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Veolia et Suez : accord voté par les conseils d’administration avant la consultation des salariés

Veolia et Suez : accord voté par les conseils d’administration avant la consultation des salariés

 

 

 

Comme dans d’autres entreprises en France Veolia ont d’abord fait approuver le plan de restructuration avant la consultation des salariés. Une curieuse pratique de la concertation sociale en France. On voit mal ce que pourrait remettre en cause cette  consultation sociale. De toute manière, elle n’a qu’un avis consultatif.

 

Raison supplémentaire pour qu’elle précède la décision finale. Du coup dans la plupart des cas, ces consultations ne sont que formelles et démontrent à l’évidence le peu d’intérêt comporte à la gestion des relations sociales.

 

Pendant un mois, jusqu’au 14 juin, s’ouvre chez Suez la période d’information-consultation des instances représentatives du personnel (IRP). Après cette procédure obligatoire et l’émission d’une attestation d’équité par l’expert indépendant Finexsi, le conseil d’administration de Suez émettra avant le 29 juin un avis favorable à une OPA de Veolia à 20,50 euros l’action.

Bref la consultation demeure toujours très formelle en France contrairement par exemple à ce qui se passe en Allemagne qui pratique, elle,  la cogestion sans affecter sa compétitivité, bien au contraire.

Veolia et Suez : un traité de paix sous conditions européennes

Veolia et Suez : un traité de paix sous conditions européennes

Théoriquement les deux groupes ont passé un traité de paix qui doit encore être adopté par les conseils d’administration respectifs de Veolia et de Suez. En gros, Veolia prendra la plupart des activités internationales de Suez surtout confiné désormais dans l’Hexagone.

L’activité de Suez sera divisée par deux environs. Et l’emploi doit être théoriquement assuré pendant quatre ans. Reste surtout maintenant à obtenir l’aval des autorités européennes qui vont examiner les nouvelles conditions de concurrence et pourraient être amenées  à demander des aménagements  notamment le transfert de certaines activités à d’autres opérateurs.

Veolia : en attendant les décisions de l’union européenne !

Veolia : en attendant les décisions de l’union européenne !

 

Frérot, le patron de Veolia, se réjouit d’avoir absorbé Suez et annonce la création ainsi d’un pôle international beaucoup plus performant. Après ce petit mécano capitaliste franco-français se pose cependant la question de la réaction des autorités européennes qui ne vont pas manquer de soulever la question de situation de quasi-monopole et d’exiger sans doute que le groupe se sépare de certaines activités pourraient être reprises pour certaines par des fonds y compris spéculatifs en tout cas qui recherche surtout la rentabilité à court terme.

On voit mal par exemple ce qui peut être  est gagné la France si les deux sociétés devaient se séparer d’activités très juteuses de l’eau d’autant plus qu’il s’agit d’un actif stratégique du point de vue de l’intérêt général. Dans l’attente de cette décision le patron de Veolia se réjouit peut-être de manière un peu précipitée.

Le patron de Veolia dans le JDD se réjouit du regroupement, le projet industriel ambitieux qui va donner à la France, il en est persuadé, un champion mondial de la transition écologique, opérationnel dans moins de trois ans.

Vous avez enfin trouvé un accord avec Suez dimanche dernier. Votre week-end, cette semaine, doit vous paraître bien calme?
Comme il n’était évidemment pas question que les négociations se fassent au détriment de la gestion de Veolia, nous y avons consacré nos week-ends et nos soirées, en plus du travail de la semaine. D’ailleurs, pendant ces sept mois, Veolia a continué à tourner à plein régime, a enregistré une belle croissance sur le premier trimestre et a effacé les effets de la crise. Mais nous ne sommes que mi-avril et l’opération ne sera pas définitivement bouclée avant octobre. Nous avons encore du travail pour nos week-ends. C’est tant mieux car, quand on est passionné, on mesure combien l’objectif dépasse chacune de nos petites personnes.

Quelles sont les prochaines étapes de l’OPA?
Nous attendons le feu vert des autorités de la concurrence, essentiellement en Europe. Elles doivent nous faire un premier retour vers la fin du mois de juin. Il est très probable que nous puissions alors accepter leurs demandes puisque le nouveau Suez règle tous les problèmes de concurrence en France, qui était le principal point d’attention. Cela me permettrait ensuite de lever la condition suspensive sur l’OPA, qui devrait donc être terminée au début de l’automne.

Pour les fameux cent premiers jours du rapprochement, qu’avez-vous imaginé?
La rapidité de l’intégration va être très importante. Ensemble, les managements de Suez et de Veolia vont mandater un cabinet extérieur pour mener une évaluation indépendante afin d’identifier le futur responsable des opérations dans chaque pays. Elle désignera le meilleur à chaque poste. Ces nominations devront être proportionnelles à la taille des entités de Suez et de Veolia dans chaque pays. Cette mixité des équipes va donc être menée avec objectivité, intégrité et rapidité. (Le problème c’est que cet audit pourrait bien révéler de nombreux doubles emplois avec à la clé des plans de licenciement NDLR).

 

Et au sein du comité exécutif du nouveau Veolia?
Nous allons commencer par là. Sur les treize à quatorze membres qu’il compte, il serait naturel que quatre, cinq, voire six managers de Suez l’intègrent.

