Archive pour le Tag 'valeurs'

Les valeurs sociétales en cause ?

Les valeurs sociétales en cause ?

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise à l’IFOP, auteur de L’archipel français, analyse les fractures entre classes d’âge sur les questions de société dans l’Opinion.

Jérôme Fourquet est directeur du département Opinion et Stratégies d’entreprise à l’Ifop.

Les opinions sur les questions de société sont-elles différentes selon les générations ?

Paradoxalement, les clivages sont plus marqués sur ces sujets qu’en matière économique et sociale. La crise sanitaire a produit des analyses erronées, comme cette volonté prêtée aux jeunes de vouloir enfermer les vieux pour qu’eux-mêmes puissent vivre plus librement. On oublie un paramètre évident : si chacun évolue le plus souvent au sein d’un milieu social assez homogène, il est entouré de plus jeunes et de plus vieux, pour des raisons biologiques. Or, les liens intergénérationnels sont solides : les seniors puisent dans leur épargne pour aider leurs enfants ou petits-enfants, les plus jeunes s’inquiètent de l’impact psychologique du confinement sur leurs parents, ou bien vont se faire tester pour pouvoir passer les fêtes en famille. La dénonciation de « ces jeunes qui vont faire la fête » est contrebalancée par l’expérience personnelle : les uns sont émus de voir leur grand-mère isolée, les autres peuvent dénoncer les boomers qui ont une bonne retraite, mais sont heureux que leurs parents la perçoivent. Les sentiments émoussent ces conflits potentiels entre classes d’âge.

Dans quels domaines les ressent-on ?

Pour tout ce qui touche à la bioéthique ou à la condition animale par exemple. Sur la « PMA sans père », la GPA, les écarts entre générations sont marqués. Les plus de 60 ans sont majoritairement opposés à ces thèmes, les jeunes y sont très largement acquis. Idem pour la protection animale. L’explication est commune aux deux sujets : se manifeste ainsi la dislocation de la vieille matrice chrétienne qui structure notre société et l’amorce d’un basculement anthropologique, que je décris dans L’Archipel français (Seuil). Pendant des siècles, cette matrice est restée stable. Conception de la vie, du couple, rapport avec la nature, avec l’animal (on ne fait pas de mal aux animaux, mais on les utilise et on les mange) : gaullistes, communistes, socialistes, etc., s’entendaient sur ces fondamentaux. Ce consensus a disparu. Certes, des activistes sont à la manœuvre, mais ils rencontrent un écho dans une partie de la société, notamment dans les couches les plus jeunes, auprès desquelles le soubassement anthropologique du vieux référentiel judéo-chrétien a sauté. Au cours des décennies précédentes, la pratique religieuse pouvait baisser, la croyance disparaître, mais on partageait ces fondamentaux. Désormais ce n’est plus le cas, et c’est très perceptible chez les moins de 35 ans.

« Une majorité de Français des années 1970 auraient halluciné si on leur avait parlé d’interdire le spectacle d’animaux vivants au cirque. Aujourd’hui, cela semble normal »

C’est une question de génération, pas d’âge ?

Autant la vision des questions économiques, notamment sur la fiscalité, peut évoluer avec l’âge, autant sur ces sujets, le changement est profond et irréversible. Ce ne sont pas des phénomènes de mode. L’avalisation par la loi de ces évolutions sociétales vient encore accentuer le processus. L’IVG n’est désormais plus contestée, sauf de manière très marginale. On ne reviendra jamais sur le mariage homo. Ni sur le fait qu’une femme seule peut se faire inséminer, et que c’est remboursé par la Sécurité sociale. Une majorité de Français des années 1970 auraient halluciné si on leur avait parlé d’interdire le spectacle d’animaux vivants au cirque. Aujourd’hui, cela semble normal. L’évolution est similaire pour ce qui concerne le rapport au corps ou à la sexualité. Les sondages montrent que certaines pratiques sexuelles se sont banalisées sous l’influence de la pornographie. Par ailleurs, un tiers des moins de 35 ans est tatoué. Ce n’est pas anecdotique. Procréation, sexualité, conception du couple, rapports hommes femmes, les générations ne parlent plus la même grammaire.

Vous diriez la même chose sur la relation avec l’islam et la laïcité ?

Dans une classe, le pourcentage de prénoms musulmans est en moyenne passé de 1 % en 1960 à 19 % aujourd’hui. Le droit à la différence, le respect des identités sont fortement affirmés. Depuis les années 1980, nous vivons de facto dans une société multiculturelle, et cela produit deux réactions opposées chez les jeunes. La première ressort de notre sondage [enquête IFOP sur les lycéens publiée le 3 mars] : c’est la règle du « chacun vient comme il est », la pub McDo ! Au nom de quoi, devrait-on imposer un cadre culturel ? Cette attitude est à mettre en relation avec la volonté d’émancipation de l’individu, valeur très forte de cette génération. L’autre réaction, à l’opposé, est résumée dans le slogan frontiste « On est chez nous ! », version actualisée du vieil adage : « A Rome, fais comme les Romains. » C’est l’attitude par exemple d’un Jordan Bardella, et de nombreux jeunes du RN. Génération identitaire a bien trouvé son nom. Mais il est vrai qu’une partie de la jeunesse issue de l’immigration campe elle aussi sur des positions identitaires. Le résultat est que piercing et foulard se mêlent dans le même combat, conséquence mécanique d’une société multiculturelle.

« Avant, on alignait les quartiers de noblesse, aujourd’hui on compte ses canons de différence identitaire »

Le clivage est-il aussi net avec l’écologie ?

