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La banque d’Ecosse RBS paiera 4,9 milliards de dollars la vente de titres pourris

La banque d’Ecosse RBS paiera 4,9 milliards de dollars la vente de titres pourris

 

-Royal Bank of Scotland versera 4,9 milliards de dollars d’amendes pour régler un litige portant sur des MBS (créances immobilières titrisées), en clair des titres pourris, vendues de 2005 à 2008, a annoncé le département de la Justice des Etats-Unis mardi. Soit  l’amende la plus importante qui ait été infligée à une banque pour un comportement répréhensible durant la crise financière. La banque britannique avait annoncé en mai un accord de principe sur ce dossier. Le département de la Justice affirme que la banque a sous-évalué le risque attaché à une bonne partie de ces titres et a fourni des informations inexactes. Il ajoute que RBS conteste les allégations voulant qu’elle ait trompé les investisseurs et n’admet aucun manquement. L’amende américaine était une épée de Damoclès pour RBS, pesant sur son action et l’empêchant de rémunérer ses actionnaires. Cette hypothèque étant levée, l’établissement, en quête de normalité, fera peut-être meilleure figure aux yeux des investisseurs. L’effondrement des marchés de titres adossés à des prêts immobiliers à risque et de leurs dérivés avait contribué à l’explosion de la crise financière mondiale en 2008 et avait déclenché l’ouverture de nombreuses enquêtes à travers le monde, notamment de la part du département américain de la Justice. RBS avait déjà accepté en juillet 2017 de verser 5,5 milliards de dollars pour mettre fin à une plainte de l’agence fédérale américaine de financement du logement (FHFA), administratrice judiciaire de Fannie Mae et de Freddie Mac, qui l’accusait de tromperie dans la vente de 32 milliards de dollars de MBS aux deux géants du refinancement du crédit immobilier aux Etats-Unis. La banque a conclu divers autres accords du même type avec plusieurs institutions aux Etats-Unis pour un montant total de plus de 1,7 milliard de dollars.

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Le scandale de la vente des autoroutes (Par Michel Albouy)

Michel Albouy, Grenoble École de Management (GEM), dénonce dans la Tribune le scandale de la vente des autoroutes

 

 

« À la veille des départs en vacances et afin de moraliser la rente perdue des autoroutes le Grand Vizir en charge des finances du Royaume, via son Autorité de la concurrence, venait de recommander au Roi de renégocier le plan de relance autoroutier, estimant que les sociétés concessionnaires du royaume affichaient une rentabilité exceptionnelle assimilable à une rente qui devait être davantage régulée en faveur de l’État et des usagers. »

Il était une fois un beau royaume qui avait construit un magnifique réseau autoroutier pour le bien-être de ses citoyens, augmenter la sécurité routière et contribuer à la croissance économique du pays. Bien sûr, cela n’avait pas été sans peine et sans demander des efforts financiers significatifs à ses citoyens-contribuables. Mais ces derniers étaient fiers de leurs autoroutes, même s’il fallait payer un péage en sus des impôts divers et variés qu’ils devaient acquitter, notamment sur le carburant qui était le plus cher d’Europe.

Mais un jour, le Grand Vizir du Royaume fit remarquer à son Roi que l’État était désormais trop endetté et qu’il fallait vendre quelques bijoux de famille. Après un rapide inventaire des actifs qui pouvaient être cédés, le choix se porta sur le réseau d’autoroutes à travers un système de concessions limitées dans le temps. Restait à déterminer le prix de vente de ce réseau qui assurait bon an mal an des revenus substantiels au Royaume.

Nombreux furent les experts à se pencher sur la question. Les évaluations allaient de 12 milliards d’écus à 22, voire 40, milliards d’écus. C’est dire si la fourchette était large. Au-delà de l’estimation assez classique des flux de trésorerie générés par l’exploitation des autoroutes, se posait la question du taux d’actualisation à retenir pour calculer la valeur actuelle de ces flux. »

Le rapporteur de la Commission des finances de l’Assemblée du Royaume estimait que le taux à retenir était celui recommandé par le Commissariat Général du Plan, soit 4 %, un taux proche du taux sans risque de l’époque.

Le rapporteur pour les transports estimait que le taux devait prendre en compte une prime de risque comme le faisait les investisseurs privés et préconisait un taux de 8 %. Le seul opposant à ces cessions, le Connétable du Béarn estimait quant à lui que le Royaume allait se priver de 40 milliards d’écus de dividendes d’ici à 2032, échéance des concessions. Finalement, le prix fixé pour la vente s’établit à 15 milliards d’écus.

Plusieurs années après, alors que la dette avait continué à augmenter malgré les cessions d’actifs jusqu’à atteindre pratiquement 100 % du PIB du Royaume, le Grand Vizir (qui avait changé entre-temps) s’enquit des profits « exorbitants » des sociétés d’autoroutes et ce d’autant plus qu’il venait d’abandonner une taxe écologique suite à des manifestations de manants qui se faisaient appeler les « bonnets rouges ». Il était temps de faire payer ces sociétés privées qui versaient de trop généreux dividendes à leurs actionnaires et les faire enfin contribuer au redressement des finances de l’État. »

En effet, selon la ministre en charge du dossier, « lorsqu’une société d’autoroute fait payer 100 écus aux automobilistes, il y a 20 écus de trop qui sont empochés ». Dans un bel élan de démagogie, elle proposa même de rendre gratuites les autoroutes le week-end ! Les experts des transports firent remarquer que cela était une étrange façon d’optimiser l’exploitation du réseau car en rendant gratuites les autoroutes le dimanche on contribuait à augmenter la saturation du réseau et à augmenter le trafic et partant la pollution.