Bertrand Camus, le directeur général de Suez, en fera-t-il partie?
Il fera ce qu’il souhaite. Je lui ai très régulièrement et même publiquement proposé de rejoindre notre magnifique projet. Je pense qu’il n’en a pas envie et qu’il fera donc autre chose.

Pensez-vous avoir levé tous les doutes sur l’hostilité qu’on vous prêtait?
Je n’ai jamais été hostile, mais toujours déterminé. Comme je l’ai fait cette semaine, notamment en interne chez Veolia, je vais continuer à présenter l’accord trouvé avec Suez, à en expliquer les grandes lignes et la logique industrielle. Je vais également poursuivre mes réunions avec les élus français, Région par Région. Pendant ce temps, bien sûr, nous aurons déjà commencé à travailler à sa mise en œuvre.

Combien de temps faudra-t-il pour que l’intégration soit aboutie?
De deux à trois ans, je pense. Elle sera totalement opérationnelle lorsque nos clients, collectivités et industriels, nous diront percevoir un « avant » et un « après » notre opération, grâce aux solutions qu’on leur proposera et qu’ils adopteront. Là, ça sera gagné.

Gagné pour qui?
Ce que l’on construit est un groupe d’après pour le monde d’après. Grâce à nos 37 milliards d’euros de chiffre d’affaires, nous allons changer la donne en matière environnementale. Nous doterons la France d’un outil industriel de référence dans l’écologie pour qu’elle ne rate pas le coche, comme cela a pu être le cas dans le numérique par exemple. C’est avec cet outil que la France va pouvoir rayonner et proposer d’abord aux Français, puis dans le monde entier, les solutions que l’on utilisera dans vingt ans pour réaliser la transformation écologique, et dont la moitié n’existe même pas aujourd’hui.

 

Estimez-vous avoir payé le juste prix?
Le juste prix, ça n’existe pas. J’ai offert un très bon prix, pas excessif. Entre les 18 euros que j’avais proposés en septembre et les 20,50 d’aujourd’hui, la différence sera financée par les cessions supplémentaires que j’ai accepté de faire en ne gardant pas certaines activités de Suez qui à l’origine m’intéressaient. C’est pour cela que notre équation économique n’a pas été fondamentalement perturbée. Ce qu’ont confirmé les agences de notation, et la Bourse, qui a salué le projet d’accord.

Si c’était une question de prix depuis le début, le chaos médiatique, les épisodes devant les tribunaux auraient-ils pu être évités?
On peut toujours faire l’économie de difficultés, mais les salariés de Suez demandaient que j’apporte des garanties à l’emploi et c’est ce que j’ai fait. Ils souhaitaient conserver des activités à l’international, et j’ai accepté cette revendication. Aujourd’hui les syndicats souhaitent connaître l’accord. Nous n’avons rien à cacher et je suis très favorable à ce qu’il leur soit communiqué. Qu’ils aient eu besoin de ces sept mois pour digérer ce changement me paraît légitime. Les inquiétudes vont progressivement disparaître : je vous rappelle que le nouveau Suez va rester le numéro 4 ou 5 mondial. Ce ne sera pas une petite entreprise. Elle sera six fois plus grosse que ses autres plus gros concurrents français, Paprec, Saur, Séché.

Pendant sept mois, vous avez incarné le personnage du méchant, avez-vous trouvé cela injuste?
Oui, c’était agaçant de voir qualifier d’inamical un projet à ce point structurant et bénéfique pour l’ensemble des parties. Je n’ai jamais été hostile à Suez. Je n’ai jamais voulu détruire un concurrent, sinon je n’aurais jamais accepté cet accord. Mais j’étais convaincu que le sens industriel de ce rapprochement finirait par s’imposer, que la raison l’emporterait. C’est pourquoi j’étais prêt à passer par toutes les difficultés. J’étais déterminé à construire quelque chose qui nous dépasse, pour les nouvelles générations.

Avec le recul, auriez-vous pu faire différemment?
J’ai cherché pendant sept mois à convaincre le maximum de gens. Ce qui m’a servi de boussole était justement et uniquement le sens industriel évident de ce rapprochement. C’est une opportunité historique créée par la décision d’Engie de vendre sa participation dans Suez. J’ai toujours pensé que cela apparaîtrait et finirait par surmonter les réticences. C’est la recherche d’impact, plus que la finance, qui a justifié ce projet.

Quand pourrez-vous dire que le Veolia que vous imaginiez est enfin bâti?
Jamais l’urgence écologique n’a été aussi forte. Jamais les populations dans le monde n’ont attendu, espéré des solutions concrètes pour l’environnement. Jamais les pouvoirs publics n’ont bâti de politiques aussi ambitieuses, notamment avec les plans de relance. Avec l’opération que nous venons de faire, Veolia va être en capacité d’imaginer et de généraliser les solutions dont nous aurons besoin pour améliorer la qualité de l’air, le recyclage du plastique ou des batteries électriques, la capture du carbone, nourrir des milliards de personnes, avec moins d’eau, moins d’énergie et moins de sol. La moitié de ces solutions n’existe pas aujourd’hui. Au fur et à mesure que Veolia les inventera, on pourra dire, Frérot avait raison.( La modestie de l’intéressé ! NDLR)

Il peut donc y avoir des rencontres entre socialistes et écologistes qui se terminent par des sourires. Peu après 13 heures, samedi, à la sortie d’une longue réunion dans un hôtel parisien, la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et son homologue vert, Julien Bayou, se prêtent à une photo de famille, faisant quelques pas de concert comme s’ils cheminaient vers ce « contrat de gouvernement » dont ils viennent de parler.

