Archive pour le Tag 'vaccins'

Vaccins covid : l’abandon des pays pauvres

Vaccins covid  : l’abandon des pays pauvres

 

Alors que les pays développés vont bientôt atteindre un taux de vaccination de 80 90 %, les pays pauvres doivent encore se contenter de 10 à 20 % et pour longtemps. De quoi évidemment provoquer de nouvelles évolutions de la maladie avec de nouveaux variants. Sans parler évidemment de la question morale qui confirme que les pays développés se moquent à peu près totalement du développement des pays pauvres.

 

L’ONG Amnesty international a accusé mercredi 22 septembre les groupes pharmaceutiques qui produisent les vaccins contre le Covid-19 d’alimenter une «crise des droits humains sans précédent», réclamant l’octroi de deux milliards de doses aux pays pauvres.

Sur 5,76 milliards de doses administrées, seules 0,3% l’ont été dans des pays à «faibles» revenus, 79% allant dans des pays aux revenus «moyens supérieurs» et «élevés», souligne l’ONG.

 

Pfizer, BioNTech et Moderna prévoient de dégager au total 130 milliards de dollars de profits d’ici à fin 2022, selon Amnesty, pour qui «les bénéfices ne devraient jamais passer avant les vies». Si la plupart des groupes ont reçu «des milliards de dollars de financements gouvernementaux, les développeurs de vaccins ont monopolisé la propriété intellectuelle, bloqué les transferts de technologie et limité de manière agressive les mesures qui permettraient d’étendre la fabrication dans le monde de ces vaccins», accuse Amnesty.

Covid-19 : un manque de 500 millions de vaccins pour l’Afrique (OMS)

Covid-19 : un manque  de 500 millions de vaccins pour l’Afrique (OMS)

L ‘Afrique va manquer de presque 500 millions de doses par rapport à l’objectif mondial de 40% de vaccinés à la fin de l’année, a regretté jeudi 16 septembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Manquant de doses, Covax (mécanisme de solidarité inter nationale pour le vaccin) va expédier en Afrique environ 150 millions de vaccins de moins que ce qui était prévu. En prenant en compte ce déficit, 470 millions de doses de vaccins attendues sur le continent permettront de vacciner seulement 17% de la population, a estimé le bureau régional pour l’Afrique de l’OMS. Il en faudrait deux fois plus pour atteindre les 40%.

L’Afrique a franchi cette semaine la barre des huit millions d’infections, souligne l’OMS.

Les vaccins Covid : une protection de 60 à 95 %

Les vaccins Covid  : une protection de 60 à 95 %

Des études des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains, montrent que le sérum de Moderna était le plus efficace contre les hospitalisations (95%), que celui de Pfizer (80%), et celui de Johnson & Johnson (60%). Les raisons pour lesquelles le vaccin de Moderna semble conférer une protection plus élevée que Pfizer lorsque le variant Delta est devenu la principale souche du virus ne sont pas entièrement claires. Cela pourrait être lié à son dosage plus élevé de 100 microgrammes contre 30 microgrammes, ou à l’intervalle plus long entre la première et la deuxième injection (quatre semaines contre trois pour le Pfizer), ce qui pourrait créer une réponse immunitaire plus forte.

Covid variant Mu: le haut risque non couvert par les vaccins

Covid  variant Mu: le haut risque non couvert par les vaccins

 

Ce variant identifié pour la première fois en Colombie en janvier, est «potentiellement préoccupant», mais il n’y a pas encore de données suggérant qu’il puisse dépasser le variant Delta en tant que souche dominante, a déclaré jeudi le régulateur européen. Le variant – B.1.621 d’après la nomenclature scientifique – a été classé comme «variant à suivre» par l’OMS au début du mois de septembre.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) se concentre principalement le variant Delta, mais «surveille également d’autres variants qui pourraient se répandre, comme le Lambda (identifié au Pérou) et plus récemment le Mu», a déclaré Marco Cavaleri, responsable de la stratégie sur les vaccins. Le variant «Mu pourrait être potentiellement plus préoccupant car il pourrait montrer un risque potentiel d’échappement immunitaire (résistance aux vaccins)», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

Covid-Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Covid-Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Un nouveau variant du coronavirus, baptisé « Mu » qui résisterait aux vaccins a été identifié en Colombie et inquiète particulièrement l’OMS ;  l’OMS considère que quatre variants sont préoccupants, dont les variants Alpha, présent dans 193 pays, et Delta, présent dans 170 pays, tandis que cinq autres variants sont à suivre (y compris Mu).

L’OMS précise que le variant présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’ »échappement immunitaire » (résistance aux vaccins), et souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses caractéristiques.

