Archive pour le Tag 'vague'

Coronavirus France: nouvelle vague ? (Comité scientifique)

Coronavirus France: nouvelle vague ? (Comité scientifique)

 

L’hypothèse d’une nouvelle vague du virus n’est plus exclue par le comité scientifique. En cause,  le fait que la propagation du Coronavirus est nettement repartie depuis les vacances et l’amplification de la mobilité. Pour preuve, toute la partie ouest de la France largement épargnée par la crise sanitaire au début et maintenant toucher du faite de l’avenue de nombreux vacanciers dont beaucoup prennent des libertés avec les mesures barrières.. L’épidémie liée au nouveau coronavirus a “redémarré” en France, a prévenu mardi Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique COVID-19, en insistant sur la nécessité de respecter les mesures barrière pour éviter de basculer dans une véritable reprise épidémique.

“On est dans quelque chose de fragile. Il faut que les Français comprennent que rien n’est gagné, que le virus continue à circuler de façon importante”, a-t-il souligné sur BFMTV et RMC.

“C’est nos propres comportements, notre distanciation, les mesures barrières qu’on va prendre ou ne pas prendre qui nous conduiront à rester soit sur la ligne de crête, soit à basculer”, a-t-il insisté, en citant l’exemple de l’Espagne, où la résurgence des cas de contamination a entraîné de nouvelles restrictions dans de nombreuses régions du pays -notamment à Barcelone – moins d’un mois après la levée de l’état d’urgence dans le pays.

“On est dans une période un peu limite et (…) on pourrait très vite basculer”, a-t-il mis en garde en soulignant que si “les chiffres sont inquiétants (…) inversement aucun de ces indicateurs non plus n’est totalement au rouge” pour l’instant.

Rappelant que l’épidémie “n’a jamais cessé en France”, car même si le confinement a fortement ralenti la circulation du virus SARS-CoV-2, “il ne l’a pas arrêtée”, Jean-François Delfraissy a estimé que la multiplication des clusters ces dernières semaines – pas seulement liée selon lui à l’amélioration de la détection – et l’apparition du virus dans des régions jusque là relativement épargnées, comme l’Ouest et le Sud-Ouest notamment, démontrent que l’épidémie “a redémarré” et que la France se trouve “sur une ligne de crête un peu instable”.

Retour de la vague du virus pour l’hiver?

Retour de la vague du virus pour  l’hiver?

D’après France Info les épidémiologistes observent ce qu’il se passe actuellement dans les pays de l’hémisphère sud. « C’est extrêmement inquiétant », résume Arnaud Fontanet épidémiologistes membres du comité scientifique qui constate « une montée de l’épidémie très forte dans les pays qui sont aujourd’hui en période hivernale ». Face à la flambée des cas de coronavirus, plusieurs régions ont en effet dû procéder à un reconfinement partiel. C’est le cas à Melbourne, deuxième ville d’Australie, où plus de cinq millions de personnes ont reçu l’ordre des autorités locales, mardi 7 juillet, de rester chez elles pendant au moins six semaines.

 

Même décision à Madagascar où, deux mois après son déconfinement, la capitale Antananarivo est de nouveau placée à l’isolement depuis lundi. Ou encore en Afrique du Sud où des médecins militaires ont été déployés dans la province du Cap oriental pour aider le personnel médical à faire face à la recrudescence de la pandémie, alors même qu’un déconfinement progressif a débuté en juin…

Si cette saisonnalité se confirme, la surveillance de la résurgence de la maladie dans l’hémisphère sud entre juin et septembre pourra aider à préparer l’hémisphère nord aux éventuelles prochaines vagues de Covid-19. « Dit autrement, si l’Australie arrive à contrer la flambée hivernale du coronavirus, ça doit nous alerter », résume le professeur Antoine Flahault, interrogé par franceinfo. Et le directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève de rappeler que c’est « en hiver » et  »en Chine continentale » que le virus a émergé fin 2019. Ensuite, « il a entraîné de fortes épidémies dans les zones tempérées de l’hémisphère nord entre janvier et mai » alors que  »son activité était moindre dans les zones tempérées de l’hémisphère sud », décrit encore cet expert.

Par ailleurs, tous les scientifiques ne s’accordent pas sur la question du timing d’une éventuelle deuxième vague. Interrogé dans Le Parisien, le professeur Eric Caumes émet l’idée d’un retour en force de l’épidémie en France dès cet été, en raison notamment du manque de précautions et du non-respect des gestes barrières, observés au sein de la population.

Coronavirus Jérôme Salomon: «une deuxième vague» épidémique

Coronavirus Jérôme Salomon: «une deuxième vague» épidémique

 

Le directeur général de la santé avait déjà prévenu lors de son audition à l’Assemblée nationale : ne pas se préparer à une deuxième vague serait irresponsable. Nous devons anticiper un rebond, voire une deuxième vague épidémique cet automne ou cet hiver. Ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure », a déclaré Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, interrogé par les députés membres de la commission d’enquête parlementaire portant sur l’impact et la gestion de la crise du Covid-19.