La jeunesse grandit objectivement dans un environnement plus dégradé qu’il y a 50 ans, et il peut y avoir un conflit, sur le thème : vous avez vécu comme des nababs, et vous nous laissez une planète saccagée. Une partie de la jeunesse fait le lien avec le mode de vie : si l’on est sensible à l’environnement, on porte un regard critique sur la consommation, on se fait frugal, on boycotte Amazon, etc. Mais une autre partie de la jeunesse est dans l’hyper consommation et une autre encore ne se sent pas responsable des dégâts actuels : j’ai entendu des Gilets jaunes, jeunes actifs, dire : « Vu ce que je gagne, c’est pas moi qui troue la couche d’ozone ! » Dans une interview au Monde, Pablo Servigne, l’une des figures de référence des jeunes écolos, dit que son enfance a été marquée par « la télé, la bagnole et le Nutella ». Aujourd’hui on dirait : Netflix, Amazon et le Nutella. Et la consommation, pour certains, est paradoxalement une façon de se rassurer face à un monde qui change : « Ah, le Mont-Blanc est moins blanc ? Raison de plus pour reprendre du Nutella ! »

Le féminisme est-il aussi générationnel ?

Nous sommes dans une société où l’individu a pris le pas sur toute autre considération. L’universalisme garantissant les mêmes droits pour tous ? Ce modèle est mis à mal. Dans les années 1960 à 1980, l’idée était de faire accéder les femmes au même statut que les hommes. Aujourd’hui, chacun estime son identité agressée. Les plus légitimes sont ceux qui cumulent le plus de points, parce que femmes, « racisées », LGBT, etc. Avant, on alignait les quartiers de noblesse, aujourd’hui on compte ses canons de différence identitaire.

Valeurs boursières : des risques sérieux d’éclatement de bulles

Valeurs boursières : des risques sérieux d’éclatement de bulles

 

Le co-fondateur de Tikehau Capital, la success story de la gestion d’actifs française, livre sa vision de la crise en cours. Un point de vue décapant sur les risques que fait peser l’écart croissant entre marchés financiers et économie réelle.

 

Tikehau Capital, que vous dirigez, finance de nombreuses entreprises. Quel regard portez-vous sur l’économie française après dix mois de pandémie ?

Il est encore trop tôt pour se prononcer. Ce qui est sûr c’est que le « quoi qu’il en coûte » a permis de sauver l’économie française. Tous les Etats ou presque s’y sont convertis d’ailleurs. Sur le principe, il n’y a donc pas de débat. Mais dans la forme, je pense qu’on aurait pu et surtout dû faire autrement. Pour les entreprises, en particulier. On a versé des dizaines de milliards d’euros d’aides aux sociétés de manière indifférenciée. Sans se soucier de leur situation actionnariale notamment. Or il y a une grosse différence entre un indépendant, une TPE ou une PME détenue par son fondateur et une ETI ou un grand groupe contrôlé par des actionnaires aux poches profondes qui ont pris un risque actionnarial et doivent l’assumer.

CFCM Islam : 15 jours pour définir «charte des valeurs républicaines»

CFCM Islam : 15 jours pour définir «charte des valeurs républicaines»

 

En termes certes diplomatiques, Macron met en demeure le conseil français du culte musulman (CFCM)de se plier aux principes républicains et de mettre au point dans les 15 jours une charte des valeurs. En fait, ce fameux conseil français du culte musulman ressemble à une sorte auberge espagnole cohabitent tout les courants y compris les plus radicaux avec en plus la mainmise de pays étrangers sur le fonctionnement de cet organisme. Le problème c’est qu’au terme de cette mise en demeure Macon, pour une fois, sera bien obligée de prendre des mesures significatives vis-à-vis d’un organisme qui jusque-là n’a pas fait la preuve de sa capacité à intégrer l’Islam et  valeurs républicaines. Macron avait déjà demandé précédemment prise de position du CF CM dans ce sens

À l’époque, il avait réclamé qu’un projet de «Conseil national des imams» aboutisse en six mois. «Mais entre-temps, il y a eu trois attentats», souligne l’un de ses conseillers, pour expliquer la récente accélération du calendrier. Résultat, Emmanuel Macron a convoqué les neuf fédérations il y a une dizaine de jours, pour leur demander de s’entendre aussi vite que possible

« Ne pas se satisfaire de proclamer les valeurs de la République »

« Ne pas se satisfaire de proclamer les valeurs de la République »

Dans le cadre des récents débats sur la laïcité à l’école, Kamel Chabane, enseignant d’histoire-géographie au collège Gustave-Flaubert à Paris, raconte dans le Monde  la rencontre organisée entre ses élèves et Lassana Bathily, le « héros de l’Hyper Cacher ».

Après l’assassinat de notre collègue Samuel Paty, le vendredi 16 octobre, pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet et dans le choc provoqué par ce crime odieux, se repose la question de la transmission des valeurs et des principes de la République. Disons-le d’emblée, plutôt que de proclamer nos valeurs républicaines à longueur de journée, demandons-nous comment les faire vivre réellement, et comment, au quotidien, elles peuvent être transmises en classe.

C’est précisément ce que nous avons voulu faire en recevant au collège Gustave-Flaubert à Paris, vendredi 2 octobre, peu avant ce drame, Lassana Bathily. Le « héros de l’Hyper Cacher », comme il a parfois été surnommé bien malgré lui, a apporté son témoignage devant des élèves de 3e. Cette discussion s’est faite dans le cadre d’un cours d’enseignement moral et civique.

La venue de témoins est une pratique que nous connaissons, notamment en cours d’histoire dans lesquels nous avons déjà fait venir une survivante d’Auschwitz et un résistant, travaillé sur les colonies, la guerre d’Algérie, etc. A chaque fois les même objectifs : réfléchir et donner à voir les valeurs et les principes de la République (laïcité, citoyenneté, nationalité, fraternité…), dire l’histoire pour construire un passé commun et relancer la compréhension, la tolérance, et la cohésion nationale et sociale entre des jeunes venant d’horizons sociaux, économiques, culturels et religieux très variés.

