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Il faut remettre en cause la directive sur les travailleurs détachés(Valls)

Il faut remettre en cause la directive sur les travailleurs détachés(Valls)

 

Pour une fois Valls a raison en remettant en cause le concept de travailleurs détachés. Une sorte de dumping social qui permet à des travailleurs étrangers d’être dispensé des contraintes sociales des pays dans lesquels ils sont déplacés. Ce qui provoque d’énormes différences de conditions de concurrence.  Ce sont les Etats d’Europe de l’est, dont l’entrée dans l’Union européenne est encore récente et dont les écarts économiques demeurent significatifs avec les autres Etats membres, qui enregistrent les coûts de la main d’oeuvre les plus faibles. Il s’élève à 3,70 euros en Bulgarie, à 4,60 euros en Roumanie et environ 6 euros en Lettonie et en Lituanie. A l’inverse le coût de la main d’oeuvre est généralement élevé en Europe du nord et de l’ouest. C’est le cas en Suède, auDanemark ou encore en Belgique, avec des coûts horaires respectifs de 40,10, 38,40 et 38 euros.  Au sein de l’UE, le coût horaire moyen de la main d’oeuvre s’est élevé en 2013 à 23,70 euros, alors que ce chiffre monte à 28,20 euros pour la zone euro. La France se situe largement au-dessus de cette moyenne, avec un coût horaire de la main d’oeuvre de 34,30 euros. Il n’y a donc pas photo avec ses écarts qui varient de 1 à 10. Dans le transport routier qui connaît depuis longtemps des formes de détachement notamment à travers le cabotage ces écarts ont tué le pavillon français à l’étranger. Pire au moins 30 % des camions qui opèrent sur le territoire national sont étrangers de sorte que les transporteurs routiers français sont condamnés à se replier sur les marchés régionaux. Pas étonnant si la loi Macron qui ambitionne d’imposer aux routiers détachés les mêmes conditions sociales qu’en France s’attirent les foudres des pays de l’Est. Pourtant faute  d’harmonisation sociale et fiscale il n’y a pas d’autres solutions que d’imposer aux travailleurs qui opèrent sur un même territoire les mêmes conditions sociales et fiscales La France pourrait donc ne plus appliquer la directive européenne sur les travailleurs détachés, si elle n’obtient pas gain de cause à Bruxelles sur sa demande d’un alignement «par le haut» des cotisations sociales versées. «C’est une directive qui date de 1996. Le gouvernement français cherche aujourd’hui à convaincre -et beaucoup de pays sont d’accord avec lui- qu’il faut changer, qu’il doit y avoir une égalité de traitement, par le haut, pour lutter contre le dumping social, qu’on doit payer les cotisations sociales les plus élevées (…) Si on ne nous entend pas, il faudra dire que la France n’applique plus cette directive», a déclaré Manuel Valls sur TF1, dans l’émission «Vie politique». Le chef du gouvernement n’a pas hésité à fustiger un «dispositif européen qui fait des ravages majeurs, terribles, dans le monde des salariés, le monde ouvrier». . Il y a une semaine, en déplacement en Normandie, le premier ministre avait estimé que le Brexit, résultat du référendum britannique en faveur du départ de l’Union européenne, permettait de «clarifier» les débats et «refonder» une Europe plus sociale, notamment en bannissant le dumping social et fiscal.  Le recours au détachement a concerné, en 2015, 286.025 travailleurs (+25% par rapport à 2014). La Pologne est le principal pays d’origine des salariés détachés en France, avec 46.816 travailleurs. Suivent le Portugal (44.456), l’Espagne (35.231) et la Roumanie (30.594). Le bâtiment-travaux publics (BTP) reste le premier secteur concerné (27% des déclarations).

(Avec Afp et le Figaro)

 

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

 

 

Curieux ce décalage entre le concert de louanges après le décès de Michel Rocard et ce que pensait  Michel Rocard lui-même de ceux qui l’encensent  aujourd’hui. Sans doute faut-il attribuer cela au rituel  habituel après la mort d’un d’une très grande personnalité. dans  une interview très récente du 23 juin dans Le Point Michel Rocard considérait  encore que la gauche française était la plus rétrograde d’Europe. Une analyse récurrente chez Michel Rocard qui a toujours estimé  que la gauche française et en particulier le parti socialiste avec un retard de près d’un siècle sur son temps. Il estimait que la gauche française était restée marxiste et archaïque. Pas étonnant le parti socialiste s’est toujours accroché au vieux concept marxiste lors de ses congrès. Faut-il rappeler que François Mitterrand lui-même avait promit la rupture avec le capitalisme avant de capituler en rase campagne et d’abandonner ses convictions à peine deux ans après son accession au pouvoir comme président  de la république. Même ceux qui se déclarent ses héritiers ne trouvaient pas grâce aux yeux de Michel Rocard y compris Valls et Macron « qui sont bien loin de l’histoire ». Et pour cause ceux qui sont considérés comme les moins rétrogrades à gauche ne sont que le produit de l’oligarchie entrés par la petite porte des accointances  de l’élite. Valls d’abord ancien conseiller parlementaire entré comme beaucoup par effraction dans les instances dirigeantes du parti socialiste. Macron qui ne doit son entrée en politique et au gouvernement qu’à ses amitiés d’énarque avec Hollande. Que dire des autres (Sapin, Hamon,  Hollande etc.) qui certes ont approché Michel Rocard mais ne partagent rien de sa philosophie, de sa rigueur, de son intelligence et de son ouverture. Ouverture sur le monde, ouverture sur la société ouverture sur la complexité qui caractérise la crise aujourd’hui. Mort ce samedi 2 juillet, Michel Rocard a donné sa dernière interview au Point, dans l’édition du 23 juin, dans laquelle il n’épargne pas ses camarades du Parti socialiste. Dans cet entretien, il fustigeait la gauche française, « la plus rétrograde d’Europe » à ses yeux, et jugeait que « les droits des citoyens ne se résument pas aux ‘acquis sociaux’ ». « Le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit », jugeait-il. Michel Rocard laisse un mordant testament politique. « La gauche a perdu la bataille des idées », considère-t-il. Lui qui a toujours incarné une « deuxième gauche », plutôt social-démocrate, s’éloignant du marxisme, juge que « dans toute l’Europe, la gauche française est celle qui a été la plus marquée par le marxisme ». « On peut admettre que la pensée politique marxiste, ou ce qu’il en reste, est rétrograde ». François Hollande n’échappe pas aux critiques de Michel Rocard, qui lui demande de « changer ». « Le problème de François Hollande, c’est d’être un enfant des médias », lâche-t-il, visant « sa culture et sa tête ancrées dans le quotidien ». « Mais le quotidien n’a à peu près aucune importance ». Et il ne manque pas de tacler celui qui fut son adversaire au sein du Parti socialiste pendant des années: « Cet excès de dépendance des politiques aux médias est typique de la pratique mitterrandienne ».

