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L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

 

C’est la question qui se pose en ce moment dans le milieu bruxellois puisque du fait du  brexit les recettes seront amputées de la contribution britannique. Du coup, l’union européenne envisage de rogner notamment sur les crédits accordés à la politique agricole commune. Une politique agricole qui serait en quelque sorte renationalisée puisque les Etats devraient compenser les contributions supprimées de l’union économique. Au total les agriculteurs notamment français craignent surtout une réduction des subventions. Le Brexit crée un trou net d’environ 10 milliards sur les quelque 150 milliards du budget européen ; et alors que les besoins augmentent, notamment avec la défense et la sécurité, aucun Etat membre n’a l’intention de consacrer une part plus importante de son budget à l’UE. Le document propose donc principalement de raboter les dépenses actuelles. Au-delà de cette logique contestable, un élément fait bondir côté français : le rapport suggère de demander aux Etats Membres de co-financer la Politique Agricole Commune, premier poste de dépense du budget européen. Selon les experts, l’idée de ce co-financement de la PAC risque de « renationaliser » la PAC, et donc de créer de forts écarts de compétitivité entre pays riches et pauvres. Première des politiques européennes en termes de montants consacrées, avec 60 milliards répartis chaque année dans 28 pays, la PAC est un des piliers de la construction européenne, mais aussi un des éléments les plus décriés notamment du fait que la PAC profit  aux grands céréaliers et beaucoup moins en particulier aux petits exploitants et autres éleveurs. Dans le document actuellement en cours d’étude à Bruxelles, la Commission européenne n’a consacré qu’un paragraphe à cette question des ressources propres. Si la question fait quasiment consensus au Parlement européen, et convainc aussi beaucoup au sein de l’exécutif, les Etats membres rechignent à accepter l’idée d’une taxe européenne nouvelle qu’ils ne toucheraient pas.  Jean Arthuis, eurodéputé centriste et membre de la commission des budgets, juge que le document de « réflexion » sur le futur des finances de l’UE est hors de propos. « Nous sommes à un point de rupture, il faudrait lancer un grand débat sur ce que l’on veut pour l’Europe de demain, et ajuster le budget en conséquence. Et ne pas faire l’inverse en bricolant un budget », s’agace l’eurodéputé ALDE.

 

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

Un Brexit qui va durer des années

Un Brexit qui va durer des années

Les récentes élections britanniques vont encore complexifier la négociation relative au brexit. Des négociations qui pourraient même être repoussées de deux ans tellement il sera difficile à Teresa May d’obtenir un mandat clair d’une majorité difficilement trouvable. De toute manière dans le meilleur des cas les négociations vont s’étaler sur quatre à cinq ans comme le soutient d’ailleurs Pascal Lamy l’ancien directeur de l’OMC. Elle pourrait même durer une dizaine d’années car il faudra que le Royaume uni renégocie tous les accords commerciaux. Il faut aussi prendre en compte les divergences au sein même de l’union économique. Officiellement les membres de cette union affichent un front commun. Cependant il est connu que Merkel est depuis longtemps pour un break site mou tandis que les Français sont davantage pour un brexit dur et rapide. Au bout du compte l’affaire pourrait s’étaler sur une dizaine d’années et épuiser même les négociateurs qui pourraient alors convenir d’un statut pour le Royaume-Uni très proche de l’actuel.  C’est une hypothèse car personne les deux parties ont beaucoup à perdre dans un brexit dur. Ce que pense aussi  Jean Pisani ferry, conseiller économique de Macron.  Jean Pisani-Ferry, a déclaré lundi sur la BBC que personne n’avait « intérêt à un Brexit dur. Nous devons construire une nouvelle relation. Il y a des intérêts des deux côtés, il y a une négociation à mener, il y a un intérêt commun à conserver la prospérité » des deux côtés de la Manche, a expliqué en anglais Jean Pisani-Ferry interrogé sur la BBC Radio 4.  Jean Pisani-Ferry, qui a dirigé le programme d’En Marche!, la formation politique créée par Emmanuel Macron, a été interrogé sur une quelconque volonté du président élu français de punir le Royaume-Uni pour oser quitter l’UE. « Punir certainement pas », a répondu son conseiller, ajoutant que le président n’en constituerait pas moins un « partenaire difficile et exigeant » lors des négociations.    »Nous avons des intérêts divergents (entre Britanniques et les autres, ndlr) sur certains aspects de la négociation, donc il y aura des discussions difficiles », a-t-il  prévenu. Mais il a aussi jugé qu’ »en tant qu’adultes des deux côtés, nous parviendrons à gérer la négociation de sortie et à construire une relation nouvelle ».