« La première vague épidémique s’achève en Europe et en métropole, mais l’épidémie est loin d’être terminée et le virus circule toujours de façon hétérogène. Comme depuis le début de l’épidémie, nos équipes sont toujours pleinement mobilisées. Elles surveillent la situation en métropole, avec plus de 230 clusters déclarés [...]« .

« Nous devons impérativement maintenir le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation physique [...]« .

« Nous devons anticiper un rebond, voire une deuxième vague épidémique cet automne ou cet hiver. Ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure. »

«Ce sont nos comportements qui conditionnent le risque» de regain du Covid-19, insiste le directeur général de la Santé, qui appelle les Français à «la prudence» face au risque d’une deuxième vague qu’il  rappelle dans une interview du Figaro.

 

Une vague anti-5G

Une  vague anti-5G 

Xavier Niel, fondateur et principal actionnaire de la maison mère de l’opérateur Free se plaint d’une certaine vague anti 5G qui  d’après lui pourrait  retardé le progrès technologique en France. Il est vrai que certaines tendances écologistes manifestent un certain scepticisme sur l’intérêt économique mais aussi stratégique et environnemental d’une 5G  qui évidemment n’a pas fait encore la démonstration de son intérêt vital tant pour le développement économique que pour la prise en compte de la dimension écologique

Du coup le patron de Free s’inquiète d’autant qu’il y a aussi les hésitations de la France mais aussi d’autres pays quant à l’attitude à tenir vis-à-vis de la technologie du chinois Huwei.

 

 

La dernière génération de technologie mobile suscite un climat de méfiance alimenté par des interrogations sur les risques potentiels qu’elle induirait pour la santé, son impact sur l’environnement ou sur son utilité même.

La 5G, qui promet des débits dix fois plus rapides que la technologie précédente, est également la cible de théories complotistes l’associant à l’épidémie de coronavirus, au point que des dizaines d’antennes de téléphonie ont été incendiées dans l’Hexagone ces derniers mois comme dans d’autres pays européens, dont le Royaume-Uni.

La convention nationale pour le climat, dont Emmanuel Macron s’est engagé à reprendre l’essentiel des propositions, s’est prononcée pour un moratoire le temps d’une évaluation et plusieurs maires élus à la faveur de la “vague” verte des élections municipales de juin ont demandé l’ouverture d’un débat.

Le gouvernement a pour sa part réaffirmé au début du mois que les enchères pour l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms se tiendraient en septembre, alors qu’elles avaient été reportées à plusieurs reprises.

Coronavirus France: un deuxième vague ?

Coronavirus France: un deuxième vague ?  

 

13 nouveaux décès dus au nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le total des morts à 29.933 depuis le début de l’épidémie.

“Il faut se préparer à une reprise de l’épidémie (de coronavirus), voire à une deuxième vague”, prévient le directeur général de la santé Jérôme Salomon dans une interview au Figaro, alors que la France a enregistré mardi 13 nouveaux décès dus au Covid-19, pour un total de 29.933 morts depuis le 1er mars.

« Ce bilan se répartit entre 19.457 décès dans les hôpitaux et 10.476 dans les Ehpad et autres établissements médicosociaux.

Le nombre d’hospitalisations continue de baisser, avec 7.594 patients admis dans les hôpitaux pour une infection Covid-19, contre 7.850 lundi, et 538 malades atteints d’une forme sévère de Covid-19 traités en réanimation, soit dix de moins que lundi.

Concernant la propagation du virus, 475 nouveaux cas de contamination ont été recensés ces dernières 24 heures, pour un total de 168.810 cas.

Dans son interview au Figaro, Jérôme Salomon précise que la France réalise actuellement près de 300.000 tests virologiques PCR par semaine et en a effectué 2 millions depuis le déconfinement, intervenu progressivement à partir du 11 mai.

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

La situation devient catastrophique dans certains Etats surtout du Sud dont certains d’ailleurs ont décidé  de confinements prématurés «Nous avons un problème grave dans certaines zones», a averti le docteur Fauci, l’expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie. Cette évolution inquiétante des chiffres en hausse nourrit aussi des inquiétudes maintenant en Europe compte tenu de la très grande mobilité des biens et des personnes entre la zone américaine et l’Europe. L’Europe qui pensait avoir maîtrisé l’essentiel de la crise et qui désormais ne peut écarter l’hypothèse d’une seconde vague pour l’essentiel importé d’Amérique notamment des États-Unis. Les mauvaises nouvelles américaines émanent du Sud, là où nombre de gouverneurs avaient suivi l’appel du président Donald Trump à rouvrir l’économie. D’une certaine manière les États-Unis sont confrontés maintenant à une double crise une crise économique avec conséquences des vagues de licenciements dans plusieurs secteurs mais aussi une crise sanitaire incontrôlée, les deux aspects interagissant entre eux. Il est clair que la politique irresponsable du président américain a largement influencé le laxisme de la politique sanitaire américaine. D’abord parce que le risque lui-même à été contesté par le président américain. Ensuite il n’a pas voulu impulser le confinement qui aurait limité l’expansion de la maladie enfin parce que préoccupé par le tassement économique il a voulu réouvrir prématurément toutes les activités, les activités économiques bien sûres mais aussi sociales et plus généralement sociétale. Une erreur qui pourrait lui coûter très cher leur de la prochaine élection américaine. Concentrés au Texas, en Oklahoma, Floride, Georgie, Caroline du Sud et Alabama, 36.880 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été recensés mercredi, essentiellement des jeunes contaminés dans les bars et lors de rassemblements publics sur les plages ou en discothèque. À Houston, Texas, une ville pourtant richement pourvue en établissements médicaux, les services hospitaliers fonctionnaient à 97 % d’occupation des lits équipés de respirateurs et courent le risque d’être submergés dans les tout prochains jours.