Covid: Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Covid: Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Un nouveau variant du coronavirus, baptisé « Mu » qui résisterait aux vaccins a été identifié en Colombie et inquiète particulièrement l’OMS ;  l’OMS considère que quatre variants sont préoccupants, dont les variants Alpha, présent dans 193 pays, et Delta, présent dans 170 pays, tandis que cinq autres variants sont à suivre (y compris Mu).

L’OMS précise que le variant présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’ »échappement immunitaire » (résistance aux vaccins), et souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses caractéristiques.

Covid: la Corée du Nord refuse les vaccins !

Covid:  la Corée du Nord refuse les vaccins  !

La Corée du Nord prétend avoir été très peu contaminée par le virus, de ce fait , elle a refusé quelque trois millions de doses de vaccin chinois contre le Covid-19, proposant qu’elles soient offertes à des pays qui soient davantage dans le besoin, a indiqué jeudi l’Unicef. Le régime nord-coréen, dont le système de santé est notoirement défaillant, a été un des premiers pays au monde à fermer ses frontières afin d’empêcher une propagation du coronavirus apparu chez son voisin chinois.

Depuis, Pyongyang a toujours soutenu que l’épidémie de Covid-19 n’était pas arrivée sur son sol, ce dont doutent nombre d’experts. Cet isolement pèse lourd sur son économie déjà plombée par de multiples sanctions internationales imposées en riposte à ses programmes militaires interdits.

Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Le nouveau variant « Mu », non couvert par les vaccins ?

Un nouveau variant du coronavirus, baptisé « Mu » qui résisterait aux vaccins a été identifié en Colombie et inquiète particulièrement l’OMS ;  l’OMS considère que quatre variants sont préoccupants, dont les variants Alpha, présent dans 193 pays, et Delta, présent dans 170 pays, tandis que cinq autres variants sont à suivre (y compris Mu).

L’OMS précise que le variant présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’ »échappement immunitaire » (résistance aux vaccins), et souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses caractéristiques.

COVID: efficacité des vaccins contre le variant delta ?

COVID: efficacité des vaccins contre le variant delta ?

Il semble bien que des scientifiques éprouvent quelques difficultés à apprécier le taux d’efficacité des vaccins notamment vis-à-vis du variant Delta. De nombreux laboratoires militent déjà depuis plusieurs mois pour une piqûre de rappel. Des politiques se sont engagées avec des promesses de troisième dose.

Comme déjà indiqué, les scientifiques sont plus circonspects. Les laboratoires ont évidemment intérêt à justifier une troisième dose pour assurer leur carnet de commandes et perpétuer leurs énormes profits.

Certains politiques pratiquent la fuite en avant en raison du contexte électoral. D’autres sont tout simplement à la botte de l’industrie pharmaceutique. Reste qu’un vaccin contre le Covid  perd naturellement de son efficacité avec le temps. Une troisième dose sera sans doute nécessaire mais il est difficile de savoir si c’est au bout de six mois, d’un an ou davantage. En outre il faut tenir compte aussi de l’état pathologique de chacun.

« Il faut tenir compte du facteur temps », note aussi Renaud Piarroux, épidémiologiste et chef du service parasitologique de la Pitié Salpêtrière (AP-HP) sur notre plateau mercredi, « parce que cette étude a été réalisée aux États-Unis, sur du personnel médical qui a été vacciné assez tôt. On est maintenant à 6, 7, 8 mois après la vaccination ».

VACCINS : EFFICACITÉ PFIZER ET MODERNA , SEULEMENT 66% CONTRE LE VARIANT DELTA

VACCINS : EFFICACITÉ PFIZER ET MODERNA , SEULEMENT 66% CONTRE LE VARIANT DELTA

La troisième dose semble devoir s’imposer plus rapidement que prévu. En effet,  le variant delta fait  nettement chuter l’efficacité de 91 à 66 % selon des données publiées mardi par les autorités sanitaires américaines.

Ces données proviennent d’une étude menée sur des milliers d’employés de centres de soins et d’hôpitaux dans six États, afin d’examiner les performances des vaccins en conditions réelles. Les participants sont testés chaque semaine pour détecter à la fois les infections symptomatiques mais aussi asymptomatiques. La quasi totalité du personnel de santé vacciné a reçu les sérums de Pfizer ou de Moderna.

Entre décembre 2020 et avril 2021, l’efficacité des vaccins pour empêcher l’infection était de 91%, selon ces données publiées par les Centres de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays.

Cette baisse d’efficacité face au variant Delta a été pointée par plusieurs études, même si le chiffre précis diffère de l’une à l’autre.

