Archive pour le Tag 'Valls'

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Hollande va rapidement griller Valls

Hollande va rapidement griller Valls

 

En dépit de sa cote de popularité, Hollande va être rapidement grillé par Hollande. En fait Valls est emmêlé dans le filet des contradictions de Hollande incapable de réformer réellement la France et qui slalome entre les exigences de Bruxelles, la bureaucratie française et les promesses illusoires. Le plan des 50 milliards d’économies au demeurant relativement flou annoncé par Valls sera très mal reçu par beaucoup de monde. Trop peu, trop injuste et trop tard surtout. Seule la croissance et la réforme de l’Etat tentaculaire permettrait de sortir du bourbier. Problème Hollande ne comprend rien à l’économie, il est essentiellement entouré de fonctionnaires et il ne sait pas trancher. Du coup le mécontentement est général. Hollande ajoute à son incompétence et à sa désinvolture des faux pas dommageables pour sa crédibilité comme la nomination de petits copains de l’ENA aux postes stratégiques. Valls est en fait ficelé par cette politique contradictoire, inefficace et injuste. Hollande va entrainer Valls dans sa chute. La débâcle sera terrible lors des élections présidentielles en raison d’une part de l’abstention record (autour de 60%) et de la déroute du PS. Du coup,  le peu de confiance qui reste sera encore gravement affecté. En quelques semaine Hollande va griller Valls dont les annonces n’auront pas d’effets avant des mois voire des années (par exemple sur le dossier de la réforme territoriale repoussée aux calendes grecques) °. Hollande na pas les 3 /5 ème nécessaires au parlement pour faire passer ces orientations institutionnelles et il ne prendra pas le risque d’un référendum qui serait un vote anti-Hollande. Le virage social démocrate de Hollande est un leurre, la vérité c’est qu’il n’y a pas de ligne. Pour faire de la sociale démocratie encore faudrait- il des interlocuteurs représentatifs, ce qui est loin d’être le cas en France notamment pour les syndicats. Le Medef  lui même représente surtout les intérêts des grands groupes. Les patrons comme les salariés sont peu et mal  représentés ; d’où un débat relativement manichéen et même caricatural. Par ailleurs il y a longtemps que le PS ne représente plus les couches populaires qui se refugient dans absentions ou l’extrémisme. Par étonnant le PS est essentiellement un parti d’élus ou de candidats à l’élection issus majoritairement du secteur public qui entretient une relation  très approximative avec les réalités économiques et sociales. La France n’est pas une sociale démocratie mais une monarchie républicaine noyautée par des oligarques dont le seul vrai projet est l’accession  au pouvoir et le maintien. Valls lui – même ne connait pas grand-chose à l’économie et ressort les vielles recettes de rabotage des dépenses budgétaires sans évaluation réelle et de manière aveugle. Il faudra sans doute encore des semaines voire des mois pour que les grands médias partagent ce constat. Mais il est incontournable.

50 milliards Valls : accueil glacial et amertume

50 milliards Valls : accueil glacial et amertume

 

 

 

Pour son premier véritable exercice de gouvernance, Valls s’et sans doute planté en mécontentant tout le monde. C’est que pense en tout cas la presse. Tout  est insuffisant. Les économies d’abord trop flous sauf pour les prestations sociales et les retraites, les 50 milliards ne seront pas atteints, le déficit va continuer de filer. Sapin a d’ailleurs obtenu un report des objectifs auprès de Bruxelles. Ensuite c’est auusi insuffisant pour relancer la croissance, auusi bien via les investissements que via la consommation ; enfin c’est injuste socialement puisqu’il s’agit de mesures de portée générale qu’on applique bêtement à tous sans distinction et sans tenir compte des gâchis. L’accueil est glacial à droite forcément mais à gauche aussi y compris au PS. La plupart des éditorialistes aiguisent leur plume jeudi sur la présentation la veille par le nouveau Premier ministre d’un plan d’économies drastiques, estimant que « la potion amère du Docteur Valls » risque fort de mécontenter tout le monde.  Dans un exercice exceptionnel, c’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis », il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.  Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).  Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.  Mercredi soir, François Hollande a affirmé que « la feuille de route » pour réaliser ces économies était « difficile », « âpre », « rugueuse » mais « indispensable » pour redresser le pays.  Le Premier ministre a esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.  L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en œuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public.  Dans une moindre mesure, elles visent à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés » les moins favorisés.  Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Déjà touchés à plusieurs reprises, en particulier par le matraquage fiscal,  les retraités vont à nouveau trinquer surtout ceux aux pensions modeste (pension de réversion notamment). Nombre de pensions ne dépassent pas 800 euros et la moyenne est de 1256 euros par mois. Le traitement le plus dur a donc été réservé aux seniors dont les retraites resteront figées pendant un an et demi. Une première! En effet, le gel de six mois des pensions de base – du 1er avril au 1er octobre 2014 -, déjà acté lors de la réforme 2013 des retraites, se trouve prolongé d’un an. D’autre part, l’exécutif compte sur les partenaires sociaux pour continuer de geler les retraites complémentaires des salariés et des cadres. Seul rescapé, le minimum vieillesse (Aspa) sera revalorisé comme prévu au 1er octobre. Mais ce gel ne suffira pas. Il ne fournira que 4 milliards d’économies sur les 11 qui doivent être dégagés par la Sécu. La politique familiale, déjà sabrée l’année passée, sera remise à contribution à hauteur de 800 millions d’euros. Par conséquent, des mesures qui avaient été écartées l’année dernière se retrouvent à nouveau au centre des arbitrages. La prime à la naissance à partir du deuxième enfant et la dernière tranche du complément mode de garde pourraient être supprimées. D’autre part, le congé de libre choix d’activité pourrait être rééquilibré afin d’en faire bénéficier le père autant que la mère. Or, le gouvernement espère que les hommes l’utiliseront moins que les femmes et que cela diminuera d’autant le coût du dispositif. Par ailleurs, le plan pauvreté, présenté en janvier 2013, est reporté d’un an. Pour boucler l’équation, les caisses de la Sécu devront réduire leurs coûts de gestion de 1,2 milliard «grâce à la dématérialisation et à une meilleure articulation», a expliqué le premier ministre. Problème, la mise en place du «compte pénibilité», usine à gaz visant à prendre en compte la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite, promet de faire exploser la charge de travail des caisses d’assurance vieillesse!  Enfin, le gouvernement compte sur les effets des réformes des retraites et de la famille de 2013 (2,9 milliards d’euros). Qu’il revienne à la charge à peine un an après en gelant pensions et prestations prouve au passage à quel point ces mesures étaient insuffisantes.

