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Vaccination des élèves: le tabou

Vaccination des élèves: le tabou

 

Le protocole sanitaire du ministère de l’éducation est sans doute nécessaire mais il fait l’impasse sur la vaccination obligatoire des élèves et des enseignants. Sans parler Du faite que l’on institue pas  le dépistage régulier et réglementaire. Alors on sait que les élèves en général sont plus asymptomatiques que les adultes mais qui sont des vecteurs de transmission entre eux, dans la famille et la population.

La vraie raison tient sans doute dans le faite d’un manque crucial de doses encore en France qui risque de se renforcer avec l’hypothèse d’une troisième vaccination pour les personnes les plus âgées et fragiles dés septembre.

Pour l’instant tout cas aussi bien côté ministériel que côté des organisations professionnelles la vaccination en milieu éducatif constitue un tabou. 

Vaccination, un passe de liberté

  • Vaccination, un passe de liberté 

Marc Grassin  philosophe et docteur en éthique médicale considère que la vaccination est un gage de liberté. (Dans l’Opinion, extrait.)

 

 

De nouveaux renforts de soignants vont être envoyés ce vendredi en Guadeloupe et en Martinique. Depuis le début de la quatrième vague épidémique, au moins 36 malades de la Covid hospitalisés en soins critiques ont été transférés vers une autre région, dont 19 depuis les Antilles vers l’Ile-de-France. L’obligation vaccinale, annoncée le 12 juillet par Emmanuel Macron pour contrer la reprise épidémique, concerne les personnels soignants et non soignants des établissements de santé et maisons de retraite, les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile, les pompiers et les ambulanciers.

Marc Grassin est philosophe et docteur en éthique médicale. Il enseigne à l’Institut catholique de Paris et dirige l’Institut Vaugirard-Humanités et management.

Les soignants ont l’obligation de se faire vacciner, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population. Il n’y a pas d’égalité entre ces deux groupes de population. D’un point de vue éthique, est-ce acceptable ?

La question primordiale n’est pas celle de l’égalité mais celle du sens de la responsabilité commune. L’homme vit dans un espace partagé, régi par des contraintes et des normes sociales. Nous sommes dans une situation de crise complexe, extrêmement mouvante, qui réclame une analyse globale des enjeux sociaux, relationnels, économiques et de santé publique. Cela commande également de réfléchir à la lumière des faits, qui sont les suivants : aujourd’hui, les services de réanimation se remplissent peu à peu de personnes non-vaccinées. Il y a dix-huit mois, lors de la première vague, les lits étaient également occupés, cette fois-ci par des personnes âgées. Dans les deux cas, les réanimations sont en tension voire saturées. Cela étant dit, quel autre choix que tendre à une couverture vaccinale maximale avons-nous pour faire face ? Des restrictions de type confinement, les gestes barrières. Ce n’est pas satisfaisant, au regard des enjeux nommés auparavant.

Mais que répondre aux soignants qui refusent de se faire vacciner au principe que cette décision ne s’applique pas à tous ​?

Je vais vous répondre en paraphrasant Paul Ricœur ​: la responsabilité éthique est de rendre compte parce qu’un autre compte sur moi. Quelque part, les Français qui vont être contaminés par l’épidémie comptent sur les autres pour ne pas l’être. Volontairement, je vais forcer le trait ​: être égalitaire ne veut pas forcément dire être juste. On peut être égalitaire dans des pratiques déshumanisantes, dans une politique de l’horreur. C’est pour cela que la notion de responsabilité prime sur celle d’égalité pour la vaccination. Pour revenir à l’obligation vaccinale aux soignants, elle s’impose pour la majorité d’entre eux comme une évidence. N’oublions pas qu’ils ont déjà l’obligation d’être vaccinés contre d’autres maladies pour exercer leur métier. Protéger les patients et les plus fragiles est un enjeu de santé publique majeur auquel ces professionnels sont sensibles, plus qu’on ne le dit.

«Ma liberté ne peut s’exprimer que dans un corps social contraignant. C’est parce que la liberté individuelle est mise en tension qu’elle existe, qu’elle s’affirme par la négociation»

L’obligation vaccinale et, plus largement, le pass sanitaire, enterrent-ils la notion de liberté individuelle, comme le clament leurs opposants ?

Il n’y a pas de liberté individuelle qui ne rencontre de contraintes. La vie en société réclame de négocier les contraintes et les normes éthico-morales de cette dernière au quotidien, jour après jour. Je négocie ma liberté dans le système scolaire, auprès de mon employeur, etc. En réalité, ma liberté ne peut s’exprimer que dans un corps social contraignant. C’est parce que la liberté individuelle est mise en tension qu’elle existe, qu’elle s’affirme par la négociation. Dit autrement : être libre, ce n’est pas ne pas être contraint.

A-t-on vraiment besoin de contraintes supplémentaires pour affirmer notre liberté ?

A moins de faire le choix de vivre en dehors de la société, des normes, des lois et des obligations sociales s’imposent à nous tous les jours. Les respecter, c’est être libre. Je vais utiliser une image caricaturale, à ne pas prendre au pied de la lettre : nous sommes libres de marcher les uns à côté des autres sans craindre de nous faire agresser par notre voisin car la loi lui impose une modération de son aptitude à la violence, un respect de notre personne. La loi sert à rendre possible la liberté de l’autre. La même logique de pensée s’applique à la vaccination. C’est une contrainte qui nous rend libre de marcher dans les rues, libre de ne pas mourir. Ou, pour être juste, de « moins » mourir. Ni nous, ni les gens qui nous entourent.

Le principe de « tri » des patients fait débat. Comment un médecin qui récite le serment d’Hippocrate au moment de sa thèse peut-il faire un « choix » entre deux patients ? Est-ce déontologiquement justifiable ?