Cruelle ironie, les États «parias» au début de la propagation du virus, New York et le New Jersey, sont aujourd’hui ceux qui ont décidé d’imposer une quarantaine à l’encontre des voyageurs originaires des États touchés à leur tour. Les résidents de neuf États en particulier, ainsi que les New-Yorkais rentrant chez eux après un long exil de trois mois à la campagne, sont visés par cette obligation, annoncée mercredi par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, encadré par ses homologues du New Jersey et du Connecticut. Tous trois tablent sur les déclarations de foi et l’honnêteté des voyageurs concernés, les dénonciations des réfractaires et des amendes substantielles pouvant s’élever à 2000, voire 10.000 dollars, pour faire appliquer une telle quarantaine.

L’«Empire State», qui a subi la pire hécatombe du pays avec plus de 25.000 morts (pour un total de 121.000 dans tout le pays), fait partie des trois seuls États à l’heure actuelle qui semblent avoir réussi à contrôler la pandémie. Trois mois auparavant, lorsque New York en état de siège, affrontait un nouveau «Pearl Harbor», la Floride et le petit État de Rhode Island (nord-est) avaient imposé des restrictions similaires aux New-Yorkais fuyant la métropole pour se réfugier dans leurs résidences secondaires.

 

«  ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance en matière de tests, a déclaré le sénateur du Texas John Cornyn, un fidèle de Trump. Je pense qu’il nous faut élargir ce soutien fédéral pour le Texas, du moins tant que nous n’aurons pas dompté cette envolée des cas positifs».

En Floride, où 5508 nouveaux cas ont été recensés mercredi, les sénateurs républicains Rick Scott et Marco Rubio ont eux aussi pris le contre-pied du chef l’État, intimant à leurs administrés de porter un masque en permanence et rappelant qu’une telle mesure est exclusivement sanitaire, et non politique. Le «Sunshine State» mais aussi le Texas ont annoncé vendredi la fermeture des bars et débits de boisson pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Cette embardée ne touche pas que les imprudents États «rouges» (conservateurs) du Sud. La Californie enregistre, elle aussi, une recrudescence notable des cas de coronavirus et pourrait être ajoutée à la liste des États justifiant une mise en quarantaine à New York et dans ses environs. Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes. Mercredi, le parc d’attractions Disneyland, situé à Anaheim près de Los Angeles, a annoncé que sa réouverture initialement envisagée le 17 juillet, était reportée sine die. Gavin Newson a demandé -mais pas ordonné- vendredi au comté d’Imperial, à la frontière mexicaine, d’imposer de nouveau un confinement à ses 175.000 habitants («stay at home order»), alors qu’il est apparu que le taux de contamination de sa population est de 23%, contre 5,7% à l’échelle nationale.

Cité en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, le «Golden State» doit désormais faire face à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes. Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l’épidémie. Les causes probables de cette rechute sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes. «Nous ne pouvons pas continuer comme nous l’avons fait ces dernières semaines», a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l’Etat depuis la semaine dernière.

Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l’économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage. «Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus», a lancé Gavin Newsom. «Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger», a-t-il insisté.

Les patients infectés sont «de plus en plus jeunes», s’est inquiété le gouverneur, qui s’est adressé directement à eux: «Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d’esprit est souvent égoïste.»«Même s’ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager», a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.

Autre élément pouvant expliquer l’augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d’un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique. Même s’il est difficile de l’assurer, «je veux dire qu’il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu’il s’agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l’une des manifestations», a déclaré le Dr Ferrer.

«Je ne pense pas que l’Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture», a déclaré récemment le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. «Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n’a rien de sorcier», renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l’université UCLA à Los Angeles. «La réalité, c’est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention», résume cette spécialiste du virus Ebola.

Covid-19: l’Europe menacée par une nouvelle vague ?

Covid-19: l’Europe menacée par une nouvelle vague ?

 

«Le nombre de cas a augmenté en Europe la semaine dernière pour la première fois depuis des mois», a déclaré le Dr Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS lors d’une conférence de presse, et «l’accélération est très significative dans certains pays». La région (qui pour l’organisation internationale regroupe 54 États, dont la Russie et Israël) déclare environ 20.000 nouveaux cas et 700 décès par jour.