L’idée fut rapidement abandonnée mais pas celle d’une nouvelle taxe et/ou contribution spéciale sur les sociétés bénéficiaires de la rente autoroutière. Mais cette solution se heurtait aux contrats en béton que les sociétés d’autoroutes avaient signé avec l’État. Une clause prévoyait même que si de nouvelles charges étaient imputées à ces sociétés elles pouvaient les répercuter dans les tarifs des péages ou obtenir un allongement de la durée de la concession. En d’autres termes, l’État ne ferait que prendre dans la poche de ses usagers-contribuables ce qu’il demanderait aux sociétés privées. Bref, la situation semblait bel et bien perdue pour le Grand Vizir qui se demandait comment on avait pu en arriver là. L’État était donc un aussi mauvais gestionnaire que cela ?

Pour répondre à ses interrogations, il demanda l’avis d’un expert. Celui-ci lui dit à peu près ce qui suit. La principale erreur, cher Grand Vizir, fut de vendre un patrimoine qui avait une bonne rentabilité pour désendetter l’État. En effet, pourquoi céder des actifs qui génèrent des flux de trésorerie supérieurs au coût de la dette ? »

Certes, en remboursant une (petite) partie de la dette on améliore le fameux ratio Dette/PIB, et on fait ainsi plaisir aux agences de rating et aux fonctionnaires de Bruxelles, mais on ne fait pas pour autant une bonne gestion financière du Royaume. À quoi bon rembourser une dette dont le coût actuariel est inférieur à la rentabilité des actifs cédés ? En prenant une telle décision, on détruit de la valeur. Quitte à vendre des actifs, encore fallait-il choisir des actifs qui ne généraient pas de rentabilité.

La deuxième erreur fut de prendre pour l’évaluation un taux d’actualisation qui était proche (voire supérieur) de celui des investisseurs privés. En faisant de la sorte, on satisfaisait les contraintes des sociétés privées mais on tournait le dos à la spécificité de l’État comme acteur économique. En effet, celui-ci n’a pas de fonds propres à rémunérer et le coût de son capital est en fait celui de sa dette (coût qui de plus a beaucoup baissé ces dernières années). Naturellement, avec un tel coût du capital la valorisation des concessions d’autoroutes aurait été nettement plus élevée. Peut-être même que les sociétés privées n’auraient pas marché. Et alors ? Cela aurait été préférable pour les finances de l’État qui se trouve maintenant privé de la rente des autoroutes qu’il dénonce aujourd’hui.

La dernière erreur, dit l’expert, est de vouloir récupérer aujourd’hui sur le dos des actionnaires de ces sociétés (dont certains sont des salariés) une partie de la rente à travers de nouvelles taxes et/ou les obliger à la gratuité des péages le dimanche. Ce faisant, l’État envoie un très mauvais signal sur le respect de sa signature et donne l’impression de faire n’importe quoi en matière économique et de transport.

À l’instar de l’Autorité de la concurrence du Royaume, l’expert qui tenait quand même à sa situation recommanda néanmoins de renégocier le nouveau plan de relance autoroutier si celui-ci devait voir le jour. Il posa cependant plusieurs questions : ces investissements sont-ils vraiment utiles pour le Royaume ? N’avons-nous pas de meilleures opportunités d’investissement que de couler un peu plus de béton dans un réseau qui est parmi le plus moderne d’Europe ?

Oui, mais grâce à ces investissements nous allons créer de nombreux emplois sur le territoire, lui rétorqua le Grand Vizir et nous arriverons ainsi à inverser la courbe du chômage chère à notre Roi ! Mais n’y-a-t-il rien de mieux à faire lui redemanda l’expert en lui citant des exemples d’investissement d’avenir dans les nouvelles technologies et les pratiques des autres grands pays. Le Grand Vizir commençait à douter de son argumentation. Au fond de lui il se demandait si l’État était condamné éternellement à une mauvaise gestion. Il se dit aussi que dans peu de temps il ne serait plus là pour constater les effets de sa gestion et que d’autres prendraient la patate chaude.

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Par Michel Albouy Michel, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Protection des entreprises : Golden Sare et vente des bijoux de famille

  • Protection des entreprises : Golden Sare et vente des bijoux de famille

San doute pour justifier aussi la vente de bijoux de famille comme la FDJ ou ADP, le gouvernemenet renforce son dispositif de Golden share pour protéger des secteurs stratégiques. Dans la loi Pacte.  Le Golden Share correspond à des actions qui permettent à son ou ses détenteurs de s’opposer à des résolutions lors d’un vote en conseil d’administration. Une action golden share donne donc un droit de véto au conseil d’administration, en occurrence là celui de l’Etat.  Dans sa dernière mouture élaborée par Bercy, le projet de loi facilitera le recours par l’Etat aux “golden shares” tout en permettant de mieux filtrer les investissements étrangers dont les montants s’envolent dans l’Hexagone. Leur nombre a augmenté de 16% en 2017 pour atteindre un record, selon les chiffres de Business France, illustrant le regain d’attractivité de l’économie française. Le passage sous pavillon étranger de fleurons – Alcatel, Alstom, Lafarge – de même que les rachats de jeunes pousses sur des secteurs en pointe alimentent cependant la crainte de perdre des compétences clefs au profit de nations étrangères dotées d’un féroce appétit, Etats-Unis et Chine en tête. Le projet de loi introduit une palette plus étendue de sanctions et d’injonctions à disposition du locataire de Bercy qui pourra, en cas d’urgence, suspendre les droits de vote d’un investisseur, nommer un mandataire “chargé de veiller à la protection des intérêts nationaux” ou encore empêcher l’acquéreur de bénéficier de ses actifs ou de dividendes. La liste des secteurs concernés par ces mesures exceptionnelles doit par ailleurs être élargie via un décret pour inclure les semi-conducteurs, le spatial, les drones, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la robotique et le stockage de données. Ils s’ajouteront à la défense, l’approvisionnement énergétique, la santé publique, les communications électroniques, l’approvisionnement en eau et les réseaux de transport, déjà protégés. On s’inquiète cependant que le texte ne serve à “habiller une politique de vente de bijoux de famille” en permettant de se désengager à bon compte d’entreprises pour renflouer les caisses de l’Etat.

