Archive pour le Tag 'variants'

Variants: vaccin Pfizer toujours efficace…. mais plus cher

  •  Variants: vaccin Pfizer toujours efficace…. mais plus cher

 

 

D’après les laboratoires Pfizer/BioNTech, leur vaccin est toujours efficace par rapport aux différents variants actuels. Curieusement cependant les mêmes labos recommandent une troisième dose alors que pour l’instant les experts n’ont encore pas déterminée la période de protection effective des vaccins. L’objectif est évidemment pour les labos d’augmenter les chiffres d’affaires et les profits qui sont considérables. En attendant le prix du vaccin Pfizer va augmenter. Le vaccin Pfizer passe ainsi de 15,5 à 19,5 euros et celui de Moderna de 19 à 21,5 euros. La logique voudrait cependant que la croissance exponentielle de la production tire les prix vers le bas. Une augmentation injustifiée d’autant que le vaccin n’a pas bénéficié d’amélioration depuis son début.

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros.

Du coup le vaccin sera encore plus inaccessible aux pays pauvres et notamment en Afrique où la vaccination atteint à peine 2 %. De quoi entretenir la pandémie pendant encore longtemps… et la production de vaccins

Vaccin Novavax : efficace à 93 % contre les variants

Vaccin Novavax : efficace à 93 % contre les variants

Selon la biotech américaine, le NVX-CoV2373 serait efficace à 93 % contre les variants dits « préoccupants » et ceux dits « intéressants » selon la classification du CDC (le centre de prévention et de contrôle des maladies américain) – soit les variants Alpha, Beta, Epsilon et Gama. Lors d’un précédent essai clinique, mené au Royaume-Uni auprès de 15.000 personnes, le candidat vaccin avait présenté une efficacité de près de 90 % contre le virus et ses variants.

D’autres souches étaient également en train de prendre de plus en plus d’ampleur au moment de l’étude. La biotech est d’autant plus confiante dans l’efficacité de son candidat vaccin contre les variants que ceux-ci représentaient 82 % des cas de Covid constatés pendant l’essai.

Novavax entend demander une autorisation d’utilisation aux principales autorités sanitaires mondiales d’ici à la fin du troisième trimestre 2021.

Notons que d’autres laboratoires ont également affirmé l’efficacité de leur propre vaccin contre les variants

Vaccin: efficace à 90%, contre les variants aussi

Vaccin:  efficace à 90%, contre les variants aussi

Plusieurs laboratoires notamment l’entreprise de biotechnologie américaine Novavax indiquent que leur vaccin anti-Covid est  efficace à plus de 90%, y compris contre les variants, après une étude réalisée sur près de 30.000 personnes aux États-Unis et au Mexique pour Novavax.

Covid monde : 3,8 millions de morts et menace de variants

  • Covid monde : 3,8 millions de morts et menace de variants

Si la situation globalement semble s’améliorer reste aussi la menace de nouveaux variants dans plusieurs pays en Afrique du Sud par exemple avec plus de 9000 nouvelles contaminations en 24 heures ou même plus près au Royaume-Uni où le variant Delta contamine 60 % des malades.

Après le brassage des vacances d’été, le risque est la résurgence d’une nouvelle bague à partir de ces variants.

Covid-Une dose de Pfizer, insuffisante face aux variants

  • Une dose de Pfizer, insuffisante face aux variants

Après une seule dose de vaccin Pfizer contre le Covid-19, on est moins susceptible de produire des anticorps protecteurs face aux variants initialement détectés en Inde et en Afrique du Sud que face à celui initialement repéré en Angleterre, selon une étude en laboratoire publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet.

Selon le Francis Crick Institute qui a réalisé ces travaux, 79% des personnes avaient une réponse anticorps détectable contre la souche originale, mais cela tombait à 50% pour le variant Alpha, 32% pour le variant Delta et 25% pour le variant Beta.

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

Vaccins Covid-19: protection contre tous les variants (OMS)

les vaccins actuellement utilisés seraient efficaces contre tous les variants d’après l’OMS. Les vaccins actuellement disponibles et approuvés sont jusqu’à présent efficaces contre «tous les variants du virus», mais «La pandémie n’est pas terminée», a souligné Catherine Smallwood, chargée des situations d’urgence à l’OMS Europe.