Incarner les valeurs de la république

Ce 2 octobre, Lassana Bathily explique donc pendant deux heures à ces jeunes, bouche bée, comment et pourquoi, le 9 janvier 2015, lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher, où il travaillait, il a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel en venant en aide à des clients, a risqué sa vie en les cachant et en quittant le magasin et a fourni de précieuses informations aux policiers avant leur assaut. Il explique que ces personnes étaient pour lui avant tout des êtres humains en danger, au-delà de leur sexe, de leur origine et de leur religion. L’humanité, dit-il, passe avant toutes autres considérations, y compris religieuses.

 

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème, c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Politique : « Clivage droite gauche : des valeurs tenaces ? »

Politique : « Clivage droite gauche : des valeurs tenaces ? »

Le journal Le Monde rend compte du dernier ouvrage de la politiste Janine Mossuz-Lavau retrace l’histoire et montrerait la persistance, chez les Français, de l’axe droite-gauche. Pourtant cette justification droite gauche paraît bien peu convaincante au regard des arguments évoqués qui se fondent davantage sur une société des années 50 que sur celle de 2020. Une vision assez traditionnelle de la gauche bourgeoise qui ne sans doute n’a pas totalement perçue les changements sociologiques. Une approche des clivages qui ont tué par exemple le parti socialiste se référant aux valeurs traditionnelles dans l’opposition mais appliquant l’idéologie de droite une fois au pouvoir. Si des clivages tels que définis existent, ils persistent essentiellement chez des intellectuels et des responsables politiques un peu coupés des réalités sociales et sociétales. Les clivages ont en effet évolué et leur description mérite mieux qu’une opposition entre droite et gauche.

 

« Le Clivage droite gauche. Toute une histoire », de Janine Mossuz-Lavau, Presses de Sciences Po, « Nouveaux Débats », 176 p., 12 €. Le papier du monde :

« Par-delà la droite et la gauche » : la formule du sociologue anglais Anthony Giddens a fait date dans la politologie et dans le champ idéologique. Avec l’effondrement du communisme, la mondialisation et la crise écologique, soutenait-il en 1994, le vieux clivage droite-gauche devait être dépassé. Ainsi justifiait-il l’avènement d’un nouveau centre gauche aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ensuite rebaptisé « progressisme ». Mais son approche se heurta vite aux critiques de ceux qui, tel le philosophe italien Norberto Bobbio, mirent en avant l’idéal égalitaire : irréaliste et dangereux pour la droite, il restait pour la gauche une « étoile Polaire ».

Aujourd’hui, ce débat renaît en France, après la victoire d’Emmanuel Macron autour d’une idéologie qui se voulait « et de droite et de gauche », et dans un contexte où plusieurs forces politiques évitent de se situer sur l’axe droite-gauche, jugé toujours moins pertinent pour l’électorat. Il s’agit pourtant, avertit la politiste Janine Mossuz-Lavau, d’une grave erreur intellectuelle et politique. Le Clivage droite gauche, son nouvel ouvrage, qui synthétise et prolonge des décennies de recherche, soutient qu’une grande partie de la population française continue à se positionner clairement autour des références de droite et de gauche, et sait très bien de quoi il en retourne. Sa méthode, fondée avant tout sur des entretiens fouillés, lui permet de repérer les choix de valeurs qui sous-tendent les orientations des uns et des autres.

Les catégories de « droite » et « gauche » remontent à la Révolution française, où elles servirent à distinguer dans l’assemblée partisans et adversaires du veto royal, que la Constituante accorda à Louis XVI en 1789. Elles ont certes mis du temps à structurer la vie politique en traduisant les batailles entre cléricaux et anticléricaux, royalistes et républicains, opposants et soutiens du progrès social. Mais elles indiquent un net clivage qui, par-delà ses évolutions, procède d’une différence d’attitude vis-à-vis de l’égalité. Ainsi, depuis les premières études des années 1950-1960 sur l’autopositionnement des citoyens suivant l’axe droite-gauche, on observe des constantes.

En gros, les personnes de droite sont attachées à des formes de hiérarchie et d’autorité, à des inégalités de salaire et de patrimoine, à un ordre dans la société et les mœurs. Elles valorisent la liberté entrepreneuriale et les chefs, les sanctions et punitions, dénigrent l’« assistanat » au nom du travail et de la méritocratie. Au contraire, les personnes de gauche s’indignent des inégalités et de l’injustice sociale, aspirent à une démocratisation des institutions, sont plus tolérantes sur les mœurs, s’alarment des inégalités Nord-Sud. Elles défendent des politiques redistributives et un ample Etat social. En outre, alors que les gens de droite manifestent un fort pessimisme sur l’être humain, dont il faudrait brider les conduites, les gens de gauche sont plus optimistes et confiants quant aux capacités de la société et de l’humanité à s’améliorer. »

 

« Clivage droite gauche : des valeurs tenaces ? »

« Clivage droite gauche : des valeurs tenaces ? »

Le journal Le Monde rend compte du dernier ouvrage de la politiste Janine Mossuz-Lavau retrace l’histoire et montrerait la persistance, chez les Français, de l’axe droite-gauche. Pourtant cette justification droite gauche paraît bien peu convaincante au regard des arguments évoqués qui se fondent davantage sur une société des années 50 que sur celle de 2020. Une vision assez traditionnelle de la gauche bourgeoise qui ne sans doute n’a pas totalement perçue les changements sociologiques. Une approche des clivages qui ont tué par exemple le parti socialiste se référant aux valeurs traditionnelles dans l’opposition mais appliquant l’idéologie de droite une fois au pouvoir. Si des clivages tels que définis existent, ils persistent essentiellement chez des intellectuels et des responsables politiques un peu coupés des réalités sociales et sociétales. Les clivages ont en effet évolué et leur description mérite mieux qu’une opposition entre droite et gauche.

