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La Russie vers la récession

La Russie vers la récession

Recul de l’économie Russe du fait d’une tendance déjà faiblarde mais aussi après les sanctions occidentales. En effet L’économie russe s’est contractée en rythme annuel au cours des deux derniers mois, a annoncé vendredi le ministère de l’Economie, un recul qui conforte les craintes d’une récession en 2014 sur fond de tensions commerciales liées à l’Ukraine. Dans son rapport macroéconomique hebdomadaire, le ministère estime que le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2% en juillet par rapport au même mois de l’an dernier, après une baisse de 0,1% en juin. Le nouveau chiffre publié pour juin tranche avec l’estimation initiale, qui donnait une croissance de 0,6% après +1,3% en mai. « La révision est forte. C’est globalement un signal préoccupant qui suggère que l’économie continue à perdre de son élan », a commenté Dmitri Polevoï, chef économiste en charge de la Russie chez ING.  Les estimations de croissance du ministère sont publiées quelques jours après des chiffres du Service national des statistiques montrant une baisse de 2% de l’investissement en juillet, après un bref rebond en juin, et une hausse de 1,1% seulement des ventes au détail. Le gouvernement de Dmitri Medvedev prévoit officiellement une croissance de 0,5% cette année et le ministère de l’Economie a déclaré récemment tabler sur un chiffre d’environ 1%.  Pour Dmitri Polevoï, ces prévisions semblent toutefois de plus en plus difficiles à atteindre. Sur les sept premiers mois de l’année, le PIB russe a augmenté de 0,7% selon les derniers chiffres du ministère de l’Economie mais ce rythme devrait ralentir.   »Le risque d’une croissance négative (du PIB) en rythme annuel est toujours élevé et les tensions géopolitiques vont probablement accroître les risques », dit l’économiste d’ING. Le ralentissement de la croissance s’accompagne d’importantes sorties de capitaux et d’une chute de l’investissement, que les analystes expliquent par la crise ukrainienne et à l’impact des sanctions occidentales

 

Vers une guerre de religion mondiale ?

Vers une guerre de religion mondiale ?

 

La  concurrence entre les religions n’est pas nouvelle mais elle prend toujours une tournure dramatique avec le mélange des genres politique-religion. Aujourd’hui il ya d’abord au Moyen orient, au Proche orient et d’une manière plus globale chez les musulmans une lutte féroce entre Chiites et sunnites dont l’expression la plus sanglante se déroule aujourd’hui en Irak. Les djihadistes, eux, militent pour un Etat musulman unique et mondial et sont prêts à combattre, comme en Irak,  ceux qui auraient une autre vision y compris les autres musulmans. En fait les djihadistes sont davantage de révolutionnaires internationaux que des religieux. De ce point de vue leurs connaissances religieuses sont assez primaires et ils recrutent d’ailleurs dans les milieux les plus défavorisés et les moins instruits dans leur pays origine mais aussi dans le monde entier y compris en Europe. D’une certaine manadière ce sont les nouveaux barbares du 21ème siècle, sans grande culture, idéologiquement embrigadés, violents et affamés de revanche contre tout y compris les valeurs de cette  société. Ils sont déterminés à mourir, c’est même un honneur et une récompense pour eux et constituent des adversaires à ne pas prendre à la légère. La plupart ont ainsi transformé le vert printemps arabe en hiver noir légitimant d’une certaine manière la politique des anciennes dictatures qui avaient au moins le mérite de maintenir (y compris avec des méthodes discutables) la stabilité. En Syrie, en  Irak, au mali, dans les pays du Proche et Moyen orient, leur nombre ne doit pas dépasser 50 000 combattants (20 000  environ pour l’Irak). On s’étonne que les grandes puissances ne puissent venir à bout de ces terroristes soit en intervenant, soit en fournissant les armes et la logistique nécessaires aux résidents locaux. A défaut comme un cancer, le risque djihadistes risque de s’étendre géographiquement, de menacer les fragiles équilibres politiques territoriaux et la sécurité y compris en Europe. L’Europe, si proche des zones de conflits, devrait s’interroger rapidement sur la nature et l’ampleur de la réplique face à ces attaques sans précédant contre les valeurs essentielles de la démocratie et des droits de l’homme. Encor’ faudrait-il qu’elle ne limite pas l’Union économique (comme les allemands) à une simple zone de business. (De ce point de vue l’isolement de la France au Mali et en Centre-Afrique est lamentable pour cette Europe).  Il n’est pas nécessaire d’être deux pour nourrir les guerres, la volonté d’un seul suffit, les djihadistes eux sont déterminés à détruire les démocraties. Sans réponse cohérente des grandes puissances ils n’auront aucune difficultés à séduire par leur radicalité et leur idéologie  primaires  les populations pauvres musulmanes auusi bien au-delà de la méditerranée qu’en Europe.

Vol MH17: Malaysia Airlines vers la faillite ?

Vol MH17: Malaysia Airlines vers la faillite ?

Le drame du vol MH17 déstabilise un peu plus la Malaysia Airlines. La perte, jeudi 17 juillet, d’un Boeing 777 intervient moins de six mois après la disparition d’un autre appareil de la compagnie en plein vol. Ces deux catastrophes pourraient entraîner la faillite de la compagnie malaisienne. La Malaysia Airlines est en pleine zone de turbulences. Bien qu’elle était bénéficiaires en 2010, la situation s’est très vite retournée. La compagnie a perdu près de 260 millions d’euros l’an dernier. Comme les autres acteurs du secteur elle doit faire face à la hausse du pétrole. Mais le carburant n’explique pas à lui seul la perte de compétitivité.  La direction de la Malaysia Airlines doit faire face à un cocktail détonnant: des sureffectifs, des syndicats hostiles à tout changement et un actionnaire, l’Etat, qui interfère dans la gestion de la compagnie. Ces deux catastrophes en moins de six mois risquent donc de compliquer la situation. Depuis la disparition du vol MH370 en plein océan, en mars dernier, de nombreux agents de voyages malaisiens se sont orientés vers d’autres transporteurs. Le drame de jeudi devrait amplifier le mouvement de défiance des voyageurs.