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

 Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

Marine Le Pen reconnaît qu’elle s’est complètement plantée lors du débat télévisé avec macro. Elle met en cause la forme suggérant qu’elle a été trop brutale mais en même temps et peut-être surtout s’interroge sur le rapport du Front National à l’euro. « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, de manière presque irrationnelle », a continué Marine Le Pen, jugeant qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. « Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire, je le dis très clairement. » Invitée sur TF1, Marine Le Pen a reconnu des faiblesses lors de ce débat d’entre-deux-tours, face à Emmanuel Macron. « J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion, certains n’attendaient pas cela », a-t-elle expliqué.

« Mais cette fougue et cette passion seront nécessaires pour mener le combat à l’Assemblée nationale pour protéger les Français de la dérégulation qu’Emmanuel Macron va mettre en oeuvre dès cet été par ordonnances », a continué la présidente du Front national, annonçant au passage qu’elle était candidate dans le Pas-de-Calais pour les élections législatives

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

 

On se souvient que l’élection du nouveau préside américain avait provoqué certains emballements boursiers un peu excessifs mais l’enthousiasme est en train de retomber sérieusement. En clair, on s’interroge sur la capacité réelle deTrump à mettre en œuvre sa politique. Le nouveau président américain a en effet reçu une véritable claque de la part de sa propre majorité concernant son projet de remise en cause de l’Obamacare. Les premières interrogations avaient concerné les décrets sur l’immigration qui ont été bloqués par la justice. Cette fois,  il s’agit d’un projet de phare de Trump qui est remis en cause. Les représentants américains ont infligé un cuisant camouflet à Donald Trump en refusant de lui accorder la majorité dont il avait besoin pour réformer le système de santé des Etats-Unis et abroger l’Obamacare, mesure dont il avait fait un de ses chevaux de bataille électoraux. Les interrogations vont désormais porter sur la politique économique notamment concernant les infrastructures, les investissements et la fiscalité. Du coup les indices boursiers pourraient bien s’inscrire dans une évolution tendancielle à la baisse entraînant dans le même sillage les autres bourses internationales. En attendant, la Bourse de New York a fini sur une note indécise vendredi, ne réagissant guère à la décision de Donald Trump et des dirigeants républicains d’annuler le vote sur le projet de loi engageant l’abrogation de l’Obamacare, la nouvelle administration ratant ainsi son premier test législatif. L’indice Dow Jones a cédé 0,29%, soit 59,86 points, à 20.596,72. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,98 point, soit 0,08%, à 2.343,98. Mais le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,05 points (+0,19%) à 5.828,74. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a cédé 1,5%, le S&P 500 1,4% et le Nasdaq 1,2%, les trois indices accusant leur recul le plus marqué depuis le début de l’année. Les investisseurs redoutent en effet de voir l’incapacité de Donald Trump d’annuler la réforme de l’assurance santé mise en place par son prédécesseur, échec qui se profilait depuis le début de la semaine, être de mauvais augure pour les autres promesses de l’homme d’affaires devenu président. Ces craintes s’étaient surtout matérialisées mardi, Wall Street subissant ce jour-là son recul le plus marqué depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 8 novembre. Après s’être inquiétés pendant des mois, avant le scrutin du 8 novembre, d’une victoire du magnat immobilier à l’élection présidentielle, les investisseurs ont ensuite applaudi des deux mains ses promesses de baisses des impôts, de dérégulation et de relance via des travaux d’infrastructure.

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

 

Selon l’AFP,  le parquet national financier (PNF) a élargi l’enquête des juges d’instruction à des soupçons de trafic d’influence concernant l’affaire des costumes payés à Fillon par un généreux ami. Du coup, la justice pourrait offrir un costard gratuit au candidat des républicains. Costard qui pourrait bien contribuer à lui faire perdre l’élection présidentielle. On peut évidemment se demander quelle est la nature de l’amitié qui lie Fillon et son généreux donateur. Pourquoi Fillon qui a déjà détourné suffisamment de fonds publics aurait-il besoin de faire payer sa garde-robe par autrui ? Pourquoi ce généreux ami paye-t-il autant de costumes à 6500 € pièce ? Est-ce le même ami qui a déjà prêté 50 000 € sans intérêt à Fillon et sans date de remboursement (en fait un don). Est-ce le même ami qui a offert un emploi fictif dans la revue des deux mondes où Pénélope n’a jamais mis les pieds ? Est-ce le même ami qui sur proposition de Fillon a été honoré par le plus haut grade de la légion d’honneur ? Pour l’immédiat,  Fillon se contente de reconnaître les faits mais ne veut pas indiquer l’identité de cet humaniste qui finance la fondation de la maison Fillon. Peut-être va-t-on considérer qu’il s’agit de mécénat pour encouragea encourager l’art ? «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?», s’est défendu, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant ensuite que ces cadeaux n’avaient «rien à voir» avec la politique. Cela pourrait donc a voir avec l’art et le surréalisme. À la grande rigueur on pourrait encore admettre le cadeau d’un costume mais pas forcément à 6500 € ;  quand la note atteint près de 50 000 €, l’amitié qui légitime ces cadeaux devient surréaliste. Du coup  Les enquêteurs vont tenter de déterminer qui est l’acheteur et examiner ses liens avec le candidat, qui est député de Paris.

