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Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

 

François Ruffin vient de créer un micro parti : Picardie debout. On peut se demander quelle est la stratégie de point son intérêt électoral puisque Ruffin peut  bénéficier de l’audience nationale des insoumis. Ou alors François Ruffin, l’anarcho gauchiste qui n’apprécie guère la tutelle du « Che » Mélenchon veut conquérir son indépendance voire le moment venu peut-être concurrencer le mouvement des insoumis. Si l’on en juge par l’objet même du niveau micro parti l’ambition est grande. Il s’agit de «favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l’élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens: organisation de soirées, débats, conférences» mais aussi – surtout – la «présentation de candidats à toutes élections « . En clair il s’agit bien d’un parti à vocation nationale le moment venu. La rivalité entre François Ruffin et Mélenchon n’est pas nouvelle. Il se retrouve dans la contestation anti capitaliste et anti impérialiste mais divergent sur d’autres aspects idéologiques. Ruffin est plus proche des anarcho gauchiste et Mélenchon plus proche finalement des communistes classiques. François Ruffin se revendique lui-même comme un «électron libre» au sein des troupes LFI. «Cette épithète me paraît juste. J’appartiens à un groupe parlementaire, mais, il faut l’avouer, je suis à la fois ici et ailleurs, je fais un peu bande à part», écrit-il. Autre démarche solitaire: la sortie de son film «Je veux du soleil» sur le mouvement des «gilets jaunes», en salle le 3 avril. Des initiatives qui tendent, à force, à faire de l’ombre au chef des troupes, Jean-Luc Mélenchon. Au risque d’irriter au sein de la maison Insoumise.

Pensions de réversion : vers une remise en cause

Pensions de réversion : vers une remise en cause

 

Il est clair que les différentes pistes envisagées visent surtout à diminuer de manière significative le montant des pensions de réversion. Certes pour l’instant,  le gouvernement indique que ces dispositions ne seraient appliquées que pour les nouveaux retraités. On peut cependant légitimement s’interroger dans la mesure où le pouvoir actuel lors de la campagne électorale n’avait pas prévu de faire diminuer les pensions, ce qu’il a pourtant fait avec la désindexation. Différents scénarios sont envisagés par le comité d’orientation des retraites. Un comité d’orientation des retraites très complaisant vis-à-vis du pouvoir qui peut annoncer quand les socialistes sont au pouvoir que l’équilibre des retraites sera rapidement assuré mais qui rejoint maintenant Macron dans sa volonté de faire baisser la charge financière des pensions. De nombreux scénarios sont envisagés mais ils ont tout le même objectif : porter atteinte aux bénéficiaires des pensions de réversion. Parmi les scénarios on envisage évidemment l’harmonisation des différents régimes. Autre solution qui risque de faire parler et d’être contesté : la détermination d’une pension de retraite en fonction du nombre d’années de vie commune. Le système pourrait aussi être financé par l’impôt y compris transformer par une sorte de pension de réversion universelle. En clair les retraités sont encore dans le viseur. Pourtant la question de l’équilibre des retraites est étroitement liée aux rapports entre actifs et retraités. Or ce qui handicape cet équilibre financier, c’est précisément le taux exceptionnel de chômage en France. C’est le problème fondamental même si des aménagements des conditions de retraite et de réversion peuvent être réformés.

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Évidemment pour la démocratie on ne peut pas se réjouir de la disparition d’un journal, ceci étend l’extinction progressive du support médiatique et cohérente avec la perte de crédibilité du courant de pensée qu’il représente. D’une certaine manière le risque de disparition du journal L’Humanité est assez catastrophique mais finalement cohérent avec la perte de crédibilité d’un parti communiste. Un parti communiste qui a obtenu jusqu’à 30 % de voix l par exemple des municipales de 1947 pour aujourd’hui ne plus représenter que 2 à 3 %. De la même manière,  le journal L’Humanité qui en 1945 tirait à 400 000 exemplaires aujourd’hui voit sa diffusion réduite à 35 000. Une chute inévitable compte tenu de l’archaïsme de fonctionnement de ce parti. Un parti dans les derniers restes ont été jusque-là porté à bout de bras par le parti socialiste qui lui concédait quelques sièges. Malheureusement pour le parti communiste, le parti socialiste est aussi maintenant en voie de disparition et son soutien ne sera plus d’aucune aide. Ce qui est en jeu tant pour le parti communiste que pour le parti socialiste maintenant c’est l’extinction totale. En cause, des analyses et des positions n’ayant jamais été capables d’intégrer les évolutions systémiques qui affectent le monde économique, social, environnemental et sociétal. Bref un parti en retard d’une cinquantaine d’années sur son temps. Notons aussi que le parti communiste a longtemps bénéficié du soutien assez conditionnel de la CGT. Mais depuis, notamment le passage de Bernard Thibault, les liens se sont assez nettement distendus car la proximité du parti communiste portait  préjudice à l’organisation syndicale. La CGT elle-même est en voie d’affaiblissement puisque qu’elle n’est plus le premier syndicat de France, la première position dans le public comme dans le privé a été prise par la CFDT . Ceci étant on ne peut se réjouir que la plupart des médias soient aujourd’hui la propriété des financiers. 