L’alerte peut sembler paradoxale au moment où le continent profite d’une situation épidémique très favorable. Elle est ainsi, avec l’Australie, l’une des rares régions en vert sur la carte des prévisions de cas de Covid-19 développée par l’université de Genève. Aucun pays n’y connaît une croissance exponentielle des cas. «Après une très forte décrue liée aux mesures de confinement, l’épidémie a atteint ses sommets).

CORONAVIRUS: UNE DEUXIÈME VAGUE EN FRANCE ?

CORONAVIRUS: UNE  DEUXIÈME VAGUE EN FRANCE ?

Alors que le plus dur semblait être passé, la pandémie de Covid-19 revient en Europe et en Asie où les exemples de « deuxièmes vagues » se multiplient. Au Portugal, le confinement va être resserré à partir de mardi dans la région de Lisbonne afin d’enrayer une éventuelle reprise de l’épidémie de coronavirus. La semaine dernière, après la détection de dizaines de nouveaux cas à Pékin, les autorités chinoises ont décidé de reconfiner partiellement la capitale. La Corée du Sud affirme quant à elle se trouver en plein milieu d’une « deuxième vague ».

 

En France, la situation n’est pas aussi grave. « A l’exception de Mayotte et de la Guyane, l’ensemble des indicateurs de circulation du SARS-COV-2 est à des niveaux bas » affirme Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire paru vendredi 18 juin. Un point a cependant inquiété: le fameux « R » effectif est désormais supérieur à 1 dans trois régions métropolitaines.

 

Défaillances: immense vague d’ici la fin de l’année

Défaillances: immense vague  d’ici la fin de l’année

une hausse de près de 80% du nombre d’entreprises en cessation de paiement d’ici la fin de l’année prévoit une étude de l’observatoire français de conjoncture économique. Un niveau de défaillances qui ne devrait pas aboutir à la suppression de 700 000 emplois comme l’indique le ministre de l’économie mais qui serait plus proche du double compte tenu des phénomènes de sous-traitance dans les processus complexes de production. Il faudrait sauver presque 50 000 entreprises, leur apporter les fonds propres nécessaires afin qu’elles survivent soit de l’ordre d’une dizaine de milliards. De toute manière, un cout que l’on retrouvera sur une autre ligne budgétaire que celle de la suppression de ressources fiscales et autres taxes mais sur la ligne Unedic dont déjà on prévoit un déficit de 50 à 60 milliards pour 2020.

 

 Autant dire que le soutien aux entreprises notamment aux PME PMI, les plus pourvoyeuses d’emplois coûteraient moins chers que l’augmentation du déficit de l’Unedic. En cas de soutien il y a maintien d’une production donc d’une croissance, d’une richesse nationale alors que dans l’autre il n’y a que dépenses sans aucune recette, ni commerciale ni fiscale.

 

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

Il n’y a pas encore mis en cause directe du président X à propos de l’émergence de cette deuxième vague de Coronavirus à Pékin. Il faut dire que les processus démocratiques en Chine diffèrent un peu des pays développés;  du jour au lendemain en Chine, , un responsable peut se retrouver privé de ses titres et même jeté en prison au nom du parti évidemment et de l’intérêt général. La question est cependant posée sans doute discrètement chez certains dignitaires du parti qui constate que la Chine ne parvient pas à sortir de ses difficultés économiques même si la situation s’améliore tout doucement. Le point noir est surtout celui du chômage heureusement dissimulé avec le renvoi des populations dans leur zone rurale d’origine il y a aussi ses difficultés récurrentes concernant l’évolution de la diplomatie avec Trump bien décidé à ne rien lâcher tant que sa campagne électorale tant que sa camapgne ne sera pas terminée. À la demande sans doute des industriels eux-mêmes, la Chine et les États-Unis ont quand m^me fini par  s’entendre sur l’ouverture de la technologie 5G chinoise; le  le processus de production est tellement complexe que pour le futur mieux vaut collaborer que de se voir imposer un jour une norme internationale qui d’ailleurs pourrait être dominée par les Chinois compte tenu de leur avance. « de Xi Jinping n’est pas dans une situation confortable, décrypte une source diplomatique, il fait face à une situation internationale très difficile avec les États-Unis mais aussi avec l’Australie, l’Europe, la Grande-Bretagne avec Hongkong et maintenant l’Inde. Le pays traverse une crise économique inédite avec des centaines de millions de chômeurs. L’image de Pékin confinée et les risques que fait peser une deuxième vague sont trop importants pour que le président n’agisse pas avec force. » Mais selon Yu Song, le chef économiste du desk Chine chez Goldman Sachs, « ces actions vont affaiblir encore l’économie, mais surtout la confiance de la population ».