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

 

Seul un Français sur quatre (25 %) souhaite que François Fillon maintienne sa candidature, soit une nette baisse par rapport à début février (-10 points), selon un sondage Harris Interactive pour RMC et le site Atlantico réalisé après sa déclaration et publié jeudi. Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre perd surtout beaucoup de terrain chez les sympathisants LR, qui ne sont plus que 53 % (-14) à vouloir qu’il se maintienne et 48 % chez les sympathisants de la droite et du centre (-2). Quelque 77 % des Français ne souhaitent pas que « la justice fasse une pause des investigations visant à l’élection présidentielle », 57 % chez les sympathisants LR et 63 % chez ceux de la droite et du centre.

Macron va passer devant Le Pen, pourquoi ?

Macron va passer devant  Le Pen, pourquoi ?

La première raison, c’est sans doute que les Français ont réellement envie d’un renouvellement du personnel politique. La seconde tient aux orientations et la troisième à la crédibilité. De sensibilité semble offrir une perspective nouvelle pour effectuer une mutation du système politique. Il y a d’un côté Marine Le Pen,  de l’autre Emmanuel macro. Marine Le Pen  bénéficie surtout du fait qu’elle ne porte pas le poids du péché de gouvernance, elle n’a jamais assumé de responsabilité d’élue nationale hormis au Parlement européen où la plupart du temps elle était absente (comme ses assistants parlementaires) ;  du coup,  certain sélecteur un peu perdus qui ont du mal à comprendre la complexité des mutations systémiques actuelles se retrouvent  dans les analyses et propositions simplistes voir caricaturales de Marine Le Pen. S’y ajoute pour certains un positionnement clairement raciste. Macron, lui, attire du fait de l’originalité de sa démarche puisqu’il ne dépend d’aucun parti préexistant et qu’il ne subit donc pas les contradictions inévitables des grands appareils politiques. En outre la posture de ni droite ni gauche séduit ceux qui ne croient plus au vieux clivage traditionnel. Clivage d’ailleurs très théorique puisqu’une fois au pouvoir gauche comme de droite mène à peu près la même politique d’immobilisme. Marine Le Pen séduite une partie non négligeable de l’opinion mais en inquiète environ 60 %. Avec raison car son programme démagogique et nationaliste conduirait le pays vers la ruine non seulement de la France mais sans doute aussi de l’Europe. La sortie de l’euro par exemple ferait perdre immédiatement de l’ordre  20 % de pouvoir d’achat aux Français et augmenterait la dette à peu près d’autant du faite d’une part du différentiel de taux de change et de l’augmentation des taux d’intérêt. Sur le plan économique, les propositions de macro, sont autrement plus crédibles. Plus on s’approche des élections et plus les propositions se précisent  et sont soumises au débat et à l’expertise. Dans un débat sur l’économie les orientations de Marine Le Pen ne résisteront pas longtemps face aux arguments de Macron. Le discours anti immigré de Marine le Pen  apparaîtra un peu court pour expliquer et résoudre les problèmes structurels qui se posent au pays. Notons enfin que Marine Le Pen  n’est pas un perdreau de l’année, elle vit de l’héritage de son père et de la politique depuis une vingtaine d’années. Enfin elle est impliquée dans différentes affaires politiques ou financières qui pourraient d’ailleurs justifier rapidement des mises en examen qui pourraient fragiliser son éligibilité, en tout cas mettre en cause sa probité. Bref les casseroles de Marine Le Pen, comme celle de Fillon, vont constituer un sérieux handicap même si le Front National disposera toujours d’un socle d’irréductibles prêts à tout gober. 