Économie : vers la récession

Économie : vers la récession

Depuis maintenant presque un an certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde États-Unis exceptés pour l’instant mais qui seront sans doute touchés en 2020. Plusieurs phénomènes d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Les craintes sur la croissance française se confirment donc et sont enfin  prises en compte par  la Banque de France publié ce vendredi 11 janvier, le produit intérieur brut (PIB) a ralenti à 0,2% au dernier trimestre 2018 marqué entre autres par le mouvement des « gilets jaunes »(officiellement on avance sans beaucoup d preuves un influence de 0.1%).  Et un coup de frein de l’activité chez ses voisins européens. L’institution bancaire, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période d’octobre à décembre. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Les dirigeants des entreprises industrielles interrogés estiment cependant que l’activité devrait ralentir en janvier, souligne la Banque de France.

 

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 

Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Brexit : vers de nouvelles élections ?

Brexit : vers de nouvelles élections ?

On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. « Nous savons quelles sont les options au Brexit. Le Parlement devra se décider pour l’une d’entre elles. S’il ne peut le faire, il doit décider de s’en remettre au peuple. » Vendredi, l’ancien Premier ministre britannique (1997-2007) Tony Blair a appelé une nouvelle fois à la tenue d’un second référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne, après celui de juin 2016. D’après l’ancien leader travailliste, la situation politique l’imposerait. Soit Theresa May, qui vient de réchapper à un vote de défiance de son propre camp, parvient à retourner la situation et obtenir en janvier le feu vert des députés sur son accord de sortie avec l’UE. Soit elle se dirige vers un échec et le Brexit prévu le 29 mars prochain serait alors sans filet de sécurité.

D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter. Cette solution est bien sûr encouragée par ceux qui ont toujours plaidé pour rester en Europe, à l’instar notamment des indépendantistes écossais du SNP. Mais elle semble faire aussi son chemin dans l’opinion à mesure que le risque de blocage à la Chambre des communes se fait de plus en plus concret. Fin novembre, un sondage publié par le tabloïd pro-Brexit Daily Mail montrait que 48% des Britanniques réclamaient désormais un nouveau vote, contre 34% qui n’en veulent pas. Et en cas de nouveau vote, le choix d’un “maintien” dans l’Union est repassé au-dessus de la barre de 50%, ce que n’a pas manqué de rappeler Tony Blair dans son discours vendredi à Londres.

Vers un Brexit dur et des élections

Vers un Brexit dur et des élections

 

 Face à l’impossibilité de trouver une majorité parlementaire pour approuver l’accord de transition avec l’union européenne, la Première ministre britannique a décidé de décaler le vote dans le temps. Avec l’espoir que l’union européenne pourra encore accepter de nouvelles modifications. La principale pierre d’achoppement concerne la clause de sauvegarde (“backstop”) qui doit empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, supprimée depuis les accords de paix de 1998. Sur ce point, les opposants à Teresa se radicalisent. De son côté, l’union économique n’est pas prête à renégocier cet aspect. Autant dire qu’on risque de s’orienter vers un vote négatif des parlementaires britanniques qui pourraient alors entraîner de nouvelles élections est aussi un report dans le temps du futur accord de transition du break site. La ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a jugé qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars 2019 était “de plus en plus probable” car aucun autre compromis que celui conclu par les négociateurs britanniques et européens n’était possible. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a exprimé une position similaire en déclarant ne pas voir “ce qui pouvait être changé” au texte obtenu à l’arraché le mois dernier après un an et demi de négociations laborieuses et ardues.