 

PS : vers la disparition avec Hollande

PS : vers la disparition avec Hollande

Le PS est sur la pente glissante et avec Hollande pourrait tout simplement disparaître comme avait disparu la SFIO et pratiquement pour les mêmes mes motifs. Un discours de gauche mais une politique de droite. 14% aux européennes et 3% pour le soutien Hollande en 2017. La cote d’alerte est dépassée ; En cause surtout hypocrinie de Hollande qui se présente comme l’ennemie de la finance et qui finalemenet fait la politique de cette même finance (exemple : l’austérité, la réforme bancaire, la fermeture des usines comme Mittal, la vente d’autres comme Alstom etc.). Si Hollande veut à tout prix se maintenir jusqu’en 2017 alors il y a de fortes chances que le PS disparaitra purement et simplement. François Hollande est redevenu « Monsieur 3% ». Les Français ne sont plus que 3% à le préférer comme candidat du PS à la prochaine présidentielle de 2017, selon l’étude OpinionWay réalisée en exclusivité pour Le Figaro Magazine. Le même chiffre que les sondages lui donnaient quelques mois avant la primaire de 2011, quand il était opposé notamment à Dominique Strauss-Kahn. L’humiliation est sévère pour le président de la République qui est dépassé par Manuel Valls mais aussi par Martine Aubry. Un véritable coup de tonnerre pour le chef de l’Etat, au lendemain de la déroute des socialistes aux élections européennes. 81% des sympathisants socialistes veulent l’organisation d’une primaire, même si le président voulait être candidat, mais seulement 15% d’entre eux voteraient pour lui dans ce cas. La conclusion est claire : les sympathisants socialistes craignent une nouvelle candidature du chef de l’Etat et au fond, le seul moyen de l’éviter reste d’organiser une primaire avec d’autres prétendants pour s’assurer que François Hollande ne sera pas désigné !

UMP : vers l’implosion

UMP : vers l’implosion

 

L’UMP, après les différents scandales et les luttes appareils, voit son image très dégradée dans l’opinion au point que se pose maintenant la question de son implosion. Même Sarkozy paraît discrédité, ses casseroles et sa piètre gestion du pays ne semblent guère le requalifier pour reprendre la tête de l’UMP et à fortiori pour se représenter en 2017. Ce serait encore du pain béni pour Marine Lepen d’évoquer la litanie des affaires de l’ancien président. Comme aucun leader ne s’impose et que les postions des dirigeants sont complètement contradictoires, on peut penser que l’UMP risque de disparaître. En effet alors que le PS et le président Hollande connaissent une période d’impopularité très importante, l’UMP n’en profite pas. Selon un sondage IFOP publié dimanche par le JDD, seuls 31% des Français pensent que le parti d’opposition a « des dirigeants de qualité » et 26% jugent qu’il est « proche des préoccupations des Français». Dans ce sondage réalisé les 30 et 31 mai, après la crise qui a conduit à la démission de Jean-François Copé de la tête du mouvement, 52% des personnes interrogées sont « plutôt d’accord » avec le fait que le principal parti d’opposition « s’oppose suffisamment au gouvernement » (47% « plutôt pas d’accord »). En revanche, elles ne sont que 31% à juger que l’UMP « a des dirigeants de qualité », contre 69% qui pensent le contraire. En août 2012, 41% des sondés répondaient par l’affirmative, un chiffre qui était ensuite déjà tombé à 33% en novembre de la même année, après la bataille Fillon-Copé pour la présidence du mouvement. Chez les seuls sympathisants UMP, 62% pensent encore que leur mouvement a des dirigeants de qualité, loin toutefois des chiffres de 2012 (86% en août, 76% en novembre). 70% des sondés estiment par ailleurs que l’UMP n’a pas de « projet pour la France » (29% jugent que si, 1% n’ont pas d’avis). Même parmi les sympathisants de l’UMP, ils ne sont que 59% à penser que leur mouvement a un projet pour le pays, alors qu’ils étaient 86% en août 2012 et 89% en novembre de la même année. Enfin seuls 26% des sondés pensent que le parti « est proche des préoccupations des Français » (73% sont d’un avis contraire, 1% ne savent pas). Un chiffre qui remonte 58% pour les seuls sympathisants UMP, bien loin toutefois des 90% d’août 2012 (85% en novembre 2012).