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

 

Contrairement à ce qu’avait indiqué le JDD la décision du parquet national financier n’est pas encore mûre. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que le moment venu le PNF confie l’enquête à un juge d’instruction avec la perspective d’une mise en examen. Mais il faudra sans doute encore du temps pour que le PNF boucle son affaire tellement sont complexes et et parfois tordues  les procédures de Fillon relatives au détournement de fonds publics et à l’abus de biens sociaux. Il se confirme que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique pas plus que le temps politique. On se souvient que Fillon et ses partisans avaient exigé un traitement ultra rapide du dossier. Sans doute convaincus que la justice ne peut se soumettre au calendrier du présumé coupable, Fillon et son camp ont changé leur système de défense en demandant au parquet national financier de stopper leur enquête et de se dessaisir de l’affaire au motif que cette justice était sous influence politique. Pas forcement le meilleur moyen pour faire accélérer la procédure et pour persuader de l’innocence de l’ancien Premier ministre. De toute manière l’avancée du dossier judiciaire a maintenant peu d’importance. En effet François Fillon est définitivement condamné par l’opinion publique. Contactée par Reuters, une porte-parole du PNF a d’ailleurs déclaré « qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade de l’enquête » et « qu’aucun calendrier n’était fixé à ce jour ». Les avocats du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ont répété ces derniers jours que les emplois dont ont bénéficié son épouse et deux de ses enfants étaient légaux et expliqué que le parquet national financier n’était pas compétent pour mettre en cause François Fillon. Les options dont dispose le PNF sont un classement sans suite s’il estime que les délits ne sont pas constitués ou la transmission du dossier au parquet de Paris s’il considère qu’il n’est pas compétent. Il peut aussi ouvrir une information judiciaire, et confier l’enquête à des juges d’instruction, ou directement renvoyer devant le tribunal correctionnel une ou plusieurs des personnes visées par l’enquête. Le JDD avait indiqué que ces deux dernières options étaient celles qui étaient à l’étude. Alors que les avocats de François Fillon reprochent également au parquet national financier de porter atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, les présidents des groupes parlementaires de droite et du centre reprennent cet argument dans une tribune également publiée dans le Journal du Dimanche. « La séparation des pouvoirs a été malmenée dans la procédure qui vise François Fillon », indiquent dans ce texte Christian Jacob (groupe Les Républicains, Assemblée nationale), Bruno Retailleau (groupe LR, Sénat), Philippe Vigier (groupe UDI, Assemblée nationale) et François Zocchetto (groupe Union des centristes, Sénat). Selon eux, « en écartant le principe de séparation des pouvoirs, l’élection présidentielle a été prise en otage ». La question est de savoir par qui ? En réalité par un candidat corrompu qui cherche à sauver sa peau en ce maintenant envers et contre tout.

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

La France va demander l’arrêt des conflits pendant un an et demi son seul porte-avions est en réparation !

 

 

Sans doute la France va-t-elle demander à l’ONU de se prononcer sur une motion pour l’arrêt des conflits pendant un an et demi. C’est-à-dire le temps nécessaire pour réparer son seul porte-avions  le d Charles-de-Gaulle. La situation est évidemment ubuesque. Ou bien la France renonce à tout porte-avion ou décide  d’en disposer d’ au moins deux. Une problématique posée un peu naïvement le ministre de la défense. «  Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000. Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort. Lors d’une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l’arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question. « S’il n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer », a dit le candidat socialiste. « La question qui nous sera posée c’est : est-ce qu’on fait deux porte-avions, l’un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu’on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ? », a-t-il demandé. « Mais il est incontestable que vu le prix d’un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l’écarte pas mais je ne la retiens pas non plus ». François Fillon, candidat de la droite et du centre, s’est lui montré plus catégorique. « Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. « Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. » La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier. « Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

D’après des proches du dossier judicaire, Fillon n’a pas apporté  le moindre élément matériel pour confirmer ses dires : ni téléphone, ni mail, ni le moindre dossier, ni la moindre revue de presse pour justifier le salaire de son épouse. Cette dernière a déclaré qu’elle n’avait aucune raison de conserver des preuves écrites.  « Elle relisait mes discours et me soutenait » a affirmé Fillon.  François Fillon avait demandé mercredi dernier à ses partisans de  »tenir 15 jours », le temps que les enquêtes sur les présumé emplois fictifs de sa femme soient bouclées, selon lui. En réalité, les investigations pourraient ne pas être aussi expéditives.  »Il y a encore plusieurs investigations à mener », confie au JDD une source judiciaire haut placée. La magistrate Éliane Houlette, qui dirige le parquet national financier, a reçu vendredi – à leur demande – les avocats de la famille Fillon et leur a répété son intention « d’aller vite », mais sans donner le moindre calendrier.  Menées tambour battant, les recherches policières, loin de minorer les soupçons initiaux ont, en effet, ouvert de nouvelles pistes qui ne pourront pas être fermées en quelques jours. « La logique consistant à confier la suite des investigations à des juges d’instruction risque de s’imposer », redoute-t-on dans le camp Fillon, où l’inquiétude gagne. « Il n’est pas exclu que certaines personnes déjà entendues devront être de nouveaux convoquées pour obtenir des précisions, si des contradictions sont apparues », confie une source au parquet.