 

Selon les données de l’OMS, dans l’ensemble de la région qui couvre une partie de l’Asie centrale, le nombre de nouveaux cas a chuté de 60% sur un mois, passant de 1,7 million mi-avril à 685.000 la semaine dernière. «Nous allons dans la bonne direction, mais nous devons rester vigilants (…) l’augmentation de la mobilité, des interactions physiques et des rassemblements peut entraîner une augmentation de la transmission en Europe», a insisté Hans Kluge.

En outre, l’assouplissement des mesures sociales doit aller de pair avec la hausse des efforts en matière de dépistage, traçage, séquençage et de vaccination.

Les vaccins efficaces contre les variants ( l’OMS)

  • Les vaccins efficaces contre les variants ( l’OMS)

«Tous les variants du virus du Covid-19 qui sont apparus jusqu’à présent répondent aux vaccins disponibles et approuvés» par l’OMS, a assuré Hans Kluge, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Europe, lors d’une conférence de presse en ligne.

Interrogée sur l’efficacité du vaccin d’AstraZeneca sur le variant B.1.351, identifié pour la première fois en Afrique du Sud, l’OMS estime que la vaccination avec ce sérum réduit les formes graves de Covid-19.

Variants : le vaccin Pfizer est performant

Variants : le  vaccin Pfizer est performant

Le laboratoire allemand BioNTech a indiqué lundi tabler sur l’efficacité de son vaccin anti-Covid contre les variants du coronavirus, estimant qu’aucune étude ne plaide à ce stade pour la nécessité d’une nouvelle formule.

« À ce jour, rien n’indique qu’une adaptation du vaccin actuel de BioNTech contre les principaux variants émergents identifiés soit nécessaire », écrit l’entreprise dans un communiqué, ajoutant qu’elle développe cependant « une stratégie complète pour faire face à ces variants si le besoin s’en faisait sentir à l’avenir ».

 

Covid-19 : quels vaccins sont les plus efficaces aux variants ?

 Covid-19  : quels vaccins sont les plus efficaces aux variants ?

Quelles sont les vaccins les plus adaptés aux variants « Clairement, ce sont les ARN messagers ».

Ces vaccins à ARN messagers, ce sont les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna. Ils injectent directement des séquences d’ARN qui conduisent les cellules à fabriquer des protéines présentes dans le coronavirus afin d’y habituer le système immunitaire. Ces séquences peuvent être très vite synthétisées en laboratoire.

Par contraste, les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson utilisent la technique du « vecteur viral ». Elle intègre également du matériel génétique aux cellules mais en prenant comme « navette » un virus préexistant, par ailleurs différent du coronavirus. Des vaccins qui sont plus longs à développer. En guère plus d’un mois, Moderna a lancé les essais cliniques d’un nouveau vaccin, alors qu’AstraZeneca a prévenu qu’un tel travail lui prendrait six mois – un délai rapide par rapport à la norme.

Les vaccins à ARN messager nécessitent cependant un maintien à très basse température, ce qui complique les étapes suivant la synthèse du principe actif.

Novatrices, ces deux catégories sont en tout cas beaucoup plus rapides à redévelopper que les vaccins classiques, dit « inactivés ». Pourtant, le gouvernement britannique fonde beaucoup d’espoirs sur ces vaccins pour répondre à l’émergence de nouvelles souches. Contre le Covid-19, ils ne sont pas encore approuvés en Europe mais l’un deux, développé par Valneva, devrait être distribué au Royaume-Uni d’ici à l’automne.

Alors que les vaccins à ARN messager et à vecteur viral se concentrent sur une petite partie du virus – la protéine S, dite « Spike » – les vaccins classiques 10 inactivés utilisent, eux le coronavirus dans son ensemble pour développer la réponse immunitaire. Cela « donne beaucoup plus de chances de refléter les mutations », a jugé début février le secrétaire d’État Nadhim Zahawi devant les parlementaires britanniques, jugeant que ce vaccin pouvait donc être « incroyablement efficace ».

Santé- La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

Santé- La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

 

 

 

Paradoxalement,  la campagne de vaccination très étalée pourrait favoriser la venue de nouveaux variants et même les multiplier. En effet, le virus s’ adapte et développe de nouvelles contagiosité et sa résistance aux anticorps. En se modifiant, les variants peuvent ainsi contourner les défenses immunitaires. D’une certaine façon, la lenteur de la campagne de vaccination mondiale va constituer un accélérateur de multiplication des variants. On a trouvé le variants britanniques, puis le variant sud-africain, le variants brésilien et même maintenant le variants américain.

