Archive pour le Tag 'vers'

Page 3 sur 9

Vers la fin de l’argent liquide ?

Vers la Fin de l’argent liquide ?

Le cash ne va peut-être pas complètement disparaître à moyen terme mais son importance va progressivement diminuer au point peut-être d’être supprimé à long terme. Aujourd’hui le cash ne représente que 20 à 30 % de la valeur des transactions avec une majorité d’opérations dans les commerces de détail. Alors que le paiement par carte bancaire sans contact ne cesse de croître. En outre, depuis octobre, le plafond du paiement sans contact est passé de 20 à 30 euros, encourageant son utilisation. Selon les chiffres du Groupement des Cartes bancaires, les cartes avec paiement sans contact représentent aujourd’hui 70% du parc CB et 625.000 commerçants acceptent ce mode de paiement en France. Mais l’écart bancaire sont elles-mêmes concurrencées par de nouveaux modes de paiement car Les banques et surtout les opérateurs téléphoniques se sont également mis au sans contact via les smartphones. Les initiatives, publiques et privées, se multiplient un peu partout dans le monde afin d’accélérer la dématérialisation de l’argent, au point que certains médias parlent d’une « guerre contre le cash ». Ils sont nombreux à vouloir sa mort et proposer des alternatives : les banques, qui se plaignent des coûts associés (caisses en agences, distributeurs, transport de fonds) et créent elles-mêmes de la « monnaie » par le crédit ; les grands réseaux de cartes, comme Visa et MasterCard ; les fabricants de terminaux traditionnels (Ingenico, Verifone) et de lecteurs nouvelle génération (Square, iZettle) ; les spécialistes du paiement en ligne, comme le pionnier américain PayPal (210 millions d’utilisateurs actifs) ; mais aussi les jeunes entreprises de la Fintech, telles que le Suédois Klarna, le Néerlandais Adyen, le Californien Stripe ; ou les applis qui rendent le partage d’addition entre amis facile, comme celle du Français Lydia. Sans oublier les Gafa, qui ont tous leur solution de paiement en ligne ou mobile (Google et Android Pay, Apple Pay, Facebook Messenger, Amazon Pay), au succès encore modeste. Les États aussi veulent diminuer l’usage des espèces, qui coûtent cher en fabrication et recyclage, mais surtout pour réduire la part de l’économie informelle, la fraude et l’évasion fiscale. Moins de cash, c’est aussi statistiquement moins d’agressions physiques et de vols, notamment à l’arraché (sauf pour les smartphones !). Le spectaculaire braquage par hélicoptère d’un dépôt de billets à Västberga en septembre 2009 aurait d’ailleurs accéléré la désaffection du cash chez les Suédois. La réglementation pousse dans l’ensemble vers une utilisation accrue des moyens de paiement électroniques, tels que les virements et prélèvements Sepa en Europe et bientôt le paiement instantané ; cependant, la nouvelle directive des services de paiement DSP2 va paradoxalement faciliter les retraits de cash en permettant aux supermarchés de fournir des espèces en caisse à leurs clients (principe du cash-back, très répandu en Allemagne). Les Etats et les banques se réjouissent par avance de la dématérialisation de la monnaie. Pour les Etats c’est un moyen très efficace de surveiller toutes les transactions commerciales et donc la fiscalité. Pour les banques c’est une occasion supplémentaire d’utiliser à leur profit les stocks qui dorment sur les comptes courants surtout dans les périodes de très faible rémunération de l’épargne

Vers un Brexit mou ?

Vers un Brexit mou ?

 

 

La négociation du Brexit  se révèle tellement complexe qu’on peut se demander si on ne s’oriente pas vers un Brexit  mou voir même peut-être son abandon. Premier signe, le pseudo accord entre l’union économique et le Royaume Uni sur le montant de la facture.  En principe,  l’accord a été conclu mais on ne connaît pas le montant exact et  la Première ministre, Theresa May, a  indiqué que cette facture ne serait réglée que si les négociations sur les relations commerciales lui apparaissaient satisfaisantes. Autant dire qu’on ne s’est pas mis d’accord sur grand-chose. Deuxième élément, la même Theresa May a aussi indiqué que la période de transition pourrait durer plus longtemps que prévu initialement. Au lieu de deux à trois ans cette période pourrait durer trois à cinq ans. D’ici là le paysage politique aura sans doute changé chez les Britanniques et il se pourrait même que les britanniques soient conviés à une nouvelle consultation concernant leur participation à l’union européenne. Troisième indication,  la décision de la banque d’Angleterre de ne mettre aucun réglementaire au maintien de banques étrangères et à leur installation au Royaume-Uni. (La réciproque n’est pas forcément assurée, pour l’instant !). La Banque d’Angleterre (BoE) a présenté mercredi des propositions pour permettre aux banques d’investissement européennes de fonctionner au Royaume-Uni sans avoir l’obligation d’y créer une filiale après le Brexit. « Les banques et assureurs de l’Espace économique européen pourront demander l’autorisation de fonctionner avec une succursale au Royaume-Uni », a expliqué la BoE dans un communiqué. Si la BoE met en place un tel système, les banques d’investissement européennes se verraient dispensées d’établir une filiale stricto-sensu au Royaume-Uni, un processus beaucoup plus lourd que le maintien d’une simple succursale. La création d’une filiale nécessite notamment l’affectation d’un capital propre et de respecter davantage de régulations – la Banque d’Angleterre exige ainsi de toute banque étrangère voulant assurer des opérations de banque de détail qu’elle crée une filiale au Royaume-Uni. La BoE a ouvert une consultation sur ce sujet jusqu’à la fin février. Elle rendra ses conclusions peu après. L’institut a néanmoins prévenu que cette approche était « fondée sur la présomption qu’il va continuer d’y avoir une forte coopération dans la supervision entre le Royaume-Uni et l’UE ».  L’enjeu est d’importance car le Royaume-Uni accueille 160 succursales de banques d’investissements étrangères, dont 77 de l’Espace économique européen (l’UE plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein), totalisant 4.000 milliards de livres d’actif (4.500 milliards d’euros), soit nettement plus que le PIB du pays.

