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Macron va passer devant Le Pen, pourquoi ?

Macron va passer devant  Le Pen, pourquoi ?

La première raison, c’est sans doute que les Français ont réellement envie d’un renouvellement du personnel politique. La seconde tient aux orientations et la troisième à la crédibilité. De sensibilité semble offrir une perspective nouvelle pour effectuer une mutation du système politique. Il y a d’un côté Marine Le Pen,  de l’autre Emmanuel macro. Marine Le Pen  bénéficie surtout du fait qu’elle ne porte pas le poids du péché de gouvernance, elle n’a jamais assumé de responsabilité d’élue nationale hormis au Parlement européen où la plupart du temps elle était absente (comme ses assistants parlementaires) ;  du coup,  certain sélecteur un peu perdus qui ont du mal à comprendre la complexité des mutations systémiques actuelles se retrouvent  dans les analyses et propositions simplistes voir caricaturales de Marine Le Pen. S’y ajoute pour certains un positionnement clairement raciste. Macron, lui, attire du fait de l’originalité de sa démarche puisqu’il ne dépend d’aucun parti préexistant et qu’il ne subit donc pas les contradictions inévitables des grands appareils politiques. En outre la posture de ni droite ni gauche séduit ceux qui ne croient plus au vieux clivage traditionnel. Clivage d’ailleurs très théorique puisqu’une fois au pouvoir gauche comme de droite mène à peu près la même politique d’immobilisme. Marine Le Pen séduite une partie non négligeable de l’opinion mais en inquiète environ 60 %. Avec raison car son programme démagogique et nationaliste conduirait le pays vers la ruine non seulement de la France mais sans doute aussi de l’Europe. La sortie de l’euro par exemple ferait perdre immédiatement de l’ordre  20 % de pouvoir d’achat aux Français et augmenterait la dette à peu près d’autant du faite d’une part du différentiel de taux de change et de l’augmentation des taux d’intérêt. Sur le plan économique, les propositions de macro, sont autrement plus crédibles. Plus on s’approche des élections et plus les propositions se précisent  et sont soumises au débat et à l’expertise. Dans un débat sur l’économie les orientations de Marine Le Pen ne résisteront pas longtemps face aux arguments de Macron. Le discours anti immigré de Marine le Pen  apparaîtra un peu court pour expliquer et résoudre les problèmes structurels qui se posent au pays. Notons enfin que Marine Le Pen  n’est pas un perdreau de l’année, elle vit de l’héritage de son père et de la politique depuis une vingtaine d’années. Enfin elle est impliquée dans différentes affaires politiques ou financières qui pourraient d’ailleurs justifier rapidement des mises en examen qui pourraient fragiliser son éligibilité, en tout cas mettre en cause sa probité. Bref les casseroles de Marine Le Pen, comme celle de Fillon, vont constituer un sérieux handicap même si le Front National disposera toujours d’un socle d’irréductibles prêts à tout gober. 

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

 

Contrairement à ce qu’avait indiqué le JDD la décision du parquet national financier n’est pas encore mûre. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que le moment venu le PNF confie l’enquête à un juge d’instruction avec la perspective d’une mise en examen. Mais il faudra sans doute encore du temps pour que le PNF boucle son affaire tellement sont complexes et et parfois tordues  les procédures de Fillon relatives au détournement de fonds publics et à l’abus de biens sociaux. Il se confirme que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique pas plus que le temps politique. On se souvient que Fillon et ses partisans avaient exigé un traitement ultra rapide du dossier. Sans doute convaincus que la justice ne peut se soumettre au calendrier du présumé coupable, Fillon et son camp ont changé leur système de défense en demandant au parquet national financier de stopper leur enquête et de se dessaisir de l’affaire au motif que cette justice était sous influence politique. Pas forcement le meilleur moyen pour faire accélérer la procédure et pour persuader de l’innocence de l’ancien Premier ministre. De toute manière l’avancée du dossier judiciaire a maintenant peu d’importance. En effet François Fillon est définitivement condamné par l’opinion publique. Contactée par Reuters, une porte-parole du PNF a d’ailleurs déclaré « qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade de l’enquête » et « qu’aucun calendrier n’était fixé à ce jour ». Les avocats du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ont répété ces derniers jours que les emplois dont ont bénéficié son épouse et deux de ses enfants étaient légaux et expliqué que le parquet national financier n’était pas compétent pour mettre en cause François Fillon. Les options dont dispose le PNF sont un classement sans suite s’il estime que les délits ne sont pas constitués ou la transmission du dossier au parquet de Paris s’il considère qu’il n’est pas compétent. Il peut aussi ouvrir une information judiciaire, et confier l’enquête à des juges d’instruction, ou directement renvoyer devant le tribunal correctionnel une ou plusieurs des personnes visées par l’enquête. Le JDD avait indiqué que ces deux dernières options étaient celles qui étaient à l’étude. Alors que les avocats de François Fillon reprochent également au parquet national financier de porter atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, les présidents des groupes parlementaires de droite et du centre reprennent cet argument dans une tribune également publiée dans le Journal du Dimanche. « La séparation des pouvoirs a été malmenée dans la procédure qui vise François Fillon », indiquent dans ce texte Christian Jacob (groupe Les Républicains, Assemblée nationale), Bruno Retailleau (groupe LR, Sénat), Philippe Vigier (groupe UDI, Assemblée nationale) et François Zocchetto (groupe Union des centristes, Sénat). Selon eux, « en écartant le principe de séparation des pouvoirs, l’élection présidentielle a été prise en otage ». La question est de savoir par qui ? En réalité par un candidat corrompu qui cherche à sauver sa peau en ce maintenant envers et contre tout.