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Le magot qui va couler François Fillon

Le magot qui va couler François Fillon

Le trésorier des républicains ne cache pas sa colère car si les primaires ont été organisées par le parti par contre le bénéfice d’environ 9 millions est allé directement dans le micro parti de François Fillon. Une preuve supplémentaire que François Fillon n’est décidément pas indifférent à l’argent. L’usage de micro parti est très répandu, il permet notamment de s’affranchir des règles de transparence de financement des campagnes. Accessoirement il peut permettre des détournements de fonds. Ce que soupçonne d’ailleurs la justice à propos du front national. En cause la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance. Pour François Fillon on s’interroge au sein même du parti républicain à propos de la mainmise de l’ancien ministre sur les bénéfices réalisés à l’occasion de la primaire. Certes François Fillon a gagné haut la main cette consultation mais ce n’est pas lui qui a supporté les frais de cette organisation.  Nombreux sont les ténors de la droite à phosphorer sur un éventuel plan B pour l’élection présidentielle depuis que des soupçons d’emplois fictifs pèsent sur François Fillon, son épouse Penelope et deux de ses enfants dans le cadre du désormais fameux « PenelopeGate ». Mais le candidat adoubé par la primaire de novembre compte bien s’accrocher, au moins jusqu’à la fin de l’enquête préliminaire ouverte après les révélations du Canard enchaînéEt même si, hypothèse improbable, les ténors Les Républicains (LR) se mettaient rapidement d’accord pour le « débrancher » de force, ils se heurteraient à un obstacle de taille : comment financer la campagne d’un candidat de substitution ? Car sur le plan financier, c’est bel et bien François Fillon qui a la main sur le magot des primaires L’autre manne financière du candidat, ce sont les dons des sympathisants. Or, là aussi, François Fillon a le contrôle

Fillon : un emploi fictif qui va lui coûter cher

Fillon : un emploi fictif qui va lui coûter cher

 

Cette affaire d’emplois fictifs risque de coûter très cher à François Fillon. En effet l’intéressé s’est fait le chantre de l’intégrité n’hésitant d’ailleurs pas à attaquer sèchement Sarkozy à propos de ses affaires. Certes Fillon et son entourage vont continuer d’argumenter sur le fait qu’il n’y a rien d’illégal à embaucher quelqu’un de sa famille comme secrétaire parlementaire. Rien illégal sans doute mais éthiquement lamentable car en clair il s’agit de récupérer un salaire en la circonstance autour de 5000 € nets mensuels. On ne peut en effet jouer le rôle du père la rigueur et en même temps se montrer aussi laxiste pour son propre comportement. Le programme de Fillon vise à opérer des réformes assez draconiennes qui viendront amputer le niveau de vie des Français. Certaines sont justifiées en raison de l’état des équilibres financiers mais pas forcément avec cette brutalité et les inégalités qu’elles incluent. (En outre, certaines risquent d’être contre productives). Mais pour défendre une telle politique de rigueur encore faut-il être soi-même rigoureux. Le recrutement d’un membre de la famille comme assistant parlementaire est déjà éthiquement condamnable mais il peut l’être pénalement si cet assistant parlementaire occupe en fait un emploi fictif. Or il sera difficile à Fillon de prouver que son épouse a effectivement occupé un poste politique auprès de son mari. De ce point de vue, les arguments avancés par l’entourage de Fillon et par Fillon lui-même sont assez pitoyables. Cette affaire pourrait bien coûter à Fillon sa qualification pour le second tour des présidentielles. Il suffirait que quelques points passent de Fillon à Macron par exemple. En attendant le Parquet national financier a ouvert mercredi une enquête pour détournement de fonds publics après les révélations sur des emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, plongeant la campagne du candidat de la droite dans la crise. Selon le Canard enchaîné, Penelope Fillon, qui a toujours revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de son mari, a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon puis son suppléant à l’Assemblée nationale, et pendant 20 mois par « La Revue des deux mondes ». L’hebdomadaire satirique, paru mercredi, dit cependant n’avoir guère trouvé trace de ses activités. Le Parquet national financier (PNF) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux à la suite de ces révélations. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).François Fillon a réagi à cette annonce du PNF en notant dans un communiqué que le PNF avait agi avec célérité. « Cette décision particulièrement rapide permettra de faire taire cette campagne de calomnie et de mettre un terme à ces accusations dénuées de tout fondement », a-t-il dit en s’étonnant « que des faits aussi anciens et légaux fassent l’objet d’une telle campagne, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle ». Dans la matinée, il avait évoqué une campagne politique. « Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte. (…) Je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article », a dit à la presse François Fillon à Bordeaux, où il a affiché sa réconciliation avec Alain Juppé, son adversaire malheureux du second tour de la primaire de la droite. « Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme, comme le fait cet article, qu’elle ne sait faire que des confitures, toutes les féministes hurleraient. » Les analystes estiment que cette affaire pourrait devenir un problème politique dans la campagne de François Fillon. « Il y a une très grande attente de probité en France et la dimension honnêteté est centrale dans les raisons de sa victoire à la primaire de la droite », explique Jean-Daniel Lévy, de l’institut Harris Interactive. « Si ça remet en cause la sincérité de son discours, ça peut être pour lui un gros problème politique. »