(Avec RTL)

Pas de régime de faveur pour le Royaume-Uni (Valls)

 

Au moment où les chefs d’État se réunissaient pour examiner les conséquences du site, Valls de son côté a fait entendre sa petite musique déclarant qu’il fallait crever l’abcès. En clair il souhaite qu’on ne fasse aucun cadeau lors du divorce avec le Royaume-Uni y compris concernant l’agenda. Pour lui, l’Europe n’a pas à se soumettre aux délais que veut  le parti conservateur britannique. Une prise de position encore plus radicale que celle de Hollande qui, lui, avec les autres chefs d’État européen à déclaré  qu’il était nécessaire d’attendre la demande officielle de divorce du Royaume-Uni dans le cadre de l’article 50 du traité. Il paraît de plus en plus clair que négocier un statut spécifique avec le Royaume Uni qui lui permettrait d’avoir un pied dedans un pied dehors  poserait d’énormes problèmes politiques. Le Royaume-Uni ne devrait pas s’attendre à jouir d’un régime de faveur s’il voulait garder l’accès au marché unique. Un statut du type de celui accordé à la Norvège ou à la Suisse poserait problème car  il y a une différence de taille entre ces deux pays  et le Royaume-Uni. Le statut de ces deux pays n’a été accordé que dans la perspective le moment venu d’intégrer l’union européenne. Par son référendum les Britanniques ont signifié clairement qu’il quittait l’union européenne. Par ailleurs et surtout accorder un statut spécifique au royaume uni serait la porte ouverte pour que beaucoup réclament ce statut » un pied dedans, un pied dehors ». Lors de l’ouverture d’un débat sur les conséquences du Brexit devant les députés français, le Premier ministre a donc plaidé pour un discours de fermeté à l’égard de Londres, qui doit, a-t-il dit, actionner « le plus tôt possible » la clause de retrait. « L’heure n’est plus à la prudence diplomatique, il faut crever l’abcès », a déclaré Manuel Valls, pour qui le résultat du référendum de jeudi dernier ne concerne pas le seul Royaume-Uni mais révèle un « malaise des peuples » européens.  L’Europe était suspendue au vote britannique depuis l’annonce par David Cameron de l’organisation d’un référendum sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’UE, a-t-il rappelé. « Nous avons fait preuve de patience et de compréhension (…) L’entre-deux, l’ambiguïté, ne sont plus possibles », a dit le Premier ministre. « Soit on sort, soit on reste dans l’Union (…) Ce n’est pas le Parti conservateur britannique qui doit imposer son agenda. » Et si les Britanniques veulent garder un accès au marché unique, il faudra qu’ils respectent « l’intégralité » de ses règles, a ajouté Manuel Valls.

 

(Avec Reuters)

Sondage popularité : Valls toujours plus bas

Sondage popularité : Valls toujours plus bas  

Selon les sondages Manuel Valls ne recueille plus qu’un soutien qui se situe entre 17 et 20 %. Une popularité qui ne cesse de diminuer et qui est même en dessous de celle qu’avait Jean-Marc Ayrault quand il était Premier ministre.  Manuel Valls, ce situe à 20% d’opinions positives, selon le baromètre mensuel Ipsos pour Le Point publié lundi. Plus de trois quarts des Français (77%, +7) jugent défavorablement son action et 3% ne se prononcent pas. C’est un record pour un Premier ministre depuis la création du baromètre en 1996. Le précédent était détenu par le prédécesseur de Manuel Valls à Matignon, Jean-Marc Ayrault, avec 23% d’opinions positives en novembre 2013. L’actuel chef du gouvernement a perdu 15 points depuis février dernier, date de la présentation de la réforme du Code du travail. Les mauvais sondages se succèdent pour Manuel Valls, qui jouit d’une bonne opinion auprès de seulement 17% des Français selon une étude Viavoice pour Libération. Pour expliquer leur désaffection, les déçus de Manuel Valls citent en premier lieu « sa politique économique et sociale, notamment la loi El Khomri » (46%) puis sa tendance à apparaître « loin des gens et des réalités » (42%). Toujours selon cette enquête, 39% d’entre eux jugent qu’il n’a pas été « porteur de réel changement » depuis sa nomination, en mars 2014, et 30% qu’il « n’a pas obtenu assez de résultats sur l’économie et l’emploi ».  Le chef du gouvernement « connaît un discrédit majeur concernant son action gouvernementale », relève Viavoice. « Ce discrédit entame sa crédibilité présidentielle: longtemps pressenti comme une alternative sérieuse en cas de retrait de François Hollande (…), Manuel Valls n’est plus considéré que par 20% des Français comme un ‘bon président’ pour 2017′ », ajoute l’institut. En février 2015, 40% de sondés voyaient en Manuel Valls un prétendant crédible pour l’Elysée, et ils étaient encore 33% à le penser en janvier dernier, avant l’irruption du projet de loi Travail dans le débat public. Dans le sondage d’Ipsos, le chef de l’Etat perd quant à lui deux points par rapport à mai à 16% d’opinions favorables, contre 80% qui désapprouvent son action. Quatre pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas.