Vente importante des bijoux de famille de l’Etat (Lemaire)

Vente importante des bijoux de famille de l’Etat (Lemaire)

L’Etat va procéder à une braderie importante de se bijoux de famille (des participations pourtant très lucratives comme l’étaient par exemple les autoroutes), ce qu’a confirmé hier Lemaire : «  nous voulons que l’Etat dégage des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture sur lesquelles nous sommes en train de prendre du retard », a déclaré le ministre au micro de l’émission Questions Politiques, interrogé par des journalistes de France Télévision, Le Monde et France Inter. Officiellement il s’agit de vendre des participations minoritaires d’entreprise dans le secteur concurrentiel, cela afin d’alimenter un fonds d’innovation dans l’annonce avait été faite par Emmanuel Macron. Cela afin de « financer des recherches sur l’intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d’énergies renouvelables » a détaillé le ministre des fiance Bruno Lemaire. . Reste à savoir cependant si la totalité du produit des ventes sera bien affectée à l’innovation. « Ce sont les rendements sur ce fonds qui seront attribués à l’innovation », a précisé le ministère de l’économie, soulignant que cela assurerait à cette mission « un financement durable » et non soumis aux contraintes budgétaires. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire a confirme dimanche  d’« importantes cessions d’actifs » dans les prochains mois pour financer ce fonds. Le lendemain, il avait précisé devant le Sénat que ces cessions commenceraient « à partir de septembre » et qu’elles « ne seraient pas stratégiques ». L’Agence des participations de l’État (APE), chargée de gérer le patrimoine de l’État actionnaire, est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d’euros, dont 70 dans des sociétés cotées. Interrogé par l’AFP sur les entreprises qui pourraient être concernées, l’entourage du ministre a refusé de donner plus de détails. Mais plusieurs noms reviennent avec insistance dans les médias, comme tout en promettant de revendre ses titres au moment opportun, Orange, au capital duquel l’État (qui en détient directement ou indirectement 23 %) n’a pas « vocation » à rester « de manière pérenne » ou bien Aéroports de Paris (ADP), dont l’État détient 51 % du capital. Le gouvernement a aussi indiqué vouloir céder la FDJ (française des jeux).

La vente d’ADP à Vinci contre l’annulation de Notre Dame des Landes ?

La vente d’ADP à Vinci contre l’annulation de Notre Dame des Landes ?

 

On peut légitimement se demander si un deal n’a pas été passé entre l’État et Vinci pour échanger l’annulation de Notre dame des landes contre la session d’une partie de l’actionnariat actuellement détenu par les pouvoirs publics concernant l’aéroport de Paris. l’enjeu financier est autrement important. Côté Bercy ,on veut évidemment vendre des bijoux de famille pour alimenter un fonds de modernisation des entreprises. Côté Vinci, par ailleurs un des leaders mondial en matière de gestion aéroportuaire,  on veut récupérer la très lucrative gestion de l’aéroport de Paris. On peut dificilemenet comprendre le raisonnement de Bercy dont l’objectif à court terme est vendre les actifs les plus rentables. Mais une situation particulièrement contradictoire et perverse. On ferait mieux de se débarrasser des actifs peu rentables qui hypothèquent le déficit budgétaire au lieu de se débarrasser d’activités qui rapportent énormément au budget de l’État. Un exemple significatif de cette contradiction est celui de la vente des autoroutes, là encore notamment à Vinci, dans la rentabilité est exceptionnelle. Côté Vinci il ne manquera pas d’anciens fonctionnaires pour  convaincre ceux  qui sont en activité d’accepter la transaction. Des anciens fonctionnaires notamment ingénieus des ponts ou énarques aujourd’hui plus nombreux chez Vinci que leurs collègues de l’administration.. Le dossier ADP est donc politiquement ultra-sensible, même si l’équation semble plutôt simple. L’État vend un produit de premier choix, ADP, que beaucoup désignent comme « l’actif le plus convoité de la planète ». Il a même un acheteur désigné, Vinci, l’un des groupes les plus agressifs à l’international sur le marché aéroportuaire. Et pourtant, l’opération n’est pas si simple à lancer.

Vente autos France:+6.7% pour les marques françaises et +2.4 % pour les marques étrangères

Vente autos France:+6.7%  pour les marques françaises et +2.4 % pour les marques étrangères