 

Ainsi, l’immunité croissante permise soit par les vaccins, soit par les anticorps des asymptomatiques incite le virus à muter et va toucher des cibles en contournant les défenses immunitaires.

 

 

Plus la campagne sera étalée dans le temps et plus les variants vont se multiplier. Or en l’état des vaccins disponibles et des campagnes de vaccination, il paraît exclu que l’ensemble de la population mondiale puisse être vaccinée au cours de l’année 2021. Dans les pays développés comme l’Europe par exemple on propose simplement déjà un objectif de vaccination de 70 % pour l’été. Il s’agit bien entendu d’un objectif politique que la réalité sanitaire contredit. Ainsi en France pour tenir l’objectif il faudrait 5 millions de vaccinations par mois alors qu’on a vacciné en moyenne mensuellement un peu plus d’un million de personnes depuis le début de l’année.

 

Par ailleurs, la pandémie mondiale ne peut être combattue que par une politique sanitaire mondiale. Or dans ce domaine en dépit des promesses des états de l’organisation mondiale de la santé,  nombre de pays pour devront attendre pour recevoir un nombre significatif de vaccins sachant qu’ils n’ont pas les moyens de les payer eux-mêmes.

 

En attendant l’auto immunité mondiale que permettrait un plan de vaccination à la hauteur de l’enjeu, les chercheurs sont lancés dans une suite pour repérer le plus tôt possible la nature des variants notamment par le séquençage afin d’adapter rapidement en conséquence les vaccins notamment ceux à ARN messager.

La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

 

 

 

Paradoxalement,  la campagne de vaccination très étalée pourrait favoriser la venue de nouveaux variants et même les multiplier. En effet, le virus s’ adapte et développe de nouvelles contagiosité et sa résistance aux anticorps. En se modifiant, les variants peuvent ainsi contourner les défenses immunitaires. D’une certaine façon, la lenteur de la campagne de vaccination mondiale va constituer un accélérateur de multiplication des variants. On a trouvé le variants britanniques, puis le variant sud-africain, le variants brésilien et même maintenant le variants américain.

 

Ainsi, l’immunité croissante permise soit par les vaccins, soit par les anticorps des asymptomatiques incite le virus a muter et va toucher des cibles en contournant les défenses immunitaires.

 

 

Plus la campagne sera étalée dans le temps et plus les variants vont se multiplier. Or en l’état des vaccins disponibles et des campagnes de vaccination, il paraît exclu que l’ensemble de la population puisse être vaccinée au cours de l’année 2021. Dans les pays développés comme l’Europe par exemple on propose simplement déjà un objectif de vaccination de 70 % pour l’été. Il s’agit bien entendu d’un objectif politique que la réalité sanitaire contredit. Ainsi en France pour tenir l’objectif il faudrait 5 millions de vaccinations par mois alors qu’on a vacciné en moyenne mensuellement un peu plus d’un million de personnes depuis le début de l’année.

 

Par ailleurs, la pandémie mondiale ne peut être combattue que par une politique sanitaire mondiale. Or dans ce domaine en dépit des promesses des états de l’organisation mondiale de la santé,  nombre de pays pour devront attendre pour recevoir un nombre significatif de vaccins sachant qu’ils n’ont pas les moyens de les payer eux-mêmes.

 

En attendant l’auto immunité mondiale que permettrait un plan de vaccination à la hauteur de l’enjeu, les chercheurs sont lancés dans une suite pour repérer le plus tôt possible la nature des variants notamment par le séquençage afin d’adapter rapidement en conséquence les vaccins notamment ceux à ARN messager.

La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

La multiplication des variants favorisée par la lenteur de la vaccination

 

 

 

Paradoxalement,  la campagne de vaccination très étalée pourrait favoriser la venue de nouveaux variants et même les multiplier. En effet, le virus s’ adapte et développe de nouvelles contagiosité et sa résistance aux anticorps. En se modifiant, les variants peuvent ainsi contourner les défenses immunitaires. D’une certaine façon, la lenteur de la campagne de vaccination mondiale va constituer un accélérateur de multiplication des variants. On a trouvé le variants britanniques, puis le variant sud-africain, le variants brésilien et même maintenant le variants américain.

 

Ainsi, l’immunité croissante permise soit par les vaccins, soit par les anticorps des asymptomatiques incite le virus a muter et va toucher des cibles en contournant les défenses immunitaires.