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

C ‘est un éminent professeur qui parle et qui déclare qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer d’une éventuelle deuxième vague du Coronavirus en France. Bref presque la répétition de ce qui était dit lorsque le virus est apparu en Chine et que l’Europe a accueilli cette catastrophe sanitaire avec un certain dédain. Certes rien n’est certain surtout dans un domaine de science aussi évolutive que la médecine. En outre on ne connaît pas surtout les capacités d’évolution de ce virus qui pourrait avoir changé de nature après le tour quasi mondial qu’il  a d’effectuer. Reste à savoir si la France serait davantage prête à affronter une deuxième vague.

 

On pourrait sans doute se fonder sur les extraordinaires capacités d’adaptation des personnels soignants qui ont montré de bousculer l’organisation traditionnelle des hôpitaux et de leur fonctionnement. Le problème en réalité c’est qu’en dépit de toutes les déclarations ronflantes des grandes industries pharmaceutiques surtout à la recherche de capitaux d’État c’est que pour l’instant on ne dispose pas- contrairement à ce qu’a déclaré hier une grande industrie britannique -de traitement universel et encore moins de vaccin. Le traitement est promis depuis des semaines en rien ne vient d’indiscutable tellement les tâtonnements sont incontournables en cette matière. Quant au vaccin on est dans davantage pour l’instant dans le bricolage financier que dans l’innovation technologique. Il faudra peut-être encore des mois et des mois avant d’envisager ce vaccin.

 

Un éventuel vaccin contre le Covid-19 ne sera sans doute pas disponible avant 18 mois, a jugé samedi la ministre de la Recherche Frédérique Vidal, contredisant le président américain Donald Trump, selon qui ce serait possible d’ici à la fin de l’année.

Ce que nous disent les laboratoires, les chercheurs, c’est que l’accélération qu’on a vue dans le développement des essais cliniques nous laisse espérer un vaccin à l’horizon de 18 mois, mais ça n’est pas raisonnable de penser qu’on puisse aller plus vite que ça, sauf à mettre en danger la sécurité des gens, a déclaré Frédérique Vidal sur Europe 1 .

Elle était interrogée sur les affirmations de Donald Trump qui avait espéré quelques heures plus tôt avoir (un vaccin) d’ici à la fin de l’année, peut-être avant, comme il l’avait déjà déclaré début mai.

De son côté, l’agence européenne du Médicament (EMA) avait évoqué jeudi un délai d’un an, mais selon un scénario optimiste.

La recherche sur le vaccin, tout le monde en est bien conscient, est quelque chose qui prend habituellement plusieurs années, a souligné Frédérique Vidal.

Par ailleurs, comme l’exécutif français l’a martelé ces derniers jours, elle a jugé inacceptable […] de réserver un vaccin à un pays plutôt qu’à un autre pour des raisons pécuniaires.

Plus de 100 projets de vaccin existent dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont déjà en cours. En France, l’Institut Pasteur démarrera des essais cliniques pour son projet de vaccin le plus avancé en juillet et espère des premiers résultats en octobre.

 

 

Coronavirus ,risque d’une deuxième vague aux États-Unis

Coronavirus ,risque d’une deuxième vague aux États-Unis

 

Contrairement aux prévisions un peu trop  optimistes, le président de la banque centrale américaine a déclaré que la baisse de croissance pourrait atteindre 6,5 % minimums en 2020 et qu’on ne retrouverait pas un rythme de croisière avant 2022. En cause,  les dégâts immédiats Coronavirus mais aussi des perspectives assez grises puisqu’il n’y a pas au États-Unis encore eu encore décrues de la crise sanitaire;  par ailleurs qu’elle se développe en Amérique du Sud, en Amérique latine et un certain pays d’Asie. Du coup toutes les valeurs liées aux déplacements et aux voyages tombés dans le rouge. De son côté Boeing a encore perdu de l’ordre de 15.points

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

 

En ce moment se déroule un débat assez surréaliste entre les écolos bobos qui souhaiteraient un changement très rapide du mode de production et de consommation et ultralibéraux fous qui défendent le monde d’avant et sa pérennisation. Malheureusement,  le scénario probable c’est que l’après Coron virus sera surtout caractérisé par un tsunami  de défaillances d’entreprise avec son cortège de chômage et de misère. En effet, d’ores et déjà on peut prévoir une chute de la croissance de près de 15 % entraînant mécaniquement une hausse du chômage de près de 12 %, soit 2,5 chômeurs en plus. On passerait d’un taux de 8 % fins 2019 un taux de chômage de 20 %. Globalement le pouvoir d’achat moyen des ménages va s’écrouler. La priorité sera alors de conserver son travail coûte que coûte sans  vraiment être regardant sur les conditions de production et le respect de l’environnement. Ou alors il faudrait accepter une chute encore plus considérable de la croissance et donc du nom de chômeurs. Même sans crise sanitaire, une transition vers un autre modèle de production et de consommation davantage respectueux de l’environnement ne pourrait s’inscrire que dans une stratégie progressive. Cette stratégie est incontournable si  on ne veut pas gaspiller davantage les ressources de la planète et mettre en danger en particulier la biodiversité et le climat. Mais en période de crise sociale, il y a d’autres préoccupations .». Le premier ministre n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que son objectif, via l’ensemble des mesures de soutien déployées, «est de sauvegarder ce qui peut l’être aujourd’hui pour permettre de relancer demain ce qui doit l’être». Le chef du gouvernement a en effet conscience de l’ampleur du choc, notamment en matière de suppression d’emplois, qui s’annonce. Et il sait, comme l’avait dit l’un de ses prédécesseurs en 1999, Lionel Jospin, lors de la fermeture de l’usine Renault Vilvorde, que «l’État ne peut pas tout». Pour l’instant on a trouvé la martingale à savoir faire tourner la planche à billets. La banque centrale européenne tourne à hisser ouvert et s’apprête à offrir une enveloppe de près de leurs dos -1000 milliards y compris contre des actifs pourris. Mais le problème se posera à moyen terme quant à l’enflure exceptionnelle du bilan de la Banque centrale est donc de la valeur de la monnaie. En clair les Européens au lieu de se retrouver avec un euro dans leur poche pourraient n’avoir que 80 ou  0,90 € n raison  de la dévaluation de fait.