Derrière eux, d’autres dirigeants suivent. Tous se massent près de l’eau scintillante du bassin de la Villette, et il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour immortaliser ce moment devenu si rare. Hidalgo se félicite de cette « réunion importante ». « Face au risque de l’extrême droite, nous avons besoin de construire une offre politique pour la rentrée prochaine », dit-elle avant d’en appeler à une « coalition commune » et à un « candidat commun » pour 2022. Jadot ne demande pas mieux, même s’il aurait préféré un « contrat de gouvernement » dès les régionales, comme il l’avait susurré un peu plus tôt dans le huis clos de la réunion.

Accord Veolia Suez : un géant aux pieds d’argile

 Accord Veolia Suez : un géant aux pieds d’argile

 

Le président de Veolia et la pensée financière dominante se félicitent de l’accord entre Veolia et Suez qui doit permettre de créer un super géant mondial. En fait, ce mécano capitalistique ne résulte nullement d’une stratégie de la part de Veolia mais plutôt d’un hasard lié à la très mauvaise gestion d’Engie  qui a dû se débarrasser en hâte des 30 % qu’il possédait dans Suez. Une opportunité alors  s’est ouverte pour Veolia de museler son concurrent français.

 

La question qui se pose est de savoir si cela va réellement renforcer les capacités de l’opérateur au plan national et surtout international. L’une des premières conséquences pourrait être l’obligation faite par l’Europe de se débarrasser d’un certain nombre d’actifs concernant l’eau en France comme à l’étranger ainsi que certains services associés.

 

Le deuxième inconvénient c’est de diminuer le nombre d’opérateurs français susceptibles de répondre aux appels de internationaux. En fait, la place laissée par Suez dans les appels d’offres internationaux ne sera pas occupée totalement par Veolia mais par d’autres opérateurs internationaux.

 

La troisième conséquence néfaste pourrait être la réduction d’effectifs du fait des doubles emplois qui inévitablement va se poser. En clair Veolia devra se débarrasser de certains effectifs de Suez non seulement parce qu’ils font double emploi avec ceux de Veolia mais parce qu’il aura fallu aussi vendre certains actifs dont certains passeront d’ailleurs dans les mains de son d’investissement y compris étrangers un premier bilan méritera d’être fait dans six mois ou un an..

 

Veolia appelle au faux dialogue

Veolia appelle au faux  dialogue

 

Veolia fait semblant de se réconcilier avec la négociation auprès de Suez. Une position particulièrement hypocrite dans la mesure où il s’agit en fait de demander essentiellement à Suez de renoncer au dispositif de protection (il y a une fondation de droit néerlandais empêchant la cession des activités dans l’eau en France).  Or ce que souhaite Veolia, c’est précisément de prendre le contrôle de Suez pour vendre cette activité eau et autre service à d’autres opérateurs y compris étrangers. Bref le bal des faux culs continue. Et il serait temps que les pouvoirs publics s’interrogent sur l’énorme tort  causé par les agitations d’apprentis sorciers de Veolia . Le moment serait sans doute venu d’envisager une nationalisation temporaire de Veolia et de Suez et de définir un mode de régulation de cette ressource stratégique que constitue l’eau et les services associés.

Devenu en octobre le premier actionnaire de Suez après le rachat d’une participation de 29,9% auprès d’Engie, cherche depuis plusieurs mois à prendre le contrôle de son concurrent mais ce dernier s’y oppose farouchement.

Pour se défendre, Suez a récemment rendu définitive jusqu’en septembre 2024 une fondation de droit néerlandais empêchant la cession de ses activités dans l’eau en France, bloquant de fait la réalisation du projet de Veolia qui a prévu de les céder pour des raisons de concurrence.

Suez a parallèlement proposé d’engager des discussions avec Veolia en vue de trouver un compromis sur la base d’une proposition du consortium de fonds Ardian-GIP, qui envisage de reprendre une importante partie des activités du groupe pour 11,9 milliards d’euros.

Ce sont ces dispositions que l’AMF a jugées non conformes au droit boursier.

Veolia dit encore non à une négociation avec Suez

Veolia dit encore non à une négociation avec Suez

Pour résumer le patron de Veolia dit non à la proposition de Suez alliée au fond Ardian qui permettrait de démanteler le groupe. Notons que Veolia propose de vendre les actifs de Suez au fond Méridien. Dans les deux cas Suez serait dépecé. En outre ,Veolia refuse de payer l’action à 20 € au lieu des 18 proposés. Bref la confusion persiste et même simplifie et le risque c’est de porter une atteinte dommageable tant à  Suez qu’à Veolia notamment au plan international. On voit mal en effet des opérateurs confier leurs activités à des sociétés prêtes à vendre leurs actifs notamment à des fonds plus ou moins spéculatifs.

« Suez nous demande de racheter le groupe avec un prix très élevé, et de revendre plus de la moitié des activités à deux fonds d’investissement court-termistes, des actifs partout dans le monde et parmi les plus rentables. Re-céder la moitié des actifs de Suez, ce n’est pas compatible avec mon projet industriel de création d’un grand champion, qui implique de rassembler le maximum d’activités et d’équipes », a déclaré Antoine Frérot.