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

 

 

Sans doute la France va-t-elle demander à l’ONU de se prononcer sur une motion pour l’arrêt des conflits pendant un an et demi. C’est-à-dire le temps nécessaire pour réparer son seul porte-avions  le d Charles-de-Gaulle. La situation est évidemment ubuesque. Ou bien la France renonce à tout porte-avion ou décide  d’en disposer d’ au moins deux. Une problématique posée un peu naïvement le ministre de la défense. «  Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000. Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort. Lors d’une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l’arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question. « S’il n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer », a dit le candidat socialiste. « La question qui nous sera posée c’est : est-ce qu’on fait deux porte-avions, l’un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu’on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ? », a-t-il demandé. « Mais il est incontestable que vu le prix d’un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l’écarte pas mais je ne la retiens pas non plus ». François Fillon, candidat de la droite et du centre, s’est lui montré plus catégorique. « Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. « Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. » La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier. « Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

D’après des proches du dossier judicaire, Fillon n’a pas apporté  le moindre élément matériel pour confirmer ses dires : ni téléphone, ni mail, ni le moindre dossier, ni la moindre revue de presse pour justifier le salaire de son épouse. Cette dernière a déclaré qu’elle n’avait aucune raison de conserver des preuves écrites.  « Elle relisait mes discours et me soutenait » a affirmé Fillon.  François Fillon avait demandé mercredi dernier à ses partisans de  »tenir 15 jours », le temps que les enquêtes sur les présumé emplois fictifs de sa femme soient bouclées, selon lui. En réalité, les investigations pourraient ne pas être aussi expéditives.  »Il y a encore plusieurs investigations à mener », confie au JDD une source judiciaire haut placée. La magistrate Éliane Houlette, qui dirige le parquet national financier, a reçu vendredi – à leur demande – les avocats de la famille Fillon et leur a répété son intention « d’aller vite », mais sans donner le moindre calendrier.  Menées tambour battant, les recherches policières, loin de minorer les soupçons initiaux ont, en effet, ouvert de nouvelles pistes qui ne pourront pas être fermées en quelques jours. « La logique consistant à confier la suite des investigations à des juges d’instruction risque de s’imposer », redoute-t-on dans le camp Fillon, où l’inquiétude gagne. « Il n’est pas exclu que certaines personnes déjà entendues devront être de nouveaux convoquées pour obtenir des précisions, si des contradictions sont apparues », confie une source au parquet.

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Le magot qui va couler François Fillon

Le magot qui va couler François Fillon

Le trésorier des républicains ne cache pas sa colère car si les primaires ont été organisées par le parti par contre le bénéfice d’environ 9 millions est allé directement dans le micro parti de François Fillon. Une preuve supplémentaire que François Fillon n’est décidément pas indifférent à l’argent. L’usage de micro parti est très répandu, il permet notamment de s’affranchir des règles de transparence de financement des campagnes. Accessoirement il peut permettre des détournements de fonds. Ce que soupçonne d’ailleurs la justice à propos du front national. En cause la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance. Pour François Fillon on s’interroge au sein même du parti républicain à propos de la mainmise de l’ancien ministre sur les bénéfices réalisés à l’occasion de la primaire. Certes François Fillon a gagné haut la main cette consultation mais ce n’est pas lui qui a supporté les frais de cette organisation.  Nombreux sont les ténors de la droite à phosphorer sur un éventuel plan B pour l’élection présidentielle depuis que des soupçons d’emplois fictifs pèsent sur François Fillon, son épouse Penelope et deux de ses enfants dans le cadre du désormais fameux « PenelopeGate ». Mais le candidat adoubé par la primaire de novembre compte bien s’accrocher, au moins jusqu’à la fin de l’enquête préliminaire ouverte après les révélations du Canard enchaînéEt même si, hypothèse improbable, les ténors Les Républicains (LR) se mettaient rapidement d’accord pour le « débrancher » de force, ils se heurteraient à un obstacle de taille : comment financer la campagne d’un candidat de substitution ? Car sur le plan financier, c’est bel et bien François Fillon qui a la main sur le magot des primaires L’autre manne financière du candidat, ce sont les dons des sympathisants. Or, là aussi, François Fillon a le contrôle

Fillon : un emploi fictif qui va lui coûter cher

Fillon : un emploi fictif qui va lui coûter cher

 