Deuxième vague de reconfinement après le 11 mai

Deuxième vague de reconfinement après le 11 mai

Il  n’est pas impossible qu’on assiste à une seconde vague de crise sanitaire moins importante peut-être mais réelle, comme en Chine par exemple. Le gouvernement n’exclut donc pas la possibilité d’une nouvelle phase de reconditionnement après le 11 mai. «  il ne faut pas remettre en cause cet effort par un retour trop précipité ou une volonté de dire ‘tout ça est derrière nous’», a encore prévenu le chef de l’État, depuis le magasin «Super U» de la commune de Saint-Pol-de-Léon.

Selon Emmanuel Macron, «le confinement (…) a évité que (le virus) se diffuse partout dans le pays». «C’est pour ça qu’il faut, partout, être très prudent. Et c’est vrai qu’il y aura peut-être, sur certains sujets, des étapes qui pourront se passer plus vite dans les endroits où le virus ne s’est pas répandu », a-t-il détaillé, invitant les Français à «garder les éléments de la prudence» et à «garder tout ce qu’on a appris à faire, tant que le virus tourne dans le pays» et en Europe.

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Après de très nombreux affrontements, un accord a été trouvé en zone euro sur un plan de 500 milliards de soutien à l’économie. Reste que des affectations sont encore floues. Contrairement à ce que souhaitaient certains pays du Sud notamment l’Italie il n’y aura pas de mutualisation des prêts qui seront consentis dans le cadre de ces 500 milliards. Ces milliards seront essentiellement des prêts consentis par la banque européenne d’investissement et par le MES. Il s’agira cependant de près à faible taux mais qui devront être remboursés par les Etats et non supportés par l’ensemble de la zone euro.  Mais l’accord ne mentionne pas la création de “Coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette commune – une mesure à laquelle l’Italie, la France et l’Espagne étaient favorables mais qui se heurtait à un non ferme de la part de l’Allemagne, pour qui il s’agit d’une ligne rouge, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche.

Il est seulement dit qu’il appartient aux chefs d’Etat et de gouvernement européens de décider si des “instruments financiers novateurs” doivent être utilisés. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que l’Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire.“Tout le monde avait en tête que c’était soit un accord soit le risque d’une dislocation européenne”, a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes. “C’est un plan efficace, c’est un plan massif”, a-t-il poursuivi.

Plus tôt dans la journée, le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait prévenu que l’existence tout entière de l’UE serait menacée si celle-ci ne parvenait pas à s’unir pour lutter contre la pandémie. Tandis que Bruno Le Maire a dit jeudi que l’accord ouvrait la voie à de la dette commune, son homologue néerlandais Wopke Hoekstra a souligné le contraire.“Nous sommes et resteront opposés aux ‘Coronabonds’. Ce concept n’aidera ni l’Europe ni les Pays-Bas sur le long-terme”, a dit le ministre néerlandais de l’Economie à l’issue des pourparlers.

Bruno Le Maire appelle à un vague patriotisme économique

Bruno Le Maire appelle à un vague  patriotisme économique

 

L’appel au patriotisme économique lancé par le ministre de l’économie, Bruno Lemaire manque sérieusement de contenu. Il  envisage des participations voire des nationalisations pour les secteurs en grande difficulté comme le transport aérien par exemple voir l’automobile. Pour le reste, le ministre n’indique pas grand-chose sur les réorientations des processus de production,  de distribution et de consommation qui répondraient à cet objectif de patriotisme économique.

Pour l’instant le ministre de l’économie, comme d’ailleurs l’ensemble du gouvernement, se gave surtout de mots. La France, confrontée aux répercussions de l’épidémie de nouveau coronavirus, a “plus que jamais” besoin de patriotisme économique afin de surmonter une crise économique sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929, a déclaré mardi Bruno Le Maire en réaffirmant que l’Etat prendrait sa part en soutenant les fleurons industriels français en difficulté.