Vers la disparition du PS (Cambadélis)

Vers la disparition du PS (Cambadélis)

 

Dans un discours prononcé à huis clos devant ses collègues députés en présence de Manuel Valls, le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a longuement analysé la nouvelle donne dans le paysage politique français qu’est le » tripartisme ». Il a aussi dramatisé son propos en expliquant que tout cela peut mal se terminer et rappelé que dans le désarroi, « les Français peuvent s’en remettre à un homme », en évoquant la période Pétain. Si le 21 avril 2002 ( qui avait vu l’élimination de Lionel Jospin du deuxième tour de la présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen ), a pu apparaître comme un accident dont le Parti s’est relativement vite remis, il en irait bien différemment si le phénomène se reproduisait en 2017. En fait, la possibilité de l’élimination du candidat socialiste du second tour de la présidentielle parce que devancé par Marine Le Pen et le candidat UMP hante désormais les élus et responsables du parti : « Quand un troisième parti s’installe dans la Ve République, » alors qu’il « n’y a que deux partis à l’arrivée, ne pas être dans les deux, c’est la marginalisation », a appuyé un peu plus tard dans la soirée le sénateur Assouline devant le bureau national. Si le premier secrétaire et le Premier ministre en appellent à resserrer les rangs et à ne pas relâcher les efforts de redressement qui vont immanquablement finir par produire des résultats, il n’en va pas de même chez les élus dont une partie réclame « que l’on écoute le message de colère des électeurs » et demande au gouvernement d’infléchir sa politique et réclame plus de « gestes » en faveur des « plus démunis ». « C’est terrible d’entendre dire on ne change pas », déplorait le député de la circonscription des Français d’Afrique, Pouria Amirshahi, qui travaille avec d’autres députés frondeurs, à « une plate-forme pour sortir de l’impasse ». Et hier, le député du Pas-de-Calais Guy Delcourt, un homme bien implanté et habituellement très discret, a brisé un tabou en lançant un propos que les socialistes réservaient jusqu’alors à leurs échanges privés, à savoir « qu’il y a un vrai problème entre François Hollande et les Français ». Une déclaration qui a laissé les participants pantois : « Tout le monde regardait le bout de ses chaussures » racontait un de ses collègues à l’issue de la réunion. Manuel Valls est alors intervenu pour expliquer que « François Hollande est très lucide sur la situation », et en a plus généralement appelé au « respect des institutions », tandis que certains députés s’interrogeaient sur l’opportunité de cette déclaration, préférant se concentrer sur la « reconstruction du Parti » et la nécessaire réflexion sur « l’identité du PS, qu’il faut redéfinir ».

Vers la disparition du PS avec Hollande

Vers la disparition du PS avec Hollande

 

Inutile de tourner autour du pot, le PS progressivement va disparaître de la scéne politique si Hollande se maintient au pouvoir pendant 3 ans. Hollande est discrédité depuis longtemps mais la sentence est venue avec les municipales ; une sentence suivie d’une débâcle au européennes et qui va se confirmer pour les élections régionales (ce qui explique le report de la date !). Le PS est cuit, il  va glisser sous la barre des 10% voire même disparaitre comme avait disparu la SFIO et cela pour à peu près les mêmes raisons. Le parti dit socialiste n’a rie n de socialiste, il n’a aucune vison, aucune stratégie, aucune conviction si ce n’est quelques préoccupations sociétales de bobos, préoccupations  qui ne sont pas la priorité.  Au final  le PS mène une politique libérale et se couche devant les lobbys financiers. Il se coupe complètement de sa base populaire.  Le PS est un parti d’élus, de carriéristes, de fonctionnaires, d’oligarques , voire d’aventuriers type Chuzac,  une sorte d’auberge espagnole où l’on trouve des gauchistes reconvertis au vertus du libéralisme ( l’actuel secrétaire du PS) , des libéraux purs et durs, des gauchistes, des centristes, mais pas de représentant,  parmi les dirigeants,  d’ ouvrier, d’employé du privé,  de chef d’entreprise, d’agriculteur, de syndicaliste. Le PS est un parti d’oligarques et de ce point de vue Hollande est le pur produit de cette pratique politique. En fait un président seulement convaincu de l’intérêt de son propre destin, sans vison, sans conviction, sans courage, sans éthique. Hollande va faire définitivement couler le PS s’il s’accroche comme c’est probable jusqu’en 2017. Pour sauver le PS il faudrait d’abord virer rapidement Hollande et ensuite définir une vraie ligne fut-elle sociale démocrate mais en synergie avec les forces vives du monde du travail, de la production et les couches sociales populaires et moyennes.

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

 

Il n’est pas certain du tout que le séisme attendu se traduise par une évolution dans le fonctionnement de l’Europe. Avec la montée des nationalismes, on pourrait au contraire s’orienter vers une paralysie avec encore moins de politiques communes notamment en matière de croissance et d’emploi. C’est le paradoxe, les votes expriment pour une partie la volonté de transformer le rôle des institutions et de les rendre plus dynamiques mais à 28 pays avec toutes les contradictions, on risque plutôt de geler l’existant ; En clair de garder la bureaucratie sans impulsion politique. Le gouvernement économique était une ambition politique très forte. Mais alors que se tiennent demain, dimanche 24 mai, les élections européennes en France, on n’entend plus rien, se désespère un expert européen, qui croyait en ce projet de gouvernement économique. Il en veut à la France qui selon lui, ne fait plus des dossiers européens sa priorité. Et c’est bien là le problème, nous confie un diplomate à Bruxelles. « Comme on est sorti de la crise aigüe, il y a moins d’urgence », observe-t-il. Du coup, des projets forts et symboliques comme la création d’un poste de ministre des finances européen sont mis en jachère. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé. Le rôle de la Commission s’est renforcé ces trois dernières années. Le tout nouveau schéma que l’on appelle semestre européen, est un nouvel outil qui permet de mieux coordonner les politiques budgétaires en Europe. Et puis il faut aussi attendre de voir quel visage aura l’Europe et la Commission après les élections. Mais clairement, aujourd’hui, on reste loin des ambitions initiales. « Le problème avec l’Europe », note un défenseur découragé du gouvernement économique, « c’est que si elle n’avance pas, elle recule. »