 

 

Plus la campagne sera étalée dans le temps et plus les variants vont se multiplier. Or en l’état des vaccins disponibles et des campagnes de vaccination, il paraît exclu que l’ensemble de la population puisse être vaccinée au cours de l’année 2021. Dans les pays développés comme l’Europe par exemple on propose simplement déjà un objectif de vaccination de 70 % pour l’été. Il s’agit bien entendu d’un objectif politique que la réalité sanitaire contredit. Ainsi en France pour tenir l’objectif il faudrait 5 millions de vaccinations par mois alors qu’on a vacciné en moyenne mensuellement un peu plus d’un million de personnes depuis le début de l’année.

 

Par ailleurs, la pandémie mondiale ne peut être combattue que par une politique sanitaire mondiale. Or dans ce domaine en dépit des promesses des états de l’organisation mondiale de la santé,  nombre de pays pour devront attendre pour recevoir un nombre significatif de vaccins sachant qu’ils n’ont pas les moyens de les payer eux-mêmes.

 

En attendant l’auto immunité mondiale que permettrait un plan de vaccination à la hauteur de l’enjeu, les chercheurs sont lancés dans une suite pour repérer le plus tôt possible la nature des variants notamment par le séquençage afin d’adapter rapidement en conséquence les vaccins notamment ceux à ARN messager.

 

Covid-19 : vacciner toute la planète pour éviter la multiplication des variants

Covid-19 : vacciner toute la planète pour éviter la multiplication des variants

 

 

Il y a évidemment une différence de cadencement  dans les processus de vaccination selon qu’il s’agit de pays développés ou  de pays pauvres. Aux États-Unis par exemple on vaccine à hauteur d’un million par jour ( 50 millions de personnes ont déjà été vaccinées) tandis qu’on accorde généreusement quelques milliers de vaccins à quelques paysp auvres  notamment africains.

Le problème évidemment c’est que le virus ne connaît pas les frontières surtout avec la mobilité internationale des personnes. D’où le risque d’un décalage calendaire entre les zones géographiques qui pourraient favoriser la multiplication de nouveaux variants dans les pays pauvres qui viendraient à leur tour contaminer les pays développés Alors qu’un nouveau variant a émergé au Nigeria, le Pr Christian Bréchot, ancien directeur de l’Inserm, a récemment défendu l’idée qu’il faudrait vacciner tout le globe pour ne pas favoriser de nouvelles mutations. Alors que les campagnes de vaccination sont surtout très avancées dans les pays les plus riches de la planète, commet-on une erreur – au-delà de la dimension morale – en favorisant ainsi l’émergence de mutants potentiellement résistants aux vaccins ? À cet égard, faut-il viser une vaccination de toute la planète pour diminuer ce risque des variants ?

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

Variants: une re-vaccination nécessaire ? (Union européenne)

 

 

 

L’ Union européenne qui a raté la première phase de vaccination avec des commandes complètement insuffisantes de vaccins tente de se racheter en essayant de prévoir l’évolution de la crise sanitaire du  fait de la progression des variants. Ainsi un dispositif de synergie de tous les acteurs médicaux et pharmaceutiques va être mis en place avec financements européens avec l’objectif de développer des capacités de production de ces vaccins de deuxième génération.

 

Il se pourrait bien en effet que la nature des nouveaux variants qui ne cesse d’évoluer nécessite une seconde vaccination.

L’optique est donc d’être prêts en cas de nouvelle vague liée aux variants. Malgré une campagne de vaccination implacable, le dérapage de la situation sanitaire au Royaume-Uni a inquiété en haut lieu. Et si la sortie de crise tant espérée en 2021 n’arrivait pas ? « Nous pourrions nous retrouver avec la nécessité de régulièrement revacciner les populations à risque. C’est un processus que nous maîtrisons avec la grippe. Il faut se préparer à le reproduire, si nécessaire, à plus grande échelle avec la Covid-19 », précise Ursula von der Leyen la présidente de la commission européenne.