Trois éléments importants ont marqué le marché automobile en 2017 : d’abord le haut niveau des ventes qui repassent la barre symbolique des 2 millions d’avants crise, ensuite l’excellente tenue des marques françaises et  la part des diesels qui devient minoritaire.  Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 4,74% en France en 2017, malgré un léger repli de 0,51% en décembre, pour franchir à nouveau la barre symbolique des 2 millions de véhicules, tandis que la part du diesel est passée sous les 50%, selon les données publiées lundi par le Comité des constructeurs français d‘automobiles (CCFA).Avec 193.375 voitures particulières neuves immatriculées le mois dernier, le marché français atteint 2.110.751 unités sur l‘ensemble de l‘année écoulée et retrouve son niveau naturel de deux millions de voitures neuves par an, qu‘il connaissait encore juste avant la crise de 2009 (2,05 millions d‘unités en 2008).Les immatriculations avaient ensuite bondi à 2,2 millions d‘unités et plus pendant trois années de suite sous l‘effet des aides anticrise, avant de retomber à moins de 1,8 million quand le dispositif avait pris fin. En 2016, la croissance du marché auto français avait atteint 5,1%, après +6,8% en 2015, le trait étant alors tiré sur cinq années de stagnation ou de baisse consécutives au contrecoup de la fin des primes à la casse décidées sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le repli de 0,51% observé en décembre 2017 en données brutes fait suite à un mois de novembre marqué par un bond de 10,3% des immatriculations, tirées surtout par l‘embellie des perspectives économiques et l‘engouement pour les nouveaux SUV que proposent désormais presque toutes les marques. A nombre de jours ouvrés comparable, le marché français des voitures particulières neuves affiche une hausse de 9,4% en décembre (20 jours en décembre 2017 et 22 jours en décembre 2016) et de 5,6% en 2017 (251 jours sur l’année 2017 et 253 jours sur l’année 2016). En 2018, le marché automobile français devrait connaître une nouvelle année de croissance, mais à un rythme moins rapide. L‘Observatoire Cetelem de l‘automobile attend ainsi une hausse de 3,8% à 2,2 millions des immatriculations de voitures neuves en France sur l‘année qui commence. Quant au diesel, sa part est tombée à 47,29% des immatriculations de voitures neuves en 2017, sous la barre des 50% pour la première fois depuis l‘année 2000. Le diesel, objet de controverses récurrentes pour ses émissions polluantes de particules et d‘oxydes d‘azote (Nox), liées notamment à l‘introduction de l‘injection directe qui a permis d‘optimiser la consommation des moteurs, est menacé à terme de bannissement dans certaines grandes agglomérations. Alors qu‘il représentait les trois quarts du marché français il y a encore cinq ans, le diesel était tombé à 52% en 2016, l‘affaire Volkswagen de trucage des émissions polluantes accélérant la baisse des ventes des modèles au gasoil. Les voitures électriques ont représenté 1,18% du marché français en 2017 et les hybrides 3,8%. En 2017, les immatriculations des groupes français ont progressé de 6,7% contre une hausse de 2,4% pour celles des groupes étrangers. En décembre, les constructeurs français ont enregistré une hausse de 4,9% et leurs concurrents ont subi un recul de 5,9%. Les immatriculations de PSA ont bondi de 15,57% en décembre et de 10,31% sur l‘ensemble de 2017, profitant depuis le mois d‘août des immatriculations d‘Opel désormais intégrées à celles du groupe français, qui a racheté la marque allemande à General Motors. Renault a vu de son côté ses immatriculations baisser de 4,05% le mois dernier (+3,08% sur l‘année écoulée), la progression de 12,2% de la marque low cost Dacia ne compensant pas un recul de 7,7% de la marque Renault. Parmi les groupes étrangers, Volkswagen a progressé de 4,3% en décembre et le soutien de ses marques Seat et Skoda lui permet d‘avancer de 1,4% sur l‘année. En revanche Toyota, en repli de 1,6% en décembre, fait un bond de 13,6% sur l‘ensemble de 2017. Quant à Nissan, partenaire de Renault, il a vu ses immatriculations chuter de 23,6% en décembre pour grappiller +1,5% sur l‘année.

Ivoire : vente interdite en Chine

Ivoire : vente interdite en Chine

La Chine, premier importateur mondial de défenses d’éléphants, va interdire totalement les ventes d’ivoire à partir de dimanche, une mesure applaudie par les organisations de protection de la nature et des espèces vulnérables. Jusqu’ici, Pékin autorisait le commerce d’objets en ivoire acquis avant l’adoption en 1975 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), à condition qu’ils s’accompagnent des certificats adéquats. La Chine, premier importateur mondial de défenses d’éléphants, va interdire totalement les ventes d’ivoire à partir de dimanche, une mesure applaudie par les organisations de protection de la nature et des espèces vulnérables. Le braconnage est un facteur majeur du déclin rapide du nombre d’éléphants d’Afrique, dont 30.000 individus sont abattus chaque année, selon les ONG. D’après le WWF, il restait fin 2016 autour de 415.000 éléphants sur le continent africain, contre trois à cinq millions au début du XXe siècle. L’éléphant est classé désormais parmi les espèces vulnérables.

Distribution alimentaire : interdiction de vente à perte

Distribution alimentaire : interdiction de vente à perte  

 

Théoriquement la mesure qui interdira la vente à perte dans la distribution alimentaire paraît de nature à assurer un minimum de rémunération aux producteurs. Ceci étant en l’état,  le texte est assez ambigu puisqu’il contraindra la distribution  revendre au minimum tout produit alimentaire au prix acheté majoré de 10%. Ce seuil sera accompagné d’un encadrement des promotions commerciales qui ne pourront plus être supérieures à 34% du prix normal et à 25% du volume annuel vendu et de mesures permettant de baser les contrats commerciaux sur les coûts de revient des agriculteurs. Le problème est de savoir cependant qu’elle sera le prix d’achat imposé au producteur. En effet ce prix d’achat est rarement fondé sur les coûts de production mais sur des prix que les distributeurs en situation oligopolistique imposent. De toute manière il paraît assez difficile sinon impossible de réglementer dans ce domaine à moins d’imposer une réglementation des prix qui serait refusée par Bruxelles (une sorte de tarification obligatoire). Les prix sont évidemment régulés par les rapports de force entre producteurs et distributeurs et cela à l’échelle internationale pour nombre de produits. De ce point de vue la balle est largement dans le camp des producteurs afin qu’ils structurent mieux leur réseau de commercialisation et qu’ils valorisent  davantage leurs productions auprès des consommateurs.