C’est un élément très fort de l’éthique médicale. Je voudrais revenir sur cette notion de tri, qui n’est pas la même en temps pandémique et en temps «normal». On ne le dit pas assez : le triage des patients en médecine existe tous les jours. Face à un patient dans un état extrêmement grave en réanimation, un médecin va prendre sa décision en considérant le diagnostic, le pronostic, le traitement approprié. Il prendra, parmi plusieurs options, la meilleure décision médicale au regard de l’état clinique de son patient. Parfois, réanimer vaudra mieux que ne pas réanimer. La décision relèvera toujours d’un choix et, ce faisant, d’un tri. En temps de Covid, la notion de triage n’est pas la même, et les questions éthiques qu’elle soulève sont de nature différente. On trie car on a 15 patients pour 10 lits. On trie parce que les ressources sont limitées. L’éthique et la logique médico-sociale sont de soigner tout le monde mais la contrainte existe, on ne peut la nier. A l’hôpital, en réanimation, le seul moyen de desserrer l’étau de la contrainte est la vaccination.

«Ethiquement, il n’est pas possible de privilégier un patient souffrant de la Covid plutôt qu’un patient souffrant d’un cancer. Mais l’inverse est également vrai»

Accepter un patient Covid, c’est aussi, éventuellement, accepter de ne pas soigner tout de suite un autre patient dont les soins seront déprogrammés. Il y a un risque de perte de chance pour ce dernier. Est-ce un critère suffisamment pris en considération ? Autrement dit : la fin justifie-t-elle les moyens ?

La crise met en lumière le manque de ressources attribuées aux soignants et aux établissements de santé. Ethiquement, il n’est pas possible de privilégier un patient souffrant du Covid plutôt qu’un patient souffrant d’un cancer. Mais l’inverse est également vrai. Cette question ne devrait pas avoir à se poser. C’est pour cela que j’insiste : au nom de l’intérêt de l’autre, des patients qui subiront les effets délétères de la Covid, nous nous devons de négocier notre propre résistance au vaccin. Nous sommes comptables de l’autre.

Vaccination obligatoire pour les gendarmes pas pour les policiers !

  • Vaccination obligatoire pour les gendarmes pas pour les policiers !

 

 

Encore une curieuse décision consistant à rendre  la vaccination obligatoire pour les gendarmes mais pas pour les policiers. Comme si le statut constituait un mode de sélection médicale. C’est un peu comme si on imposait la vaccination obligatoire dans les hôpitaux publics mais pas dans les hôpitaux privés.

Les gendarmes concernés par l’obligation vaccinale sont «les personnels militaires, d’active et de réserve, en missions de sécurité publique, de sécurité routière, de maintien de l’ordre, de police judiciaire et d’accueil ou effectuant des services au contact du public ou de personnes extérieures à la Gendarmerie», liste une note de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), datée de mardi.

Crise Vaccination Antilles: La faute à la médecine traditionnelle

 

La faible couverture vaccinale à la Martinique et à la Guadeloupe s’expliquerait par une défiance envers l’Etat, renforcée par de récents scandales sanitaires, estime la sociologue Stéphanie Mulot dans un entretien au « Monde ».

 

La situation sanitaire aux Antilles est « extrêmement grave », selon le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, arrivé sur place mardi 10 août. Pourtant, le taux de vaccination y reste très en deçà de la moyenne nationale. Stéphanie Mulot, professeure de sociologie associée au Laboratoire caribéen de sciences sociales, en analyse les raisons.

Quels sont les arguments avancés par les personnes opposées à la vaccination aux Antilles ?

Dans la société antillaise, on oppose à la vaccination les méthodes préventives comme la vitamine D ou le zinc visant à renforcer le système immunitaire. C’est une question qui divise beaucoup. On a, par exemple, vu depuis l’année dernière des médecins, des pharmaciens et des universitaires antillais créer des collectifs pour dire qu’il fallait opposer à des mesures radicales, comme le tout vaccinal, des mesures préventives et ciblées. Malgré le fait qu’elles ne soient pas forcément spécialisées en virologie, on accorde à ces personnes une légitimité importante.

 

Les scandales comme celui du chlordécone (un pesticide toxique utilisé dans les bananeraies antillaises entre 1972 et 1993) ont-ils renforcé cette méfiance ?

Ces scandales ont créé une conscience forte chez les Antillais selon laquelle l’Etat n’a pas joué son rôle de protecteur. Sur l’affaire du chlordécone par exemple, des plaintes ont été déposées contre l’Etat pour « non-protection des populations ». On peut aussi parler des sargasses, ces algues qui envahissent les plages antillaises et engendrent une pollution pour laquelle il n’y a, pour l’instant, pas de solution. Il plane aux Antilles le vœu d’une souveraineté thérapeutique, de se soigner par soi-même et non en suivant des politiques imposées de l’extérieur. Un Guadeloupéen m’a ainsi dit : « Si un vaccin était produit par un laboratoire antillais, les gens se feraient vacciner. »

Le passé colonial entre les Antilles et la France a-t-il accentué ce ressentiment envers l’Etat ?

La colonisation a largement bafoué l’identité des Antillais, avec l’idée qu’il fallait valoriser tout ce qui venait de France. De récents événements sont venus réactiver pour certains cette défiance envers un Etat colonial. Par exemple, les manifestations liées au chlordécone en Martinique, l’année dernière, ont été émaillées de violences policières. Un homme est également mort en Guadeloupe à la suite d’une intervention policière. Cela contribue davantage à la baisse de l’adhésion aux décisions politiques nationales.

L’impératif devoir de vaccination

L’impératif devoir de vaccination

 

Dans une tribune au « Monde », un collectif de dix médecins réanimateurs, parmi lesquels Nadia Aissaoui, secrétaire du Collège des enseignants de médecine intensive et de réanimation, à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, explique pourquoi le vaccin apparaît comme la seule issue pour freiner l’épidémie .(Extrait)

 

Tribune.

Nous sommes médecins intensivistes réanimatrices et réanimateurs (MIR), spécialistes des patients les plus graves et les plus à risque de mourir par insuffisance aiguë des poumons, des reins, du cœur, du foie ou du cerveau. Notre métier est de faire de la médecine aiguë (du diagnostic) et de la réanimation (stratégies et outils pour soutenir les organes) en assurant une permanence, une continuité et une sécurité des soins.

Soixante-dix ans après l’épidémie de poliomyélite qui a vu naître notre spécialité, les réanimateurs sont en première ligne depuis maintenant dix-huit mois face à une des pires crises sanitaires de notre histoire. En France, plus de six millions de patients ont été diagnostiqués avec le Covid-19 et plus de 110 000 ont péri. Les vagues épidémiques se succèdent et chacun de nous, s’il n’est pas immunisé, peut être le vecteur et la victime du virus.