Traité libre échange Europe–Etats –unis : un pas vers l’anarchie économique

Traité libre échange Europe –Etats –unis : un pas vers l’anarchie économique

Alors que l’Europe est incapable d’harmoniser en son sein ses propres règles de concurrence, on négocie déjà un traité de libre échange avec les Etats-Unis.qui fera sauter toutes les frontières. Un seul exemple, celui des roses produits au Kenya, transportées par avion en Hollande et qui deviennent ‘ (dans le cadre des règles de l’union européenne) miraculeusement françaises grâce au taux de valeur ajoutée (on augmente de 50% la valeur en prétextant une pseudo transformation du produit. Ce traité de libre-échange transatlantique – aussi appelé Ttip ou Tafta – concentre un grand nombre de critiques. En effet, l’Union européenne s’est lancée dans une négociation hors du commun avec les États-Unis, avec pour objectif de créer la plus vaste zone de libre-échange au monde. « Il ne sera pas adopté dans le dos des populations », a tenu à affirmer jeudi dernier à Bruxelles la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Fleur Pellerin. Cette dernière a d’ailleurs appelé à « dédramatiser » les enjeux du futur traité transatlantique et à « rectifier un peu la perception de certains sujets, qui sont présentés de manière inutilement anxiogènes » dans la campagne des européennes. « On aborde la négociation d’égal à égal », a-t-elle précisé, assurant – suite à une réunion avec ses homologues européens – que « des lignes rouges ont été tracées », notamment dans le domaine agro-alimentaire. Et de poursuivre : « Pas d’OGM, pas de poulet chloré, pas de bœuf aux hormones. » Fleur Pellerin a également rappelé que cet accord « ne pourra être ratifié qu’après avoir été adopté par le Conseil des ministres et l’ensemble des Parlements européens. » (Donc sans referendum Ndlr). Malgré tout, cet accord de libre-échange – négocié par le Commissaire au commerce, le belge Karel de Gucht – a de nombreux détracteurs, qui craignent notamment que les normes imposées bénéficient davantage aux entreprises qu’aux Etats et citoyens. Le Front de gauche a ainsi décidé de lancer une campagne « d’éducation populaire » sur le sujet. « Le vote du 25 mai sera une sorte de référendum pour ou contre le Ttip », confiait Jean-Luc Mélenchon fin mars à l’AFP. « La perspective d’un accord de libre-échange est gravissime, en faisant sauter une série de barrières notamment sociales et environnementales », a renchéri ces derniers jours le chef de file des députés du FDG à l’Assemblée, André Chassaigne.

Vers la disparition des abeilles ?

Vers la disparition des  abeilles ?

Moitié moins de miel et sans doute d’abeilles qu’il y a 20 ans. Pour le président de l’UNAF, l’union nationale de l’apiculture française Olivier Belval, les pesticides sont  la cause principale de la disparition des abeilles même si d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Des parasites comme le Varoa et des prédateurs comme le frelon asiatique déciment aussi des ruchers entiers principalement dans le sud ouest de la France. Les abeilles, elles, polonisent 80% des cultures dans le monde et un tiers de ce que l’on mange. Elles assurent la fécondation des fleurs et ainsi notre production de courgettes, de poires, de pommes… Même si le vent joue un grand rôle dans la pollinisation des céréales, sans ces insectes notre alimentation serait beaucoup moins variée ou cela nous couterait beaucoup plus cher. Ce service rendu gratuitement par les abeilles est estimé à 153 milliards d’euros.   L’intensification agricole pose aussi un problème aux pollinisateurs selon une étude du Muséum, de l’Inra et de l’Université d’Orléans publiée hier. Les grandes parcelles de monoculture appauvrissent l’alimentation des insectes qui ont besoin de varier les pollens. Comme pour nous : si vous ne mangez que des haricots verts ou du bœuf au bout d’un moment vous tomberez malade et vous n’irez plus au boulot. « Je pense que la menace de la disparition des abeilles est derrière nous. Il y a eu une prise de conscience du problème par l’agriculture  », estime Bernard Vaissière, de l’Inra d’Avignon. Mais le chercheur reconnaît qu’il reste du travail. Même si des études montrent que le déclin de certains pollinisateurs se ralentit, il y a une homogénéisation des espèces. On parle de «  l’abeille  » mais il y a en France plus de mille espèces différentes d’abeilles surtout des sauvages. Il y aussi les mouches syrphe et des papillons qui pollinisent les cultures grâce au travail collectif de tous ces insectes, les fleurs peuvent donner des fruits mais ses abeilles sauvages comme leur nom l’indique, on ne sait pas les élever. « Chaque espèce d’abeille est un capital pour nos variétés de cultures de demain » estime Bernard Vaissière.  Certes on peut élever les abeilles mais encore faut il que les apiculteurs y trouvent leur compte or ils sont de moins en moins nombreux… la production de miel ne décolle pas 15.000 tonnes en 2013 la moitié de ce que l’on produisait il y 20 ans.

 