Carburant : vers les 2 euros le litre

Carburant : vers les 2 euros le litre

 

 

Pas tout à fait 2 euros mais presque et le gasoil qui suit à dix centime près. Les prix flambent notamment à Paris mais pas seulement. En outre les cours vont reprendre à la hausse avec des mouvements de yo-yo.  La très récente période est sans doute significative de la future conjoncture du pétrole qui va enregistrer des mouvements de yo-yo sur une tendance haussière……sauf crise financière imprévue !   Les cours du pétrole en effet remontaient ce début de semaine alors que l’Arabie saoudite a affirmé qu’elle réduirait sa production dès décembre et a défendu une baisse des autres pays de l’OPEP et de ses partenaires, suite à la plongée des prix la semaine dernière. Vendredi, les cours de l’or noir avaient sombré à un plus bas depuis sept mois pour le Brent, à 69,13 dollars, et à un plus bas depuis neuf mois Le yo-yo va surtout se nourrir des les incertitudes relatives à des éléments de géo politique comme les sanctions sur l’Iran par exemple. Mais il y a les incertitudes également économiques à propos du tassement de la croissance mondiale. S’agit-il d’un phénomène limité à quelques années d’un événement plus structurel pouvant y compris s’alimenter d’éclatement de bulles financières ? Par ailleurs nombre de grandes sociétés pétrolières investissent massivement dans des énergies alternatives et peuvent faire douter de l’avenir à moyen et long terme du pétrole. Dernier élément la prise de conscience générale sur la nécessité de la transition énergétique même si les politiques concrètes sont encore loin des discours. Le problème c’est que si  l’OPEP  parvient à maintenir un assez haut niveau des prix du baril,  il risque de contribuer à affaiblir la croissance mondiale et en même temps la demande de pétrole, aussi ses prix.  Ce sont justement les hésitations à trouver le bon équilibre qui risque de nourrir les mouvements de yo-yo.

 

 

 

Vers la fin du macronisme ?

Vers la fin  du macronisme ?

 

 

On ne peut écarter l’hypothèse d’un écroulement brutal du macronisme, aussi soudain que son avènement imprévu. Sur quoi en effet reposait les vertus supposées du candidat Macron : sa jeunesse, son dynamisme son refus des clivages et l’espérance d’un renouveau démocratique. Il ne reste plus grand-chose de tout cela hormis  le jeune âge de l’actuel président de la république. Son dynamisme s’est transformé en activisme avec des réformes minimalistes est souvent bâclé autant par incompétence que par manque de courage politique. Le pouvoir a notamment évité la réforme la plus stratégique pour moderniser le pays, à savoir : la transformation de l’État. Un État qui tue la compétitivité et l’initiative. On croyait Macron ni à droite ni à gauche ou encore un peu de droite et en même temps un peu de gauche. Dans les faits, il est totalement de droite après avoir accorder  notamment des allégements fiscaux aux plus privilégiés sans aucune contrepartie. Maintenant il faut boucher les trous et on sollicite les Français les moins favorisés via par exemple la hausse du carburant. On a souvent reproché à Macron un manque de capacité à expliquer son projet ; la vérité c’est que sa vision est très conventionnelle ; elle s’appuie sur les réflexions de salon de nombre d’experts coupés des réalités sociales et économiques. Une sorte de reprise des idées à la mode rajeunies par la dialectique anglo-saxonne de Macron. Où la France considérait comme une sorte de start-up où tout reposerait sur la digitalisation et la plus-value boursières en quelques années. Si Macron n’est pas parvenu à théoriser le macronisme,  c’est tout simplement que cette philosophie politique est une sorte de cocktail sulfureux ; mélange de néolibéralisme, d’étatisme, de souverainisme républicain et de grand laisser-aller sur des questions fondamentales comme par exemple la réindustrialisation ou la violence dans les banlieues. Sur le plan idéologique, le macronisme me ne repose sur rien de  solide, en outre il ne s’appuie sur aucune implantation locale aucune structure réellement démocratique. Pour l’essentiel des recyclés carriéristes d’autres partis, de nombreux cadres sans expérience politique ou légitimité sociale et des technocrates type Macron (qui a une formation uniquement littéraire) qui en réalité n’ont aucune compétence. Pour s’en persuader, il suffit de voir lors des débats télévisés comment les représentants d’ »en marche se montrent à la fois incompétent et sans consistance charismatique. Le macronisme  n’existe pas politiquement, c’est une fiction qui ne repose que sur la salle personnalité par ailleurs très fragile de Macron. Le pourraat bien disparaître avec son inspirateur aussi vite qu’il est venu. Avec maintenant seulement 21 % de popularité la question peut être posée.