 

Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

 

En fait Valls n’a rien annoncé de très nouveau, c’est du Hollande sur un ton de Valls. Tout est encore très flou en matière d’économies sauf la non revalorisation de prestations sociales (les allocations familiales ou les retraites par exemple).  En fait Valls est pris dans le filet de l’austérité de Hollande  et il fait comme il peut pour s’en dégager en vain.  Le résultat c’est qu’on ne parviendra à relancer de manière significative la croissance, qu’on aura affecté le pouvoir d’achat et qu’on ne parviendra même pas à tenir les objectifs de déficit. Bref, un échec total. C’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis », il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.  Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).  Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.  Mercredi soir, François Hollande a affirmé que « la feuille de route » pour réaliser ces économies était « difficile », « âpre », « rugueuse » mais « indispensable » pour redresser le pays.  Le Premier ministre a esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.  L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en œuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public.  Dans une moindre mesure, elles visent à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés » les moins favorisés.  Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.   »Cette mesure ne touchera pas les minima sociaux », comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou la minimum vieillesse, a toutefois promis M. Valls. Sur France 2, il a aussi assuré que le gel n’irait « pas au-delà de 2015″.   »La modernisation de la politique familiale engagée en 2013 sera poursuivie », a aussi dit sans plus de détails Manuel Valls, et la revalorisation exceptionnelle du RSA ou du complément familial, promise dans le plan de lutte contre la pauvreté en 2013 sera « décalée d’une année », au 1er septembre 2015.  Parallèlement, le geste fiscal promis aux ménages modestes interviendra dès le mois de juin 2014, a précisé le Premier ministre. Il représentera un effort d’environ « 500 millions d’euros », a précisé le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.  Manuel Valls a confirmé que l’assurance maladie participerait via un recours plus important aux médicaments génériques et à la chirurgie ambulatoire.  Mises à contribution pour une somme plus importante qu’initialement prévu, les collectivités territoriales sont invitées à faire « des réformes profondes », notamment dans leurs dépenses de fonctionnement.  L’Etat va enfin prendre sa part à l’effort avec 18 milliards d’euros d’économies annoncées.  Visés au premier chef les fonctionnaires, dont les salaires sont gelés depuis 2010, ne connaîtront pas d’augmentation. Et ce jusqu’en 2017. Manuel Valls a toutefois promis de ne pas toucher aux « règles d’avancement ».   »Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires si essentiels à la vie de ce pays (…) mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à notre effort commun », a dit le Premier ministre.  Il a d’ailleurs confirmé que « les effectifs des ministères (…) continueront de diminuer ». Mais, alors que plusieurs parlementaires craignaient que la promesse de François Hollande de créer 60.000 postes dans l’Education soit revue à la baisse, il a garanti son « maintien », de même que les créations prévues, par redéploiement, dans la police, la justice et l’administration pénitentiaire.  Les agences de l’Etat enfin, comme Météo-France ou les Agences de l’eau, verront « leurs effectifs réduits (…), à l’exception de Pôle emploi et des universités », a encore annoncé M. Valls. La prestation du Premier ministre a été accueillie de manière glaciale par une partie des députés PS, beaucoup déplorant ne pas avoir été prévenus en amont du détail de ces mesures.  Il n’a pas non plus trouvé grâce aux yeux des syndicats: la CFDT a estimé que « les plus modestes sont insuffisamment protégés », alors que pour FO, le plan va « accroître la précarité et la pauvreté ». La CGT a de son côté évoqué « un gouvernement dur avec les faibles ».

 

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

 

Valls faiat du bricolage en serrant la vis  aux moins favorisé mais les patrons se gavent comme le président de Vivendi :  +44% pour son  salaire en 2013. Pas étonnant que le sentiment d’injustice sociale ne cesse de monter.  Au titre de 2013, le président de Vivendi toucher un salaire brut de 1,76 million d’euros, en hausse de +44%.  Explication: son salaire fixe augmente de 41%, à 700.000 euros. Parallèlement, son bonus double, à un million d’euros.  En novembre 2013, Philippe Capron a démissionné de son poste de directeur financier de Vivendi pour aller occuper la même fonction chez Veolia, poste qu’il occupe depuis le 1er janvier. Mais il garde un pied chez Vivendi: « Philippe Capron, au titre de son contrat de travail et à la demande de Vivendi, effectue un préavis partiel jusqu’à la fin du premier semestre 2014, afin de soutenir activement la mise en œuvre du projet de séparation des activités médias et télécoms du groupe initié avant son départ », indique le rapport annuel. Mais ce n’est pas tout! Il a aussi touché l’an dernier 170.000 actions de performance, valorisées 2,26 millions d’euros.  Il touche donc globalement 3,48 millions d’euros, soit une hausse de +59% par rapport à l’année précédente.  Et, comme si tout cela ne suffisait pas, son salaire fixe a encore été augmenté encore de +29% à compter du 1er janvier 2014, pour atteindre 900.000 euros bruts par an.  Après son départ, notre homme de 68 ans va prendre une retraite bien méritée. Mais il aura aussi droit à une retraite chapeau, pour laquelle Vivendi a provisionné 249.177 euros à fin décembre. Toutefois, il ne touchera aucune indemnité de départ ni de golden parachute.