Cette affaire d’emplois fictifs risque de coûter très cher à François Fillon. En effet l’intéressé s’est fait le chantre de l’intégrité n’hésitant d’ailleurs pas à attaquer sèchement Sarkozy à propos de ses affaires. Certes Fillon et son entourage vont continuer d’argumenter sur le fait qu’il n’y a rien d’illégal à embaucher quelqu’un de sa famille comme secrétaire parlementaire. Rien illégal sans doute mais éthiquement lamentable car en clair il s’agit de récupérer un salaire en la circonstance autour de 5000 € nets mensuels. On ne peut en effet jouer le rôle du père la rigueur et en même temps se montrer aussi laxiste pour son propre comportement. Le programme de Fillon vise à opérer des réformes assez draconiennes qui viendront amputer le niveau de vie des Français. Certaines sont justifiées en raison de l’état des équilibres financiers mais pas forcément avec cette brutalité et les inégalités qu’elles incluent. (En outre, certaines risquent d’être contre productives). Mais pour défendre une telle politique de rigueur encore faut-il être soi-même rigoureux. Le recrutement d’un membre de la famille comme assistant parlementaire est déjà éthiquement condamnable mais il peut l’être pénalement si cet assistant parlementaire occupe en fait un emploi fictif. Or il sera difficile à Fillon de prouver que son épouse a effectivement occupé un poste politique auprès de son mari. De ce point de vue, les arguments avancés par l’entourage de Fillon et par Fillon lui-même sont assez pitoyables. Cette affaire pourrait bien coûter à Fillon sa qualification pour le second tour des présidentielles. Il suffirait que quelques points passent de Fillon à Macron par exemple. En attendant le Parquet national financier a ouvert mercredi une enquête pour détournement de fonds publics après les révélations sur des emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, plongeant la campagne du candidat de la droite dans la crise. Selon le Canard enchaîné, Penelope Fillon, qui a toujours revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de son mari, a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon puis son suppléant à l’Assemblée nationale, et pendant 20 mois par « La Revue des deux mondes ». L’hebdomadaire satirique, paru mercredi, dit cependant n’avoir guère trouvé trace de ses activités. Le Parquet national financier (PNF) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux à la suite de ces révélations. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).François Fillon a réagi à cette annonce du PNF en notant dans un communiqué que le PNF avait agi avec célérité. « Cette décision particulièrement rapide permettra de faire taire cette campagne de calomnie et de mettre un terme à ces accusations dénuées de tout fondement », a-t-il dit en s’étonnant « que des faits aussi anciens et légaux fassent l’objet d’une telle campagne, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle ». Dans la matinée, il avait évoqué une campagne politique. « Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte. (…) Je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article », a dit à la presse François Fillon à Bordeaux, où il a affiché sa réconciliation avec Alain Juppé, son adversaire malheureux du second tour de la primaire de la droite. « Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme, comme le fait cet article, qu’elle ne sait faire que des confitures, toutes les féministes hurleraient. » Les analystes estiment que cette affaire pourrait devenir un problème politique dans la campagne de François Fillon. « Il y a une très grande attente de probité en France et la dimension honnêteté est centrale dans les raisons de sa victoire à la primaire de la droite », explique Jean-Daniel Lévy, de l’institut Harris Interactive. « Si ça remet en cause la sincérité de son discours, ça peut être pour lui un gros problème politique. »

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

 

L’hypothèse d’un soutien de Hollande à Macron constitue uen hypothèse possible. Ce qu’affirme en tout cas un proche de Hollande dans le JDD « La plupart des socialistes, pour l’heure, se sentent contraints par une discipline de parti. Mais à la fin de primaire, beaucoup rejoindront Emmanuel Macron. Pour l’heure, le Président pointe le doigt sur les dangers des programmes de Fillon et de Le Pen, et ne soutient personne dans cette primaire. Il se prononcera fin février ou début mars. Mais François Hollande va probablement soutenir Macron. On ne peut pas dire que l’appareil du PS l’ait aidé… Par ailleurs, je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir » » Il  semble donc se confirmer que François Hollande prend de plus en plus de distance avec la primaire du parti socialiste. On notera d’ailleurs que les choix de soutien des différents ministres sont assez contradictoires. Le plus symbolique est peut-être celui de Ségolène Royal qui n’a pas caché sa préférence pour Macron. Une préférence alimentée par des divergences sur le fond comme sur les formes avec Valls. On connaît par ailleurs les liens politiques qui unissent Ségolène royale et François Hollande. Il est vraisemblable que François Hollande n’indiquera son choix  que tardivement.  Le partisan de la synthèse pourrait bien le moment venu apporter son soutien à Emmanuel Macron si ce dernier paraît en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et si le score prévisible du parti socialiste- comme c’est probable- est  catastrophique. L’hémorragie des socialistes vers Macron pourrait s’accélérer avec la perspective d’une déroute aux élections législatives. Nombre de candidats députés voudront à leur sauver leur peau. D’après le Figaro Certains proches du chef de l’État pensent qu’il mobilisera les socialistes derrière la candidature d’Emmanuel Macron après la primaire à gauche. «Si le résultat de la primaire de la gauche se révèle une catastrophe pour le Parti socialiste et si la candidature Macron continue de progresser, beaucoup de socialistes s’y rallieront et François Hollande soutiendra le rassemblement derrière lui», a confié, vendredi, un hollandais du premier cercle, proche de Démocratie 2012. Cette hypothèse serait largement partagée au sein du think tank présidé par Jean-Marie Cambacérès, qui avait soutenu la campagne Hollande en 2012 et qui choisit aujourd’hui de se tenir à distance de la primaire, adoptant le même positionnement que le chef de l’Etat. «Valls essaye de dire que le président le soutient mais, évidemment, ce n’est pas vrai», critique un membre de l’association qui juge également «dangereuses» les déclarations de Manuels Valls essayant de se dédouaner sur l’application du 49.3. «Il donne l’impression de manquer de courage», estime-t-on. Parmi les partisans de François Hollande on observe ce que tout le monde peut constater à savoir la baisse de François Fillon, le plafond de verre du Front National qui ouvre la perspective d’une qualification de Macron pour le second tour des présidentielles. Dernier élément qui pourrait favoriser le soutien de François Hollande à Macron le fait que Valls ait pratiquement contraint le président de la république à renoncer. Un choix qu’il regretterait maintenant et qu’il  pourrait faire payer à Valls en apportant son soutien à Macron.

 

Taxe d’habitation plafonnée de Peillon : qui va payer ?