« Quand on nous propose de discuter en nous mettant un pistolet sur la tempe, avec l’activation d’une fondation hollandaise pour empêcher la mise en place des remèdes que prendra l’anti-trust sur l’eau, c’est ce que j’appelle une négociation sous un chantage. Non, il n’y a pas une volonté d’entamer une véritable discussion avec la proposition qui a été faite », a-t-il ajouté.

Suez a mis en place, au début de cette bataille, une fondation de droit néerlandais destinée à empêcher la cession de ses actifs sur l’eau, cœur de son métier. Il a aussi obtenu une offre ferme d’Ardian-GIP au prix de 20 euros par action, contre 18 euros proposés par Veolia. Le consortium reprendrait la France, mais aussi les activités « Eau et Technologie »  à l’international.

Faute d’accord à l’amiable, il reviendrait aux actionnaires de Suez d’arbitrer, à l’occasion de leur prochaine assemblée générale, attendue d’ici la fin juin.

Veolia–Suez : demande d’arbitrage par l’Éta

Veolia–Suez : demande d’arbitrage par l’État

 

 

L’intersyndicale s’est adressée au président de la république pour lui demander son arbitrage vis-à-vis de l’opération suicide dirigée par Veolia pour liquider Suez :

 

«Monsieur le président de la République, parce que le règlement effectif de l’OPA ne s’achèvera qu’en mai 2022, et que nous souhaitons éviter un conflit social dur, nous nous en remettons à vous en tant qu’arbitre, capable de trouver le chemin qui rassurera les salariés et aboutira à une solution par le haut pour l’ensemble des parties prenantes», écrit l’intersyndicale dans un courrier remis par porteur à Emmanuel Macron le 15 mars.

Les syndicalistes du géant du traitement de l’eau et des déchets lui «réitèrent» également leur demande pour le rencontrer le plus rapidement possible. «Nous vous sollicitons comme l’ultime recours pour mettre fin à ce conflit de destruction de valeur, pour travailler à une sortie de conflit», poursuivent-ils.

Les salariés de Suez, «à qui vous avez rendu un vibrant hommage, sont devenus aujourd’hui les variables d’ajustement d’une opération de casse sociale et de destruction de valeur sans précédent, malheureusement sous le regard passif et fuyant de l’État», regrette encore l’intersyndicale.

«Le projet de Veolia est funeste en ce qu’il ne porte aucun projet industriel solide et durable pour Suez en France et à l’international», estiment encore les organisations syndicales en vantant une concurrence «saine et stimulante» pour l’innovation plutôt que la «course à la taille».

«Notre mobilisation sociale contre cette OPA continuera le temps qu’il faudra, car nous ne nous résignerons pas à voir supprimer 4.000 à 5.000 emplois en France, et au moins autant à l’échelle mondiale», préviennent-elles.

Nationaliser provisoirement Veolia et Suez

Nationaliser provisoirement Veolia et Suez

 

Il est clair que les fantasmes de bricolage capitalistique engagés par le patron de Veolia portent un grave préjudice à toutes la filière française non seulement sur les marchés en France mais aussi internationaux. Comment en effet faire confiance à des entreprises françaises si demain elles se voient contraintes de liquider une partie de leurs activités à des fonds plus ou moins spéculatifs qui ne connaissent pas grand-chose à l’activité.

L’enjeu de la bataille actuelle va bien au-delà de l’avenir de Veolia et de Suez, il concerne la politique de gestion de l’eau et de services associés. Jusque-là,  le gouvernement a tergiversé en demandant que les deux sociétés discutent et parviennent à une solution commune. Une perspective rejetée régulièrement par Veolia.

Du coup, se pose la question de savoir s’il ne conviendrait pas de procéder rapidement à la nationalisation du secteur de l’eau fondamentalement une ressource d’intérêt général vital qui ne peut être abandonné aux humeurs d’apprentis sorciers en mécano capitalistique. Cette nationalisation provisoire pourrait aussi être l’occasion d’une redéfinition du statut de l’eau menacée par le climat et la pollution. En même temps on pourrait redéfinir les modes de régulation.

 

La folie de Veolia continue avec un recours judiciaire contre les administrateurs de Suez

La folie de Veolia continue avec un recours judiciaire contre les administrateurs de Suez

La folie de Veolia continue pour discréditer non seulement Suez que Veolia ambitionne de liquider mais aussi toute la filière au eau  et services associés. En effet l’entreprise de démolition conduite par Veolia ne peut plonger les donneurs d’ordres nationaux comme internationaux que dans l’incertitude la plus profonde quant aux activités qui seront maintenues tant par Veolia que par Suez.

Veolia a rejeté dimanche une proposition de Suez d’engager des négociations via une offre de des fonds Ardian et Global Infrastructure Partners (GIP), demande en référé la suspension des effets de l’activation de la fondation néerlandaise sur les activités eau de Suez en France, indiquent lundi Les Echos.

Selon le quotidien, Veolia va déclencher une action en responsabilité contre les administrateurs de Suez ayant voté en faveur de l’activation de cette fondation pour leur réclamer le paiement solidaire de 300 millions d’euros, en réparation du préjudice financier que Veolia estime subir du fait de l’irréversibilité de la fondation.

L’activation de cette fondation bloque l’OPA que vise Veolia.