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

 

L’hypothèse d’un soutien de Hollande à Macron constitue uen hypothèse possible. Ce qu’affirme en tout cas un proche de Hollande dans le JDD « La plupart des socialistes, pour l’heure, se sentent contraints par une discipline de parti. Mais à la fin de primaire, beaucoup rejoindront Emmanuel Macron. Pour l’heure, le Président pointe le doigt sur les dangers des programmes de Fillon et de Le Pen, et ne soutient personne dans cette primaire. Il se prononcera fin février ou début mars. Mais François Hollande va probablement soutenir Macron. On ne peut pas dire que l’appareil du PS l’ait aidé… Par ailleurs, je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir » » Il  semble donc se confirmer que François Hollande prend de plus en plus de distance avec la primaire du parti socialiste. On notera d’ailleurs que les choix de soutien des différents ministres sont assez contradictoires. Le plus symbolique est peut-être celui de Ségolène Royal qui n’a pas caché sa préférence pour Macron. Une préférence alimentée par des divergences sur le fond comme sur les formes avec Valls. On connaît par ailleurs les liens politiques qui unissent Ségolène royale et François Hollande. Il est vraisemblable que François Hollande n’indiquera son choix  que tardivement.  Le partisan de la synthèse pourrait bien le moment venu apporter son soutien à Emmanuel Macron si ce dernier paraît en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et si le score prévisible du parti socialiste- comme c’est probable- est  catastrophique. L’hémorragie des socialistes vers Macron pourrait s’accélérer avec la perspective d’une déroute aux élections législatives. Nombre de candidats députés voudront à leur sauver leur peau. D’après le Figaro Certains proches du chef de l’État pensent qu’il mobilisera les socialistes derrière la candidature d’Emmanuel Macron après la primaire à gauche. «Si le résultat de la primaire de la gauche se révèle une catastrophe pour le Parti socialiste et si la candidature Macron continue de progresser, beaucoup de socialistes s’y rallieront et François Hollande soutiendra le rassemblement derrière lui», a confié, vendredi, un hollandais du premier cercle, proche de Démocratie 2012. Cette hypothèse serait largement partagée au sein du think tank présidé par Jean-Marie Cambacérès, qui avait soutenu la campagne Hollande en 2012 et qui choisit aujourd’hui de se tenir à distance de la primaire, adoptant le même positionnement que le chef de l’Etat. «Valls essaye de dire que le président le soutient mais, évidemment, ce n’est pas vrai», critique un membre de l’association qui juge également «dangereuses» les déclarations de Manuels Valls essayant de se dédouaner sur l’application du 49.3. «Il donne l’impression de manquer de courage», estime-t-on. Parmi les partisans de François Hollande on observe ce que tout le monde peut constater à savoir la baisse de François Fillon, le plafond de verre du Front National qui ouvre la perspective d’une qualification de Macron pour le second tour des présidentielles. Dernier élément qui pourrait favoriser le soutien de François Hollande à Macron le fait que Valls ait pratiquement contraint le président de la république à renoncer. Un choix qu’il regretterait maintenant et qu’il  pourrait faire payer à Valls en apportant son soutien à Macron.

 

Taxe d’habitation plafonnée de Peillon : qui va payer ?

Taxe d’habitation plafonnée  de Peillon : qui va payer ?