Taxe d’habitation plafonnée  de Peillon : qui va payer ?

En mal de deux propositions Vincent Peillon annonce qu’il va plafonner la taxe d’habitation. Une mesure qui va évidemment susciter l’intérêt des locataires et des propriétaires. En effet la taxe d’habitation et l’impôt foncier représente chacune environ 1000 € par foyer fiscal. Soit l’impôt direct le plus important est de loin pour les contribuables puisque dans les couches les moins favorisés on ne paye pas l’impôt sur le revenu. Une idée évidemment intéressante car cet impôt pèse lourd dans les budgets des ménages de nombre de couches moyennes d’autant que les deux taxes cités peuvent être très supérieures à la moyenne dans les grands centres urbains. La question se pose toutefois de savoir qui va payer ce plafonnement de la taxe d’habitation. D’après Vincent Peillon cette mesure pourrait toucher autour de la moitié des foyers fiscaux (37 millions aujourd’hui) avec une réduction moyenne de l’ordre de 150 €. Le coût avoisinerait les 3 milliards. 3 milliards qui seraient intégralement compensés par l’État aux collectivités locales. Le candidat à la primaire de la gauche part du constat que cet impôt n’est pas juste car il ne repose pas sur le niveau de revenus. La taxe d’habitation agirait, selon lui, comme une  »taxe anti-redistributive » et pèse plus lourd proportionnellement pour les salaires les plus modestes. Ce raisonnement n’est pas totalement faux et explique avec le coût du logement dans les grands centres urbains la baisse des populations au profit des communes périphériques comme vient de le démontrer récemment une étude de l’INSEE. Mais pour financer ses 3 milliards et cette taxe dite anti redistributive il faudrait sans doute une réflexion plus large sur la fiscalité en général. En effet il s’agira d’un nouveau trou dans le budget qui en comporte déjà beaucoup. Un autre impôt ou une augmentation des impôts existants devra donc venir combler cette perte de ressources fiscales sur la taxe d’habitation. Mais la remarque vaut pour toutes les promesses de réduction de la fiscalité. Concernant la taxe d’habitation le député européen propose donc que les contribuables dont le revenu fiscal par part est inférieur à 17.850 euros - pour un célibataire, c’est 1.636 euros de revenu mensuel fiscal net quelle ne dépasse pas 20 % du revenu. Il estime que 17 à 18 millions de foyers fiscaux pourraient bénéficier de ce bouclier, et économiseraient de 35€ à 290€ sur leur taxe d’habitation. Une mesure certes intéressante mais qui comme toutes les autres menues mesurent relatives à la réduction des prélèvements obligatoires demandent à être approfondies quant aux modalités de son financement.

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

 

À la lecture du site de France Info, on se demande sérieusement si ce site du service public ne va pas fusionner avec celui de Paris-Match. Depuis la création de la chaîne France télévision, le site de France info s’est en effet totalement aligné sur des grands médias comme Paris-Match : de moins en moins d’articles mais de plus en plus de photos, des vidéos et des titres énormes. Bref le poids des mots écrits en gros et le choc des photos. On attend évidemment autre chose d’un site du service public de l’info. À juste titre, les journalistes de la radio France info ont protesté contre l’évolution de la ligne éditoriale qui se banalise en s’alignant sur le Parisien, Paris-Match ou 20 minutes. Dès lors, on  peut s’interroger sur la nécessité de l’existence d’un tel service public. La quête de l’audience à tout prix guide sans doute ceux qui gèrent  la ligne éditoriale de France info. Sur la lancée,  on pourrait conseiller à la direction d’embaucher aussi Cyrille Hanouna qui plaît tellement aux beaufs d’autant que le conseil supérieur de l’audiovisuel menace de l’interdire de chaînes sur C8. Un exemple sur la une  du site de ce samedi 24 décembre : en gros évidemment,  la liste des personnalités préférées des Français. Une information évidemment fondamentale qui se comprend pour le JDD mais qui surprend sur France Info. À quand  comme sur BFM : les plus belles femmes des footballeurs, aussi les plus belles femmes des rugbymans, les  plus belles femmes des golfeurs ou encore les plus belles femmes des politiques. Un sujet qu’on peut développer pendant des jours et des semaines. Il serait temps que la direction de France info se ressaisisse car la fast- info type McDo ne relève pas vraiment du cahier des charges d’une chaîne d’information publique. Un peu court, un peu léger mais quand même trop gras voire indigeste. Bref quand les titres énormes, les images et le bruit constituent  aussi une belle excuse pour la paresse.

 

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

 

Après Airbus, Boeing a annoncé la suppression de 500 emplois sur plusieurs années notamment dans sa division commerciale en 2017, en plus de la réduction des effectifs d’environ 8% opérée depuis le début de l’année. La direction d’Airbus avait annoncé la suppression de plus de 1000 postes incluant y compris des licenciements secs. Une décision difficile à comprendre quand on sait que les commandes commerciales représentent environ 1000 milliards. Airbus doit une grande partie de ses commandes à l’obligation de délocaliser certaines productions en particulier dans les pays acheteurs y compris parfois avec des transferts de technologies. Un phénomène qui ne touche pas seulement la construction aéronautique mais aussi par exemple la construction ferroviaire et bien d’autres produits. Il n’est pas si simple de s’opposer à cette forme de mondialisation. Si par exemple la France devait fermer ses frontières on se demande acquis les usines  d’Airbus situées  en France pourraient vendre ses avions. Certes la régulation mérite d’être régulée mais elle ne peut s’effectuer de manière irresponsable. Les suppressions de postes interviennent dans un contexte de ralentissement des commandes pour les avions bi-couloirs comme le Boeing 777 ou l’Airbus A330. De son côté,  Boeing a annoncé la semaine dernière qu’il ramènerait la cadence de production du 777 à cinq exemplaires par mois en août 2017, ce qui équivaut à une réduction de 40% par rapport au rythme actuel de 8,3 avions par mois. L’avionneur américain n’a pas précisé combien de postes il allait supprimer l’an prochain. Boeing a annoncé le mois dernier qu’il supprimerait 500 emplois sur une période de quatre ans et qu’il fermerait deux sites dans le cadre d’une refonte d’une autre de ses divisions, le pôle défense, espace et sécurité.