Japon : vers une stagnation de l’économie

Japon : vers une stagnation de l’économie

Le Japon a enregistré un déficit commercial record sur l’exercice clos en mars, avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an, selon des chiffres publiés lundi qui relancent le débat sur d’éventuelles nouvelles mesures de la Banque du Japon pour soutenir l’activité. Après une progression de 9,8% en février, les exportations de la troisième économie mondiale ont augmenté de seulement 1,8% en mars par rapport au même mois de 2013, leur plus faible croissance depuis un an, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 6,3%. La hausse des exportations vers la Chine, notamment, a ralenti à 4,3% sur un an après un bond de 27,6% en février, et les livraisons vers les Etats-Unis n’ont augmenté que de 3,5%, leur plus faible gain annuel depuis décembre 2012 quand elles avaient reculé de 0,8%, selon les données publiées par le ministère des Finances. Les importations ont dans le même temps augmenté de 18,1% sur un an, après une hausse de 9,0% en février, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un gain de 16,2%. La balance commerciale a dû coup été déficitaire pour le 21e mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros). En volume, les exportations ont baissé de 2,5% en mars par rapport à mars 2013, ce qui montre les limites de la politique de dépréciation du yen. La baisse de la devise, censée favoriser les exportations, a aussi eu pour effet d’accroître la facture énergétique alors que le pays a dû fortement augmenter ses importations d’énergie fossile pour compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. Les délocalisations de capacités manufacturières des grands groupes japonais ont en outre atténué l’apport du yen faible sur le secteur exportateur. Or Tokyo compte sur les exportations, moteur historique de l’économie nippone, pour compenser toute baisse de la demande intérieure après la hausse de trois points de la TVA, de 5 à 8%, intervenue le 1er avril. « On s’achemine vers une stagnation de l’économie pendant l’été », déclare Takeshi Minami, chef économiste du Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BoJ) a exclu de nouvelles mesures sur le court terme, estimant que l’économie poursuit sa reprise et que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% dans deux ans est en vue, mais les marchés spéculent de plus en plus sur une action d’ici juillet quand la banque centrale publiera ses perspectives semestrielles. « Si les exportations ne repartent pas et que la demande intérieure baisse plus que prévu en avril et en mai, la Banque du Japon pourrait assouplir sa politique dès juin ou juillet », juge Naoki Iizuka, économiste chez Citigroup Global Markets Japan. Les économistes prévoient une contraction de l’économie sur le trimestre en cours en raison de la majoration de la TVA mais anticipent le retour à une croissance modérée ensuite. Le gouvernement a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l’impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée qui, selon lui, ne justifie pas de nouvelles mesures de soutien.

« Vers un désastre social et économique »(Dupont-Aignan)

« Vers un désastre social et économique »(Dupont-Aignan)

Dupont Aignan n’est pas toujours très pertinent concernant ses propositions économiques mais il n’a pas tort de considérer que la politique de Hollande mène au désastre. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a alerté ce dimanche 20 avril sur France 3, sur le plan d’économies de 50 milliards annoncé cette semaine par le gouvernement : « Pour la première fois, les pensions des retraités vont diminuer puisqu’on les gèle sur un an et demi et qu’il y a de l’inflation. Donc c’est d’une violence inouïe, ce plan », a-t-il déclaré lors de l’émission « 12/13 Dimanche ». « A quoi ça sert de faire des efforts qui vont aboutir à casser la croissance. C’est comme un régime, si on fait un régime trop brutal, mal fait, eh bien c’est un échec. Cela va aboutir à un désastre social et économique », redoute l’ancien candidat à la présidentielle de 2012. « Ce sont des mesures stupides. 50 milliards d’économies en trois ans, si parallèlement il n’y a pas de mesure pour faciliter la vie des PME, pour protéger notre pays de la concurrence déloyale, pour faire baisser la valeur de l’euro », ça va « étrangler les Français, faire baisser le pouvoir d’achat et il n’y aura pas à la fin un emploi de plus », a ajouté le député-maire de Yerres (Essonne). A ses yeux, « le plan d’économies du gouvernement a été dicté par Mme (Angela) Merkel », la chancelière allemande, et Manuel « Barroso », président de la Commission européenne. « Il est contraire à l’intérêt national et il va aboutir au résultat qu’il y a eu en Grèce, c’est-à-dire un appauvrissement massif du peuple français et un chômage massif ». « Je le combattrai de toutes mes forces », a prévenu Nicolas Dupont-Aignan, qui a par ailleurs jugé « débile »le pari de François Hollande de faire baisser le chômage d’ici 2017, faute de quoi il ne serait pas candidat à un second mandat présidentiel.

 

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

Il a raison Baroin,  la baisse des cotisations sur les bas salaires va tirer les rémunérations vers le bas ; du fait de effets de seuil les patrons auront tendance à embaucher plutôt des bas salaires pour retrouver de la compétitivité. Il est clair qu’une baisse générale des cotisations aurait été préférable. Le maire de Troyes estime que la baisse des charges sur les bas salaires va décourager les patrons d’employer à des salaires plus élevés. Si François Baroin approuve « l’initiative du pacte de responsabilité », il n’en est pas de même pour les baisses des cotisations sur les bas salaires annoncées par Manuel Valls.  Selon lui, la baisse des charges « va dans la bonne direction ». Mais il prévient :  »Je ne voterai jamais un texte qui impose des conditions de création d’emploi aux entreprises car pour moi c’est la négation de l’économie ». En revanche, sur la baisse des cotisations sur les bas salaires, il affirme : « Plus on baissera les charges sur les bas salaires plus on aura une économie pauvre ».  « C’est une trappe à pauvreté. Nous allons créer un coût prohibitif pour la création d’emplois très largement au-dessus du SMIC », estime-t-il.