Vers une France sans industrie ?

Vers une France sans industrie ?

Deux récents dossiers Ford aquitaine et Ascoval dans le nord témoignent de la liquidation progressive de l’industrie française. Deux études intéressantes mettent en évidence le processus de désastre de la désindustrialisation de la France il y a l’étude de l’INSEE sur le nombre de salariés aussi cette étude du cabinet Trendeo sur la démographie des entreprises. Le nombre de fermetures d’usine a encore dépassé celui des ouvertures en France et l’économie française a perdu 44 usines en 2015, selon l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement du cabinet Trendeo. Malgré une conjoncture porteuse du fait de la faiblesse des cours du pétrole, de l’euro face au dollar et des taux d’intérêt, le secteur industriel français reste donc fragile. Le rythme des fermetures d’usine a cependant ralenti en 2015, avec une baisse de 13% après celle de 17,6% observée l’année précédente. L’érosion du nombre d’usines a principalement concerné les secteurs de la fabrication de meubles, les produits métalliques (notamment en lien avec le BTP), la plasturgie et l’automobile, observe Trendeo. Au contraire, les ouvertures de sites, qui avaient rebondi de 30% en 2014, ont baissé de 11% en 2015. La chimie, la production d’énergie, ainsi que le traitement des déchets et le recyclage figurent parmi les principaux secteurs ayant connu une croissance du nombre d’usines en 2014. Au total, depuis la création de cet observatoire en 2009, Trendeo a recensé 1.771 fermetures d’usines et 1.158 ouvertures. L’étude de l’INSEE montre lors que la France comptait près de 30 % des Français dans l’industrie dans les années 70, cela  représente plus qu’un peu plus de 13 % en 2015. En cause, la transformation de l’économie notamment sa dématérialisation mais surtout aussi la délocalisation qui explique en grande partie d’ailleurs le déficit du commerce extérieur. Une grande partie des productions de l’industrie nécessaire à l’économie française notamment est réalisée à l’étranger. On peut sans doute se réjouir de la croissance du secteur tertiaire sous réserve toutefois qu’il soit réellement créateur de valeur ajoutée et qu’il ne soit pas une intermédiation uniquement destinée à renchérir le prix de production ou à être même complètement inutile. Sur les 25,8 millions de Français «occupés», plus des trois-quarts travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que l’industrie ne représente plus que 13,9% des emplois, la construction, 6,6%, et l’agriculture, 2,8%. La part du secteur tertiaire dans l’emploi total en France a gagné 22 points au cours des quatre dernières décennies. En revanche, la part de l’industrie s’est quasiment réduite de moitié sur la même période (-13 points), notamment sous l’effet de la forte expansion du secteur tertiaire ; celles de l’agriculture et de la construction ont perdu respectivement 7 et 3 points. En France, près d’un tiers des Français occupés travaillent dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Dans l’Union européenne, en 2014, le poids du secteur tertiaire est le plus important aux Pays-Bas et au Royaume-Uni où il approche 83%. Les secteurs de l’industrie et de la construction représentent encore plus de 30% des emplois en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne. La Roumanie offre pratiquement un emploi sur trois dans l’agriculture alors que ce secteur d’activité ne représente plus que 5% des emplois européens.  La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites Mais aussi grâce « à un prix de main d’œuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché français essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ? Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple, le pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 50% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

 

Vers la suppression de pharmacies

Vers la suppression de pharmacies

 

Après la suppression des bureaux de poste dont 50 % sont désormais gérés par les collectivités ou les commerces mais avec une offre de services très réduites, ce sont désormais les pharmacies qui sont visées.  la Cour des Comptes propose d’en fermer 50 %. Des suppressions qui s’ajouteront à la disparition progressive des médecins (généralistes et spécialistes) dans certains territoires. Finalement la confirmation qu’il n’y a pas d’avenir économique et social hors des grandes métropoles qui devraient concentrer à moyen terme 90 % de la population. une manière aussi de casser le thermomètre qui mesure la température de la santé. Fermer des pharmacies ne changera rien à la problématique du vieillissement de la population et au   progrès des traitements médicaux. À en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux…Au risque d’aggraver encore le phénomène des déserts médicaux. Un risque de densification auquel s’oppose Jean-Luc Delmas, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. « Plus de 3 millions de fois par jour, on pousse la porte d’une pharmacie en France. Au centre du village, en centre-ville ou en banlieue, la croix verte fait partie du paysage de proximité. Les 22.000 pharmacies qui maillent le territoire national vivent toutefois des heures difficiles. 193 ont fermé en 2017, une tous les deux jours… Pour autant, la France dispose toujours d’un réseau quasiment unique au monde avec 32,6 officines et 81 pharmaciens pour 100.000 habitants…Mais, à en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux! Au risque, à l’heure où s’étendent les déserts médicaux, d’hypothéquer davantage l’accès aux soins en éliminant le seul professionnel de santé, acteur de premier recours, souvent dernier interlocuteur des patients dans des zones défavorisées… «