 

« Le Clivage droite gauche. Toute une histoire », de Janine Mossuz-Lavau, Presses de Sciences Po, « Nouveaux Débats », 176 p., 12 €. Le papier du monde :

« Par-delà la droite et la gauche » : la formule du sociologue anglais Anthony Giddens a fait date dans la politologie et dans le champ idéologique. Avec l’effondrement du communisme, la mondialisation et la crise écologique, soutenait-il en 1994, le vieux clivage droite-gauche devait être dépassé. Ainsi justifiait-il l’avènement d’un nouveau centre gauche aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ensuite rebaptisé « progressisme ». Mais son approche se heurta vite aux critiques de ceux qui, tel le philosophe italien Norberto Bobbio, mirent en avant l’idéal égalitaire : irréaliste et dangereux pour la droite, il restait pour la gauche une « étoile Polaire ».

Aujourd’hui, ce débat renaît en France, après la victoire d’Emmanuel Macron autour d’une idéologie qui se voulait « et de droite et de gauche », et dans un contexte où plusieurs forces politiques évitent de se situer sur l’axe droite-gauche, jugé toujours moins pertinent pour l’électorat. Il s’agit pourtant, avertit la politiste Janine Mossuz-Lavau, d’une grave erreur intellectuelle et politique. Le Clivage droite gauche, son nouvel ouvrage, qui synthétise et prolonge des décennies de recherche, soutient qu’une grande partie de la population française continue à se positionner clairement autour des références de droite et de gauche, et sait très bien de quoi il en retourne. Sa méthode, fondée avant tout sur des entretiens fouillés, lui permet de repérer les choix de valeurs qui sous-tendent les orientations des uns et des autres.

Les catégories de « droite » et « gauche » remontent à la Révolution française, où elles servirent à distinguer dans l’assemblée partisans et adversaires du veto royal, que la Constituante accorda à Louis XVI en 1789. Elles ont certes mis du temps à structurer la vie politique en traduisant les batailles entre cléricaux et anticléricaux, royalistes et républicains, opposants et soutiens du progrès social. Mais elles indiquent un net clivage qui, par-delà ses évolutions, procède d’une différence d’attitude vis-à-vis de l’égalité. Ainsi, depuis les premières études des années 1950-1960 sur l’autopositionnement des citoyens suivant l’axe droite-gauche, on observe des constantes.

En gros, les personnes de droite sont attachées à des formes de hiérarchie et d’autorité, à des inégalités de salaire et de patrimoine, à un ordre dans la société et les mœurs. Elles valorisent la liberté entrepreneuriale et les chefs, les sanctions et punitions, dénigrent l’« assistanat » au nom du travail et de la méritocratie. Au contraire, les personnes de gauche s’indignent des inégalités et de l’injustice sociale, aspirent à une démocratisation des institutions, sont plus tolérantes sur les mœurs, s’alarment des inégalités Nord-Sud. Elles défendent des politiques redistributives et un ample Etat social. En outre, alors que les gens de droite manifestent un fort pessimisme sur l’être humain, dont il faudrait brider les conduites, les gens de gauche sont plus optimistes et confiants quant aux capacités de la société et de l’humanité à s’améliorer. »

Immobilier : le danger de la révision des valeurs locatives

Immobilier : le danger de la révision des valeurs locatives

 

La révision des valeurs locatives est entrée en application pour les locaux à usage commerciaux. Devrait suivre la révision des valeurs locatives des biens immobiliers des particuliers. 33 millions de biens  sont concernés. Or on sait que la fiscalité locale constitue l’impôt direct le plus important pour nombre de couches moyennes et populaires. En moyenne la taxe foncière actuelle représente 1000 € et la taxe d’habitation autant. Mais il y a beaucoup de dispersion  autour de cette moyenne. Certains propriétaires et certains locataires payent plusieurs milliers d’euros dans les grands centres urbains pour chacune de ces taxes. Pour les professionnels dans la majoration entre en vigueur en 2017 l’objectif est d’augmenter la fiscalité de 50 % d’ici 2027. Il faudra donc s’attendre à une augmentation du même ordre pour les particuliers à partir de 2000 18 août 2019. L’objectif est clair : compenser la baisse des dotations de l’État par une sur fiscalité locale. Nul doute qu’il y aura conjonction des volontés fiscaliste sur ce point et du gouvernement et des collectivités locales. . Annoncée dès 2009 et reportée à trois reprises, la réforme des valeurs locatives cadastrales entre en vigueur cette année, mais pas pour tout le monde. Ces valeurs, qui servent de base au calcul de la taxe foncière et de la taxe d’habitation, restent aujourd’hui définies selon des règles datant de 1970 et ne prennent plus suffisamment en compte la réalité du marché immobilier. Actuellement le centre des finances publiques détermine la valeur d’une propriété, qui correspond aux loyers théoriques applicables que percevrait le propriétaire sur un an s’il mettait son bien en location dans des conditions normales. Ainsi, chaque logement se voit attribuer une valeur locative et cela sert de base ensuite au calcul de la taxe d’habitation pour les locataires et au calcul de la taxe foncière pour les propriétaires. Reconsidère que ces valeurs locatives sont très sous-estimées en raison de leurs critères de confort d’aujourd’hui et de leur localisation géographique. Point du coup taxe foncière et taxe d’habitation sont susceptibles d’augmenter de manière notoire dans les prochaines années. L’objectif de cette réforme serait  de rétablir davantage d’équité. Mais pour l’heure, seuls les propriétaires des locaux commerciaux sont concernés. Les habitants, eux, attendront encore un peu avant de voir leurs impôts locaux refléter davantage le standing du logement qu’ils occupent. Cette révision – qui devrait rapporter quelque 70 milliards d’euros de recettes fiscales à l’État – va en tout cas se traduire dès cette année par une hausse des taxes pour 85% des locaux professionnels. Ainsi, les commerçants dont les boutiques sont implantées dans un centre commercial ou une galerie marchande verront leur taxe foncière progresser chaque année pendant dix ans de 47% en moyenne d’ici à 2026, rappelle le quotidien d’information en ligne Localtis.info consacré aux collectivités territoriales (Caisse des Dépôts). Plus curieux, les maisons de retraite subiront une hausse de 37% en moyenne, les déchetteries et les parkings de 35% et les crèches et centres médicaux de 25%. Des augmentations qui devraient être répercutées par les gestionnaires et propriétaires de ces biens immobiliers dans les factures des clients, des résidents et des patients.