 

Sondage popularité : Hollande à 18%, Valls à 58%

Sondage popularité :   Hollande à 18%, Valls dà 58%

 François Hollande n’était jamais tombé si bas, ses derniers plus mauvais scores étant les 20% enregistrés en novembre 2013 puis de nouveau en février 2014. Le mois dernier, sa cote de popularité s’était légèrement redressée à 23%, toujours selon ce baromètre.  Quant à Manuel Valls, testé pour la première fois en sa qualité de Premier ministre, ses 58% font de lui le chef de gouvernement le plus populaire en début de mandat (en prenant en compte les scores à leurs débuts des « deuxièmes » chefs de gouvernement d’un mandat présidentiel).  A titre de comparaison, Dominique de Villepin en juin 2005 enregistrait un indice de popularité de 44%, et Laurent Fabius de 29% en août 1984. Celui-ci venait alors de succéder au premier Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Mauroy.  Surtout, relève l’Ifop, un tel écart de 40 points entre les cotes de popularité du président de la République et du Premier ministre n’a jamais été vu depuis 1958 (hors cohabitations). Le plus important jusqu’alors était le différentiel de 21 points enregistré entre Nicolas Sarkozy (37) et François Fillon (58) en mars 2008.  Dans le détail, 2% des sondés se disent « très satisfaits » de François Hollande comme président de la République (chiffre inchangé par rapport à mars), et 16% « plutôt satisfaits » (-5), tandis que 44% se disent « plutôt mécontents » (+6) et 38% « très mécontents » (idem). 0% ne se prononce pas.  Quant au Premier ministre, quelques jours après son installation à Matignon le 1er avril, 5% se disent « très satisfaits », 53% « plutôt satisfaits », 23% sont « plutôt mécontents » et 12% « très mécontents ». 7% ne se prononcent pas.  

 

Hollande « a « gâché la nomination de Manuel Valls »(Alexis Brézet)

Hollande « a « gâché la nomination de Manuel Valls »(Alexis Brézet)

L’intégralité de la composition du gouvernement de Manuel Valls a été annoncée cette semaine, entraînant quelques transferts de personnes. Ainsi Harlem Désir a été nommé secrétaire d’État aux affaires européennes. Une promotion « invraisemblable et assez scandaleuse », selon Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro, alors que le bilan du socialiste à la tête de son parti n’est pas brillant. Ajoutez le parachutage de Pierre-René Lemas (….) celui de Jean-Christophe Cambadélis (…) et vous aurez tous les ingrédients d’une belle polémique Alexis Brézet « Ajoutez à ça le parachutage de Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l’Élysée, à la tête de la Caisse des dépôts, celui de Jean-Christophe Cambadélis à la direction du PS, et vous aurez tous les ingrédients d’une belle polémique. Gâcher ainsi les bénéfices de la nomination de Valls, il fallait le faire et Hollande y est arrivé », ajoute le journaliste.   Il rappelle que lors de la campagne présidentielle « François Hollande avait dit que, lui président, les affaires du PS ne se traiteraient pas à l’Élysée, que la République irréprochable ne caserait pas les copains en priorité ». « Eh bien de ce point de vue c’est raté », conclut-il.

 

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Hormis l’annonce de la reforme administrative (mais  qui n’interviendra pas avant 2017 et 2021,   si le PS possède encore une majorité), pas grand-chose de nouveau chez Valls.  Juste une analyse plus lucide de la situation économique et sociale, une tonalité plus volontariste mais toujours le grand flou sur les financements. Bref la poursuite de la politique de Hollande. Déjà il faudrait trouver le bon adjectif : «  vallsiste  », «  vallsien  » ? Il n’existe pas encore. Son prédécesseur n’en avait pas… ça aurait pu être «  ayraultique  ».  Alors oui, il y a un style. Le résultat du vote de confiance – 306 voix – a validé une prestation très énergique, une fougue qui a dépoussiéré la trop grande tranquillité d’un Jean-Marc Ayrault qui s’était heurté à l’impatience des Français.  Le langage vérité du Premier ministre, son portrait d’une France qui souffre, son coup de pouce de 500 euros annuels pour les smicards, ses promesses de baisses de charges, d’allègements de dépenses publiques, de suppression du millefeuille territorial, son habileté à satisfaire chacune des composantes de la majorité lui ont permis de franchir l’obstacle. Même si personne ne sait, le jour d’après, comment sera financé le programme présidentiel. Mais Manuel Valls a fait preuve d’une belle énergie. C’est déjà ça. Demander à des parlementaires de tous bords, dont certains avaient le smartphone à la main dans l’hémicycle : « Que pensez-vous du discours que vous êtes en train d’écouter ? » Première réponse, celle de  Jean-Jacques Urvoas, membre de la garde rapprochée : « la confiance dans l’audace, l’efficacité dans la lisibilité de l’action, la vérité de l’engagement« . Bon, le patron de  la commission des lois est fan. Tout comme le député socialiste de Paris Jean-Marie le Guen, qui a vu « un Premier ministre engagé, républicain et patriote, empreint de gravité et d’émotion« . Noël Mamère, chez les écologistes, est plus sévère. Message bref : « c’est de la com« .  Les Verts demandent à voir, notamment sur le respect des engagements en matière de transition énergétique. L’opposition, elle aussi, s’est montrée critique, sans surprise. Jean-Christophe Lagarde a trouvé Manuel Valls «  autoritaire, cassant, trop pressé. Reste que ce type est doué« , a admis le député centriste. Et pour l’UMP Valérie Pécresse : « techno sur l’économie, fier sur le régalien« . Jean-Luc Mélenchon ne croit pas si bien dire : c’est vrai qu’il y avait quelques similitudes avec le Nicolas Sarkozy revendiquant jadis ses racines de «  petit Français au sang mêlé  », quand Manuel Valls a rappelé son origine espagnole et dit sa fierté d’être français… lui qui a convoqué, comme l’ancien président, Mendès-France, Jaurès ou De Gaulle, y ajoutant Clémenceau.  De son oral, nous retiendrons la passion, la flamme. Mais nous ne savons toujours pas comment seront financés les 50 milliards d’économies promis par le chef de l’Etat, une paille dans le grain. Réponse avant la fin du mois. L’heure de vérité approche.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Valls: baisse des remboursements de Sécurité sociale