Seule issue

La solidarité nationale et l’entraide hospitalière ont été merveilleuses. Si elles ont limité les dégâts en permettant d’avoir une des mortalités les moins importantes des cas sévères sur la planète, elles ont aussi épuisé les personnels soignants, les ressources de santé et ont affecté la santé physique et mentale de nos concitoyens. Le vaccin apparaît alors comme la seule issue pour freiner l’épidémie en immunisant les populations.


Ce vaccin est une vraie prouesse scientifique, médicale et sociétale. Il permet de limiter les cas graves relevant de l’hospitalisation ou de la réanimation, diminuant le nombre de décès, et ce quel que soit le variant. Cette lueur d’espoir est la seule à pouvoir maintenir une activité de médecine préventive et curative à la hauteur des ambitions du XXIsiècle, et la seule à autoriser l’espérance. Cet espoir de vivre normalement ne pourra être obtenu que si tous les Français se vaccinent. Voici les dix raisons pour lesquelles nous pensons que tous les Français doivent être vaccinés :

  • Depuis dix-huit mois, nous sommes témoins de première ligne de comment le Covid-19 a rendu malades, tué, abîmé les vies de ceux qui survivent, affecté les familles et les soignants, et semé la peur chez chacun de nous. Des patients de tout âge sont passés en réanimation, et des personnes de tout âge se sont trouvées handicapées, isolées, endeuillées, malades…
  • Pour les patients en réanimation, le Covid-19 est toujours une longue maladie. Des semaines à combattre le virus et ses complications font fondre les muscles et rouillent les articulations. Pendant plusieurs semaines, chaque geste est un effort douloureux : s’asseoir, se nourrir, se laver, etc.

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

Un article du Wall Street Journal montre que la vaccination obligatoire divise Amérique (Extrait)

Aux Etats-Unis, les chefs d’entreprise sont d’accord sur un point : il faut pousser les salariés à se faire vacciner pour que le variant delta, qui progresse très rapidement dans le pays, ne menace pas l’économie.

Sur la méthode, en revanche, les avis divergent. Certains militent pour des primes ou autres dispositifs incitant les Américains à accepter le vaccin contre la Covid-19. D’autres ont déjà opté pour l’obligation vaccinale.

Ces derniers jours, de Walmart dans l’Arkansas à Microsoft à Seattle, des groupes ont imposé la vaccination, essentiellement aux cols blancs qui réintègrent les bureaux. Mardi, Tyson Foods est même allé encore plus loin : la totalité du personnel du spécialiste de la viande devra être vaccinée avant le 1er novembre.

« C’est une décision mûrement réfléchie, a expliqué le directeur général du groupe, Donnie King, dans une note envoyée aux quelque 120 000 salariés américains. Nous encourageons nos équipes à se faire vacciner depuis des mois ; moins de la moitié de nos collaborateurs sont aujourd’hui vaccinés. ​»

Encouragement ou obligation, aucune des stratégies n’est sans risque pour les patrons, les salariés et les clients, mais les deux ont le pouvoir d’influencer la trajectoire de la pandémie.

Selon les dernières statistiques, plus d’un tiers des adultes américains sont vaccinés. Les entreprises qui ont opté pour l’incitation risquent de voir leurs locaux devenir des foyers de contamination. Celles qui ont choisi l’obligation pourraient perdre des salariés, une mauvaise nouvelle quand le marché du travail est tendu.

Chaque camp avance une myriade de raisons pour justifier son choix, même si beaucoup évoquent les dernières informations des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) en matière de transmission du variant delta par les personnes vaccinées.

Dans un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale

Certaines entreprises veulent rassurer les clients en leur montrant qu’ils peuvent se rendre en toute sécurité dans les magasins ou les parcs d’attractions. D’autres veulent éviter des arrêts maladie ou des absences qui viendraient entraver le redémarrage de l’activité. Une partie des patrons veut aussi en finir avec le télétravail et faire revenir les troupes au bureau. Les syndicats, eux, ont souvent tendance à compliquer encore les choses.

Si Walmart a choisi, au printemps dernier, de ne pas rendre la vaccination obligatoire, c’est notamment parce que les dirigeants du géant de la distribution avaient peur que les salariés aient du mal à se procurer le vaccin et parce que la FDA n’avait pas encore approuvé tous les dispositifs, a raconté une source proche du dossier. La semaine dernière, le groupe a annoncé que la vaccination serait obligatoire pour tous les salariés travaillant dans les bureaux et les responsables régionaux, mais pas pour ceux qui travaillent dans les supermarchés.

 

dans  un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale. Le géant de la distribution offre néanmoins 150 dollars à ses salariés qui se font vacciner.

Certaines compagnies aériennes, elles, exigent que leurs nouvelles recrues reçoivent l’injection, mais ne demandent rien à leur personnel en poste. Les acteurs du secteur industriel, dont General Electric, Caterpillar et les « big three » de l’automobile, ont déclaré qu’ils n’imposeraient pas la vaccination à leurs équipes.

Snap-on, fabricant d’outils haut de gamme installé dans le Wisconsin, emploie essentiellement des ouvriers. Le groupe ne rendra pas la vaccination obligatoire, indique son directeur général Nicholas T. Pinchuk, parce qu’il pense que ce serait contre-productif.

« Pour moi, dire aux gens qui ne sont pas vaccinés qu’ils ont un problème, ce n’est pas la bonne façon de faire, affirme-t-il. Ça ne leur donnera pas envie de faire les choses. ​»

Le patron préfère vanter les mérites de la vaccination et laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail. Le taux de vaccination de Snap-on est supérieur à la moyenne nationale, souligne d’ailleurs Nicholas T. Pinchuk, et les ouvriers sont plus nombreux que les employés de bureau à avoir reçu leurs injections. Il n’a pas souhaité fournir de chiffres précis.

Les entreprises qui veulent imposer la vaccination à des salariés syndiqués doivent par ailleurs en négocier les conditions. C’est notamment le cas chez Tyson ​: un quart des effectifs, soit environ 36 000 personnes, sont syndiqués ou concernés par des accords collectifs.