Veolia: le capitalisme sauvage avec l’argent du contribuable

Veolia: le capitalisme sauvage avec l’argent du contribuable

Veolia qui veut dépecer Suez, vendre par appartements en même temps que liquider un concurrent se comporte en capitaliste sauvage en oubliant que les sociétés de gestion de l’eau ou des déchets vivent sur le dos des contribuables. Il n’y a en effet rien de plus juteux que cette activité qui passe des contrats sulfureux avec les collectivités locales mais dont  les véritables payeurs les résidents. L’eau comme les services sont en effet devenus des prestations hors de prix tout simplement parce qu’en réalité il n’y a aucune vraie concurrence mais un partage du marché à peine régulée par quelques alternances des deux principaux groupes lors des appels d’offres. Bref Veolia joue aux capitalistes avec l’argent du contribuable.

Le client, c’est-à-dire le résident ne peut, lui, faire jouer la concurrence, il doit se soumettre et payer les conséquences de contrat de type quasi léonin. Pourtant l’eau constitue l’un des biens les plus précieux, les plus rares parfois, les plus fragiles surtout avec l’évolution climatique mais aussi en raison des perturbations environnementales  et notamment de la pollution des sols. L’eau appartient à la catégorie des biens essentiels d’intérêt collectif, comme l’air ou l’espace.

On objectera évidemment que Veolia détient une légitimité capitalistique vis-à-vis de Suez. Mais une légitimité capitalistique qui doit surtout à des tarifs de l’eau et autre services excessifs imposés aux usagers. Une légitimité capitalistique qui doit aux graves erreurs d’Engie qui a dû se débarrasser en vitesse de ses participations dans Suez pour refaire sa trésorerie.

Une légitimité capitalistique dirigée par un ancien fonctionnaire qui fait joujou avec l’argent des autres. Bref il serait temps de reposer la problématique de gestion de l’eau au lieu de laisser l’avenir du secteur dans les seules mains capricieuses d’apprentis sorciers capitalistes. En clair , un débat sur le statut de l’eau (et autres services )et ses modes de régulation devient urgent notamment pour sortir du jeu dangereux entre Veolia et Suez.

Veolia propose un nouveau plan de dépeçage de Suez

Veolia propose un nouveau plan de dépeçage de Suez

La folie de dépeçage de Suez voulue par Veolia continue. Ainsi le mécano capitalistique de Veolia vis-à-vis de Suez propose maintenant de séparer l’international du national. Et en plus de confier l’activité de l’eau au fond Méridian . Sur le fond, c’est toujours la même volonté de Veolia de dépecer Suez pour vendre des actifs réduisant en même temps la concurrence nationale. Un plan évidemment démoniaque, irrationnel et irresponsable qui à terme pourrait porter d’ailleurs un grave préjudice aux deux sociétés dont l’image devient de plus en plus trouble à l’étranger mais y compris à l’intérieur du pays.

Il s’agit évidemment d’une énième manipulation du patron de Veolia qui en fait une affaire personnelle. Le pire c’est que le patron de Veolia assure qu’il maintiendrait la totalité de l’emploi chez Suez qu’il veut vendre à d’autres. Comme si ce genre de promesse avait été une fois tenue dans le milieu économique et financier.. Veolia propose en effet à Suez le maintien de l’ensemble de ses activités en France au sein d’un même groupe, qui serait repris par le fonds Meridiam.

Ce dernier, qui avait déjà accepté dès le mois d’août de reprendre Suez Eau France, ajouterait donc à son acquisition les activités de Suez dans les déchets, que Veolia, dans son projet initial, comptait acquérir, mais dont une bonne moitié aurait dû être cédée à des tiers pour respecter les exigences antitrust de la fusion. Le périmètre ainsi repris par Meridiam correspondrait donc à à des effectifs de plus de 25.000 salariés, ainsi qu’à un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros: presqu’un tiers du chiffre d’affaires total du groupe, de 17 milliards en 2020, souligne Antoine Frérot.

Il serait temps que le gouvernement siffle la fin d’une partie complètement irresponsable car ce qui est en cause c’est un marché public entièrement financé par l’usager. Un marché qui pourrait être déstabilisé tant sur le plan de la qualité que des prix.

Les conditions de Suez pour un dialogue avec Veolia

Les conditions de Suez pour un dialogue avec Veolia

Comme le gouvernement a souhaité un dialogue entre Veolia et Suez, cette dernière société fait preuve de bonne volonté mais en posant des conditions qui ne seront pas forcément du goût de Veolia. Bref quelque chose comme je t’aime moi non plus à commencer par le prix proposé par Veolia pour l’action de Suez, aussi des assurances que Veolia sera bien en peine de tenir.

 

Dans un entretien au Figaro publié sur le site internet du quotidien, Philippe Varin explique que le conseil d’administration de Suez serait prêt à rencontrer Antoine Frérot, le PDG de Veolia, à condition notamment que Veolia remonte le prix de son offre actuellement à 18 euros par action Suez.

Philippe Varin demande aussi à ce que les engagements sociaux pris par Veolia portent sur une durée de quatre ans et concernent aussi les salariés de Suez hors de France.

Le président de Suez exige également que Suez puisse exposer sa réaction au projet devant les administrateurs de Veolia.

« Le conseil de Suez pourrait accepter à sa demande de le recevoir pour parler de cette proposition, à plusieurs conditions », déclare au Figaro Philippe Varin à propos d’une rencontre entre Antoine Frérot et le conseil de Suez.

« Veolia doit offrir un prix bien supérieur à 18 euros par action Suez », dit-il.

Fin février, le conseil d’administration de Suez a rejeté l’offre de rachat de son concurrent Veolia, jugeant entre autres le prix proposé de 18 euros insuffisant.