 

Popularité Macron : vers la descente aux enfers ?

 

 Popularité Macron : vers la descente aux enfers

 

Nouvelle chute encore confirmée dans deux sondages : Harris et BVA. Une chute de deux points dans le baromètre Harris Interactive pour le site Délits d’Opinion, une chute de 9 points en trois mois chez  BVA En phase ascendante comme l’a été Macron lors de son élection puis pendant quelques mois, toutes les erreurs étaient permises, on oubliait même de les mentionner. Le crédit l’emportait. Mais ce phénomène vaut aussi en phase descendante quand un homme politique perd en crédibilité même ses propositions pertinentes ne sont pas reçues avec bienveillance ou sont même contestés. Ce fut le cas avec Sarkozy et François Hollande. La question est de savoir jusqu’où ira cette descente aux enfers. La question mérite d’être posée car la différence d’autres présidents, Macron est un peu politiquement hors-sol. En réalité,  il n’a pas d’équipe gouvernementale, il n’a pas de majorité parlementaire expérimentée et il n’a pas de parti politique hormis son club de fans en marche. Un parti complètement virtuel qui n’a aucune vie, aucune démocratie aucun ancrage local. Ce qui a fait sa force fait aussi son extrême faiblesse car non seulement les résultats économiques et sociaux ne sont pas au rendez-vous mais la personnalité jupitérienne.  de Macron devient plus en plus insupportable

 

Presse : vers la fin du papier ?

Presse : vers la fin du papier ?

On pourrait bien s’orienter assez rapidement vers la fin de la presse sur papier voire même de certains médias classiques notamment régionaux. Les médias classiques qui résistent le mieux aussi bien sur papier que par voie numérique sont les médias qui apportent une certaine valeur ajoutée comme le Figaro, le Monde, l’équipe ou encore le Parisien. Certes on ne peut sans doute pas comparer le lecteur Figaro,  du Monde à celui du Parisien ou de 20 minutes car la demande d’information est très différente ; relativement approfondie dans un cas et assez superficielle dans l’autre. Près de 60% des Français lisent des articles issus de quotidiens ou de magazines sur leur smartphone. Ils n’étaient que 47% en septembre 2017. Les grandes marques de la presse quotidienne nationale dominent le palmarès mais il faut prendre en compte une consultation de plus en plus importante de sites de second rang mais dont la ligne éditoriale et plus indépendante et plus élaborée. La presse quotidienne nationale domine le classement des marques de presse les plus lues. Les magazines sont en embuscade, mais ils ont subi une érosion de leur lectorat entre avril et juin: -3,7% pour Femme Actuelle (6e avec 18,8 millions de lecteurs), -4% pour Télé Loisirs (même audience, 7e), -6,8% pour Marmiton (14 millions, 9e), -4% pour Voici (13,8 millions, 11e). Du côté des newsmagazines, Le Point a perdu 1,4 million de lecteurs en trois mois pour un total de 9,9 millions. Libération en a aussi perdu 1,2 million, à 8,6 millions de lecteurs. Décrochage également pour Courrier International, avec 1,6 million de lecteurs en moins, à 4,7 millions. A contrario, Public a gagné un million de lecteurs en un trimestre (9,1 millions). C’est la plus grosse progression du panel aux côtés de Sud-Ouest, qui a trouvé 920.000 lecteurs de plus (7,5 millions).