Un programme européen de recherche contre les variants

Un programme européen de recherche contre les variants

 

Cette fois il semblerait que l’Europe se réveille face à la concurrence des grandes zones économiques comme la Chine ou les États-Unis en matière de développement des variants. Un programme européen soutenu financièrement visera à rechercher les synergies entre tous les acteurs susceptibles de faire progresser la recherche et de débouchés sur une évolution des vaccins. La Commission européenne va do nc  lancer mercredi un programme ayant vocation à étudier les mutations du Covid-19, dévoile la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans une interview aux Echos à paraître mardi. Baptisé «Hera incubator», le nouveau programme «réunira les laboratoires, les autorités sanitaires, les scientifiques, et la Commission européenne, avec d’importants fonds dédiés», affirme-t-elle, sans spécifier les montants.

 «Dès à présent, et parallèlement aux efforts sur les vaccins actuels, il faut aider les industriels à développer des capacités de production» des vaccins «de deuxième génération», détaille encore la dirigeante dans cette interview, expliquant que «ces mutations nous inquiètent beaucoup». Bruxelles avait déjà annoncé son intention de lancer une nouvelle agence européenne, la Health Emergency Response Authority (HERA), afin de lutter contre les futures pandémies et de mieux se coordonner entre les Vingt-Sept.

Les hôpitaux français en « alerte variants »

Les hôpitaux français en « alerte variants »

Le ministère de la santé a décidé de mettre les hôpitaux français en alerte variants, c’est-à-dire en capacité de faire face à une éventuelle hausse importante de la pandémie du fait des variants. Pour l’instant, les chiffres pour la France sont plutôt rassurants puisque les statistiques montrent un plateau descendant autour de 20 000 contaminations par jour. Mais la France et la plupart des autres pays craignent  que les variants deviennent majoritaires d’ici le début mars. Un scénario qui accélérerait considérablement la vitesse de contamination car les variants se transmettent de matière excessivement rapide.

La décision du ministère de la santé consiste à augmenter le nombre de lits d’hôpitaux disponibles, à retarder les chirurgies non urgentes et à mobiliser l’ensemble des ressources du personnel médical.

« Cette organisation de crise doit être mise en place dans chaque région, quel que soit le niveau de stress hospitalier et doit être opérationnelle à partir du jeudi 18 février », a indiqué la DGS dans une note citée par le journal dimanche.

Le DGS a déclaré dans une réponse par courrier électronique à Reuters que la note reflétait une «approche anticipative» au vu de la pression continue de la pandémie de COVID-19.

«Son objectif est de mobiliser tous les acteurs de la santé dans le pays au cas où il y aurait une flambée de l’épidémie, qui pourrait survenir à mesure que les variantes du virus circuleraient», a-t-il déclaré.

La France a signalé 21.231 nouveaux cas confirmés de coronavirus samedi, légèrement en hausse par rapport à 20.701 vendredi, portant le nombre total cumulé en France à 3448617, le sixième plus élevé au monde.

Contrairement à certains de ses voisins qui peinent à contrôler des variantes plus contagieuses, la France a résisté à un nouveau verrouillage, espérant qu’un couvre-feu national en place depuis le 15 décembre permettra de contenir la pandémie.

Certains scientifiques pensent cependant que le président Emmanuel Macron a pris un pari en se prononçant contre un nouveau verrouillage.

Dans le même temps, la France traîne derrière plusieurs autres pays européens, comme la Grande-Bretagne, dans le déploiement des vaccinations.

Le ministre de la Santé Olivier Veran, qui a noté que la variante détectée pour la première fois en Grande-Bretagne représentait 25% des nouvelles infections confirmées en France, a déclaré jeudi que le gouvernement déciderait dans les semaines à venir si des restrictions nationales plus strictes étaient nécessaires.

Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique qui conseille le gouvernement sur la politique du COVID-19, a déclaré samedi à la radio Europe 1 qu’il craignait que cette variante ne représente la majorité des cas en mars.

Variants : environ 5000 cas par jour au moins…. au moins

Variants : environ 5000 cas par jour au moins…. au moins

Il pourrait y avoir environ 5000 contaminations par jour du fait des variants. En effet le poids des variants augmente d’environ 50 % par semaine. Autour du 10 février, ils représentent, au total, entre 24 % et 30 % des nouvelles infections, dont 20 % à 25 % pour le seul variant anglais (B.1.1.7), selon Olivier Véran. « Ces données sont cohérentes avec nos chiffres », précise-t-on chez Eurofins, qui crible la moitié des tests positifs chaque semaine.