Valls: baisse des remboursements  de Sécurité sociale

 

Il n’y a pas de secret pour réaliser 10 milliards économies sur la sécu, il faudra baisser les remboursements car les médicaments génériques et la chirurgie ambulatoire ne suffiront pas. Il faut aussi attendre à une baisse des prestations sociales autres (11 milliards) comme sans doute les allocations familiales. De ce point de vue, Valls est resté dans le flou car des réactions vont se faire jour quand le détail sera précisé. Il est vraisemblable que les couches moyennes seront visées par cette dernière orientation. Il faudra aussi s’attaquer aux indemnités versées par l’Assedic, ce qui n’est  pas nécessairement pertinent en période chômage sismiquement haut. Le Premier ministre Manuel Valls a donc précisé mercredi que sur les 50 milliards d’économies à réaliser d’ici 2017, outre les 10 milliards demandés à l’assurance maladie, 11 milliards devraient l’être dans « d’autres dépenses de Sécurité sociale ». Mardi, Manuel Valls avait annoncé l’équivalent de 39 milliards. Les 11 milliards d’économies restant à trouver seront faits « sur les autres dépenses de Sécurité sociale », a déclaré le chef du gouvernement sur BFM TV et RMC. La veille, il avait indiqué qu’ils proviendraient « d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations. »

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Discours de Valls: « bravo l’artiste  » (La presse)

Discours de Valls: «  bravo l’artiste  »  (La presse)

Comme souvent la presse se montre bienveillante et même complaisante au lendemain d’une annonce gouvernementale puis les jours et les semaines suivantes décortique les discours. C’est le cas avec le discours de Valls dont on souligne surtout le ton de fermeté et le volontarisme verbal ; Il faut reconnaître que l’exercice n’était pas facile, il fallait donner des gages à l’ultra gauche, aux députés en colère, aux écolos et en même temps poursuivre la politique de Hollande. Pour l’ultra gauche et les écolos, il faudra se satisfaire de propos convenus ; En fait rien ou presque sur l’écologie et des mesures sociales cosmétiques (sans parler de la réduction de certaines prestations sociales). La presse en général fait surtout l’impasse sur le financement, une équation impossible. En effet il faut prendre en compte les 50 milliards de remboursements de la dette, les 50 milliards pour parvenir à l’équilibre budgétaire et les 50 milliards pur le financement des pactes. Autant dire que rien n’est vraiment réglé tellement les financements sont flous. Pourtant dans un premier temps la globalement salue l’artiste. « Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l’état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme… présidentiel » Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.  Le satisfecit est à peu près général dans la presse. A l’exception notable du Figaro qui a trouvé Manuel Valls « sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté, en un mot, hollandisé » (Alexis Brézet). Et de l’Humanité qui déplore un « verbe haut » et une « addition vertigineuse » en termes de « nouveaux cadeaux au patronat » (Patrick Apel-Muller).  Les Echos salue un « Valls sans tabou ». L’éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé « un ton et du fond » au chef du gouvernement.   »Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l’on voudrait prendre au mot », se prend à espérer Dominique Quinio dans La Croix.  C’est bien ce « talent pour donner de l’envie, transmettre de l’enthousiasme » qui a séduit David Guévart dans Le Courrier picard.  Jacques Camus (La Montagne/Centre France) devine aussi « chez Manuel Valls le souci de rassembler et de réconcilier, au-delà des clivages politiques ».   »Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l’opposition et montrer à l’opinion que l’effort demandé ne sera pas vain », explique Michel Urvoy dans Ouest France.  Pour La Dépêche du Midi et Jean-Claude Souléry, « Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français ».  La comparaison est cruelle avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre sortant. « Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu’être meilleur que les prestations de son prédécesseur », juge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour Hubert Coudurier (Le Télégramme), Valls a tranché « avec l’ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur ».  Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, « il lui reste maintenant à obtenir des résultats », conclut Therry Borsa dans Le Parisien.