Vers un internet à plusieurs vitesses

Vers un internet à plusieurs vitesses

 

Un changement fondamental aux États-Unis et qui risque de contaminer le monde entier à savoir l’inégalité de traitement de l’information sur Internet. Il n’y aurait plus ce qu’on appelle la  neutralité du net qui contraint les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à traiter tous les contenus en ligne à la même vitesse. Désormais les États-Unis proposent de faire évoluer la vitesse de débit en fonction de la nature des contenus. Le problème c’est que les fournisseurs d’accès à Internet constituent des oligopoles qui imposent leur stratégie au monde entier. La différenciation des contenus va constituer une inégalité scandaleuse. Les fournisseurs d’accès vont évidemment privilégier des contenus politiquement corrects et surtout qui rapporte le plus tandis que d’autres sources ne seront que difficilement accessibles. Ou alors il faudra payer avoir accès à la plus haute vitesse certains experts pensent  qu’on s’oriente vers un Internet à deux vitesses. En réalité ce pourrait être pire à savoir un Internet à plusieurs vitesses qui en faites va constituer un mode de régulation de l’accès aux contenus. Un moyen pour les GAFA d’imposer encore plus leur hégémonie. Les partisans de la « neutralité » craignent de leur coté que les FAI soient tentés de faire payer plus cher pour un débit plus rapide, ou bloquent certains services leur faisant concurrence, comme la vidéo à la demande, la téléphonie par internet ou les moteurs de recherche. Avec cette décision, « nous restaurons la liberté d’internet » et « nous aidons les consommateurs et la concurrence », a déclaré le président de la FCC Ajit Pai devant la commission, juste avant le vote. Cette décision « ne va pas tuer la démocratie » ni signifier « la fin de l’internet tel que nous le connaissons », a-t-il ajouté, faisant allusion aux arguments des tenants de la neutralité. La FCC « donne les clés de l’internet » à « une poignée d’entreprises multimilliardaires », a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC qui a voté contre la décision. Le débat sur la « neutralité du net », très vif, dure depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis. Une centaine de défenseurs de ce principe ont manifesté jeudi matin devant le siège de la FCC, installant un mini-mausolée à la mémoire de l’internet « comme on l’a toujours connu ».

 

 

Virage vers le solaire

 

Virage vers le solaire

 

Sous la pression du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, EDF a annoncé un plan de 25 milliards d’ici 2035 pour le solaire. L’objectif est bien entendu de développer les énergies renouvelables non polluantes mais sans doute tout autant de faire oublier que la France a renoncé à ramener la production d’électricité d’origine nucléaire à 50 % d’ici 2025 au lieu de 75 % actuellement. En outre compte tenu des innombrables obstacles juridiques au développement des éoliennes, la croissance du solaire est politiquement plus réaliste et sans doute plus rentable aussi. Jean-Bernard Levy, PDG d’EDF, n’hésite pas aujourd’hui à en vanter les mérites: «Il n’y aura pas de transition énergétique s’il n’y a pas de solaire en France», a-t-il martelé devant les journalistes ce matin. Pour y parvenir, un long chemin reste à parcourir en France. Le pays est très en retard: le photovoltaïque en France représente 1,6% de la production totale d‘électricité. Il pèse déjà 3,5% en Grande Bretagne, 6,2% en Allemagne, 7,8% en Espagne… La raison? «Le prix de l’électricité n’est pas cher en France, il n’était donc pas compétitif de le développer tant que le coût de production de l’énergie solaire était élevé, explique Jean-Bernard Levy. Et puis en France, l’énergie est par nature décarbonnée, réduisant ainsi les velléités d’incitation au développement du renouvelable», dit-il. Reste à savoir trouver les financements. En effet ce plan solaire viendra augmenter les besoins de financement d’EDF. Des besoins de financement de l’ordre de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années,  Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards.

 

Elections Corse : vers davantage d’autonomie ?

Elections  Corse : vers davantage d’autonomie ?

 

 Un bon alignement des planètes a permis aux nationalistes de remporter la avec 45 % des voix. Responsable de cette victoire d’abord l’écroulement des clans traditionnels qui se sont partagés le pouvoir pendant des dizaines d’années mais sans parvenir vraiment faire décoller économiquement la Corse,  sans parler des affaires. Ensuite l’écroulemenet  de la gauche socialiste qui s’inscrit dans la tendance générale du pays. Le même affaiblissement concerne les partis de droite traditionnelle. Par ailleurs l’extrême droite Front National ne parvient pas vraiment à s’implanter en Corse. Dernier élément les difficultés qu’éprouvent en marche à exister sur le terrain , en Corse en particulier. Du coup les nationalistes vont sans doute encore renforcer cette victoire au deuxième tour. Il y aura forcément des conséquences politiques qui notamment devraient se traduire par un renforcement de l’autonomie de l’île. La problématique de l’indépendance pourrait se poser le moment venu mais il n’est pas certain que les Corses sur ce terrain soient très favorables à se couper de la France eu égard à leuer  forte dépendance économique et sociale. La liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a donc  littéralement écrasé ses adversaires pour ce premier tour des élections territoriales, recueillant au total 45,36 % des suffrages sur l’île. «Un score sans précédent dans l’histoire de la Corse», se félicite Gilles Simeoni, qui n’osait espérer un résultat aussi élevé même si sa liste partait favorite. Des meetings combles, des débats menés avec une maîtrise imparable, et surtout une opposition affaiblie par l’éviction du paysage politique des «clans» traditionnels: les nationalistes corses ont su saisir le moment pour conforter leur place à la tête de la région. Très loin derrière eux, la liste de Jean-Martin Mondoloni, A strada di l’avvene, ne recueille que 14,97 % des suffrages. Un score faible pour une droite divisée entre la candidature de Jean-Martin Mondoloni et celle de Valérie Bozzi (12,77%), seule femme tête de liste. Autre confirmation de ce scrutin: La République en marche ne parvient pas à entraîner les Corses dans son sillage. La liste conduite par le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, n’est parvenue à rassembler que 11,26 % des voix. En queue de peloton, la liste nationaliste de Paul-Félix Benedetti, Core in Fronte, recueille 6,69 % des suffrages qui devraient, selon toute vraisemblance, se reporter vers la liste nationaliste. Suivent l’unique liste de gauche menée par Jacques Casamarta, qui n’a convaincu que 5,68 % des électeurs, et la liste Front national de Charles Giacomi, qui écope de 3,28 %. Les deux listes de droite et la liste En marche!, qui ne cachaient pas leur volonté de s’allier pour peser dans les urnes le 10 décembre, reconnaissent qu’il sera difficile voire impossible de contrer la vague nationaliste. Mathématiquement, ce «front républicain» ne serait pas en mesure de passer en tête: «Simeoni qui plie l’élection à 45 % et qui sera conforté par d’autres indépendantistes à 6 ou 7 %: nos listes cumulées ne feront pas le poids», reconnaît Jean-Martin Mondoloni.