« Valeurs de gauche » : Valls et Mélenchon à égalité

« Valeurs de gauche » : Valls et Mélenchon à égalité

Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls représentent le mieux les valeurs de gauche pour  34% des Français se disant de gauche assez loin devant François Hollande (19%) s’il se présentait, Emmanuel Macron (19%) et Arnaud Montebourg (19%). Cécile Duflot serait, elle, décrochée (9%). Si Manuel Valls se présentait en lieu et place de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait le même score (34%). Manuel Valls incarnerait mieux les valeurs de gauche que François Hollande (21%), Arnaud Montebourg serait toujours à 19% et Emmanuel Macron à 18% et Cécile Duflot à 8%. Les électeurs du Front de gauche plébiscitent Jean-Luc Mélenchon (75 à 77%). Pour les autres partis, les choses sont plus compliquées : chez les sympathisants PS, pas de champions. Manuel Valls est à 35%, François Hollande à 34%. Chez EELV, la confusion est plus grande encore : Cécile Duflot est derrière Emmanuel Macron (28% pour lui, 24% pour elle), dans l’hypothèse où François Hollande se présenterait. Dans le cas d’une hypothèse Manuel Valls, Cécile Duflot (19%) passerait 3e, derrière Emmanuel Macron (30%) et Jean-Luc Mélenchon (20%). ((JDD)

 

Le traité transatlantique : l’enjeu des valeurs (Pascal Lamy)

Le traité transatlantique : l’enjeu des valeurs (Pascal Lamy)

Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC (organisation mondiale du commerce) livre sa vision dans une interview au JDD des enjeux du traité transatlantique (Tafta ou Ttip) ; pour lui, il s’agit moins d’un enjeu  économique que d’un enjeu sur les valeurs. Il est sans doute vrai que les conséquences économiques ne seront pas aussi considérables que certains le prétendent toutefois Pascal Lamy oublie que cette  négociation a surtout un caractère normatif qui risque de peser sur l’ensemble de l’économie mondiale. De toute manière en l’Etat des divergences sur le sujet l’accord net pas pour demain.

 

Sur quoi porte le projet d’accord transatlantique (Tafta) entre l’Union européenne et les États-Unis?
P-L : C’est une discussion pour créer un traité d’un nouveau type difficile à comprendre parce que les négociateurs européens et américains n’ont pas été capables d’expliquer ce qu’ils font. Il n’y a presque plus de donnant-donnant, comme quand on se mettait d’accord sur un pourcentage de droits de douane. Cet objectif fait partie de la négociation en cours mais demeure très marginal. L’essentiel des discussions porte sur les standards qui protègent les consommateurs. Avant, par exemple, un cultivateur de roses rwandais se heurtait à des droits de douane plus ou moins élevés sur ses exportations aux États-Unis ou en Europe. Aujourd’hui, on s’intéresse au niveau admissible de résidus de pesticides dans les fleurs. Si cet accord voit le jour, ce niveau sera équivalent pour un marché de plus de 800 millions d’Américains et Européens. Cela met en jeu nos valeurs, nos interprétations du principe de précaution, des préférences collectives encore très hétérogènes des deux côtés de l’Atlantique.

 

La France figure parmi les pays européens les plus opposés à cet accord, c’est classique?
La France est traditionnellement plus protectionniste que d’autres pays européens et je présume que François Hollande cherche à se protéger sur sa gauche.

Cet accord créera-t-il plus de richesses que de chômage?
L’économie des États-Unis va croître deux fois plus vite que l’économie européenne au cours des dix prochaines années, autour de 3% contre 1,5% en moyenne chez nous. Y exporter davantage nous procurerait de la croissance et de l’emploi. Se pose évidemment la question du partage des richesses ainsi créées. Car ce type d’accord a toujours un impact douloureux socialement et économiquement pour les producteurs les moins efficients. Aux pouvoirs publics de mettre en place les politiques nécessaires.

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

. Je suis d’une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller sur le fond des idées », justifie la nièce de Marine Le Pen. La nièce de Marine Le Pen a insisté sur le fait que, selon elle, les valeurs de la République ne sont pas cohérentes avec l’exclusion du Front national  »du pseudo-champ républicain« .  »Je défends évidemment la Ve République, c’est un système auquel je suis attachée, mais la Ve République, c’est un régime politique. La France, c’est mon pays, je ne confonds pas tout à fait les deux. La France a commencé avant la République« , a-t-elle lancé, invitant les dirigeants politiques à « expliciter » ce que sont les valeurs républicaines.