Assurance chômage : vers la privatisation

Assurance chômage : vers la privatisation

Finalement la philosophie du Medef pour l’assurance chômage est la même pour les retraites. Très schématiquement il s’agit de transformer les indemnités en une allocation de base qui se traduira par une nette baisse des prestations reçues par les chômeurs. Les risques supplémentaires seraient couverts par une assurance financée par les employeurs et les salariés. Exactement le même principe que pour la retraite avec une couverture socle pour les retraités complétée par une assurance privée. En clair le Medef reprend une vieille revendication consistant à mettre en place une privatisation partielle de la protection sociale. Une philosophie qui rejoint celle du gouvernement mais lequel devra se montrer plus prudent car cette transformation radicale de la protection sociale pourrait donner lieu à une forte contestation surtout avec la dégradation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et surtout la perte de confiance dans la capacité du gouvernement à conduire une politique économique et sociale efficace et juste. On objectera que le système d’assurance chômage mérite comme les retraites d’être réformé mais comme on le sait le déséquilibre financier de ces deux systèmes dépend avant tout du rapport actif–inactif donc de la croissance. Pour preuve l’assurance-chômage pourrait retrouver un équilibre financier l’année prochaine. Reste évidemment l’important déficit à apurer. Mais une situation qui ne pourra être redressée que si l’objectif à long terme est clair, cohérent et juste et si la réforme est menée de manière progressive avec le concours des acteurs. De ce point de vue Le nouveau président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux fait un peu de la provocation en plaidant pour changer les règles d’indemnisation du régime d’assurance. Il propose un régime assis sur une allocation de base, unique et forfaitaire, avec une complémentaire financée par les employeurs. Tout cela au nom de l’emploi comme l’avait fait précédemment avec assez peu d’efficacité Pierre Gattaz.

« L’Unedic finance le service public de l’emploi, l’État garantit la dette et, dernier élément clef : il n’y a plus de cotisations salariales mais un financement universel via la CSG », met-il en avant. Dans ce contexte, le nouveau président du Medef envisage la création « d’une allocation universelle forfaitaire financée par la CSG, gérée par l’État, qui intégrerait l’ASS (Allocation de solidarité spécifique, attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage, ndlr) et potentiellement d’autres minima sociaux ». Deuxième proposition, la mise en œuvre « d’un régime assurantiel complémentaire obligatoire, géré par les partenaires sociaux, comme c’est le cas pour les retraites complémentaires, financé par les cotisations des entreprises, non garanti par l’État et avec une règle d’or : l’équilibre des comptes ».

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

 

 

L’économie américaine connaît actuellement une croissance insolente : plus de 4 % en rythme annualisé au second trimestre. Cependant,  cette croissance pourrait connaître une fin de cycle et se tasser un peu lors des deux prochaines années d’après  Vincent Mortier, directeur adjoint des investissements chez Amundi, témoin et annonciatrice de ce ralentissement, la courbe des taux pourrait s’inverser (les taux courts ce rapprochant puis devenant plus élevé que les taux longs). Cela d’autant plus que la banque fédérale américaine a décidé de ces désengagés progressivement de son influence artificielle sur les taux. “Le cycle économique aux Etats-Unis a été prolongé par la réforme fiscale du président Donald Trump mais il montre des signes de fatigue”, a-t-il dit lors d’un entretien à Reuters. “On ne prévoit pas de cassure mais une baisse graduelle en 2019-2020. Une récession n’est pas notre scénario central”, a ajouté le gérant. Il prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2% en 2020, “avec plus de risques de révision à la baisse qu’à la hausse”.L’affaiblissement de la croissance sera notamment influencé par l’augmentation des droits de douane et par le niveau  de l’inflation Selon Vincent Mortier, la courbe des taux aux Etats-Unis, qui mesure le différentiel entre les taux courts et les taux longs, pourrait s’inverser dans quelques mois. Une telle inversion est généralement le signe d’un ralentissement de l’économie aux Etats-Unis, voire d’une récession. Les emprunts d’Etat américains à dix ans font toujours office d’actifs refuges pour les investisseurs face aux risques de marché, ce qui explique pourquoi le rendement peine à franchir durablement les 3%.Mais leur niveau actuel reflète aussi “une vraie remise en question du potentiel à long terme de la croissance américaine”, estime Vincent Mortier.“Si on prévoit une croissance de 2% en 2020 et une inflation de 2%, un taux américain à dix ans à 3% n’est pas stupide”.