Sauf que les syndicats ont du mal à parler à l’unisson ​: certains ont estimé qu’il faudrait en passer par un accord collectif, quand d’autres ont publiquement exprimé leur soutien à la vaccination.

Mardi, General Motors et ses concurrents ont annoncé qu’après consultation du syndicat United Auto Workers, le masque serait à nouveau obligatoire pour les salariés.

Le porte-parole de l’UAW a précisé que la question du vaccin ferait l’objet de négociations avec les responsables syndicaux, ajoutant que l’UAW encourage les travailleurs à se faire vacciner.

Chez Walt Disney, qui a annoncé la semaine dernière que la vaccination serait obligatoire pour ses salariés (y compris ceux qui ne sont pas syndiqués), certains syndicats ont annoncé qu’ils soutenaient la mesure.

Pour Eric Clinton, qui préside un syndicat qui représente 8 000 salariés du parc Walt Disney World d’Orlando, en Floride, l’obligation vaccinale est une étape logique pour protéger la santé des collaborateurs. Le syndicat doit rencontrer Disney pour étudier les détails de la mesure et les modalités d’application, a-t-il ajouté.

Stuart Appelbaum, président du Retail Wholesale and Department Store Union, un syndicat qui représente les travailleurs de la distribution et de l’alimentaire (dont certains salariés des usines de transformation de volaille de Tyson), explique que beaucoup de salariés ont peur de se faire vacciner parce qu’ils ont des problèmes de santé, parce qu’ils ne font pas confiance à l’Etat ou parce qu’ils sont sceptiques vis-à-vis de la pandémie.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position

En début d’année, la commission pour l’égalité des chances a déclaré que les employeurs américains avaient le droit d’exiger de tous les salariés physiquement présents dans leurs locaux qu’ils soient vaccinés.

La plupart des entreprises ont déclaré qu’elles accepteraient les dispenses pour motif religieux ou de santé, et certaines se demandent encore comment traiter les cas de refus. Au Texas, un centre hospitalier exigeant que tous ses salariés soient vaccinés a licencié plusieurs personnes qui refusaient de l’être.

Le porte-parole de Tyson a, lui, indiqué que le groupe continuera de faire de la pédagogie auprès des équipes et de les rassurer. Toutes les demandes de dispense pour motif religieux ou de santé seront examinées, mais la vaccination restera indispensable pour travailler.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position, souligne Peter Capelli, professeur de gestion à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie.

« Est-ce que vous préférez vous fâcher avec 100 % de vos salariés au moment où l’idée d’une vaccination émerge, ou attendre que la pression sociale pousse la quasi-totalité de la population à se faire vacciner et qu’il ne vous reste qu’une minorité à convaincre ?, résume-t-il. C’est beaucoup, beaucoup plus facile de convaincre une minorité que de contraindre la majorité. »

L’obligation vaccinale a reçu un soutien très tardif : début juillet, seules 15 % des quelque 150 entreprises interrogées dans le cadre d’un sondage commandé par le cabinet d’avocats Blank Rome se disaient favorables à une vaccination obligatoire, un chiffre similaire à l’enquête de février.

Les chefs d’entreprise et les responsables politiques ont haussé le ton. Ces derniers mois, un nombre croissant d’hôpitaux, d’universités et d’autres organisations ont opté pour la vaccination obligatoire. Et obtenu gain de cause quand des salariés les ont poursuivis en justice.

« Au départ, tout le monde a essayé de respecter le point de vue de chacun à propos du vaccin, mais on sait que si on continue de fonctionner comme ça, on risque de se retrouver dans une situation très délicate », estime Francine Katsoudas, directrice des ressources humaines de Cisco Systems.

Bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe

Le géant de l’informatique a exigé que les quelques salariés autorisés à revenir au bureau en juillet et en août soient totalement vaccinés, une exigence qu’il devrait continuer d’appliquer cet automne, lorsque la réouverture des bureaux se généralisera, ajoute-t-elle. « Il faut que l’on contrôle un peu l’environnement » dans lequel les gens travaillent, conclut-elle. De fait, bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe.

Harvey Spevak, président exécutif et directeur de la chaîne de salles de sport Equinox, raconte que la question de l’obligation vaccinale s’est faite plus pressante ces dix derniers jours, parce que les contaminations ont augmenté et que les CDC ont publié de nouvelles données et des recommandations sur le port du masque. L’entreprise a réalisé un sondage : 89% des 14 000 salariés ont déclaré avoir été vaccinés.

« On sait que c’est un sujet sensible, donc c’est plus facile de ne rien dire et de ne pas prendre position, souligne-t-il. Mais avec l’envolée des cas, on s’est dit que c’était la meilleure chose à faire. »

L’entreprise, qui possède aussi la chaîne de salles de vélo en intérieur SoulCycle, rendra la vaccination obligatoire pour les salariés et les clients de New York début septembre, puis étendra progressivement la mesure à ses autres sites. Mardi, la ville de New York a annoncé que, pour les activités en intérieur (restauration, salles de sport, événements culturels…), la présentation d’une preuve de vaccination serait obligatoire.

L’aciériste Cleveland-Cliffs a lancé début juillet un programme destiné à convaincre les salariés. Objectif : 75% de vaccinés parmi les 25 000 collaborateurs. Les salariés des sites qui atteindront ce chiffre recevront une prime de 1 500 dollars, qui pourra atteindre 3 000 dollars si le taux de vaccination monte à au moins 85 %. Le programme s’arrête le 21 août.

Pour le moment, un peu moins de 50 % des salariés ont été vaccinés, contre 35 % quand le programme a été lancé. Au siège de l’entreprise, à Cleveland, le taux de vaccination atteint 97 %, souligne Lourenco Goncalves, le directeur général. Dans l’une des usines de Conshohocken, en Pennsylvanie, 61 % des ouvriers ont été vaccinés, contre 20 % au lancement du programme.

Lourenco Goncalves explique qu’il ne rendra pas la vaccination obligatoire puisqu’il n’est pas nécessaire que la totalité des salariés soient vaccinés pour que le risque d’une contamination au travail baisse.