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

La défaite du PS aux régionales s’inscrit dans un long processus de dégénérescence d’un parti qui progressivement a abandonné toutes ses valeurs et qui peut être considéré aujourd’hui comme une formation politique de centre-droit d’orientation libérale. Le début du processus a commencé dès la création du PS et sa prise en main par Mitterrand. Le parti socialiste créé notamment à la suite des assises du socialisme s’est débarrassé immédiatement des couches sociologiques populaires (militants d’associations, syndicalistes, ouvriers, employés du privé, agriculteurs, petits chef d’entreprise). La direction a été appropriée par des vieux routiers de la politique, par des technocrates, des bourgeois et autres arrivistes. Aujourd’hui pour l’essentiel ce sont encore de hauts fonctionnaires souvent issus de familles bourgeoises qui dirigent le parti avec quelques autres oligarques qui font carrière dans la politique. Autant dire une sociologie peu représentative de la population. Hollande, Valls, Fabius, Macron sont  des exemples du mode de reproduction des élites au PS. Pour s’attirer les voix de gauche  lors des campagnes le PS a toujours affiché des positions à la fois gauchistes et démagogiques. Mais à chaque fois en situation de pouvoir il a abandonné ses propres orientations pour faire finalement une politique sociale libérale. Les rares fois où le PS au pouvoir a voulu prendre des mesures de gauche il s’est lamentablement planté par son incapacité à articuler problématiques sociales et problématiques économiques (dernier exemple catastrophique : les 35 heures). Finalement le PS s’inscrit dans la trajectoire de la SFIO et  aura le même destin, c’est-à-dire la disparition. Une disparition inévitable dans la mesure où la soif de pouvoir des apparatchiks a fait office de ligne idéologique. Aucun leader du PS ( hormis Rocard) n’a été capable de définir un contenu au concept de social-démocratie et du coup le parti a fait en permanence le grand écart entre des discours gauchistes est une pratique libérale par ailleurs souvent malheureuse dans sa mise en œuvre. Mitterrand a trahi, Hollande a trahi, son éventuel successeur type Valls  trahira de la même façon. En cause surtout : l’ignorance qu’ils ont du milieu dont il se revendique.

Immobilier-réévaluation valeurs locatives: danger

 

Sous prétexte d’obsolescence des valeurs locatives, les technocrates du ministère des finances  veulenet revoir la méthodologie , en réalité c’est pour permettre une augmentation générale des impôts locaux. D’après ces experts en fiscalité,  les taxes actuelles ne correspondraoeient plus à la valuer locative réelle. Actuellement uen expérimentation est en cours  sur 5 départements, elle sera ensuite étendue à toute la France. Mais derrière ces arguties méthodologiques  se cache  bien autre chose. Le gouvernemenet actuel ( et ceux sans doute qui le suivront) veulent  réduire de manière assez drastique la dotation aux collectivités locales, ce qui ajouté à la situation dramatique de l’endettemenet des  dites collectivités va se traduire par une augmentation très sensible de la taxe d’habitation et de l’impôt fioncier. Aujourd’hui en moyenne cela représente  de ‘lodre de 2000 euros par logement ( avec de de très fortes disparités entre les ves zones). C’est l’impôt le plus important compte tenu du faiat que plus de  la moitié des Français ne payet pas d’impôt sur les revenus. Les valeurs locatives cadastrales date  1970 exactement. Elles n’ont été révisées qu’une seule fois en 1980 et depuis, tous les ans, elles sont réévaluées à l’aide d’un coefficient identique pour toute la France.  Autant dire qu’elles ne veulent plus dire grand-chose, compte tenu du changement de l’urbanisme, du tissu bâti, et des travaux qui ont été réalisés sur les immeubles, sans toujours être déclarés. Mais réviser les valeurs locatives cadastrales, c’est une entreprise difficile et complexe. On en parle depuis longtemps mais personne ne veut s’y mettre !  Pourtant, le ministre des Finances et du Budget vient de choisir cinq départements pour expérimenter, en 2015, une nouvelle méthode d’évaluation des valeurs locatives des locaux d’habitation. Les habitants de Charente-Maritime, du Nord, de l’Orne, de Paris et du Val-de-Marne reçoivent donc, en ce moment, une demande de renseignements relative aux caractéristiques de son immeuble.  Avant, en 1970, l’évaluation se faisait en tenant compte du degré de confort du logement. Par exemple, la salle de bains était beaucoup moins répandue qu’aujourd’hui, et donc, on prenait en compte la surface de votre logement, à laquelle on ajoutait 5 mètres carrés lorsque le logement disposait d’une baignoire. On appelait une équivalence superficielle. Ce système est d’ailleurs inspiré de la loi de 1948 et servait à calculer la fameuse « surface corrigée ». Aujourd’hui c’est dépassé. Le ministère estime que l’évaluation peut être basée sur un prix au mètre carré, sur un loyer, si l’on différencie les appartements des maisons individuelles et si l’on tient compte des annexes. La nouvelle méthode d’évaluation est donc plus simple et plus moderne. Mais il ne s’agit que d’une expérimentation. Si tout va bien, que la première expérimentation est positive, que l’on arrive à établir les nouvelles valeurs locatives pour tous les départements, sans retard, on devrait payer l’impôt de 2018 sur cette base.

 

Immobilier – Révision des valeurs locatives : la nouvelle grande arnaque

 

Immobilier - Révision des valeurs locatives : la nouvelle grande arnaque

 

C’est évidemment une nouvelle énorme  arnaque fiscale qui se prépare avec cette révision des valeurs locatives des logements. Théoriquement le produit global ne doit pas changer mais être mieux réparti en fonction des éléments de confort. 46 millions de logements vont donc être expertisés par des fonctionnaires, ce qui par parenthèse va représenter des dépenses énormes. On va commencer par une expérimentation dans 4 départements dont Paris. Au final en  prenant en compte l’endettement abyssal des collectivités locales et la baisse de la dotation aux collectivités locales tout cela va se traduire par une hausse substantielle. Pour justifier cette arnaque , comme d’habitude les arguments des technocrates ne manquent pas. « L’enjeu est d’actualiser les bases d’imposition de 46 millions de locaux d’habitation, fixées en 1970 et restées inchangées depuis: obsolètes, elles ne reflètent plus la réalité du marché locatif. Un chantier similaire pour les locaux professionnels a déjà été engagé et doit aboutir en 2015, mais la tâche était d’une bien moindre ampleur (3 millions de locaux).  Il y a 43 ans, une baignoire, le chauffage central ou les sanitaires, considérés comme des « indices de confort », justifiaient une valeur locative plus élevée. En conséquence, les bâtiments récents se retrouvent plus taxés que les immeubles anciens, dont la valeur locative est gelée depuis quarante ans, mais qui ont souvent été modernisés depuis. »  Le but affiché par le gouvernement est donc de « remettre de la justice dans le système fiscal local », tout en simplifiant le mode de calcul de ces valeurs locatives, qui seront désormais mises à jour très régulièrement.   Ce toilettage ne sera pas sans conséquences, ni pour les locataires, qui s’acquittent de la taxe d’habitation, ni pour les propriétaires, qui règlent la taxe foncière. « Cela va induire des transferts de charges entre les contribuables: pour certains, la valeur locative va augmenter, et pour d’autres, elle va baisser », reconnaît-on au ministère de la Décentralisation. Oui, mais au total, ce sera sans doute une hausse de la moyenne !