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

Alors qu’on ne prévoit qu’une inflation officielle de moins de 1 % en 2017, dans le même temps on va enregistrer nombre d’augmentations de dépenses contraintes. Dernier exemple en date celui de  la facture de gaz va augmenter de 5%, voire un petit peu plus. En cause la remontée des prix du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité : application de la taxe TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) – ou contribution climat énergie (taxe carbone). D’autres hausses du même type sont prévues concernant les assurances par exemple qui seraient justifiées par un dérapage lié aux risque naturels et pour l’automobile au renchérissement du coût des les accidents. De  Nombreux d’abonnement augmentent : également l’eau, l’électricité, le ramassage des ordures ménagères. Il faut aussi ajouter les impôts locaux. Au total des dépenses contraintes qui vont peser sur le budget des ménages et qui au total vont faire dériver l’augmentation des prix bien au-delà des 1 % si on prend en compte la déformation structurelle de la consommation des ménages et de leurs dépenses. Un décalage entre l’inflation officielle mesurée par l’INSEE et l’inflation constatée par les ménages notamment les plus défavorisés qui consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses courantes et contraintes. De ce point de vue,  l’indice moyen qui mesure l’inflation en France se révèle relativement obsolète. Pour être pertinent il devrait prendre en compte chacune des catégories socio professionnelles, la structure de leurs dépenses, la composition familiale et la localisation géographique. La sous-estimation chronique de l’inflation à évidemment pour objet de freiner l’augmentation des salaires et pensions. Mais cette sous-estimation a des effets relativement pervers sur le pouvoir d’achat, sur la croissance et le chômage. En effet plus de la moitié du PIB  est imputable à la consommation des ménages et le quasi blocage des salaires et pensions participent à la mollesse de la croissance française qui au mieux atteindra 1,2 % en 2016 et encore moins en 2017 puisqu’il n’est prévu qu’1%.

 

Banque-LCL : 850 suppressions de postes et ça va continuer dans le secteur

Banque-LCL : 850 suppressions de postes et ça va continuer dans le secteur

 

LCL prévoit des suppressions de postes, le Crédit agricole aussi, bien d’autres établissements bancaires encore. ça va continuer car il faut s’attendre à la suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans en Europe.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.Pour l’immédiat  LCL prévoit de supprimer entre 750 et 850 postes d’ici à la fin 2018, soit environ 20% de ses fonctions administratives et de support, a déclaré jeudi une source syndicale à Reuters, confirmation une information publiée le même jour sur le site du quotidien Les Echos. Selon cette source, ces suppressions de postes, réalisées sur la base d’ »équivalents temps plein », interviendraient sans licenciement sec. L’enseigne de Crédit agricole S.A. (CASA) a déjà annoncé en mars la fermeture d’environ 240 agences bancaires dans le cadre d’un plan de restructuration de son réseau visant à réduire les coûts.

Fed : un relèvement modeste des taux mais qui va peser sur l’économie mondiale

Fed : un relèvement modeste des taux mais qui va peser sur l’économie mondiale

 

La hausse des taux décidée par la Banque centrale américaine est relativement modeste : 0.25%. Mais cette augmentation engage un processus de renchérissement de l’argent qui va affecter l’économie mondiale toute entière et en particulièrement l’Europe déjà engluée dans la croissance molle. Trois relèvement sont ensuite prévus chaque année jusqu’en 2019 de sorte de ramener les taux à 3%. Une décision cohérente pour l’économie américaine mais qui va peser de manière très négative sur le reste du monde. Si l’économie aux Etats Unis est nettement repartie, elle est encore convalescente en Chine, malade dans nombre de pays en développement et affaiblie en Europe. Il est aussi à prévoir que les institutions financières (les banques centrales mais aussi les banques) vont suivre le mouvement. Les banques vont saisir l’opportunité pour renchérir le coût de l’argent et restaurer aussi leurs profits . Du coup les marges budgétaires vont se réduire dans nombre de pays et le coût de l’endettement va se remettre à s’envoler. Les conséquences seront aussi directes pour les entreprises comme pour les ménages, en clair leur capacité d’investissement et de consommation vont  diminuer. On sait que la croissance mondiale devrait légèrement se atsser en 2017, le relèvement décidé par la FED vient donc à un très mauvais moment nombre d’acteurs vont d’ailleurs anticiper les hausses de taux prévues par la FED jusqu’en 2017. Encore uen fois cette hausse se comprend pour les Etats Unis qui veulent freiner l’emballage économique mais la problématique est inverse dans nombre d’autres géographiques notamment en Europe.  « Au vu des conditions observées et prévues pour le marché du travail et l’inflation, le comité à décidé de relever la fourchette de l’objectif », a déclaré la FED  dans un communiqué, précisant que la décision avait été prise à l’unanimité. « La croissance de l’emploi a été solide ces derniers mois et le taux de chômage a diminué », note la Fed, ajoutant que les instruments de mesure de l’inflation avaient « considérablement » augmenté. Les prévisions économiques publiées par la banque centrale en même temps que sa décision de politique monétaire montrent que ses responsables ont revu en légère hausse leurs prévisions de croissance et en baisse leurs prévisions pour le taux de chômage, et qu’ils tablent sur une inflation proche de l’objectif de 2% que s’est fixé la Fed. Pour 2017, la médiane des prévisions de taux suggère trois relèvements d’un quart de point de l’objectif des « fed funds », contre seulement deux anticipés il y a trois mois. Ces trois hausses seraient suivies de trois autres en 2018 puis en 2019, ce qui ramènerait le taux directeur tout près du taux de 3,0% jugé « normal » par la Fed.