 

L’OPEP: accord et baril vers les 70 $

L’OPEP: accord et baril vers les 70 $

 

L’accord de réduction de la production de pétrole a été officiellement prolongé de neuf mois, par l’OPEP. Un accord qui semble servir les intérêts des producteurs grâce au soutien des cours. Un soutien des cours également encouragé par un meilleur environnement économique international. Ceci étant si le prix de pétrole devait remonter de manière significative cela pourrait se retourner contre les producteurs de pétrole. En effet les États-Unis pourraient alors être amenés à réinvestir dans le pétrole de schiste qui redeviendrait alors rentable. Compte tenu de cet accord qui tend à limiter la et de l’évolution de la demande mondiale le pétrole les prix du pétrole pourrait être orientés à la hausse pour atteindre jusqu’à 70 $ le baril. Le ministre saoudien de l‘Energie, Khalid al Falih, a donc annoncé à la presse que l‘Opep et ses partenaires s’étaient entendus pour réduire pendant neuf mois supplémentaires leur production de 1,8 million de barils par jour (bpj). Cet accord, en vigueur depuis le 1er janvier, était censé expirer en mars. L‘OPEP a également décidé de plafonner la production cumulée du Nigeria et de la Libye aux niveaux de 2017, sous 2,8 millions de bpj. Ces deux pays bénéficiaient jusque là d‘une dérogation en raison des troubles sur leur territoire qui débouchaient sur des productions inférieures à la normale. Khalid al Falih a jugé qu‘il serait prématuré d’évoquer un abandon de cet effort pendant au moins deux trimestres en raison de l‘arrivée de la période hivernale, marquée généralement par une baisse de la demande. Il a précisé que l‘OPEP ferait un point de la situation lors de sa prochaine réunion en juin. “Lorsque nous sortirons de l‘accord, nous le ferons très progressivement (…) pour être sûrs de ne pas perturber le marché”, a-t-il dit. Le Brent de la mer du Nord a fini en hausse jeudi pour se traiter au-dessus de 63,50 dollars le baril. Il avait fini l‘année 2016 sous 57 dollars avant de tomber en juin à un

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

France, Italie et Espagne seraient d’accord pour la création de listes internationales, comprenant des candidats d’au moins 7 pays différents  pour les prochaines élections européennes. Cela pour pouvoir au remplacement des 73 députés britanniques  Deux solutions pour cela soit une modification constitutionnelle, soit une démarche sur la base du volontariat des pays. Il est probable qu’on ne pourra engager de modifications des traités concernant les élections européennes ici 2019. Cela en raison des délais mais aussi du risque qu’il y aurait que certains pays s’opposent à cette proposition. Cette orientation pourrait être mise en œuvre sur la base du volontariat. Existerait alors lors des élections européennes (partielles) de 2019 d’une part des listes composées uniquement de nationaux, d’autre part des listes transnationales. Ce qui constituerait quand même une avancée pour une meilleure intégration dans l’espace communautaire. Pour commencer l’expérimentation ces listes de transnationales seraient réservées à l’élection des 73 députés que le Royaume Uni abandonne. “Les élections européennes ce sont aujourd’hui 28, bientôt 27 avec des débats étanches et parallèles, menés chacun chez soi”, déplore l’Italie, la F rance et l’Espagne, espérant créer avec cette mesure “une véritable agora européenne”. “Cessons d’enfermer les citoyens nationaux entre des murs et de leur imposer des œillères. Portons ensemble notre identité européenne sans renier nos identités nationales et développons un véritable espace public européen vivant, uni dans sa diversité”, poursuit le texte. Emmanuel Macron avait notamment développé cette idée parmi plusieurs propositions pour réformer l‘UE lors de son discours sur l‘Europe de la Sorbonne, fin septembre. ”Nous avons un choix simple: nous répartir les dépouilles, …… Ou vous décidez que ces 73 députés doivent être la réponse européenne au Brexit. Et ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe. Chiche!”, avait-il lancé.

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

La croissance de la France pourrait se situer entre 1,8 et 2 % en 2017. Elle sera confortée par les prévisions la hausse de 0, 5 % du PIB au quatrième trimestre selon les prévisions de la Banque de France. De fait  les carnets de commandes des entreprises enquêtées semblent relativement bien garnis y compris dans l’industrie. Selon une première estimation publiée jeudi, la Banque de France anticipe une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, similaire à celle atteinte lors du trimestre précédent. La prévision de la banque centrale française pour le trimestre en cours est conforme à celle de l’Insee dans son dernier point de conjoncture publié début octobre, qui s’établissait à 0,5%. D’après l’institution monétaire, qui se base pour cette prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, ce chiffre serait notamment atteint à la faveur de bons résultats dans l’industrie où la production a accéléré en octobre. Dans ce secteur, l’activité s’est révélée  »particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne dans un communiqué la Banque de France, qui précise que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement. Signe de cette bonne santé : les carnets de commandes se sont à nouveau garnis, pour atteindre leur plus haut depuis début 2008, et les prix des matières premières et des produits finis ont augmenté.  Dans les services, tous les secteurs ont également continué de progresser, à l’exception de l’hébergement et de la restauration. « Les chefs d’entreprise prévoient une légère accélération de l’activité en novembre », indique-t-elle. Le secteur du bâtiment, enfin, s’est révélé  »plus dynamique » qu’au troisième trimestre, dans le gros oeuvre comme dans le second oeuvre. Les effectifs ont toutefois peu augmenté, et l’activité devrait progresser un peu moins vite en novembre.

 