La « dérive » d’Emmanuel Macron vers une présidence bonapartiste (Le Foll)

La « dérive » d’Emmanuel Macron vers une présidence bonapartiste (Le Foll)

 

 

Stéphane Le Foll, ancien ministre désormais maire du Mans, dénonce « l’omniprésence, la centralité du pouvoir, la méfiance vis-à-vis des contre-pouvoirs », « l’hypercentre » et « la primauté de l’élection présidentielle sur tout le reste » dans le pouvoir macronien. L’élu PS y voit une présidence « bonapartiste » qui constitue « un risque pour notre démocratie ». « Sa méthode, c’est le plébiscite permanent car tout est décidé à l’Élysée et il veut tout contrôler », critique-t-il dans une interview au Figaro le 19 août. « Quand on veut gouverner un pays comme la France, il ne faut pas déclencher un tourbillon de réformes face à un monde qui bouge rapidement », estime Stéphane Le Foll, qui juge le Président « trop pressé». De son côté, François Rebsamen, ancien ministre du Travail et président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) dénonce une « dérive » du quinquennat actuel qui le « surprend ». Il décrit notamment « un libéralisme très peu teinté d’avancées sociales » dans une interview au Monde ce jeudi.  Le proche de François Hollande regrette par ailleurs que le Président ne « reconnaisse » pas avoir « profité des mesures du précédent quinquennat » alors qu’il y était ministre. François Rebsamen dénonce des « réformes prises dans une impréparation totale », sans « ligne directrice à part favoriser les plus aisés qui l’ont aidé à gagner ».

 

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Au-delà des éléments techniques notamment dans la loi PACTE ce qui se prépare,  c’est une diminution drastique des pensions sou couvert harmonisation. Avec comme contre partie le versement volontaire- forcément supplémentaire-  des salariés dans un fond d’épargne de retraite. Bref, ce que réclamait depuis des années le MEDEF, l’engagement vers une privatisation du risque retraite. Les assurances et autres établissements financiers vont se réjouir de cette manne qui viendra rejoindre les fonds spéculatifs.  Alors que la loi Pacte, qui arrive cet automne à l’Assemblée, entend réformer l’épargne retraite en France, un rapport de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) appelle l’exécutif à s’inspirer de ses voisins allemand et britannique en la matière. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’a annoncé comme l’un des nombreux objectifs de la loi Pacte sur la croissance des entreprises: faire de l’épargne retraite, spécifiquement dédiée à la préparation des vieux jours, «un produit phare de l’épargne des Français». Pour les y inciter, le projet de loi, qui sera examinée au Parlement à l’automne, pourrait conduire à une vaste réforme de ce placement bien souvent boudé par les épargnants, qui lui préfèrent l’assurance vie ou le livret A. Clé de voûte de cette réforme, l’Observatoire OEE voit d’un bon œil l’harmonisation de la fiscalité des différents produits d’épargne retraite (Perco, Perp, contrat Madelin, article 83…) pour les versements volontaires des salariés. Ces derniers deviendraient déductibles du revenu imposable l’année même, dans la limite des plafonds autorisés. L’exécutif envisage également de laisser le choix aux épargnants de récupérer leurs économies sous forme de rente ou de capital, alors que la rente à vie est bien souvent la seule modalité de sortie possible aujourd’hui. «Cela rendrait l’épargne retraite plus attractive, en permettant aux jeunes retraités de disposer librement de leur capital», estime l’auteur de l’étude, Didier Davydoff.

Macron : retour vers le futur

Macron : retour vers le futur

La perspective politique de Macron ressemble un peu à ce film de science-fiction, retour vers le futur, qui a pour objet de surmonter les contradictions temporelles. D’une certaine façon, Macron s’est aussi trompé d’époque d’un côté il rétablit le rituel monarchique du XVIIIe siècle, de l’autre, il ’imagine la société de 2050 ou l’ensemble de la production sera ubérisée et le salariat supprimé, en même temps que la politique sociale qui « coûte un pognon dingue ». L’efficacité de ce grand écart temporel se mesure aux résultats. Or ces résultats sont mauvais. La croissance n’est pas repartie, au contraire elle se tasse encore davantage qu’ailleurs en Europe, mécaniquement le chômage n’évolue pas d’un iota, il y a toujours autour de 7 millions de Français dits actifs mais sans travail.  Le pouvoir d’achat a été plombé par les mesures fiscales de début d’année et la consommation des ménages principal moteur de la croissance est complètement atone. Quant à la justice sociale, elle se caractérise surtout par des cadeaux faits aux plus riches sans aucune assurance que cet argent serait investi dans l’appareil productif français. Les résultats sont décevants parce que Macron a fait une grossière erreur temporaire temporelle. En effet il a commencé par privilégier l’offre en plombant la demande mais cette demande ne se redressera pas car trop atteinte par les hausses de fiscalité en particulier sur le carburant auquel s’ajoute l’envol du pétrole. Témoin l’inflation qui s’envole.  L’erreur aura été d’ignorer qu’il convient d’équilibrer les mesures en faveur de l’offre et de la demande. Désormais, c’est  la confiance qui est atteinte, une confiance par ailleurs hypothéquée par les affaires Benalla et Koehler. Le plus grave c’est cette perte de confiance dans la capacité de Macron à redresser l’économie ; ce que pense aussi 70 % des Français.