 

Valls : très flou sur les financements

Valls : très  flou  sur les financements

Décidément les socialistes ont du mal à compter. D’abord il y a les fameuses économies de 50 milliards (en fait 49 précisées par Valls) qui devaient servir à rééquilibrer les déficits. Déjà la somme est insuffisante. Ensuite les pactes (solidarité et responsabilité (la auusi environ 50 milliards). Manuel Valls est resté flou sur la réduction du déficit public et le financement du « pacte de responsabilité et de solidarité » lors de son discours de politique générale mardi, entretenant le doute sur la volonté de la France de tenir le calendrier convenu avec ses partenaires européens. Un doute accentué par les déclarations du Premier ministre sur la nécessité de discuter avec eux du bon « équilibre » à trouver et par les nouvelles mesures qu’il a annoncées mardi sans dire comment elles seraient financées. Manuel Valls a confirmé l’objectif de réaliser 50 milliards d’euros d’économies entre 2015 et 2017 par rapport à la croissance « tendancielle » des dépenses publiques mais il n’a pas précisé à quoi ces économies seraient affectées. Il n’a pas non plus dit si d’autres économies étaient envisagées, ce qu’avaient annoncé des parlementaires à l’issue d’une rencontre avec lui mardi matin.  Avant le changement de gouvernement, l’exécutif prévoyait d’affecter ces 50 milliards à la baisse du déficit pour que la France tienne sa promesse de passer sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut fin 2015 et d’atteindre l’équilibre structurel des comptes publics à la fin du quinquennat. Comme le ministre des Finances Michel Sapin, Manuel Valls a été ambigu sur le sujet, déclarant qu’il était pour le respect des engagements de la France mais contre l’austérité, et que le gouvernement expliquerait cela à ses partenaires européens. Des dirigeants européens craignent que la France diffère une fois de plus ses engagements, alors même qu’elle a déjà obtenu un délai de deux ans l’an dernier pour passer sous 3%. »Je suis pour le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité, pas pour la remise en cause de notre modèle », a cependant dit Manuel Valls devant l’Assemblée nationale.

Valls : une vraie réforme administrative mais trop tardive

Valls : une vraie réforme administrative mais trop tardive

 

Le redécoupage administratif constitue la véritable annonce nouvelle de Valls. C’est effectivement une impérative nécessité à la fois pour simplifier les procédures mais aussi pour réaliser des économies. Pour résumer moins de communes, plus de départements et réduction à 10 du nombre de régions. De quoi bousculer beaucoup de mondes, d’abord les partis qui sont essentiellement des partis d’élus, d’anciens élus ou de candidats potentiels aux élections ( notamment le PS). Bref de quoi secouer l’oligarchie qui va tout faire pour saboter le projet ; Un projet par ailleurs beaucoup trio tardif : entre 2017 et 2021 ; A un moment où sans doute le PS ne disposera plus d’une majorité suffisante. Manuel Valls a en effet annoncé mardi son intention de diviser par deux le nombre de régions puis de supprimer les conseils généraux dans le cadre d’un programme radical de rationalisation du « millefeuille territorial » français à des fins d’économies. Le Premier ministre a proposé en outre de supprimer la « clause générale de compétence » qui permet aux régions, départements et communes d’intervenir dans tous les domaines qu’elles jugent nécessaires. Il a indiqué enfin, lors de son discours de politique générale, que les collectivités territoriales contribueraient à hauteur de 10 milliards à l’effort de réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques prévu sur la période 2015-2017. Dans un communiqué, le président de l’Association des départements de France, le socialiste Claudy Lebreton, a dénoncé la « brutalité » des annonces de Manuel Valls, en déplorant son absence de concertation préalable. « Les départements de France mettront tout en œuvre dans les jours qui viennent pour démontrer la pertinence de leur existence pour nos concitoyens. Ils prouveront également que leur disparition n’engendrera pour la dépense publique aucune économie substantielle », dit-il. Sur la méthode, Manuel Valls a proposé aux 22 régions de France métropolitaine de « fusionner par délibérations concordantes », avec pour objectif de disposer d’une « taille critique », faute de quoi le gouvernement proposera début 2017 une nouvelle carte divisant leur nombre par deux. S’agissant des conseils généraux, leur suppression interviendrait à l’horizon 2021. Le gouvernement entend agir aussi sur les regroupements de communes en présentant une nouvelle carte intercommunale « fondée sur les bassins de vie », qui entrera en vigueur en 2018. Ces propositions vont au-delà des décisions de la majorité précédente, qui avait voté une fusion des conseillers régionaux et départementaux sur laquelle le gouvernement socialiste s’est empressé de revenir dès son retour au pouvoir en 2012. Il a rétabli de même la « clause générale de compétence » supprimée par la droite avant sa défaite à la présidentielle.

 

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

 

De toute évidence il y a un problème d’agenda dans les mesures annoncées par Valls. Certes il constate la situation d’urgence du pays dans tous les domaines (notamment  croissance, chômage, déficit compétitivité) mais il n’en tire pas les conséquences en matière de calendrier. Il  fallait évidemment prendre des mesures à effet quasi immédiat ( à partir de juillet par exemple) permettant d’agir sur 2014 qui s’annonce catastrophique sur le plan de la croissance (1% et à condition que la conjoncture internationale ne se dégrade pas avec la Crise des pays émergents et celle de l’Ukraine). Certaines orientations relèvent d’ailleurs davantage des intentions que des décisions (exemple : réforme administrative pourtant si indispensable). Ni Valls, ni Hollande ne seront là en 2018 et malheureusement il y a fort à parier que la nouvelle majorité de 2017 voudra faire le contraire de ce voulait engager la gauche dans ce domaine ‘( derrière il y a en effet la maîtrise du Sénat). Pour résumer, trop peu, trop flou et surtout trop loin. L’année 2014 sera détestable en matière de croissance, elle va plomber un peu plus la confiance d’autant que la gauche va sans doute ramasser la plus belle fessée de sa vie aux européennes. Sans confiance, pas de reprise ni de la demande, ni des investissements, c’est un préalable même s’il faut en même temps retrouver compétitivité et pouvoir d’achat. Pour les ménages, c’est cosmétique ; pour les entreprises encore insuffisants et trop lointain.