 

Vente d’actifs d’entreprises publiques : 70% des Français contre

Vente  d’actifs d’entreprises publiques : 70% des Français contre

 

 

Encore un sondage qui démontre les contradictions des Français qui globalement approuvent  la politique de réforme du gouvernement mais pas les mesures prises une par une. C’est encore le cas concernant la vente d’entreprises publiques. On peut comprendre la position des Français quand  il s’agit d’entreprises stratégiques mais c’est plus critiquable quand il s’agit d’entreprises n’ayant pas réellement d’objectifs d’intérêt général et/ou  dont la gestion est particulièrement critiquable. Plus de sept Français sur dix sont opposés à la vente d‘actifs d‘entreprises publiques détenus par l‘Etat, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l‘Institut Montaigne publié jeudi. L‘Etat a lancé mardi une séquence de cession, afin d‘abonder un fonds de 10 milliards d‘euros dédié aux investissements dans les technologies innovantes, avec la vente de 4% du capital d‘Engie pour 1,4 milliards d‘euros. Dans le détail, 44% des personnes interrogées souhaitent conserver les participations à leur niveau actuel et 27% voudraient que l‘Etat en augmente “significativement” le volume. L‘institut de sondage a ensuite testé sept entreprises publiques dont l‘Etat pourrait potentiellement vendre des parts : Orange, Renault, la Française des Jeux, Air France-KLM, Groupe ADP, SNCF et La Poste. (On voit mal comment l’Etat pourrait vendre des parts d’une entreprise de la SNCF ou encore d’EDF dont les situations financière sont dramatiques, il faudra autre chose pour moderniser leur gestion).  En moyenne, une moitié de Français sont favorables à la cession d‘actifs de ces entreprises et une moitié opposés. Le sondage a été réalisé en ligne les 5 et 6 septembre, auprès d‘un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française.

Aéroports de Nice et Lyon : vente officialisée

Aéroports de Nice et Lyon : vente officialisée

C’est fait l’État a encore vendu des bijoux de famille avec les aéroports de Nice et de Lyon. Objectif,  récupérer moins de 2 milliards pour financer la filière nucléaire et le déficit. En fait pour boucher les trous alors que comme les autoroutes il s’agit d’actifs qui peuvent être très rentables. La privatisation partielle des aéroports de Nice et Lyon a donc  été officialisée dimanche par deux arrêtés publiés au Journal officiel, qui confirment la cession à deux consortiums distincts la participation de 60% de l’Etat dans chacun des deux aéroports. Bercy avait annoncé fin juillet les vainqueurs des appels d’offres pour la privatisation partielle des deux premiers aéroports régionaux français. La participation de l’Etat dans l’aéroport de Nice avait été attribuée à un consortium composé de l’italien Atlantia, de l’aéroport de Rome et d’EDF Invest, et celle dans l’aéroport de Lyon à un consortium composé de Vinci, la Caisse des dépôts (CDC) et le groupe Predica. Mais ces cessions devaient encore faire l’objet d’une consultation des représentants des salariés et d’un avis de l’Autorité de la concurrence, avaient alors précisé les ministères de l’Economie et des Finances dans leur communiqué commun désignant ces acquéreurs pressentis. Deux arrêtés datés du 28 octobre et signés par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, publiés dimanche au Journal officiel, confirment ces opérations. « La cession de la participation de 60% détenue par l’Etat au capital de la société Aéroports de la Côte d’Azur à une société de droit italien constituée par les sociétés Atlantia SpA, Aeroporti di Roma SpA et Electricité de France est autorisée », indique le premier. « La cession de la participation de 60% détenue par l’Etat au capital de la société Aéroports de Lyon à une société de droit français constituée par les sociétés Vinci Airports et Predica et par la Caisse des dépôts et consignations est autorisée », précise le second. Une source proche de Bercy avait précisé cet été que les pouvoirs publics tireraient près de 1,8 milliard d’euros (1,22 milliard pour Nice et 535 millions pour Lyon) de ces opérations et que ces fonds seraient utilisés pour la filière nucléaire française et le désendettement de l’Etat. La vente des participations de 60% de l’Etat au capital de ces deux aéroports a été lancée par la loi Macron pour la croissance et l’activité d’août 2015. Ces deux nouvelles privatisations partielles interviennent après la cession, à la fin 2014 et pour 308 millions d’euros, de 49,9% du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac au consortium chinois Symbiose.

(Avec Reuters))

Vente libre de lunettes chez les opticiens

Vente libre de lunettes chez les opticiens

 

  • Il est clair que faute d’ophtalmologistes suffisants en France, il était nécessaire d’autoriser les opticiens à vendre librement des lunettes dans certaines conditions. Dans certaines régions il faut en effet attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste Les opticiens ont donc eu gain de cause : après l’avoir longuement réclamé, ils peuvent à partir de ce lundi 17 octobre renouveler des lentilles de contact dans certains cas ou délivrer des lunettes correctrices en urgence, sans que le patient ne soit obligé de passer chez son ophtalmologiste. « C’est le résultat d’une concertation entre ophtalmologistes et opticiens à la suite d’un constat, celui des files d’attente qui n’en finissent plus chez les médecins », explique Alain Gerbel, président de la fédération nationale des opticiens.
    « Le décret ne réglera pas tout mais c’est une première étape« , selon Alain Gerbel. Ophtalmologistes et opticiens travaillaient déjà main dans la main mais le texte met en place un système d’échange obligatoire. « C’est un rapport intelligent, nos professions ont décidé de travailler dans l’intérêt du patient« , analyse le chef des files des opticiens. Pour aller plus loin, les deux professions vont bientôt mettre en place une messagerie sécurisée pour assurer le suivi du patient.
  • (AFP)