Suez tente depuis l’été dernier d’échapper à un projet de rachat par son grand rival français, devenu son premier actionnaire après le rachat d’un bloc de 29,9% détenu par Engie.

Chantage de Veolia sur les administrateurs de Suez

Chantage de Veolia sur les administrateurs de Suez

 

La lutte fratricide et dévastatrice continue entre Veolia et Suez. Cette fois c’est avec de  gros sabots de Veolia qui menace personnellement les administrateurs de Suez qui pourrait être amené à voter la cession de certains actifs notamment dans les déchets en Australie et en Grande-Bretagne.

 

On pourrait comprendre à la limite que Veolia attaque globalement Suez sur le plan juridique mais la menace pesant individuellement sur les administrateurs constituent un chantage. En fait Veolia reproche à Suez de faire ce qu’il envisagera lors  fusion à savoir la vente d’actifs pour dépecer Suez.

 

«Veolia annonce étudier toutes les voies de droit pour bloquer ces cessions et, si elles devaient avoir lieu, engager la responsabilité individuelle de ceux qui les auraient autorisées», a indiqué dans une déclaration à l’AFP le groupe, engagé dans une OPA sur son rival. «Suez ne commente pas les rumeurs», a déclaré de son côté ce dernier, alors que des informations circulent dans la presse financière sur le sort de ses actifs dans les déchets en Australie et en Grande-Bretagne.

Pour Antoine Frérot, le PDG de Veolia, de telles ventes seraient «un appauvrissement considérable de l’entreprise Suez. Une opération de découpe de l’entreprise, c’est le travail d’un fonds d’investissement, pas d’un industriel. C’est saborder leur propre groupe». «Un actionnaire comme Veolia considérerait qu’un conseil d’administration qui, pour se maintenir en place, vide l’entreprise de cette manière, c’est inadmissible. Dans ce cas-là, nous n’hésiterons pas à engager la responsabilité individuelle de ceux des administrateurs qui autoriseraient cette liquidation», a dit le PDG à l’AFP, invoquant la défense de l’intérêt des parties prenantes du groupe.

Justice : Suez gagne contre Veolia

Justice : Suez gagne contre Veolia

La bataille juridique sera sans doute très longue et aussi rude que la bataille économique et financière. En attendant, Suez vient de remporter une victoire contre Veolia car la justice a autorisé Suez à rendre inaliénable la filiale EAU France  même en cas de contrôle du groupe. En cas de contrôle du groupe par Veolia, cette dernière société devrait aussi se séparer de sa propre activité eau .

Une  fondation avait été créée par Suez le 23 septembre afin de rendre inaliénable la filiale Suez Eau France, en cas de changement de contrôle du groupe. Ainsi, même en cas de succès d’une OPA de Veolia, une fusion des deux groupes serait bloquée par l’incapacité de procéder aux cessions exigées par l’antitrust. Sauf à ce que Veolia vende sa propre activité eau France, ce qu’il exclut.

Frérot de Veolia promet de garantir des emplois !

Frérot de Veolia promet de garantir des emplois !

Evidemment le patron de Veolia fait des promesses de coiffeur quand il affirme qu’un éventuel regroupement de Suez et de Veolia ne sera pas susceptible de supprimer le moindre emploi. Il n’en sait strictement rien ou plutôt il pense le contraire. En effet l’objectif est de dépouiller Suez et d’en confier la gestion y compris à des groupes étrangers y compris les fonds d’investissement peu compétents.

 

Les promesses de Frérot sur l’emploi n’engagent que lui et juridiquement il n’aura aucun pouvoir d’influencer le maintien des effectifs des entreprises vendues. Les exemples d’intentions non tenues dans tous les secteurs d’activité sont légion.

« J’affirme que ce projet ne générera pas de suppression d’emploi »: le PDG de Veolia, Antoine Frérot, s’applique à rassurer les personnels de Suez, appelés à une quatrième journée de mobilisation mardi contre son projet de fusion des deux leaders de l’eau et des déchets. Les syndicats évoquent 3.000 à 4.000 emplois directs menacés, sur les près de 30.000 salariés du groupe Suez en France (90.000 avec l’international). Veolia, qui a acquis en octobre 29,9% de Suez auprès d’Engie et lancé le 8 février une OPA sur le reste des titres, réfute ces projections, mettant en avant arguments industriels, et engagements sociaux écrits auprès de Bercy.

Suez dit encore non à Veolia

Suez dit encore non à Veolia

La bataille judiciaire, financière et politique continue entre Veolia et Suez. Dernier épisode le rejet unanime du conseil d’administration de Suez de répondre favorablement à l’OPA lancée par Veolia sur l’ensemble du capital. « (…) le projet industriel et l’offre à 18 euros de Veolia ne sont pas acceptables », déclare Suez dans un communiqué.

 

Une guerre finalement fratricide et destructive de certains technocrates grisés par la drogue libérale et qui joue au mécano capitaliste. Nombre d’experts ont démontré que l’alliance Suez Veolia n’apporterait strictement rien sinon le dépeçage de Suez au profit de groupes internationaux concurrents. Au total c’est l’image de marque des deux sociétés qui se trouvent mises en cause notamment au plan international.

 

La stratégie de Veolia est claire, il s’agit moins de favoriser les synergies que de procéder au dépeçage de Suez en vendant y compris à l’étranger des actifs stratégiques comme l’activité de l’eau.