Valls: 50 milliards d’économies sur trois ans, il manque 50 milliards !

Valls:  50 milliards d’économies sur trois ans, il manque 50 milliards !  

 

 

 

Valls a fait sans doute une erreur d’addition car les 50 milliards d’économies promises d’ici 2017 ne suffiront pas. Il a sans doute oublié les 50 milliards, nécessaires pour atteindre les équilibres budgétaires promis à Bruxelles et le financement de nombre de nouvelles mesures. Une erreur d’autant plus grave que les 50 milliards déjà annoncés par Hollande ne sont pas du tout détaillés. 19 milliards pour l’Etat, 10 milliards pour la sécu et 10 milliards pour les collectivités. Pour l’Etat c’est peut-être  possible (et nécessaire) avec beaucoup de volontarisme. Pour la sécu, c’est plus problématique.car il y avait déjà 12.5 milliards de déficit en 2013 ; idem pour les collectivités plombés par leur dette.  Le Premier ministre Manuel Valls a pourtant affirmé mardi qu’il fallait poursuivre le redressement des comptes publics « tout au long du quinquennat » et confirmé l’objectif de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique de 2015 à 2017. Enfin le coût de la dette publique va dépasser à 50 milliards et cela est incontournable car sans emprunt pas de budget. « Je suis dans le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité », a-t-il déclaré dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.  Expliquant néanmoins ne pas vouloir « casser la croissance », il a proposé un « changement de rythme pour éviter tout recours à l’impôt et financer le redressement de notre économie ».  Pour cela, a-t-il confirmé, 50 milliards d’euros seront économisés sur la dépense publique, un « effort (qui) sera partagé par tous ».   »L’Etat et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros; 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales », a-t-il détaillé. Et « le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations », a-t-il déclaré, sans davantage de détails.

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Valls : des annonces trop lointaines

Valls : des annonces trop lointaines

Certaines des annonces de Valls sont intéressantes comme l’allègement de la fiscalité sur le travail ou la réforme administrative, d’autres trop floues sur la réduction des impôts concernant les ménages, d’autres illusoires comme la baisse de l’euro ou le changement de politique européenne. Finalement un discours un peu étriqué sans doute contraint par la politique de Hollande. Un discours manquant auusi de puissance et d’éloquence. De toute évidence Valls était crispé et prisonnier de son papier. On doit surtout lui reprocher les échéances trop lointaines : entre 2015 et 2021. Face à une situation d’urgence, il fallait des mesures d’urgence.  Les principales mesures :

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> La baisse des cotisations patronales

Manuel Valls a dévoilé les détails du pacte de responsabilité, avec des allègements du coût du travail qui atteindront « 30 milliards d’euros d’ici à 2016″.

Il annoncé une exonération totale des cotisations URSSAF pour les salaires au niveau du SMIC, ce à partir du 1er janvier. Mais ne souhaitant pas « opposer emploi qualifié et peu qualifié », Manuel Valls a indiqué que les allègements concerneront les rémunérations allant jusqu’à 3 SMIC ce qui représentera un total de 4,5 milliards d’euros.

En outre, ce dispositif concernera aussi les travailleurs indépendants qui verront leurs cotisations familles réduites de plus de trois points, ce qui représentera un allégement d’1 milliard d’euros.

> Des gestes pour les familles

Manuel Valls a annoncé plusieurs « gestes » envers les ménages. Tout d’abord, les salariés aux revenus modestes paieront moins de cotisations familiales au 1er janvier 2015.

Selon Manuel Valls, cette mesure permettra de « procurer 500 euros de salaire net supplémentaire par mois », dixit le Premier ministre. « C’est la moitié d’un treizième mois », a-t-il fait valoir. Ce « gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 SMIC ».

De plus il a annoncé des mesures pour les ménages modestes qui représenteront 5 milliards d’euros d’ici 2017.

> Une fiscalité des entreprises révisée

Les entreprises ne sont pas oubliées, Manuel Valls ayant loué leurs valeurs à plusieurs reprises durant son discours. La cotisation sociale de solidarité des sociétés, qui concernent les entreprises avec un chiffre d’affaires de plus de 750.000 euros, sera supprimée « par pallier » en trois ans.

En outre, la surtaxe de l’IS sera supprimée en 2016, et surtout, et, véritable annonce de Manuel Valls, le taux d’impôt sur les sociétés sera abaissé de 33% (hors surtaxe) à 28% d’ici à 2020 avec « une première étape 2017″.

> Les 50 milliards d’euros d’économies confirmés

Manuel Valls a confirmé un chiffre de 50 milliards d’euros d’économies qui seront dégagés d’ici à 2017, qui seront réparties de la façon suivante: 10 milliards d’euros pour la Sécu, 10 milliards d’euros pour les collectivités locales, et, enfin, 19 milliards d’euros pour l’Etat. Les 11 milliards d’euros restants se feront via « une plus grande justice » a-t-il affirmé, sans donner davantage d’indications.