Affaire Tapie : Lagarde va demander un sursis à statuer pour faire enterrer l’affaire par la droite

Affaire Tapie : Lagarde va demander un sursis à statuer pour faire enterrer l’affaire par la droite

 

Pour Tapie comme pour Christine Lagarde, c’est la même stratégie utilisée : abuser  de démarches procédurières pour retarder un procès.  Les intéressés espèrent en effet que la droite enterrera une affaire dans laquelle elle est impliquée du fait des liens entre Sarkozy, Tapie et Lagarde. (Une affaire qui par ailleurs risque de faire perdre la direction du FMI à la France).  Difficile sinon de comprendre la défense de Lagarde actuellement en congé du fonds monétaire international et qui demande donc encore un délai pour que la justice puisse statuer. Une justice par ailleurs d’exception en général relativement clémente avec les anciens ministres puisque la cour de justice de la république comprend des élus. Une curieuse exception juridique qui d’une certaine manière nie  légalité des droits.  Il est donc vraisemblable que cette affaire va traîner encore des mois voire des années et  qu’elle se perdra dans les méandres du système politique ou judiciaire ! Dossier invraisemblable qui ne grandit ni la justice ni le système politique. Des arguties particulièrement lamentables de la défense de Lagarde qui considère que la reconnaissance du caractère indu de l’indemnisation de tapie reconnue par la justice ne saurait être assimilée à un détournement ! Peut-être alors s’agit-il d’un don de l’Etat donc du contribuable? La directrice générale du FMI Christine Lagarde, jugée à partir du 12 décembre à Paris pour son rôle dans l’arbitrage Tapie, va cependant  demander à la Cour de justice de la République (CJR) de suspendre son procès tant que l’enquête principale sur cet arbitrage est en cours, apprend-on mardi auprès de son avocat.  Sa défense va déposer une demande de sursis à statuer, a précisé Me Patrick Maisonneuve. L’ex-ministre de l’Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy doit comparaître du 12 au 20 décembre pour négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique ayant mené au détournement par un tiers de fonds publics. « Madame Lagarde est renvoyée devant la CJR pour des négligences graves ayant permis un détournement de fonds publics par un tiers », explique Me Patrick Maisonneuve. « Mais l’existence même du détournement de fonds publics n’est pas établie », ajoute-t-il. « Ce n’est pas la CJR qui peut arbitrer l’existence d’un détournement de fonds publics, alors que c’est l’objet de l’instruction en cours » dans le volet non-ministériel de l’affaire, poursuit-il. « Nous faisons une demande de sursis à statuer », dit-il. « Il faut attendre qu’il y ait une décision ayant l’autorité de la chose jugée sur cette question. » Pour la commission d’instruction de la CJR, qui a renvoyé Christine Lagarde en procès, l’enquête en cours a « mis en évidence le caractère indu de l’octroi par le tribunal arbitral » des 403 millions d’euros. Elle juge donc acquise « la réalité » du détournement de fonds publics, rapporte une source judiciaire. Une analyse que ne partage pas l’avocat de Christine Lagarde. « Le caractère indu ne signifie pas détournement de fonds publics », estime-t-il. Dans un récent entretien à L’Obs, la patronne du FMI se disait convaincue que ses avocats trouveraient « les moyens juridiques de faire face à cette situation étrange ». La commission d’instruction de la CJR lui reproche d’avoir choisi la voie de l’arbitrage et de ne pas avoir engagé de recours contre la sentence une fois celle-ci prononcée, exposant l’Etat « au paiement de sommes indues ».

Présidentielle 2017 : Valls va trop loin (Macron)

Présidentielle 2017 : Valls va trop loin (Macron)

 

Réponse du berger à la bergère Emmanuel Macron critique vertement Emmanuel Valls pour son comportement à l’égard du président de la république. Valls conteste en effet la légitimité du président de la république comme candidat à la prochaine élection présidentielle. Valls a également pointé du doigt l’irresponsabilité de François Hollande pour les confidences faites à des journalistes. La  vérité c’est que  Manuel Valls trépigne et souhaiterait que François Hollande renonce à la perspective de 2017, il souhaite donc le décourager par des attaques frontales ; du coup, Emmanuel Macron ne se prive pas de souligner la démarche individuelle de Valls en rupture avec la logique de solidarité du gouvernement et l’esprit de la Ve République. Justement un reproche que lui avait adressé Valls quand il a quitté lui-même le gouvernement. Macron demande donc de la cohérence à Manuel Valls et l’invite lui aussi a démissionné de son poste de premier ministre.   »Je considère qu’il est même déjà allé trop loin. Quand on est Premier ministre d’un pays dont on dit qu’il est dans une situation historiquement grave, on ne tient pas ces propos sur le président de la République, c’est tout », a ainsi déclaré Emmanuel Macron sur France 2. Estimant la situation intenable, il n’a pas manqué de faire la leçon à son ancien chef. « Lorsque j’ai eu des désaccords, je les ai exprimés puis j’ai pris mes responsabilités en quittant le gouvernement« , a ainsi poursuivi l’ancien ministre de l’Économie. Il invite donc Manuel Valls à faire de même. D’une certaine façon manuelle Valls est prise à son propre piège de l’incantation permanent qu’il faisait vis-à-vis de la loyauté à l’égard du président de la république. C’est aussi le retour à l’envoyeur des reproches adressés à Macron. Bref à gauche ça cogne.