C’est l’une des raisons avancées la semaine dernière par les autorités sanitaires pour annoncer une campagne de rappel à partir de mi-septembre, qui concernera tous les adultes américains ayant reçu leur deuxième dose huit mois auparavant.

Covid : l’Australie achète des vaccins à la Pologne

Covid : l’Australie achète des vaccins à la Pologne

Selon des chiffres avancés par le ministre de la Santé Greg Hunt et relayé par le site de son ministère vendredi, 46,6 % des Australiens éligibles ont reçu au moins une dose de vaccin. A titre de comparaison, ce chiffre atteint 73 % dans l’Union européenne .

Du coup l’Australie a décidé d’acheter 1 million de doses à la Pologne.

En parallèle de la campagne vaccinale, les restrictions restent fortes dans le pays. Samedi, les autorités ont annoncé un renforcement des mesures sanitaires à Sydney. Les mesures de confinement ont également été étendues à l’ensemble de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud pour la première fois cette année. Elles sont entrées en vigueur samedi après-midi pour au minimum sept jours. Les plus de cinq millions d’habitants de la plus grande ville du pays ne sont autorisés à sortir de leur domicile que pour faire du sport, aller travailler si leur emploi est jugé essentiel ou pour faire leurs courses.

Vaccins Covid : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins Covid: des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Santé : le retour en arrière des anti vaccins

Santé : le retour en arrière des anti vaccins

Des milliers de Français ont défilé samedi contre le pass sanitaire. Dans les cortèges se trouvaient également des anti-vaccins, farouchement opposés à toute injection. Invitée d’Europe Matin, l’immunologiste Françoise Salvadori est revenue sur les prémices de ce mouvement, qui a émergé dès le 18e siècle.

Pour le quatrième week-end consécutif, des opposants à la politique sanitaire du gouvernement ont défilé dans le calme dans les rues des grandes ville de France : ils étaient 237.000 samedi, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, des anti-pass sanitaire mais aussi des anti-vaccins. Un mouvement qui n’est pas nouveau selon Françoise Salvadori, invitée d’Europe Matin et auteur du livre Antivax - Résistance aux vaccins du 18e siècle à nos jours, pour qui cette opposition existe depuis 1720.

Pour cette docteur en immunologie, les opinions, les doutes ou encore le scepticisme vis-à-vis des vaccins sont apparus très vite. Et les premières résistances ont été religieuses : « Il y avait un côté providentialiste qui estimait que Dieu faisait bien les choses et que nous n’étions personnes pour essayer d’éviter des maladies envoyées par le créateur », explique-t-elle.

 Enfin, dans le cas de l’épidémie de coronavirus, elle estime que le discours des autorités sanitaires autour de ce vaccin a été trop prudent dès le départ. « Finalement, ça a été contre-productif parce que ça n’a pas entraîné la confiance alors que ce traitement est tout à fait extraordinaire de par sa technique et son efficacité », a-t-elle assuré. « Les gens se disent que c’est leur santé, mais en matière de vaccination c’est un cas très particulier. Si nous n’avons pas un pourcentage de vaccinés suffisant, nous n’atteindrons pas la protection collective. C’est pour cette raison que l’Etat doit s’en mêler. »

Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Vaccins: 0,3% pour 9 % de la population mondiale pauvre

Vaccins: 0,3%  pour 9 % de la population mondiale pauvre

Plus de 3,93 milliards de doses de vaccins anti-Covid ont d’ores et déjà été injectées dans le monde, selon un décompte de l’AFP. Mais seulement 0,3% de ce total a été administré dans les 29 pays les plus pauvres du monde, où se trouve pourtant 9% de la population mondiale. «Augmenter la production dans les pays en voie de développement pour que davantage de doses de vaccins soient injectées en Afrique, en Amérique latine et en Asie est d’une importance critique» pour tous les membres de l’OMC, a souligné le porte-parole de l’organisation.

Covid: variant Delta: les vaccins toujours efficaces

Covid: variant Delta: les vaccins toujours efficaces

 

Au Royaume-Uni la progression du variant Delta( variant Indien) est largement majoritaire. Ceci étant, il affecte surtout les personnes qui n’ont pas été vaccinées. Les vaccins actuels assurent cependant une protection contre l’évolution du virusSelon les données britanniques, l’efficacité pour éviter l’apparition des symptômes de la maladie liée au variant Delta serait de 80 % pour Pfizer et 60 % pour AstraZeneca, soit une baisse par rapport à une protection de plus de 90 % contre la souche historique.