Hôpital : appel à la grève de Sud contre la vaccination obligatoire

Hôpital : appel à la grève de  Sud contre la vaccination obligatoire

 

Comme tous les syndicats sont à peu près unanime dans la fonction hospitalière pour s’opposer aux sanctions en cas de non vaccination volontaire, Sud en rajoute bien sûr une gauche en appelant à la révolution ! De quoi discréditer encore un peu plus le syndicalisme

Le syndicat, qui a obtenu 8,5 % des voix lors des dernières élections professionnelles dans la Fonction publique hospitalière, entend protester contre le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire. Celui-ci prévoit notamment la vaccination obligatoire des soignants à partir du 15 septembre et l’extension du pass sanitaire jusqu’au 15 novembre 2021.

D’une manière générale, l’ensemble des organisations syndicales demandent l’abandon des sanctions, en particulier la suspension du contrat de travail sans salaire en cas de non-vaccination.

COVID-19: LA VACCINATION N’ EMPECHE LA TRANSMISSION VARIANT DELTA

 

 

COVID-19: LA VACCINATION  N’ EMPECHE LA TRANSMISSION VARIANT DELTA

 

Les résultats une étude américaine sont particulièrement alarmants concernant la transmission du variant Delta. Même vacciné, il serait possible de transmettre le virus avec une charge virale importante.

Il s’agit là d’une donnée scientifique fondamentale qui pourrait modifier toute la politique de prévention et par exemple modifier le contenu du pass sanitaire. En fait, le vaccin garantirait seulement d’être largement protégé contre la maladie à 80 ou 90 % mais ne constituerait pas une barrière à la transmission.

Selon les conclusions scientifiques, Le variant Delta plus contagieux que la varicelle, mais aussi plus transmissible que le rhume, le virus Ebola ou encore la grippe.

Ces travaux devraient faire beaucoup de bruit. Dans une note interne des Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies américains, qui reprend une récente étude qui devrait prochainement être rendue publique, la principale autorité sanitaire des Etats-Unis s’inquiète de la forte transmissibilité du variant Delta, mais aussi de la charge virale importante chez les patients atteints, vaccinés ou non.

« Je crois qu’une personne vaccinée qui pense qu’elle ne peut pas transmettre le virus lorsqu’elle rend visite à ses proches, où à une personne âgée ou immunodépressive, je crois qu’elle a le droit de savoir qu’elle peut transmettre le virus et qu’elle doit se protéger et protéger les autres », expliquait le 27 juillet dernier Rochelle Walensky, directrice des Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies américains.

« Aux Etats-Unis, où la vaccination a atteint son plafond de verre, il est important maintenant qu’il y ait cette prise de conscience que le variant Delta est sur le territoire américain, et que la encore il va falloir qu’ils reprennent des mesures barrières et reprendre la vaccination pour y faire face », explique à notre antenne Philippe Amouyel, épidémiologiste, professeur de santé au CHU de Lille.

En revanche, quelques point positifs ressortent de ces travaux puisque selon ces derniers, les vaccins seraient à 90% efficaces contre les formes sévères du coronavirus, et jusqu’à 67% contre les infections; Aux Etats-Unis, face à une situation sanitaire qui se dégrade, plusieurs mesures ont été de nouveau adoptées, y compris le retour du port du masque en intérieur, y compris pour les personnes déjà vaccinées.

Vaccination obligatoire : la Fédération hospitalière de France favorable

Vaccination obligatoire : la Fédération hospitalière de France favorable

Après la Haute autorité pour la santé (HAS), c’est la fédération hospitalière de France qui se prononce pour la vaccination obligatoire dont la compréhension et la lisibilité sont nettement supérieures à celles du pass. Face au variant Delta, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui porte la voix des hôpitaux et des Ehpad publics, appelle donc à passer à la vitesse supérieure et à décréter l’obligation vaccinale générale contre le Covid-19. « Partout, les indicateurs repartent à la hausse : le contexte épidémique nous montre les limites des mesures intermédiaires. »

Pointant « la rapidité inédite de cette quatrième vague », celui qui est également maire (Agir) de Fontainebleau enjoint le gouvernement à « assumer ce cap de l’obligation avec volontarisme ».

Pour Frédéric Valletoux, il y a là un enjeu de lisibilité : « C’est une mesure simple, claire et efficace, quand la mise en œuvre du passe s’annonce, elle, d’une complexité rare, notamment dans les hôpitaux pour tracer une frontière entre les patients pour lesquels il sera demandé à l’entrée, et les autres. »

Vaccination covid : pour une politique d’information plus pertinente

 

Dressant le profil d’une France qui se radicalise, au travers des Français les plus hostiles à la vaccination, les économistes Olivier Bargain et Florence Jusot plaident, dans une tribune au « Monde », pour une campagne d’information plus ciblée et plus pédagogique

 

La France a rattrapé en partie son retard en matière de vaccination mais reste encore loin des meilleurs élèves européens. Avec la contagiosité plus élevée du variant Delta, c’est près de 90 % de la population qu’il faudrait vacciner pour atteindre l’immunité collective. En attendant, les non-vaccinés et d’autres personnes sont menacés par les formes graves d’un virus qui se propage exponentiellement. A-t-on le potentiel de vaccination suffisant pour endiguer cette quatrième vague ? A priori non, car la frange de rebelles, dénigrée par certains membres du gouvernement, n’est peut-être pas si minoritaire que cela. Et la défiance envers les institutions est arrivée à un tel point que cette partie des non-vaccinés semble « incompressible » et prête à un conflit dur et durable avec les autorités.

Dans l’étude « COV-POP » (« Comportements, organisations, vulnérabilités des populations en temps de crise ») que nous avons menée, fin avril, sur un échantillon de 1 000 Français, nous identifions trois types de non-vaccinés : les personnes souhaitant se faire vacciner (les « volontaires », représentant 48 % des non-vaccinés), les « hésitants » (28 %) et les « anti » (23 %). Concernant les hésitants, notre étude montre qu’ils ne sont pas très spécifiques : ils sont de tout âge, de tout milieu professionnel et de tout niveau de revenu. Ils déclarent également un niveau de peur équivalent à celui des volontaires, qu’il s’agisse de la peur du Covid ou des autres risques.