Merah : vers un nouveau jugement référence

Merah : vers un nouveau jugement référence  

Il se pourrait que l’affaire Merah  constitue une véritable référence pour les futurs jugements relatifs au terrorisme. Des peines assez sévères avaient été prononcées mais sans doute insuffisamment puisque  le parquet général de Paris, a fait appel des condamnations. En cause surtout le fait d’un manque de cohérence entre les attendus et les verdicts notamment en ce qui concerne le chef d’inculpation pour complicité d’assassinat. Il semble bien que le parquet souhaite désormais que les sanctions soient plus lourdes non seulement pour les auteurs de ces crimes mais aussi pour ceux qui les ont assisté, influencé  voire manipulé. Il s’agirait de viser tout autant les auteurs d’attentats que ceux  qui dans la coulisse poussent  certains- paumés ou non – à les  réaliser. Mohamed Merah a été tué le 22 mars 2012 dans l‘assaut de l‘appartement où il s’était retranché après avoir abattu trois militaires, trois écoliers de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le père de deux d‘entre eux, les 11, 15 et 19 mars. Des assassinats revendiqués par un groupe affilié à Al Qaïda. L‘avocate générale Naïma Rudloff avait requis lundi à l‘encontre d‘Abdelkader Merah la réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté pour complicité d‘assassinats et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les avocats de cet ex-caïd de cité franco-algérien de 35 ans converti à l‘islamisme radical demandaient son acquittement. Après un mois de procès tendu, la cour n‘a finalement retenu que l‘association de malfaiteurs, au grand dam des familles des victimes et d‘une partie des avocats des parties civiles. Elle a considéré dans ses motivations que les éléments à charge étaient “insuffisants” pour condamner Abdelkader Merah pour complicité et que “le doute devait lui profiter”. “Il n‘est pas démontré l‘existence d‘une aide ou assistance apportée en connaissance de cause par Abdelkader Merah à son frère lors de la commission des assassinats”, a-t-elle expliqué. “On est trop naïf en France, il faut qu‘on se réveille (…) Les gens comme lui sont des gens dangereux, des gens qui ne laissent pas de trace”, a déclaré après le verdict la mère du premier soldat abattu par Mohamed Merah, Latifa Ibn Ziatem. “Lorsqu’il sera relâché, Abdelkader Merah représentera un très grave danger pour la France”, a renchéri vendredi sur LCI Samuel Sandler, père et grand-père de victimes. La procureure générale de Paris estime pour sa part que la cour “n‘a pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis”, lit-on dans un communiqué du parquet. Elle a donc décidé de faire appel de la décision de la cour d‘assises, notamment “de l‘acquittement partiel d‘Abdelkader Merah pour complicité d‘assassinats et tentative d‘assassinats en relation avec une entreprise terroriste”.

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Il n’y a pas encore si longtemps certains institut doutaient encore de la capacité de la France à atteindre les 1,5 % prévus par le gouvernement comme croissance pour le PIB. Mais au fur et à mesure que tombent  les indicateurs des mois précédents, régulièrement ces mêmes instituts réajustent à la hausse les perspectives de croissance. On est donc passé de 1,5 à 1,6 puis 1,7 et enfin hier 1,8 pour l’INSEE.  La croissance de la France décolle donc enfin  après trois années autour de 1,0%, profitant d‘une accélération de l‘investissement et d‘une diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur, observe l‘Insee dans son point de conjoncture présenté jeudi. A ce rythme de 1,8%, la progression du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 dépasse la précédente prévision de l‘institut (+1,6% attendu en juin). Elle s‘avère également plus optimiste que l‘hypothèse de 1,7% retenue par le gouvernement pour construire le budget 2018, présenté la semaine dernière. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a cependant suggéré dimanche que la croissance pourrait être plus élevée que prévu  Si la croissance est revenue à un niveau comparable à celui de 2011, elle repose sur des “fondements plus solides”, en particulier parce que les entreprises ont reconstitué leurs marges, a observé Julien Pouget, chef du département de conjoncture de l‘Insee, lors d‘une conférence de presse. Selon lui, l‘acquis de croissance – à savoir l’évolution du PIB sur l‘ensemble de l‘année si la croissance était nulle sur chaque trimestre – s’élève à 0,8% pour 2018. Avec la croissance de l‘activité, la progression de l‘emploi devrait ralentir au second semestre avec la fin du dispositif de prime à l‘embauche dans les PME et la réduction du nombre d‘emplois aidés. Au total, l’économie française devrait créer 208.000 emplois marchands cette année (après 221.000 en 2016) mais le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait baisser à 9,4% de la population active française (départements d‘outre-mer inclus) en fin d‘année, contre 10,0% fin 2016. Dans le détail, l‘Insee prévoit une progression de 0,5% par trimestre jusqu’à la fin de l‘année, l’économie française enchaînant ainsi cinq trimestres consécutifs à ce rythme. Une croissance robuste notamment alimentée par la vigueur de l‘investissement, les conditions de financement restant favorables. L‘investissement des ménages – principalement dans le logement neuf – devrait progresser de 5,0% sur l‘année après avoir augmenté de 2,4% en 2016, atteignant un rythme sans précédent depuis 2006. Il devrait également rester dynamique du côté des entreprises (+3,9% après +3,4%), qui continuent de s’équiper pour faire face à une demande croissante, malgré la fin du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs mi-avril. Autre composante de la demande intérieure et traditionnel moteur de l’économie française, la consommation des ménages devrait en revanche ralentir, avec une croissance de 1,1% en 2017, après 2,1% l‘an dernier. Un coup de frein reflétant le contrecoup des événements ponctuels qui l‘avaient dopée en 2016 : achats de téléviseurs dopés par le passage à la TNT haute définition, températures basses ayant augmenté les dépenses d’énergie et ventes des billets de l‘Euro de football. Globalement, l‘accélération de l‘activité prévue cette année devrait principalement résulter de la diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur. Après avoir plombé l‘activité en 2016, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point cette année.

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

 

 

Alors que Europe écologie les Verts ne représentent plus qu’1 ou 2 % des électeurs (Hamon que leur candidat Yannick Jadot avait rejoint n’a pas dépassé 6,3 % des suffrages aux présidentielles), le parti écolo réaffirme son objectif de conquérir pouvoir. De quoi rire s’il ne fallait en pleurer tellement les écolos politisés ont discrédité la problématique écologique. Durant tout le quinquennat de François Hollande ils n’ont d’ailleurs cessé surtout d’exprimer des positions gauchistes en laissant presque de côté la problématique écologique. Ensuite ils se sont divisés les uns en se rapprochant des frondeurs socialistes, les autres en soutenant Hollande et enfin une  troisième partie a soutenu Emmanuel Macron lors des présidentielles.  le mouvement Europe écologie les Verts ne représentent à peu près plus rien, il a surtout été victime de ses dérives gauchistes. Il faut d’ailleurs se réjouir de la disparition de ce parti du paysage politique. En effet, un parti uniquement écologiste est une sorte d’anachronisme car la problématique de l’environnement doit être appropriée par tous les partis et une cohérence doit être recherchée entre les facteurs économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux. Saucissonner  la problématique, c’est tomber  dans le simplisme, l’irréalisme et la démagogie. Pourtant EELV  a lancé sa grande réunion d’été à Dunkerque, avec une première journée consacrée en grande partie à l’avenir de l’écologie politique. Confronté à une baisse du nombre d’adhérents, et à des difficultés de trésorerie, le parti écologiste, qui a récemment du licencier cinq employés pour raisons économiques, a tenu à maintenir ses journées d’été. « Vous avez trois jours pour débattre, pendant que les militants socialistes sont privés d’universités, que les Républicains sont éclatés (…) et alors même le Front national a annulé son rendez-vous de rentrée », lance Marine Tondelier, élue municipale chargée de l’organisation des JDE.  « La France n’en as pas fini avec les écologistes promet le secrétaire national David Cormand sous les applaudissements. Son objectif, « passer d’un parti qui était avant tout lanceur d’alerte, à un parti qui s’organise pour conquérir le pouvoir ». !!!!