 

Chez Cerba, en revanche, le 10 février, sur 2 830 échantillons positifs en France, le poids du variant anglais a flambé à 37 %, contre 20 % en moyenne les jours précédents, et la mutation 501Y (caractéristique notamment des variants sud-africain et brésilien) était à près de 4 %. La semaine passée, les trois variants totalisaient 21,3 %, selon le patron de la Cnam. Et ils étaient à 3,3 % les 7 et 8 janvier, d’après la première « enquête flash » commandée par SpF et la nouvelle agence en charge des maladies infectieuses émergentes (ANRS).

 

Virus: La montée des variants dans l’est de la France

 

 

Une nouvelle fois la région de l’Est est durement atteinte par la pandémie. 300 cas de variants sud-africain et brésilien ont été détectés en quatre jours seulement. Le département avait déjà recensé 200 cas supplémentaires de ce variant les jours précédents.

 «les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l’étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé», a-t-il alerté, soulignant que les autorités ne savaient pas encore expliquer une telle progression du nombre de cas, qui pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée des variants. Une dynamique qui pourrait ensuite toucher plus largement dans l’Est de la France mais aussi dans tout le pays.

Les variants sud-africain et brésilien, ensuite, qui inquiètent particulièrement le gouvernement même s’ils circulent moins. «Ils sont également plus contagieux et ils pourraient entraîner des réinfections de personnes ayant déjà eu le Covid. Ils arrivent à contourner l’immunité et ils sont moins sensibles aux vaccins». 

Pandémie : tout dépend des variants selon le Pr Fontanet

Pandémie : tout dépend des variants selon le Pr Fontanet

Pour l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique , la pandémie dépend essentiellement des bases des variants notamment britanniques «Si on continue sur cette trajectoire (…), on atteindra 30-35% à la mi-février et le nombre d’admissions à l’hôpital sera alors autour de 2.000 par jour. Le variant deviendra majoritaire autour du 1er mars», indique ce membre du Conseil scientifique, dont les recommandations guident l’exécutif.

 

Comme membre du conseil scientifique, l’intéressé ne veut quand même pas contredire trop fortement la politique sanitaire du gouvernement et déclare prudemment qu’un confinement, «s’il avait été accepté par la population, aurait permis de soulager les hôpitaux et de reprendre le contrôle de l’épidémie».

 

En creux, cela signifie que le gouvernement a commis une grave erreur en ne prenant pas des mesures plus restrictives dès maintenant et notamment à l’occasion des vacances de février en autorisant la mobilité des personnes et donc du virus. Du coup,  l’expert reprend des arguments qui sont ceux du gouvernement et non de la compétence médicale quand il déclare :

«Mais le coût économique, social et scolaire aurait été très élevé», a-t-il souligné. «Du coup, le gouvernement a choisi de laisser une dernière chance au non-reconfinement, au risque de voir la situation sanitaire se dégrader encore et d’être contraint plus tardivement au reconfinement». Une dernière précaution oratoire pour dire quand même que les pouvoirs publics auront comme une grave erreur si les chiffres sont aussi mauvais que ce qu’il prévoit.

Variants covid: une part de 21% en France

Variants covid: une part de 21% en France

 

Alors que le premier ministre Jean Castex ce jeudi avait annoncé que la part des variants du virus ne dépassait pas 14 % les autorités sanitaires affirme nt que les variants occupent déjà une part de près de 20 %. Normalement d’ailleurs d’après les experts ces variants devraient devenir majoritaires en mars. Et même peut-être avant puisque ces variants progressent de 50 % en une semaine. «Selon Thomas Fatome, le directeur général de la Caisse nationale d’Assurance-Maladie, nous sommes à 19% pour le variant anglais et à 2,3%, en cumul pour les variants sud-africain et brésilien», précise François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes. Des données confirmées par Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes.

Les 21,3% de variants ont été obtenus par des PCR spécifiques aux variants, au moyen d’une méthode dite de criblage sur 13.555 tests positifs le 3 février. Les analyses ont été réalisées par deux des principaux réseaux de laboratoires de biologie en France, Eurofins et Cerba. De plus, ces chiffres sont extraits de la base de données Sidep où est précisé le poids respectif des variants.

Le 5 février au matin, Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à Santé publique France, a estimé que «le poids des variants augmente de 50% par semaine». À ce rythme de croissance, les nouveaux variants seront donc majoritaires d’ici 3 semaines dans l’Hexagone, si aucune nouvelle mesure n’est décidée par le gouvernement pour essayer d’enrayer la progression de l’épidémie.

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