Il a concédé que les 3% de déficit public seront « difficiles à atteindre en 2015″ et a évoqué la nécessité de trouver « l »équilibre entre croissance et redressement des comptes ».

> Une grande réforme territoriale

Manuel Valls a voulu en finir avec le « mille-feuille territorial », annonçant la suppression de la moitié des régions avec « une loi au 1er janvier 2017″, la suppression des conseils généraux 2021, une nouvelle carte de l’intercommunalité en 2018.
Enfin, il a annoncé « la suppression de la clause générale de compétences », qui permet à chaque collectivité d’intervenir dans tous les domaines du moment qu’elles le financent.

> 50 mesures de simplification pour le logement

Manuel Valls a enfin annoncé « 50 mesures de simplification pour favoriser la construction de logements ». « La relance du logement pour tous doit être une priorité », a-t-il affirmé.

> Des critiques de la BCE et de l’euro fort

Durant son intervention, Manuel Valls, a égratigné la Banque centrale européenne (BCE) soulignant qu’elle « mène une politique monétaire moins expansionniste que ses consœurs américaines, anglaise ou japonaise », alors que « c’est dans la zone euro que la reprise économique est la moins vigoureuse ». Il a, au passage, critiqué le niveau de l’euro « qui est aujourd’hui 10% plus cher qu’à l’été 2012, ce qui évidemment pèse sur nos exportations ». Il a affirmé que les efforts de l’exécutif « ne doivent pas être balayés » par l’euro fort. Enfin, il a également adressé un message à Bruxelles en affirmant que « ce qui est essentiel c’est de remettre l’Union européenne sur le chemin de la croissance », sinon les efforts de réductions des déficits « seront vains ».

Valls : très large soutien prévisible à l’assemblée

Valls : très large soutien prévisible à l’assemblée

Après le psychodrame qui a suivi des municipales, finalement Valls va sans doute recevoir un très large soutien (peut-être même historique) du PS mais aussi des écolos, des radiacaux et des communistes. En effet  Fort pour le moment d’une cote de popularité plus de deux fois supérieure à celle de François Hollande (56% contre 27%), selon un sondage LH2 publié lundi, M. Valls promet du « concret », à l’image de discours délivré en 1988 par Michel Rocard. Preuve de l’importance de ce passage obligé pour tout Premier ministre: son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, avait fait naître de premiers doutes dans son camp en livrant le 3 juillet 2012 une prestation sans souffle.  Premier enjeu de ce discours, qui sera lu en même temps au Sénat par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius : détailler le pacte de responsabilité aux entreprises, promis en janvier par François Hollande pour baisser le coût du travail.  Ce pacte sera complété par un autre, dit de « solidarité », destiné à donner un peu de pouvoir d’achat aux Français, via sans doute une baisse des cotisations sur les bas salaires compensée par une suppression de la Prime pour l’emploi (PPE).  M. Valls est aussi attendu, notamment par l’opposition, sur le détail des 50 milliards d’euros d’économies promises d’ici à 2017 sur les budgets de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités.  L’autre enjeu majeur pour M. Valls consiste à rassembler une majorité qui donne de la voix depuis une semaine, entre le refus des écologistes de participer au gouvernement et la pression exercée par une centaine de députés PS en faveur de nouvelles orientations économiques.  M. Valls, qui veut balayer l’idée que son prédécesseur était le seul en mesure de rassembler l’ensemble de la majorité, prend ces ruades au sérieux. Dimanche, il a ainsi reçu à Matignon des députés socialistes qui demandent un nouveau « contrat de confiance » avec le gouvernement, et la fin des politiques « d’austérité » en Europe.  La rencontre semble avoir porté ses fruits. Ces députés – issus de la gauche du parti, proches de Martine Aubry ou membres du courant de la Gauche populaire – voteront sans doute la confiance au gouvernement.   »Ce n’est pas, contrairement à ce que certains veulent faire croire, une motion de défiance », confirme le député PS Jean-Marc Germain, qui faisait partie des parlementaires reçus dimanche avec d’autres comme Laurent Baumel, Pouria Amirshahi ou Christian Paul.  Dans un courrier envoyé lundi aux députés socialistes, leur chef de file Bruno Le Roux a tenté d’apaiser les craintes des plus réticents, en assurant plaider lui aussi pour un « nouvel équilibre », avec notamment le pacte de solidarité. Et dans une interview à Libération, il a mis en garde ceux tentés de ne pas voter la confiance, soulignant qu’ils « ont souvent été élus parce que le président a été élu ».  M. Valls tente aussi d’amadouer les partenaires de la majorité, en particulier les écologistes, dont les responsables parlementaires ont été reçus lundi après-midi.