 

Allemagne : vente autos en hausse de 10%

Allemagne : vente autos en hausse de 10%

Hausse de 10% pour 2.5% en France pour les ventes d’automobiles en septembre, un nouveau signe de bonne santé de la première économie d’Europe. Les nouvelles immatriculations ont augmenté d’environ 9,5% à près de 298.000 unités, portant la progression du marché à environ 6% sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,56 millions de véhicules, a-t-on appris de source proche du dossier mercredi. La KBA, l’administration fédérale qui délivre les autorisations d’immatriculation, devait publier dans la journée les chiffres officiels mensuels et le détail des ventes par marque. La hausse du marché allemand semble avoir été plus marquée que celle du marché français, chiffrée à 2,5% par le CCFA, le Comité des constructeurs français d’automobiles, pour un total de 168.832 unités. En Grande-Bretagne, les ventes de voitures ont augmenté de 1,6% le mois dernier par rapport à septembre 2015, à 469.696 unités, un record, a annoncé la fédération automobile SMMT. Le mois de septembre rassemble à lui seul près de 20% des ventes annuelles de voitures au Royaume-Uni.  »

(Agences)

Ségolène Royal relance la vente de Round-Up ( glysophate) !!!

Ségolène Royal relance la vente de Round-Up ( glysophate) !!!

Paradoxalement Ségolène Royal a relancé la vente Round-up ( glysophate , substance conçue en 1974 par la firme américaine) en recommandant de ne plus mettre en vente ce produit pour les particuliers, produits qui devraient être complètement interdits à partir de 2019 il y a d’abord une grande hypocrisie car cette recommandation voire cette interdiction ne touche que les particuliers et non l’agriculture qui consomme l’essentiel de cette molécule. En outre en attendant l’éventuelle  interdiction, les particuliers font de plus en plus de réserves. . En juin 2015, la ministre de l’Écologie a enjoint les magasins et autres jardineries a à faire disparaître de leurs rayons les produits phytosanitaires, et plus particulièrement ceux contenant du glyphosate. Une substance conçue en 1974 par la firme américaine Monsanto -principal composé de son produit phare le « Roundup »- classée « cancérogène probable » depuis mars 2015 par l’Organisation mondiale de la santé. Mais cette injonction n’a pas eu l’effet escompté. Loin s’en faut. Selon certains professionnels du monde de la jardinerie, les annonces de Ségolène Royal ont même relancé l’intérêt des Français pour ce type de produits. Interrogé par France Bleu Armorique, le directeur d’une jardinerie située à Plérin (Côtes-d’Armor) l’affirme sans détour: « le message de la ministre (concernant l’interdiction à la vente des herbicides, ndlr) a créé un vent de panique chez les clients ». Ce qui se ressent, selon lui, sur les ventes. Sans préciser les volumes réalisés par son établissement, Dominique Méheust précise que celles-ci sont « très bonnes ».  Selon plusieurs estimations, la France se classe d’ailleurs au premier rang des pays européens ayant le plus recours aux pesticides. Chaque année, plus de 627.000 tonnes de produits chimiques sont utilisés dans l’Hexagone. Ce volume pourrait toutefois décroître en 2019. Lorsque l’interdiction à la vente des glyphosates et autres dérivés entrera en vigueur. « Tant que le produit n’est pas interdit à la vente, on en aura » souligne Dominique Méheust avant de préciser que « le jour où il sera interdit, il sera retiré des rayons ».

(Avec BFM)

 

Vente d’animaux : la bureaucratie aussi pour les particuliers

Vente d’animaux : la bureaucratie aussi pour les particuliers

 

 

Désormais les particuliers seront considérés comme des professionnels pour la vente des animaux et devront donc respecter les procédures bureaucratiques imposées pour la vente d’un chien ou d’un chat par exemple. L’exemple même de ce que produire peut produire la bureaucratie française. On comprend bien qu’il faille contrôler ceux qui font profession de vente d’animaux sans être déclarés comme professionnels. Par contre imposer  les mêmes contraintes aux particuliers pour la vente d’un animal ou de parents relève de la bureaucratie la plus totale. On se demande combien il faudra embaucher de fonctionnaires pour contrôler la vente et l’achat de ces animaux de compagnie. Du coup il est vraisemblable que le commerce d’animaux en provenance de l’étranger va se développer surtout en provenance des pays qui n’imposeront aucune contrainte aux particuliers. Depuis le 1er janvier 2016, toute personne qui vend au moins un animal issue d’une femelle reproductrice qui lui appartient est considéré comme un éleveur, avec les mêmes obligations », explique François Carlier, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). « Elle doit se déclarer auprès de la chambre d’agriculture et obtenir un numéro de Siren. Elle doit disposer de locaux conformes aux règles sanitaires », poursuit le journaliste. Enfin il est très probable que ces personnes seront taxées sur les bénéfices potentiels tirés des ventes. Cette mesure vise à faire la chasse aux éleveurs non déclarés. « Certains ont fait de cette activité informelle un revenu d’appoint. Les éleveurs déclarés, qui se plaignent d’une concurrence déloyale, demandent un alignement des règles », ajoute François Carlier. Mais le plus important, ce sont les nouvelles règles d’information lors de la vente. Ainsi, les annonces de vente de chiot ou de chaton doit désormais comporter le numéro de Siren du vendeur, l’âge de l’animal, son numéro d’identification, l’inscription ou non à un arbre généalogique ou encore le nombre d’animaux de la portée.