Les seuls éléments qui les distinguent sont politiques : les hésitants ont moins confiance dans le gouvernement et la science ; ils sont plutôt abstentionnistes (notamment lors du second tour de la dernière présidentielle) et plutôt en phase avec les idées conspirationnistes générales (mais ne croient pas plus que les autres en des origines humaines du virus). Enfin, ils sont plus en accord avec la contestation « gilets jaunes » qu’il y a deux ans, sans pour autant être des sympathisants de la première heure. Tout porte à croire que cette opposition n’est pas irréductible et que nombre d’entre eux peuvent finir par adhérer à la vaccination, surtout sous la contrainte du passe sanitaire.

Les « anti » sont différents. Dans COV-POP, ils sont caractérisés par des critères socio-économiques : plus pauvres, moins éduqués et travaillant plus souvent dans le privé ou comme indépendants. Ils ont significativement moins peur (du virus et du reste) et ressentent plus de colère. Ces Français expriment une plus grande radicalité que les hésitants en matière de conspirationnisme ou de défiance. Ils n’ont pas confiance dans le gouvernement, l’administration, l’Union européenne ou les médias (comme les violences récentes contre des journalistes l’ont tristement illustré). Ils rejettent fortement l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les professionnels de santé. Ils étaient en phase avec le mouvement des « gilets jaunes » et le soutiennent de plus en plus. Ils sont plus fréquemment sympathisants Rassemblement national ou présentent les caractéristiques de l’« autoritarisme de droite » (défini comme mélange de conservatisme social, traditionalisme et autoritarisme). Ces facteurs sont cumulatifs et consolident l’image d’une France radicalisée qui sera force de blocage sur beaucoup de dossiers d’avenir

Géants tech Internet : vaccination obligatoire

Géants tech Internet : vaccination obligatoire 

Les géants internet Google et Facebook ont annoncé mercredi qu’ils exigeraient de tous leurs employés amenés à se rendre dans leurs locaux qu’ils soient vaccinés, après une vague d’annonces similaires d’organismes publics aux Etats-Unis.

L’obligation sera mise en place «dans les prochaines semaines» aux États-Unis, avant d’être étendue à d’autres régions du monde «dans les prochains mois», a indiqué le directeur général de Facabook.

Vaccination des jeunes : une urgence

Vaccination des jeunes : une urgence

Dans une tribune au « Monde », la politiste regrette qu’aucun dispositif ne cible la protection des enfants et adolescents, alors même que la contagiosité accrue du nouveau variant et la vaccination des adultes contre le Covid-19 les mettent en première ligne.(Extrait)

 

L’exécutif et le Parlement viennent de débattre de la stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19. Les grands oubliés de ce débat important sont les 15 millions d’enfants et d’adolescents que la quatrième vague va pourtant frapper durement dans les semaines qui viennent. La généralisation du passe sanitaire, mesure-phare du projet de loi adopté dimanche 25 juillet, ne les concerne pas : les enfants de moins de 12 ans en étaient d’emblée dispensés, et ce sera finalement aussi le cas, jusqu’à fin septembre, des adolescents, qui accèdent à la vaccination depuis le 15 juin mais dont la couverture vaccinale ne dépasse pas, à ce jour, les 10 %. Les lieux d’enseignement étaient d’emblée exclus du périmètre d’application.

Au Parlement, les mineurs n’ont été évoqués qu’au prisme de la vaccination des 12-18 ans, au travers d’amendements de tous bords combattant, heureusement sans succès, qu’ils soient soumis au passe sanitaire pour leurs activités de loisirs : les mesures de prévention pèseraient alors sur eux d’un poids disproportionné, dit-on, par rapport à un virus assez généreux pour les épargner. C’est là raisonner dans un cadre épidémiologique que la réalité de la rentrée va rendre complètement périmé.

 

Aucun dispositif, dans la stratégie de lutte contre la quatrième vague, ne cible la protection des enfants et adolescents. Ce sont eux pourtant qui seront en première ligne d’ici à la rentrée. Deux facteurs renforcent aujourd’hui leur fragilité : la contagiosité accrue du variant Delta ; et la vaccination des classes d’âge plus âgées, mieux vaccinées qu’eux, qui accroît de ce fait la pression du virus sur eux. Avant l’été, les mineurs représentaient déjà 25 % des cas détectés. Ils pourraient bientôt compter pour 50 % des contaminations, selon les dernières modélisations.

Au pic, dès septembre, dans un scénario médian où l’on compterait alors 100 000 nouveaux cas par jour, il y aurait donc 50 000 enfants et adolescents infectés chaque jour. Ces projections de l’Institut Pasteur (Hozé et al., 9 juillet 2021 ; Bosetti et al., 13 juillet 2021), accessibles à tous et mises à jour régulièrement sur son site, sont considérées comme vraisemblables même avec l’impact positif de la généralisation du passe sanitaire sur le rythme des vaccinations.

En dépit de ces perspectives alarmantes, il reste très difficile dans notre pays de parler de la réalité du risque Covid chez les mineurs. Plusieurs facteurs l’expliquent. Le soulagement, d’abord, au printemps 2020, de constater que les formes graves de l’infection étaient extrêmement rares pour eux. L’incertitude, ensuite, sur leur rôle dans la circulation virale tout au long de la période de confinement. L’inquiétude, aussi, pour leur santé mentale, affectée par le confinement, les périodes de scolarité en distanciel, et la violence même de cette épidémie qui bouleverse leur quotidien et leurs familles. La sanctuarisation, enfin, de l’impératif scolaire : le président de la République, en ouverture de son allocution du 12 juillet, a convoqué les Français à la fierté d’appartenir à l’une des nations qui a le moins fermé ses écoles.

Vaccination : un choix citoyen et solidaire

Vaccination : un choix citoyen et solidaire

 

Les errements dans la gestion de la pandémie permettent de comprendre la défiance, mais nous avons la possibilité d’agir, chacun, en faisant de la vaccination de tous un projet commun renforçant notre pacte social, souligne dans une tribune au « Monde » un collectif de médecins et de citoyens.(extrait

 

Tribune.

 

L’obligation vaccinale pour les professionnels de santé et l’utilisation du passe sanitaire divisent les soignants, mais aussi les citoyens. A la liberté individuelle et à l’inquiétude face à des vaccins considérés comme trop récents sont opposées la nécessaire protection des plus fragiles et l’urgence de lutter contre une possible 4vague.

