leur imposer des œillères. Portons ensemble notre identité européenne sans renier nos identités nationales et développons un véritable espace public européen vivant, uni dans sa diversité”, poursuit le texte. Emmanuel Macron avait notamment développé cette idée parmi plusieurs propositions pour réformer l‘UE lors de son discours sur l‘Europe de la Sorbonne, fin septembre. ”Nous avons un choix simple: nous répartir les dépouilles, …… Ou vous décidez que ces 73 députés doivent être la réponse européenne au Brexit. Et ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe. Chiche!”, avait-il lancé.

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

La croissance de la France pourrait se situer entre 1,8 et 2 % en 2017. Elle sera confortée par les prévisions la hausse de 0, 5 % du PIB au quatrième trimestre selon les prévisions de la Banque de France. De fait  les carnets de commandes des entreprises enquêtées semblent relativement bien garnis y compris dans l’industrie. Selon une première estimation publiée jeudi, la Banque de France anticipe une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, similaire à celle atteinte lors du trimestre précédent. La prévision de la banque centrale française pour le trimestre en cours est conforme à celle de l’Insee dans son dernier point de conjoncture publié début octobre, qui s’établissait à 0,5%. D’après l’institution monétaire, qui se base pour cette prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, ce chiffre serait notamment atteint à la faveur de bons résultats dans l’industrie où la production a accéléré en octobre. Dans ce secteur, l’activité s’est révélée  »particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne dans un communiqué la Banque de France, qui précise que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement. Signe de cette bonne santé : les carnets de commandes se sont à nouveau garnis, pour atteindre leur plus haut depuis début 2008, et les prix des matières premières et des produits finis ont augmenté.  Dans les services, tous les secteurs ont également continué de progresser, à l’exception de l’hébergement et de la restauration. « Les chefs d’entreprise prévoient une légère accélération de l’activité en novembre », indique-t-elle. Le secteur du bâtiment, enfin, s’est révélé  »plus dynamique » qu’au troisième trimestre, dans le gros oeuvre comme dans le second oeuvre. Les effectifs ont toutefois peu augmenté, et l’activité devrait progresser un peu moins vite en novembre.

 

Merah : vers un nouveau jugement référence

Merah : vers un nouveau jugement référence  

Il se pourrait que l’affaire Merah  constitue une véritable référence pour les futurs jugements relatifs au terrorisme. Des peines assez sévères avaient été prononcées mais sans doute insuffisamment puisque  le parquet général de Paris, a fait appel des condamnations. En cause surtout le fait d’un manque de cohérence entre les attendus et les verdicts notamment en ce qui concerne le chef d’inculpation pour complicité d’assassinat. Il semble bien que le parquet souhaite désormais que les sanctions soient plus lourdes non seulement pour les auteurs de ces crimes mais aussi pour ceux qui les ont assisté, influencé  voire manipulé. Il s’agirait de viser tout autant les auteurs d’attentats que ceux  qui dans la coulisse poussent  certains- paumés ou non – à les  réaliser. Mohamed Merah a été tué le 22 mars 2012 dans l‘assaut de l‘appartement où il s’était retranché après avoir abattu trois militaires, trois écoliers de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le père de deux d‘entre eux, les 11, 15 et 19 mars. Des assassinats revendiqués par un groupe affilié à Al Qaïda. L‘avocate générale Naïma Rudloff avait requis lundi à l‘encontre d‘Abdelkader Merah la réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté pour complicité d‘assassinats et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les avocats de cet ex-caïd de cité franco-algérien de 35 ans converti à l‘islamisme radical demandaient son acquittement. Après un mois de procès tendu, la cour n‘a finalement retenu que l‘association de malfaiteurs, au grand dam des familles des victimes et d‘une partie des avocats des parties civiles. Elle a considéré dans ses motivations que les éléments à charge étaient “insuffisants” pour condamner Abdelkader Merah pour complicité et que “le doute devait lui profiter”. “Il n‘est pas démontré l‘existence d‘une aide ou assistance apportée en connaissance de cause par Abdelkader Merah à son frère lors de la commission des assassinats”, a-t-elle expliqué. “On est trop naïf en France, il faut qu‘on se réveille (…) Les gens comme lui sont des gens dangereux, des gens qui ne laissent pas de trace”, a déclaré après le verdict la mère du premier soldat abattu par Mohamed Merah, Latifa Ibn Ziatem. “Lorsqu’il sera relâché, Abdelkader Merah représentera un très grave danger pour la France”, a renchéri vendredi sur LCI Samuel Sandler, père et grand-père de victimes. La procureure générale de Paris estime pour sa part que la cour “n‘a pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis”, lit-on dans un communiqué du parquet. Elle a donc décidé de faire appel de la décision de la cour d‘assises, notamment “de l‘acquittement partiel d‘Abdelkader Merah pour complicité d‘assassinats et tentative d‘assassinats en relation avec une entreprise terroriste”.