 

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

 

Face à une croissance atone, la BCE pourrait décider de suivre prudemment, ‘ trop prudemment trop sans doute) – l’exemple de la FED et de la Banque d’Angleterre pour racheter des actifs bancaires. La Banque centrale européenne n’exclut pas d’acheter des actifs bancaires pour combattre une éventuelle déflation, a déclaré mardi le président de la Bundesbank, comme pour signifier prudemment un infléchissement de la traditionnelle réticence de la BCE à épouser une pratique controversée. Le rachat d’actifs bancaires par la Banque centrale européenne s’apparenterait à de l’assouplissement quantitatif, mesure à laquelle ont largement eu recours la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre pour soutenir leurs économies mais à laquelle la BCE, notamment sous la pression de l’Allemagne, s’est toujours refusée. La BCE a baissé ses taux directeurs à des niveaux historiquement bas et inondé le système bancaire avec des prêts à taux bas, mais la reprise reste fragile et le taux d’inflation ne remonte pas. De nombreux économistes estiment depuis un moment que la BCE a épuisé ses marges de manœuvre en matière de taux directeurs et doit envisager des mesures plus radicales comme l’achat de dette souveraine, à l’instar de ce que fait régulièrement la Fed pour soutenir l’économie américaine. L’assouplissement quantitatif est une politique controversée puisqu’elle s’apparente pour ses détracteurs à un financement d’un Etat par une banque centrale, une pratique interdite à la BCE par ses statuts. C’est donc très prudemment que Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a ouvert mardi la porte à cette pratique en soulignant que la portée des instruments classiques à la disposition de l’institut d’émission était limitée. « Les mesures non conventionnelles à l’étude appartiennent largement à un domaine inconnu », a dit Jens Weidmann au cours d’un entretien accordé mardi à MNI.   »Cela signifie que nous avons besoin d’une discussion sur leur efficacité ainsi que sur leurs coûts et leurs effets secondaires », a-t-il ajouté. « Cela ne veut pas dire qu’un programme d’assouplissement soit exclu. Mais nous devons nous assurer que l’interdiction de financer les Etats soit bien respectée. »  

 

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

En événement majeur pour l’UMP, cette victoire de Juppé qui s’ ouvre la route vers l’Elysée. Ce qui permettrait de s’éviter les casseroles de Sarkosy et l’impopularité de Copé. La réélection triomphale d’Alain Juppé dimanche à Bordeaux dès le premier tour des élections municipales renforce la position de l’ancien Premier ministre dans l’optique d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2017. Archi favori des sondages, il a remporté le scrutin avec 60,95% des suffrages contre 22,58% à son adversaire socialiste Vincent Feltesse, sans qu’il y ait vraiment eu de match. Elu pour un quatrième mandat à la tête d’une ville qu’il a largement contribué à dynamiser depuis son arrivée sur les bords de la Garonne en 1995, Alain Juppé voit son horizon s’éclaircir. « Je ne vais pas bouder mon plaisir », a-t-il déclaré lors d’une première intervention devant son équipe et la presse après savoir réalisé son meilleur score. Il entend se consacrer dans l’immédiat à la vie locale en reprenant à Vincent Feltesse la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Au soir du deuxième tour dimanche prochain, compte tenu des résultats du premier tour dans les 28 communes et parmi les 730.000 habitants de l’agglomération, il reprendra un fauteuil qu’il a déjà occupé de 1995 à 2004. Ce double succès pour celui qui a été désigné comme le « meilleur maire de France » par le journal L’Express serait la cerise sur le gâteau sur la route qui mène à l’Elysée. Mais le « Juppé président » qui a fusé dans l’Hôtel de ville de Bordeaux l’a laissé de glace. « Je ne suis pas indifférent à la signification politique de ce scrutin », a-t-il dit sur BFM TV, ajoutant que son parti avait la responsabilité « d’incarner une alternative le moment venu ». Mais il faisait référence au désaveu subi par la majorité dans ce scrutin municipal face à la droite et au Front national et ne parlait pas de lui-même.

 

Unedic : vers une réformette à cause des élections

Unedic : vers une réformette à cause des élections

Finalemenet, il est probable qu’on ne touchera pas grand chose au régime de l’assurance chômage (Unedic). Hollande a d’ailleurs précisé dans sa conférence de presse qu’il ne fallait diminuer les prestations tout en bottant en touche sur la réforme qu’il a renvoyée à la discussion patrons-syndicats ; une raison, la proximité des élections municipales et européennes. Ne pas donc trop mécontenter l’électorat. En outre il faut déjà faire avaler le pacte de responsabilité  aux syndicats, cela fait beaucoup en peu de temps. La vraie réforme, elle,  sera discutée sans doute en 2015 ou 2016 car en attendant le déficit va courir, 22 milliards d’endettement à la fin de l’année. Syndicats et patronat s’attellent ce vendredi 17 janvier à la refonte du système d’indemnisation du chômage. Ils ont deux mois pour trouver un moyen de mettre fin au déficit abyssal de l’Unedic, l’organisme qui gère l’Assurance chômage. Ses dettes s’élèvent à presque 18 milliards d’euro, et si rien ne bouge, l’an prochain, la facture s’alourdira de 4 milliards.  L’équation est compliquée puisque le nombre de chômeurs est au plus haut, avec 2,3 millions de personnes indemnisées. Et l’Unédic table même sur une poursuite de la hausse (+0,8%) en 2014 qui devrait ainsi atteindre les 11%. Et pourtant, même si la situation est critique, il ne devrait pas se passer grand-chose dans cette négociation, aucune grande réforme n’est attendue.  Du côté du Medef, on demande officiellement une remise à plat des règles mais en coulisses, on reconnaît que cela va être très difficile de faire la révolution. Même son de cloche à la CGPME, où l’on explique que le nombre de chômeurs est trop élevé, ce n’est pas le bon moment. Il va falloir trouver des ajustements à la marge pour mieux inciter au retour à l’emploi mais sans toucher au montant des indemnités. Un casus belli pour quasiment tous les syndicats. Une négociation qui semble donc d’ores et déjà verrouillée, d’autant que la CGT est toujours en proie à des conflits internes. La CFDT, jusqu’ici soutien indéfectible du gouvernement, peut difficilement faire plus. Comme l’explique une habituée des négociations sociales, en ce moment on demande beaucoup au syndicat. Son numéro un Laurent Berger a d’ores et déjà prévenu qu’il s’opposerait à toute « réduction » ou « dégressivité » des allocations chômage, souhaitées par le patronat. Et pour couronner le tout, les discussions doivent aboutir en mars, au moment des élections municipales. Un moment politique peu propice aux réformes d’ampleur.