Révision des valeurs locatives= forte augmentation des impôts locaux

Révision des valeurs locatives= forte augmentation des impôts locaux

Sous prétexte que les base des valeurs locatives ont évolué depuis 1970 (il y aurait des salles de bain dans les ’appartements  !! le luxe quoi !), on va procéder à une évaluation de tout  le parc de logement. D’abord avec une expérimentation dans 4 départements puis une extension sur l’ensemble du parc. . L’idée d’une généralisation en 2018 a été évoquée. Un  rapport en 2015 devra examiner bien sûr les conséquences pour les contribuables, mais aussi pour les collectivités locales. Officiellement il ne s’agit pas d’augmenter globalement le produit de la fiscalité locale mais de la répartir autrement. En faiat compte tenu d’une part du fort endettement, d’autre part de la réduction de la dotation aux collectivités locales, cette nouvelle machine bureaucratique se traduira pare un relèvement substantiel des impôts locaux.  Les élus affirment que cette révision doit se faire comme un jeu à somme nulle en faisant jouer les taux. Mais elle impliquera des transferts entre contribuables, sujets sensibles en période électorale. « L’esprit de la loi est de maintenir le produit de l’impôt et de créer de l’équité entre les contribuables » précise l’association des communes de France (ADCF) tout en rappelant que ces baser servent d’assiette à 63 milliards d’euros d’impôts (taxe foncière, taxe d’habitation, Taxe ou redevance sur les ordures ménagères, cotisation foncière des entreprises). Une loi de 1990 avait déjà fixé le principe de la révision. Même chose en 2007, quand le gouvernement Fillon avait envisagé cette mesure avant de renoncer.  La méthode de l’expérimentation sur cinq départements avant généralisation à l’ensemble de la France a toutefois été appliquée dans le cas des locaux professionnels. En 2010, une expérimentation avait été menée auprès des professionnels de l’Hérault, du Pas-de-Calais, de la Haute-Vienne, Paris et du Bas-Rhin avant une généralisation à 3,3 millions de locaux. Là aussi, une grille tarifaire a été établie par catégorie de bien en 2013, et les contacts avec les propriétaires se sont faits en grande majorité par Internet. Ces éléments serviront de base au calcul de la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à partir de 2016

Hollande : après le coup de l’inversion du chômage, celui des valeurs

Hollande :  après le coup de l’inversion du chômage, celui des valeurs

 

Changement de thématique pour Hollande après le fiasco de l’inversion du chômage ; Hollande quitte le terrain de l’économie et se recentre sur les valeurs. Valls étant chargé de l’intendance,  il peut se consacrer aux discours ésotériques : le vote des étrangers ; les quartiers sensibles, la démocratie participative, la ténacité, le rassemblement. Autant de sujets qui ne mangent pas de pain et complètement impossibles  à évaluer quant aux résultats à attendre. Sans parler des contradictions. Exemple sa proposition de referendum local sur les projets sensibles à l’environnement. Les  populations  auront tendance à voter non sur un projet d’intérêt national s’il y a nuisances locales et à l’inverse oui s’il y a développement économique mais menaces l’environnement plus global. Autre exemple la proposition de faire voter les étrangers aux élections locales alors qu’il sait qu’il n’a pas les 3/5ème exigé (ou alors il faudrait un referendum qu’il ne veut pas car  il est certain de la perdre). Ne parlons pas du rassemblement ; Hollande est  déjà incapable de rassembler à gauche et même au PS. Fini pour lui les grande réformes ou même l’  intervention sur le terrain économique. Trop risqué. L’année 2015 (et sans doute 2016) sera celle des prêches surréalistes sur les valeurs (mais sans traductions concrètes qui engagent et qui pourraient être évaluées).  . La petite histoire retiendra peut-être que c’est sur un archipel oublié et battu par les vents, perdu dans l’Atlantique, à plus de 4000 kilomètres de Paris, que François Hollande lança la reconquête pour 2017. «Il faut se battre, on se bat», a-t-il ainsi confié mardi soir en marge d’une visite de vingt-quatre heures à Saint-Pierre-et-Miquelon.  Il a également changé de registre, y compris sémantique, se voulant plus proche des gens, et multiplie les signaux à l’intention de son électorat. «Ce n’est pas le même contexte, explique sans tergiverser le chef de l’Etat. On se rapproche de 2017. On est dans la conquête, la dynamique, le mouvement.»

Hollande- Immigration : faute de résultats économiques retour aux valeurs !

Hollande- Immigration : faute de résultats  retour aux valeurs !