 

Aéroports de Nice et de Lyon : en solde en février

Aéroports de Nice et de Lyon : en solde en février

 

Compte tenu d’une situation budgétaire qui va encore déraper par rapport aux objectifs de stabilité, le gouvernement continue de vendre les bijoux de famille. Après l’aéroport de Toulouse, ce sont ceux de Nice et de Lyon qui sont en quelque sorte en solde. On peut parler de solde dans la mesure où ces aéroports sont relativement rentables (comme les autoroutes qui ont été nationalisées). Notons que la situation juridique des aéroports en Europe et dans le monde n’a guère d’effet sur la performance de ces équipements. Paradoxalement les aéroports aux États-Unis sont publics !  On peut se demander légitimement si l’État n’aurait pas dû se désengager d’autres activités beaucoup moins stratégiques et qui n’entrent pas dans les fonctions régaliennes de l’État.  Le gouvernement prévoit donc  de lancer en février les appels d’offres pour la privatisation des aéroports de Nice-Côte d’Azur et de Lyon-Saint Exupéry une fois que les cahiers des charges auront été finalisés fin janvier, ont indiqué à Reuters des sources proches du (la construction automobile  par exemple). Dossier. Le ministère de l’Economie souhaitait initialement lancer la privatisation des deux aéroports avant fin 2015 mais le processus a été reporté à début 2016 en raison notamment des élections régionales de décembre. »L’idée est de finaliser les cahiers des charges à la fin du mois de janvier pour un lancement des appels d’offres probablement en février », a dit l’une des sources. « L’objectif est de finaliser ces opérations pour la fin de l’été. »  De nombreux groupes et fonds d’investissement spécialisés dans les infrastructures ont d’ores et déjà manifesté leur souhait de participer aux enchères.  Des offres sont notamment attendues de groupes comme l’italien Atlantia, l’opérateur de l’aéroport de Rome, l’australien Macquarie, des fonds Global Infrastructure Partners ou Industry Funds Management. Le groupe espagnol d’infrastructures Ferrovial s’est allié, selon des sources, à la société d’investissement Meridiam. Vinci, la Caisse des dépôts et Predica, filiale d’assurance du Crédit agricole ont formé ensemble un consortium pour participer aux privatisations, tandis que le fonds Cube s’est allié à l’aéroport de Genève pour les enchères sur Lyon-Saint Exupéry.

Immobilier : les délais de vente augmentent

Immobilier : les délais de vente augmentent

 

Prix encore trop élevés, 3 vendeurs pour 1 acheteur, absence de solvabilité surtout des primo accédants, frilosité des banques autant d’éléments qui retardent les ventes.  Les délais entre la mise en vente et la signature de la promesse de vente s’allongent. C’est l’avis de 51% des agents immobiliers interrogés dans le cadre d’une enquête publiée par Logic-Immo.com. Dorénavant, il faut compter 134 jours en moyenne (4 mois et demi) pour signer une transaction, disent-ils. Un délai qui retombe à 102 jours en Ile-de-France, marché tendu, contre 146 jours en province.  Et si la vente immobilière s’éternise, c’est avant tout à cause de vendeurs trop gourmands. En effet, les professionnels sont quasi-unanimes cette fois (95%) à juger que les prix demandés par les vendeurs sont au-dessus du marché, presque autant en Ile-de-France (92%) qu’en Province (96%).  Bien sûr, ce n’est pas le seul facteur qui joue pour expliquer cet allongement: pour plus de 4 agents immobiliers sur 10, les éventuels défauts du bien, par exemple un vis-à-vis important ou un manque d’ensoleillement, font la différence entre une vente rapide et une autre qui dépassera les quatre mois. Tout comme les travaux à prévoir (36% des sondés) ou la localisation du bien (26%).

Hidalgo refuse la vente du Parc des Princes au Qatar…et celle de la tour Eiffel aussi

Hidalgo refuse la vente du Parc des Princes au Qatar…et celle de la tour Eiffel aussi

 

Finalement on ne vendra pas les bijoux de famille de Paris au Qatar ( pas tous en tout cas). Le Qatar déjà propriétaire du club de foot du PSG qui était candidat au rachat du Parc des Princes. D’après des milieux mal informés la tour Eiffel ne sera pas non plus vendue auxriche émirat. En fait on ne se serait pas mis d’accord en ce qui concerne le stade de foot sur le prix : un peu plus de 100 millions ;  à peine le montant du transfert d’un joueur ! Le Paris Saint-Germain pourrait-il bientôt rejoindre son grand rival dans ce cercle (très) fermé? Selon les informations du Parisien ce vendredi 2 octobre, des discussions seraient actuellement en cours pour que le Parc des Princes, actuellement propriété de la ville de Paris, soit cédé au club de la capitale. Le quotidien francilien explique que deux versions circulent.  Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, serait pourtant entré directement en contact avec Anne Hidalgo, l’édile de Paris. Dans l’autre c’est au contraire la ville de Paris qui aurait fait une requête au club pour savoir s’il était intéressé par l’opération.   Selon le Parisien, la municipalité aurait alors donné une fourchette de prix inférieur à 100 millions d’euros qui aurait refroidi les dirigeants du PSG. Si rien n’est donc décidé pour l’instant, pour la ville de Paris, vendre le stade au Qatar (l’émirat est propriétaire du PSG via sa filiale QSI, Qatar Sports Investments) aurait l’avantage de se décharger d’un poids financier dont les coûts d’entretien sont évalués à environ 1 million d’euros par an.