Venezuela : vers une dictature

 

Progressivement, on s’oriente vers un régime dictatorial avec notamment des répressions sanglantes. Il y a quelques jours c’est le chef de l’opposition qui a été arrêté. Hier c’était la procureurs générale qui a été limogée par une nouvelle assemblée constituante douteuse. L’opposition vénézuélienne dénonce « la prise en otage » des institutions, ce qui ne surprend pas Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire Politique de l’Amérique Latine et des Caraïbes de Sciences Po (OPALC), « lorsque la procureure Luisa Ortega a pris ses distances avec le régime, il était clair qu’il s’agissait là d’une cible pour le président Maduro », a-t-il déclaré dimanche sur franceinfo. » Avec ces annonces de l’Assemblée constituante on va vers un pas supplémentaire dans ce durcissement, dans cette dérive autoritaire » analyse Gaspard Estrada.

  • Luisa Ortega, la procureure générale, qui est une chaviste, a été limogée. Cela vous surprend-t-il ?
  • Gaspard Estrada : Non, dans le sens où très clairement depuis l’installation de cette Assemblée constituante, on voyait que le régime chaviste voulait reprendre en main les institutions du pays, en tout cas celles qui n’étaient pas contrôlées par le régime. C’était déjà l’objet de cette constituante : faire dissoudre ou disparaître et mettre de côté l’actuelle Assemblée qui elle est contrôlée par l’opposition. Très clairement, depuis le mois de mars dernier, lorsque la procureure Luisa Ortega a pris ses distances avec le régime, il s’agissait là d’une cible pour le président Maduro.
  • Le « madurisme » est-il encore compatible avec le « chavisme » ?
  • Je pense que la vraie question qui se pose aujourd’hui, c’est la question du durcissement du régime. Sous Chavez, on pouvait contester les méthodes, les outrances verbales du président Chavez, mais il y avait des élections régulières au milieu des années 2000 notamment. Depuis l’arrivée de Monsieur Maduro, qui a été élu en 2013, on voit très clairement les régressions démocratiques : lorsque le gouvernement a décidé de ne pas convoquer des élections, qui étaient pourtant prévues au niveau local tout comme au niveau régional, lorsque le président a décidé d’utiliser tous les moyens pour éviter un référendum révocatoire durant toute l’année 2016. Il a très clairement porté atteinte à la démocratie. Avec ces annonces de l’Assemblée constituante, on va vers un pas supplémentaire dans ce durcissement, dans cette dérive autoritaire. Par ailleurs, selon les sondages d’opinion qui ont été publiés, 70% des Vénézuéliens n’approuvent pas la manière de gouverner du président Maduro. Je pense que c’est ce qui explique que des élections ne soient pas organisées.  La dernière élection tenue en 2015 au Venezuela a permis d’élire au deux tiers une majorité d’opposition à l’Assemblée nationale, et depuis, le gouvernement se refuse à organiser tout nouveau scrutin. C’est un bon indicateur du niveau d’impopularité du gouvernement.
  • Combien de temps Nicolas Maduro peut-il encore tenir au pouvoir ?
  • La vraie question qui se pose, c’est la question de l’économie. Certes le gouvernement reprend en main les institutions, il les verrouille. Cependant les Vénézuéliens constatent la catastrophe économique du pays, la pénurie alimentaire, le drame de la grave sanitaire qui secoue le Venezuela. Je vois mal comment cette Assemblée constituante en soi sera capable de répondre à ces défis. C’est pourquoi je pense que ce blocage politique va perdurer et que les tensions vont perdurer dans les semaines et les mois à venir. L’opposition est assez marquée à droite, c’est vrai. C’est aussi une opposition qui a essayé de faire un coup d’État contre Monsieur Chavez en 2002. Mais aujourd’hui le mécontentement populaire va bien au-delà des étiquettes politiques. Je pense qu’il y a un vrai ras-le-bol des Vénézuéliens en ce qui concerne ces questions liées à l’inflation, à la crise économique, aux questions alimentaires, au problème sanitaire. C’est l’accumulation de ces problèmes économiques, des tensions sociales et économiques qui expliquent cette situation de crise que vit le Venezuela.

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

 

Les transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales représentent 100,07 Md€ en 2016, un montant en baisse de 1,5 %.sur 200 milliards de penses de fonctionnement. (Par ailleurs les investissements se montent aux à une cinquantaine de milliards).  Ils se composent de trois ensembles : les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales (51,96 Md€) (1), les contreparties de divers dégrèvements d’impôts locaux et les subventions spécifiques versées par les ministères (13,48 Md€), ainsi que la fiscalité transférée et les ressources pour le financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (34,63 Md€). L’enveloppe des concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales, au sens de l’article 14 de la loi de programmation pour les finances publiques, fait l’objet en 2016 d’une diminution de 2,66 Md€. Cet effort s’inscrit dans le cadre du plan d’économie de 50 Md€ prévu par la France entre 2015 et 2017 pour réduire son déficit budgétaire et se conformer à ses engagements européens. Les collectivités contribuent ainsi au redressement des finances publiques à hauteur de 451 M€ pour les régions, de 1148 M€ pour les départements, et de 2 071 M€ pour le bloc communal, dont 1 450 M€ pour les communes et 621 M€ pour les établissements publics de coopération intercommunale. Les dotations et subventions de fonctionnement atteignent 33,8 Md€. Le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), qui constitue la majeure partie de celles-ci, est de 33,2 Md€ (montant voté en loi de finances initiale pour 2016). La DGF est répartie entre communes, groupements de communes, départements et régions. En 2016, les communes et groupements de communes perçoivent 57,68 % du total, soit 19,185 Md€. Les départements 29,15 % du total, soit 9,694 Md€ et les régions 13,17 % du total, soit 4,381 Md€. Des écrêtements internes à la DGF permettent, comme les années précédentes, de faire progresser le niveau de certaines de ses composantes, notamment celles des dotations de péréquation. Elles augmentent notamment de 8,14 % pour le bloc communal, soit une progression de 297 M€ (dont 180 M€ pour la DSU et 117 M€ pour la DSR). Les dotations et subventions d’équipement (2) représentent quant à elles 10,89 Md€, dont 6,05 Md€ attribués au fonds de compensation de la TVA (FCTVA). Les transferts de compétences relatifs à l’acte II de la décentralisation ont été principalement compensés à l’aide d’un transfert de fiscalité aux collectivités locales. Les dotations finançant les transferts de compétences(3) s’élèvent à 3,1 Md€. Enfin, le coût des divers dégrèvements législatifs s’élève à 11,24 Md€ en 2016

 

 

80% des bénéficiaires du RSA orientés vers des dispositifs d’insertion ?