(Avec Reuters)

Sondage popularité : Hollande et Valls encore en baisse

Sondage popularité : Hollande et Valls encore en baisse

 

Au rythme de dégradation de leur popularité, on peut légitimement s’interroger jusqu’où ira la dégringolade pour Hollande et Valls qui payent  sans doute lourdement non seulement les mauvais résultats économiques de ces dernières années mais surtout le fiasco de la gestion de la loi travail. Pour les deux têtes de l’exécutif, la glissade continue. Et devient même très préoccupante pour le chef de l’Etat, au moment où il vient d’accepter l’idée d’une primaire de la « gauche de gouvernement ». Dans le baromètre mensuel Ifop-JDD de juin, 14% seulement des Français (-1) se disent en effet « satisfaits » de l’action de François Hollande. 85% (+1) s’en déclarent mécontents. 50% des sondés  - pourcentage impressionnant – s’affichent même « très mécontents ». C’est le 5ème mois consécutif où le nombre des mécontents du chef de l’Etat dépasse les 80%. Avec 21% de Français satisfaits de son action (-1) et 78% de mécontents (+1), Manuel Valls – jugé « pas à l’écoute » par beaucoup de sympathisants de gauche –  bat, lui, un record personnel : jamais depuis son arrivée en Matignon en avril 2014, sa cote n’avait été aussi basse.

 

La lutte contre la radicalisation sera l’affaire d’une génération (Valls)

La lutte contre la radicalisation sera l’affaire d’une génération (Valls)

 

 

Dans une interview au JDD Valls indique que la lutte contre le terrorisme et la radicalisation demandera du temps, sans doute le temps d’une génération. Valls n’a sans doute pas tort  car si la défaite de l’État islamique est probable d’ici la fin de l’année, il faudra ensuite prendre les moyens de mettre fin à une radicalisation ancrée dans le communautarisme, le fanatisme et la violence. Une radicalisation qui d’ailleurs pourrait encore s’alimenter, par esprit de vengeance, de la défaite de l’État islamique. Une prédiction qui malheureusement ne manque pas de pertinence et qui va à l’encontre de certaines promesses illusoires de certains candidats à l’élection présidentielle de 2017. Par ailleurs Valls soutient le principe d’un primaire de la gauche du gouvernement, ce qui signifie en clair qu’il soutiendra François Hollande si ce dernier décide de se représenter.

 

Les Français doivent vivre avec le risque d’autres attentats…
J’assume de dire la vérité, surtout quand elle est difficile. C’est cela avoir du respect pour ses concitoyens. Ma responsabilité impose donc de dire aux Français: une guerre nous a été déclarée et nous nous donnons tous les moyens pour la gagner. Le combat sera long, l’ennemi est de taille. Certes, il recule en Irak, en Syrie, en Libye, mais en finir avec la radicalisation de certains individus sera l’affaire d’une génération. Il y aura de nouveaux attentats car jamais la menace n’a été aussi élevée. Il y aura de nouvelles victimes innocentes, ça me coûte de le dire, mais nous devons le savoir et nous y préparer. Nous détruirons les terroristes. Cela demande de la maîtrise et du sang-froid, de nous rassembler autour de nos forces de sécurité et surtout de nos valeurs républicaines.

 Il y aura finalement une primaire à laquelle pourrait participer François Hollande, c’est une bonne nouvelle?
La primaire correspond à un besoin de participation démocratique dans notre société. Le Parti socialiste entend, à juste titre, rassembler la gauche à l’occasion de cette primaire, la gauche réformiste, socialiste, écologiste, radicale, c’est-à-dire la Belle Alliance populaire, car il s’agit d’être présent au second tour. Autre chose est le choix du président de la République, dont il est seul maître. Il en a déjà fixé la date, le rendez-vous : il annoncera sa décision à la fin de l’année. [...]

 

Donc s’il décide d’être candidat, François Hollande sera désigné par une primaire, alors qu’il est président de la République. Cela ne dévalorise-t-il pas sa fonction?
À aucun moment! Qu’y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action? C’est cela, la démocratie! [...]

 

Vous envisagez d’interdire les défilés. Les manifestations de jeudi seront-elles autorisées?
Compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l’attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l’Euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements. C’est du bon sens! La CGT doit sortir de l’impasse. Cela étant, il y aura dans les prochains jours des discussions entre la Préfecture de police de Paris et les organisateurs afin de voir si les conditions sont réunies pour qu’un rassemblement se tienne. Le principe de notre droit, c’est la liberté de manifester. La responsabilité du gouvernement, c’est s’assurer que les conditions de sécurité sont remplies. [...]

Sondage : Valls toujours plus bas

Sondage : Valls toujours plus bas

 

 

 On se demande jusqu’où ira la descente aux enfers de Manuel Valls qui désormais accompagne François Hollande dans sa chute. En vingt-sept mois, la popularité du premier ministre est passée de 46 à 18 % d’après du baromètre politique de juin de TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro! Comme François Hollande, il a perdu le soutien de la majorité des socialistes: ils ne sont plus que 40 % à soutenir son action! Malgré ces mauvais chiffres, conséquence du climat social et des blocages à répétition liés à la contestation de la loi El Khomri, Manuel Valls jure ne pas connaître «l’enfer de Matignon. Je ne souffre pas, je suis serein dans ma fonction». Le problème, c’est que François Hollande espérait bien profiter, quand il l’a nommé en mars 2014, de la popularité de Manuel Valls pour faire remonter sa cote. Les deux hommes se retrouvent les plus impopulaires, au bout de 4 ans pour le Président, 27 mois pour le Premier ministre! Un exploit dont ils se seraient bien passés à moins d’un an de l’élection présidentielle. Une échéance très proche pour Hollande. En revanche, Manuel Valls veut croire qu’il a le temps pour lui. «La politique est un temps long», assure-t-il, persuadé de sa capacité de rebond. Cinquième au classement du baromètre! Le patron du Front de gauche dépasse tous les ministres du gouvernement, à l’exception d’Emmanuel Macron, et progresse notamment auprès des sympathisants socialistes (+ 5,37 %). De bon augure pour la présidentielle! Son retour en politique est un succès. Au moins médiatique. L’ancien ministre se hisse à la 10e place du classement en grimpant fortement notamment chez les sympathisants socialistes (+ 12,34 %). Reste à clarifier ses intentions politiques pour 2017.