Présidentielle 2017 : Macron va se déclarer avant Hollande et Valls

Présidentielle 2017 : Macron va se déclarer avant Hollande et Valls

 

 

 

Dans la bataille du calendrier, Emmanuel Macron semble vouloir devancer à la fois Hollande et Valls. On sait que François Hollande devrait en effet annoncer sa décision vers le 15 décembre. Du coup, pour lui couper l’herbe sous le pied Emmanuel Macron pourrait anticiper son annonce pour étouffer un peu plus la perspective d’une candidature de François Hollande. Emmanuel Macron a sans doute raison de ne plus tarder pour se déclarer. En effet François Hollande en reculant au maximum son annonce en même temps handicape son  éventuel successeur en cas de renoncement. En effet il ne reste en fait que quelques mois pour la campagne électorale. On peut imaginer que la décision d’Emmanuel Macron de se présenter pourrait porter un coup fatal à l’hypothèse d’une candidature de François Hollande même si ce dernier est capable de succomber à son dernier péché d’orgueil. 7. L’ancien ministre officialisera sa décision « avant le 10 décembre », jour où il organisera un grand meeting « a priori à Paris », a affirmé son entourage à l’AFP ce mardi 8 novembre. Le fondateur de « En marche ! », qui avait quitté le gouvernement le 30 août, commencera à dévoiler jeudi ses « solutions », dans une longue interview à L’Obs, a-t-on précisé de même source. Depuis son départ du gouvernement, Emmanuel Macron a donné trois meetings durant lesquels il a dressé son constat sur la société française, fruit du travail d’enquête mené par les bénévoles de son mouvement. Il était déjà acquis que le « Mozart de la finance » annoncerait sa décision concernant la présidentielle aux environs du mois de décembre - François Hollande doit déclarer ses intentions dans la même période. Les déclarations de son entourage confirment non seulement la temporalité de l’annonce mais également son contenu, mettant fin à toute forme de suspense. Le principal intéressé n’a pas encore commenté ces déclarations.

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines 

 

Les conséquences de l’élection probable de Trump  vont se traduire par de sérieux bouleversements sur les marchés financiers avec en particulier de grosses perturbations sur le marché des changes. Dans les milieux économiques peu avaient anticipé une éventuelle victoire de Donald Trump. Du coup c’est surtout l’incertitude des orientations du nouveau président américain qui va alimenter les fluctuations. Si l’on s’en tient aux déclarations du candidat nombre de traités de libre-échange devraient être remis en cause. Le TAFTA  par exemple qui n’est qu’un projet sera sans doute enterré. La crainte portera surtout sur les risques de voir le commerce international se tasser de manière assez significative alors qu’on prévoit déjà un ralentissement en 2017. Personne ne connaît les orientations possibles de TRUMP  en situation réelle de gestion ;  sans doute n’ira-t-il pas aussi loin qu’annoncé en matière de protectionnisme. Il n’en sait sans doute rien lui-même d’autant que les experts économiques qui l’entourent sont aujourd’hui très rares. Pour tout dire Trump n’est pas du tout préparé à la gestion des affaires économiques à dimension internationale. Il faudra donc attendre de connaître le profil de son entourage de techniciens, ce qui risque de demander des semaines. Reste aussi à savoir quelle sera la capacité d’écoute de ce président dont la particularité durant la campagne était de décider seul au risque de dérapages importants. Certes le président américain ne peut décider seul il est notamment tenu en laisse par le Congrès  notamment la chambre des représentants où le parti républicain aura la majorité. Une majorité globalement libérale et qui verra peut-être d’un mauvais œil des mesures trop protectionnistes. De ce point de vue il faut sans doute aussi s’attendre à des tensions entre les parlementaires et le nouveau président. En effet nombre de ses parlementaires n’approuve pas la politique souverainiste de Trump. Si l’ultra protectionnisme devait triompher ce serait un profond bouleversement de la régulation du commerce international avec notamment des risques d’affaiblissement de la croissance mondiale. Ces différentes interrogations ne seront pas levées avant des semaines voire des mois et en attendant les marchés financiers vont enregistrer de très fortes secousses. On  ne peut même exclure une crise financière internationale. La période d’incertitude qui commence ouvre  tous les scénarios économiques et financiers possibles. Or l’incertitude constitue la crainte suprême des marchés

La négociation du TTIP (TAFTA) va continuer (Cecilia Malmström, commissaire européen)

La négociation du TTIP (TAFTA) va continuer (Cecilia Malmström, commissaire européen)

 