En mal de deux propositions Vincent Peillon annonce qu’il va plafonner la taxe d’habitation. Une mesure qui va évidemment susciter l’intérêt des locataires et des propriétaires. En effet la taxe d’habitation et l’impôt foncier représente chacune environ 1000 € par foyer fiscal. Soit l’impôt direct le plus important est de loin pour les contribuables puisque dans les couches les moins favorisés on ne paye pas l’impôt sur le revenu. Une idée évidemment intéressante car cet impôt pèse lourd dans les budgets des ménages de nombre de couches moyennes d’autant que les deux taxes cités peuvent être très supérieures à la moyenne dans les grands centres urbains. La question se pose toutefois de savoir qui va payer ce plafonnement de la taxe d’habitation. D’après Vincent Peillon cette mesure pourrait toucher autour de la moitié des foyers fiscaux (37 millions aujourd’hui) avec une réduction moyenne de l’ordre de 150 €. Le coût avoisinerait les 3 milliards. 3 milliards qui seraient intégralement compensés par l’État aux collectivités locales. Le candidat à la primaire de la gauche part du constat que cet impôt n’est pas juste car il ne repose pas sur le niveau de revenus. La taxe d’habitation agirait, selon lui, comme une  »taxe anti-redistributive » et pèse plus lourd proportionnellement pour les salaires les plus modestes. Ce raisonnement n’est pas totalement faux et explique avec le coût du logement dans les grands centres urbains la baisse des populations au profit des communes périphériques comme vient de le démontrer récemment une étude de l’INSEE. Mais pour financer ses 3 milliards et cette taxe dite anti redistributive il faudrait sans doute une réflexion plus large sur la fiscalité en général. En effet il s’agira d’un nouveau trou dans le budget qui en comporte déjà beaucoup. Un autre impôt ou une augmentation des impôts existants devra donc venir combler cette perte de ressources fiscales sur la taxe d’habitation. Mais la remarque vaut pour toutes les promesses de réduction de la fiscalité. Concernant la taxe d’habitation le député européen propose donc que les contribuables dont le revenu fiscal par part est inférieur à 17.850 euros - pour un célibataire, c’est 1.636 euros de revenu mensuel fiscal net quelle ne dépasse pas 20 % du revenu. Il estime que 17 à 18 millions de foyers fiscaux pourraient bénéficier de ce bouclier, et économiseraient de 35€ à 290€ sur leur taxe d’habitation. Une mesure certes intéressante mais qui comme toutes les autres menues mesurent relatives à la réduction des prélèvements obligatoires demandent à être approfondies quant aux modalités de son financement.

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

 

À la lecture du site de France Info, on se demande sérieusement si ce site du service public ne va pas fusionner avec celui de Paris-Match. Depuis la création de la chaîne France télévision, le site de France info s’est en effet totalement aligné sur des grands médias comme Paris-Match : de moins en moins d’articles mais de plus en plus de photos, des vidéos et des titres énormes. Bref le poids des mots écrits en gros et le choc des photos. On attend évidemment autre chose d’un site du service public de l’info. À juste titre, les journalistes de la radio France info ont protesté contre l’évolution de la ligne éditoriale qui se banalise en s’alignant sur le Parisien, Paris-Match ou 20 minutes. Dès lors, on  peut s’interroger sur la nécessité de l’existence d’un tel service public. La quête de l’audience à tout prix guide sans doute ceux qui gèrent  la ligne éditoriale de France info. Sur la lancée,  on pourrait conseiller à la direction d’embaucher aussi Cyrille Hanouna qui plaît tellement aux beaufs d’autant que le conseil supérieur de l’audiovisuel menace de l’interdire de chaînes sur C8. Un exemple sur la une  du site de ce samedi 24 décembre : en gros évidemment,  la liste des personnalités préférées des Français. Une information évidemment fondamentale qui se comprend pour le JDD mais qui surprend sur France Info. À quand  comme sur BFM : les plus belles femmes des footballeurs, aussi les plus belles femmes des rugbymans, les  plus belles femmes des golfeurs ou encore les plus belles femmes des politiques. Un sujet qu’on peut développer pendant des jours et des semaines. Il serait temps que la direction de France info se ressaisisse car la fast- info type McDo ne relève pas vraiment du cahier des charges d’une chaîne d’information publique. Un peu court, un peu léger mais quand même trop gras voire indigeste. Bref quand les titres énormes, les images et le bruit constituent  aussi une belle excuse pour la paresse.