 

Sondage popularité Valls plonge : chute historique

 

Une popularité encore  inférieure à celle d’Ayrault, le Premier Ministre plonge encore victime surtout de sa posture autoritariste qui agace de plus en plus. Valls est victime surtout de lui-même en surjouant l’incarnation de l’autorité et du courage. La forme est sans doute encore davantage condamnée que le fond.  Sur 1.348 personnes interrogées les 23 et 24 mai, seules 24% disent avoir une bonne opinion du Premier ministre, alors que son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, n’était jamais descendu sous la barre des 25%. Seuls trois chefs de gouvernement de la Ve République sont descendus sous ce seuil et cela a toujours précédé de peu leur démission, rappelle Christelle Craplet, de BVA : la socialiste Edith Cresson, en mars 1992 (23%), le RPR Alain Juppé, en décembre 1996 (20%) et l’UMP Jean-Pierre Raffarin, en mai 2005 (21%). La cote de popularité du chef de l’Etat, François Hollande, reste stable mais très faible, à 19%. Dans le classement des personnalités politiques, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, candidat à l’investiture de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, reste en tête, avec 46% de sondés qui souhaitent le voir jouer un rôle politique accru. Il perd quatre points mais devance d’un point le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui a lancé samedi sa « Grande Marche », l’envoi de milliers de membres de son mouvement « En Marche » auprès des Français pour faire un diagnostic de l’Etat du pays et de ses aspirations.  Emmanuel Macron (45%) perd trois points par rapport à la précédente enquête. Auprès des seuls sympathisants de gauche, sa cote tombe à 37% (-4 points).

Sondage: Valls au plus bas, Sarko aussi

Sondage: Valls au plus bas, Sarko aussi

 

Nouvelle baisse de la popularité de Valls qui paye sans doute la gestion pitoyable de la loi travail. Selon le baromètre Ipsos-Le Point  seulement 25% (-2 en un mois) des personnes interrogées jugent favorablement l’action du Premier ministre, contre 70% (+1) d’un avis contraire. Manuel Valls, qui a perdu 14 points depuis janvier, atteint son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction, en avril 2014. Il perd notamment 5 points auprès des sympathisants socialistes, après le recours du gouvernement à l’article 49-3 de la constitution pour faire passer le projet de loi travail à l’Assemblée nationale.  Inversement, la cote de François Hollande connait un regain de popularité en mai à 18% (+2). Le chef de l’État, qui avait atteint son plus bas niveau en mars (15%), progresse légèrement auprès de l’électorat de gauche (+2).  Statu quo en revanche en tête du classement des personnalités sur lesquelles les Français portent un jugement positif, avec Alain Juppé (52%, +1) devant Christine Lagarde (47%, +5) et Emmanuel Macron (44%, +1).  A six mois de la primaire de la droite pour la présidentielle 2017, le maire de Bordeaux devance François Fillon (38%, +2), Bruno Le Maire (31%, stable) et Nicolas Sarkozy, seul candidat potentiel en baisse à 26% (-3). Auprès des seuls sympathisants des Républicains, Alain Juppé pointe également en tête avec 73% (+3) d’avis favorables, mais l’ancien chef de l’État (+7) regagne du terrain à 62%, désormais à égalité avec François Fillon (-3).  Jean-Luc Mélenchon gagne trois points à 34% auprès de l’ensemble des Français, et Marine Le Pen en perd deux à 22%. 

« Dans deux mois, Valls sera renversé » (Mélenchon)

 

« Dans deux mois, Valls sera renversé » (Mélenchon)

 

Mélenchon prend sans doute ses désirs pour des réalités en considérant dans une interview au JDD que Valls sera renversé d’ici deux mois. Une vision sans doute un peu optimiste, dangereuse  aussi car Mélenchon sous-tend que la France sera en prise à deux mois de violences jusqu’en juillet. Un discours de Mélenchon ambigu qui condamne la violence tout en prévoyant son prolongement voir son amplification. Une attitude pas très responsable à un moment où certains recherchent l’incident dramatique pour relancer une mobilisation qui s’épuise.

 

 Avec le JDD Les frondeurs ont voulu déposer une motion de censure contre le gouvernement, est-ce un tournant?
Le gouvernement a amené l’autorité de l’État au bord de l’effondrement. La France est contaminée par la décomposition chaotique du Parti socialiste. ­Aujourd’hui, Manuel Valls n’a plus de majorité et plus d’autorité dans sa propre famille politique. Sa façon de faire durcit tous les rapports. Sa politique conduit à l’accélération inouïe des violences sociales et des tensions dans le pays. Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. À quoi bon deux mois de violences jusqu’à la prochaine motion de censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé.

 

 Que dites-vous aux frondeurs? Bienvenue au club?
Je leur dis : soyez conséquents. Le texte revient en juillet devant l’Assemblée. En quarante-huit heures, 56 signatures ont été trouvées à gauche. Ils doivent être capables, en deux mois, de trouver les deux signatures qui manquent… Sinon, le bloc d’opposition de gauche – qui comprend 26 frondeurs PS – doit voter la prochaine motion de censure quel qu’en soit l’auteur.