Canicule : vers un manque d’eau ?

Canicule : vers un manque d’eau ?

 

 

Laurence Gourcy, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières fait le point dans une interview sur France Info.

 

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Au regard de toutes ces rivières asséchées, doit-on s’inquiéter de l’état de nos nappes phréatiques ? 

Laurence Gourcy : Nos informations datent de fin juin, mais connaissant l’inertie des nappes, la situation est toujours la même. Et elle est plutôt favorable ! On a des niveaux plus hauts que les mêmes mois des années antérieures. On est sur un niveau favorable sur toute une partie de la France, excepté quelques secteurs : vers Colmar, sur la nappe d’Alsace, qui est en dessous de la moyenne, la vallée du Rhône qui est déficitaire, un déficit qui se poursuit puisqu’on l’a déjà observé l’année dernière. Et puis dans l’arrière-pays en Provence-Alpes-Côte d’Azur, on a des nappes qui sont de petits volumes et qui se remplissent et se vident très rapidement. Le fait que nous n’ayons pas de précipitations pendant plusieurs semaines implique que, pour ces nappes, les niveaux sont plutôt défavorables.

 

Mais la situation des nappes n’est pas particulièrement alarmante ? 

Non, puisque la dernière recharge des grands réservoirs a été très bonne. D’octobre à avril, on a eu de bonnes pluies donc on a bien rechargé les systèmes et on a une décrue qui est lente. Le problème va peut-être se poser après octobre puisqu’à ce moment-là, on doit avoir une nouvelle recharge qui doit nous permettre d’atteindre de nouveau des niveaux normaux dans les nappes. Le moment sera alors critique. On saura alors si la recharge suivante est aussi favorable que celle de l’année dernière.

De toute façon, on ne recharge pas les nappes phréatiques en été, sauf certaines petites nappes de manière locale.

Pourquoi certaines rivières souffrent-elles de sécheresse, si les nappes ne sont pas à un bas niveau ? 

Les rivières sont soit reliées aux eaux souterraines, soit complètement déconnectées. Il y a des régions, comme le bassin parisien, où les nappes sont corrélées aux rivières, ça veut dire que les rivières continuent de couler l’été grâce aux eaux souterraines.

Par contre, il y a des endroits où soit les nappes sont très profondes, soit elles sont peu nombreuses, soit, pour des raisons topographiques, ces eaux souterraines ne sont pas connectées aux rivières. En fait, l’assèchement d’une rivière n’est pas en lien avec le niveau des eaux souterraines. Par exemple, le Doubs est beaucoup plus sensible aux pluies directes et cette sécheresse n’est donc pas surprenante. Les rivières peuvent être asséchées sans que cela soit lié au niveau des nappes.

En revanche, la canicule va avoir un rôle dans l’évaporation pour les sols et les rivières. L’absence de pluie va pousser les plantes à aller chercher de l’eau plus profondément et cela peut avoir un impact sur les eaux de rivière, sur les plantes et les sols. Mais cela n’aura qu’un faible effet sur les eaux souterraines.

Et que se passera-t-il si la « recharge » d’octobre n’est pas suffisante ? 

C’est ce qu’il s’est passé à l’été 2017, avec une recharge à l’hiver 2016-2017 insuffisante. Du coup, vous avez un début d’été qui commencer de manière défavorable, avec des niveaux d’eau plus bas que la normale et comme on ne recharge pas l’été, ils vont diminuer quand les plantes vont reprendre leur activité, dès le début du printemps.

Or c’est bien l’épisode de pluie de l’automne-hiver qui compte. Par exemple, les décisions des volumes à utiliser, pour les agriculteurs, sont toujours prises vers avril-mai parce qu’on connaît l’état de la recharge et on sait de quel volume d’eau on pourra disposer pendant l’été. Il faudra donc garder un œil sur les précipitations de cet automne et de cet hiver.

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