 80% des  bénéficiaires du RSA orientés vers des dispositifs d’insertion ?

D’après les ministères, 80% des bénéficiaires du RSA seraient orientés vers des filières d’insertion. Un chiffre qui paraît sans doute excessif car les modalités d’insertion professionnelle ou sociale sont très diverses(Les chiffres avancés par les ministères paraissent d’ailleurs assez flous).  Cela peut passer par des stages, des séances d’information ou de formation assez bidon jusqu’à des formes de réintégration progressive au travail dans les conditions d’une  entreprise classique. De ce point de vue, les politiques et départements diffèrent parfois de manière sensible. Des En 2015, les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) se sont majoritairement orientés vers des parcours d’insertion. C’est donc  ce que révèle une enquête, publiée ce vendredi, du service statistique des ministères sociaux. Environ 2,5 millions de Français ont touché le RSA socle (ex-RMI, de 536,78 euros pour une personne seule et sans enfant) en 2015, dont 98% ont en retour été soumis aux droits et des devoirs du minima social. Parmi les impératifs dont doivent s’acquitter les allocataires, s’orienter vers des parcours d’insertion professionnelle et/ou sociale domine. En effet, la loi de 2008-2009 généralise le RSA et réforme surtout les politiques d’insertion, en vue de lutter contre la pauvreté et de favoriser un retour à l’emploi des allocataires. Parmi eux, 8 sur 10 ont été orientés vers un parcours d’insertion, les 20% restants étant notamment dus «aux délais engendrés par les procédures d’orientation mises en place par chacune des collectivités interrogées», note l’étude. Dans le détail, les bénéficiaires du RSA se dirigent majoritairement (62%) vers les parcours professionnels (formation, emploi, etc.) contre 38% vers des parcours sociaux (santé, logement, etc.). En outre, 43% d’entre eux ont eu comme référent, un agent de Pôle emploi. Là encore le rôle et l’importance de l’agent référent diffère notablement selon les situations. Cela peut se limiter à un suivi très formel au contraire se caractériser par une aide significative pour le retour à l’emploi.

STX: vers un Airbus de la construction navale ?

STX: vers un Airbus de la construction navale ?

 C’est la proposition du ministre de l’économie qui ne pense pas que la nationalisation puisse être une solution durable. Il faut faire   »un grand champion de l’industrie navale européenne », déclare Bruno Le Maire dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche (JDD). Une solution sans doute cohérente d’abord parce que les italiens  sont des clients importants d’STX ensuite parce qu’il faut ménager l’Italie où la France ne cesse de prendre des participations financiers.  La balance est en effet très déséquilibrée. Sur les cinq dernières années, les investissements français dans des entreprises italiennes ont atteint 36 milliards d’euros. Dans le même temps, les Italiens ont réalisé pour seulement 3 milliards d’acquisitions en France. Exemples, Le géant du luxe LVMH, déjà propriétaire de Fendi ou Pucci, vient de s’offrir le joaillier romain Bulgari pour 3,7 milliards d’euros ou encore Bolloré qui prend le contrôle de Telecom Italia.  Du coup il faudra nécessaire négocier avec l’Italie pour un partage du capital de STX.  Le ministre de l’Economie et des Finances doit ‘ailleurs se rendre mardi à Rome pour relancer les négociations avec le ministre de l’Economie italien Pier Carlo Padoan et son homologue de l’Industrie Carlo Calenda, qui ont qualifié de « grave et incompréhensible » la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, annoncée jeudi. « C’est un geste d’ouverture que fait le président de la République », explique Bruno Le Maire dans les colonnes de l’hebdomadaire dominical. « Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil: la réalisation de paquebots de plaisance pour résumer. » Maintenant « nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », ajoute-t-il. Un tel scénario permettrait de faire d’une pierre deux coups. Paris protégerait ses intérêts stratégiques dans STX France, partenaire de Naval Group (ex-DCNS) pour la fabrication de grosses coques de frégates et porte-avions ; la France doterait l’Europe d’un embryon d’Airbus du naval civil et militaire, sur une base franco-italienne. À l’instar d’Airbus, créé sur une alliance franco-allemande dans l’aéronautique, avant de s’ouvrir à l’Espagne et au Royaume-Uni. Bruno Le Maire, qui veille depuis jeudi à ne pas prononcer le mot de nationalisation – alors que l’Etat possède désormais 100% de STX France, après avoir exercé son droit de préemption sur les deux tiers du capital acquis au printemps par Fincantieri auprès de sa maison-mère sud-coréenne en difficulté – prévient que « s’il n’y a pas d’accord, nous en resterons à la situation actuelle et nous chercherons d’autres repreneurs ».

FN : vers un rapprochement avec Mélenchon et Wauquiez ?

FN : vers  un rapprochement avec Mélenchon et Wauquiez ?

C’est en tout cas ce que souhaite le  vice-président contesté du Front national Florian Philippot pour que  la formation d’extrême droite s’élargisse aux « patriotes de droite » et aux « patriotes de gauche». Il faut dire que nombre de points les positions nationalistes ne sont guère éloignées même si sur le terrain sociétal des divergences importantes demeurent entre FN et insoumis. .    »J’aimerais bien prendre un café » avec Laurent Wauquiez, a-t-il déclaré sur franceinfo. « Pourquoi pas avec Mélenchon, pourquoi pas avec d’autres ? Mais qu’on discute, que l’on voie ce qui nous oppose». La position du vice-président est contestée au sein du parti qui tient un séminaire de deux jours se terminant samedi soir. Un clivage oppose ses partisans, hostiles à l’euro avant tout, à ses adversaires en interne, pour qui le FN ne gagnera qu’à la condition de revenir au triptyque sécurité-immigration-identité et de réaliser l’union des droites. Dans ce contexte, Florian Philippot souhaite tendre la main au président du groupe La France insoumise (LFR) à l’Assemblée nationale et ancien député européen, Jean-Luc Mélenchon, très eurosceptique lui aussi. « On n’est pas en guerre civile. Il faut qu’on soit constructif, tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes », a ajouté Florian Philippot. Il a aussi une nouvelle fois ouvert la porte à Laurent Wauquiez, qui pourrait prendre la tête des Républicains en décembre en défendant une ligne identitaire et anti-immigration. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été considéré à plusieurs reprises ces derniers mois comme un possible allié du FN en cas de recomposition de l’échiquier politique, notamment par Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen.