 

 Pensez-vous être en situation d’être en tête à gauche en 2017?
Bien sûr, nous sommes toujours à la merci d’une nouvelle crise xénophobe qui pourrait tout brouiller. Mais la lutte contre la loi El Khomri montre le rapport entre la question sociale et la question institutionnelle. Cela crée un environnement qui correspond à ma ligne politique? le partage des richesses et une VIe République avec la refondation des institutions. Les choses vont beaucoup plus vite que ce que je croyais. Je peux être en situation d’être présent au second tour.

(Avec JDD)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

 

 

Valls n’a sans doute pas tort  de considérer que la gauche de la gauche (frondeur du PS compris) préfère le retour de la droite au maintien de la ligne politique actuelle et à Hollande. D’une certaine manière, le fossé est trop important entre la ligne sociale libérale incarnée par le gouvernement et Hollande et ceux qui se réclament d’une ligne socialiste traditionnelle souvent d’ailleurs archaïque. De ce point de vue une cure d’opposition ne serait sans doute pas inutile au parti socialiste pour théoriser la ligne idéologique dans laquelle s’inscrit la pratique du gouvernement. A  moins d’une scission du PS qui est une hypothèse envisageable tellement les positions sont maintenant éloignées ; cette cure d’opposition éventuellement salutaire s’imposera de toute manière car l’usure du pouvoir s’ajoute aux contradictions idéologiques. Manuel Valls est l’invité de l’émission Bibliothèque Médicis diffusée vendredi soir sur Public Sénat. Le Premier ministre dit ne pas exclure d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter la loi Travail. Il revient aussi sur les divisions au sein de la gauche et sur son rôle à Matignon. C’est une émission culturelle, mais dans l’entretien qu’il accorde à l’émission Bibliothèque Médicis* sur Public Sénat, Manuel Valls parle aussi beaucoup politique. Le Premier ministre revient notamment sur la loi Travail examinée en ce moment à l’Assemblée nationale.  »C’est un texte important. L’immense majorité des députés socialistes soutient ce texte, mais ceux qui ont une autre conception du dialogue social veulent voter contre », estime-t-il, affirmant que « ce texte doit passer ». Avec le 49.3? « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », affirme Manuel Valls, pour qui deux points du projet de loi sont essentiels : « les nouveaux droits pour les salariés » avec le compte personnel d’activité (CPA) et la négociation dans l’entreprise. « C’est le cœur du texte. » Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, dans l’annexe de la bibliothèque du Sénat, le Premier ministre évoque la nécessité du compromis. « Nous avons besoin de compromis et tout le débat que nous avons avec la loi portée par Myriam El Khomri montre bien qu’il y a des conceptions différentes au sein de la gauche sur ce que doit être le compromis », juge Manuel Valls. Justement, ce dernier s’adresse aux frondeurs, aux écologistes et à l’extrême gauche, critiques envers la politique menée. « Nous sommes dans un moment de clarification. Nous ne pouvons pas essayer en permanence de tenir tous les bouts à la fois », déclare le chef du gouvernement. « Eux, ce qu’ils veulent c’est l’échec de la gauche, du quinquennat de François Hollande. […] Ils veulent le retour de la droite. C’est plus confortable d’être dans l’opposition, dans la proclamation, de ne pas être dans l’exercice des responsabilités », ajoute-t-il, très critique, défendent une « gauche profondément républicaine, patriote, réformiste ». (Avec JDD)

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

Valls à Macron : « Tu finiras comme Montebourg ! »

On se doutait évidemment que les relations entre Hollande, Valls et Macron  étaient  de plus en plus délétères en raison d’une part de la descente aux enfers en matière de popularité pour Valls et Hollande alors que Macon incarne de plus en plus la modernité et s’envole dans les sondages. Les oppositions sont telles que l’hypothèse d’un départ de Macon du gouvernement n’est pas à exclure. Manuel Valls aurait même menacé Macron en lui promettant le sir de Montebourg. Bref une ambiance quasi idyllique au sein du gouvernement ! Un problème toutefois si Macron devait être exclu du gouvernement ou s’il devait partir de lui-même ce serait un coup supplémentaire porté à la popularité du gouvernement et de Hollande. Il est clair que cette guerre entre Valls et Hollande Macon va encore se poursuivre car l’enjeu c’est la succession de Hollande soit en 2017, soit en 2022 Manuel Valls ne semble donc pas cacher son agacement vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui ne cesse de s’attirer les lumières des projecteurs avec son nouveau mouvement politique « En marche » et ses nombreuses prises de parole qui ont le don d’agacer la gauche. Selon Le Canard Enchaîné du mercredi 4 mai, le Premier ministre aurait sérieusement averti son ministre de l’Économie en lui assénant la semaine passée : « Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça !«  C’est le pensionnaire de Bercy qui aurait lui-même rapporté cette pique auprès de son entourage.  Avec cette phrase lourde de sens, Manuel Valls semble laisser entendre qu’il pourrait bien finir par évincer Emmanuel Macron du gouvernement. Il suivrait alors la voie d’Arnaud Montebourg qui, après avoir publiquement désavoué la politique de l’exécutif, avait été écarté de son poste au ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique en août 2014.  Pour ne pas en arriver là, le Premier ministre aimerait donc que son jeune ministre se fasse plus discret. « Il faudrait qu’Emmanuel (Macron) s’occupe davantage de ses dossiers. Il en a beaucoup à régler, comme EDF, Areva ou les télécoms. Il a de quoi faire », aurait d’ailleurs aussi lancé le locataire de Matignon à des visiteurs.

 

(RTL)

Guet-apens contre des pompiers à Beauvais : Valls condamne mollement !

Guet-apens contre des pompiers à Beauvais : Valls condamne mollement !