 

Hollande va s’exprimer aujourd’hui sur l’immigration. Pourquoi en ce moment ? Simplement pare que sur les questions centrales qui minent le pays  (croissance ; emploi, fiscalité, bureaucratie), il n‘a rien à dire. Du coup, il se recentre sur des thèmes  intemporelles et ou internationaux; Qu’est-ce que ça ca changer cette allocution ? Rien ou à peu près ; un  discours et c’est tout. En outre il n’est pas certain qu’il soit très opportun de faire de cette question une priorité car elle risque de diviser un pays déjà éclaté. On objectera sûrement que c’est précisément pourquoi Hollande veut disserter sur la question. Malheureusement il n’est pas spécialement auréolé des vertus du rassembleur pour parler des questions qui fâchent. D’autant que la problématique est complexe, Contrairement aux idées reçues i y a moins d’immigrés accueillis en France que dans d’autres pays comparables comme en Grande Bretagne ou en Allemagne. De toute manière annoncer des contingentements (des quotas) ne changera pas le nombre d’entrées clandestines. Par ailleurs sous tous les gouvernements les reconduites à la frontière ont toujours été marginales. Par  ailleurs accuser l’immigration de tous les maux est une  vision réductrice  de la réalité. Certains travaux particulièrement pénibles (les entreprises de nettoyage par exemple) sont essentiellement assurés par des immigrés dans les grandes agglomérations en raison des conditions sociales très précaires, cela vaut dans d’autres secteurs. Le bilan financier global de l’immigration n’est pas déficitaire loin s’en faut ; en outre on confond souvent immigration et population française d’origine étrangère. Le problème du vote est auusi un faux problème d’une part parce que limité aux municipales et surtout parce que les immigrés ont d’autres préoccupations (les papiers, le raval, le logement). La réalité c’est que l’environnement économique ne permet plus d’assimiler comme avant la crise  autant de population étrangère, d’où  une crispation sur ce sujet. Mais on ne peut nier qu’existe de réels problèmes d’intégration de certaines populations du fait des spécificités culturelles, il s’agit d’une question sociétale qui doit être traitée et pas seulement avec des bavardages. Bref Hollande va s’exprimer sur l’immigration comme il s’est exprimé sur le chômage, avec la même incompétence.  Il en connait des immigrés dans sa famille, son entourage proche,  Hollande ?

Le cache-sexe des valeurs républicaines pour masquer la crise

Le cache-sexe des valeurs républicaines pour masquer la crise

 

Pour masquer la crise le gouvernement utilise le cache-sexe des valeurs républicaines. Sur le mariage-gay, les rythmes scolaires, la fiscalité , il  en appelle aux  valeurs républicaines et aux institutions pour combattre la contestation. Une contestation qui deviendrait antirépublicaine !  En clair le gouvernement est légitime, il ne peut donc être mis en cause, c’est la logique des institutions !  Pour tout et pour rien, on ressort l’étendard du pacte républicain pour justifier injustifiable ; Quand un gouvernement est contesté par près de 80% des français, que le président n’est plus soutenu que par 20% de l’opinion, il ne parait pourtant pas antidémocratique de remettre en cause des orientations plus que discutables.et même de remettre en cause les responsables. De toute évidence, on ne saurait attendre encore jusqu’en 2017 pour engager opérer de vrais changements. Pour l’instant nul ne remet en cause les valeurs républicaines (ou les institutions), valeurs qui impliquent par ailleurs la pratique de la démocratie. donc le débat voire la contestation. Pour faire oublier la crise, le gouvernement opère un glissement des champs de préoccupation vers des préoccupations thématiques idéologiques. Or, La  priorité du moment c’st la croissance et l’emploi et pour cela la nécessité de favoriser la compétitivité en allégeant une fiscalité qui plombe tout, le pouvoir d’achat des ménages comme la performance des entreprises. Le gouvernement se trompe de combat, la France ne combat pas les institutions mais les orientations économiques. Se draper dans le légitimisme institutionnel ne saurait dissimuler la nudité de la vision et de l’action économiques et sociale.

 

Révolte des riches et perte des valeurs ou pourquoi le déclin de la France

 

Révolte des riches et  perte des valeurs ou pourquoi le déclin  de la France  

 

L’exil des riches est révélateur de l’effondrement des valeurs notamment républicaines. L’individualisme et l’égoïsme ont pris le pas sur les valeurs de solidarité et d’attachement au pays ; la valeur désormais se mesure au patrimoine financier ; il n’ya pas de honte chez les exilés fiscaux ;  au contraire, du mépris pour le pays qui leur a permis d’acquérir leur fortune. Ce comportement témoigne de la dérive d’un pays qui a perdu ce qui fait l’essence d’une nation ; c’est le chacun pour soi, l’individualisme, l’égoïsme surtout de la part d’une génération qui n’a pas connu la guerre mais a su récolté les fruits des efforts de redressement à partir des années 50.  Certes la fiscalité française est excessive (57% du PIB de prélèvement obligatoire), insupportable pour l’économie, source de notre perte de compétitivité, de l’écroulement de la croissance et du chômage. La faute à ces politiques qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport approximatif avec les réalités économiques, sociales et même sociétales ; un seul slogan de la plus petite collectivité locale jusqu’au sommet de l’Etat, des impôts, encore des impôts. Ceci étant qui subit le plus dramatiquement cette situation ? Les riches ou les smicards ? Curieuse inversion de la victimisation.  Des smicards qui précisément, outre la fiscalité, subissent la veulerie des grands responsables économiques qui se sont gavés de dividendes. Le smicard paye la fiscalité plein pot, avec la fiscalité locale, avec la TVA au supermarché, avec l’énergie, avec l’alimentation. La totalité de son revenu est soumise à l’impôt et il ne lui reste rien. Une différence de taille avec les riches qui eux se révoltent pour protéger des fortunes indécentes. Quand les élites  (financièrement, ce qui limite le qualificatif) se comportent ainsi et sans vergogne, cela démontre que le pays est en mauvaise santé morale. Aux valeurs traditionnelles qui fondent une nation se sont substitués la seule valeur de l’argent et cela dans des limites inqualifiables. Le pire, c’est qu’on hésite à légiférer pour arrêter cette pantomime de l’exil fiscal alors qu’on ne cesse de produire des lois par milliers aussi inutiles que couteuses.  L a crise est certes économique mais ne n’est que la conséquence d’une crise plus profonde de nature sociétale qui pourrit le pays, ses élites.et  contamine même une partie de la population.

 




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