Le texte de  l’accord de libre-échange avec le Canada est à peine signée (il le sera dimanche)  que déjà la commissaire européenne au Commerce déclare que le traité avec les États-Unis appelé TTIP ou TAFTA  continue d’être négocié. L’accord avec le Canada beaucoup moins libéral que celui prévu avec les États-Unis a déjà été très contesté notamment compte tenu de ses conséquences sur l’agriculture et sur les prérogatives des Etats. Mais c’est toute l’ambiguïté des conditions de négociation de ces types d’accords. En effet les technocrates de Bruxelles négocient souvent dans le plus grand secret des désaccords internationaux sans tenir compte de l’avis des Etats. Peu importe d’ailleurs car ces désaccords sont mis en application avant même qu’ils aient  été approuvés par les membres de l’union économique. Et il faut souvent des les années pour obtenir cette approbation. La position de la commissaire européenne qui confond ses convictions personnelles avec la démocratie témoigne bien de la crise qui secoue l’Europe et qui se caractérise notamment par le divorce entre les technocrates  et les citoyens européens. Certes des accords internationaux sont nécessaires mais les échanges doivent s’effectuer sur des bases équilibrées respectant notamment les conditions sociales, l’environnement et la santé sans parler de l’égalité des conditions de concurrence par exemple pour l’accès au marché public.  Le très contesté traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre l’Union européenne et les Etats-Unis n’est pas mort et les négociations se poursuivront avec la nouvelle administration américaine issue de l’élection du 8 novembre, a donc déclaré samedi la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström. »Le TTIP n’est pas mort, mais le TTIP n’est pas encore un accord », a-t-elle dit à la presse à l’issue de la cérémonie de signature par la Belgique du CETA, un accord similaire négocié avec le Canada. Un temps bloqué par le Parlement régional de Wallonie, cet Accord économique et commercial global sera signé ce dimanche par l’UE et le Canada. « L’élection américaine va naturellement provoquer une pause dans les négociations et nous reprendrons ensuite avec la nouvelle administration », a ajouté la commissaire au Commerce. Paul Magnette, le Premier ministre wallon qui a pris la tête de la résistance au CETA, a annoncé vendredi que les concessions qu’il avait obtenues pour lever son veto signifiaient que le projet de TTIP avec les Etats-Unis était « mort et enterré ». Pour Cecilia Malmström, le chef du gouvernement régional de Wallonie se trompe mais il faut tirer les leçons de la négociation avec le Canada.

Certains responsables européens ont pourtant réclamé un arrêt des discussions.

(Reuters)

Succession Hollande : la bataille Valls –Macron–Royal va débuter

Succession Hollande : la bataille Valls –Macron–Royal va débuter

On commence par se faire de moins en moins d’illusions sur l’éventualité d’une candidature de François Hollande représentant le PS en 2017. Du coup c’est un peu l’affolement au parti socialiste qui recherche un successeur à l’actuel président de la république. Apparemment Valls semble tenir la tête. Ceci étend il lui faudra persuader les différents courants car nombre de socialistes «  purs et durs » Contestent la ligne sociale libérale de Manuel Valls et son autoritarisme. Il y a les frondeurs bien entendus mais d’autres encore comme Martine Aubry ou même Jean-Marc Ayrault. Macron, lui, se présentera en candidat de gauche mais indépendant ; pour l’instant, il devance assez nettement les intentions de votes par rapport à Valls dans la mesure où il attire autant de soutien à gauche qu’au centre-droit. Il est clair en tout cas que Manuel Valls n’a aucune chance d’être élu sans le soutien au second tour des Emmanuel Macron, encore faudrait-il qu’il le précède ! Ségolène Royal, elle, se tient en embuscade. En effet elle est sans doute une des rares au PS  à pouvoir rassembler la quasi-totalité des sensibilités. On a vu que sur plusieurs dossiers notamment la loi travail ou le futur aéroport de Notre-Dame des Landes Ségolène Royal ce positionnait en retrait par rapport à Valls et au gouvernement. Très récemment encore Ségolène Royal a affirmé qu’il fallait mettre un terme à cette affaire d’aéroport de Nantes tandis que Valls lui maintenait le principe de l’évacuation par la force

Brexit: ça va tanguer !

Brexit: ça va tanguer !

« Il faut s’attendre à des turbulences lors du processus de négociations. Il y aura une période de deux ans, voire peut-être même davantage, où les entreprises seront confrontées à l’incertitude sur la nature finale de notre relation avec l’Union européenne », a déclaré le Chancelier de l’Échiquier à la BBC en marge du congrès du parti conservateur à Birmingham, au centre de l’Angleterre. Le ministre, qui avait fait campagne pour un maintien du Royaume-Uni dans l’UE, a indiqué que certaines entreprises différaient leurs décisions d’investissements à cause de l’incertitude qui pèse autour du Brexit. Il a souligné que le grand défi était de maintenir la confiance des ménages et des entreprises, alors que le Brexit aura des « conséquences négatives sur la croissance » de l’économie britannique. « La confiance risque de faire les montagnes russes jusqu’à ce qu’on parvienne à un accord final », a souligné M. Hammond qui devait tenir un discours à la tribune du congrès conservateur dans la matinée. La Première ministre conservatrice Theresa May a annoncé dimanche qu’elle déclencherait d’ici à la fin du mois de mars la procédure de divorce avec l’Union européenne, ouvrant la voie à une sortie du Royaume-Uni début 2019. En activant en début d’année prochaine l’article 50 du Traité de Lisbonne, Mme May donnera le coup d’envoi à deux ans de discussions particulièrement complexes entre la deuxième économie européenne et les 27 membres restants de l’UE.

 

(AFP)

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