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Il n’y a pas encore si longtemps certains institut doutaient encore de la capacité de la France à atteindre les 1,5 % prévus par le gouvernement comme croissance pour le PIB. Mais au fur et à mesure que tombent  les indicateurs des mois précédents, régulièrement ces mêmes instituts réajustent à la hausse les perspectives de croissance. On est donc passé de 1,5 à 1,6 puis 1,7 et enfin hier 1,8 pour l’INSEE.  La croissance de la France décolle donc enfin  après trois années autour de 1,0%, profitant d‘une accélération de l‘investissement et d‘une diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur, observe l‘Insee dans son point de conjoncture présenté jeudi. A ce rythme de 1,8%, la progression du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 dépasse la précédente prévision de l‘institut (+1,6% attendu en juin). Elle s‘avère également plus optimiste que l‘hypothèse de 1,7% retenue par le gouvernement pour construire le budget 2018, présenté la semaine dernière. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a cependant suggéré dimanche que la croissance pourrait être plus élevée que prévu  Si la croissance est revenue à un niveau comparable à celui de 2011, elle repose sur des “fondements plus solides”, en particulier parce que les entreprises ont reconstitué leurs marges, a observé Julien Pouget, chef du département de conjoncture de l‘Insee, lors d‘une conférence de presse. Selon lui, l‘acquis de croissance – à savoir l’évolution du PIB sur l‘ensemble de l‘année si la croissance était nulle sur chaque trimestre – s’élève à 0,8% pour 2018. Avec la croissance de l‘activité, la progression de l‘emploi devrait ralentir au second semestre avec la fin du dispositif de prime à l‘embauche dans les PME et la réduction du nombre d‘emplois aidés. Au total, l’économie française devrait créer 208.000 emplois marchands cette année (après 221.000 en 2016) mais le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait baisser à 9,4% de la population active française (départements d‘outre-mer inclus) en fin d‘année, contre 10,0% fin 2016. Dans le détail, l‘Insee prévoit une progression de 0,5% par trimestre jusqu’à la fin de l‘année, l’économie française enchaînant ainsi cinq trimestres consécutifs à ce rythme. Une croissance robuste notamment alimentée par la vigueur de l‘investissement, les conditions de financement restant favorables. L‘investissement des ménages – principalement dans le logement neuf – devrait progresser de 5,0% sur l‘année après avoir augmenté de 2,4% en 2016, atteignant un rythme sans précédent depuis 2006. Il devrait également rester dynamique du côté des entreprises (+3,9% après +3,4%), qui continuent de s’équiper pour faire face à une demande croissante, malgré la fin du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs mi-avril. Autre composante de la demande intérieure et traditionnel moteur de l’économie française, la consommation des ménages devrait en revanche ralentir, avec une croissance de 1,1% en 2017, après 2,1% l‘an dernier. Un coup de frein reflétant le contrecoup des événements ponctuels qui l‘avaient dopée en 2016 : achats de téléviseurs dopés par le passage à la TNT haute définition, températures basses ayant augmenté les dépenses d’énergie et ventes des billets de l‘Euro de football. Globalement, l‘accélération de l‘activité prévue cette année devrait principalement résulter de la diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur. Après avoir plombé l‘activité en 2016, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point cette année.

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