Ce débat traduit l’état de confusion de notre société dans son rapport à la liberté individuelle, aux autres, à la communauté, à notre protection sociale, au bien commun, en particulier chez les gens de gauche.

 

Certes, la confiance que nous accordons aux décideurs est légitimement abîmée. Nous avons tous à l’esprit les scandales sanitaires passés, les conflits d’intérêts entre des médecins et l’industrie pharmaceutique, les mensonges et l’incompétence du gouvernement depuis le début de la pandémie, le mépris puis la stigmatisation des soignants ainsi que les reniements du président de la République qui déclarait, le 1er mai 2020, que le vaccin devrait être « un bien mondial de l’humanité, et pas la propriété de l’un ou l’autre ».

Mais si on peut comprendre et partager la défiance envers nos gouvernants, refuser la vaccination ne peut être un acte d’opposition efficace à ce gouvernement. Ce serait une mauvaise réponse à une juste colère. Le risque individuel de survenue à long terme d’effets secondaires graves de la vaccination est très hypothétique : il ne repose sur aucune base théorique fiable, ni sur des observations faites avec les autres vaccins.

Sur cette question, on ne peut que conseiller la lecture de « A lire si vous ne savez pas quoi penser des vaccins Covid-19 ». Si se vacciner nous octroie une protection individuelle, c’est la vaccination du plus grand nombre qui permettra une protection collective. Décider de se faire vacciner n’est donc pas qu’une décision sanitaire ou médicale, c’est aussi un geste politique, car il concerne les affaires de la cité, les autres, le collectif.

La vaccination, comme chaque médicament, est associée à un risque individuel. La prescription ou la prise d’un médicament (ou d’un vaccin) nécessite d’évaluer le bénéfice attendu du traitement par rapport au risque spontané de la maladie et au risque de survenue d’effets secondaires liés au traitement.

Par exemple, malade d’un cancer, on accepte le plus souvent d’être traité par des chimiothérapies – qui ont beaucoup d’effets secondaires mais qui permettent de survivre à la maladie – car le bénéfice du traitement est supérieur au risque de ne pas le prendre et aux nuisances liées aux effets secondaires. Le rapport bénéfice/risque est ainsi jugé favorable.

Sondage Vaccination obligatoire des enseignants : 80 % des Français pour

Sondage Vaccination obligatoire des enseignants : 80 % des Français pour

Une large majorité des Français, selon une étude* Ifop pour le JDD se prononce pourtant en faveur de cette obligation. En effet, 71% s’y déclarent favorables – dont 44% de « tout à fait favorables » - contre 29% qui s’y affirment opposés. Malgré l’audience et l’exposition des plus réfractaires à la vaccination, il apparaît une nouvelle fois que la population prise dans son ensemble se prononce très majoritairement en faveur de la contrainte à propos du vaccin contre le Covid-19.

Les Antivax  se montrent évidemment unanimement opposés à la vaccination obligatoire des enseignants (93%).

 

* Enquête réalisée par l’Ifop pour le JDD les 20 et 21 juillet 2021 auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas, questionnaire autoadministré en ligne. La marge d’erreur se situe entre 1,4 et 3,1 points.

Antivax : de curieux « résistants »

Antivax : de curieux résistants

Les références à la Croix de Lorraine de manifestants contre la vaccination obligatoire anti-Covid indignent le professeur émérite de médecine Gérard Reach qui dans une tribune au « Monde » pourfend une réactance marque d’infantilisme d’adultes qui passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés.

 

Tribune.

On a pu voir dans les manifestations récentes contre la vaccination obligatoire et les autres mesures de restriction des choses étonnantes. Je ne parle pas de la stupéfaction que l’on pouvait ressentir devant ces personnes qui portaient une étoile jaune, sans doute trop bêtes pour comprendre leur ignominie.

Je voudrais plutôt m’intéresser à ceux qui ont défilé avec des croix de Lorraine, emblème de la Résistance, alors qu’il pourrait plutôt s’agir de réactance, mécanisme de défense psychologique mis en œuvre par un individu lorsqu’il croit que sa liberté lui est ôtée ou est menacée, décrit par Jack Brehm en 1966.

Résistance ? Sous l’impulsion du général de Gaulle, elle était née d’une sublime pulsion de vie visant à assurer la protection des libertés, de nos libertés, dans un élan collectif et altruiste qui a conduit bon nombre de héros, connus ou inconnus, au sacrifice suprême.


Comme on était loin de la résistance de ceux qui aujourd’hui manifestent contre la vaccination ou les restrictions, sans comprendre qu’ils sont poussés par un désir visant au contraire à assurer de manière égoïste leur seule liberté individuelle, avec le risque qu’elle prolonge l’épidémie avec ses morts. Ce désir mérite-t-il une croix de Lorraine ?

Réactance : Jack Brehm (1928-2009) avait décrit le concept à propos des enfants. La réactance est chez eux habituelle ; c’est qu’ils découvrent le monde qui les entoure, qui risque de leur prendre leur bien et d’imposer des limites à leur toute-puissance. Ne touche pas à ce verre et voici qu’ils le touchent ; donne-moi ta poupée et ce sont des cris. Quels parents n’ont-ils pas vu chez leurs enfants cette réactance, expression du développement ultérieur de leur autonomie ?


Mais, alors, la réactance ne serait-elle pas dans le cas qui nous occupe une marque d’infantilisme d’adultes, qui, soit dit en passant, passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés ? Liberté, liberté chérie, te défendre, oui ! Mais la liberté ne saurait être un concept individuel : la liberté est par essence plurielle.


Je ne peux pas être libre si l’autre n’est pas libre et, surtout, si ma liberté porte atteinte à sa liberté : je suis libre avec toi, pas contre toi et on comprend la gravité de la « fracture vaccinale » à laquelle nous assistons aujourd’hui. Liberté plurielle : peut-être est-ce le sens profond de la définition de l’éthique donnée par Paul Ricœur (1913-2005) : on entre véritablement en éthique quand, à l’affirmation par soi de la liberté, s’ajoute la volonté que la liberté de l’autre soit. Je veux que ta liberté soit.