 

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

Après Airbus, Boeing va supprimer des postes

 

Après Airbus, Boeing a annoncé la suppression de 500 emplois sur plusieurs années notamment dans sa division commerciale en 2017, en plus de la réduction des effectifs d’environ 8% opérée depuis le début de l’année. La direction d’Airbus avait annoncé la suppression de plus de 1000 postes incluant y compris des licenciements secs. Une décision difficile à comprendre quand on sait que les commandes commerciales représentent environ 1000 milliards. Airbus doit une grande partie de ses commandes à l’obligation de délocaliser certaines productions en particulier dans les pays acheteurs y compris parfois avec des transferts de technologies. Un phénomène qui ne touche pas seulement la construction aéronautique mais aussi par exemple la construction ferroviaire et bien d’autres produits. Il n’est pas si simple de s’opposer à cette forme de mondialisation. Si par exemple la France devait fermer ses frontières on se demande acquis les usines  d’Airbus situées  en France pourraient vendre ses avions. Certes la régulation mérite d’être régulée mais elle ne peut s’effectuer de manière irresponsable. Les suppressions de postes interviennent dans un contexte de ralentissement des commandes pour les avions bi-couloirs comme le Boeing 777 ou l’Airbus A330. De son côté,  Boeing a annoncé la semaine dernière qu’il ramènerait la cadence de production du 777 à cinq exemplaires par mois en août 2017, ce qui équivaut à une réduction de 40% par rapport au rythme actuel de 8,3 avions par mois. L’avionneur américain n’a pas précisé combien de postes il allait supprimer l’an prochain. Boeing a annoncé le mois dernier qu’il supprimerait 500 emplois sur une période de quatre ans et qu’il fermerait deux sites dans le cadre d’une refonte d’une autre de ses divisions, le pôle défense, espace et sécurité.

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

Alors qu’on ne prévoit qu’une inflation officielle de moins de 1 % en 2017, dans le même temps on va enregistrer nombre d’augmentations de dépenses contraintes. Dernier exemple en date celui de  la facture de gaz va augmenter de 5%, voire un petit peu plus. En cause la remontée des prix du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité : application de la taxe TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) – ou contribution climat énergie (taxe carbone). D’autres hausses du même type sont prévues concernant les assurances par exemple qui seraient justifiées par un dérapage lié aux risque naturels et pour l’automobile au renchérissement du coût des les accidents. De  Nombreux d’abonnement augmentent : également l’eau, l’électricité, le ramassage des ordures ménagères. Il faut aussi ajouter les impôts locaux. Au total des dépenses contraintes qui vont peser sur le budget des ménages et qui au total vont faire dériver l’augmentation des prix bien au-delà des 1 % si on prend en compte la déformation structurelle de la consommation des ménages et de leurs dépenses. Un décalage entre l’inflation officielle mesurée par l’INSEE et l’inflation constatée par les ménages notamment les plus défavorisés qui consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses courantes et contraintes. De ce point de vue,  l’indice moyen qui mesure l’inflation en France se révèle relativement obsolète. Pour être pertinent il devrait prendre en compte chacune des catégories socio professionnelles, la structure de leurs dépenses, la composition familiale et la localisation géographique. La sous-estimation chronique de l’inflation à évidemment pour objet de freiner l’augmentation des salaires et pensions. Mais cette sous-estimation a des effets relativement pervers sur le pouvoir d’achat, sur la croissance et le chômage. En effet plus de la moitié du PIB  est imputable à la consommation des ménages et le quasi blocage des salaires et pensions participent à la mollesse de la croissance française qui au mieux atteindra 1,2 % en 2016 et encore moins en 2017 puisqu’il n’est prévu qu’1%.

 

Banque-LCL : 850 suppressions de postes et ça va continuer dans le secteur

Banque-LCL : 850 suppressions de postes et ça va continuer dans le secteur

 

LCL prévoit des suppressions de postes, le Crédit agricole aussi, bien d’autres établissements bancaires encore. ça va continuer car il faut s’attendre à la suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans en Europe.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.Pour l’immédiat  LCL prévoit de supprimer entre 750 et 850 postes d’ici à la fin 2018, soit environ 20% de ses fonctions administratives et de support, a déclaré jeudi une source syndicale à Reuters, confirmation une information publiée le même jour sur le site du quotidien Les Echos. Selon cette source, ces suppressions de postes, réalisées sur la base d’ »équivalents temps plein », interviendraient sans licenciement sec. L’enseigne de Crédit agricole S.A. (CASA) a déjà annoncé en mars la fermeture d’environ 240 agences bancaires dans le cadre d’un plan de restructuration de son réseau visant à réduire les coûts.

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