Une nouvelle fois les pompiers sont tombés dans une véritable embuscade dans la mesure où ils ont été appelés pour un sinistre finalement modeste sans doute uniquement destiné à les attirer. Ce n’est évidemment pas la première fois que de tels actes de violence se produisent à l’égard des pompiers comme d’ailleurs des forces de police ou des médecins. Le premier ministre a seulement jugé intolérable ces actions sans pour cela envisager une réglementation notoirement plus sévère à l’égard de ce  qu’on peut bien considérer comme des tentatives criminelles. Des incidents qui caractérisent bien la situation de non-droit de certains quartiers et de la démission des autorités vis-à-vis des voyous. C’est aussi la banalisation de tels actes insuffisamment sanctionnés qui donnent une légitimité aux différentes formes de violence y compris les plus criminelles ;  bien entendue on objectera qu’on ne peut légiférer à partir d’un acte isolé malheureusement les agressions contre les pompiers comme d’ailleurs vis-à-vis des , es forces représentant l’État ne sont pas nouvelles et n’ont pas appelé des mesures à la hauteur de l’enjeu. Une véritable embuscade. Lors d’une intervention dans un quartier de Beauvais, plusieurs pompiers ont été pris pour cible par des individus. Ils ont été obligés de quitter les lieux avant de revenir avec la police. Sur la page Facebook des pompiers de l’Oise, Eric de Valroger, Président du SDIS, s’insurge de la mésaventure arrivée, mercredi soir, aux soldats du feu de la caserne de Tillé. Vers 21h30, ils ont reçu un appel signalant une « fumée suspecte », rue des Pervenches, à Beauvais. Sur place, les pompiers ont constaté qu’il s’agissait d’un feu de scooter. Mais avant même d’avoir pu intervenir, ils ont été pris à partie par un « groupe d’une dizaine d’individus » selon le président du SDIS. Les insultes ont fusé et divers projectiles ont été lancés en leur direction. Un parpaing a même terminé sa course sur leur véhicule, endommageant celui-ci légèrement. Les hommes ont dû se replier pour mieux revenir un peu plus tard en compagnie de la police et, enfin, pouvoir éteindre le feu. Toujours selon le SDIS, les policiers sont parvenus à interpeller d’un des auteurs présumés des jets de projectiles. Eric de Valroger a déclaré : « Le SDIS de l’Oise déposera systématiquement plainte à l’encontre des auteurs d’agressions. Il est intolérable de s’en prendre à celles et ceux qui, de jour comme de nuit, ont pour mission de secourir les personnes et les biens ». Alliant le geste à la parole, les pompiers de Tillé sont allés déposer plainte au commissariat de Beauvais. « Soutien à nos forces de sécurité, policiers et gendarmes, qui nous protègent », a réagi dans un tweet le Premier ministre, Manuel Valls, pour qui « les attaques à leur encontre sont insupportables »

(Avec 20 Minutes)

« Oh ! Marche à gauche », nouveau mouvement pour Valls !

« Oh !  Marche à gauche », nouveau mouvement pour Valls !

 

Ce pourrait être le nouveau nom du nouveau mouvement que va lancer Manuel Valls pour crédibiliser son éventuelle candidature en 2017. Manuel Vals veut en effet rééquilibrer les positions entre lui-même, Hollande et Macron. Hollande soutenu par le mouvement « et oh la gauche »  tandis que Macron,  lui, a lancé son opération « en marche ». Manuel Valls veut prouver que lui aussi est en marche,  qu’il entend encore incarner le personnage de modernité qu’il était avant l’arrivée de macro au gouvernement. Mais une marche de gauche car Valls a besoin du soutien du parti socialiste ; ce que n’a pas Macron.  Le lancement de la campagne s’appuie sur le sentiment que la candidature de François Hollande est désormais grillée. Reste que Manuel Valls affiche une popularité très basse  par rapport à Macron ;  il devra donc se distinguer dans vis-à-vis de hollande que vis-à-vis de macro. Un exercice pas facile quand en plus le rôle de premier ministre. Valls va fixer les rendez-vous importants alors que quatre à six dates sont à l’heure actuelle évoquées. Si son fief à Évry-sur-Seine devrait logiquement être dans la liste, des passages en région sont aussi attendus.  Et si Emmanuel Macron est aujourd’hui pointé du doigt par de nombreux membres du gouvernement pour son individualisme récurrent, Manuel Valls garde la porte ouverte. Le ministre de l’Économie est le bienvenu. Une manière pour le chef de l’Exécutif de l’avoir sous son contrôle mais aussi de montrer qu’il demeure ouvert sur le plan politique.

 

(Avec RTL)

Manuel Valls va se rendre en Australie ….en sous-marin ?

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Sitôt signé le méga contrat avec l’Australie concernant la vente des sous-marins, Hollande a bousculé son agenda et s’est précipité dans l’entreprise française pour souligner ce succès économique. Manuel Valls qui veut aussi s’attribuer les mérites de cette opération économique a donc décidé de se rendre en Australie. Peut-être en sous-marin pour bien souligner la spécificité du contrat passé avec l’Australie. Manuel Valls a confirmé qu’il se rendra lundi 2 mai en Australie pour y rencontrer le Premier ministre, Malcom Turnbull, après le méga-contrat remporté par DCNS, « pour saluer un partenariat qui nous engage pour 50 ans ».  »À partir du moment où j’étais dans la région, il apparaît s’imposer une rencontre avec le Premier ministre (australien) pour engager progressivement – il faudra plusieurs mois - le contrat de 34 milliards d’euros (pour l’achat de sous-marins, la maintenance et la formation des personnels), qui va créer de l’emploi en France comme en Australie et qui va impliquer nos industries et nos entreprises », a déclaré le chef du gouvernement. De sous-marins  Avec cette visite, il s’agit aussi « de saluer un partenariat qui nous engage pour 50 ans« , a ajouté Manuel Valls.  »C’est un partenariat stratégique majeur », a-t-il dit, précisant qu’il rencontrera également en Australie les membres de la délégation de DCNS qui a porté le dossier. Le déplacement australien de Manuel Valls intervient après que le groupe français DCNSspécialiste du naval de défense, a remporté mardi 26 avril un méga-contrat estimé à 34 milliards d’euros pour la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens, la maintenance et la formation des personnels.  Ce contrat militaire, le plus important passé par l’Australie, porte sur 12 sous-marins océaniques.