“La liste des entreprises industrielles qui doivent être soutenues par l’Etat, elle est prête”, a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur franceinfo. “Elle reste évidemment confidentielle”, a-t-il ajouté, rappelant cependant que les secteurs aéronautique et automobile étaient particulièrement fragilisés par cette crise sanitaire. Bruno Le Maire a une nouvelle fois répété que le gouvernement n’excluait pas si nécessaire de procéder à des nationalisations “en dernier recours”, et pourrait également procéder à des recapitalisations ou prendre des participations. “Nous n’allons pas laisser des fleurons industriels (…) partir en fumée parce qu’il y a une crise économique d’une violence qui est sans doute sans précédent depuis 1929 dans les pays occidentaux”, a-t-il assuré.

L’Etat prépare notamment des mesures pour soutenir la compagnie aérienne Air France-KLM, a-t-il dit, ajoutant qu’il existait des solutions autres qu’une nationalisation.

Face à la pandémie de coronavirus, Bruno Le Maire a lancé un appel au patriotisme économique “du chef d’entreprises au salarié en passant par chaque citoyen”. Pour l’instant il s’agit surtout de souhaits ou de recommandations. Un peu comme le confinement qu’on ne veut pas généraliser et durcir. Il est cependant évident que le confinement qui risque de durer environ deux mois ajoutés aux congés annuels mettra l’économie française à genoux, la richesse nationale (PIB) pourrait perdre alors de  l’ ordre de 20%, avec des conséquences financières et sociales dramatiques.

Le ministre a seulement souhaité que les salariés prennent des congés payés pendant la période de confinement tout en insistant sur la nécessité que de telles dispositions soient définies dans le cadre d’un dialogue avec les syndicats. “C’est préférable pour que notre économie redémarre au lendemain de la crise” car “nous aurons besoin de toutes nos forces pour redémarrer”, a-t-il déclaré. Dans ce contexte, Bruno Le Maire a demandé “à toutes les entreprises, notamment les plus grandes, de faire preuve de la plus grande modération” dans leur politique de versement des dividendes, sans toutefois aller jusqu’à conditionner des mesures de soutien à leur abandon.

Concernant le plan de soutien de 45 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, il a précisé que ce montant n’était qu’”un point de départ” et serait probablement dépassé. Avec une “utilisation massive” du chômage partiel dans ce contexte de crise, les dépenses consacrées à ce dispositif excéderont les 8,5 milliards d’euros provisionnés, a souligné Bruno Le Maire.

Quelques jours après la mise en place de ce dispositif, 730.000 salariés français bénéficient déjà du chômage partiel, ce qui représente 2,2 milliards d’euros.

“Chaque semaine de confinement ajoute un coût pour les finances publiques qui se chiffre en milliards d’euros”, a noté Bruno Le Maire, selon lequel le recul de la croissance française en 2020 dépassera nettement la contraction de 1% estimée dans le projet de loi de Finances rectificatif adopté vendredi dernier.

Pour soutenir les entreprises qui font face à un décrochage brutal de leur activité, Bruno Le Maire a annoncé lors d’une conférence de presse que le dispositif prévoyant des prêts garantis par l’Etat pour un volume total pouvant aller jusqu’à 300 milliards d’euros démarrerait ce mercredi.

Quels que soient leur taille ou leur statut (profession libérale, autoentrepreneur, groupe du CAC 40), les entreprises pourront solliciter auprès de leur banque un prêt pouvant représenter jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, qui sera garanti par l’Etat entre 70% et 90%, afin de faire à leurs besoins de trésorerie.

“Il y aura du crédit pour tout le monde. Chaque dossier sera traité”, a déclaré à des journalistes Frédéric Oudéa le président de la Fédération bancaire française et directeur général de la Société Générale.

Cette garantie pourra toutefois être refusée aux entreprises qui tardent à régler leurs fournisseurs, a prévenu Bruno Le Maire.

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Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

 

 

En dehors de la possibilité d’un report des cotisations sociales, les mesures prises pour l’instant par le gouvernement paraissent particulièrement anecdotiques par rapport à l’enjeu économique. La crise de l’offre se double maintenant d’une crise de la demande au plan économique et interagit avec la crise financière. Les principales victimes seront forcément les petites et moyennes entreprises qui ne disposent pas du matelas financier pour résister. La France perdra sans doute un point de croissance au cours de cet épisode sanitaire. On s’attendait en effet à une croissance autour de1 %, au mieux on aura la stagnation voir la régression. La perte d’activité pourrait situ se situer autour de 20 à 30 milliards pour le PIB. Une perte d’ activité qui pèsera lourd sur les entreprises les plus fragiles, quelques grandes mais surtout beaucoup d’entreprises moyennes et petites.

Jamais le gouvernement ne pourra décider d’une aide financière à la hauteur des dégâts. Une vague de défaillance d’entreprise se produira sans doute à partir de l’été si le système bancaire n’est pas incité davantage à soutenir les trésoreries de nombre de PME. Pour l’instant le ministère de l’économie propose seulement un report des cotisations sociales et fiscales. “Nous allons leur proposer ce report. Ce n’est pas à elle de le demander, c’est l’administration sociale et fiscale qui va proposer aux entreprises le report de leurs charges sociales et de leurs charges fiscales. Si, au bout du compte, des entreprises ne peuvent pas payer, nous ferons des dégrèvements fiscaux”, a promis Bruno Le Maire, s’adressant à la presse à l’issue d’une table ronde avec des chefs d’entreprise, à Colombes (Hauts-de-Seine).