Covid: variant Delta: les vaccins toujours efficaces

Covid: variant Delta: les vaccins toujours efficaces

 

Au Royaume-Uni, la progression du variant Delta( variant Indien) est largement majoritaire. Ceci étant,il affecte surtout les personnes qui n’ont pas été vaccinées. Les vaccins actuels assurent cependant une protection contre l’évolution du virus. Selon les données britanniques, l’efficacité pour éviter l’apparition des symptômes de la maladie liée au variant Delta serait de 80 % pour Pfizer et 60 % pour AstraZeneca, soit une baisse par rapport à une protection de plus de 90 % contre la souche historique.

Vaccins Covid-: « La levée des brevets, impératif humanitaire »

Vaccins  Covid-: « La levée des brevets, impératif humanitaire »

 

Alors que sur 1,77 milliard de vaccins  administrés, seulement 0,3 % l’ont été dans des pays à faible revenu, la question de la levée des droits n’est plus seulement juridique. Elle est avant tout un impératif moral, politique et sanitaire, estime, dans une tribune pour « Le Monde », la juriste Séverine Dusollier.

 

Tribune.

 

Le G7 ne s’est finalement pas prononcé en faveur de la levée des brevets et autres droits intellectuels en lien avec les traitements et vaccins relatifs au Covid-19, optant plutôt pour une promesse d’approvisionnement de 1 milliard de doses en faveur des pays à faible revenu, un nombre qu’on estime déjà insuffisant.

Voilà qui augure mal de la négociation entamée à l’OMC [Organisation mondiale du commerce] sur la recherche d’un consensus sur cette initiative de l’Inde et de l’Afrique du Sud. Cette dérogation inédite à la protection autoriserait les Etats à ne pas mettre en œuvre les droits intellectuels sur les outils de diagnostics, les traitements, les vaccins, les dispositifs médicaux et équipements de protection dans le cadre de la pandémie.

 

On pourrait se perdre (et perdre le lecteur) en arguties juridiques sur le bien-fondé et les limites de cette proposition, comme le font sceptiques et opposants, notamment plusieurs experts du droit des brevets. Mais la question de la levée des droits de propriété intellectuelle n’est pas seulement juridique : elle est avant tout morale, politique et sanitaire. Onze milliards de doses seraient requises pour vacciner 70 % de la population mondiale, et sur le 1,77 milliard de vaccins déjà administrés, seulement 0,3 % l’ont été dans des pays à faible revenu.

 

Cette inégalité d’accès aux vaccins est choquante et pose un risque majeur pour la santé publique mondiale. La suspension des brevets ne sera certes pas suffisante pour assurer la vaccination de la population globale mais elle remet la propriété intellectuelle au cœur de l’économie politique du droit à la santé. Au lieu de défendre à tout prix le régime des brevets comme l’outil indispensable de l’innovation pharmaceutique, il faut corriger ses défaillances en termes de justice distributive.

 

Les opposants à la proposition insistent sur la fonction incitative de la propriété intellectuelle (sans la récompense de l’exclusivité, les firmes n’investiraient pas dans la recherche) : y toucher fragiliserait l’innovation au détriment de l’intérêt public. Or, l’effectivité du brevet comme incitant est contestée, peu démontrée et varie en fonction des secteurs technologiques et des niveaux de développement. Les milliards d’investissements publics et de préachats ont davantage accéléré le développement des vaccins et largement réduit le risque, tout en concentrant l’offre vers les marchés occidentaux.

La crise sanitaire révèle aussi crûment l’échec du contrat social global inscrit dans les accords sur les droits de propriété intellectuelle signés à l’OMC en 1994 : l’extension de la protection à l’ensemble des Etats (qui a, en réalité, majoritairement profité aux pays technologiquement et économiquement avancés) devait être compensée par des flexibilités et des transferts de technologie en faveur des pays moins développés.

Vaccins Covid-19 : La fausse générosité des pays riches ( Le Monde)

Vaccins Covid-19 : La fausse générosité des pays riches ( Le Monde)

 

 

Un papier du monde constate queLe don annoncé au G7 d’un milliard de doses d’ici à la mi-2022 ne fait pas du vaccin un « bien public mondial ». Il manque encore aux pays riches une vraie stratégie, unitaire et cohérente, pour un accès équitable aux vaccins anti-Covid.

 

Il est des émulations vertueuses, et il en est dont on ne sort pas grandi. La compétition à laquelle se livrent, sous couvert de « soft power », les puissances du G7 sur la distribution des vaccins anti-Covid-19 aux pays qui en manquent cruellement relève malheureusement de la seconde catégorie.