Coup de patte de Valls à Macron

Coup de patte de Valls à Macron

 

Il est clair que les préliminaires pour le choix du candidat de la gauche sont lancés entre Hollande, Valls et Macron. Valls qui reproche à Macron d’avoir un autre agenda politique que celui du gouvernement. Un reproche un peu culotté car si d’une certaine manière Macron est un peu désœuvré, la faute en revient à Valls  qui a dessaisi Macron de la gestion de la loi. Précisément pour l’empêcher d’occuper la scène médiatique. Une erreur sans doute car Macron en profite pour développer sa vision stratégique bien au-delà du champ de son portefeuille de ministre de l’économie. C’est un peu en vain que Valls tente de récupérer l’étendard de la modernité incarnée désormais par Macron. Pour cela, Valls s’attribue les mérites du changement, pas celui attendu mais celui qui s’impose après le virage social libéral du gouvernement. « Nous n’assumons pas ce que nous faisons et c’est là un problème majeur de la gauche française. Nous n’assumons pas ce que nous faisons dans le domaine économique ni dans celui de la sécurité », déplore le chef du gouvernement. « Du coup, quand on n’assume pas, s’ouvre toujours le procès en trahison: ‘Vous avez trahi vos promesses, vous avez trahi le discours du Bourget.’ C’est devenu un leitmotiv », ajoute-t-il, en référence au discours de campagne de François Hollande lors duquel il avait qualifié le monde de la finance d’ »adversaire ». « C’est une vieille rengaine de la gauche, même si je comprends qu’il puisse y avoir des déceptions », poursuit-il. Citant la politique de baisse du coût du travail pour les entreprises, Manuel Valls ajoute qu’ »il va falloir être capable d’expliquer que oui, sur certains sujets, nous avons changé, que ça ne correspond pas forcément à tel ou tel engagement. Il vaut mieux dire clairement les choses et agir en transparence ». Toujours à destination de la gauche, dont une partie conteste des choix comme l’instauration et le maintien de l’état d’urgence, il reconnaît que « l’exercice du pouvoir n’est pas exempt de contradictions entre les engagements et la réalité ». Interrogé sur ses ambitions personnelles, Manuel Valls répète : « je me dois d’être à la hauteur de l’exigence des Français jusqu’au bout, en 2017. » « Après, que je me projette dans l’avenir, que j’explique ce qu’il faut pour mon pays, quelle est mon idée de la France, que je crois en la République, en la laïcité, ce qu’il faut faire pour l’éducation, ce revenu universel, oui, je me projette dans l’avenir, bien évidemment. » Prié de commenter le lancement par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, de son mouvement politique, il plaide pour le « jeu collectif » sans le condamner. »On ne peut pas être ministre et préparer un autre agenda que celui du président de la République », prévient-il cependant. « Il ne peut pas y avoir dans l’équipe gouvernementale ceux qui sont à la tâche tous les jours, qui sont mobilisés pour la réussite du quinquennat, et ceux qui ont un autre agenda. Quand ça se voit, ça crée forcément des tensions. »

(Avec Reuters)

 

TAFTA (TTIP) : « pour un vrai débat (Valls)

TAFTA (TTIP) : « pour un vrai débat (Valls)

 

Le traité transatlantique concernant les normes, environnementales et sanitaires suscitent de plus en plus d’interrogations concernant la position de la France. Du coup, Manuel Valls se déclare pour un vrai débat. François Hollande lors de son allocution télévisée sur France 2 avait affirmé que la France pouvait dire non à ce traité s’il n’était pas satisfaisant. Mais les négociateurs européens et américains avaient considéré que les oppositions  avaient été réglées. En outre récemment les secrétaires d’État allemand et français s’étaient mis d’accord sur une position commune concernant ce traité. Un traité par ailleurs très soutenu par Merkel et qui a fait l’objet d’une rencontre entre Obama, Hollande, Merkel et Cameron ces jours derniers en Allemagne ;  aucune divergence entre l’Allemagne et la France n’a été évoquée publiquement. Du coup il y a vraiment de quoi nourrir des interrogations sur la position réelle de la France. Interrogé sur le partenariat transatlantique en négociations entre Bruxelles et Washington, le Premier ministre s’est dit inquiet de voir l’opinion croire à une « négociation cachée » qui « nourrit tous les fantasmes ». Manuel Valls a déclaré vouloir un « vrai débat » dans la société concernant le traité « Tafta » (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) aussi appelé « TTIP » lors d’un débat mardi 3 novembre avec des étudiants de Sciences Po à Paris. Cet accord en négociations entre Bruxelles et Washington vise à éliminer les barrières commerciales entre les deux continents et à réduire les obstacles aux échanges de biens et de services entre l’UE et les Etats-Unis. « Il faut qu’il y ait un vrai débat dans la société sur ce traité« , a déclaré le chef du gouvernement. Le traité est dans le viseur notamment de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite qui s’inquiètent des effets de l’ouverture des marchés et d’une perte de souveraineté. Le chef du gouvernement a jugé « insupportable » l’impression d’une « négociation cachée » au sujet de ce traité commercial, dont les négociations sont régulièrement critiquées par ses opposants pour leur manque de transparence. « Quand il y a ce sentiment-là, il nourrit tous les fantasmes« , a déclaré le Premier ministre, qui a également réclamé « la plus grande transparence, les conditions pour une véritable réciprocité entre l’Europe et les Etats-Unis, et la protection de nos valeurs et de nos biens ». « C’est un débat loin d’être terminé », a-t-il ajouté. « Nous voulons favoriser un débat public sur cette question-là », a encore affirmé le Premier ministre.