Le groupe Suez, qui, ce même jour, publie ses résultats pour l’année 2020, estime en effet que « l’intérêt social de Suez n’est pas préservé dans une opération qui implique son démantèlement », alors que la poursuite du plan stratégique de Suez à l’horizon 2030 permettrait de créer davantage de valeur.

« La course à la taille n’apporte pas de bénéfice déterminant dans les métiers des services essentiels. Elle ne conforte ni le développement technologique, ni la qualité de service, ni l’agilité qui sont aujourd’hui les points forts du groupe Suez (…) », explique le communiqué.

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia vient de gagner devant la cour d’appel de Paris mais devra attendre environ au moins un mois et demi concernant la nouvelle enquête de l’autorité des marchés financiers. En outre Veolia devra se situer par rapport à la proposition du ministre de l’économie qui souhaite la nomination d’un médiateur entre Veolia et Suez. Une proposition acceptée par Suez.

Bref une sorte de victoire à la Pyrrhus pour Veolia.  La cour d’appel de Paris a confirmé que Veolia n’était donc pas en situation de préoffre lorsque la société a racheté auprès d’Engie une participation de 29,9 % dans le capital de son concurrent Suez. Ce dernier estimait que le projet de Veolia, l’achat de la participation d’Engie dans Suez suivi d’une offre publique, était un montage suffisamment précis pour le qualifier de préoffre. L’AMF avait battu en brèche cette interprétation dans sa décision du 24 septembre, considérant que l’offre était loin d’être finalisée. Suez avait porté l’affaire devant la cour d’appel de Paris, qui a donc une nouvelle fois donné raison à Veolia.

C’est un coup dur pour Suez, car un avis différent aurait tout simplement annulé la transaction de vente des titres Suez. Il s’agit de la deuxième victoire importante de Veolia depuis le début du mois. Le 3 février, le tribunal de commerce de Nanterre a estimé que Veolia n’avait pas à mener à bien une procédure d’information- consultation auprès des salariés de Suez. Ce qui a permis au groupe dirigé par Antoine Frérot de récupérer ses droits de vote, même s’ils restent encadrés par les autorités de la concurrence. Et de lancer son projet d’OPA dimanche 7 février. Cependant  le gendarme français de la Bourse ne pourra probablement pas se prononcer sur la conformité de l’offre publique d’achat de Veolia sur Suez « avant un mois et demi, deux mois », a dit vendredi son président Robert Ophèle.

Pendant ce temps-là le gouvernement ne restera pas non plus inactif et poussera ses pions pour geler les hostilités de Veolia vis-à-vis de Suez.

 

Veolia doit suspendre son OPA sur Suez

Veolia doit suspendre son OPA sur Suez

Bruno Le Maire annonce la saisie de l’Autorité des marchés financiers et appelle les deux groupes à revenir à la table des discussions.

Saisi dimanche 7 février au soir par Suez, le tribunal de commerce de Nanterre a ordonné à Veolia de suspendre le lancement de toute OPA contre son concurrent, dans l’attente d’un débat au fond sur ses précédents engagements d’amicalité. Dans la foulée, ce lundi matin sur Europe 1, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé la saisie de l’Autorité des marchés financiers. Il évoque «des questions de transparence».

Visiblement agacé par la tournure que prennent les événements, le ministre de l’Économie a renouvelé son appel au calme. «Je vais répéter une nouvelle fois qu’une opération de cette ampleur, entre deux champions industriels, ne peut réussir que si elle est amicale», a-t-il affirmé. «On ne peut pas réussir contre les salariés, le conseil d’administration, les usagers. Cette offre n’est pas amicale et cela contrevient aux engagements pris par Veolia. Elle est précipitée», a ajouté le ministre, énumérant des «risques» sur «l’emploi, sur l’empreinte industrielle». Bruno Le Maire appelle les deux groupes à «retrouver le chemin de la raison et du dialogue» mais aussi «un peu de sagesse et le sens de l’intérêt général». «Je veux que chacun comprenne que dans le contexte actuel, le capitalisme Français ne peut pas être la guerre de tous contre tous (…) Est-ce qu’il ne serait pas infiniment préférable que cette opération se fasse dans un dialogue apaisé ?», s’interroge-t-il.

 

En attendant, le tribunal ordonne donc à Veolia «de ne pas rendre l’Autorité des marchés financiers destinataire d’un projet d’offre public ni d’initier d’offre publique sur les titres de Suez non préalablement approuvée par le conseil d’administration de Suez», indique la décision en référé.

OPA hostile sur Suez : Veolia persiste dans son opération suicidaire

OPA hostile sur Suez : Veolia persiste dans son opération suicidaire

 

 

 

Il paraît de plus en plus clair que Veolia est engagée dans une opération suicidaire pour l’avenir aussi bien de Suez que Veolia. En effet l’acharnement de Veolia risque de déstabiliser les deux entreprises.  La logique obsessionnelle du patron de Veolia s’oppose en effet à toute rationalité économique dans la mesure où un éventuel regroupement des sociétés conduirait à l’abandon d’un certain nombre d’actifs à la demande de la commission européenne. Parmi ces actifs, on compterait notamment l’abandon de l’activité EAU qui constitue un atout stratégique pour s’implanter durablement chez les clients potentiels. On imagine évidemment le désarroi des donneurs d’ordres qui prennent connaissance des agitations capitalistiques de Veolia.