Réunis depuis vendredi 11 juin à Carbis Bay, en Grande-Bretagne, les dirigeants de ce club de pays riches et démocratiques ont fait savoir qu’ils s’engageraient ensemble à faire don d’un milliard de doses, afin de « vacciner le monde ». Le président Joe Biden a promis que les Etats-Unis en fourniraient la moitié. Pour ne pas être en reste, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a avancé 100 millions de doses, comme le Canada. L’Union européenne (UE) s’est abstenue de surenchérir, campée sur sa posture de mère la vertu puisqu’elle est le continent qui exporte le plus de vaccins depuis le début de la campagne d’inoculations.

 

Voilà pour les annonces. Un examen plus approfondi de ces engagements, et en particulier du calendrier de livraisons, éclaire la situation d’une lumière moins flatteuse. La plupart de ces pays ont commencé leur campagne de vaccination nationale à la fin de l’année 2020. Certains ont, très tôt, commandé, et donc accaparé, des centaines de millions de doses aux laboratoires pharmaceutiques dont les travaux sur le vaccin contre le Covid-19 paraissaient prometteurs et qu’ils avaient généralement subventionnés. Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni commençaient à vacciner leur population, il est apparu qu’ils disposeraient de beaucoup plus de doses qu’ils n’en avaient besoin à court terme. Les pays de l’UE, à ce stade, se débattaient encore avec un grave problème d’approvisionnement.

 Une fois l’objectif de 50 % des Américains vaccinés atteint, l’administration Biden a pris conscience des dégâts que pouvaient infliger à son image les accusations de « nationalisme vaccinal », tandis que la Chine déployait son propre dispositif. Parallèlement, les ravages d’un nouveau variant du virus en Inde plaçaient brutalement les projecteurs sur l’inégalité vaccinale au niveau mondial.

Alors que les Européens, plus sensibles depuis le début à la question de l’accès équitable aux vaccins, mettaient en avant leur propre équation – autant de vaccins exportés que de vaccins administrés au sein de l’UE –, les Etats-Unis ont, fin avril, offert de livrer 60 millions de doses d’AstraZeneca, vaccin qui, en tout état de cause, n’était pas autorisé chez eux. Puis, en mai, ils ont proposé une levée temporaire des brevets.

Cette proposition, inapplicable dans l’immédiat car tributaire de longues négociations à l’Organisation mondiale du commerce, était un écran de fumée, qui a pris les Européens à revers. Elle a ouvert la voie à une regrettable polémique transatlantique sur les mérites comparés du partage de vaccins, des transferts de technologie et de la levée des brevets, alors qu’ils sont complémentaires et devraient faire l’objet d’une stratégie cohérente et unitaire.

Le don d’un milliard de doses livrables dans les douze mois ne constitue pas une telle stratégie ni ne fait du vaccin un « bien public mondial ». S’il est une mission que ce G7 devrait s’assigner, c’est bien de se donner l’ambition et les moyens de débarrasser la planète de cette pandémie dévastatrice, grâce à une distribution et une production équitables du vaccin.

Le G7 et vaccin : une aumône d’un milliard de vaccins aux pauvres !

Le G7 et vaccin : une aumône d’un milliard de vaccins aux pauvres !

La démarche paraît particulièrement généreuse de la part des pays développés. En effet dans le cadre de l’organisation G7 qui réunit les pays riches, il a été décidé d’attribuer généreusement 1 milliard de vaccins aux pauvres quand il en faudrait 10 fois plus. En réalité une aumône. En effet il faut savoir que la population mondiale comprend 7,5 milliards d’habitants. Assez rapidement, il faudrait vacciner de l’ordre de 5 milliards d’habitants dans la plupart se trouve dans les pays pauvres. Cela nécessiterait de fournir 10 milliards de vaccins. Il faut en effet 2 doses pour assurer une certaine protection vaccinale. En outre va se poser des la rentrées le problème de la troisième dose pour ceux qui ont déjà été vaccinés. La plupart des laboratoires estime en effet que la vaccination va demeurer annuelle . Dernier élément et non des moindres la distribution de ces vaccins aux pauvres  sera étalée au moins jusqu’à l’été 2022.

Pourtant, alors que les pays européens allègent leurs restrictions, l’OMS les a appelé à ne pas baisser la garde. «La couverture vaccinale est loin d’être suffisante pour protéger la région d’une résurgence», a prévenu jeudi le directeur Europe de l’OMS, Hans Kluge. «Le chemin à parcourir pour atteindre une couverture d’au moins 80% de la population adulte est encore considérable», a-t-il souligné. «Nous sommes loin d’être hors de danger».

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