 

Vers une remontée des taux ?

Vers une remontée des taux ?

 

En théorie on devrait assister  une remontée des taux des banques centrales avec la reprise qui s’annonce dans certains  pays ; Pour autant rien n’est sûr sur l’ampleur de cette reprise et il se pourrait que 2014 constitue une année de transition avec encore le maintien d’une certaine politique accommodante pour ne pas tuer le réveil de l’emploi et l’activité. Dans une économie en convalescence, la Réserve fédérale américaine (Fed) aura été la star de l’année. Les 85 milliards de dollars injectés chaque mois dans le circuit financier ont permis aux taux d’emprunts à dix ans des Etats-Unis, mais aussi des pays de la zone euro, de revenir à des niveaux plus confortables.  Le taux de l’emprunt allemand de référence, appelé « Bund », s’est ainsi rapproché de son plus bas historique, à 1,152% le 2 mai, son homologue français inscrivant ce même jour un record à 1,659%. Ceux de l’Espagne et de l’Italie, qui s’étaient envolés au plus fort de la crise de la zone euro, sont aussi retombés sous les 4%. Jusqu’à ce que Ben Bernanke, le patron de la Fed, annonce qu’en raison des progrès de l’économie, un début de réduction de ce soutien pouvait être envisagé.  L’été devait alors connaître une remontée brutale des taux.  L’effet de cette annonce a été atténué par le statu quo observé ensuite par la Fed ainsi que par l’engagement de la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir sa politique accommodante, avec notamment l’annonce surprise d’une baisse de son taux directeur en novembre.  La situation a été « particulièrement difficile de début mai à début septembre, quand la Fed a commencé à parler de réduire ses achats d’actifs, car le marché a aussi conclu que cette réduction allait être suivie par d’autres pas, et notamment une hausse des taux ». D’où un « effet très négatif sur le marché obligataire », relate Vincent Chaigneau, responsable de la stratégie obligataire à la Société Générale.   »Depuis, la Fed a fait des efforts considérables pour bien expliquer » qu’il s’agissait de « deux choses très différentes », ce qui a permis d’ »enrayer le mouvement de forte hausse des taux longs », complète-t-il.  La boucle a été bouclée avec la dernière réunion de la banque centrale américaine le 19 décembre qui a mis ses avertissements à exécution, en réduisant de 10 milliards de dollars ses achats.  Les principaux bénéficiaires cette année ont été les pays plus fragiles de la zone euro, dont l’écart de taux (« spread ») avec le Bund, est au plus bas depuis la crise de 2011.  C’est une « très belle année pour l’Italie et spectaculaire pour l’Espagne », relève Axel Botte, strategiste obligataire de Natixis AM.   »Les investisseurs vont vers un début de normalisation » pour ces dettes, « même si nous sommes encore très loin des normes », juge également Frédérik Ducrozet, économiste du Crédit Agricole CIB.  Avec un taux d’emprunt à dix ans inférieur à celui des États-Unis, la France est aussi « toujours vue comme » un des pays les plus solides en zone euro, explique M. Botte.  Elle bénéficie en outre d’une « grosse épargne et du soutien des investisseurs domestiques en premier lieu les assureurs », souligne Patrick Jacq, stratégiste obligataire de BNP Paribas.  Le défi pour 2014 sera de se passer des banques centrales, ce qui se traduira sans doute par un début de remontée des taux d’emprunt. Une tendance accentuée par la reprise, car ce marché refuge en temps de crise offre des rendements moins intéressants quand les investissements plus risqués comme la Bourse sont florissants.  La situation semble désormais assainie: le Portugal a repris avec succès ses émissions de dette, l’Irlande est sortie du plan d’aide, l’Italie a retrouvé la stabilité politique, la Grèce a réduit son déficit et Chypre progresse rapidement.   »Pour 2014, nous prévoyons la poursuite de la remontée des taux américains », ce qui « traduit notre optimisme sur l’économie américaine, avec des prévisions de croissance supérieures à 3% », détaille M. Chaigneau. Côté européen, la remontée devrait être plus lente, « car nous pensons qu’en zone euro la croissance va rester faible à 0,6% ».  La reprise restant fragile, les banquiers centraux devraient néanmoins continuer à surveiller les marchés comme le lait sur le feu.  Selon M. Botte, 2014 sera « une année de transition pour la Fed, car il faut préparer le marché à un retour à une politique de taux plus basée sur des données macroéconomiques. Le marché va devoir se réhabituer à cela, mais ce n’est pas un ajustement très difficile à faire ».