 

De toute manière le regroupement les amènera forcément dans certains cas à solliciter d’autres entreprises que les sociétés françaises trop oligopolistiques en cas de regroupement. Ce secteur vital a besoin de stabilité eue égard aux énormes investissements nécessaires aujourd’hui et qui le seront encore davantage demain pour des motifs environnementaux.

L’entêtement du président de Veolia pourrait porter un grave préjudice à l’image et à la situation des deux sociétés.

Le groupe dirigé par le patron de Suez, Bertrand Camus , a jugé dimanche soir le dépôt de cette OPA « irrégulier et illégal »«Veolia est dans l’impossibilité juridique de déposer une OPA», a souligné une porte-parole de Suez, dénonçant une «rupture de l’engagement d’amicalité» pris par Veolia. «Nous ne laisserons pas faire Veolia dans son entreprise de destruction», a déclaré de son côté l’intersyndicale de Suez (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) dénonçant une «OPA hostile contre Suez et ses salariés», synonyme de «déclaration de guerre sans retour». Cette offensive hostile risque de fortement déplaire à Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, qui a plusieurs fois appelé les protagonistes à se parler pour trouver un accord.

 

D’une certaine manière, cette affaire illustre aussi la conversion d’anciens fonctionnaires à l’ultralibéralisme parvenus un peu par hasard à la tête d’entreprises privées  où ils n’ont même pas apporté un seul euro. Bref le capitalisme technocratique à la française.

Veolia-Suez : Jean-Marie Messier, le pompier pyromane

Veolia-Suez : Jean-Marie Messier, le pompier pyromane

L’ancien patron de Vivendi environnement (devenu Veolia)  qui a complètement enfoncé les comptes de la société réapparaît mais cette fois pour favoriser ,comme conseiller de Frérot, l’absorption de Suez par Veolia. Un comble ! Ou une seconde occasion peut-être d’enfoncer une nouvelle fois Veolia engagée dans un processus très douteux de rachat de Suez. Mediapart résume l’itinéraire du goldenboy déchu mais ressuscité comme avocat d’affaires

À la fin des années 1990, celui qui était surnommé par les Guignols de l’Info « J6M », pour « Jean-Marie-Messier-Moi-Même-Maître-du-Monde », avait réussi en quelques années à transformer un vieux fleuron national français — la Compagnie générale des eaux — en un colosse des médias et de la communication. C’était les grandes heures de « Vivendi Universal ». L’entreprise était alors cotée en bourse à New York, où le médiatique patron vivra également quelques années aux frais de sa société, dans un appartement situé sur la très cossue « Park avenue ». L’entreprise n’était alors plus tout à fait française, tandis Jean-Marie Messier rêvait de la nationalité américaine.

Une aventure américaine et une expansion qui s’arrêtent brutalement en 2002 : avec l’éclatement de la bulle internet et l’effondrement du cours de l’action Vivendi, il doit démissionner et quitte la tête de l’entreprise. Un départ qui laisse un goût amer à ses anciens collaborateurs et ses ex-salariés, notamment chez « Vivendi Environnement », futur Veolia. Filiale du groupe créée pour regrouper les activités de gestion de l’eau, le métier historique de l’entreprise, Vivendi Environnement a surtout servi à financer à coup de dettes la croissance et les acquisitions de sa maison mère.

Pas rancunier, Antoine Frérot semble ne pas avoir tenu rigueur à Jean-Marie Messier d’avoir considérablement endetté le groupe qu’il dirige. Car désormais, « J2M » est devenu avocat d’affaires et conseille les chefs d’entreprise. Une reconversion qui s’est d’ailleurs avérée difficile et chaotique : en 2002, quelques mois après son piteux départ de Vivendi, il fonde aux États-Unis Messier Associés. Il travaille d’abord avec la femme d’affaires Fatine Layt, mais celle-ci finira par claquer la porte en 2007. La même année, Jean-Marie Messier rebondit avec un nouvel associé, en la personne de Jean-Charles Cherki. Mais les deux compères se brouillent et de séparent en 2010. Et quelques mois plus tard, rebelote, il trouve un nouveau compagnon d’infortune en la personne d’Erik Maris, un ancien de la banque Lazard, comme lui. Bis repetita, ce dernier et Jean-Marie Messier seraient désormais à couteaux tirés, et un divorce sanglant aurait été prononcé entre les deux associés.

Un parcours d’avocat d’affaires chaotique, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un certain talent : il faut probablement un sacré bagout pour convaincre un capitaine d’industrie comme Antoine Frérot d’endetter à nouveau son entreprise pour les 20 prochaines années, alors que celle-ci venait tout juste de retrouver un équilibre budgétaire. Un exploit, quand on sait que c’est précisément Jean-Marie Messier qui avait grevé les comptes de Veolia à l’origine. Il a été d’autant plus persuasif que son cabinet touchera probablement un joli pactole si cette transaction arrive à son terme.

C’est finalement rassurant : les années passent, mais la « Messier touch » reste. Il laissera probablement derrière lui un deal industriel bancal, avec un Suez dépecé et un Veolia surendetté, mais Jean-Marie Messier va peut-être faire un dernier tour de piste dans les affaires parisiennes, qui lui assurera certainement une belle retraite dorée. Celui que certains à Paris surnomment « le serial looser » a peut-être bien caché son jeu : et si c’était lui, le seul gagnant de cette affaire ?

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