“En matière de trésorerie, a-t-il poursuivi, nous souhaitons aussi que toutes les entreprises puissent avoir accès aux prêts dont elles ont besoin. Nous avons donc décidé de porter la garantie de l’Etat à travers la BPI de 70% à 90% (…) Nous élargissons cette couverture de l’Etat des PME aux entreprises de taille intermédiaire. Je pense que c’est un instrument extrêmement puissant.” Quant aux fonds de solidarité, sorte de fond de sauvetage il paraît particulièrement flou. La seule mesure un peu précise concerne le développement du chômage partiel dont une partie serait prise en charge par l’État. Tout cela sans un peu la panique et surtout l’impréparation en tout cas une très forte inadaptation au krach économique qui paraît maintenant inévitable.

Concernant le fonds de solidarité, Bruno Le Maire a souhaité qu’il soit “vraiment réservé aux entreprises les plus modestes, les plus petites, qui sont à court de trésorerie”. Il a promis d’en annoncer lundi les modalités de financement et de fonctionnement. Le ministre de l’Economie s’est enfin engagé à améliorer la couverture du chômage partiel, qui est, selon lui, “l’un des dispositifs les plus efficaces” pour aider les entreprises en difficulté.

“Nous voyons bien que rien n’est plus précieux pour une entreprise que ses employés et nous voulons absolument que les entreprises évitent les licenciements et recourent davantage à l’activité partielle”.

“Nous allons donc étudier avec Muriel Pénicaud (ministre du Travail) une amélioration des dispositifs (…) pour refonder l’activité partielle en France, afin qu’elle couvre mieux les salariés, qu’elle aille au-delà d’un Smic et permette aux entreprises de conserver leurs salariés et leurs compétences”, a-t-il ajouté.

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

 

Un peu comme dans l’automobile, la grande distribution risque de connaître des vagues successives de dégraissage des effectifs de grande ampleur. En effet, le secteur est affecté par des bouleversements structurels liés au changement de la demande  mais aussi à l’évolution des systèmes de distribution notamment via les plates-formes numériques. Pour parler clair, des grandes plates-formes notamment américaines vont tuer d’abord les formes de distribution actuelles mais aussi l’économie. Il y a de grands changements chez les consommateurs aussi qui souhaitent moins de produits standardisés, davantage de proximité et de qualité mais qui recourt aussi de plus en plus aux plates-formes numériques.

Un double phénomène: une recherche de proximité en même temps qu’un recours à la vente par Internet. Après d’autres, Auchan a donc annoncé mardi la suppression nette de 517 emplois en France dans le cadre d’une réorganisation censée lui permettre de se relancer face aux bouleversements en cours dans la grande distribution avec l’essor du commerce en ligne et les changements d’habitude de consommation.

Ce plan de départs volontaires concerne les salariés des fonctions “siège” et “produits” et les services d’appui de l’organisation commerciale, précise le groupe de la famille Mulliez dans un communiqué.

Il se traduira en fait par la suppression de 652 postes actuellement occupés et la création de 135 autres. Auchan va en outre lancer une étude d’impact sur sa chaîne logistique qui devrait aboutir l’été prochain à la définition d’une nouvelle organisation.

“La distribution s’est développée sur un modèle puissant, devenu aujourd’hui inadapté pour répondre aux transitions digitale, alimentaire, écologique et économique qui sont à l’oeuvre”, déclare Edgard Bonte, président d’Auchan Retail, l’activité de distribution du groupe, cité dans le communiqué. “Auchan Retail a des atouts solides pour faire face à ces changements qui impactent son modèle (…) à condition d’engager un travail de transformation profonde.” Le groupe Auchan, qui a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018, a lancé l’an dernier un plan d’économies qui devrait atteindre 1,1 milliard d’euros d’ici 2022.

Le distributeur est notamment à la peine en France, son premier marché, où ses ventes baissent depuis des années, plombées par les contre-performances de ses hypermarchés.

Le plan de redressement, qui vise à atteindre une rentabilité de 6% en 2022, commence à produire des effets avec une érosion très modérée du chiffre d’affaires en 2019 et une meilleure année en France par rapport à l’année précédente, selon le quotidien La Voix du Nord, qui cite la direction du groupe.

Au-delà des suppressions de postes, Auchan dit vouloir transformer en profondeur son métier en misant sur une offre locale et en faisant de ses magasins des “lieux d’expérience” avec l’organisation d’événements tels que des cours de cuisine. Le distributeur veut aussi doubler d’ici 2022 le chiffre d’affaires alimentaire dans le commerce en ligne et réaliser plus de 15% du chiffre d’affaires global hors des hypermarchés et supermarchés.

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