(Avec AFP)

 

SONDAGE popularité: Hollande tire Valls et Macron vers le bas

SONDAGE. Hollande tire Valls et Macron vers le bas

Un sondage Ifop –JDD  montre que l’impopularité de François Hollande et contagieuse pour Macron mais surtout pour Valls. Une enquête qui pourrait bien convaincre Macron de se désolidariser encore un peu plus du gouvernement et même de le quitter. Ceci étant, la présence de Macron et de  Valls est considérée comme positive par 30 % des sondés. Un avis qui évidemment constitue un encouragement pour Hollande à conserver les deux intéressés au sein du gouvernement dans la mesure où la popularité de l’actuel président de la république est toujours entre 10 et 15 %. L’Ifop a demandé aux Français pour le JDD si la présence de ­Manuel Valls d’une part et ­d’Emmanuel Macron de l’autre auprès de François Hollande serait en 2017 - dans l’hypothèse où le président sortant serait candidat à un second mandat - un atout ou un handicap pour lui. Les deux hommes sont pratiquement à égalité : 30% des sondés jugent que la présence du Premier ministre serait un atout pour Hollande, 29% en disent autant pour le ministre de l’Économie. Autre enseignement de ce sondage publié dimanche par le JDD : la cote des deux hommes est clairement indexée sur la chute spectaculaire de popularité du chef de l’État. Par rapport à une étude similaire effectuée par l’Ifop en juin 2015, Manuel Valls recule ainsi de 16 points et Emmanuel Macron, à un degré moindre, de 5. Manuel Valls, sans surprise, est mieux noté chez les sympathisants socialistes (45% tiennent une association Hollande-Valls pour un « atout ») qu’Emmanuel Macron. Mais l’écart est étroit, puisque le ministre de l’Économie recueille les faveurs de 40% des soutiens du PS. Situation inverse lorsqu’on prend en compte cette fois les sympathisants de la « droite modérée » : eux préfèrent Macron (39%) à Valls (32%).

 

(Avec JDD)

Popularité : la descente aussi aux enfers pour Valls

Popularité : la descente aussi aux enfers pour Valls

Coincé entre François Hollande et Emmanuelle Macon, Manuel Valls ne parvient plus à se distinguer. Pendant longtemps Manuel Valls a incarné le changement et la détermination ; cependant depuis l’arrivée d’Emmanuelle Macon ; il a été dépossédé de l’étendard de la réforme. En outre il a usé et abusé d’un autoritarisme de façade illustré notamment avec le dernier avatar concernant la loi travail.  il y a encore quelques semaines il annonçait que la réforme passerait intégralement, sans modification et même sans débat au Parlement. Progressivement il s’est enlisé dans les marais de la concertation suite aux différentes réactions notamment dans son camp. Du coup Manuel Valls ne joue plus du tout le rôle de fusible pour François Hollande qui plonge au même rythme que son premier ministre. La question qui se pose est de savoir si le pays pourra encore survivre avec un tel discrédit de l’exécutif. Ou s’il il faut s’habituer à cette lente agonie du pouvoir politique en place.  Avec 25% seulement de Français satisfaits de son action (- 2 points), Manuel Valls, qui a perdu 14 points en quatre mois dans le baromètre Ifop-JDD, enregistre son plus mauvais score depuis son entrée à Matignon. 74% des sondés (+ 2 points) se disent aujourd’hui mécontents de son action. Le Premier ministre est désormais irrésistiblement entraîné dans la même spirale descendante que le Président. Il ne parvient plus à faire entendre sa différence. Par rapport à son entrée à l’hôtel Matignon en avril? 2014, Manuel Valls est passé de 58% de satisfaits à 25% (- 33 points). En novembre 2015, 39% des sondés lui faisaient encore confiance. La descente est devenue glissade avec l’affaire de la déchéance de nationalité, puis maintenant avec le projet de loi El Khomri. La loi Travail en effet a  aggravé, ce que confirment toutes les réactions enregistrées par l’Ifop, le divorce engagé entre l’exécutif (Président et Premier ministre réunis) et le « peuple de gauche ». La phrase qui revient : « On n’avait pas voté pour ça. »

 

(Avec JDD)

En réaction à Macron, Valls veut conserver le clivage droite gauche

 

Manuel Valls qui s’est fait dérober à gauche  l’image du plus réformiste par Emmanuel Macron ; il  réagit avec une certaine vigueur en même temps qu’une grande maladresse à la proposition d’Emmanuel Macron de dépasser les vieux clivages droite gauche. Pourtant il est souvent bien difficile d’identifier des clivages  essentiellement artificiels et finalement régulés  par l’immobilisme. Pour Valls qui veut conquérir le parti socialiste il est nécessaire de conserver des marqueurs à gauche. Ce qui n’est pas le cas d’Emmanuelle Macron qui lui cherche plutôt un positionnement au centre de l’échiquier politique et chez les plus réformateurs. L’argumentaire de Manuel Valls est par ailleurs assez fumeux et contradictoire puisque le Premier ministre  propose de maintenir en l’état les partis de droite et les partis de gauche il estime en même temps nécessaire de dépasser les clivages partisans. Justement ce que propose Emmanuel M Macron. En réalité Valls et Macron sont sans doute idéologiquement assez proches mais c’est justement cette proximité qui les conduit à se différencier de manière un peu outrancière voir caricaturale pour décrocher le titre de leader de la gauche. Il serait absurde de vouloir effacer « les différences entre la gauche et la droite, a donc déclaré jeudi à Metz Manuel Valls, au lendemain du lancement du mouvement «transpartisan» du ministre de l’Économie Emmanuel Macron baptisé En Marche! Dans une démocratie, «il y a forcément des forces politiques. Il y a même une gauche et même une droite. Il y a des extrêmes gauches et une extrême droite. Et heureusement. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie. Il serait absurde de vouloir effacer ces différences», a déclaré le Premier ministre, en marge de la cérémonie de la pose de la première pierre du centre des congrès Robert-Schuman à Metz. «Mais nous savons aussi que ces perceptions ont changé, que les différences se sont estompées et parfois même elles ne sont pas perçues par nos concitoyens», a-t-il poursuivi. «C’est pourquoi nous devons être capables de dépasser les clivages partisans et de nous situer au-dessus des petites querelles.»

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