 

Valls : le ton à défaut du contenu

Valls : le ton à défaut du contenu

Objectif impossible sur le fond pour Valls coincé entre les 50 milliards d’économies, le pacte de responsabilité et le pacte de solidarité. En gros moins d’impôt, plus de pouvoir d’achat, moins de déficits et des économies énormes à faire. Du coup c’est la tonalité qui risque de l’emporter sur le fond car Valls sera contraint de jouer sur la forme pour masquer le flou du fond. Mais depuis l’échec des municipales, François Hollande a décidé d’ajouter à ce pacte un « pacte de solidarité » pour bien montrer aux électeurs de gauche qui ont boudé les urnes qu’il se préoccupait bien des Français modestes.  « Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés », avait annoncé le chef de l’Etat. Manuel Valls va donc être très attendu en précisant, ce mardi, les contours des trois piliers de ce nouveau pacte. Pourra-t-il annoncer des mesures suffisamment concrètes pour convaincre l’électorat d’une prise en compte de ses aspirations? Et ce, alors qu’il devra dans quelques jours détailler les 50 milliards d’économies liées, elles, au pacte de responsabilité.  Rien de nouveau sous le soleil. L’Education et la Jeunesse sont une priorité depuis le début du quinquennat. Dans le budget 2014, l’Education nationale est restée l’un des secteurs prioritaires alors que des suppressions de postes sont intervenues ailleurs.  Sauf qu’aujourd’hui, Manuel Valls va devoir décider s’il confirme  l’embauche des 40.000 enseignants supplémentaires d’ici 2017 promis par François Hollande (20.000 ayant déjà été recrutés).  En fait, une partie de ces embauches pourrait bien être sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires. Fâcheux pour une priorité.  Même ambigüité pour ce second pilier du pacte de solidarité. François Hollande fait de la protection sociale et de la santé une priorité et l’un des moyens de renforcer la solidarité.  Mais le programme de 50 milliards d’économies budgétaires devrait prévoir plus de 20 milliards sur la sécurité sociale et les hôpitaux dans les trois ans à venir. Et plusieurs prestations sociales pourraient être revues à la baisse.  Dans ce contexte, comment Manuel Valls pourra-t-il annoncer des réformes qui ne coûteront rien?  Les charges des entreprises doivent baisser mais celles des salariés aussi, a déclaré François Hollande le 31 mars. Le gouvernement qui veut du concret rapidement sur la feuille de paie devrait limiter la baisse aux salariés modestes. Elle pourrait prendre la forme d’une ristourne de cotisation « en échange » sans doute d’une suppression de la PPE (prime pour l’emploi). Dans ce cas, un peu plus de 9 millions de salariés seulement seraient touchés. Quant à la baisse des impôts des ménages, elle pourrait dans un premier temps se résumer pour 2015 à l’amélioration de la décote qui permet d’éviter aux foyers modestes d’entrer brutalement dans le barème de l’impôt. On sera loin d’une baisse généralisée de l’IR espérée par beaucoup de Français.  Reste « la » question lorsqu’un gouvernement annonce sa volonté de faire un geste en direction des salariés modestes: l’augmentation du Smic. En décembre, le gouvernement Ayrault soutenu par François Hollande avait refusé un coup de pouce en raison de la faible inflation. Manuel Valls pourra-t-il décider autre chose alors que l’une des priorités du gouvernement reste la compétitivité des entreprises?

 

Sondage : Valls, ni à gauche ni à droite….ailleurs (IFOP)

Sondage : Valls, ni à gauche ni à droite….ailleurs  (IFOP)

Dns le sondage de l’IFOP pour le JDD, Hollande n’est ni à gauche, ni à droite, il est ailleurs, le problème est de savoir où ? Entre l’austérité ou la relance ? En tout cas François Hollande trouvera, lui,  dans la lecture de ce sondage un motif d’inquiétude supplémentaire : seuls 20% des Français considèrent le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies à trouver comme une priorité. Preuve que la grande idée présidentielle n’imprime pas. Nommé à Matignon dans un contexte politique et économique explosif, Manuel Valls peut s’appuyer sur un atout non négligeable : son profil politique original. L’ancien maire d’Evry échappe en effet au clivage gauche/droite classique. Le nouveau Premier ministre est perçu comme un homme de gauche par un tiers des Français, un homme du centre par un autre tiers des Français et ni à droite, ni à gauche par le reste des personnes interrogées. Issu de l’aile droite du Parti socialiste, il est jugé de gauche par un sympathisant PS sur deux.

Valls : les écolos ne lui voteront pas la confiance

Valls : les écolos ne lui  voteront pas la confiance

Mardi dernier, les écologistes ont officiellement refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls. « J’ai passionnément aimé être ministre« , a déclaré Cécile Duflot samedi, ajoutant « si j’avais [eu] la sensation qu’il était possible d’agir avec la même utilité dans ce gouvernement [Valls], j’aurais continué« , qualifiant l’appel du nouveau Premier ministre d’ »appât alléchant« . Cette décision de ne pas participer au gouvernement Valls divise le parti, mais les responsables écologistes rassemblés à Paris samedi y étaient en majorité favorables. « Le choix de Cécile c’est un peu le choix des Français, ce n’est pas évident de refuser d’être numéro deux d’un gouvernement« , a notamment déclaré Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes.  Les députés eux n’ont toujours pas digéré cette décision. « A l’Assemblée on va gueuler ou va hurler, on ne va plus travailler ça sert à rien, sauf que là on les menace de quoi si on n’obtient rien ? Ben rien on est déjà sorti« , a expliqué par exemple la co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale Barbara Pompili. Les chefs de groupes parlementaires écologistes ont rendez-vous à Matignon lundi à 16h, « à l’initiative du Premier ministre ». Ils indiquent qu’ils prendront ensuite leur décision concernant le vote de confiance au gouvernement prévu mardi. « Il est certain qu’on ne votera pas contre« , a déjà assuré samedi Jean-Vincent Placé. Une responsable EELV confie hors micro que sauf si Manuel Valls annonce la fermeture de 24 réacteurs nucléaires, la mise en place de la proportionnelle et l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, les écologistes ne voteront pas la confiance. Ce qui paraît clairement impossible. Mais comme ils se considèrent toujours dans la majorité, les parlementaires d’EELV devraient en fait s’abstenir.

 

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