Covid: le PS veut une «vaccination obligatoire»

Covid: le PS veut une «vaccination obligatoire»

 

Pour une fois le parti socialiste prend une position claire, nette et pertinente  à travers sa proposition de vaccination obligatoire contre la covid.  À l’issue d’une réunion entre parlementaires lundi soir, les socialistes ont annoncé qu’ils allaient défendre la «vaccination obligatoire», «sauf contre-indication médicale», lors de l’examen du projet de loi sanitaire au Parlement cette semaine. «Il nous paraît important de franchir une nouvelle étape», ont expliqué les élus PS dans un communiqué, proposant que cette obligation soit «progressive» et «entre en vigueur au 1er octobre». «Cette vaccination obligatoire doit s’inscrire dans une démarche pédagogique et positive, une démarche de lutte contre les inégalités», ont-ils précisé. Les socialistes préfèrent cette option à celle de l’élargissement du passe sanitaire, qui contraint, selon eux, «la moitié de la population à contrôler l’autre moitié de la population».

23 millions d’enfants privés de vaccination DTP3 (diphtérie, le tétanos et la coqueluche )

23 millions d’enfants privés de vaccination DTP3 (diphtérie, le tétanos et la coqueluche )

 

En 2020, 23 millions d’enfants n’ont pas reçu les trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ou DTP3

Ces chiffres «sont un signal d’alarme clair, la pandémie de Covid-19 et les perturbations qu’elle a causées nous ont fait perdre un précieux terrain que nous ne pouvons nous permettre de céder et les conséquences vont se payer en morts et en perte de qualité de vie des plus vulnérables», a insisté la directrice de l’Unicef Henrietta Fore, rappelant que la «pandémie a encore dégradé une situation qui était déjà mauvaise.» Le taux de vaccination DTP3 est resté bloqué à 86% depuis plusieurs années avant la pandémie et en 2020, il est tombé à seulement 83%. Dans le cas de la rougeole, une maladie extrêmement contagieuse nécessitant un taux de couverture vaccinale de 95% pour être bien maîtrisée, seulement 71% des enfants ont reçu la deuxième dose.

L’Onu souligne qu’il est important que la distribution des vaccins anti-Covid ne se fasse pas aux dépens des programmes de vaccination infantile. 

 

Vaccination : faute de courage incitation à la place de l’obligation

Vaccination : faute de courage incitation à la place de l’obligation

Une nouvelle fois le chef de l’État aura montré que le fameux en même temps caractérisait  un sérieux manque de courage. En effet un imposant des contraintes à travers le pass sanitaire, le chef de l’État a pris la précaution de ne pas évoquer ainsi l’obligation de vaccination pour tous. Le parole du gouvernement s’efforce de d’expliquer ce flou politique et sémantique «il n’y a pas d’obligation vaccinale, il y a une incitation maximale». Le gouvernement souhaite ainsi réduire au maximum les possibilités de vie sociale des non-vaccinés.

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Gabriel Attal y voit des «Français qui doutaient ou attendaient et qui ont pris rendez-vous. Ils peuvent avoir des doutes (…) mais avec le variant Delta (…) malheureusement on n’a plus le temps de douter, et donc il faut y aller». Cependant pour l’instant, le gouvernement n’envisage pas de vaccination obligatoire pour tous les Français. Emmanuel Macron fait le choix de la «confiance», sans pour autant écarter cette hypothèse. Mais «Il ne faut jamais rien exclure pour l’avenir», a estimé Gabriel Attal. Conclusion le gouvernement ne rend pas formellement la vaccination obligatoire pour préserver les libertés individuelles mais il rend les conditions d’accès à des activités du quotidien tellement difficile que cette vaccination devient incontournable… mais sans le dire. Tout l’art de la politique de dire une chose et son contraire.

Covid-Des centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Covid-Des  centres de vaccination réservés aux fonctionnaires !!!

Incroyable mais vrai Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, annonce la création de nouveaux centres de vaccination réservés aux agents publics. 

On comprendrait évidemment que des centres de vaccination soit éventuellement destinés à certaines populations particulièrement exposées comme le personnel médical et para médical. Par contre cette proposition d’envisager des sites spécialisés pour les fonctionnaires porte non seulement atteinte à la bienséance mais aussi toute logique médicale. Nombres de fonctionnaires en effet ne sont nullement contacts avec le public et on voit mal pourquoi ils pourraient bénéficier d’un traitement spécifique. À moins évidemment que le gouvernement déjà dans une démarche électorale cherche à se concilier les faveurs d’une population toujours un peu contestataire .

De nouveaux barnums vaccinaux devraient être installés dans les prochains jours pour accélérer l’immunisation contre le Covid-19 des agents de la fonction publique. Lundi, tous les préfets recevront un courrier signé par Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, les incitant à mettre en place ces nouveaux centres. Les 100 préfectures du territoire et les quelque 200 sous-préfectures seront chargées d’installer le dispositif. Des créneaux de vaccination seront aussi réservés aux agents publics dans les structures déjà existantes.

Notons que  début juillet, Les fonctionnaires bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) accordée pour le temps « strictement nécessaire » à leur vaccination. Elle est valable en cas de déplacement dans un centre, d’absence liée à des effets secondaires importants, ou pour l’accompagnement d’un enfant de plus de 12 ans. Cette ASA a vocation à être déployée pour toute la fonction publique.

VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUS ( Bayrou)

VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUS ( Bayrou)

 

Interrogé sur BFM, Bayrou juste avant l’intervention du président de la république marque son territoire politique en tout cas sur le plan sanitaire en réitérant que la vaccination doit devenir obligatoire pour tous. Justement un terrain sur lequel le président de la république ne va pas s’engager !.

 

« Ma position à moi, c’est qu’il n’y a pas d’autre issue dans cette situation épidémique que la vaccination obligatoire, pour tout le monde », estime le Haut-commissaire au plan. « On présente ça comme si c’était attentoire aux libertés, alors que chacun des bébés qui né en France reçoit onze vaccinations. Vous voyez bien qu’il n’y a aucun effet négatif ou secondaire. »

« Le jour où vous aurez des enfants qui mourront du virus, ce jour-là, la société explosera. Parce que seront mis en accusation tous ceux qui n’ont pas pris les décisions nécessaires ». a-t-il expliqué, en soulignant que la vaccination était la meilleure solution pour « retourner à une vie normale. »

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