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

 

 

Une nouvelle fois Thierry Mariani se distingue en regrettant que la France n’ait pas vendu les Mistrals aux Russes. Dans cette affaire, comme dans bien d’autres,  Mariani est très proche des positions du FN. En gros chacun chez soi, le nationalisme comme repères et le business avant les considérations politiques, démocratiques et humanitaires. Mariani n’a même pas hésité à se rendre en voyage officiel en Crimée territoire qui a été  annexé par la Russie. Mariani regrette ce qu’il appelle la  »dérussification » des Mistrals. On pourrait regretter tout autant et même bien davantage qu’on ne parvienne pas à réussir la délepenisation  du logiciel politique de l’intéressé qui ne cesse d’accumuler les prises de position extrémistes dans tous les domaines. La France et la Russie ont en effet  trouvé un accord sur le dossier des navires Mistral dont Paris avait suspendu la livraison face à la crise en Ukraine. La Russie sera « exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat ». De son côté, la France aura « la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments ». Une négociation de huit mois vivement dénoncée par Thierry Mariani, député Les Républicains. « Cet accord, où en réalité on se plie à la demande anglo-saxonne, c’est vraiment un pas de plus vers l’abandon de ce qu’il nous reste d’indépendance nationale », a-t-il lancé. Le député a fait partie de la dizaine de parlementaires français partis en Russie fin juillet, pour faire notamment une visite en Crimée. Un voyage officiel vivement dénoncé par le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux. On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes. Pour Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, l’accord franco-russe va coûter cher à la France. « Quel va être le coup final de cette opération ? On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes, ce qui correspond en partie à ce qu’ils nous avaient déjà versés, mais aussi en partie aux coûts qu’ils ont eu », a-t-il déploré. Comme l’a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce matin sur RTL, « un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt » pour racheter les Mistral. Un achat qui selon Thierry Mariani, va devoir attendre la « dérussification » des Mistral. « Maintenant il faut ‘dérussifier’ ces bateaux. Par exemple les interfaces informatiques, les équipements divers coûtent 150 à 200 millions », a-t-il lancé.  Une transformation précédant une possible vente. « Enfin il faudra vendre ces bateaux. Il y a quoi ? Il y a 4-5 acheteurs possibles, et ces acheteurs savent très bien qu’on est pressé de vendre. Ce n’est pas le meilleur moyen pour négocier les prix », a résumé Thierry Mariani. « À la sortie, l’addition pour le contribuable français, ce sera 1,5 milliard. C’est aussi peut-être pour cela qu’en plein mois d’août, on essaie de faire passer la chose discrètement », a déploré le député Les Républicains. Un mois  d’aout qui  permet aussi aux seconds couteaux politiques sulfureux d’exister médiatiquement.

Vente aéroport de Toulouse : à nouveau sur le bon coin

Vente aéroport de Toulouse : à nouveau sur le bon coin

Valls a une solution mettre la vente sur le bon coin ; Déjà un ferrailleur roumain serait sur le coup à condition de vendre en même temps la Tour Eiffel et le Pont des Arts , peut-être aussi l’acier contenu dans les appareils dentaires des pensionnaires des maisons de retraite ; Pourquoi pas, on a déjà vendu l’industrie !  Dans une interview publiée ce jeudi par la Dépêche du Midi, le Premier ministre assure que la disparition du principal repreneur chinois ne l’inquiète pas. Mais c’est un argument de plus pour les opposants au rachat par les Chinois de 49.9% des parts de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse.   En avril dernier, Mike Poon avait fait le déplacement de Toulouse pour rassurer ceux qui s’inquiétaient de la privatisation, au profit d’investisseurs chinois, de la gestion de l’aéroport. Il jouait un rôle clef dans cette affaire en tant que président-directeur général du fonds d’investissement hongkongais Friedmann Pacific AM, un membre clef du consortium Symbiose qui a repris 49,99% d’ATB, la société de gestion de la plate-forme.  Mais depuis une enquête pour corruption a été ouverte en Chine contre une autre société qu’il présidait, la China Southern Airlines. Et lui même a totalement disparu.  Une affaire qui n’inquiète  »à aucun moment! » Manuel Valls qui s’exprime dans la Dépêche du Midi avant un déplacement à Toulouse.  « La société concernée n’a que des liens indirects avec le consortium chinois qui a acquis une partie du capital de l’aéroport » assure le Premier ministre. Mais pour le Collectif contre la privatisation de l’aéroport, c’est un argument de plus.

Vente de Lafarge aux Suisses

Vente de Lafarge aux Suisses

 

 

Avec l’OPE c’est l’ouverture officielle de la vente de Lafarge aux Suisses. Une opération justifiées économiquement mais qui comme pour Alstom, Alcatel, d’autres  se traduit par la disparition d’un nouveau groupe industriel français. D’une certaine manière on pourrait justifier la vente de tout le secteur industriel du pays pour les mêmes raisons. On verra dans une dizaine d’années ce qui restera en France de ces anciennes entités industrielles : sans doute pas grand chose ( comme pour  la sidérurgie par exemple).  Lafarge et Holcim ont lancé lundi l’offre publique d’échange prélude à leur fusion prévue pour être finalisée en juillet pour afin de donner naissance au numéro un mondial du ciment. L’OPE porte sur l’ensemble des actions Lafarge, avec une parité de neuf actions du groupe suisse pour dix titres du français, précisent les deux entreprises dans un communiqué. Les actionnaires d’Holcim ont approuvé le 8 mai les résolutions relatives à ce projet de fusion lors d’une assemblée générale extraordinaire.  L’Autorité des marchés financiers (AMF) a fait savoir vendredi que l’offre courrait du 1er juin au 3 juillet. Le mariage, dévoilé en avril 2014, a failli capoter en mars quand Holcim a contesté le choix du PDG de Lafarge, Bruno Lafont, comme directeur général du futur LafargeHolcim, et a réclamé un ratio d’échange qui lui soit plus favorable.

 

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