Turquie : Erdogan de plus en plus vers la dictature

Turquie : Erdogan de plus en plus vers la dictature  

 

Jean Marcou, directeur des Relations internationales de Sciences Po Grenoble et spécialiste de la Turquie estime que les purges et le renforcement du pouvoir d’Erdogan conduisent le pays vers la dictature (interview le Figaro)

 

Un an après la tentative de coup d’État, comment a évolué la Turquie sur le plan politique?

Jean MARCOU - Depuis le 15 juillet 2016, la Turquie a glissé vers une situation d’autoritarisme extrêmement sévère. Le coup d’État a servi de point de départ à de grandes purges dans pratiquement toutes les institutions, que ce soit l’armée, la police, la justice, l’éducation ou encore la presse. Des purges qui se font presque sans justification ou sous des prétextes douteux. Il y a actuellement un reformatage de l’État et de la société turque qui se combine à un phénomène de transformation politique, avec, notamment une forte centralisation du pouvoir. Tayyip Erdogan a su utiliser le coup d’État à son profit pour renforcer ses propres pouvoirs. Le putsch a désarmé l’opposition et le président turc en a profité pour accélérer certaines réformes en gestation. Il a également personnalisé un peu plus le pouvoir.

La Turquie est-elle encore un pays de droit et qu’en est-il de la liberté d’expression alors que de nombreux médias ont été contraints de fermer?

Formellement, un certain nombre de droits demeure même si certains sont très altérés. En ce qui concerne la liberté d’expression, il y a un fort phénomène d’intimidation de l’opposition. Il reste des journaux d’opposition comme le Cumhuriyet, qui est de tendance kémaliste. Mais beaucoup de journalistes ou d’intellectuels qui ont collaboré avec ce journal ont été arrêtés, placés en garde à vue et pour certains incarcérés. Toutefois cette situation est antérieure au putsch. Le rédacteur en chef Can Dündar, avait été interpellé en 2015 au moment de la révélation de l’affaire de camion du MIT, les services de renseignement turcs. C’est une pratique malheureusement courante en Turquie. La presse et les médias ne sont pas les seuls touchés par le recul des libertés. Plus de 2000 personnes ont été poursuivies pour «insultes au président». Il y a également eu, dans le cadre de l’état d’urgence, la levée des immunités parlementaires. Un droit pourtant fondamental dans un régime démocratique.

 

Quel impact le putsch a-t-il eu sur les relations de la Turquie avec les grandes puissances comme l’Europe ou les États-Unis?

Les relations entre la Turquie et l’Europe ont clairement pâti de la dérive démocratique qui a suivi la tentative de coup d’État. On se rappelle qu’en avril, au moment du référendum sur le renforcement des pouvoirs d’Erdogan, le pays a eu plusieurs conflits notamment avec l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore l’Autriche. En effet, cela posait problème que des membres du gouvernement turcs viennent rencontrer la diaspora turque. Plus récemment, Erdogan a voulu organiser des meetings avec ses partisans en marge du G20 qui se tenait à Hambourg. Mais l’Allemagne a refusé. Avec les États-Unis c’est un peu différent. Les relations entre les deux pays étaient très dégradées sous l’administration Obama, notamment parce qu’il n’a pas voulu extrader l’opposant Fethullah Gülen, considéré par Erdogan comme un initiateur du putsch. Avec l’élection de Trump, Erdogan a eu de réels espoirs mais ils ne l’ont pas extradé non plus. Cependant, sur les questions humanitaires et de respect de droits, la nouvelle administration est beaucoup moins vigilante, ce qui arrange Tayyip Erdogan.

 

Pour le futur, peut-on imaginer la Turquie s’enfoncer dans cette situation d’autoritarisme?

Le grand rendez-vous est fixé en 2019. Ce sont les élections présidentielle et législatives qui décideront de l’avenir du pays. Si elles sont favorables à Erdogan, cela lui permettra d’appliquer les réformes prévues par le référendum d’avril dernier. En mai, il est déjà redevenu leader du Parti de la justice et du développement (AKP). Ce qui fait de lui un leader politique en plus d’être le président d’un régime parlementaire.

L’opposition pourra-t-elle faire barrage à la main mise d’Erdogan et de l’AKP? Peut-être. La «marche pour la justice» organisée le 9 juillet a rassemblé plusieurs dizaines de milliers d’opposants. Ça a surpris tout le monde alors qu’on croyait l’opposition fragilisée depuis la tentative de coup d’État. C’est un avertissement auquel vont répondre les partisans d’Erdogan. De grandes manifestations sont déjà prévues pour fêter l’échec du putsch.

 

Vers un budget de la zone euro ?

Vers un budget de la zone euro ?