 

INSEE- Immobilier : vers une baisse du patrimoine

INSEE- Immobilier : vers une baisse du patrimoine

 

 

 

La chute des prix est amorcée et elle provoque une baisse du patrimoine. Une baisse qui ne fait que commencer, juste freinée actuellement par le relatif blocage du marché. Les vendeurs diminuent  légèrement les prix mais les acheteurs attendent des baisses plus significatives. En cause, l’insuffisance  de fiabilité financière des futurs acquéreurs puisque le prix moyen d’un bien immobilier est d’environ 230 000 euros en France et toujours en moyenne puisqu’il faut de l’ordre de 4500 euros de revenus pour emprunter. La progression du patrimoine net des ménages a donc continué de se tasser en 2012, révèle l’Insee dans une étude publiée ce matin. Après avoir atteint 7,1 % en moyenne annuelle de 2000 à 2010 puis 4,3 % en 2011, la hausse est retombée à 1,6 % l’an dernier. Une très nette décélération qui s’explique par la stagnation du patrimoine non financier, lui-même constitué essentiellement de logements et de terrains.  « Les mises en chantier de logements neufs et l’indice du coût de la construction décélèrent nettement après leur rebond de 2011, explique l’institut statistique. Dans l’ancien, le nombre de transactions et les prix des logements chutent. » Résultat, le patrimoine non financier des Français (soit les trois quarts de leur patrimoine global) a reculé de 0,3 % en 2012, après une hausse de 6 % en 2011.  L’évolution est, en revanche, bien plus favorable concernant le patrimoine financier net. Il a progressé de 7 % en 2012, après une quasi-stabilité l’année précédente. Cette embellie s’explique notamment par la hausse de la valeur des actions et des obligations détenues par les Français, explique l’Insee. « Les effets de valorisation jouent aussi, mais dans une moindre mesure, sur les contrats d’assurance-vie (+ 3,1 %, après + 1,6 %) », poursuit l’institut. A cela vient s’ajouter l’impact du relèvement des plafonds du Livret A et du LDD qui a soutenu la croissance des dépôts bancaires (+ 4,7 %).  Atteignant 10.544 milliards d’euros fin 2012, le patrimoine des ménages correspond à 8 fois leur revenu disponible net et représente 77 % du patrimoine économique national. Car, à côté du patrimoine des ménages, figure celui des sociétés non financières. Cinq fois plus modeste (1.899 milliards), ce dernier ne s’est, lui, pas contenté de stagner : il s’est replié de 2,3 % en 2012, après deux années de fortes hausses (+ 10,5 % en 2011 et + 8,3 % en 2010). Les entreprises « investissent moins, notamment en produits manufacturés, explique l’Insee. Ce repli pèse sur leur patrimoine non financier et s’accompagne d’un moindre recours à l’endettement ».  Au total, le patrimoine économique national est quasi stable (+ 0,4 %), s’élevant à 13.588 milliards d’euros. Soit à peu près 8 fois le PIB de l’année.

 

Précarité : un million de français poussés vers les Restos du cœur, nouveau record

Précarité : un million de français poussés vers les Restos du cœur, nouveau record

Signe de la détérioration de la situation sociale mais tout autant économique, les Restos du Cœur viennent de dépasser ce jeudi matin le million d’inscrits, une première dans l’histoire de l’association créée par Coluche en 1985. L’année dernière, les Restos frôlaient déjà ces chiffres avec 960.000 personnes inscrites et 130 millions de repas servis. Fin novembre, à la veille du lancement de la campagne hivernale, Olivier Berthe, le président de l’association, redoutait déjà que le nombre de bénéficiaires dépasse le million. Les inscriptions reçues étaient déjà « 5 à 10% au-dessus de la tendance de l’an dernier », précisait-il. « On sait bien que la tendance économique de ce pays pousse plus de gens vers les Restos du Cœur. » Mais les 66.000 bénévoles se sont préparés à cette augmentation. Ils peuvent compter sur la générosité des français : les dons ne baissent pas. Quant au profil des personnes aidées, plus de la moitié sont des demandeurs d’emplois. Ils profitent des restos pendant un an voire un peu plus, avant que leur situation s’améliore.

 

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

 

La SNCM qui n’en finit pas d’agoniser pourrait bien être contrainte de déposer le bilan. L’an dernier, la perte de la compagnie maritime Corse-Continent était d’environ 13 millions d’euros, mais avait été allégée d’une trentaine de 30 millions d’euros par la vente du siège marseillais de l’entreprise, selon cette source.  Le président de la SNCM Marc Dufour a affirmé vendredi dans un entretien à La Provence avoir « refusé » une demande de son actionnaire principal Transdev (détenu à 50-50 par Veolia et la Caisse des Dépôts) de déposer le bilan.   »J’ai refusé. Cette solution du dépôt arrangerait tout le monde car il n’y aurait plus rien à payer », a déclaré M. Dufour au quotidien.  Le patron de la SNCM juge « injustifié » un dépôt de bilan. Mais cette solution d’une procédure de sauvegarde protègerait notamment la SNCM d’avoir à rembourser à l’Etat et à la Corse 440 millions d’euros, comme la justice européenne vient de le décider.   »La SNCM n’a pas de dette et ses actifs se montent à 280 millions d’euros. Notre problème est la trésorerie. Nous sommes en fin de saison, il y a une tension », a fait valoir M. Dufour.  Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP vendredi, Transdev, Veolia et la CDC poussent tous pour un dépôt de bilan, une piste qui aurait également le soutien de l’Etat (actionnaire à 25% de la compagnie).   »C’est la seule procédure qui met la SNCM à l’abri des créances, 440 millions d’euros compris », a souligné cette personne au fait du dossier, sous couvert de l’anonymat.   »Mais il n’y a pas eu de demande formelle en ce sens de l’actionnaire », a précisé cette source.  Cette demande formelle passerait nécessairement par le conseil d’administration de la SNCM, a indiqué une autre source.  Pour assurer la trésorerie de la compagnie, M. Dufour indique vendredi « que la Corse nous doit 60 millions puisqu’elle ne nous paie plus depuis juillet » pour un service complémentaire de liaisons saisonnières qui a été condamné par Bruxelles.   »Et puis il y a les actionnaires. J’ai besoin de 13 millions d’euros. pour faire le relais avec la saison prochaine. Je ne suis pas inquiet », déclare M. Dufour.

 

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