On n’en est encore sans doute loin ; ceci étant ; la rencontre entre Macron et Merkel a permis d’avancer sur le sujet. On sait que la France milite pour un budget de la zone euro avec un ministre européen des finances. Une proposition qui jusqu’alors n’avait  pas reçu beaucoup d’échos de la part de la chancelière. La crainte évidemment de l’Allemagne c’est qu’on mette surtout des dépenses en commun mais pas suffisamment de recettes. En clair qu’on fasse payer à l’Allemagne les déficits des autres pays. Cependant cette fois Merkel n’a pas approuvé formellement les propositions de la France mais a indiqué qu’elle n’y était plus opposée. En outre Merkel semble désormais favorable à la création le moment venu d’un fonds monétaire européen sorte de FMI régional. Les idées françaises avancent donc mais on peut supposer que l’Allemagne mettra de sérieux verrous pour éviter les dérives. Par ailleurs cette nouvelle évolution de la construction européenne dans le cadre de la zone euro exigera vraisemblablement du temps, de la persévérance et surtout  de la rigueur. Emmanuel Macron a évoqué « une feuille de route volontariste d’initiatives communes que nous prendrons d’ici la fin de l’année en matière d’une plus grande intégration de la zone euro et de l’Europe». Il a souhaité, dans un entretien publié jeudi « marier la convergence et les solidarités au sein de l’Union européenne et de la zone euro pour mettre en place des mécanismes de solidarité plus puissants ». « Pour cela, il faut un budget, un gouvernement qui décide de l’allocation de ce budget et un contrôle démocratique qui n’existe pas aujourd’hui. » La chancelière s’est montrée ouverte aux propositions d’Emmanuel Macron : « Je n’ai rien contre un budget de la zone euro (…) et le ministre européen des Finances, on peut en parler ». « Le projet de faire évoluer le MES (mécanisme européen de stabilité, NDLR) vers une fonction comparable à celle du FMI est un très bon projet », a-t-elle ajouté, en soulignant que « les paramètres sont tout à fait différents qu’au moment où a surgi la crise grecque ». « Nous aurons un calendrier très ambitieux pour la zone euro », a-t-elle ajouté, mais il faudra un mandat du Parlement issu des législatives allemandes de la fin septembre. « Il y aura de nouvelles étapes franchies cette année mais ça ne peut pas purement et simplement se décréter. » Elle a confirmé que les deux pays envisageaient une réforme pour faire converger la fiscalité des entreprises, ce qui n’est selon elle « pas simple ». Paris et Berlin ont réitéré leur volonté de renforcer les instruments de défense commerciale européens, de promouvoir la réciprocité dans l’accès aux marchés, et souligné la nécessité de contrôler les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques, selon un document diffusé par l’Elysée. Le renforcement de la coopération pour développer le micro et nanoélectroniques se ferait dans le cadre d’ »un grand projet d’intérêt économique européen » qui permettrait des investissements d’environ 8 milliards d’euros dans les deux pays. Paris et Berlin veulent aussi mobiliser un milliard d’euros d’investissements publics et privés pour le numérique, les biotechnologies et écotechnologies et mettre en place un programme de recherche conjoint dans les domaines du climat, de l’énergie et du système terrestre. Un projet d’ »Erasmus de la culture et de l’apprentissage » doit être présenté à l’automne. La France et l’Allemagne ont en outre lancé l’Alliance pour le Sahel, une initiative visant à faciliter les échanges entre bailleurs internationaux pour accélérer l’aide au développement dans cette région en proie à l’instabilité politique, économique et sécuritaire.

Amiante : vers des non-lieux

Amiante : vers des non-lieux

 

Finalement on pourrait s’orienter vers des non-lieux pour nombre de dossiers.  Le parquet de paris  met en avant l’impossibilité de dater le moment et le lieu où l’exposition à l’amiante a déclenché la pathologie qui a éventuellement entraîné la mort des victimes.  Il invite les magistrats instructeurs à « mettre fin à la présente information judiciaire ». Les défenseurs de dizaines de milliers de victimes de l’amiante, qui meurent encore au rythme de 2.000 à 3.000 par an 20 ans après l’interdiction de l’amiante, selon les estimations, ont dénoncé mercredi un « scandale dans le scandale ». Ils estiment qu’une telle décision peut en outre avoir un impact direct sur les autres affaires d’intoxication par des produits cancérigènes comme le benzène ou les pesticides. « On se dirige en réalité, dans un second temps, vers des non-lieux pour plusieurs dossiers », a précisé à Reuters une source judiciaire. « Cela concerne une petite quinzaine de dossiers sur la trentaine de dossiers amiante. » Sont notamment cités ceux d’Eternit, qui fut le premier producteur français d’amiante-ciment, de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), ou de la société Everite, une filiale de Saint-Gobain, qui fabriquait des tuyaux en amiante-ciment. « Les autres dossiers continuent parce que c’est de la mise en danger d’autrui ou parce qu’on est après 1997, interdiction pure et simple de l’amiante », ajoute-t-on de même source. L’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) et la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath) ont dénoncé un « enterrement de première classe », dans un document commun. Elles s’étonnent de « l’inhabituelle célérité du parquet », alors que les avocats des parties civiles réclamaient en vain depuis plusieurs mois d’être reçus par les juges d’instruction. « Cent mille morts de l’amiante annoncées, 21 ans d’instruction pour en arriver là ! C’est un véritable naufrage de l’institution judiciaire », écrivent-elles. « Des décisions analogues pourraient demain s’appliquer aux victimes de produits à effets différés (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) », écrivent les associations de défense des victimes.

Réforme du travail : vers un compromis avec les syndicats ?

Réforme du travail : vers un compromis avec les syndicats ?

 

 

En l’état actuel de la discussion et du projet de loi d’habilitation relatif à la réforme du droit du travail, un compromis semble possible avec les syndicats hormis la CGT qui a d’ailleurs lancé un appel à la grève pour le 12 décembre. Mais nombre de détails restent à préciser.  La CGT avait manifesté son opposition totale à la réforme du code du travail avant même le début de la négociation. Le compromis est souvent cependant possible avec les autres organisations syndicales de salariés car les orientations ne vont pas aussi loin que le souhaiter le patronat mais apportent  cependant davantage de souplesse au droit du travail Le projet de loi d’habilitation est composé de neuf articles, dont cinq portent sur les trois grands blocs de réformes que le gouvernement avait promis de présenter. Il s’agit de la redéfinition de la place des accords de branche par rapport aux accords d’entreprise, la simplification du dialogue social avec la fusion des instances représentatives du personnel (excepté pour les délégués syndicaux) et la sécurisation des relations de travail à travers la mise en place d’un barème encadrant les indemnités prud’homales. D’autres mesures, contestées par les organisations syndicales, s’inscrivent en dehors des trois blocs de réformes et concernent la mise en place de formes particulières de contrats de travail comme les « CDI de projet », un contrat que l’on peut résilier à la fin d’un projet. Le gouvernement entend donc conserver le rôle essentiel de la branche pour la régulation économique et sociale mais de proposer tout de même davantage de capacité d’initiative à l’accord d’entreprise dans les autres domaines. les accords de branche primeraient  impérative sur les accords d’entreprise (les minima conventionnels, les classifications, la mutualisation des financements paritaires, la gestion et la qualité de l’emploi, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes) ; par ailleurs  la branche pourra décider, sans y être obligée, de faire primer son accord sur les accords d’entreprise (la prévention des risques professionnels et de la pénibilité, le handicap, les conditions et les moyens d’un mandat syndical, la reconnaissance des compétences acquises et les évolutions de carrière) ; enfin, des domaines non listés dans les deux précédents pour lesquels la primauté sera donnée à l’accord d’entreprise. Les textes devraient aussi prévoir les indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif et les conditions de la rupture du contrat de travail. Pourrait être aussi abordé le concept de contrat de chantier ou de projet. Comme prévu et libéré fusion des instances représentatives du personnel sauf pour les délégués syndicaux. Mais nombre de détails reste à préciser en particulier sur l’importante question de la responsabilité de la branche et de l’entreprise et sur la consultation des salariés pour un accord d’entreprise.

12345...9



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol